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04/04/2014

Manuels Valls, chef d’un gouvernement de fermeture

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C’est vraiment l’absence d’imagination au pouvoir ! Seuls deux entrants au gouvernement et, parmi eux, Ségolène Royal, la prime concubine du Président, mère de ses quatre enfants officiels qui, après avoir eu les faveurs de la Banque publique d’investissement, investit le ministère de l’Écologie. Un poste qu’elle occupait déjà dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy en… 1992 ! Entre népotisme et conservatisme, mon cœur balance.

Autre petit nouveau : le vieux camarade dijonnais François Rebsamen, nommé au Travail, en lieu et place d’un autre vieux copain, Michel Sapin. Lequel récupère de son côté le maroquin des Finances, qu’il occupait déjà dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy en… 1992 ! Je sais, je radote, mais les gouvernements socialistes aussi.

Ah si, une innovation majeure : le ministère de la Famille disparaît corps et biens, comme ça, la Manif pour tous n’aura plus d’interlocuteurs, qui de toute façon ne lui répondaient pas ; tout le monde y gagnera du temps ! Pour le reste, quatorze ministres reconduits qui participent à leur façon au naufrage gouvernemental depuis bientôt deux ans. Reconduits et largement promus : Hamon à l’Éducation, Montebourg à l’Économie, qui réclame le Commerce extérieur, également revendiqué par Fabius (premier couac de l’ère Valls… ah non, pardon, j’oubliais le cumul des mandats de Ségolène !), lequel garde en outre le Quai d’Orsay. Le changement dans la continuité, en somme.

Quant à Najat Vallaud-Belkacem, qui a réussi à se mettre une bonne majorité des Français à dos, alors même que son ministère l’autorisait à distribuer des droits aux femmes sans exiger le moindre devoir, elle y ajoute désormais – excusez du peu – la Jeunesse, la Ville et les Sports. La manœuvre est limpide : s’appuyer davantage encore sur les jeunes et les associations de tous ordres pour « changer les mentalités », toujours dans cette perspective réjouissante de nous façonner de gentils petits clones bien-pensants. Pour un ministère des Droits des hommes, en revanche, on oublie, ça ne rentre pas dans le schéma de pensée, même si nos petits garçons sont trois fois plus souvent en échec scolaire que nos filles. Seule bonne nouvelle : fini les leçons de rééducation mentale post-Conseil des ministres, le nouveau porte-parole du gouvernement sera Stéphane Le Foll, l’autre meilleur copain du Président.

Autre constat : les Verts partis, le gouvernement ne compte plus qu’un ministre non socialiste – Sylvia Pinel, du Parti radical de gauche – au Logement. La société civile, elle, est carrément absente, et le ministre ayant eu la plus longue activité dans le secteur privé se nomme Bernard Cazeneuve qui, pendant la bagatelle de quatre années de sa vie, n’a pas pesé sur le contribuable. Pour bien se rattraper, il n’a pas hésité à mobiliser des CRS en nombre mercredi soir, afin d’interdire la place Vendôme et à faire placer en garde à vue les Sentinelles qui souhaitaient veiller devant le ministère de la Justice, pour manifester leur déception d’y voir Christiane Taubira reconduite. Eh oui ! Il ne faudrait pas oublier l’inoxydable Christiane qui, entre deux mensonges, est parvenue à faire mentir les pronostics !

Autant de preuves du repli sur lui-même du pouvoir socialiste, qui a fait le choix d’un gouvernement de fermeture : fermeture au renouveau, fermeture à tout autre parti, fermeture à la société civile ― à moins, bien sûr, qu’ils n’aient trouvé personne pour monter dans cette galère. Fermeture enfin – et c’est le pire – à tout dialogue avec les Français. Ainsi de Manuel Valls, qui n’a eu de cesse d’asséner au JT de TF1 qu’il était de gauche. Message adressé à son seul électorat déçu et réduit, tant et si bien qu’on avait presque envie de les laisser entre eux, ayant vite compris que le nouveau Premier ministre n’aurait jamais la capacité de s’élever au-dessus de son camp pour parler à tous les Français. Eux aussi pourraient finir par se fermer.

Eli Veugnol

 

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Taubira : un symbole pour la gauche… et pour la droite aussi !

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Ben voilà, Taubira reste là. Tout ça pour ça… Elle reste là, au même endroit. Il paraît que Valls n’avait pas le choix. Parce que Christiane Taubira est une « icône », et que les icônes, on ne les déboulonne pas, on leur apporte des fleurs et on se prosterne devant. Une icône dont l’auréole, pourtant, est cabossée et ne clignote plus bien fort : déclarations imprécises, procureur remercié, doctorats introuvables… Pour le procès en canonisation, ça peut bloquer. Si les socialistes n’ont que cette sorte de saints, on peut se demander à quoi ressemble chez eux le quidam ordinaire.

Mais c’est comme ça, elle reste pour la gauche un symbole. Le problème est qu’elle est aussi, pour la droite, un symbole. Et même un énorme symbole, qui incarne en une seule personne trois points d’achoppement majeurs, trois nœuds de discorde qui ont conduit à la débâcle de dimanche : discorde sociétale avec le mariage pour tous, discorde sécuritaire avec la réforme pénale, discorde identitaire avec le gyrophare « attention racisme » qu’elle pose sur sa tête sitôt qu’on l’aborde. Pas plus clivant que ce ministre-là. Pas plus démonétisé non plus.

Encore une fois, Valls n’avait pas le choix. Il fallait qu’il donne des gages. À la gauche, pas à l’électorat. Normal. C’est qui le patron, dans ce pays ? Néanmoins, l’examen en commission à l’Assemblée de la réforme pénale qui devait avoir lieu mercredi a été repoussé sine die. On dirait ces lycées dans lesquels les profs sont indéboulonnables, même les plus nuls, même ceux contre lesquels les parents d’élèves, à bout d’arguments, envoient des pétitions au rectorat. Alors le directeur les garde, pas le moyen de faire autrement, mais leur retire quand même discrètement les terminales. Une sanction ? Mais pas du tout, une précaution.

Mais à quoi Hollande pense-t-il donc ? La France, fumasse, l’attendait dimanche soir avec le rouleau à pâtisserie. Lui, l’embrassant sur la bouche, a promis qu’on ne l’y reprendrait plus et qu’il allait derechef se débarrasser de sa bande de copains fainéants avec laquelle il buvait sa paye au bistro, et que, tiens, pour montrer sa bonne volonté, il donnait même du galon à ce Catalan ténébreux moins « branquignole » que les autres… Et vlan, elle ouvre la porte deux jours plus tard, et trouve encore dans son lit, sous ses draps, la même dame goguenarde, celle qui la nargue depuis des mois. Et Hollande espère ainsi reconquérir le cœur de la France ? Il n’aurait donc rien vu du Taubiras-le-bol général ?

Sur les réseaux sociaux, rapporte la presse, certains se moquent de la Manif pour tous qui prévoyait un grand apéro place Vendôme mercredi soir pour fêter le départ de Taubira. À la place, cela a été baptême du gaz pour le nouveau ministre de l’Intérieur : des Sentinelles venues en nombre ont été matraquées par les forces de l’ordre. Allez ouste, debout là-dedans, on remonte sur le front, et dire que vous commenciez à vous endormir. « Un gouvernement de combat »… on comprend mieux maintenant. Dans une France moins apaisée que jamais, il vaut mieux sortir tout de suite le casque lourd, c’est plus prudent.

Gabrielle Cluzel

 

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Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur qui hait la France chrétienne

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Famille chrétienne dresse le portrait du nouveau ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui devra gérer les prochaines Manifs pour tous et les rapports avec les religions. A ce sujet, deux traits du personnage peuvent inquiéter.

Il avait réagi très vivement à la proposition de Nicolas Sarkozy de promouvoir une « laïcité positive ». Il se dit tenant d’une position républicaine beaucoup plus classique et beaucoup plus ferme, écrivant même que la « laïcité porte en elle l’espérance de l’affranchissement de l’homme, par le dépassement de tous les dogmatismes ». Pour lui, évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est « faire une relecture historique frelatée » qui a « rendu la France peu à peu nauséeuse ». C’est en tout cas « brader l’héritage laïque de la France ».

 

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Le « miracle » sud-Africain de Mandela : 12,2 % de séropositifs

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Dans un pays largement livré à l’anarchie depuis la destruction du pouvoir blanc qui était parvenu à maintenir l’ordre moral et public, le nombre de sidaïques, au rythme des viols, des comportements sexuels débridés, ne cesse d’augmenter. Un Sud-Africain sur 8 est désormais séropositif (12,2 % de la population), un chiffre en nette augmentation en 4 ans : +2 % (10,2 % en 2008).

Les statistiques ethniques, qui n’ont pas encore été interdites, donnent un aperçu de la situation : 15 % des Noirs sont touchés, contre 3,1 % des métis et moins de 1 % des Blancs.

Le gouvernement vient d’annoncer un vaste programme pour lutter contre ce fléau : la distribution gratuite aux jeunes du pays de préservatifs colorés et parfumés.

« C’est une question d’emballage, de présentation, mais aussi la couleur et le parfum du préservatif lui-même, il faut que cela devienne cool » a précisé le porte-parole du ministère de la Santé.

 

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Pierre Bergé : « je suis malheureusement complètement français »

Interrogé par un « mignon » journaliste du Figaro, aux yeux brillants, le milliardaire socialiste et militant homosexualiste Pierre Bergé exprime sa souffrance de ne pas être métis ou juif.

Nous aussi aurions préféré qu’il ne fut pas né français !

 

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Vérités ukrainiennes: Des vérités qui peuvent déranger

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Cet article vient en prolongement du dossier « Pourquoi l’Eurasie » du n° 59 de Terre et Peuple Magazine, en raison de l’évolution de l’actualité de ce pays. On s’y référera pour connaître tous les tenants et les aboutissants de la crise ukrainienne. En bref, l’Ukraine constitue un enjeu géopolitique primordial dans la guerre politico-économique sans merci que livre l’Occident américanisé et mondialisé à la Russie identitaire de Poutine. On connaît bien les preuves de ce containment : adhésion des pays d’Europe de l’Est à l’OTAN, installation d’un bouclier antimissile aux portes de la Russie (Pologne, Roumanie, Turquie), soutien aux révolutions de couleur de toutes sortes (Serbie, Ukraine, Géorgie…) destinées à affaiblir la Russie dans son environnement direct.

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Mais les Occidentaux sont allés trop loin et ont offert à Poutine l’occasion de laver l’humiliation vécue avec le bombardement des villes serbes et l’expulsion des Serbes du Kosovo en 1999. Poutine est un grand joueur d’échecs et un champion de judo, la première qualité lui donne l’avantage d’agir avec deux coups d’avance, la seconde lui permet d’esquiver les coups et d’utiliser la force de l’adversaire pour la retourner contre lui. La fessée infligée, en 2008, à la petite Géorgie trop amoureuse de l’oncle Sam, qui a permis de russifier les deux provinces séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, aurait dû servir de leçon aux Occidentaux. Que nenni ! Ils ont cru pouvoir arracher l’Ukraine à l’influence du Kremlin.

La première tentative de 2004, dite « révolution orange » permet de mettre au pouvoir des pantins pro-occidentaux, Viktor Iouchtchenko et Ioulia Timochenko. L’incurie et la corruption de leur gouvernement poussent le premier à l’exil et la seconde à la prison. En 2009, par effet de balancier, le prorusse Viktor Ianoukovitch (tout aussi corrompu) revient au pouvoir à l’issue d’élections irréprochables.

