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30/04/2014

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

 

RIVAROL N° 3138 du 24 avril 2014

 

L’ANCIEN député européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux qui fut un collaborateur de Philippe Seguin et siégea aux côtés de Philippe de Villiers au Parlement européen avait été une prise de choix pour Marine Le Pen. Il a été un recruteur efficace puisque Florian Philippot, vice-président responsable de la communication, Philippe Martel, ex-collaborateur d’Alain Juppé devenu chef de cabinet de Marine Le Pen, et Karim Ouchikh, conseiller responsable de la Culture rejoignirent Marine Le Pen par son intermédiaire. Du coup il se flattait d’être le DRH (Directeur des Ressources Humaines) du Rassemblement Bleu Marine. Son carnet d’adresses est, il est vrai, bien rempli. Il avait fait rencontrer à MLP diverses personnalités dont l’écrivain Renaud Camus — le théoricien du « grand remplacement » à sa table, dans son domicile parisien. Il n’était pas encarté au FN mais avait monté une petite structure, le Siel (Souveraineté, Indépendance et Libertés) qui avait intégré le Rassemblement bleu marine. Las, les meilleures choses ont une fin.

 

RUPTURE ENTRE MARINE LE PEN ET PAUL-MARIE COÛTEAUX

 

Marine Le Pen vient d’écrire en date du 7 avril une « lettre de rupture » à Paul-Marie Coûteaux, dont les termes sont explicites : « Je ne veux plus vous voir ni avoir de relation personnelle ou politique avec vous ». Marine Le Pen conserve cependant sa confiance à Karim Ouchikh, actuel président exécutif du Siel… Que s’est-il passé ? Le Point, qui a mené l’enquête, relève des commentaires de proches de MLP. « MLP était exaspérée par Coûteaux. Elle a été de déception en déception ». Ses “dérapages” face à la ligne qui se veut lisse de la présidente du FN ont fini par faire déborder le vase. On lui a reproché d’avoir tenu une conférence au Local de Serge Ayoub en septembre 2012, sur le thème « recréer une droite nationale », alors que MLP s’était elle-même rendue au Local. J’ai déjà raconté dans RIVAROL comment Coûteaux s’était fait piéger par Canal+ en décembre 2013, expliquant qu’il avait « raconté tout un baratin » aux journalistes, prétendant le ralliement d’un ancien gaulliste très connu à Brest. Problème : son micro-cravate était encore branché et cet « ancien gaulliste » n’existait pas. Un jour, il explique qu’il ne veut surtout pas être filmé aux côtés de militants FN pour ne pas abîmer son image. Des militants, furieux, ont écrit à MLP pour se plaindre. Puis, il lança une polémique sur les Rroms durant sa campagne des municipales dans le 6e arrondissement, évoquant les “camps” dans lesquels il convenait de les “concentrer”, ce qui ne fut guère apprécié dans un parti en recherche de respectabilité. Partisan, et n’en démordant pas, de l’union de la Droite, ce qui ne correspond pas à la ligne du FN, il avait appelé à faire battre la candidate socialiste, sans attendre le mot d’ordre du FN. Accusé d’être “ingérable” et « imbu de lui-même », Marine Le Pen ne pouvait plus le supporter. La réciproque était au demeurant vraie depuis longtemps. Il confiait il y a déjà un an à un de mes amis : « Elle est insupportable. Il est impossible de travailler avec elle ». Il avait aussi à plusieurs reprises déploré l’absence de « vie propre » du RBM (Rassemblement Bleu Marine), « encore largement une coquille vide », ce que tout le monde sait au demeurant. Histoire de se faire bien voir, il ajoute « tout le monde est carpette devant elle. J’ai essuyé les colères de Philippe Séguin dont j’ai été le collaborateur. Alors les colères de Marine Le Pen ne me font pas peur ! » et il ajoute au sujet de son petit parti : « Sans rouler des mécaniques, il n’y a guère que moi qui puisse tenir tête quand il le faut à Marine Le Pen. Sans moi, le Siel deviendrait une sorte de faux nez du FN et il disparaîtrait. » Marine Le Pen, consciente des dégâts que cette affaire peut faire quant à son image, aurait envoyé un SMS à Coûteaux qui déclare : « Marine Le Pen m’a assuré qu’elle était désolée que sa lettre de rupture ait été mise sur la place publique ». Et il ajoute : « À chaque fois que nous nous engueulons, nous renouons. Nous devrions nous revoir bientôt, sûrement la semaine prochaine. » Quel naïf ou quel menteur, ce Coûteaux !

