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25/03/2014

Les scores aux élections : un véritable choc de clarification

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Les enquêtes d’opinion, quoi qu’on en pense d’ailleurs, sont devenues le plus précieux et le plus indispensable des indicateurs, non seulement pour les opportunistes enclins à prendre le vent mais pour les gouvernants, les observateurs, les analystes de la politique et plus généralement pour ceux des citoyens – plus nombreux qu’on ne le dit – qui suivent la marche des événements, qui ont au cœur le souci de leur pays et qui peuvent entendre battre son pouls au rythme de ces consultations régulières. Elles allaient toutes dans le même sens depuis des mois et il n’était pas douteux, à la veille du premier tour des municipales, que celles-ci ne seraient pas bonnes pour le gouvernement. Mais dans quelle mesure, jusqu’à quel point et avec quelle signification ?

Rien ne vaut le sondage en vraie grandeur que constituent des élections, et si François Hollande était anxieux de savoir ce que les Français pensaient de sa politique et de sa personne, le voilà maintenant fixé. Non seulement les candidats qui s’en réclamaient enregistrent partout de mauvais résultats, non seulement les considérations locales et la cote personnelle de tel ou tel bon maire ne les ont nulle part garantis contre un recul généralement compris entre cinq et dix points, mais la punition qu’ils ont tous subie est d’autant plus sévère qu’ils étaient réputés plus proches du président de la République et de son Premier ministre. Cette proximité ne les protège pas, elle les pénalise…

Etre ministre, dans le climat actuel, n’est pas un atout mais un handicap, pas un plus mais un moins. En témoignent les mauvais scores enregistrés à Laval par Guillaume Garot, au Mans par Stéphane Le Foll et la pitoyable contre-performance de Marie-Arlette Carlotti à Marseille. Bon maire, et jusqu’ici réputé inexpugnable à Quimper, Bernard Poignant paye d’une humiliante deuxième place son rôle, complaisamment mis en lumière par les médias, de conseiller intime du locataire de l’Élysée. À Nantes, son titre de première adjointe de Jean-Marc Ayrault vaut une chute de vingt points à Johanna Rolland. C’est pour le Premier ministre un camouflet personnel qui s’inscrit à l’intérieur du désaveu général. L’heure va bientôt sonner pour lui des adieux à l’hôtel Matignon et au projet de Notre-Dame-des-Landes. Le scrutin de dimanche a constitué un véritable choc de clarification.

Dans le palmarès des échecs socialistes que l’on pourrait égrener ville après ville, les personnes sont moins en cause que leur appartenance, que leur étiquette, et la vexation d’un second tour imposé à de bons maires comme François Rebsamen à Dijon ou Gérard Collomb à Lyon l’établit clairement, tout comme il est établi que cette cuisante défaite est essentiellement due à la déception, à la rancœur, à la colère des électeurs mêmes – les pauvres – qui avaient cru aux promesses de François Hollande. Ce sont eux qui, en s’abstenant massivement, ont infligé au président de la République et à son camp, plus sévères que la gifle annoncée, deux retentissantes paires de claques. Un aller-retour pour la politique d’austérité et l’échec de la lutte pour l’emploi, un aller-retour pour l’inféodation à l’Europe libérale et la capitulation devant le patronat. Il n’y a plus à se demander pourquoi François Hollande a si facilement les joues rouges.

Il y a bien longtemps, maintenant, que la légendaire usine de l’île Seguin a fermé ses portes et que, par dizaines de milliers, les ouvriers de l’automobile et des autres secteurs sinistrés de l’économie ont rejoint les rangs de l’immense armée des précaires, des sacrifiés, des chômeurs que nos gouvernements successifs ont abandonnés sur le bord de la route. Billancourt n’est plus qu’un nom, symbole malgré lui du grand déclin de notre industrie Mais pas plus aujourd’hui qu’hier on ne peut impunément désespérer Billancourt.

Dominique Jamet

 

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Pour EELV, le FN n’est pas assez sérieux pour diriger une mairie !

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Lundi matin, rencontre sur un plateau de radio entre Jean-Vincent Placé, sénateur président du groupe Europe Écologie Les Verts (EELV), et Florian Philippot, vice-président du Front national – Rassemblement Bleu Marine (FN-RBM), arrivé en tête du premier tour de l’élection municipale de Forbach. Ambiance.

Le premier n’est certes pas heureux des résultats électoraux de la veille, mais se console avec l’espoir que les siens emportent dimanche prochain la 11e ville de France : Grenoble ! Le candidat EELV Éric Piolle, allié pour l’occasion au Front de gauche (FG), y devance en effet la liste socialiste…

Une belle entente de circonstance, pas comme à Sevran, en Seine-Saint-Denis, où Clémentine Autain, candidate FG, a déposé plainte contre X pour « calomnies, diffusion de fausses nouvelles et détournement de fonds publics ». « Dans son viseur, l’équipe du maire sortant (EELV), Stéphane Gatignon, qu’elle accuse de diffuser des tracts anonymes, l’attaquant sur sa domiciliation et ses positions sur la “théorie du genre”. “C’est lamentable”, s’emporte-t-elle », rapporte Libération.

Les alliances d’EELV avec le Parti socialiste (PS) ou le FG sont donc à géométrie variable, et gageons que les tractations entre la socialiste Anne Hidalgo et les écologistes parisiens – s’il est probable qu’elles aboutissent – doivent être tout sauf un long fleuve tranquille…

« Nous sommes en discussion : ce qui nous rassemble est beaucoup plus fort que ce qui nous divise », a beau marteler la dauphine désignée de Bertrand Delanoë, nul doute que ça doit tout de même être chaud. D’après le quotidien Le Monde, « EELV pourrait espérer 16 ou 17 sièges au Conseil de Paris, sur 163, contre 9 actuellement ».

C’est dire si on sentait chez Jean-Vincent Placé une pointe de jalousie face à Florian Philippot qui, lui, ne mendie rien à l’UMP et répète ce que Marion Maréchal-Le Pen a déclaré dès dimanche soir et semble en passe de devenir le nouveau leitmotiv du Front national : « Nous pouvons gagner seuls ! »
Effectivement, à quelques exceptions près, ni la droite ni la gauche ne vont accepter de retirer leur liste facilement, ce qui aurait pour conséquence immédiate de les faire disparaître de la vie politique locale d’une ville six ans durant. Le Front républicain anti-FN a fait son temps… sauf pour Jean-Marc Ayrault qui a appelé, sans y croire, à le constituer de nouveau. Pauvre homme, ça devient indécent de le montrer ! Ensuite, il est aisé au FN-RBM de renvoyer ses ennemis à leur propre argumentaire : comment peut-on arguer de démocratie en excluant un mouvement qui rassemble des millions de suffrages depuis maintenant plus de quarante ans ?

C’est ce qu’a fait remarquer Florian Philippot à Jean-Vincent Placé. Celui-ci est alors convenu qu’il considérait normal que le FN, vu son poids électoral, soit représenté non seulement au Parlement européen, mais également à l’Assemblée nationale (il a rappelé à cette occasion que les écologistes étaient pour le retour au mode de scrutin proportionnel), mais qu’il s’opposait en revanche vigoureusement à ce que le FN ait la moindre responsabilité dans une gestion quelconque, ne serait-ce que d’une simple ville, la chose étant trop sérieuse pour cela.

Entendre un écologiste parler de ce qui peut être sérieux ou pas est toujours délicieux. Florian Philippot, bien élevé, a eu la gentillesse de ne pas éclater de rire. Contrairement, sans doute, à nombre d’auditeurs.

Philippe Randa

 

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24/03/2014

Au nord, Steeve Briois se devait de gagner à Hénin-Beaumont

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De fait, la France n’est plus coupée en deux – sauf sur Boulevard Voltaire pour traiter des résultats du premier tour des élections municipales : voir ceux au Sud pour Nicolas Gauthier –, elle est désormais politiquement partagée en trois : union de la gauche et écologistes, union de la droite et centristes et… Front national-Rassemblement Bleu Marine.

Au nord comme au sud, quels que soient les cas de figure, ce constat s’impose.

À l’heure où ces lignes sont écrites, tous les résultats n’étant pas encore connus, nous ne nous arrêtons que sur deux villes emblématiques.

Hénin-Beaumont, bien sûr… Quels qu’auraient été la « percée », le « raz-de-marée », la « surprise », on ne sait quoi encore, du mouvement dirigé par Marine Le Pen, un mauvais score de son secrétaire national Steeve Briois ou une défaite, même d’un cheveu, au second tour, auraient été ressentis comme un échec cuisant et lourd de conséquence pour l’avenir de cette formation.

Il fallait que Steeve Briois l’emporte. C’est fait ! Et qu’il l’emporte au premier tour n’est finalement que « cerise sur le gâteau » : ce n’est pas seulement la confirmation d’un enracinement, c’est la preuve qu’avec le Front national-Rassemblement Bleu Marine, désormais, on gagne… et que l’on gagne alors que toute la classe politique se devait de l’en empêcher. Et elle ne s’en est pas gênée. À coups de sondages douteux, donnant certes Briois en tête au premier tour, mais à moins de 40 %, talonné par les forces républicaines, de gauche de préférence… et battu (systématiquement) au deuxième tour.

Patatras, les électeurs ont tranché… On en arriverait presque à négliger les autres résultats… et pourtant ! Sans compter les « cartons » dans le sud de la France, un doublé s’annonce possible à Forbach avec le vice-président du FN-RNB : Florian Philippot en tête, devant le candidat socialiste… et un candidat UMP qui, à en croire Henri Guaino sur les plateaux télé, ne compte pas se retirer en appelant au Front républicain contre lui. Après le Nord, l’espoir à l’Est ? Et aussi dans le Nord-Est à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais) et Villers-Cotterêts (Aisne) où les listes à la flamme tricolore sont également arrivées en tête ? Réponse dimanche prochain.

Quoiqu’il se passe dimanche prochain, que la gauche parvienne (ou non) à enrayer sa Bérésina électorale du premier tour, que les espérances de la droite parlementaire se brisent (ou pas) sur les dizaines de triangulaires et quadrangulaires prévisibles, que tous les Hôtels de ville à la portée de ses candidats ne tombent pas dans l’escarcelle FN-RNB, force est reconnaître le constat de Marine Le Pen que « le Front national s’implante comme il le voulait et il le fait avec un cru exceptionnel (…) la fin de la bipolarisation de la vie politique française »…

Et Paris ? Qui aurait donné les listes de Nathalie Cause Toujours Mauricette (comme la brocarde Laurent Gerra) en tête (en nombre de voix, mais pas en nombre d’arrondissements et pour le second tour, NKM n’a guère de réservoir de voix) devant celles d’Anne Hidalgo, dauphine désignée de Bertrand Delanoë ? D’autant que sont battues, dans les arrondissements où elles se présentaient respectivement, les listes que l’une et l’autre menaient.