Le 21 novembre 2013, Ianoukovitch refuse de signer l’accord d’association avec l’Union européenne. En fait, il n’a pas le choix : cet accord impose à l’Ukraine de pousser progressivement les forces russes hors de Crimée (où, évidemment, l’OTAN ne tarderait pas à s’installer). Dès le lendemain, comme par hasard, la place Maïdan est occupée par des manifestants pro-occidentaux, très bien encadrés. Car, il est vrai que, depuis vingt ans, nombre d’ONG américaines sont à la manœuvre. C’est Victoria Nuland, l’envoyée spéciale judéo-américaine elle-même, qui a déclaré que les Etats-Unis avaient investi plus de 5 milliards de $ dans la révolution ukrainienne et qu’il était temps d’en retirer les fruits (propos auquel elle ajouta la délicieuse phrase : « I fuck European Union » !).

Le 21 février, Ianoukovitch signe un accord avec trois plénipotentiaires de l’Union européenne, le Polonais Sikorski, l’Allemand Steinmeier et le Français Fabius. Cet accord, destiné à ramener la paix civile, met en péril le plan judéo-américain qui exige l’éviction de Ianoukovitch et son remplacement par un gouvernement fantoche. Le lendemain, la place Maïdan s’enflamme, les bâtiments officiels sont attaqués et Ianoukovitch s’enfuit. Des observateurs neutres (il ne s’agit pas des médias français…) remarquent des tireurs sur les toits qui visent systématiquement les policiers ; certaines sources dénoncent la présence d’anciens agents du Mossad pour encadrer les émeutiers (une vieille tradition israélo-étatsunienne). Les forces de l’ordre paient un prix élevé : 17 morts et près de 500 blessés. Mais la démocratie et la liberté sont passées (sic). Tous les pays de l’UE, y compris ceux qui ont signé l’accord de la veille, s’empressent de reconnaître le gouvernement provisoire, au mépris des lois internationales, car il ne s’est agi que d’un coup d’Etat qui a chassé illégalement un président légitimement élu. Qu’à cela ne tienne !

Mais le scénario occidental, si huilé est-il, n’a pas envisagé l’inenvisageable. Comme le renard de la fable « Le corbeau et le renard », Poutine annexe, sans coup férir, la Crimée, acte irréversible s’il en est. Cela lui permet de ramener à la mère-patrie la population russe de la presqu’île, mais surtout de sécuriser la base de Sébastopol et ses annexes. L’ours russe reprend donc le contrôle de la mer Noire et s’ouvre en grand la porte vers la Méditerranée (et la base syrienne de Tartous).

Pour les Ukrainiens, le bonheur promis par l’Union européenne n’est pas pour demain. Comme prévu, Gazprom augmente le prix du gaz russe de plus d’un tiers. Mais les « amis » du peuple ukrainien ne se montrent guère plus généreux : le FMI impose à l’Ukraine un régime drastique avant de verser le premier dollar. Les Ukrainiens auraient dû écouter les Grecs, les Chypriotes et les Espagnols avant de se jeter dans les bras de l’UE. L’avenir de l’Ukraine est d’être un pont entre l’Europe et la Russie, pas d’être la dernière roue de la charrette bruxelloise ou un porte-avions américain au cœur de l’Eurasie.

Voici pour l’état des lieux, en évolution permanente. Mais il faut aussi s’attarder sur quelques zones d’ombre. Les nationalistes ukrainiens sont-ils sincères et manipulés, ou bien sont-ils complices des menées occidentales ? Certains d’entre nous sont fascinés par les mouvements Svoboda ou Praviy Sektor. Les voici déchirés entre leur poutinophilie et une certaine nostalgie. Je vais donc leur permettre de régler ce dilemme. Il ne suffit pas de se promener avec des tatouages et des colifichets pour avoir une conscience politique. La question est plutôt : « dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es ».

Le 7 février, soit deux semaines avant le coup d’Etat, Oleh Tyahnibok, leader de Svoboda, parade aux côtés de Victoria Nuland, d’Arseni Iatseniouk, son poulain (futur Premier ministre du gouvernement provisoire) et accessoirement membre de la Trilatérale, et enfin de Viktor Klitschko, le boxeur président du parti UDAR, qui est soutenu par l’International Republican Institute et le National Democratic Institute, tous deux bien connus pour être des courroies de transmission du Département d’Etat américain. On ajoutera que les trois interlocuteurs de Tyahnibok sont juifs, ce qui explique sans doute le soutien indéfectible que leur prodiguent nos produits maison, Fabius et Lévy. De quoi faire se retourner dans sa tombe Stefan Bandera, fondateur de Svoboda, qui ne passait pas pour être philosémite.

Ce n’est pas la première fois que des mouvements qualifiés de populistes, et même de fascistes et de néonazis, se commettent avec les sionistes. Je rappellerai l’étrange voyage en Israël, en 2011, de 35 leaders européens des dits partis : Geert Wilders pour le PW hollandais, Filip Dewinter pour le Vlaams Belang flamand ou Heinz Christian Strache pour le FPÖ autrichien, parmi d’autres (Suédois, Allemands…). J’y ajouterai le pèlerinage de Louis Aliot, vice-président du FN, à Yad Vashem, la même année.

Quant à Praviy Sektor, son cas est encore plus intéressant. Né « spontanément » à l’automne 2013 de l’union de quelques groupuscules qui jugeaient Svoboda trop mou, il est subventionné par la diaspora ukrainienne des Etats-Unis (sic). Bizarrement, en mars 2014, Praviy Sektor fonde une nouvelle structure, Russian Legion, formée de Russes et destinée à lutter contre Poutine, y compris par des actes terroristes en Russie, notamment la destruction de pipelines. Pire encore, Dmitry Yarosh, le chef de Praviy Sektor, a fait alliance avec l’islamiste tchétchène Dokou Oumarov dans le but de « créer un front antirusse de l’Ukraine au Caucase ». Pour finir, j’ajouterai que Yarosh et des leaders du mouvement ont été reçus par l’ambassadeur d’Israël à Kiev, Reuven Din El, et se sont engagés à « lutter contre le racisme et l’antisémitisme ». Ce qui fait tache pour de soi-disant néonazis !

Quant à nous, notre positionnement est clair : les amis de nos ennemis (et les ennemis de nos amis) ne sont pas nos amis. Entre l’Occident (Etats-Unis, UE, Israël et quelques autres) qui veut imposer aux peuples une société mondialisée, déculturée et métissée, et un Poutine qui prône une révolution conservatrice et défend l’identité européenne et blanche, en rejetant l’immigration allogène et en réduisant l’islam conquérant, notre choix est fait.

Il y a vingt ans, j’avais tenté de convaincre mes amis croates et serbes de ne pas se tromper d’ennemis, à savoir les Bosniaques musulmans soutenus par « l’Occident ». Cela n’empêcha pas les néo-oustachis et les néo-tchetniks, les uns partisans de la Grande Croatie et les autres de la Grande Serbie, de s’entretuer au nom de toutes les haines accumulées. Il n’y eut que des vaincus : les Croates ne purent annexer la province d’Herceg Bosna et furent contraints de cohabiter avec les musulmans (qu’ils haïssent), et les Serbes durent abandonner la Krajina et la Slavonie, avant de perdre le Kosovo. Que ceci serve de leçon à tous les nationalistes dont le regard se limite aux rancœurs du passé, particulièrement à l’est de l’Europe.

Il serait ainsi dommage que les nationalistes ukrainiens soient aveuglés par leur russophobie, même si celle-ci est justifiée par le traitement infâme que leur ont infligé les Soviétiques pendant plus de 70 ans. Car l’Ukraine a le malheur de se situer au mauvais endroit tout en étant le « grenier à blé » de l’Europe de l’Est et un réservoir énorme de ressources naturelles. L’Ukraine a tout pour attiser les convoitises. Mais elle est aussi extrêmement fragile, car fracturée entre deux peuples inassimilables : l’Ouest catholique, dont l’histoire et la culture regardent vers la Pologne, la Lituanie et l’Autriche, et l’Est orthodoxe, qui n’a d’yeux que pour Moscou. Ce qui est donc en jeu, c’est un risque immense de guerre civile. Et pire encore. Qu’on se souvienne de ces mots de Jacques Benoist-Méchin, dans L’Ukraine, fantôme de l’Europe : « Et dans ce décor d’enfer, qui défie toute description, cinq armées différentes, venues de tous les coins de l’horizon, vont passer et repasser « comme une râpe » sur le corps sanglant de l’Ukraine : armée polonaise de Pilsudski, armée ukrainienne de Petlioura, armée blanche de Denikine et de Wrangel, armée noire des paysans anarchistes de Makhno, et enfin armées rouges de Staline et de Budienny ». L’Histoire n’est qu’un éternel recommencement.

AC

 

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Taubira maintenue au ministère de la Justice : manifestation spontanée hier…JDC demain…


Place Vendôme : violente expulsion des Sentinelles par actuclip

Tous dans la rue ce WE avec les JDC

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Remaniement : les 3 fautes de François Hollande !

Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine, revient sur les 3 fautes commises par François Hollande lors du remaniement : morale, politique et esthétique !

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02/04/2014

Une nouvelle publication lancée par Synthèse nationale : "Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme"...

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Ne laissons plus les autres falsifier notre Histoire.

Une nouvelle revue pour rétablir la vérité…

Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

Un peuple qui ne connaît pas son Histoire est un peuple condamné… Il en va de même pour une famille politique.

Beaucoup pensent, ou voudraient penser, que la Droite nationale est née comme cela, il y a quelques décennies, telle une génération spontanée, de la conjugaison d’une crise latente et de la volonté de quelques hommes de qualité. En réalité, l’émergence de la Droite nationale (et nationaliste) au début des années 80, que ce soit en France où un peu partout en Europe, est la résultante de toute une histoire, faite de héros et d’événements, de périodes exaltantes et d’autres plus sombres, que beaucoup de militants d’aujourd’hui ignorent, hélas, trop fréquemment.

Les expériences du passé permettent de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Celles-ci peuvent être enrichissantes si elles sont bien comprises. Le monde change en permanence, les enjeux évoluent, mais nombre de réalités demeurent constantes. S’il est important de ne pas rester les yeux rivés sur un passé, adulé ou honni, il ne faut pas pour autant rejeter complètement celui-ci.

Nos adversaires, et aussi parfois nos amis, ont une vision manichéenne des choses qui leur interdit d’être objectifs. Notre devoir est de rétablir la vérité, même si celle-ci n’est pas toujours aussi heureuse qu’on le souhaiterait. C’est dans l’intérêt des combats que nous menons actuellement.

C’est dans cet esprit que la revue Synthèse nationale, que je dirige depuis sa création il y a maintenant 8 ans, a décidé de lancer Les Cahiers d’Histoire du nationalisme, cette nouvelle publication que vous aurez bientôt entre vos mains. Elle est destinée à faire connaître, aux militants de la cause nationaliste bien sûr, mais aussi au plus grand nombre de nos compatriotes, les hommes et les femmes, ainsi que les grands faits, qui ont marqués l’histoire, souvent ignorée et trop souvent caricaturée, de notre famille politique.

Régulièrement, à chaque livraison, Les Cahiers d’Histoire du nationalisme aborderont un thème, qu’il s’agisse de la vie et du combat d’un personnage historique, comme c’est le cas dans le premier numéro qui sort à l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition de Léon Degrelle, d’une période au cours de laquelle les nationalistes ont joué un rôle important ou encore celle d’un mouvement ou d’une organisation qui a marqué son temps. Bref, ce ne sont pas les thèmes ni les sujets qui manquent...

Pour ce premier numéro, nous avons demandé à notre ami Christophe Georgy, le dynamique Président de l’Association des Amis de Léon Degrelle, donc fin connaisseur de cette épopée fantastique que fut la vie du fondateur du rexisme belge, de rassembler les témoignages sur ce personnage mythique qui ne laissait pas insensibles ceux qui, admirateurs ou détracteurs, ont eu l’occasion de l’approcher. Léon Degrelle nous a quitté il y a tout juste 20 ans, le 31 mars 1994. Il nous a semblé utile de rappeler, à travers ces diverses contributions, qui il était, ce que furent ses idées et son combat, ainsi que l’aventure héroïque qui fut la sienne.