 

LE CRIF ORDONNE : ILS SE COUCHENT

 

Une vente aux enchères de divers objets volés en mai 1945 au Berghof (Alpes bavaroises) par des soldats de la 2e D.B. dans les maisons d’Hitler et de dignitaires du Reich devaient être organisée à Paris, le 26 avril, par la maison Vermot de Prat. Il s’agissait d’une quarantaine d’objets provenant de la résidence d’Adolf Hitler et de la maison voisine où s’était installé Hermann Goering : passeports, livres, vaisselle, manuscrits, albums, pièces portant des croix gammées ayant appartenu à Adolf Hitler et à son ministre Hermann Goering. Le Crif s’est mis, derechef à hurler et à menacer. On lit sur son site : « Le CRIF estime que cette vente porte atteinte à la mémoire des victimes de la barbarie nazie. Faire commerce public de ce type d’objet consiste à leur donner une valeur symbolique malsaine qui s’apparente à du cynisme et à une forme d’indécence morale. Le CRIF réitère donc sa demande à la maison Vermot de Prat ainsi qu’au conseil des ventes de revenir sur leur décision. Il demande à la Ministre de la Culture et de la Communication de se prononcer sur cette vente. Il souhaite qu’à l’avenir aucune initiative de ce genre ne puisse à nouveau voir le jour. » Et devinez ce qui se passa ? Le ministre de la Culture Aurélie Filippetti se prosterna et demanda l’annulation de cette vente « moralement répréhensible ». La vente fut évidemment annulée. Filippetti se « félicite de cette décision, nécessaire au regard de l’Histoire et de la morale ». Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui avait jugé la vente “obscène”, se réjouit de la victoire du « bon sens et du respect de la mémoire ». Le Crif couine évidemment de joie et, tenez-vous bien, lisez attentivement, a une nouvelle exigence : il propose « que s’ouvre une réflexion sur le type de public autorisé à participer aux ventes de tels objets. » En d’autres termes, si vous avez les cheveux trop courts ou trop blonds, les yeux trop bleus, si vous êtes fichés par la police comme militant nationaliste, si vous possédez un chien loup qui ressemble à Blondie, le chien du Führer, si vous avez un pas trop martial, si vous êtes végétarien (car le Führer l’était), si vous paraissez être trop français, passez votre chemin. Il vous sera interdit de pénétrer dans la salle des ventes dont l’entrée sera exclusivement réservée aux sympathisants de la Licra qui achèteront ces objets (pas cher) pour, bien entendu les détruire… Décidément, ils osent tout et c’est à ça qu’on les reconnaît.

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UNE ROSSIGNOL ANTI-FAMILLE

 

La nouvelle secrétaire d’Etat chargée de « la Famille, des Personnes âges et de l’Autonomie », Laurence Rossignol, ancienne porte-parole du Parti socialiste et ancienne trotskyste, que j’ai évoquée dans le précédent numéro de RIVAROL, évoque, dans une interview au JDD du dimanche 13 avril, la phrase qu’elle avait prononcée sur le plateau de France 3 : « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents ». Elle insiste : « (Cette phrase) devrait pourtant faire consensus… » Quels sont les fondements de l’égalité, selon elle ? Le but de l’enseignement à l’égalité est de dire aux filles : “Rien ne vous est fermé car vous êtes des filles”, Et de dire aux garçons : “On est différents, mais personne ne doit avoir le dessus sur l’autre”. La cour de récréation n’est pas un espace pour des apprentis petits coqs. »

 

ÇA CONTINUE : VICHY ACCUSÉ CETTE FOIS-CI D’AVOIR LAISSÉ MOURIR 50 000 HANDICAPÉS

 

Une pétition pour réclamer la création d’un mémorial dédié aux victimes handicapées des régimes nazi et de Vichy, déjà signée par 43 000 personnes, a été remise à François Hollande. Cette pétition a été signée par 92 personnalités dont les maniaques bien connus de la pétitionnite, l’écrivain Tahar Ben Jelloun, le romancier Pascal Bruckner, le scientifique Axel Kahn, le sociologue Edgar Morin, ou les réalisateurs d’Intouchables, Eric Toledano et Olivier Nakache. Le texte fait évidemment le parallèle entre Vichy et le régime nazi qui aurait fait assassiner dans le cadre d’un plan Aktion T4, 275 000 enfants ou adultes affectés d’une déficience mentale ou physique. Un plan accompagné de stérilisations forcées. Si c’est le tribunal de Nuremberg qui le dit, c’est forcément vrai. Du coup un énième site commémoratif dédié cette fois-ci aux victimes handicapées des crimes commis par le régime nazi, va ouvrir ses portes à l’automne 2014 en Allemagne. Du coup les signataires de la pétition réclament la création d’un tel mémorial en France, reconnaissant cependant (pour le regretter ?) qu’en France, il n’y a pas eu d’extermination programmée mais accusant le régime de Vichy d’avoir laissé mourir par abandon, absence de soin, sous-alimentation, 50 000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français. Et ça continue, et ça continue…

 

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23/04/2014

Le temps des assassins en col blanc

Empêcher la fin de l’Europe !