Un entre deux-tours peut réserver bien des surprises. Prions pour qu’elles ne soient pas forcément désagréables…

Philippe Randa

 

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Au Sud, ratatouille pour UMP et PS ?

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Sans surprise, Alain Juppé est réélu à Bordeaux dès le premier tour. Mais sa récente alliance en vue de la présidentielle de 2017 avec François Bayrou semble contagieuse, sachant que ce dernier caracole à Pau avec 43 %.

De son côté, Niort, ville historiquement de gauche depuis soixante ans, passe à l’UMP dès le premier tour avec 53 %. Une petite révolution…

Mais le véritable choc de la soirée, c’est Marseille, ville éminemment symbolique, dans laquelle le frontiste Stéphane Ravier s’invite au second tour avec 22 %, derrière Jean-Claude Gaudin (38 %), et juste devant le PS (21 %). Situation contraire dans une autre ville tout aussi symbolique, Carpentras, où le FN (34 %) talonne le PS (37 %).

Voilà qui contredit les Tartarins des sondages, sachant qu’à Tarascon, le même FN est en tête avec 39,24 %. Festival à Avignon, avec le FN qui sort en premier du chapeau : 28,9 %. À Villeneuve-sur-Lot, l’ancien fief du socialiste Jérôme Cahuzac, le PS sauve les meubles avec 28,65 %, mais talonné par le FN (26,01 %).

À Perpignan, Louis Aliot, vice-président du FN, fait la course en tête avec 34 %. Tout comme David Rachline à Fréjus, avec 40,80 %. Idem pour l’avocat néo-lepéniste Gilbert Collard à Saint-Gilles (42,57 %).

Orange et Bollène, deux autres villes test, tenues depuis longtemps, l’une par Jacques Bompard et l’autre par son épouse, Marie-Claude. Le premier réussit sa troisième réélection dès le premier tour avec 59,82 % des voix. Quant à la seconde, à l’heure où cet article sera mis en ligne, elle ne totaliserait « que » 49,90 %. Lepénistes historiques, Jacques et Marie-Claude Bompard ont quitté ce mouvement lors de la montée en puissance de Marine Le Pen ; néanmoins, on notera que le FN n’avait pas présenté de listes dans ces deux villes ; sorte d’entente cordiale, nous dit-on à la mairie d’Orange.

À Béziers, Robert Ménard candidat indépendant – quoique soutenu par Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, Christian Vanneste et Philippe de Villiers, mais également bien connu de nos lecteurs – déjoue lui aussi les pronostics sondagiers. Lesquels, à deux jours du scrutin lui promettaient 38 % des suffrages, alors que ce dimanche, il en récolte 44,88 % et semble avoir acquis son ticket gagnant pour le second tour…

Dans le sud de la France, ce n’était donc pas la fête pour tout le monde. Mais à voir la tête des commentateurs sur les plateaux télé, il y avait aussi, pour certains, quelques légitimes raisons de faire la fête.

Nicolas Gauthier

 

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Municipales 2014 : Pour le PS, c’est pas jour de gala, c’est la Bérézina

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Un président et un gouvernement incroyablement impopulaires, une majorité largement minoritaire, un Parti socialiste massivement discrédité… Les augures s’accordaient à prévoir des élections municipales défavorables au pouvoir en place, tout en estimant que les considérations locales, l’attachement bien connu des électeurs aux élus de proximité et le bilan des maires sortants limiteraient les dégâts.

Cela dit, le recul annoncé de la gauche de gouvernement allait-il profiter, conformément au jeu de bascule habituel, à la droite parlementaire qui partait relativement unie (UMP, UDI et MODEM) à la bataille ? Ou le Front national qui présentait un nombre record de listes et dont les derniers résultats indiquaient assez nettement qu’il avait le vent en poupe réaliserait-il une percée spectaculaire aux dépens des deux « grands » partis ? Enfin, qu’en serait-il de l’abstention ?

Au vu des résultats de ce premier tour, certains ne manqueront pas de faire observer qu’il est habituel que les élections intermédiaires soient l’occasion de sanctionner le gouvernement, quel qu’il soit. C’est exact. Même si la droite classique semble en mesure de reprendre à la gauche classique bon nombre de grandes villes et de conserver la plupart de celles qu’elle détenait et qui semblaient menacées, on ne peut pas parler de vague bleue, encore moins de raz-de-marée. Il n’y a pas en apparence de bouleversement spectaculaire du paysage politique.

Pour autant, le flot monte, inexorablement, qui, si rien ne change, balaiera et emportera la caste qui depuis plus de trente ans alterne aux affaires et qui y fait régulièrement la démonstration de sa morgue et de son impéritie, quand ce n’est pas de sa corruption. Les électeurs ont donné en ce sens de signaux parfaitement clairs qu’il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas comprendre, mais ont-ils des yeux pour voir et des oreilles pour entendre ?

La première leçon de ce scrutin est la nouvelle et forte montée de l’abstention qui atteint des niveaux jamais connus dans ce type d’élection, et qui, si elle est pour partie liée à la crise, est avant tout un phénomène de rejet, conséquence et manifestation du mélange d’écœurement, de dégoût et de scepticisme qu’inspirent à un nombre croissant de citoyens, notamment à gauche, la politique et la classe politique.

La deuxième leçon est évidemment le nouveau et fort progrès du rassemblement de Marine Le Pen. Celui-ci trouve enfin une implantation locale qui jusqu’à présent lui avait été refusée (il lui restera à faire ses preuves). Les succès qu’il enregistre à Hénin-Beaumont, à Fréjus, à Forbach, à Marseille et ailleurs confirment qu’il est en passe de sortir par le haut de son statut de parti simplement contestataire pour s’inscrire comme une force qui dès à présent fait jeu égal avec les deux blocs qui se partageaient traditionnellement le gâteau électoral. La sortie de la bipolarisation, ce tunnel où disparaissait peu à peu la vie politique, est enfin en vue.

Face au danger, le Parti socialiste a immédiatement adopté, il faut le dire, une attitude simple et claire, en appelant au Front républicain, ce qui est aussi une façon d’appeler au secours et de tendre la main. Il s’en faut que la position de l’UMP soit aussi nette. En fait, le parti de Jean-François Copé est pris de panique alors qu’il approche de la croisée des chemins et du moment où, optant définitivement pour le rapprochement avec la fausse gauche, il démasquerait sa vraie nature de fausse droite et donnerait corps à l’UMPS, comme le souhaitent secrètement nombre de ses dirigeants. A moins qu’il renonce à maintenir la digue étanche qui le sépare du Front national, ce que souhaite une fraction de plus en plus importante de son électorat. Dans un cas comme dans l’autre, il risque l’explosion.

Quels que doivent être les résultats du second tour, et traduiraient-ils une remobilisation des électeurs déçus de la gauche, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n’est plus qu’un mort qui marche et qui tend le dos dans l’attente du coup de grâce. Les ministres présents sur les plateaux de télévision transpiraient la défaite et portaient déjà sur le visage les marques de la déroute qui les attend lors des européennes. Les Français n’auront finalement pas attendu le 25 mai pour leur signifier leur congé. Quand on licenciait un domestique, on lui donnait traditionnellement ses huit jours. C’est à la seule indulgence du calendrier qu’ils doivent le délai de deux mois qui les sépare de leur prochaine Bérézina.

Dominique Jamet

 

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22/03/2014

Ségolène Royal au gouvernement ?

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Un Français moyen, ça en perd une, ça en retrouve dix ! Mais un Président normal, ça en vire une pour en pecho dix et ça peut même remettre ça avec une ex. À défaut du septième ciel, au moins dans un ministère…

Ça fait des mois que les rumeurs vont bon train sur l’arrivée de Ségolène Royal au gouvernement. Avec une subite accélération — et pour cause ! — quand Dame Trierweiler fut priée d’aller casser une autre vaisselle que celle de l’Élysée.

Depuis, ce n’est plus qu’une question de timing et, selon toute probabilité, l’échéance des élections municipales dans les jours prochains est propice à un remaniement. À défaut, si François Hollande tergiverse encore et encore comme il sait bien le faire, on aura droit au retour au premier plan de la vie politique française de l’actuelle Présidente de la région Poitou-Charentes au plus tard après les élections européennes…

« Il faut faire attention avec Hollande, car il ne tranche les choses qu’au tout dernier moment. Il peut aussi avoir la volonté de garder cette carte pour 2015 quand, après les européennes, il faudra construire un nouveau gouvernement pour incarner la deuxième partie du quinquennat », assure un proche conseiller de l’Élysée dont les propos sont rapportés par Le Lab politique/Europe 1.

L’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007 acceptera-t-elle de patienter ? Et l’Élysée peut-il attendre si longtemps, alors qu’il lui faut au plus vite relancer sa politique avec des « marqueurs » forts. Ségolène Royal en est un et un autre proche conseiller, de celle-ci cette fois, l’a assuré au quotidien Libération : « C’est réglé depuis quelque temps. Le quinquennat se joue dans les mois qui viennent, c’est maintenant qu’elle peut être utile. »

Qu’en pense l’intéressée ? Espiègle, elle a répondu à Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express qui l’interrogeait à ce propos : « Vous connaissez le dicton populaire : “mieux vaut faire envie que pitié” (…) C’est mieux quand ça monte que quand ça descend… »

On l’aura compris, elle n’attend donc que cela… Et les Français ? Au point où en est la popularité de l’actuel gouvernement, ils attendent surtout que ça change. Quand un ministre de Jean-Marc Ayrault sort d’un immobilisme déprimant, c’est généralement pour se voir dans la foulée rappelé à l’ordre par l’Élysée pour effectuer un immédiat rétro-pédalage… à l’exception de Christiane Taubira et Manuel Valls qui, grâce à leurs personnalités, ont pu jusque-là sévir en toute impunité… mais la première a menti au vu, au su et en direct de tous dans l’affaire des écoutes judiciaires de Nicolas Sarkozy (sans parler de cette France d’en bas qui n’a toujours pas digéré son mépris hautain lors des Manifs pour tous) et le second, que l’on dit encore très populaire (sic), ne semble guère en mesure de présenter un bilan honorable sur la sécurité.

Alors, oui, Ségolène Royal est bel et bien un des rares recours pour François Hollande. Mais à quel ministère ? Celui d’un grand pôle ministériel regroupant l’Éducation nationale, la Culture, la Jeunesse et les Sports comme le pense Libération… ou ailleurs ?

« Moi Président normal » proposera, sans doute… mais si c’était « Moi Désirée » qui imposait ? Un peu comme à la maison chez les Français moyens, quoi !