Et puis, d’autres numéros suivront. La deuxième livraison, prévue pour mai, traitera du nationalisme révolutionnaire de François Duprat, autre personnage mythique du Panthéon nationaliste… Un autre numéro, consacré au Maréchal Mannerheim, chef de la Finlande des années 40, qui mena la vie dure à la sanguinaire Armée soviétique qui tentait d’annexer son pays, est en préparation…

Une dernière chose : pour pérenniser cette nouvelle collection et pour que vous ne manquiez pas un numéro, nous vous proposons la classiques formule de l’abonnement (voir PJ). Celle-ci, indépendante de l’abonnement à Synthèse nationale, vous permettra de recevoir, à un prix attractif de lancement (95,00 €, franco de port, au lieu de 110,00 €, valable jusqu'au 30 avril), chaque numéros des Cahiers d’Histoire du nationalisme dès leur parution.

Cette entreprise a pour objectif de rétablir la vérité sur notre histoire. Il était urgent de la lancer. Aujourd’hui, c’est chose faite. Nous savons que nous pouvons compter sur votre aide et sur votre fidélité pour la continuer…

Ce 1er volume consacré à Léon Degrelle, réalisé sous la direction de Christophe Georgy, comprend une très bonne biographie, les textes de Francis Bergeron, Pierre Vial, Jean-Yves Dufour, Alexandre Gabriac, Camille Galic, Joël Laloux, Fernand Kaisergruber, Michael Hemday, Armand Gerard, Alberto Torresano, Edwige Thibaud, Henri de Fersan, Yvan Benedetti, Pierre Gillieth et Saint-Loup ; des dessins inédits de Godus, Ignace, Peper et Korbo et un cahier photo...

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Valls à Matignon, le choix de la division

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François Hollande avait-il le choix ? Martine Aubry n’était pas partante. Laurent Fabius se tapit sous les lambris du Quai d’Orsay, en espérant tirer les marrons du feu. Pascal Lamy s’est déclaré trop vieux. Le chômage a carbonisé Michel Sapin. Jean-Yves Le Drian a décliné. Jean-Marc Ayrault s’est accroché, rechignant à tendre sa lettre de démission à un patron sous les 20 % de popularité, mais la vague des municipales l’a emporté. Ne restait guère que Manuel Valls. Non-choix d’un président complètement dépassé, comme le prouve la suite : offrir le poste de n°2 du gouvernement à Cécile Duflot. Laquelle a refusé. On a au moins échappé à ça.

À y regarder de plus près, l’option Valls est aussi un coup de poker. Chirac avait refusé Matignon à Sarkozy, croyant enrayer ainsi son ascension. Hollande, lui, voudrait faire de Valls son Rocard, escomptant qu’au train où vont les choses, les trois ans qui nous séparent de la présidentielle suffiront largement pour qu’il le rejoigne dans les tréfonds de l’impopularité. L’étoile de Valls, en effet, a déjà bien commencé à pâlir.

Personne n’a oublié la répression brutale des opposants à la loi Taubira, bien loin des procédures légales : gaz lacrymogènes sur des familles, arrestations pour port de sweat-shirts subversifs, chantage à la naturalisation pour faire d’une jeune étudiante russe un indic, gardes à vue infondées par milliers, prison ferme pour des opposants qui n’ont rien cassé ni blessé personne. Personne n’a oublié que le ministre de l’Intérieur, Luke Skywalker de carton-pâte, avait traité les manifestants de « forces sombres ».

Personne n’a oublié qu’il a amusé l’opinion pendant un mois avec la quenelle, geste antisystème devenu, par le truchement d’Alain Jakubowicz (président de la LICRA), une « sodomisation des victimes de la Shoah ». Valeurs actuelles livrait, il y a peu, que le jusqu’au-boutisme du ministre n’avait pas été sans rapport avec l’influence d’Anne Gravoin, sa seconde épouse, par laquelle il s’est déclaré « éternellement lié à Israël ». Cette même épouse qui somme les services de police de faire sauter les P.-V. de ses amies garées sur le bateau en bas de chez eux.

Personne n’a oublié les sorties à l’emporte-pièce dans l’hémicycle : la droite responsable du retour du terrorisme en France, la droite sur laquelle pèse systématiquement la suspicion d’être extrême quand elle se contente de demander la neutralisation de groupuscules violents. Personne n’a oublié la complaisance sans nom à l’égard des militants antifas, que ce soit à Paris, Rennes ou encore à Nantes. Et personne n’a oublié, derrière les outrances de langage, le très mauvais bilan : atteinte aux biens, violences physiques, cambriolages, règlements de compte, vols à main armée, trafic de stupéfiants… tous indicateurs en forte hausse depuis deux ans.

Personne n’a oublié que le ministre de l’Intérieur, qui a fait régulièrement son nid dans celui du Premier ministre, du ministre de la Famille et de bien d’autres encore, n’était au courant d’aucune des récentes affaires compromettantes pour la gauche : l’affaire Cahuzac ? Jamais entendu parler. Les écoutes de Nicolas Sarkozy ? Découvertes dans la presse ! Pour un peu, on croirait qu’il a appris sa nomination au poste de Premier ministre en lisant Boulevard Voltaire.

Personne n’a oublié l’insupportable ton de donneur de leçons à l’endroit d’un pompier volontaire refusant de lui serrer la main. Personne n’a oublié que Manuel Valls entendait désormais régenter Internet, à commencer par les réseaux sociaux, afin de museler les oppositions trop agitées. Personne n’a oublié qu’il joue en permanence un camp contre l’autre, y compris à l’intérieur de son propre parti. Personne n’a oublié que celui qui n’a que le mot « République » en bouche constitue un ferment de division permanent pour la France. Et surtout pas François Hollande.

Eli Veugnol

 

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Valls à Matignon, un poison d’avril pour Mélenchon

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En ce début de semaine post-Bérézina, pour la gauche de la gauche, l’addition est plutôt salée. Si Marie-Noëlle Lienemann pique une grosse colère, ce n’est rien à côté de celle de Mélenchon ! Est-ce une surprise ? Non, car après l’humiliation des urnes, le locataire de l’Élysée vient en effet de nommer le ministre… le moins à gauche qui soit, lequel culminait à peine à 6 % lors des primaires socialistes.

Manuel Valls, dit « El Blanco », s’installe à Matignon : un véritable bras d’honneur pour les socialistes à l’ancienne qui ne comprennent toujours pas qu’ils se sont trompés de séance. Le nouveau film est en version sous-titrée bruxelloise, et à la place de la comédie attendue, c’est un film noir qui défile sur le grand écran de la mondialisation. L’âpre goût de la réalité, sans doute. Au fond de la salle, les cierges allumés lors du discours du Bourget sont éteints : ils se sont pris un seau d’eau sur la mèche… Il n’y a jamais eu de combat contre la finance, il n’y a jamais eu de « Moi Président ». Il n’y a jamais eu de président. Cette fois-ci, le figurant Hollande a dit « On ne joue plus ». Certains ont mis deux ans à comprendre !

Poison d’avril… Alors forcément, pour Jean-Luc Mélenchon, le compte n’y est plus. Mal rasé, le regard vague d’après-cuite, le tribun avait lundi soir la mine d’un Ramon Zarate à qui Tintin aurait confisqué les couteaux. Armé de sa seule mais fidèle cravate rouge sang, celui-là même qui avait appelé à voter Hollande en 2012 lui a pourtant déclaré la guerre ce lundi soir. C’est tout juste si les orgues de Staline n’allaient pas pointer leurs museaux à l’orée du bois démocratique.

Selon Merluche, le président « montre qu’il n’a rien compris au message adressé par les Français. Il nomme comme Premier ministre le plus grand commun diviseur de la gauche [...]. À un désastre électoral, François Hollande ajoute un suicide politique. »

Si le Front de gauche est une armée mexicaine à la dérive, cela n’empêche pas son Alcazar d’appeler à la révolte le 12 avril prochain. Cette manif s’appuiera « sur un arc de forces et d’associations extrêmement large sur le thème “trop c’est trop”. Il est temps pour nous d’affirmer un ras-le-bol de gauche, donc il y aura une immense marche de protestation car il faut prendre à bras-le-corps le problème que pose un gouvernement de gauche qui fait une politique de droite. » Les écolos seront les bienvenus, précise-t-il.

Néanmoins, n’est-ce pas un peu tard ? Avec le matador anti-quenelle, le pouvoir va s’enfoncer un peu plus dans cette voie sans issue de l’austérité commandée par l’Union européenne. Quand la gauche est laminée jusqu’au plus profond d’elle-même, la droite se retient d’applaudir le caudillo de fête foraine. Maintenant se dresse le mur des européennes. Mélenchon aurait pu s’en réjouir, mais il n’a pas le cœur à ça. Et pour cause : le FN va rafler la mise à sa place.

Joris Karl

 

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Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3134 du 27 mars 2014

 

PEGGY la cochonne est une célèbre marionnette qui fait partie du Muppet show. Elle est éprise de Kermit la grenouille (« Kermitou d’amour ») et autres mâles de toutes origines. Jean-Marie Le Pen s’est encore fait remarquer samedi 15 mars lors d’un meeting du Front National à Toulouse, où il était venu soutenir le candidat Serge Laroze. Dans une vidéo extraite d’un reportage du JDD, on peut voir Jean-Marie Le Pen signer un autographe à une femme prénommée Peggy à qui il demande : « C’est vous la cochonne ? ». Elégant, le Menhir…

 

JEAN-MARIE LE PEN N’AURAIT PAS PRIS D’ÉTRANGERS SUR LES LISTES FN

 

Des Portugais, des Roumains, des Belges…Plusieurs dizaines d’étrangers, tous d’origine européenne, étaient inscrits sur les listes Rassemblement Bleu Marine (RBM), alors que le FN est théoriquement opposé au droit de vote des étrangers. Cela n’a guère plu à Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front national. « Personnellement, je n’aurais pas pris d’étrangers sur ma liste », a-t-il déclaré quatre jours avant le scrutin sur BFMTV/RMC, ajoutant : « Je ne suis pas européiste, mais eurosceptique. » En Ile-de-France, les listes soutenues par le FN comptent une vingtaine de citoyens portugais. A Paris, trois Espagnols. Et puis des Roumains dans les Pyrénées-Orientales. On ose espérer que ce ne sont pas des Rroms ! Une Bulgare à Villeurbanne, une Belge et une Portugaise sur la liste d’Aliot, à Perpignan. Etc. Remarquons qu’il est infiniment moins grave de placer des Européens sur les listes FN que de s’aventurer dans la “diversité”, qui, tôt ou tard, revient comme un boomerang au visage des apprentis sorciers.

 

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CONNAISSEZ-VOUS PAUL BISMUTH ?

 

Paul Bismuth est tout simplement le nom d’emprunt derrière lequel s’abritait Nicolas Sarkozy pour téléphoner à son avocat de façon, croyait-il sécurisée. Il se savait sur écoutes et utilisait un autre téléphone qu’il croyait discret. En somme une ligne secrète. Las, les policiers, qui ne sont pas forcément des imbéciles, avaient éventé la manœuvre et écoutaient allègrement les conversations les plus secrètes de l’ancien Président et de son avocat Thierry Herzog. Leur objectif : contrer les enquêtes et les procédures en cours dans les affaires concernant Sarkozy. Mediapart relève la mise en place d’« un cabinet noir pour neutraliser les juges qui enquêtent sur lui ». Les deux compères citent, à plusieurs reprises, un « correspondant » et des “amis”, qui les tiennent informés de l’évolution de procédures judiciaires en cours. Gilbert Azibert, magistrat de la Cour de cassation qui surveille le dossier des agendas de Nicolas Sarkozy saisis par les juges de Bordeaux est plus que fortement soupçonné d’être ce “correspondant” et “ami”. Il est vrai que les propos de Herzog ne sont guère ambigus. Gilbert Azibert aurait bien “bossé”. Il ambitionnait, paraît-il, une sinécure au Conseil d’Etat de Monaco en échanges de ses renseignements. Nos lecteurs savent qu’il aurait fait un malaise et serait tombé dans les escaliers après que son implication fut évoquée. D’aucuns évoquent une tentative de suicide. Une enquête pour trafic d’influence a été ouverte le 26 février 2014. Elle est à l’origine de perquisitions menées début mars aux domiciles et dans les bureaux de Thierry Herzog et de Gilbert Azibert. Il est vrai que les écoutes donnent des résultats étonnants. Ainsi Thierry Herzog se dit confiant sur le sort des agendas de l’ancien président, saisis par les juges chargés de l’affaire Bettencourt… « sauf si le droit finit par l’emporter » ! Il évoque aussi « ces bâtards de juges de Bordeaux ». Un dialogue digne d’un film de gangsters a lieu le 1er février entre Sarkozy et Herzog. Les deux hommes envisagent d’organiser une fausse discussion sur la ligne principale de l’ancien président. Comme Sarkozy se savait écouté sur cette ligne, il souhaitait “enfumer” les policiers en leur donnant l’impression d’avoir une conversation normale sur la Cour de cassation. Hélas pour lui, la seconde ligne était aussi sur écoute.