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La finance aime les monopoles. Londres avait réussi à installer, la “Londoner City”, la direction du marché mondial. Pas d’or, pas de révolution. Sans ce monopole du commerce mondial et de la finance, entre 1815 et 1914, il n’y aurait pas eu le déclenchement de la 1ère guerre mondiale décrit par Dominique Venner dans un ouvrage édifiant Le siècle de 1914  : « La guerre de 1914 fut l'événement fondateur du XXe siècle. Après avoir tué neuf millions d'hommes, cette guerre liquida les trois empires et les aristocraties qui charpentaient l'Europe ».

La psychopathie des dirigeants de la finance mondialiste s’auto-entretient dans des écoles de commerce où l'on enseigne à chacun la nécessité de tout contrôler, les fournisseurs, les techniques, la communication, les matières premières. Pour ces commerçants, seules les ententes et la répartition des tâches sont importantes ; cela se règle dans les « hauts lieux » à Davos ou autre Bilderberg.

Assassiner la concurrence

 Plus ils parlent du libre commerce et de la libre concurrence, plus celle-ci est tuée au profit des monopoles. On sait, grâce aux travaux d’une équipe Suisse, que 40 firmes contrôlent l’économie mondiale. Où est passée la vertu de la concurrence? La violence commerciale augmente d’intensité à chaque nouvel accord : du traité de libre-échange USA-UE au Trans-Pacific Partnership (TPP) entre USA, Australie, Japon, Nouvelle-Zélande et Mexique.. Chacun se prend pour un génie. La concurrence ? Impossible! Il faut  des monopoles! On est plus tranquille. Et beaucoup affirment que ces monopoles sont trop grands pour faire faillite quand le contraire est vrai.

 Le monopole du mensonge

L’année 2014 - et celles qui suivent - est vouée à l’expansion de cette politique. Ils veulent imposer en particulier le traité euro-atlantique dont le contenu est un crime contre l’Europe car il prévoit de garantir durant 120 ans des droits d'auteur pour tous les contenus émanant des propagandistes de Hollywood. Ils ne créent rien. Ils pillent la culture mondiale. En pratique, ils font payer des droits de reproduction (et non de création).

Une note autoriserait les monopoles pharmaceutiques à bloquer la circulation de médicaments génériques, et obligerait à semer la graine monsantoide qui stérilisera l’humanité dans deux à trois générations. Les géants de l’énergie veulent aussi vendre et acheter n’importe où sans avoir à respecter les populations qui vivent sur les terres dont ils ont besoin pour leurs négoces.

Surtout, ils cherchent à transformer les fournisseurs d'accès internet en espions, délateurs et censeurs. Voilà le monde prévu pour 2014 et les années suivantes.

 Vers la nuit et le brouillard

 Cette année certainement, le réajustement des dettes sera organisé. La directrice générale du FMI a déclaré que leurs prévisions allaient être réajustées à la hausse. Cependant, les dettes accumulées dépassent toutes les richesses que l’on puisse créer sur plusieurs années.

Dévaluer toutes les dettes pour recommencer à spéculer, installer un pouvoir hors de contrôle, que chacun se batte contre son voisin pour que le pouvoir soit tranquille : ce programme est déjà réalisé en Europe où la Grèce a pris la direction tournante de l’Union Européenne. Cela ne suffit pas. La nuit qui s’étend sur l’occident n’est pas assez noire. L’oligarchie veut plus et Manuel  Barroso signera la perte de l’Europe, puis il se perdra dans le brouillard, dans le néant.

Auran Derien

Source : Le Journal du Chaos 

Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3137 du 17 avril 2014

 

AUCUN lecteur de RIVAROL n’ignorait que Manuel Valls était un dangereux fêlé. Voici que les cuisiniers de Matignon le découvrent aussi. Valls a, paraît-il, un « régime alimentaire », dixit le Figaro qui raconte qu’« en moins d’une semaine à son poste, le nouveau Premier ministre a déjà rendu fous les cuisiniers de Matignon » : celui-ci n’aime pas le poisson et ne mange « que de la viande rouge ». Manuel Valls est en outre allergique au gluten… Bon courage, camarades cuisiniers !