Philippe Randa

 

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21/03/2014

Crimée : à quoi joue le secrétaire général de l’OTAN ?

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Le retour de la Crimée dans le giron de la mère patrie n’est assurément pas un événement anodin. Tout observateur objectif doit cependant convenir que même s’il n’a été rendu possible que par la présence massive de militaires russes et de paramilitaires pro-russes, même si la pression exercée par Vladimir Poutine a joué un rôle déterminant, les choses se sont passées avec un minimum de violence et d’effusion de sang. Même si le référendum proposé à la population de la Crimée a été organisé et tenu avec une rapidité exceptionnelle, nul, de bonne foi, ne peut contester que le rattachement de la presqu’île nominalement ukrainienne à l’ensemble russe dont elle avait été arbitrairement détachée il y a soixante ans ait répondu au vœu d’une majorité massive d’électeurs et que le résultat ait suscité la liesse populaire.

Lorsque les États membres du pacte de Visegrád (Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, pays baltes) se disent « atterrés d’être dans l’Europe du XXIe siècle les témoins d’une intervention militaire semblable à leurs expériences de 1956, 1968 et 1981 », leur réaction apparaît donc disproportionnée à la réalité et à la nature de l’événement qui vient de s’accomplir. Au moins est-il plus que compréhensible que, dans toute l’Europe de l’Est, on ait gardé le souvenir brûlant de l’écrasement de la révolution hongroise sous la botte de fer de l’occupant soviétique, de l’entrée dans Prague des chars du pacte de Varsovie, de l’état de siège décrété par le général Jaruzelski après la révolte de Gdańsk, et le souvenir amer de l’inaction de l’Occident et de l’OTAN face aux impitoyables démonstrations de force de l’Empire du Mal.

De même, la nervosité du gouvernement provisoire et illégal issu des pavés de la place Maïdan s’explique-t-elle aisément. Le pouvoir fragile et composite qui a pris à Kiev la succession de l’impopulaire Ianoukovitch a dû affronter d’emblée l’amputation d’une partie de son territoire, est confronté à la fronde de l’est de l’Ukraine, doit gérer un État en faillite et redoute les nouvelles initiatives – d’ordre économique, politique ou militaire – que pourrait prendre son puissant voisin. Aussi bien cède-t-il, dans une pathétique ambiance de peur, de colère et de démagogie, à la tentation de la surenchère verbale et de la gesticulation belliqueuse et est-il prêt, comme un homme qui se noie, à se raccrocher au moindre branchage que lui tend, depuis la rive, un prétendu sauveteur qui l’invite, sans prendre de risque lui-même, à ne pas lâcher prise mais qui n’a pas la moindre envie de se mouiller lui-même.

L’Union européenne et l’OTAN, qui n’ont pas les mêmes excuses que les pays encore récemment inclus contre leur gré dans le bloc de l’Est, persistent en effet dans l’attitude, pire qu’erronée, insensée, qui est la leur depuis le début de la crise ukrainienne. Bien loin de chercher à analyser les raisons alléguées par Moscou de tenir compte de l’histoire, de la géopolitique et du rapport des forces, elles font de leur mieux non seulement pour ne pas calmer le jeu mais pour faire monter la tension et envenimer la blessure ouverte au flanc oriental de l’Europe. Alors même qu’elle n’ont ni l’intention ni la capacité de renflouer financièrement l’Ukraine, encore moins d’opposer éventuellement la force à la force, elles multiplient, sous le regard approbateur et avec les encouragements de Washington, les moulinets dérisoires, les provocations verbales et les défis stupides.

Ainsi les Vingt-Huit peaufinent-ils la deuxième volée des sanctions qui sont censées intimider, voire faire plier la Russie alors même qu’il est établi qu’ils n’y ont pas le moindre intérêt, qu’ils répugnent en secret aux mesures qu’ils se sont imprudemment engagés à prendre et qu’ils s’exposent à des représailles qui leur feraient regretter leurs décisions.

Ainsi se demande-t-on gravement et publiquement si Vladimir Poutine doit être mis au ban des nations civilisées tout en maintenant, au nom de l’histoire (et de la présomption d’innocence ?), l’invitation qui lui a été faite d’assister aux cérémonies commémoratives d’une guerre d’où son pays n’était pas tout à fait absent.

Ainsi le vice-président américain, M. Joe Biden, en tournée d’inspection chez ses satellites, déclare-t-il : « Tant que la Russie continue dans sa sombre voie, elle devra faire face à un isolement politique et économique croissant. » Et il ajoute : « Notre engagement dans l’autodéfense mutuelle défini par l’article 5 de l’OTAN reste sûr comme du fer. » Ainsi les États-Unis expédient-ils en Pologne des chasseurs F16, des avions de transport et trois cents soldats. Ainsi le ministre polonais de la Défense a-t-il pu dire : « La situation actuelle en Europe démontre que, malheureusement, un conflit militaire il y a peu impensable pourrait avoir lieu. »

Verrait-on enfin l’OTAN justifier dans un monde totalement différent la raison d’être qui fut la sienne lors de sa création, à une époque où il s’agissait de mettre l’Occident à même de résister à une agression soviétique dont l’éventualité n’avait rien d’imaginaire ? L’Ukraine, que l’on sache, n’est pourtant pas située dans le nord de l’Atlantique. Mais cela n’empêche pas
M. Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, d’accuser la Russie de « révisionnisme », de ne pas exclure « un recours à la force » et d’appeler à résister au « tyran ».

Devant une telle attitude, devant de tels propos, il n’y a que deux hypothèses. Ou bien ils ne correspondent à aucune volonté réelle, et ils ne servent qu’à troubler la galerie. Ou bien ils ont un sens et ils sont effectivement dangereux. Dans les deux cas, ils sont irresponsables.

Dominique Jamet

 

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Bête comme Ayrault, la preuve par Jean-Marc sur Radio J !

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Jean-Marc Ayrault prie ! Pas dans une église ; sur une radio – Radio J, en l’occurrence –, il en appelle, de sa voix à nul autre ennui, à l’épouvantail du pacte républicain contre le FN un peu comme on lance un SOS : « Les républicains devraient tout faire pour qu’il n’y ait aucune possibilité qu’il y ait un maire Front national dans une commune de France. »

« Tout faire » : vaste programme, lourd de menaces peu démocratiques, mais il est peut-être un peu tard pour cela et l’actuel chef du gouvernement a grandement sa part dans l’éventualité, dimanche prochain, d’un succès de suffrages du parti à la flamme tricolore… confirmé par de nombreux élus et quelques premiers édiles la semaine suivante !

Car, comme il le dit lui-même, si « le Front national se développe sur le désarroi et les peurs », c’est tout de même un peu – voire beaucoup – le résultat de sa politique, comme de celle de ces prédécesseurs UMP et centristes… Quant au fait que le FN « n’apporterait aucune solution », faudrait-il encore que les Français aient la possibilité de le constater par eux-mêmes car la seule certitude qu’ils ont, c’est que l’UMPS aux affaires ne leur en a pas apporté, pour sa part, de bien concluantes…

Au cas où la seule imprécation ne suffirait pas à détourner les Français d’un vote tant redouté, l’ennuyeux de Matignon ajoute : « D’ailleurs, il suffit de se référer aux expériences de mairies Front national, ça a toujours été la gabegie, la magouille, les combines… »

À ce que l’on sait, aucun des maires élus par le passé sous l’étiquette FN n’a ruiné, triché ou s’est compromis dans la moindre « combine » politicienne a contrario de centaines d’autres élus, pour la plupart UMPS…

« Ils ont ruiné les communes […] ils devaient protéger les gens et c’est l’inverse qui s’est passé, c’est pour ça qu’ils ont fini par disparaître », ajoute-t-il même et, emporté par sa conviction, insiste tant et plus que la gestion des communes par des élus du mouvement de Marine Le Pen serait « contre l’intérêt des Français… L’expérience nous montre que ça a toujours été un mauvais service rendu aux habitants de ces communes. »

Ruiné leur commune ? Ah bon ! Daniel Simonpieri, élu maire FN de Marignane en 1995 et conseiller régional en 1998, a pourtant été réélu maire avec 62,5 % des voix en 2001 et réélu conseiller général en mars 2004, avec 72,75 % des suffrages… et s’il a été par la suite battu et a eu maille à partir avec la justice, c’est après avoir rejoint le groupe UMP-UDF et apparentés du conseil général des Bouches-du-Rhône !

Mauvaise pioche, monsieur le professeur de morale politique !

Et que dire du plus connu des anciens maires frontistes des années 1990, Jacques Bompard ? Même s’il a quitté ce parti sans renier ses convictions pour autant, il a été réélu triomphalement deux fois à l’hôtel de ville d’Orange et siège désormais à l’Assemblée nationale… après avoir été élu conseiller général du Vaucluse dans le canton d’Orange-Ouest avec 54 % des voix, réélu en mars 2008.

Son épouse Marie-Claude Bompard, elle, n’a été élue qu’une fois à la mairie de Bollène (Vaucluse)… C’était le 16 mars 2008. On saura les 23 et 30 mars prochains ce que ses administrés pensent de sa gestion… Notons toutefois qu’élue également le 28 mars 2004 conseillère générale du Vaucluse (canton d’Orange-Est), elle a été réélue à cette fonction en 2011.

Désolé, monsieur le professeur… Quand ça veut pas, ça veut pas !

Philippe Randa

 

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20/03/2014

Nick Griffin dénonce l’ethnocide des Européens

 

Le député Européen Nick Griffin ( président du British National Party) dénonce le projet de génocide contre les Européens conçu par Coudenhove-Kalergi et appliqué par les instances européistes:

Quand le Parrain de l’Union Européenne, Richard Coudenhove-Kalergi, a publié le Plan pour une Europe Unie et l’ethnocide des peuples d’Europe, l’encouragement de l’immigration non-blanche était au centre du complot. Depuis, une affreuse alliance de gauchistes, de capitalistes, et de suprémacistes sionistes, a planifié de promouvoir l’immigration et le métissage avec le but délibéré de nous métisser jusqu’à disparition dans nos propres pays. Comme la résistance indigène à cette industrie de la modification génétique grandit, l’élite criminelle cherche de nouvelles façons de camoufler son projet. D’abord, leurs pions immigrés étaient des travailleurs temporaires; puis ce fut une expérimentation multiraciale; puis c’étaient des réfugiés; puis la réponse à une population qui diminuait. Différentes excuses, différents mensonges – et l’asile en est juste un autre. Mais le véritable but reste le même: le plus grand génocide de l’histoire humaine, la solution finale au problème des Chrétiens Européens. Ce crime exige de nouveaux procès de Nuremberg, et ce sera vous les accusés. » Nick Griffin

-Le projet génocidaire conçu par Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi:http://balder.org/judea/Richard-Nicol…

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19/03/2014

MACIF et militantisme métisseur

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Italie : le tueur à la pioche a tué par haine des Blancs

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C’est donc bien la haine anti-blanche qui les a tués tous les trois. Daniele Carella, le jeune livreur de journaux, Ermanno Masini, le retraité qui promenait son chien, Alessandro Carolè, le chômeur de quarante ans qui était sorti à l’aube prendre un café au bar du coin, ont été massacrés à coups de pioche, en Italie, parce qu’ils étaient blancs.