 

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LES PASSE DROITS DE MADAME VALLS

 

Valls et sa police savent se montrer féroces avec les Veilleurs mais, ô combien conciliants, quand il s’agit de l’épouse du ministre. Anne Gravoin, l’épouse violoniste, en sait quelque chose. Le 28 janvier, un agent de surveillance de la voie publique verbalisait les véhicules en infraction dans la rue du 11ème arrondissement où habite le couple. La pervenche verbalisa ainsi une Toyota. Effroi du policier en faction. Il ne fallait pas verbaliser ce véhicule. Trop tard ! En fait, raconte Le Point.fr, ce policier avait été appelé le matin même sur le téléphone de service, par Anne Gravoin qui lui expliquait qu’elle attendait la visite d’une amie qu’il convenait de ne pas verbaliser si son véhicule était mal garé. Quand l’épouse du ministre découvre que ses consignes n’ont pas été suivies d’effet, elle s’énerve, déclarant : « J’appelle immédiatement Manuel ». Deux heures plus tard, l’affaire était réglée et le PV avait été jeté à la poubelle… Ce n’est pas la première fois qu’elle joue la Trierweiler. Agacée par le nombre de SDF qui hantent le quartier, elle les aurait tout simplement fait déplacer… Lorsque l’ex-femme de Valls se fit voler son sac à main, en février 2013 à Evry, la police technique et scientifique fut mobilisée. Le sac fut retrouvé et rapporté, certes vidé de son argent, par le commissaire en personne, qui visait sans doute la Légion d’honneur.

 

BIZARRE : LES MÉMOIRES DE JMLP BLOQUÉES CHEZ L’ÉDITEUR

 

Robert Ménard, ex-patron de Reporters sans frontières (RSF) et candidat soutenu par Marine Le Pen à la mairie de Béziers, et sa femme, Emmanuelle Duverger ont réalisé un livre d’entretiens avec Jean-Marie Le Pen. Sa publication était programmée en octobre 2013, selon les informations livrées par L’Express qui en dévoile quelques extraits. JMLP dément qu’il s’agit stricto sensu de Mémoires, mais Ménard passe cependant la vie du Menhir au crible, avec la complicité de celui-ci. Pourquoi la parution est-elle bloquée ? La faute à l’éditeur ? Pas du tout. « Mais pourquoi avoir attendu quasiment la veille de l’envoi à l’imprimerie pour interrompre le processus ? » s’interroge un proche de l’éditeur. La mise en place de 20 000 exemplaires de l’ouvrage avait même été annoncée au diffuseur Interforum. Des recettes non négligeables en perspective — environ 200 000 euros — pour l’éditeur Luc Jacob-Duvernet. Ce n’est évidemment pas l’éditeur qui a bloqué l’impression et la diffusion. Alors ? En fait, c’est Robert Ménard lui-même qui en a stoppé la sortie, expliquant à Jacob-Duvernet « qu’il ne souhaite pas gêner ses alliés pour les municipales, ni renforcer l’idée qu’il est un sous-marin du Front national ». Les alliés en question, comme Debout la République (DLR), soucieux de ne pas être assimilés au FN, auraient peu apprécié une telle parution en pleine campagne électorale. L’éditeur a lourdement insisté pour que Ménard change d’avis. Réponse de Ménard : « Je ne peux pas, je ne peux absolument pas ». Certains évoquent l’hypothèse que les pressions qu’il a subies viendraient aussi de la Présidente du FN, peu désireuse que son père vienne troubler la campagne des municipales avec quelques provocations qu’elle craignait de découvrir dans le livre. Il paraît, selon L’Express qui a pu consulter l’ouvrage, que « Le Pen retrouve sa verve et son goût pour la provocation, notamment pour croquer les nombreuses personnalités qu’il a croisées, escortées ou combattues en plus de cinquante ans de vie politique. Poujade, Tixier-Vignancour mais aussi François Mitterrand et Jacques Chirac. » Il rappelle ainsi cette scène où Mitterrand, « homme de Vichy qui sait certainement beaucoup de choses », est venu lui serrer la main à l’issue d’un discours au Parlement de Strasbourg, en 1995. Le Pen évoque ses quatre rencontres avec Jacques Chirac dont deux secrètes, l’une avant le premier tour de la présidentielle de 1988, l’autre entre les deux tours. A un moment, il lâche : « Il y a une énigme Chirac. Il n’est pas le fils de sa mère », laissant entendre que Chirac serait un enfant juif adopté. Une rumeur que les biographes ont écartée à tort ou à raison. On devine pourquoi Marine Le Pen n’a aucune envie que cet ouvrage paraisse en pleine campagne. Paraîtra-t-il un jour ? Rien n’est moins sûr.

 

ERIC RAOULT ET SES FANTAISIES SEXUELLES (SUITE)

 

On en sait un peu plus quant à l’affaire du harcèlement sexuel pour laquelle le maire UMP du Raincy et ancien ministre Eric Raoult est accusé par une ancienne collaboratrice à qui il a envoyé des milliers de textos. Il se défend avec des arguments parfois étonnants évoquant « un moment de faiblesse qui est arrivé pendant mon premier accident vasculaire cérébral. Certains textos étaient écrits sur le ton de l’humour ». Beaucoup d’humour, en effet dans ces textos tels : « Vous êtes très bien foutue. Avec le vin, vous faites tourner la tête des mecs », « Vous êtes trop chaude ? » ou encore « Agnès, la reine des caresses ». Interrogé par L’Express, Éric Raoult concède encore avoir « deux, trois fois, enfin un peu plus » dû dire « qu’elle était jolie ». Et il ajoute : « Maintenant, c’est vrai, j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette fille mais je jure qu’il ne s’est rien passé ». « Je n’ai eu aucune relation sentimentale avec Agnès Desmarest ; peut-être fantasmagorique, aucunement sexuelle. » Mais oui, il ne s’est rien passé tout simplement parce qu’elle ne le voulait pas ! Il tente de se trouver des excuses, expliquant : « Entre le moment où elle a été engagée et le moment où je l’ai rencontrée, elle a fait refaire sa poitrine et sa physionomie a changé »: Un argument majeur que toute la Cour d’Assises retiendra ! En attendant, Éric Raoult est dans de sales draps, c’est le cas de le dire !

 

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31/03/2014

Fin du peuple français par le métissage : Bachir et Mounir sont lucides

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Lu dans L’Immonde, ce constat lucide d’étrangers, sur ce qui arrivera s’il n’y a pas de révolution dans les prochaines années. Ils ne sont guère inquiets sur le fait que le FN puisse prendre des mairies et savent que le temps et la démographie jouent pour eux.

« « De toute façon, le racisme, c’est fini dans vingt ans, est persuadé Bachir, qui ne peut voter faute d’avoir la nationalité française. Celui qui est raciste aujourd’hui, il aura demain sa fille ou sa petite fille qui se mariera avec un arabe ou un noir. »
« C’est clair », répond Mounir avec ses lunettes de soleil. « Regarde moi. Ma copine, elle est française. Au départ avec son père, on s’entendait pas, mais maintenant ça va mieux. Par contre, ses grands-parents… ». « Si le FN refait vivre la ville, tant mieux », conclut Bachir, avant d’aller voir si un client montre le nez dans son salon de coiffure. »

 

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2e tour des municipales : débâcle prévisible de la gauche

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Le deuxième tour des élections municipales a confirmé la déroute de la gauche, due au rejet massif de Hollande et du gouvernement socialiste – qui ne satisfont personne.

Cela se traduit par de larges progrès de l’UMP, qui prend ou reprend nombre de municipalités.
Le FN (ou « Rassemblement bleu marine » plutôt)  en profite aussi, et connait une progression notable, gagnant une dizaine de mairies : Fréjus, Hayange, Cogolin, Beaucaire, Villers Cotterets, Le Luc, Le Pontet, Hénin Beaumont, Marseille (7e sect.), Mantes-la-ville.
Ajoutons-leur la mairie de Béziers conquise par le journaliste Robert Ménard (soutenu par le FN) et les villes d’Orange et de Bollène, où Jacques Bompard et son épouse ont été réélus sans difficultés.
Déconvenue en revanche pour les pontes marinistes Louis Aliot (Perpignan), Gilbert Collard (Saint Gilles, dans le Gard) et Florian Philippot (Forbach), nettement battus en dépit d’un premier tour prometteur.

Le taux d’abstention est remarquable : ce record historique confirme le divorce croissant entre le peuple et le système politique.

PS : bien que ce soit en faveur de la fausse droite, on ne peut que se réjouir de la mise à la porte de maires socialistes de grandes villes tels que Pierre Cohen (Toulouse), qui voulait « éradiquer » « tout ce qui est nationaliste »« par le rapport de force physique ».

 

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Sud : la gauche tombe, la droite reprend du poil de la bête et le FN réussit sa percée

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Les sondeurs nous disent souvent que les résultats du premier tour sont amplifiés au second. Ce n’est pas toujours vrai ; la preuve par ceux du Front national.

Certes, il y a Béziers, où Robert Ménard, le nouveau maire passe à 47,30 % des voix. Pour lui, « il s’agit d’une victoire républicaine, puisqu’il n’y a pas de vaincus, mais que des vainqueurs, les Biterrois en l’occurrence. » À Fréjus, le frontiste David Rachline emporte la timbale, avec 45,6 %, tout comme son homologue Julien Sanchez à Beaucaire (39,81 %). Sans compter deux autres villes varoises de moindre importance ayant basculé vers le FN : Le Pontet avec Joris Hébrard (42,62 %) et Le Luc avec Philippe de la Grange (42,02 %).

Ailleurs, dans les grandes villes du Sud, c’est l’UMP qui se renforce, même si le FN ne faiblit pas, quoique faisant moins que ce que les sondeurs pouvaient lui accorder.

A Saint-Gilles, où l’avocat iconoclaste Gilbert Collard trébuche à 48,50 %, tout comme à Brignoles où Laurent Lopez, pourtant, était lui aussi en tête au premier tour, le FN ne parvient pas à transformer l’essai. Autres espoirs déçus pour le Front national, Perpignan, où Louis Aliot, vice-président du FN, échoue de peu avec 44,89 % dans le duel frontal qui l’oppose à l’UMP Jean-Marc Pujol ; échec relatif, son adversaire lepéniste était en tête du premier tour avec 34,18 % des suffrages. Idem à Avignon : Philippe Lottiaux (FN), laisse la place à Cécile Helle (Union de la gauche) avec 35,02 % pour la premier et 47,47 % pour la seconde.

À Marseille, le gros morceau, tout se complique même si les résultats participent d’une même tendance globale, effondrement de la gauche, progression de la droite et percée du Front national. Et pas n’importe où, dans les « tristement » célèbres quartiers nord qui viennent de tomber dans l’escarcelle du lepéniste Stéphane Ravier.