 

EMOUVANT

 

Plus de deux mois après avoir officiellement mis fin à leur relation, le président a toujours une photographie de lui et de son ex, Valérie Trierweiler, posée sur la cheminée de son bureau. Cette photo représente l’ex-couple, souriant, à Tulle le soir du 6 mai 2012. Alors que toutes les autres photos ont été retirées pas les services de l’Elysée ainsi que les textes faisant référence à elle (vieilles techniques apprises à l’école bolchevique), celle-ci trône toujours sur la cheminée du chef de l’Etat. C’est le Lab d’Europe 1 qui révèle cette importante information. Qu’en pense Julie Gayet ?

 

DUR, DUR, POUR SÉGOLÈNE ROYAL DE TROUVER UN SECRÉTAIRE D’ETAT

 

La nouvelle ministre de l’Ecologie rencontrerait des difficultés pour recruter un secrétaire d’Etat aux Transports, poste rattaché à son ministère. « Personne ne veut bosser avec Ségolène Royal », a déclaré, sous couvert d’anonymat, un proche du gouvernement. Elle a, il est vrai, la réputation d’être parfaitement épouvantable. Ses collaborateurs, ou pour la plupart ex-collaborateurs, de sa Région Poitou-Charentes en savent quelque chose… Sans tomber dans une misogynie que la morale réprouve, force est de constater que beaucoup de femmes qui sont sur le devant de la scène politique, mais aussi dans le monde des affaires, se conduisent comme d’insupportables tyranneaux.

 

AUTRICHE : ILS SE SONT HÉLAS COUCHÉS…

 

J’avais évoqué dans ces colonnes les propos d’Andreas Moelzer, la tête de liste du FPÖ autrichien aux élections européennes, patron de la remarquable revue Zur Zeit, et qui se définit fort justement comme « culturellement allemand ». Ses propos avaient suscité un scandale car il avait notamment décrit le Troisième Reich comme “libéral” si on le compare à la “dictature” qu’est l’Union Européenne. Ils avaient évidemment tous exigé sa révocation, voire son extermination. Les forces de l’ordre totalitaire, les lobbys s’étaient déchaînés. Le président du FPÖ, Heinz-Christian Strache, avait dans un premier temps résisté. Pas longtemps. Moelzer vient de se retirer (ou d’être retiré ?) de la liste du FPÖ aux européennes. Consternant…

 

LA QUENELLE CRIMINALISÉE !

 

Condamnation de la “quenelle” : « La Licra est une nouvelle fois à l’avant-garde judiciaire pour faire respecter la dignité des hommes ». C’est le beau titre d’un article à lire sur le site de la Licra. Suite à une plainte déposée par la Licra Bordeaux Gironde le 5 janvier 2014, le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné à 3 000 euros d’amende, dont 1 500 euros avec sursis, un individu pour avoir diffusé de manière publique sur son compte Facebook une photo sur laquelle il réalisait le geste de la “quenelle” devant un portrait d’Adolf Hitler. Il est vrai qu’insulter Adolf Hitler avec une quenelle méritait une sévère condamnation. La Licra précise : « Reconnue par la justice comme un geste “antisémite et une provocation à la haine raciale” dans “certaines circonstances”, la “quenelle” ne pourra plus aujourd’hui être réalisée impunément » et ajoute : « la Licra fait bouger les lignes pour faire respecter la dignité humaine (y compris sans doute celle du Führer) et défendre l’honneur et la mémoire des victimes et des déportés. »

 

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LES PLEURNICHERIES DU CRIF

 