Le procès de Mada ‘Adam’ Kabobo, le clandestin ghanéen « inexpulsable » qui avait fait trois morts et deux blessés dans les rues de Milan, il y a près d’un an, vient de s’ouvrir. À huis clos, allez savoir pourquoi, et le plus discrètement possible, à présent que l’émotion est retombée. La presse s’est bornée à publier un bref résumé du réquisitoire prononcé par le procureurIsidoro Palma, d’après le rapport des experts psychiatriques déposé en octobre dernier. Le procureur a demandé vingt ans de prison – qui en feront combien dans les faits : dix ? huit ? –, suivis de « six ans à passer dans une maison de soins ». Puis le procès a été immédiatement renvoyé au 31 mars, au motif que l’accusé n’avait rien pu comprendre : il y avait ce jour-là au tribunal « un nouveau traducteur-expert qui n’arrivait pas bien à comprendre l’italien » – apparemment un autre produit d’importation.

 

On se souvient que les politiciens du Système – y compris Roberto Maroni, de la Ligue du Nord, co-responsable, comme ministre de l’Intérieur de Berlusconi, du maintien de Kabobo sur le sol italien –, et les médias à leur solde s’étaient hâtés de clamer en chœur que Kabobo était fou. C’était évidemment plus commode. Les experts ont fait de leur mieux pour aller dans ce sens mais n’ont pu conclure qu’à la « semi-infirmité mentale ». Kabobo, ont-ils dû reconnaître, n’avait pas perdu tout discernement et restait « suffisamment » maître de ses actes.

Le procureur, sur cette base, a lui aussi fait ce qu’il pouvait pour embrouiller les choses, en distinguant trois mobiles du tueur. Kabobo avait en partie agi pour le profit, puisqu’il avait volé les téléphones portables de ses victimes ; il cherchait à « attirer l’attention sur lui, parce qu’il ne se sentait pas accepté par la société ». Le procureur a pourtant été contraint de reconnaître que le premier mobile était la haine anti-blanche. « Kabobo, dans ses entretiens avec la psychiatre, a parlé de la haine des Blancs que lui dictaient ses voix », les fameuses voix qu’il entendait et qui l’auraient poussé au massacre.

Les journaux les plus liés au projet génocidaire du Système font de leur mieux pour enfouir cette information en milieu d’article, dans l’espoir qu’elle passera inaperçue. « Il est mentalement semi-infirme », met en titre La Repubblica. Et en chapeau, dans un petit chef-d’œuvre de désinformation : « Il a tué par rancœur contre la société parce qu’il se sentait exclu ».

D’autres sont un peu plus libres, ou ont un peu plus de conscience : « Il a agi par haine des Blancs », titre Il Fatto quotidiano. Et Il Mattino, le grand quotidien de Naples : « Je hais les Blancs ».

Source Novopress

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L’image du jour

Automobilistes = vaches à lait

 

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Les écologistes entre danger nucléaire et chantage politique

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Décidément, entre socialistes et écologistes, c’est l’amour vache ! À moins d’une semaine des élections municipales, une soixantaine de militants de Greenpeace se sont introduits cette semaine dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Fessenheim. Comme s’ils ne pouvaient pas attendre l’après-élection ! Ou alors, justement, ils ont dû se dire que c’était maintenant ou jamais pour enquiquiner un Parti socialiste qui ne cesse de les mépriser…

À moins aussi que ce ne soit en représailles de la toute récente « agression » commise par la candidate à la marie de Paris Anne Hidalgo contre Pierre Serne, vice-président d’Europe Écologie Les Verts d’Île-de-France. Sans doute exaspérée par les tacles incessants de ses « chers alliés », la première n’a rien trouvé de mieux que de reprocher au second, lors d’une conférence de presse, d’avoir voté une commande de bus diesel en échange d’avantages en matière de gratuité des transports.

Réaction indignée, on s’en doute, de l’intéressé via l’AFP : « En décembre, le PS parisien a voulu qu’on annule les commandes déjà passées. Mais les bus étaient en construction, nous aurions dû payer deux tiers du prix des bus sans les avoir, alors qu’ils étaient bien moins polluants que ceux qu’ils allaient remplacer… C’est hallucinant d’arriver à ce niveau de démagogie ! »

Il a sommé Anne Hidalgo de revenir sur son « mensonge », mais c’est le bras droit de celle-ci, Jean-Louis Missika, qui lui a répondu, presque amusé : « Un petit moment d’irritation, comme il en existe dans les derniers jours de campagne. » Tandis que Marie-Pierre de La Gontrie, porte-parole de la candidate, en a rajouté de son côté dans la provocation : « Les Parisiens retiendront surtout qu’Anne Hidalgo est contre les bus diesel […] En critiquant EELV, elle montre de l’autorité. Il en faut, de l’autorité, quand on est maire de Paris… » Après l’attaque « scandaleuse » (dixit Cécile Duflot) contre l’élu écologiste, on aurait donc là une tentative en bonne et due forme de récupération politique du fonds de commerce écolo.

On n’en est pas encore à la vaisselle dans la figure, mais le ton monte, assurément, Jean-Vincent Placé constatant pour sa part que « ces déclarations révèlent un état de fébrilité » (euphémisme !).

Le pic de pollution et sa médiatisation ayant abouti à la circulation alternée lundi dernier en région parisienne ont-ils dopé ou non les espérances électorales des écologistes ? Et est-ce pour parer une remontée électorale de ceux-ci que la candidate socialiste est ainsi montée au créneau contre eux ? Ces derniers ont-ils alors occupé la centrale nucléaire de Fessenheim pour ne pas laisser retomber le soufflé de ces espérances de remontée électorale dimanche prochain ?

Ou alors, autre explication : suivant une habitude qui leur est chère, la soixantaine de furieux qui s’en sont pris à la centrale n’obéissent ni à Dieu ni à Diable et encore moins aux responsables d’EELV – cette « firme », comme l’a baptisé Noël Mamère, député démissionnaire de cette formation… – et qui ont fait leur son constat de la participation écologiste au gouvernement de « Moi Président » : « Nous avons avalé tellement de couleuvres qu’aujourd’hui, nous sommes déconsidérés. »

Déconsidérés, mais toujours déterminés : la preuve !

Philippe Randa

 

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Menaces sur la vente des Mistral à la Russie : qui M. Fabius veut-il punir ?

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« La crise en Crimée est la plus sérieuse depuis la guerre froide », vient de déclarer Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. Il demande à la Russie « d’éviter une escalade dangereuse. » Il va pourtant falloir que les dirigeants français et M. Jean-Marie Colombani (« Le retour de la guerre froide », slate.fr, 3 mars 2014) s’y fassent : la Crimée, c’est une affaire finie.

Il ne fait guère de doute que l’immense majorité de ses habitants ont voulu la séparation d’avec l’Ukraine. Et même ont voulu le rattachement à la Russie, car c’est la seule garantie pour que l’Ukraine ne remette pas la main sur la Crimée. Il n’y a d’ailleurs pas de « crise en Crimée », mais une crise « à propos de la Crimée ». Nuance. Poutine a rassuré les Tatars, conforté l’usage de la langue ukrainienne et assuré « ne pas vouloir la partition de l’Ukraine ». Ce n’est pas rien quand on sait à quel point les habitants de Kharkov, de la région du Don et du bassin du Donetsk, de Lougansk, mais aussi d’Odessa, de la Transnistrie (soit l’ensemble de la région entre le Dniestr et le Boug) et du Boudjak ne se sentent pas ukrainiens.

Selon les autorités autoproclamées de l’Ukraine, ce pays a reçu « des coups inacceptables à son intégrité ». « Le conflit entre dans une phase militaire », disent-elles encore. C’est toujours assez maladroit de qualifier d’inacceptables des choses que l’on devra de toute façon accepter. Viktor Ianoukovitch était certainement d’une grande impopularité, mais ceux qui l’ont remplacé sont d’une irresponsabilité qui finira vite par les rendre tout aussi impopulaires, mettant l’Ukraine dans une impasse.

Quoi qu’il en soit, M. Fabius menace de ne plus vendre des navires porte-hélicoptères Mistral à la Russie si « Poutine continue ce qu’il fait en Ukraine ». Les porte-hélicoptères, c’est 1.000 emplois pendant quatre ans à Saint-Nazaire (non loin de chez M. Jean-Marc Ayrault). Voilà une bonne idée qu’a eue M. Fabius. La France n’ayant aucun problème d’emploi et, encore moins, de balance commerciale, quel besoin avons-nous en effet de vendre nos navires de guerre ? Revenons sur terre : les échanges entre l’Union européenne et la Russie sont de plus de 320 milliards d’euros, l’Europe a besoin du gaz russe et la Russie a besoin des devises de l’Europe. Voilà la réalité.

Dans l’attitude de M. Laurent Fabius, il y a un problème de fond et un problème de forme. Le fond, ce sont les relations entre la France et la Russie. La forme est presque aussi importante : M. Fabius sort de la ligne de Jean-Marc Ayrault. On sait que M. Fabius ne fait pas grand cas du Premier ministre, mais il y a une logique des institutions que l’on n’aimerait pas voir bafouée d’une manière aussi indécente. Au fait, le 27 mars 1854, il y aura tout juste 160 ans, la France et la Grande-Bretagne déclaraient la guerre à la Russie pour bloquer sa poussée vers le sud. Objectif : stopper une expansion russe qui ne menaçait aucunement les intérêts français, mais gênait les intérêts britanniques. La France roulait pour l’Angleterre. À savoir : l’alliance anglaise ne nous fut d’aucun secours face à l’Allemagne en 1870-71.

Pierre Le Vigan

 

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La crise ukrainienne : le dessous des cartes

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Le référendum en Crimée n’a fait que confirmer ce que l’on savait déjà : une écrasante majorité de la population de cette région souhaite le retour à la Russie.

Les raisons qu’évoquent la France et ses alliés pour condamner cette expression de « vox populi » font sourire. Les capitales occidentales se retranchent derrière un argument purement juridique et hautement contestable : le référendum en Crimée ne serait pas conforme au droit international. Mais la France a-t-elle respecté le droit international en bombardant un pays souverain – la Libye – avec, comme conséquence, l’installation dans ce pays d’un régime islamiste ou en fournissant des armes aux rebelles syriens – avec, comme conséquence prévisible, l’instauration d’un régime islamiste en Syrie ?