Résultat des plus intéressants, sachant qu’il s’agit d’une zone déshéritée où les « Français de souche » ne sont pas exactement majoritaires. Les électeurs issus de l’immigration qui votaient naguère en masse pour la gauche – politique des grands frères et des subventions aux associations, etc. – sont manifestement partis glisser leur bulletin dans les urnes de l’autre rive. Voilà qui devrait faire réfléchir la gauche de « gouvernement » qui, de mesures sociétales en avancées de progrès paraît se couper de plus en plus d’un peuple électoral qu’elle lui estimait être acquis à jamais. Comme quoi.

Pour le reste, la plupart des grandes villes de la région tombent à droite ; voire même au centre, la preuve par Pau, grâce au miraculé François Bayrou. Gag : même Ajaccio et Bastia passent également à droite. Certes, en Corse, tout est compliqué, mais sur le continent, rien n’est jamais simple non plus.

Nicolas Gauthier

 

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Au nord, une hécatombe à gauche et un maillage réussi pour le FN

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Après Hénin-Beaumont la semaine dernière, fief de gauche depuis quasiment un siècle (et sans discontinuer depuis 1945) passé sous direction frontiste, c’est Hayange en Moselle qui a été conquise par l’ancien militant de la CGT Fabien Engelmann, tandis que Florian Philippot, arrivé en tête au 1er tour, cède pour sa part l’élection au maire socialiste sortant : sans doute le vice-président du Front national a-t-il souffert de l’extrême médiatisation de sa candidature, tout comme dans le sud celle du député Gilbert Collard qui, lui non plus, n’accède pas à la mairie de Saint-Gilles qu’il convoitait.

Le mouvement de Marine Le Pen se consolera dans la moitié nord de la France par son implantation désormais indiscutable sur l’ensemble des départements, ce maillage réussi du pays qui était un des enjeux annoncés par l’ancienne candidate à la présidence de la République.

Outre le Nord où ses candidats portent hauts les scores frontistes (18,20 % pour Philippe Eymery alors que le maire historique Michel Delebarre cède sa mairie avec à peine 26,27 % à son ancien adjoint Patrice Vergriete, qui obtient 55,53 %) ou à Lille (18,22 % pour le frontiste Eric Dillies, derrière l’UMP-UDI Jean-René Lecerf (29,72 %) et le maire PS Martine Aubry à 52 %)…

On notera également la victoire du FN à Villers-Cotterêts en Picardie… Pour le reste, cette moitié nord de la France, c’est une litanie de villes qui basculent de gauche à droite : Laval, Nevers, Caen, Belfort, Tours, Tourcoing, La Roche-sur-Yon, Bar-le-Duc, Quimper… ou qui y restent, comme Bourges, Calais et… Paris !

Au fait, quel souvenir laissera la campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet ? Rien ! Sa nouvelle coupe de cheveux pour l’occasion, peut-être… et encore ! Quand on pense aux scores des listes Chirac, puis de celles de Jean Tiberi après lui, la droite doit amèrement regretter d’avoir voulu éliminer ce dernier en tentant d’imposer le gaulliste de gauche Philippe Séguin… Elle ne s’est donc toujours pas relevée de cette division des siens dans la capitale.

Certes, de nombreuses villes restent à gauche dans la moitié nord de la France : Metz, Rennes, Brest, Lens, Le Mans, Boulogne-sur-Mer et – ô surprise ! – deux villes passent même de droite à gauche : Douai et… Verdun ! On aura tout vu ! Mais n’avait-on pas déjà vu la semaine dernière Niort, bastion socialiste s’il en était, passer à droite ?

Certes, Martine Aubry est réélue. Mais de justesse avec 52 % des suffrages (contre 66,56 % en 2008) et elle risque bien de perdre la présidence de la communauté urbaine de Lille : Roubaix, une des villes importantes de l’agglomération lilloise, étant passée à droite.

La gauche se consolera sans doute, en plus de Paris, de la victoire à Strasbourg de Roland Ries qui conserve son siège au détriment de l’UMP Fabienne Keller ; outre le candidat du Front national qui s’était maintenu, on ne pourra négliger l’impact durant la semaine passée de l’appel lancé par l’ancien député Robert Spieler aux électeurs : « Ne votez à aucun prix pour Fabienne Keller qui hait les nationalistes et soutient le mariage homosexuel ! »

Il semblerait par ailleurs que Villeneuve-Saint-Georges (dans le Val-de-Marne) reste aux mains du Parti communiste de… 30 voix ! Il s’en est donc fallu d’un rien que l’entente électorale « pragmatique » Divers droite/Front national ne gagne son pari… si tant est qu’il soit perdu, puisqu’un recours est d’ores et déjà annoncé.

Philippe Randa

 

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La dégelée

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Venus des six côtés de l’Hexagone, des vingt-deux régions de France, des quatre-vingt-quinze départements métropolitains, les résultats se succédaient, les noms s’égrenaient et les villes tombaient pour la plupart, après des années de vaches maigres, dans l’escarcelle regarnie de la droite parlementaire, UMP, UDI et MoDem alliés : Amiens, Angers, Reims, Caen, Angoulême, Saint-Etienne, Toulouse, Limoges – Limoges, fief socialiste depuis 1912…

Malgré Paris conservé face à l’impétueuse et téméraire Nathalie Kosciusko-Morizet, malgré Lyon, Lille, Rennes, Nantes, Le Mans, Strasbourg sauvés avec des majorités presque partout diminuées, malgré Avignon, seule ville conquise (M. Py n’aura pas à emporter le festival à la semelle de ses souliers), non seulement le deuxième tour ne corrigeait pas le premier, mais il le confirmait, il l’accentuait, il l’aggravait et au lieu du sursaut espéré par certains optimistes, l’abstention progressait encore. Après la claque du 23 mars, c’était la dégelée.

Voilà donc le PS à marée basse. On laissera l’UMP, par la voix de Jean-François Copé (chef autoproclamé de l’opposition), se féliciter, se rengorger, se dire le premier parti de France et qualifier de vague bleue des gains effectivement substantiels qui s’expliquent bien plus par le recul et le rejet de la majorité élue en 2012 que par un quelconque élan, un retour soudain, une adhésion à la majorité alors battue. Le scrutin majoritaire a fait encore une fois de la défaite des uns le succès des autres et si le Front national, en emportant plus de mairies et plus importantes qu’annoncé, s’enracine plus profondément qu’en 1995 et confirme sa place de troisième force politique, force est de constater que les nombreuses triangulaires où il était présent n’ont pas autant nui qu’il l’escomptait à la droite traditionnelle.

Et maintenant ? Au fur et à mesure que la soirée s’avançait, les porte-parole du gouvernement, forcés de reconnaître l’ampleur de la défaite, assuraient qu’ils tiendraient compte du message à eux adressé par le pays – un message qui ressemble furieusement à un coup de pied au cul – et affirmaient qu’on ne pouvait pas faire comme si rien ne s’était passé. Mais encore ? Si leurs propos laissaient déjà deviner que, tout comme leurs interlocuteurs de l’UMP, ils n’hésiteraient pas, le temps de la campagne des européennes implicitement ouverte depuis hier soir, à imputer à l’Union européenne – telle que les uns et les autres l’ont bâtie et nous l’ont imposée – une grande part de responsabilité dans la situation actuelle de la France, on pouvait deviner en filigrane des propos tenus des divergences fondamentales d’analyse et d’orientation.

Tandis que certains, apparemment minoritaires, s’apprêtent à demander à François Hollande de mener enfin la politique de gauche à laquelle il a tourné le dos, d’autres envisagent au contraire de maintenir le cap et d’accélérer ce qu’ils appellent des « réformes ». Justice sociale ou orthodoxie financière, quel choix va faire le président de la République, à supposer qu’il se décide à choisir, qu’il fasse un choix clair et qu’il s’y tienne ?

Mais la question est-elle encore là ? La signification du vote d’hier semble crever les yeux de ceux qui ne veulent pas voir. Ce vote est la conséquence et la manifestation de la souffrance, du découragement, du pessimisme de millions de Français qui ne croient plus aux promesses et aux mensonges de leurs dirigeants, qui leur dénient la capacité et la volonté de les guérir de leurs maux, qui, blasés, écœurés, dégoûtés, se réfugient dans l’abstention d’où ils pourraient bien sortir un jour ou l’autre par la révolte.

Que leur importe que l’on change ou que l’on ne change pas de gouvernement ? Pour les réconcilier avec une République qui n’est plus qu’un vain mot et dont les valeurs sans cesse invoquées ne sont plus qu’une viande creuse, il leur faudrait désormais des résultats, au moins la conviction que ceux qui les gouvernent ne sont mus que par l’intérêt général et l’intérêt national. Or, l’opinion qui prévaut aujourd’hui est que notre pays est mené par des dirigeants qui ne sont ni compétents ni intègres ni indépendants.

Les contorsions, les zigzags, les faux-semblants, les contradictions, les incohérences, les erreurs et les mensonges qui constituent ce que l’on ose appeler une politique ont creusé un fossé entre la caste politique et les citoyens. Alors que tous les yeux se tourneront cette semaine vers l’homme qui dispose encore de tous les pouvoirs qu’il a voulus et dont il fait un si mauvais usage, le drame est que l’on n’en attend ni n’en espère plus rien. C’est à François Hollande qu’il appartient de proposer des solutions, mais c’est François Hollande qui est le problème.

Dominique Jamet

 

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27/03/2014

Les abstentionnistes : encore plus antisystèmes que le parti antisystème ?

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Les résultats du premier tour des municipales sont le signe d’un changement profond dans les représentations collectives françaises. Ce changement n’est pas survenu brusquement le 23 mars, il constitue un processus lent mais sûr. De quelle nature est-il ?

Il s’agit d’aller plus loin que l’évidence : la victoire de la droite libérale sur la gauche du PS (alternance classique), et la percée du Front national ou du souverainisme en général (comme à Béziers). À l’avenir, la tendance à la fin de la bipolarisation de la vie politique française pourrait se confirmer. Ce qui est plus intéressant est la nature de la percée en question, et l’existence du premier parti de France : l’abstention.

La percée du Front national est corrélée non pas à une baisse du score de l’UMP, mais à un net recul de la gauche, que ce soit celle du PS ou, de façon plus intéressante et bien plus importante, de la gauche radicale et du Front de gauche, quasiment inexistants dans les résultats du scrutin. Ceci laisse supposer des reports de voix de cette gauche classique, à la fois sociale et conservatrice sur le plan des mœurs, sur le Front national. Celui-ci remporte au premier tour la mairie d’Hénin-Beaumont, bastion de la gauche ouvrière, et fait plus de 20 % dans des villes de la gauche historique, comme Carmaux, la ville de Jean Jaurès. Contrairement aux bons résultats attendus du FN dans le Sud-Est, ce report fait signe vers un changement qualitatif au sein de l’opinion française : l’émergence, consciente et affirmée, d’un courant à la fois patriotique et social, voire anticapitaliste ; ce changement confirme les analyses, chacune dans un ordre différent, du géographe Christophe Guilluy ou du philosophe Jean-Claude Michéa. Ce nouveau courant, portant des exigences en adéquation avec la situation historique de la France, doit être reconnu ; il fait surtout sauter de vieux clivages. La gauche paie son tropisme cosmopolite et libertaire, à contre-courant des représentations populaires.

L’autre point important est la montée de l’abstention : plus de 38 %, un record historique, inédit dans l’histoire des élections municipales en France. Les abstentionnistes ne sont pas, a priori, tous des passionnés de la pêche le dimanche. On remarque tout d’abord que l’abstention est la plus faible là où le Front national est fort ; on peut donc supposer que certains électeurs sont allés voter Front national là où ils auraient pu s’abstenir, donc que les thèmes du Front national sont parents des motivations de certains pour l’abstention. Ce n’est pas dire que le vote pour le Front national équivaudrait à l’abstention, mais qu’il y a un fonds commun : la dimension contestataire contre le « système ». Autrement dit, en extrapolant, on peut considérer qu’il existe au sein du « parti » de l’abstention une dimension active, affirmative, de contestation des institutions. Et celle-ci se fait plus radicale, pour deux raisons. La première, c’est qu’elle touche à présent aussi les élections municipales, pourtant jusqu’ici populaires en France. La seconde, c’est que si le Front national n’a pas pu mobiliser partout ces abstentionnistes, c’est que ceux-ci pourraient penser que ce parti est encore acteur du système. Les abstentionnistes seraient donc encore plus « antisystèmes » que le parti « antisystème ».