Pauvres chéris : des responsables religieux et politiques appellent à combattre « la haine » qui s’installe en France. Suite à la percée du Front national aux municipales, des responsables de partis politiques, des principaux cultes et des confédérations syndicales signent ensemble un texte paru le mardi 8 avril dans la presse nationale pour dénoncer « le climat malsain », la « haine qui se répand », qui s’installe en France, et appeler à l’union « autour des valeurs de la République ». C’est, paraît-il, « une initiative inédite dans l’histoire récente de la République ». Tu parles ! L’appel est, il est vrai, émouvant. Son titre : « Vivons ensemble ! » Les signataires ? Que du beau monde. L’appel a été lancé à l’initiative du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Il a été signé notamment, côté religieux, par le “cardinal” André Vingt-Trois, “archevêque” de Paris, le recteur Dalil Boubakeur qui préside le CFCM, le pasteur François Clavairoly, président de la fédération protestante de France ou Michel Gugenheim, grand rabbin de France par intérim. Il est vrai que la situation est grave : directeur des études du Crif, Marc Knobel explique le contexte dans lequel a été préparé cet appel « au bon sens, à l’intelligence et aux valeurs morales de tous les citoyens ». Le « climat malsain » dénoncé fait référence à de nombreux faits récents. « Il y a eu la Une de Minute raciste à l’encontre de la ministre de la Justice ; des manifestants qui ont récemment pris part au “jour de colère” ont crié des slogans comme : “Juif, la France n’est pas à toi !”. Il faut en finir avec toutes ces provocations en ces temps difficiles que nous traversons. » Et puis, n’oublions pas, l’« extrême droite a conquis 15 municipalités » ! Presque tous les partis, appelés à l’unité « autour des valeurs de la République » ont signé, sauf le FN et le Parti de Gauche qui n’ont pas été sollicités. A cause de Mélenchon qui a fait récemment quelques tous petits dérapages pas franchement pro-israéliens ? Les écologistes d’EELV et le parti communiste ne s’y sont pas non plus associés, pas davantage que la CGT ou FO. Le PC voulait éviter de figurer aux côtés de l’UMP, estimant que « l’ancienne majorité a contribué à diffuser un climat d’islamophobie dans le pays. Et le président de l’UMP Jean-François Copé continue d’alimenter le racisme avec ses déclarations comme celle sur les pains au chocolat. »… Car ces gens-là sont de très grands sensibles… Curieusement le Medef sollicité a refusé de signer le texte. Commentaire mi-attristé, mi-menaçant du Crif : « Nous n’avons pas d’explication sur ces choix que nous regrettons », ajoutant : « Depuis le début des années 2000, le Crif a recensé 7 500 actes antisémites. Dans les années 1990, on en comptait en moyenne environ 80 par an. Depuis 2000, c’est plusieurs centaines par an », précise Marc Knobel. « La communauté juive a été profondément traumatisée, mais c’est aujourd’hui le sursaut de toutes les forces démocratiques qui doivent s’élever contre l’obscurantisme, contre l’antisémitisme mais aussi le racisme, l’homophobie, la xénophobie, les discriminations. » Et Dieudonné, il n’est pas discriminé ? Et les Blancs qui se font agresser, ils ne sont pas discriminés ? Décidément, ces gens n’ont aucune limite dans l’arrogance…

 

UN FAUCON EMBAUCHÉ AU VATICAN

 

On sait que le 26 janvier, deux enfants de l’Action catholique italienne avaient lâché des colombes, lors d’un Angélus dominical, depuis la fenêtre où François s’adresse à la foule, place Saint-Pierre. Mais ne voilà-t-il pas qu’un corbeau et une mouette, ne faisant preuve d’aucune charité chrétienne, se précipitèrent sur elles pour les occire. Comment faire face à cette abomination ? Le journal “catholique” italien, Credere, a annoncé le 10 avril qu’un faucon avait été embauché par le Vatican pour assurer l’ordre au sein de la gent oiselienne. Une information largement reprise par les media. Problème : il s’agissait d’un poisson d’avril !

 

JEAN-LUC MÉLENCHON TRAITE MARINE LE PEN DE FASCISTE : IL EST RELAXÉ

 

Poursuivi pour avoir qualifié la présidente du Front national, Marine Le Pen, de “fasciste”, le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon a été relaxé, le jeudi 10 avril par le tribunal correctionnel de Paris. L’avocat de Marine Le Pen, Wallerand de Saint-Just, a annoncé que sa cliente allait faire appel de ce jugement. Nonobstant le très net recentrage de MLP, l’abandon des “fondamentaux” et sa volonté de dédiabolisation, ses adversaires sont sans pitié. Jean-Luc Mélenchon avait déclaré, le 5 mars 2011, sur i-Télé à propos d’un sondage qui plaçait Marine Le Pen en tête au premier tour de la présidentielle de 2012 : « Tout ça est une guignolisation de la vie politique, absolument invraisemblable », « Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête ? » Le tribunal a souligné que « si le terme “fasciste” peut prendre une connotation outrageante quand il est utilisé en dehors de tout contexte politique ou s’il est accompagné d’autres termes dégradants, il est, en revanche, dépourvu de caractère injurieux lorsqu’il est employé entre adversaires politiques sur un sujet politique ». Dans un tel contexte, il se situe « dans le cadre d’un débat d’idées et d’une polémique sur la doctrine et le rôle d’un parti politique, sur lesquels Jean-Luc Mélenchon pouvait légitimement faire valoir son opinion […] sans dépasser les limites autorisées de la liberté d’expression en la matière », a jugé le tribunal. « Le fait de vouloir interdire le terme de fasciste est typiquement fasciste », avait plaidé l’avocat du coprésident de Parti de gauche. Compliqué, certes, mais ces gens sont compliqués… Mélenchon, tout en nuances, a affirmé à la barre que « les fondateurs du Front national sont des fascistes avérés et assumés ». L’avocat de Marine Le Pen, le très courageux Wallerand de Saint-Just, a failli tomber dans les pommes, relevant que le fascisme est le “père” du nazisme et évoquant une « épithète tellement grave que même dans un contexte politique, elle revêt un caractère outrageant ». Ah bon ?