Il suffit de regarder la carte pour saisir l’intérêt stratégique que représente la Crimée pour la Russie : l’accès à la Méditerranée. La Russie a toujours considéré l’accès aux « mers chaudes » comme un élément capital de sa sécurité et de sa présence sur la scène internationale. Aucun homme politique sain d’esprit et a fortiori aucun gouvernement n’auraient pu croire un seul instant que M. Poutine allait se résigner à ce que la base navale de Sébastopol se retrouve en plein milieu d’un pays pro-occidental et hostile à la Russie…

Du point de vue de l’intérêt national de la Russie, la perte de la Crimée serait une faute politique impardonnable. Le président Poutine en est conscient, de même qu’il sait que sa politique actuelle vis-à-vis de l’Ukraine augmente sa popularité en Russie. Dans un sondage publié récemment par l’institut WCIOM, 68 % des Russes considèrent que M. Poutine est un bon président. De quoi faire rougir d’envie François Hollande !

Il était donc logique, inévitable et parfaitement prévisible que la Russie pousse la Crimée vers la sécession, ce qui s’est révélé très facile pour Moscou car les habitants de la Crimée eux-mêmes le souhaitent. La partie était jouée d’avance et la sécession de la Crimée était inévitable.

Les vrais enjeux sont ailleurs : Moscou va-t-elle chercher, en s’inspirant du scénario « criméen », à détacher de l’Ukraine ses provinces orientales, également russophiles, dans lesquelles est concentré l’essentiel de l’industrie ukrainienne ? Le manque de frontières naturelles entre la Russie et l’Ukraine, les moyens de pression considérables dont dispose la Russie vis-à-vis de l’ex-république soviétique d’Ukraine (pressions énergétiques, commerciales et militaires) et enfin l’incapacité de l’Union européenne de parler d’une seule voix laissent penser que le sort de l’Ukraine est durablement lié à celui de la Russie et que la seule chance pour le gouvernement de Kiev d’éviter le démembrement du pays réside dans le dialogue avec Moscou et non pas dans le soutien de l’Union européenne et des États-Unis. Une chose est sûre : personne en Europe ni en Amérique ne voudra mourir pour Kiev.

Pierre Camière

 

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Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3132 du 13 mars 2014

 

ÇA PICOLE sec, au Vatican ! C’est le quotidien britannique The Gardian qui nous l’apprend. Il a publié une étude où l’on découvre que le Vatican, où a priori l’on ne trouve guère de vignobles, est devenu cette année le premier Etat au monde en termes de consommation de vin par habitant. La consommation serait de 74 litres par an et par personne, soit 99 bouteilles. La consommation des Français, qui s’y connaissent pourtant en la matière, n’est que de 52 litres par an et par personne. Les cardinaux du Vatican et leurs collaborateurs abusent-ils du vin de messe ? Pas de panique. Il existe une explication parfaitement rationnelle qui les blanchit de tout soupçon de dépravation alcoolisée. La quasi-inexistence des taxes sur les produits, dont le vin, vendus dans la supérette du Vatican, fait que les 2 000 employés du Saint-Siège en profitent abondamment et font des achats à des tarifs ultra-avantageux dont ils font bénéficier leurs proches. Nous voici soulagés…

 

ET VOICI LA PRINCESSE QUI AIMAIT UNE FÉE…

 

Ça n’en finit pas avec les délires liés à la théorie du genre. On avait suivi les polémiques liés au livre « Tous à poil » ou à la diffusion du scandaleux film “Tomboy” dans des écoles. Ce n’est pas fini. Voici une pièce de théâtre destinée à être jouée dans des écoles et ayant pour objectif de formater nos enfants dans le registre du “gender”. Son titre, explicite : « La princesse qui n’aimait pas les princes ». Cette pièce est inspirée d’un conte pour enfants et présente les amours pas tout à fait ordinaires d’une princesse qui ne veut pas de ses prétendants car elle aime une fée. Le spectacle est bien sûr soutenu par le conseil régional socialiste d’Ile-de-France. Une représentation devait avoir lieu il y a deux semaines devant 50 enfants d’un centre de loisirs du Perreux-sur-Marne, après avoir été jouée une première fois au Pocket Théâtre de Nogent-sur-Marne. Il était même prévu un atelier de sensibilisation, c’est-à-dire de bourrage de jeunes crânes. Las, le député-maire Gilles Carrez (UMP) a mis le holà et a empêché la représentation. Carrez, opposé au mariage pour tous, avait pourtant été le premier élu du Val-de-Marne à célébrer l’union d’un “couple” gay. Compliqué, tout ça… La metteur en scène, Delphine Orleach, couine et geint avec des arguments qui forcent le respect : « Notre pièce est censurée, alors que c’est avant tout un outil permettant de répondre aux interrogations des enfants, et de parler d’homosexualité avec humour. » Morts de rire ! Et les parents ? Que disent-ils ? Courageusement la présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public du Val-de-Marne (plutôt de droite) se défausse sur la mairie (c’est une décision de la mairie, on n’y est pour rien), tout en souhaitant que l’éducation sexuelle reste un domaine réservé à la famille. Surtout ne pas apparaître réactionnaire ! Quant au responsable national des parents de la FCPE (plutôt de gauche) il juge que « cette pièce est avant tout une œuvre d’art ». Voilà où nous en sommes…

 

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LES STATISTIQUES TRUQUÉES DE LA DÉLINQUANCE À PARIS

 

Les statistiques de la délinquance à Paris ont été truquées pendant des années au sein même de la préfecture de police, accuse un rapport officiel “explosif” de l’Inspection générale de l’administration. L’AFP et Europe 1 évoquent ce rapport « très sensible », selon plusieurs sources policières, que l’Inspection générale de l’administration (IGA) vient de boucler. Le rapport a été commandé par le préfet de police de Paris Bernard Boucault en septembre 2012. On en découvre de belles. Il apparaît qu’il y a un véritable système de falsification des statistiques, mis en place depuis 2008, ayant pour objectif de minorer les chiffres de la délinquance. La méthode ? Un cambriolage est enregistré comme une dégradation par exemple. Certains faits passent à la trappe et sont gommés, comme s’ils n’avaient jamais existé. C’est ainsi que 16.000 faits de délinquance ont disparu en 2011 à Paris, par la vertu, sans doute du Saint-Esprit ou plutôt de fonctionnaires de police dûment chapitrés. Ce document fait écho à un autre rapport de l’IGA publié en juillet 2013 qui avait conclu à la disparition entre 2007 et 2012 de près de 130 000 faits de délinquance sur l’ensemble du territoire, des “anomalies” que l’IGA attribuait à la politique du chiffre pratiquée sous Nicolas Sarkozy. Car ce n’était pas la gauche qui dirigeait la France. Comme par hasard, à l’époque, la préfecture de police de Paris était dirigée par Michel Gaudin, un fidèle de l’ex-président Nicolas Sarkozy. C’est ainsi qu’un commissaire parisien reconnaît qu’il notait sciemment toutes les tentatives de cambriolages dans la rubrique des dégradations, dès lors qu’il n’y avait pas de préjudice, afin de «ne pas faire exploser les chiffres», avouant assez candidement : «les magistrats ne poursuivent pas, alors, pourquoi se tirer une balle dans le pied ? » Les ventes à la sauvette ? Elles ne sont « plus du tout annexées », ce qui signifie qu’elles ne seront plus prises en compte. La raison qui vaut son pesant de cacahouètes ? « Leur volume très élevé ». Ces anomalies « sont sur le point d’être définitivement réglées », notamment avec le déploiement fin avril d’un nouveau logiciel d’enregistrement, prétendent les autorités.

Nul n’est obligé de les croire…

 

FAUT-IL FUSILLER TILLINAC OU LE PENDRE À UN CROC DE BOUCHER ?

 

Denis Tillinac est un des rares écrivains de “droite” contemporains. Pas très radical toutefois puisqu’il est ultra-chiraquien, ce qui en dit long sur le modérantisme du bonhomme. Il a néanmoins publié aux éditions des Equateurs Du temps d’être réac. Il vient d’être l’invité de Laurent Ruquier à l’émission On n’est pas couché samedi 2 mars. Il y a eu une tentative de génocide massif sur sa personne. Il faut dire qu’il avait exagéré et il n’a eu droit qu’à ce qu’il avait semé. Il avait eu l’incroyable audace d’évoquer les « Français de souche », se définissant comme “catholique” et en plus, dit cet inconscient, il vivrait à la campagne « chez les ploucs ». Comme l’écrit fort justement Catherine Robinson dans Présent : des faits accablants et autant de dangers pour la démocratie et la diversité. Comme elle le raconte, Ruquier n’a pas manqué de le qualifier de « vieux con ». Dans l’interview recueillie par Catherine Robinson, Tillinac raconte qu’un « idéologue haineux (Aymeric Caron) l’a assimilé au diable de « la démonologie officielle : xénophobe, raciste et poujadiste, avec ce jeu des amalgames propre à la propagande stalinienne dans les procès des années 1950 ». Il note avec une pertinence certaine qu’il « n’aimerait pas tomber dans les pattes de ce type s’il était flic ou magistrat » et ajoute, de façon amusante : « Le lendemain, je participais à une émission de radio au Salon de l’agriculture et là, j’ai eu l’impression de rentrer chez moi ! » Bien vu !