Savoir si cette abstention active et contestataire porte les mêmes idées que le courant social et patriote émergent est difficile. Ce qui est sûr, c’est que ce premier tour signifie l’apparition de nouvelles exigences et de nouvelles synthèses, digérées par l’opinion et donc puissamment politiques. Des troubles sont à craindre si des organisations ne viennent pas leur donner corps.

Romain Lasserre

 

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Balkany, Mellick… et Léotard : retour du clan des Siciliens ou des morts-vivants ?

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Léotard François, ex ministre des gouvernements Mitterrand et Chirac, était en retraite depuis plusieurs années. Oui, mais après les résultats des élections municipales dans sa ville de Fréjus – FN très largement en tête –, il a décidé de sonner le tocsin contre le mouvement de Marine Le Pen : « Nous devons trouver des réponses locales à la situation qui fait désormais de l’extrême droite, démagogique, populiste, anti-européenne une menace pour l’esprit républicain et le rayonnement de la France […] Des conseils locaux de citoyens libres doivent se développer dans toute la France, associant des familles de pensée différentes, mais se trouvant réunies dans chaque ville par une volonté commune de ne pas laisser la République livrée à ses adversaires. »

C’est qu’il vaut sans doute mieux la laisser entre des mains comme les siennes, lui qui se mit en retraite forcée de la politique suite aux multiples affaires peu reluisantes auxquelles son nom est associé : soupçons dans la commandite d’assassinat sur la députée Yann Piat ou les frères mafieux Saincené, condamnation à 10 mois de prison avec sursis pour financement illicite de parti politique et blanchiment d’argent, suspicion d’avoir sous-payé son ancienne propriété de Fréjus et d’avoir fait supporter à la collectivité la construction d’un mur la séparant d’un parc… Du lourd, comme on peut le constater, autant que son triple pontage coronarien depuis lequel il ne sévissait plus que dans l’écriture d’essais et de romans.

Toutefois, « l’indignation citoyenne », même aussi douteuse que la sienne, est-elle l’unique raison de sa réapparition ? Ne serait-ce pas plutôt l’ouverture d’une enquête les visant, lui et l’ex-Premier ministre Édouard Balladur, dans le volet financier de l’affaire Karachi qui vient d’être demandée par le procureur général près la Cour de cassation à la Cour de justice de la République (CJR) ? Simple interrogation citoyenne…

Mais ce n’est pas le seul retour d’un mort-vivant de la politique sous le feu des médias : le premier tour des élections municipales de dimanche dernier a rappelé aux bons souvenirs des électeurs un nombre impressionnant de mis en examen ou de condamnés assez stupéfiants.

Des UMP Patrick Balkany (sous le coup d’une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale » et d’une information judiciaire pour détournement de fonds), réélu au premier tour, ou Jean-Pierre Bechter (mis en examen pour des soupçons de fraude électorale), arrivé en tête, en passant par l’UDI André Santini (condamné en janvier 2013 à deux ans de prison avec sursis et à une peine d’inéligibilité de cinq ans pour détournement de fonds dans l’affaire de la fondation d’art Hamon), réélu avec 67 % des voix, au socialiste Jacques Mellick (condamné à cinq ans d’inéligibilité en 1997 pour faux témoignage) en tête du scrutin à Béthune… et sans compter nombre de « moins connus » ici ou là, toutes tendances UMPS et complices confondues, une constatation s’impose : les électeurs semblent se moquer de la moralité de leurs élus autant que ceux-ci se moquent des décisions de justice qui les frappent… ou les ont frappés.

C’est ça, aussi, la démocratie ? Il semble, en effet…

Philippe Randa

 

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Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3133 du 20 mars 2014

 

ON SAIT que les Britanniques ont un certain sens de l’humour. Chris Joannides, conseiller municipal conservateur du district londonien d’Enfield, le paie très cher. Sur sa page Facebook il avait posté une photo d’une femme en burqa, flanquée de sa fille, également en burqa, et de deux sacs-poubelles. Légende : « Je l’ai rencontrée là et je lui ai dit qu’elle avait trois beaux enfants. Elle n’avait pas à se mettre en rage et à me menacer. C’était juste une erreur ! » Du coup, la police, la justice, les media, les lobbys, ses amis qui aujourd’hui ne sont plus ses amis, le parti conservateur ont glapi d’importance. Il fallait qu’il fût exécuté. Le groupe conservateur au conseil municipal d’Enfield a immédiatement suspendu Joannides. Le Guardian a consacré tout un article à ce « racisme contre les musulmans ». Selon Azad Ali, président du Muslim Safety Forum, « c’est un exemple choquant de l’islamophobie institutionnalisée et normalisée. Nous comptons que le Parti conservateur prendra une position vigoureuse contre ce comportement, et qu’il prouvera que ses efforts en direction de la communauté noire et des minorités ethniques ne sont pas purement symboliques. Nous suivrons en outre cette affaire avec la police de Londres et veillerons à ce que toute la rigueur de la loi soit appliquée ». Et qu’a fait Cameron qui cherche à accroître la popularité (faible) du Parti conservateur parmi les minorités ethniques ? Il s’est couché ! Joannides quant à lui a expliqué qu’il n’était pas raciste. La preuve, il est issu d’une minorité “ethnique” (il est chypriote grec). Que voulez-vous que je vous dise. Avec des combattants pareils, on n’est pas sorti de l’auberge…

 

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HOLLANDE, UNE HONTE POUR LA FRANCE

 

Comment est-il possible d’être aussi nul, aussi nullissime, aussi crétin ? C’en est presque incroyable. Hollande, cet exceptionnel zozo, n’a rien trouvé de mieux, lors du dîner du CRIF, où ce lèche-botte de première bourre était évidemment présent, histoire de se prosterner devant les kippas, que d’évoquer avec émotion l’affaire Merah. Hollande avait osé déclarer : « C’est le fanatisme et non l’islam, qui a guidé le bras assassin de Merah à Toulouse et à Montauban lorsqu’il a abattu Jonathan, Gabriel, Arieh, Myriam, Imad Ibn Ziaten, Mohamed Legouad et Abel Chennouf. Quatre juifs, trois musulmans. Tous Français ». Problème : Abel Chennouf, militaire tué par Mohamed Merah à Montauban, n’était absolument pas musulman, mais catholique. Le père d’Abel Albert Chennouf-Meyer a protesté dans une lettre ouverte à François Hollande, évoquant une « agression verbale ». Il a écrit au Pingouin : « Lors de votre intervention au dîner du Crif […], vous affirmiez dans votre discours […] que Merah avait assassiné quatre juifs et trois musulmans. Mon épouse Katia, Tony et Sabrina mes enfants et moi-même, nous nous élevons et condamnons fermement votre inculture, votre agression verbale et votre mépris vis-à-vis de notre enfant Abel Samy Arnaud, qui est catholique de son état et non musulman. Je vous saurai gré de ne plus citer le prénom de mon fils, laissez-le dormir en paix ». Et il conclut par ces mots : « J’en veux plus à l’Etat qu’à Merah ! » Décidément, Hollande est une honte pour la France…

 

LE DALAÏ LAMA, UN GRAND COMIQUE DANS SON GENRE…

 

Le dalaï lama était il y a quelques jours en visite officielle à Washington. Il n’a pas manqué de dire des choses importantes. Interrogé sur le mariage homosexuel, il a répondu : « Si deux personnes, un couple, estiment que c’est plus pratique (?), que cela les satisfait plus et que les deux côtés sont d’accord, alors d’accord ». Il a bien entendu, condamné l’homophobie, expliquant que « c’est une violation des droits de l’homme ». Et dire qu’il y a encore des gens pour croire que le dalaï-lama est un grand homme !

 

UN ÉTONNANT ROMAN “UCHRONIQUE”

 

C’est Bruno de Cessole qui évoque dans Valeurs actuelles un étonnant roman de Bernard du Boucheron, Le cauchemar de Winston (Editions du Rocher, 190 pages, 17 euros) qui paraît le 20 mars. Rappelons ce qu’est l’uchronie : c’est la tentation de refaire l’histoire avec des “si”. Si Louis XVI n’avait pas été arrêté à Varennes, etc. Bernard du Boucheron évoque la Seconde Guerre mondiale. Le Führer renonce à attaquer la Russie, et conclut avec Staline un traité de paix et d’amitié perpétuelle. L’Angleterre et le Reich se partagent leurs zones d’influence, suite à la médiation entreprise par Rudolf Hess. En France, le successeur du Maréchal, décédé en 1951, est un ancien secrétaire d’Etat aux prisonniers, qui avait séduit le Maréchal. François Mitterrand comme successeur du Chef de l’Etat français… Il fallait oser. Notons cependant en passant que si Hitler n’avait pas lancé l’opération Barbarossa et attaqué l’Union soviétique, la défaite de l’Allemagne aurait été assurée avec certitude quatre ou cinq ans plus tard. Les gigantesques capacités en hommes et en réarmement de Staline n’auraient pas permis de tenir sur la durée. C’est la thèse que développe en tout cas Benoist-Méchin dans un de ses ouvrages.

 

MARIAGE FORCÉ CHEZ LES CATHOS, DE QUI SE MOQUE-T-ON !

 

Un clip censé lutter contre les « mariages forcés » vient d’être diffusé à l’occasion de la Journée des Femmes. Il s’agit du “mariage” d’une petite fille de huit ans organisé par des parents très “BCBG” (Julie Gayet, la compagne de Hollande, et Alexandre Astier) avec un de leurs amis, un beau spécimen de vieux dégénéré. La “cérémonie” a lieu dans une somptueuse mairie de beau quartier avec grand escalier éclairé par un vitrail d’art chrétien. Le viol de la fillette est évidemment accompli. Dans la chambre apparaît fugacement un crucifix. L’ambiance est là. Les mariages forcés sont, comme on le sait, le fait, majoritairement des Chrétiens. Pas des Musulmans ! Surtout pas ! Bon, certes, Aïcha, âgée de six ans, fut donnée par son père, Abu Bakr à Mahomet, mais celui-ci sut se montrer raisonnable. Il ne consomma le mariage que lorsque l’enfant fut âgée de neuf ans… En attendant, l’AGRIF de Bernard Antony ne goûte absolument pas la plaisanterie et a décidé de porter plainte pour attaque et diffamation à l’encontre de la société chrétienne.

 

CETTE MÉPRISABLE “DROITE” PARISIENNE

 

GayLib a organisé vendredi 7 mars un « apéro politique » en présence de Roselyne Bachelot, de Nathalie Kosciusko-Morizet et de la candidate UMP à la mairie du IIIe Marie-Laure Harel. Cette dernière s’est prononcée en faveur de la GPA et a dénoncé « le manque cruel de courage de la gauche » qui n’a pas ouvert la PMA aux couples de femmes. Et elle ajouta : « On n’a pas été très progressistes à droite sur le mariage. Je suis déçue par la position de l’UMP, mais le mariage n’est pas la seule raison pour laquelle on choisit un parti. Nous sommes en train de faire chez nous le travail que d’autres ont fait à gauche il y a 10 ans. » Et elle précisa que si la droite remportait la municipalité, les subventions aux associations LGBT ne diminueraient pas. Il est bon de le savoir avant les élections.

 

RIONS… À PROPOS D’UNE DÉCLARATION D’IMPÔTS

 

A la question : Avez-vous des personnes à votre charge ? Un citoyen a répondu :

2,1 millions d’immigrés illégaux,

4,4 millions de chômeurs,

900 000 criminels répartis dans 85 prisons

650 crétins au parlement,

+ la totalité de la Commission Européenne.