 

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18/04/2014

Hollande face à sa majorité : ça passe ou ça casse !

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François Hollande et Manuel Valls avaient véhémentement critiqué, en son temps, la nomination par Nicolas Sarkozy de Xavier Musca (secrétaire général de l’Élysée) à la direction de la Caisse des dépôts et consignations, en remplacement d’Augustin de Romanet, ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée. Les postes les plus importants de la République, avaient-ils fait valoir, ne sont pas des fromages dont le prince dispose à sa guise au bénéfice de ses amis, sans souci de leur compétence ou de leur légitimité à y faire leur trou. François Hollande a donc propulsé à la tête de ladite Caisse le préfet Pierre-René Lemas, (promotion Voltaire de l’ENA), jusqu’alors secrétaire général de la présidence, en appelant à sa succession Jean-Pierre Jouyet, (promotion Voltaire de l’ENA), jusqu’alors directeur général de la Caisse des dépôts et consignations.

Lui président, François Hollande – juré craché – ne se mêlerait plus des affaires internes du Parti socialiste. Un chef d’État ne descend pas dans les cuisines de la politique. François Hollande a donc imposé rue de Solférino, en remplacement de Harlem Désir, sanctionné par une promotion ministérielle, Jean-Christophe Cambadélis, sans se soucier de ce qu’en pensaient les militants et les cadres d’un parti qui était si fier de son fonctionnement démocratique.

François Hollande avait dit, très simplement, son intention d’être « irréprochable« , d’être « exemplaire ». Il faut donc croire que l’entrée dans le corps des inspecteurs généraux des affaires sociales (IGAS) de Mme Dominique Voynet – qui faisait il y a quelques semaines, les larmes aux yeux, ses adieux à la politique, à ses mesquineries, à ses petitesses, à ses compromissions – est la juste rémunération des mérites de l’intéressée, et en aucun cas le paquet cadeau, enrubanné d’une faveur rose, d’un ami à une amie.

Manuel Valls, en prenant ses nouvelles fonctions, l’autre semaine, s’était engagé à revaloriser le rôle du Parlement et très précisément à associer, « en amont », les élus du peuple à l’élaboration des mesures qu’il serait amené à leur proposer. C’est donc par la télévision, sans avoir été en aucune manière ni consultés ni avertis, que les députés socialistes, « atterrés », ont appris à quelle sauce le Premier ministre les avait accommodés.

De la forme, passons au fond. La première phase du quinquennat devait être celle de la stabilisation du chômage et du redressement de l’économie, la deuxième celle de la relance et de la redistribution. Il n’y a pas eu de stabilisation du chômage, il n’y a pas eu de redressement de l’économie, il n’y a pas de retour de la croissance, il n’y aura pas de redistribution. Privé des moyens dont dispose un État souverain pour faire repartir l’activité économique, dans l’impossibilité de dévaluer la monnaie et de faire marcher la planche à billets, sans aucune marge de manœuvre, le gouvernement français (puisque tel est son intitulé officiel) a fait un pas de plus sur le chemin qu’avant nous ont suivi la Grèce, le Portugal, l’Espagne. Faute de pouvoir encore augmenter les impôts, ce qui ne serait pas supporté, on gèle les salaires, on fige les retraites, on diminue les remboursements, on renonce à un certain nombre de travaux et de prestations, on s’attaque directement au niveau de vie, au pouvoir d’achat, au confort des Français. Si rien ne change à Bruxelles, à Francfort, à Berlin ou à Paris, si rien ne change dans les cervelles bornées des sociaux-libéraux que nous subissons, nous n’en sommes qu’aux premières étapes du calvaire. Au menu des années à venir, il n’y a que du pain noir.

« Nous avions été élus pour tout autre chose », gémissent les députés socialistes. C’est exact, mais iront-ils au-delà de la plainte et de la fronde, jusqu’à la révolte ? Le nouveau Clemenceau qui habite désormais Matignon ne se cache plus de vouloir mener son troupeau à la schlague. La majorité est mise devant ses responsabilités. Ou bien elle accepte d’approuver une politique qu’elle désapprouve, ou bien elle refusera la confiance au Premier ministre et elle créera la crise politique qui la ramènera devant les électeurs et qui l’emportera. Ça passera ou ça cassera.