 

DU CÔTÉ DE LA FRANCE JUIVE

 

C’est le site Jeune Nation qui nous raconte le récent dîner du CRIF auquel s’est précipité toute la classe politique, dont, bien sûr, Hollande. Ils étaient tous présents : Ministres, députés, sénateurs, chefs de loges, cardinaux, imams, ambassadeurs, directeurs de journaux. Commentaire du site juif Jew-Pop « Le dîner du CRIF, finalement, c’est une réunion de mecs qui toute l’année expliquent que les Juifs ne dominent pas le monde contrairement à ce que pensent les antisémites, et qui salopent tout en un soir en faisant se déplacer toute la classe politique. » Le président du prétendu Conseil représentatif des institutions juives, Roger Cukierman s’est bien entendu lamenté, évoquant la situation des Juifs persécutés en France : « à Paris, dans le métro, porter une kippa, c’est prendre le risque d’être agressé » a-t-il affirmé. Il oublie de rappeler que pour quelques dizaines ou centaines d’agressions antisémites (423 au total en 2013, y compris des crachats ou des insultes), des centaines de milliers de Français subissent, jour après jour, sur leur terre, les avanies des envahisseurs. Et Cukiermann donna ses ordres : « Il faut attaquer très tôt la propagation de la haine. […] Faites-en une cause nationale ! La bête immonde est, hélas, bien présente, aujourd’hui, en France. […] Je pense avec tristesse, avec inquiétude, avec angoisse, aux ignobles slogans lancés par quelques milliers d’individus parmi les manifestants du dimanche 26 janvier à Paris. Ils hurlaient : “Juifs dehors, la France n’est pas à toi !” ». Le FN mariniste, nonobstant son recentrage, y eut droit aussi. Le président du Crif dénonça « sa cohorte d’antisémites, de vichystes et de [révisionnistes] réfugiés derrière sa dirigeante, attentive à ne pas commettre d’impair ». Comme quoi, Marine, donner sans cesse des gages ne sert à rien… Autre ordre comminatoire de Cukiermann : « que la France se démarque du reste du monde et reconnaisse Jérusalem comme la capitale d’Israël ». Et puis : « J’ai demandé au gouvernement de me faire rapidement des propositions pour améliorer notre réactivité et éventuellement notre appareil répressif par rapport au développement de la cybercriminalité » Incroyable arrogance. Quelle audace ! Ces gens donnent des ordres à leurs laquais sans même prendre les formes ! Et bien entendu, Hollande fut particulièrement ovationné pour avoir ordonné l’entrée au Panthéon de Jean Zay, que nous évoquions dans le précédent RIVAROL, qui avait insulté d’abondance le drapeau français. Bref, rien de neuf sous la kippa…

 

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 Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici.

18/03/2014

L’énigme Mélenchon, entre le zéro et l’infini…

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Le Zéro et l’infini, c’est d’Arthur Koestler. Titre en forme de maxime. Qui s’applique à toutes formes de bêtise et de totalitarisme. Et colle assez bien à la personnalité de Jean-Luc Mélenchon. Un trotskiste de choc ; mais sénateur vingt ans durant : oxymore.

Jean-Luc Mélenchon, trotskiste certes, mais pas de n’importe quelle race. Pas celle de la LCR qui révérait chez le grand Léon – Trotski, pas Degrelle – l’intellectuel enfiévré et internationaliste. Alors que leurs frères ennemis de l’OCI – promotion Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis – se prosternaient devant celui qui réorganisa l’Armée rouge et remit à l’honneur grades et salut aux officiers, pour finir par mettre la pâtée aux Blancs de Dénikine.

Petite confidence : nombre de ces lambertistes, « fachos » contrariés, on les retrouvera chez Le Pen au mitan des années 80. Je ne citerai pas de noms… Mais de tout ce passé, des traces demeurent. Chez Jean-Luc Mélenchon tout particulièrement. Tout miel en coulisses devant Marine Le Pen, mais mauvais comme une gale avec elle sur les plateaux de télévision. Qui l’insulte en direct, mais lui explique où il faut appuyer, là où ça fait mal chez les socialistes d’Hénin-Beaumont ; parce que les endroits de triche, il connaît. La preuve en est que le match retour ne fut pas loin d’être gagné par sa meilleure ennemie…

Ces choses dites, le sénateur-révolutionnaire a ses élégances. N’hésite pas à balancer sur le gouvernement, dans Le Parisien de ce dimanche : « Il ne pouvait pas ne pas être au courant des écoutes judiciaires pratiquées sur les téléphones de l’ancien président Nicolas Sarkozy. » Ben tiens… Et pan dans la tête de Matignon…

Et tant qu’à faire, paf dans celle de l’hôtel de ville parisien, le même révolutionnaire en semi-retraite d’affirmer, toujours dans le même journal : « Le Parti de gauche ne consentira au mieux qu’à des “fusions techniques” entre les deux tours des élections municipales. » Que faire ? écrivait Lénine. À quoi bon ? lui répond aujourd’hui en écho son lointain descendant. Car ces « fusions techniques », à quoi peuvent-elles bien rimer ? Si ce n’est à des arrangements d’arrière-cours électorales, négociés façon bouilleurs de cru, mode IVe République.

Comme tout n’est pas si simple en matière de carambouilles électorales, tandis que le Front de gauche minaude, que les Verts jouent les coquettes, voilà que les socialistes se rebiffent, à Paris tout au moins. Ainsi, en plein pic de pollution, Anne Hidalgo, aspirante à la mairie de Paris, vient de se rappeler que ses alliés écologistes avaient passé, l’année dernière, commande de plus de 300 bus tournant au diesel… Une farce de plus.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, en plein mode mantra et moulin à prières, se joue l’air de la grande Zaza sur le péril de l’extrême droite. À ce sujet, pourquoi ne pas relire l’un de ses illustres devanciers, de l’OCI lui aussi, Lionel Jospin : « Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été face à une menace fasciste ; donc, tout antifascisme n’était que du théâtre… » Pas faux, c’était sur France Inter il n’y a pas si longtemps.

Tout comme il est vrai que Jean-Luc Mélenchon n’est pas mauvais acteur. De théâtre, il va de soi ; et impayable dans le registre comique, comme il se doit.

Nicolas Gauthier

 

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Crimée : quand l’Occident légitime la violence

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« La Russie est une station-service déguisée en État ! » C’est avec cette comparaison ridicule que le sénateur républicain John McCain a évoqué le référendum organisé ce week-end en Crimée, une consultation qu’il a par ailleurs qualifiée de « farce de mauvais goût ». Il a en outre appelé le président Obama à fournir à l’Ukraine une assistance militaire incluant des armes sophistiquées, à redéployer des missiles en Tchécoslovaquie et en Pologne et à entamer des négociations pour la future intégration de la Moldavie et de la Géorgie dans l’OTAN. Songez que ce va-t-en-guerre grotesque et inculte aurait pu être l’actuel résident de la Maison-Blanche… Sans commentaires !

En Europe – noblesse oblige –, on respecte davantage les formes, mais le fond est bien du même acabit. François Hollande parle de « pseudo-consultation », Laurent Fabius de « consultation illégale ». Quant à Barroso et Van Rompuy – eux qui n’ont jamais été élus par personne –, ils parlent de « référendum illégitime dont les résultats ne seront pas reconnus ».

Or, ces résultats sont sans équivoque. À ce niveau de « oui » — plus de 90 % avec une participation de plus de 80 % —, le verdict est sans contestation possible : la Crimée veut quitter l’Ukraine et revenir dans le giron de la mère patrie russe.

Rappelons que, a contrario, pour « l’Occident », le renversement de Viktor Iouchtchenko n’a souffert aucune contestation – bien au contraire ! –, même s’il était le président légitime régulièrement élu et même si son départ a été la conséquence d’émeutes sanglantes déclenchées par ses adversaires politiques.

Imaginons la situation inverse. Un gouvernement ukrainien ouvertement soutenu par l’Union européenne, renversé par les partisans d’un rapprochement avec la Russie. La région la plus occidentale de l’Ukraine, celle de Lvov, l’ancienne Lemberg, se proclame indépendante à une écrasante majorité et demande son rattachement à l’Union européenne. Aurions-nous entendu le même discours dans les médias occidentaux ? À l’évidence non, le précédent du Kosovo en témoigne.

La morale de l’histoire est limpide. Peu importent le droit, le verdict des urnes et les précédents de l’Histoire ! La raison du plus fort reste encore et toujours la meilleure et, selon le camp où vous vous situez, votre action sera légitime ou non. Écossais (le 18 septembre 2014) et Catalans (le 9 novembre 2014) sont maintenant prévenus.

Et pourquoi s’arrêter aux référendums ? Une déroute des partis pro-européens aux élections de mai prochain porterait un coup terrible non seulement à l’Union européenne mais à l’OTAN. Croyez-vous que le pouvoir en place se laissera faire ?

Le précédent du traité de Lisbonne avait ouvert une boîte de Pandore, les élections ne servent-elles plus qu’à donner une apparence de légitimité à une idéologie imposée de force par la propagande d’État ? Si l’indépendance de la Crimée est empêchée de se traduire dans les faits, si les indépendantistes écossais et catalans – dans l’hypothèse où ils sortent vainqueurs – se voient déniés leur victoire, alors tous les ingrédients de la guerre civile seront réunis, cent ans pile après le drame de Sarajevo.

Christophe Servan

 

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L’Union Européenne et l’Ukraine : une diplomatie à la BHL !

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Dans la crise ukrainienne, il est désolant de constater l’inefficacité crasse de la diplomatie de l’Union européenne, qui préfère mettre la pression sur la Russie plutôt que d’apaiser les tensions. Tout ça parce que l’UE, à l’instar des États-Unis, a développé une vision manichéenne des relations internationales : en Ukraine, ce sont les « gentils » Ukrainiens défenseurs de la démocratie contre les « méchants » Russes qui veulent récupérer la Crimée. Cette diplomatie qui caricature la réalité est une diplomatie à la BHL (1)!

Samedi 1er Mars 2014 : la Chambre haute du parlement russe, le Conseil de la Fédération, à la demande du Président Vladimir Poutine, vote à une très large majorité la décision de recourir aux "forces armées de la Fédération de Russie sur le territoire de l'Ukraine jusqu'à la normalisation de la situation sociopolitique dans ce pays".


Face à cette situation, que font les occidentaux ? Plutôt que de se mettre autour d’une table avec la Russie, ils la menacent de sanctions ! Nous allons suspendre le G8 de Sotchi ! Nous allons limiter les importations de gaz russe ! Nous allons bloquer les avoirs des oligarques ! Le 11 mars sur France Inter, Laurent Fabius déclarait que « les Russes n’ont pas encore répondu à notre proposition de désescalade ». Mais quelle proposition ? Les décisions prises par les occidentaux, en mettant la pression sur la Russie, ne sont pas des propositions de désescalade, plutôt que d’apaiser les tensions, elles contribuent à les favoriser !

Et maintenant, dans la perspective du référendum de dimanche sur le rattachement de la Crimée à la Russie, tous crient que ce référendum est illégal ! Que la Russie ne peut pas bafouer la « légalité internationale » en menaçant l’intégrité du territoire ukrainien ! Oui, tout cela est vrai, mais à quoi ces cris d’orfraie vont-ils servir ? En quoi cela va-t-il changer quelque chose à la situation ? Que peuvent les Nations Unies, quand la Russie fait partie du Conseil de Sécurité ?

Non, tout cela est totalement inefficace et nous mène droit à la guerre ! La méthode la plus efficace serait la négociation gagnant-gagnant : dans le business comme en diplomatie, l’objectif de cette méthode est que toutes les parties aient l’impression d’avoir gagné quelque chose. Pour cela, il convient d’étudier à tête reposée les intérêts de chacun, et les « lignes rouges » à ne pas franchir. Or, cela n’a pas été fait dans la crise ukrainienne. Pour revenir à des bases de négociation saines, il faudrait accorder deux choses à la Russie : le retour en arrière du Parlement ukrainien de transition sur sa décision de supprimer l’enseignement obligatoire du russe, et un moratoire sur l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Voici les deux « lignes rouges » pour la Russie.