L’administration lui a renvoyé sa déclaration en disant que sa réponse était inacceptable.

La personne a alors demandé : Pourquoi, j’ai oublié quelqu’un ?

 

LA MAGISTRATURE EN TABLIER

 

L’article paru sur le site Le Point.fr est des plus étonnants. Son titre : la magistrature en tablier et son sous-titre : « Gilbert Azibert (premier avocat général à la Cour de cassation), soupçonné d’avoir renseigné Nicolas Sarkozy, appartient à la franc-maçonnerie. Ce qui pose la question de sa double allégeance… » Gilbert Azibert aurait renseigné Nicolas Sarkozy sur une procédure en cours devant la Cour de cassation en lien avec l’affaire Bettencourt. Il aurait fait, il y a quelques jours, une chute malencontreuse dans les escaliers. D’aucuns évoquent une tentative de suicide. Toujours est-il que l’article excellent du Point y va franco de port. Extraits : « Ils troquent quelques heures par mois leur longue robe noire pour une autre panoplie : tablier et gants blancs. À tous les étages de la magistrature, et surtout aux plus élevés — c’est à cela que ça sert —, les francs-maçons sont là ». Un autre titre de l’article : « Un serment contre l’autre » Gilbert Azibert est l’un des dignitaires de la Grande Loge nationale française (GLNF), une loge dite plutôt de droite et connue pour son affairisme. L’auteur de l’article, qui ne manque ni d’insolence, ni de pertinence, ni de courage, poursuit : « Comme tous ses collègues initiés, il a donc prononcé deux serments : l’un dans les prétoires, l’autre en loge. Au-delà de l’affaire des écoutes, son exemple met en lumière toutes les difficultés qui résultent de cette double allégeance : est-ce que l’une, professionnelle, prend toujours le pas sur l’autre, discrète ? Une question d’autant plus douloureuse qu’aucun magistrat, en France, n’a jamais eu le courage d’effectuer son “coming out”. C’est obligatoire en Grande-Bretagne. En Italie, où le souvenir de la loge P2 demeure vivace, il est interdit de cumuler les deux statuts, l’un public, l’autre caché. Aux États-Unis, les francs-maçons assument et même affichent équerre et compas jusque sur leurs plaques d’immatriculation. En France, c’est l’omerta. Résultat : dès qu’une affaire éclate, le soupçon jaillit. » Bien dit ! En attendant, on apprend qu’“Annulator” était son surnom en tant que secrétaire général du ministère de la Justice, et président de la chambre de l’instruction à Paris où il exterminait allègrement des dossiers parfois sensibles. On se demande au profit de qui…

 

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26/03/2014

Ils ont voté… et puis après ?

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« Dans une France socialiste / Je mettrais ces fumiers debout /À fumer le scrutin de liste / Jusqu´au mégot de mon dégoût / Et puis assis sur une chaise / Un ordinateur dans le gosier / Ils chanteraient La Marseillaise / Avec des cartes perforées / Le jour de gloire est arrivé… », chante ce matin Léo Ferré sur mon vieux gramophone.

Ils ont voté, et puis après ? Comme il avait raison, le vieil anar quand, indépendamment de la divine surprise de Robert Ménard à Béziers, de la déroute socialiste à Marseille comme ailleurs, je m’interroge – dubitatif – sur la cécité des électeurs de Pau ou, plus perplexe, sur la réélection de quelques « fumiers » de droite comme de gauche que le scrutin municipal vient de conforter. Patrick Balkany qui, malgré des casseroles dignes d’un Erdoğan ottoman, entame un quatrième mandat à Levallois. Idem pour Éric Woerth réélu au premier tour, blanc comme neige à Chantilly alors qu’on suspecte fortement l’ancien ministre du Budget d’avoir consenti à Bernard Tapie un traitement fiscal avantageux, comme il l’aurait fait pour son ex-employeur de L’Oréal… Ou encore le blanc-seing consenti à Georges Tronc, blanchi du soupçon de harcèlement sexuel par deux anciennes employées de la commune de Draveil dans l’Essonne, qui vient de le réélire, sans l’ombre d’un doute.

Ils ont voté, et puis après ? On verra dimanche si le suffrage universel nous réserve d’autres surprises de ce genre. Pour ma part, je compte m’inscrire pour le prochain scrutin municipal dans la petite commune de Magstatt-le-Bas, dans le Haut-Rhin, qui vient d’élire, comme un seul homme… Miss France 2012 !

Belle revanche pour la séduisante Miss France Delphine Wespiser, qui s’était fait allumer après son sacre pour avoir eu l’outrecuidance de parler sa langue natale sur les ondes nationales. Minois engageant mais langue teutonne : une marionnette qui dit « Danke schön » aux « Guignols » de Canal+, deux humoristes en rajoutant : « De toute façon, l’Alsace, c’est l’Allemagne ! »

Notre Miss aurait « causé créole », roulé les « r » ou tchatché avec l’accent de Fanny, sûr que notre Miss alsacienne aurait eu un destin national ! Alors que là, la couronne quittait l’Hexagone, en écho au tout aussi stupide « la Coupe quitte la France » de l’inénarrable Thierry Roland, lors de la finale remportée par le Racing-Club de Strasbourg. Élue dès le premier tour, Delphine Wespiser a tenu à souligner que son engagement était réel : « Ça fait un moment que je m’investis pour l’Alsace et pour la défense du dialecte alsacien. » Ce n’est pas gagné !

José Meidinger

 

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Chantage et vengeance : les voilà, leurs fameuses « valeurs républicaines » !

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Ça y est, on sait désormais ce que sont ces omniprésentes « valeurs républicaines » que la quasi-totalité de la classe politique ne cesse de jeter à la face du Front national… On en arrivait à se demander si elles existaient vraiment…

Tout d’abord, grâce à Olivier Py, directeur du festival d’Avignon, indigné par le succès du candidat frontiste Philippe Lottiaux (il a devancé d’une courte tête la candidate socialiste dimanche soir, lors du premier tour des élections municipales) : « 30 % au FN, je ne reconnais pas ma ville. »

« Sa » ville, allons bon ! Comme étaient sans doute « ses » villes précédentes : Orléans, dont il était en 1997 le directeur du Centre dramatique national… ou encore Paris où il dirigeait le Théâtre national de l’Odéon en 2007 ! « Sa » ville, donc ! Comme « sa » conception du suffrage universel… et « ses valeurs républicaines » : « Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front national. Cela me semble tout à fait inimaginable […] Je n’envisage que deux solutions possibles : soit je démissionne et on nomme un nouveau directeur ; soit on délocalise le festival dans une autre ville. »

Du chantage aussi, donc… Et ce ne sont pas les autres autoproclamés propriétaires des « valeurs républicaines » que sont les responsables d’Europe Écologie Les Verts qui le démentent : non seulement ils viennent de négocier âprement un accord de fusion de liste à Paris grâce à leurs bons résultats suite au récent pic de pollution dans la capitale – 8,86 % au total, passant les 10 % dans neuf arrondissements et en position de conserver la mairie du IIe –, mais surtout, à Nantes, la liste socialiste de Johanna Rolland et la liste EELV de Pascale Chiron vont fusionner.

Nantes où Johanna Rolland, adoubée par l’ex-maire, est certes arrivée en tête avec 34,51 %, mais n’a pas réussi à l’emporter dimanche dernier, faute justement d’union avec les écologistes au premier tour des municipales, une première depuis l’arrivée à l’hôtel de ville de Nantes de Jean-Marc Ayrault en 1989.

« La question du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, auquel s’oppose EELV tandis qu’il est soutenu par les socialistes, est une de leurs principales pommes de discorde et elle a été longuement discutée pour aboutir à une fusion des listes. Les négociations entre les deux équipes de campagne, entamées dès dimanche soir, ont duré toute la journée de lundi et jusqu’en milieu de soirée », rapporte Le Figaro.

On imagine aisément ce qu’il en a été : les écologistes viennent en aide aux socialistes pour que ceux-ci ne risquent pas de perdre cette ville symbole… à condition, donc, que l’aéroport soit purement et simplement enterré !

Jean-Marc Ayrault s’était obstiné, pourtant, dans ce projet. Quelle importance désormais ? Il est désormais tellement « à la ramasse » qu’il n’en est plus à cela près !

Après avoir avalé deux ans durant tant et tant de couleuvres de la part de leurs « alliés » socialistes, on imagine la gourmandise avec laquelle EELV vient ainsi de leur rendre la pareille.

Concernant leurs « valeurs républicaines », il faut à l’évidence ajouter la vengeance au chantage. Rien que du beau monde, tout ça…

Philippe Randa

 

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C’est beau la démocratie.

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25/03/2014

République bananière d’Ukraine : vol au-dessus d’un nid de cinglés. Par Xavier Moreau

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Humilié par son échec, le département d’État américain a décidé d’appliquer à l’Ukraine la même politique de terre brulée qu’en Syrie. Les bandes continuent de semer le désordre partout dans le pays. Deux députés de Svoboda se sont attaqués au directeur de la première chaîne publique de télévision, si bien que, même les journalistes français n’ont pas osé passer cela sous silence. Une gifle à un journaliste les choque davantage que « les snipers de l’OTAN » tirant sur les policiers et les manifestants, que ce soit à Damas ou à Kiev. Les mêmes snipers ont tenté, le 18 mars dernier, de faire basculer la réunification de la Crimée dans un bain de sang. Bilan : un soldat ukrainien et un cosaque sont morts. À ces morts s’ajoutent deux blessés, un dans chaque camp. Ces derniers sont soignés dans un hôpital russe de Crimée. La palme du mensonge, ou de la bêtise, revient à l’envoyée spéciale du journal « Le Monde ». Dans un tweet, Marion Van Renterghem évoque une procession pour « deux cosaques morts et rien pour le soldat ukrainien ». Cette idiote ne s’est même pas aperçue que, sur sa propre photo, c’est le portrait du soldat ukrainien qui est tenu par l’homme à droite. Ces deux hommes, qui ne seront malheureusement pas les derniers à tomber sous les balles de l’OTAN, ont eu droit à un enterrement commun à la maison des officiers. Ces cosaques et ces soldats ukrainiens de Crimée ne se sont pas trompés d’ennemi.

 

Le reste de la situation à l’intérieur du pays oscille entre l’anarchie et le sordide. Les milices néo-nazies révèlent leur vraie nature, celle de brigands provenant des zones les plus arriérées de l’Ukraine, et cherchant à s’enrichir rapidement par la rapine systématique. Les miliciens sont devenus des hommes de main, investissant tour à tour l’usine de vodka de Némirov, des usines étrangères ou un train de passagers russes. Ajoutons que la semaine dernière, deux procureurs auraient été pendus dans la région de Lvov.

Pour certains hommes d’affaires ukrainiens, Kiev ressemble désormais à Chicago, et c’est la radio anti-Poutine « Écho de Moscou » qui le dit. Le banditisme y est devenu incontrôlable. L’idéologie de « Pravy Sektor » a fait place à du racket pur et simple. Voici ce qui s’est passé la semaine dernière et dont la presse française ne parlera jamais :

  • À Kiev, 11 notaires ont été attaqués par les « héros de la révolution (HR)» (Svoboda/Pravy Sektor).
  • Un restaurant turc à Bessarabka (centre de Kiev), qui venait d’ouvrir, a été réduit en cendres pour avoir refusé de payer l’impôt révolutionnaire mensuel.
  • Un chauffeur de taxi a été tué et un autre a disparu, après avoir repoussé une attaque avec un pistolet d’alarme. Les HR ont immédiatement convoqué les patrons des sociétés de taxis de Kiev, exigeant que le chauffeur soit livré au « tribunal révolutionnaire ». En cas de refus les HR entreraient en guerre contre les chauffeurs de taxi.
  • Deux HR, qui avaient été arrêtés pour extorsion dans le quartier de la gare centrale de Kiev, ont été immédiatement relâchés par Paruby, le néo-nazi à la tête du comité de sécurité ukrainien.
  • Deux étudiantes ont été violées sur le Maidan. L’une d’entre elle est morte de ses blessures, une autre, dans un état de prostration total, est hospitalisée.
  • Le magasin de luxe Helen Marlen a dû fermer pour ne pas avoir à payer la taxe révolutionnaire. Le magasin de parfum « Bonjour » a également fermé pour la même raison.
  • À suivre : le comité anti-corruption dirigé par Mlle Chernovol serait en fait une structure d’expropriation et de racket, qui s’attaqueraient aux appartements et maisons cossus de la banlieue de Kiev.