Manuel Valls, qui n’a pas vu plus loin que le bout du nez de son ambition, s’est engouffré dans le piège que lui tendait un président plus habile à manœuvrer que fait pour diriger. Ou bien il réussit, et le bénéfice en revient à son supérieur hiérarchique, ou bien il échoue, et le chef de l’État, débarrassé de son plus dangereux rival, n’hésite pas à dissoudre et à laisser jusqu’en 2017 la direction des affaires à une droite à laquelle il se fera un plaisir de déléguer avec le fardeau du pouvoir celui de l’impopularité, et qui ne fera pas mieux que la gauche. Dans les deux hypothèses, il se voit gagnant. Voilà ce qu’il en coûte d’avoir élu un Machiavel de sous-préfecture quand nous avions tant besoin d’un homme d’État.

Dominique Jamet

 

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« Moi Président » et son irréprochable République de copains et de coquins…

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L’affaire a été rondement menée. À peine Dominique Voynet a-t-elle rendu son mandat municipal à Montreuil (93) qu’elle vient d’être embauchée à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), nommée en Conseil des ministres « sur proposition du ministre des Affaires sociales et de la Santé et du ministre du Travail », comme l’a précisé l’Élysée.

Une nomination qui reste en travers de l’œsophage du président PS de l’Assemblée nationale et ancien président du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone, qui la brocarde sévèrement sur son blog : « Triste itinéraire d’une enfant gâtée de la République. Élue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au Parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l’être, madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du “système”, restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d’en profiter goulûment. »

On sait les relations en général tendues entre socialistes et écologistes, mais entre Claude Bartolone et Dominique en Voynet en particulier, c’est de l’amour vache… et même vache folle !

D’autant que le « parrain » de la Seine-Saint-Denis, comme l’a surnommé l’intéressée en son temps, ajoute : « Au mieux, cette nomination apparaît comme le “golden parachute” d’une élue en mal d’électeurs. Au pire, elle procède d’un accord politique lui ayant permis de s’exfiltrer de Montreuil après avoir laissé cette ville en ruine et la gauche divisée comme jamais. »

Bon, ces deux-là ne nous feront pas un petit, on l’aura compris…

Pour se consoler, l’ancienne cheftaine des écologistes va pouvoir faire don de sa personne à l’IGAS sans craindre particulièrement les fins de mois difficiles ; même pour un ancien ministre, « la fourchette de rémunération d’un inspecteur général des affaires sociales est de 85.000 à 100.000 euros net annuels », indique l’IGAS. On survivrait à moins.

Et tant pis pour les quelques envieux qui rappellent fort désobligeamment ce qu’elle avait publié en automne dernier sur son blog – décidément, les blogs s’avèrent dangereux en politique ! –, pour justifier qu’elle ne briguerait pas un nouveau mandat municipal : « Je refuse de partir en campagne en promettant logements et jobs “à la mairie” à tour de bras ; de garantir à toute personne rencontrée dans la rue que sa demande, même injustifiée, sera traitée “en priorité” [...] ; de promettre à chaque dirigeant d’association évoquant sans pudeur l’imminence des élections une augmentation de sa subvention annuelle. »

Quant à « Moi Président », décidément, personne ne lui reconnaît enfin d’avoir prouvé en moins d’une semaine qu’il luttait avec efficacité contre le chômage, plaie de la France s’il en est depuis des décennies (pas que d’elle, d’ailleurs !) : après Harlem Désir, discriminé pour incompétence dans son ancien « job » (premier secrétaire du Parti socialiste) et sauvé in extremis par un secrétariat d’État, voilà une autre citoyenne qui aura échappé à Pôle emploi.

Comme quoi, si Dominique Voynet était sincèrement « dégoûtée par la politique », comme elle l’a clamé haut et fort en fin d’année dernière, la politique ne semble nullement dégoûtée d’elle !

Philippe Randa

 

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17/04/2014

Affaire Gerson : la police de la pensée s’intensifie dans l’éducation

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Où l’oligarchie médiatique s’émeut lorsqu’un lycée privé catholique dispense un contenu religieux conforme au dogme catholique. Lundi, Europe 1, la radio de l’oligarque Lagardère, a accusé le lycée privé catholique Gerson, situé à Paris, « de dérives intégristes catholiques ». Il n’en fallait pas davantage pour que le ministère de l’Éducation nationale décide d’une inspection générale de l’établissement.

Les raisons de cette sévérité ? Tout simplement, parce que en cours de catéchèse, Tugdual Derville est intervenu pour l’association pro‑vie Alliance Vita, pour traiter de questions de bioéthique. Il est consternant de constater qu’un lycée catholique, lors d’une classe d’enseignement religieux n’a même plus la liberté d’enseigner un contenu religieux conforme au dogme sans s’exposer à la censure des médias de propagande relayée par l’État.