Il y a 3 éléments essentiels constitutifs d’une nation : des frontières communes bien sûr, mais aussi une culture commune, et une langue commune (ou plusieurs langues reconnues à égalité sur l’ensemble du territoire). Les occidentaux accusent les Russes de vouloir remettre en cause les frontières de la nation ukrainienne, mais le Parlement ukrainien de transition, lui, s’en est pris à la langue ! En remettant en cause l’enseignement obligatoire du russe, il a remis en cause la langue russe elle-même comme langue officielle, à parité avec l’ukrainien. Inacceptable pour les ukrainiens russophones qui se sentent ainsi exclus de la nation ukrainienne, et donc pour la Russie qui est naturellement solidaire de cette population qui partage avec elle une langue, une histoire et donc une culture commune. Imaginons qu’un jour les Flamands se révoltent et prennent le pouvoir au Parlement belge. Que dirait la France si le Parlement belge remettait en cause l’enseignement obligatoire du français pour les Wallons ?

La perspective de voir renaître les velléités d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est également inacceptable pour la Russie, qui se retrouverait ainsi complètement entourée par une coalition militaire largement au service des intérêts US, jusqu’au cœur-même de sa sphère d’influence naturelle. A mon sens, l’occupation de la Crimée par l’armée russe est une réaction de la Russie pour signifier tout simplement qu’elle ne se laissera pas faire. Comment en effet envisager que la Crimée, où la Russie possède une base navale d’intérêt stratégique crucial, se retrouve un jour dans l’OTAN !

Certes, Vladimir Poutine est un président autoritaire, qui utilise des méthodes dignes du KGB (à ce propos, voir le livre d’Alexandre Litvinenko, Le Temps des Assassins (2), mais il faut tenir compte des réalités géostratégiques. Et plutôt que de se positionner par rapport à la réalité, les occidentaux campent sur des positions de morale ! Des positions binaires, manichéennes, réductrices, alors que la réalité est plus complexe… Soulignons au passage que parmi les « défenseurs de la Russie », certains tiennent également des positions binaires : la crise ukrainienne, si on les écoute, serait une lutte entre les « gentils » Russes et les « méchants Ukrainiens fascistes », ce qui est tout aussi ridicule ! Bien sûr, il y a avait des fascistes dans le mouvement de révolte, mais les fascistes étaient une minorité, une minorité bien visible certes, mais une minorité quand même. Le mouvement de la place Maïdan était hétéroclite, comme le soulignait la rédaction du Monde diplomatique dans l’émission Là-bas si j’y suis du 6 Mars 2014 (3). Il n’y a pas eu de Coup d’État en Ukraine, juste une révolution comme toutes les autres, qui ne peut pas aboutir du jour au lendemain au régime idéal.

Mais revenons à des considérations diplomatiques. Dans la situation actuelle, nous voyons les États-Unis « négocier » avec la Russie, alors que les 2 parties ont des intérêts totalement contradictoires : les États-Unis veulent étendre leur sphère d’influence à l’Ukraine par l’intermédiaire de l’OTAN et la Russie ne le veut pas. On ne doit pas s’étonner, dans ces conditions, que ces « négociations » s’apparentent à un dialogue de sourds. L’Allemagne ou la France auraient pu se positionner comme arbitre, pour favoriser la recherche d’un compromis acceptable, mais non, comme pendant la Guerre froide, l’UE se soumet à la diplomatie US, alors que s’il y a une guerre en Ukraine, c’est l’UE qui sera en première ligne et subira les dégâts. Les États-Unis, géographiquement isolés, ne craignent rien. Rappelons que pendant la Guerre froide, l’OTAN était un système permettant aux États-Unis de créer un tampon avec l’URSS : en installant des missiles en Europe, les États-Unis avaient l’assurance qu’en cas de déflagration nucléaire, ce sont leurs alliés européens qui prendraient en premier ! Aujourd’hui, on dirait que rien n’a changé !

Et après le « référendum » de dimanche en Crimée, c’est la guerre qui se profile ! Si la Crimée se détache de l’Ukraine, qui empêchera les autres russophones ukrainiens de demander la même chose ? Le rattachement de la Crimée à la Russie, ou la reconnaissance de son indépendance, risque d’avoir les mêmes effets qu’en ex-Yougoslavie, où la reconnaissance de l’indépendance de la Croatie par l’Allemagne en 1992 a déclenché la guerre. Alors que la crise ukrainienne aurait pu être l’occasion de rapprocher diplomatiquement l’UE et la Russie, toute cette histoire vire au gâchis ! Pour moi, la meilleure option pour l’Ukraine serait d’en faire une confédération à la suisse, un état tampon neutre, comme un pont entre l’UE et la Russie. Car c’est la neutralité de la Suisse qui a garanti sa stabilité pendant les deux guerres mondiales. Si la Suisse n’avait pas été neutre, imaginez ce que cela aurait donné entre les parties francophone, germanophone et italophone !

Si la guerre éclate la semaine prochaine, nous constaterons une fois de plus qu’on ne fait pas de diplomatie avec de la morale, mais avec des principes. Le premier d’entre eux étant le principe de réalité !

Frédéric Dalmas

 

Notes :

1 Et oui, je veux bien sûr parler de Bernard-Henry Lévy, le grand « philosophe » germanopratin qui a courageusement lutté les armes à la main contre l’infâme Kadhafi en Lybie, et le cruel Milosevic en Yougoslavie.

2 Alexandre Litvinenko. Le Temps des Assassins, Éditions Calmann-Lévy.

3 http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-03-06-La-bas

 

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Les sondeurs dans le brouillard à moins de dix jours des municipales

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Les sondages se suivent, ville après ville, à un rythme de plus en plus effréné à mesure que se rapprochent les élections municipales des 23 et 30 mars. Que faut-il retenir de tous ces instantanés ? Permettent-ils de dessiner une tendance générale ? Décryptage avec les sondeurs, qui se montrent très prudents.


Une « vague bleue » ?



« Il y a objectivement des indicateurs nationaux très mauvais pour la gauche. La popularité de l'exécutif est au plus bas. On observe, en réponse à nos questions, une forte volonté de sanctionner, à travers les municipales, sa politique », constate Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'IFOP.

Pour autant, faut-il s'attendre à une « vague bleue » ? Rien n'est moins sûr. « C'est très difficile à évaluer », tempère M. Dabi. « Jamais les élections municipales n'ont semblé aussi locales », constate Jean-Marc Lech, coprésident d'Ipsos. « Il n'y a pas de tendance claire », juge Yves-Marie Cann, directeur chargé de l'opinion chez CSA. « Il n'y aura pas de raz-de-marée », estime aussi Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos. Bref : à quelques jours du premier tour, le brouillard reste épais, même si la droite devrait regagner du terrain.

La présence probable du Front national au second tour dans de nombreuses villes est pour beaucoup dans ce grand flou. « Le FN se présente dans près de 600 villes et la barre du maintien au second tour n'est plus qu'à 10 % des suffrages exprimés. Le FN peut jouer le rôle d'amortisseur pour la gauche », constate M. Dabi.

« La tendance devrait être à une érosion de la gauche et à une stabilité pour l'UMP. La droite va pâtir du nombre nettement plus élevé qu'en 2008 de listes du FN, qui mordent surtout sur son électorat traditionnel », appuie M. Cann. Dans certaines villes phares, le rôle clé du FN semble ainsi évident. « A Strasbourg, s'il est au second tour, il mettra en grande difficulté l'UMP, dans l'une des élections les plus observées », illustre M. Cann.

Où en est, justement, le parti de Marine Le Pen ? « En février, on a observé un tassement des intentions de vote en faveur du FN, qui semblait profiter à l'UMP. Mais dans nos derniers sondages, cela ne se confirme pas », prévient M. Dabi. « L'électorat FN est le plus sensible aux questions nationales. La succession des affaires, en ce moment, peut être de nature à consolider ce vote », estime M. Teinturier.

L'abstention va-t-elle arbitrer le scrutin ?



La question de « l'abstention différentielle », ou la capacité de chaque camp à mobiliser plus que l'autre son réservoir d'électeurs, s'annonce déterminante. « D'après ce que l'on observe aujourd'hui – cela peut bouger –, on pourrait dépasser le record absolu d'abstention pour des municipales. Dans plusieurs grandes villes, elle peut dépasser 50 % », juge M. Teinturier.

Qui, de la droite ou de la gauche, saura le mieux persuader ses sympathisants de se rendre aux urnes, dans un climat global de rejet des politiques ? Cette question est d'autant plus sensible lorsque la participation est faible. « La mobilisation a été la clé de toutes les grandes “vagues”, comme celle pour la gauche en 2010 », rappelle M. Dabi. A priori, les sondeurs donnent pour l'instant un assez net avantage, en la matière, à la droite, souvent de l'ordre de 4 à 5 points. « Il y a, globalement, de bons chiffres de mobilisation de l'électorat UMP. Mais il y a de grandes variations locales », tempère M. Teinturier.

Autre incertitude : la succession d'affaires (Copé, Buisson, Sarkozy) peut-elle peser sur les votes ? « C'est difficile à dire mais je ne le crois pas. C'est un vote avant tout local », estime M. Teinturier. « Les affaires ne modifient pas les rapports de force, mais elles peuvent jouer sur la mobilisation », pointe cependant M. Dabi. Le climat délétère des affaires, avec son lot de rebondissements quotidiens, ajoute aux incertitudes.

Les sondages municipaux sont-ils fiables ?



Les échantillons sur lesquels se fondent les sondages municipaux sont souvent plus réduits que ceux utilisés, par exemple, pendant la présidentielle : environ 600 personnes interrogées contre 1 000. La fameuse « marge d'erreur » s'en trouve mécaniquement – un peu – augmentée, même si cette jauge à 600 sondés demeure pertinente selon la Commission des sondages, l'instance de contrôle du secteur.

Autre souci, l'évaluation de la mobilisation est, reconnaissent les sondeurs, moins fiable que celle des intentions de vote. « C'est le point que les sondages ont le plus de difficulté à mesurer, alors que cela peut impacter fortement le résultat final. L'abstention fragilise les outils de mesure », prévient M. Teinturier.