Svoboda a créé une garde nationale pour tenter d’éloigner les racailles du centre de Kiev, et de se doter de forces armées autonomes, dévouées aux ministres néo-nazis du gouvernement putschiste. Jusqu’à présent l’essentiel de l’armée ukrainienne, basée à l’est, était contrôlée majoritairement par les russophones. En Crimée, 90% des troupes ont d’ailleurs rejoint l’armée russe. Au vu des premières images de l’entrainement de cette nouvelle garde nationale, elle ne sera pas d’une grande utilité contre l’armée russe. En revanche, elle pourra sécuriser sans problème la prochaine « Gay Pride » à Kiev : tôt ou tard, l’Union européenne fera subir à la capitale ukrainienne le même destin post fasciste que Zagreb.

« Pravy Sektor » a refusé de déposer les armes et de rejoindre la garde nationale, ce qui en dit long sur le déroulement « démocratique » des prochaines élections. La mort d’Alexandre Muzytchko, l’un des piliers de « Pravy Sektor » est sans doute un signal pour le début des règlements de comptes entre groupes néo-nazis. Ce dernier avait récemment déclaré que les dirigeants de Svoboda avaient l’intention de le tuer. C’est la police de Svoboda qui s’en est effectivement chargée. Si cela s’était produit sous Ianoukovitch, la presse française aurait dénoncé un crime monstrueux contre la démocratie.

Le département d’État américain, pris totalement au dépourvu par la réunification de la Crimée, cherche à reprendre la main en provoquant un bain de sang entre les armées russe et ukrainienne. Devant le peu d’entrain de cette dernière de vouloir s’engager contre un peuple frère, les conseillers militaires américains ont donné l’ordre à Svoboda de prendre progressivement le contrôle des troupes régulières, en augmentant la proportion de militants néo-nazis dans ses rangs. Dans le même temps, Svoboda envoie progressivement des véhicules blindés à la frontière russe, en essayant de mettre au sein des unités l’équivalent des commissaires politiques. Nombres de ces mouvements ont été bloqués par les populations de Donetsk, de Lougansk et de Kharkov.

Le gouvernement et le parlement sont sous le contrôle des activistes, dont la nature anti-démocratique est si évidente que même la télévision pro-Maidan le montre (ici les Afghaniets). Les leaders pro-russes dans l’est sont enlevés les uns après les autres par Svoboda, qui, rappelons-le, contrôle toutes les structures de force. La présence de mercenaires étrangers a été confirmée par la presse russe pro-américaine, leur mission étant de réprimer les mouvements fédéralistes dans le sud-ouest de l’Ukraine. Les oligarques Kolomoïski et Taruta avaient été les premiers à y faire appel.

Faute d’avoir les compétences et le courage pour diriger le pays, le gouvernement putschiste enchaine les mesures anti-russes pour camoufler sa nullité. Dernière mesure en date, Svoboda a exigé l’instauration d’un régime de visa avec la Russie. Arseni Iatsenouk s’est aussitôt opposé à cette décision stupide et a obtenu gain de cause. Vladimir Poutine avait, de toute manière, sagement décidé de ne pas appliquer de réciprocité. Plus de deux millions d’Ukrainiens de l’est travaillent en Russie.

Les Européens ont agité un peu de verroterie devant I ’insignifiant Premier Ministre, Iatsenouk, en lui faisant signer un accord d’association vide de tout contenu économique, le fameux volet politique (le prix de l’analyse la plus fumeuse va à Ulysse Gosset sur BFMTV). L’aide est pour l’instant distribuée sous forme de promesses, et le processus ressemble de plus en plus au « Téléthon ». Ils semblent que les instances internationales hésitent à prêter à un gouvernement qui aura peut-être disparu dans deux mois.

Les sanctions

Comme nous l’avions annoncé, les sanctions ont surtout été l’occasion d’une franche rigolade à Moscou. Les dirigeants russes n’ont même pas eu la politesse de faire semblant d’être inquiets. Le problème des occidentaux est, une nouvelle fois, de croire les mensonges qu’ils lisent dans les journaux, après les avoir dit eux-mêmes aux journalistes. Répétons-le : il n’y a plus d’oligarques en Russie. La richesse n’y fait plus le pouvoir, au contraire de l’Ukraine, où ils sont désormais gouverneurs ou ministre de l’intérieur. Les hauts fonctionnaires russes n’ont pas le droit d’avoir des comptes en banque et des actifs (hors immobilier déclaré) à l’étranger. Rien ne ferait plus plaisir à Vladimir Poutine que les biens des contrevenants y soient saisis. Un premier effet vertueux est d’ailleurs apparu, dès les premières menaces de sanctions, sous la forme de rapatriements de fonds en Russie.

Les interdictions de visa

Pas vraiment de surprise sur les listes noires américaine et européenne, sauf en ce qui concerne la présence d’Elena Mizulina, le député de Russie Juste, qui est chargé des lois sur la famille, et qui s’était fait connaitre en Europe pour son militantisme en faveur de la famille traditionnelle.

Nos lecteurs s’imaginent bien que cette gentille dame n’a pas grand-chose à voir dans la réunification de la Crimée. De plus, elle n’appartient pas au parti du Président Poutine, mais à « Russie Juste », lui-même membre de l’internationale socialiste, tout comme le Parti Socialiste français. La rage l’a sans doute emporté chez le lobby LGBT, à l’idée que la « Gay Pride » à Sébastopol sera bannie pour 100 ans. Plus sérieusement, cela démontre que l’OTAN mène une guerre totale contre l’Europe, où le combat civilisationnel reste central.

Le gaz

Les journalistes n’ont désormais plus que ce mot à la bouche, alors que la Russie n’a jamais brandi l’ombre d’une menace et qu’elle continue de financer la dette gazière ukrainienne. Cette dette va s’accroitre considérablement, puisqu’en plus de la fin du discount de décembre 2013, s’ajoute la fin de celui qui avait été accordé lors de la reconduction du bail de Sébastopol en 2010.

L’Europe ne peut remplacer ni à court terme ni à moyen terme sa dépendance au gaz russe et elle serait bien stupide de le faire. L’exploration du gaz de schiste ukrainien aboutira aux mêmes déceptions qu’en Pologne. La rentabilité n’y sera pas, comme aux États-Unis où cette bulle explosera tôt ou tard. En attendant, les États-Unis ne feront pas profiter les Européens d’une énergie subventionnée, qui leur a permis de relancer une partie de leur industrie, notamment la chimie lourde. Cela reviendrait à subventionner ses propres concurrents. Si par miracle, les recherches aboutissaient en Ukraine, l’exploitation profiterait en premier lieu à l’est de l’Ukraine, puisque les deux champs se trouvent près de Kharkov et de Donetsk. Quant à l’exploration en mer noire, c’est désormais avec la Russie qu’il faudra négocier.

Enfin, c’est la Chine qui devrait faire, grâce aux pressions occidentales, une bonne affaire, en signant prochainement un contrat très favorable sur la livraison de gaz russe (plus de détails à venir).

Les « Mistrals »

L’intérêt supérieur de la France est préservé car c’est l’option chevènementiste qui l’emporte. La bonne nouvelle est venue du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian : « Pas de décision avant octobre 2014 ». Sept mois pour oublier la Crimée seront plus que suffisants. Les matelots russes vont donc arriver bientôt en France pour y être formés. Peu importe qu’il ait fallu, pour calmer les Polonais hystériques et les Américains revanchards, annuler quelques manœuvres franco-russes et envoyer quelques « Rafales » pour soutenir les vieux mono-réacteurs F-16 de l’US Airs Force (l’heure de vol du F-22 est hors de prix et le F-35 s’obstine à ne pas vouloir voler correctement). Soulignons au passage la méconnaissance totale de l’état réel des chantiers navals russes par les rédacteurs du réseau Voltaire. La Russie n’est pas en état de produire un navire comme le Mistral, elle devra pour cela reconstruire ses chantiers navals, laissés en déshérence pendant l’ère Eltsine. La France pourrait l’y aider d’ailleurs…

Le G8

Le meilleur pour la fin. Cette proposition d’exclure la Russie avait été proposée en 2008, par John McCain, et avait plutôt suscité la moquerie. Devant le choix limité de sanctions, nos malheureux occidentaux ont dû ressortir cette « punition », de la boite à malices du vieux sénateur. Soyons clairs, Vladimir Poutine s’en moque plus que de sa première Vodka, d’autant qu’avec 14% (de son PIB) d’endettement, la Russie n’a plus vraiment sa place entre le Japon et les États-Unis qui battent tous les records. Le G7 n’est qu’un club de puissances endettées sur le déclin. Washington n’a toujours pas compris, ou ne veut toujours pas admettre, que le monde a changé, et qu’il est temps d’écouter Ron Paul et Patrick Buchanan, plutôt que ces anciens trotskistes devenus néo-conservateurs. La Russie est à l’heure du G20, et les puissances européennes devraient s’y mettre au lieu de s’enferrer dans un combat d’arrière-garde, pris au piège entre l’UE et les États-Unis.

Xavier Moreau

 

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La Grande Russie

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Le journal officiel du politiquement correct, Le Monde, titre rageusement en première page (20 mars) : « Annexion de la Crimée : le triomphe de Poutine, l’impuissance de l’Ukraine et des occidentaux ». Et, en page 3, titre : « A Moscou, Poutine met en scène son triomphe et défie l’Occident ». Eh oui, Messieurs-Dames, ça fait mal là où je pense, hein ?

Parce que les nains de Bruxelles et le coloré de Washington ont beau brasser de l’air… ce n’est que de l’air. En face, le tsar Poutine avance ses pions sur l’échiquier, imperturbable.

Pourquoi en sommes-nous pleinement satisfaits ? Parce que démonstration est faite que l’insupportable prétention yankee à être le gendarme du monde peut être tenue en échec voire ridiculisée. Parce que le peuple russe, emporté par un enthousiasme identitaire, vibre devant la naissance d’une Grande Russie. Parce que la mauvaise foi, la duplicité, l’hypocrisie des dirigeants occidentaux éclate au grand jour : quand un peuple entend exercer son droit à disposer de lui-même, c’est un concert de hurlements de la part des « démocrates » - des « démocrates » qui refusent la règle du jeu démocratique si ce peuple « vote mal » (comme ce fut le cas récemment des Suisses).

Pourtant les marionnettes qui servent de chefs d’Etat et de ministres aux occidentaux devraient se poser une question, une bonne question : combien, parmi leurs concitoyens, sont prêts à mourir pour Kiev ? Kiev, où règne une confusion due aux oppositions entre clans rivaux, où personne ne sait très bien qui exerce vraiment le pouvoir et où le conseil des rabbins d’Ukraine a adressé « une lettre cinglante » à Poutine (Le Monde, 16 mars). Celui-ci est sûrement terrorisé… Le 18 mars, devant la foule en liesse sur l’esplanade du Kremlin, il a lancé : « Nous sommes ensemble ! Gloire à la Russie ! ». Le même jour Le Monde, consterné, titrait : « La Crimée ravive la ferveur nationaliste en Russie ». La ferveur nationaliste… Il y a longtemps que les Occidentaux, décérébrés, ne savent plus ce que c’est.

Morale (provisoire) de cette histoire : le courage politique paie toujours. Tous ceux qui, en Europe, mènent le combat de la résistance identitaire, saluent le drapeau de la Grande Russie.

Pierre Vial

 

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