La prévision des seconds tours, alors que les résultats des premiers ne sont pas connus, demeure elle aussi très fragile. « L'ordre d'arrivée au premier tour est fondamental, avec un avantage au candidat arrivé en tête. Il y a un effet “vote utile” au second tour », rappelle M. Dabi. « L'une des principales difficultés est d'évaluer la qualité des reports de voix, entre listes de gauche comme entre listes de droite », poursuit M. Cann. D'autant que ces reports peuvent dépendre de négociations locales compliquées, qui n'ont pas encore eu lieu…

Enfin, dernier écueil, pour les municipales, le nombre de sondages réalisés par ville est sans commune mesure avec celui des études menées sur une élection présidentielle. « Il n'y a pas de séries », relève M. Dabi. Si, en 2008, les instituts de sondages avaient donné des estimations plutôt satisfaisantes, ce ne fut pas le cas en 2001, mauvais cru pour les sondeurs.

Pierre Jaxel-Truer

 

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14/03/2014

HYPNOTHISER OU TETANISER LES ELECTEURS ?

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Depuis 1945, on a vu des alliances entre les gaullistes de l’UNR (héritière du RPF) et le PCF, contre les nationalistes.

 Dès 1968, rien n’a dérangé ceux qui à gauche appelaient au « rassemblement démocratique » tel que cela s’est passé en général au second tour des élections, entre le PS, les Verts, les radicaux de gauche, le PCF et autres alternatifs.

Dans les années 80’, les lobbies, les médias, les « politologues » et les pourriticards ont imposé un « Front républicain » face à Jean-Marie LE PEN et au Front National.

 Mitterrand et Joxe, son ministre de l’Intérieur, avaient même trompé et mentis au peuple français lors de l’immonde manipulation de Carpentras, pour laquelle toute la gauche et le RPR s’étaient mobilisés conjointement contre le Front National.

Cela fait des décennies que ceux qui se classent à « Droite » se font cocufier par les prêtres de la Nouvelle Religion « Droits de l’Hommiste »,  les charlatans de la société plurielle et métissée et les inquisiteurs de la Police de la Pensée.

Election après élection, les roitelets de l’UMP, les princes de l’UDI, les barons du MODEM et les petits marquis du Centre Mou, tremblent devant l’ukase des socialauds-écolos-marxistes : « pas d’alliance avec le F.N ! ».

Scrutin après scrutin, ces notables de 3ème choix se font humilier et ridiculiser par leurs adversaires de la gôche caviar et vagabonde qui, elle, ne se gêne pas pour rallier tous les sympathisants du gauchisme le plus abject  et nauséabond.

 Un seul mot d’ordre  les 23 et 30 mars :

  « A BAS LE REGIME, VIDONS LES ORDURES POLITIQUES! »

 

Pieter KERSTENS.

 

José Bové et Daniel Cohn-Bendit : le féminisme « vieille école »…

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Chez les Verts, rien ne va plus. José Bové et Daniel Cohn-Bendit filent un mauvais coton. Jean-Luc Mélenchon les accuse de s’être alliés avec la « pire réaction », d’avoir « participé aux manœuvres de la droite et de l’extrême droite ». Libération sous-entend que leurs agissements ont servi « le camp conservateur ». Bové et Cohn-Bendit réactionnaires et conservateurs… Mais pourquoi pas ? Nous vivons une époque renversante.

L’objet du délit ? « Un rapport sur l’égalité hommes-femmes » – le rapport Zuber, du nom de la députée communiste portugaise à qui en revient l’initiative –, rejeté mardi par le Parlement européen à l’issue d’un vote serré, dont le résultat aurait été tout autre si un nombre importants d’écolos – dont nos deux stars françaises –, ne s’étaient … abstenus.

Bové et Cohn-Bendit, ces deux phallocrates rentrés, feraient donc obstacle à l’égalité hommes-femmes ? À la « garantie du respect du principe fondamental de l’égalité de rémunération à travail égal entre les femmes et les hommes, à l’interdiction des démissions forcées en cas de maternité, à la lutte contre les stéréotypes sexistes » que, d’après Libération, réclamait ce rapport ?

Mais Libération, sans doute par distraction, omet de préciser que le rapport Zuber ne se bornait pas à ces combats aussi consensuels. Dans une sorte de pot-pourri féministe, il y était également question de genre, d’IVG… ou encore de prostitution. Et c’est sur ce dernier point que les écolos ont botté en touche. Interdire la prostitution, et puis quoi encore ? Au moins aurait-il fallu distinguer la « prostitution volontaire » de la « prostitution forcée »

Bové et Cohn-Bendit adorent le féminisme. Mais le féminisme vieille école. Le féminisme libertaire en mini-jupe et talons aiguilles né sur les barricades de Mai 68. Mignonnes, les petites, et pas farouches, enfin libérées de leur soutien-gorge et des contingences reproductives, elles se qualifiaient elles-mêmes de salopes pour signer tel manifeste et cela avait quelque chose de follement excitant. L’an passé, Cohn-Bendit s’est même prêté au jeu de Marie-Claire, pour lutter contre le sexisme, de poser en talons aiguilles rouges. C’est rigolo, ça ! Il peut même sans doute enfiler, si cela les émoustille, leurs bas sur ses mollets poilus. Sauf que, d’un coup, voilà que les féministes ne sont plus drôles. Prennent des mines de rosières outragées. On ne peut plus seulement tenter un petit compliment sur leur plastique sans qu’elles se drapent dans leur dignité, et voilà, surtout, qu’elles veulent interdire la prostitution… quand José et Daniel, eux, sont bien persuadés que nombre de filles font ça pour la beauté de l’art, par vocation ! Mais d’où sort ce féminisme puritain à face de carême ?

Et, au-delà de ce vote, d’autres inévitables dissensions se profilent. Bové a affirmé, il y a quelques jours, être opposé à la GPA/PMA. Difficile de militer pour la « production raisonnée » sans militer pour la « reproduction raisonnée »… Le site Slate fr ne vient-il pas de rapporter que deux jeunes Indiennes — au moins — seraient décédées, dans une « usine à bébé », du syndrome d’hyperstimulation ovarienne causé par les injections de gonadotrophine ?

Et si Bové et Cohn-Bendit étaient les hirondelles qui annoncent le printemps ? Un printemps qui verrait brutalement imploser ce que l’on croyait être pourtant un pléonasme – le féminisme de gauche ? Car le 8 mars dernier, Le Monde et Libération l’ont écrit peu ou prou : GPA/PMA et prostitution sont, pour le féminisme français, les ferments d’une discorde larvée inextricable. Avec aussi, disaient-ils, le voile islamique. Mais c’est une autre histoire…

Gabrielle Cluzel

 

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Taubira quand tu t’en iras…

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Menteuse au milieu des menteurs, Christiane Taubira est dans son biotope !

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Ces derniers jours, mon fils de 7 ans m’a gratifié de quelques mensonges de son âge. Péchés véniels, certes, mais dont il n’était pas coutumier. J’ai donc tâché de faire œuvre de pédagogie, expliquant que vérité et confiance marchent de concert. Et que, a contrario, un petit mensonge dans sa bouche risque fort d’induire à l’avenir de gros doutes dans mon esprit chaque fois que sa parole sera engagée.

Et puis, hier soir à table, la discussion entre adultes a roulé sur les écoutes de Nicolas Sarkozy, et Christiane Taubira exhibant, comme témoignage de son innocence, les documents qui l’accablaient : date, contenu des écoutes, et surtout les mots « dont il vous est régulièrement rendu compte », écrits par le procureur général au sujet du dossier en question. À force de voir la presse jouer les courroies de transmission de sa bonne parole, le ministre de la Justice s’est cru intouchable, oubliant qu’il pouvait parfois arriver aux journalistes, y compris ceux du Monde, de faire leur boulot.

Bien entendu, les grandes oreilles de mon fils ne traînaient pas moins que celles du garde des Sceaux dans les conversations de l’ancien président. Difficile, alors, d’expliquer à un enfant ayant tout juste atteint l’âge de raison, mais connaissant déjà Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes ou le jugement de Salomon, qu’une femme qui nous gouverne puisse mentir aussi effrontément, quand ses parents à lui jouent les pères Fouettard à chaque petite duperie.

Pour ne pas casser complètement sa candeur, j’ai évité la litanie des contre-vérités officiellement assenées depuis deux ans : le réenchantement du rêve français ; la mise à pied de la finance ; la promesse d’exemplarité ; la baisse du chômage ; le ministre du Budget qui n’a pas de compte en suisse ; Valérie Trierweiler, Première dame de France ; la rumeur de la théorie du genre ; les mariages forcés chez les catholiques. Je ne me suis pas étendu, non plus, sur le mensonge anthropologique de la loi Taubira, devenu mensonge d’état civil pour ces enfants qui auront désormais deux papas ou deux mamans.

Je n’ai pas ajouté que, dans cette affaire des écoutes, le mensonge concernait également Manuel Valls (mais qu’attend-il pour dissoudre cette inutile Direction centrale des renseignements intérieurs ?), Jean-Marc Ayrault et François Hollande. Sans oublier la foule des petites mains. Et que lorsque le Premier ministre déclare que « Christiane Taubira a toute sa place dans ce gouvernement », on ne saurait mieux dire : menteuse au milieu des menteurs, elle est dans son biotope. Je n’ai pas affirmé que lorsque l’on érige le mensonge en principe de gouvernement, il n’est guère étonnant de périr par le mensonge.

Bien sûr, j’aurais pu empiler mensonge sur mensonge, et expliquer – comme le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux – qu’un socialiste ne ment pas, mais qu’il commet des maladresses. Ou encore qu’il oublie. Mais on ne trompe pas un enfant de 7 ans avec pareilles fables. Il faut un cerveau déjà lobotomisé pour y croire. J’ai simplement repris ma petite leçon de pédagogie où je l’avais laissée : mon fils, tu sais maintenant pourquoi il faut lutter contre les petits mensonges. Je crois qu’il a compris : il m’a dit vouloir en faire son effort de Carême.

Eli Veugniol

 

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Une séance ordinaire de reprogrammation mentale des petits Français

La scène se déroule à l’école primaire de Saint-Bohaire, avec la participation de la Scène nationale de Blois. Cette « scène » est sponsorisée notamment par la Nouvelle République, qui a diffusé cette vidéo.

 

 

Une propagande totale à travers toute l’Europe et jusqu’en Suisse, où des élèves de 10 ans vont être contraint de regarder un film interdit pourtant aux moins de 16 ans, No Place on Earth.


Ce film, pour démontrer l’existence de la “Shoah” est centré autour de cinq familles qui… y ont réchappé en se cachant dans des grottes en Ukraine – l’histoire ne dit pas si ce fut avec des loups.
Le film a été interdit au moins de 16 ans en raison de scènes violentes, qui seront donc infligées à de jeunes enfants pour la seule nécessité d’imposer de force le dogme de la “Shoah”. Aux États-Unis, le film est interdit au moins de 13 ans, classification habituelle de films exposant par exemple des scènes de torture.

« Le sujet est difficile, mais les images ne sont pas choquantes » a indiqué une responsable juive à l’origine de l’opération de rééducation.

 

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