 

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Et maintenant, le sous-SMIC !

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Il y a des sujets aussi polémiques que récurrents… Ainsi du tabou de la Sécurité sociale, de l’abrogation des 35 heures ou encore du salaire minimum interprofessionnel de croissance, plus connu sous ses initiales de SMIC.

Après Pascal Lamy, ex-directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui demandait plus de « flexibilité » pour le travail et le retour des « petits boulots », payés en dessous du SMIC, c’est Pierre Gattaz, patron du MEDEF, qui revient à la charge avec l’instauration à titre « temporaire » d’un salaire « transitoire » inférieur à celui-ci.

On sait d’expérience ce que promet l’adjectif « temporaire », soit en général « pour longtemps » ; et « transitoire » rime fâcheusement, en l’occurrence, avec « suppositoire ».

Évidemment, les réactions ont fusé. Indignées, en général… L’occasion fournie est trop belle, pour beaucoup, de la jouer « sociale », une fois n’est pas coutume ! Et l’ancienne patronne des patrons Laurence Parisot – qui a dû céder plus qu’à contre-cœur la place à Pierre Gattaz – ne s’en est pas privée, dénonçant la « logique esclavagiste » d’une telle proposition. Rien de moins.

Sans aller jusqu’à un tel extrémisme de vocabulaire, reconnaissons néanmoins que la justification de son successeur pour illustrer sa proposition est quelque peu (euphémisme !)… maladroite : un « sous-SMIC » permettrait, selon lui, aux jeunes d’entrer sur le marché du travail. D’entrer, peut-être ; de les motiver, c’est beaucoup moins certain…

Jeune, donc taillable, corvéable et exploitable pour des rémunérations au rabais : moins de mille euros pour subvenir aux besoins de première nécessité. Pour le superflu, monsieur Gattaz n’a pas indiqué d’âge minimum…

Alors, sachant qu’après quarante ans, le chômage menace tout autant, sinon davantage, après le sous-SMIC à l’intention des jeunes, pourquoi pas un sous-SMIC à celle des pas encore assez vieux ? Monsieur Gattaz n’en a pas parlé. Ça viendra, patientons…

Au-delà de l’ironie et des indignations de circonstance, il est un fait que le montant actuel du SMIC (1 445,38 euros brut au 1er janvier 2014) ne permet guère une vie très confortable d’une part (quoique cela dépende des régions), tout en étant trop élevé pour nombre de chefs d’entreprise d’autre part.

D’abord, parler de « sous-SMIC », n’est-ce pas déjà une imposture ? Peut-il exister, en français correct, un « moins minimum » ? Pas davantage qu’un « plus pire », me semble-t-il. Ensuite, la question n’est-elle pas plutôt : « Un SMIC moins élevé inciterait-il davantage à l’embauche ? »

C’est loin d’être certain si l’on s’en réfère à la méfiance à l’encontre du pacte de responsabilité proposé par François Hollande lors de ses vœux aux Français, « fondé sur le principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social ».

Quatre mois plus tard, la plupart des chefs d’entreprise ne sont toujours pas disposés à « jouer le jeu », trop souvent échaudés par le passé par des promesses gouvernementales non tenues.

Baisser les charges ou baisser le salaire minimum, c’est quand même kif-kif bourricot, contrairement à tout ce qu’on voudra bien nous affirmer. Si le pacte de responsabilité ne convainc pas, le SMIC en solde ne le fera pas non plus.

Philippe Randa

 

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LE VICE ET LE CRIME, AU SECOURS DES ECONOMIES OCCIDENTALES.

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Rien ne peut arrêter l’imagination putride des gnomes de Bruxelles. Comme ils se doutent que les gouvernements ne veulent (ou ne savent) pas réduire les dépenses et le gaspillage des deniers publics, pour ne pas mécontenter leurs électeurs/clients, alors ils ouvrent des « boîtes à idées ». Et cela, depuis des années…en étant en concurrence avec leurs homologues d’autres administrations, ailleurs dans le monde.

Ainsi, ces forts en thème ont imaginé pouvoir stimuler le PIB (Produit Intérieur Brut) de chaque pays européen sans effort et par un coup de baguette magique. Jugez-en : en accord avec les américains (bien sûr) le calcul du PIB sera réformé en septembre 2014, en y incluant comme « investissements » les dépenses en Recherche & Développement (R&D).

Judicieux n’est-il pas vrai ? Par cette simple manipulation, le PIB grimpera de 2 à 3% en Allemagne, en Belgique, au Danemark et en France. Et même de plus de 5% en Finlande, en Suède et aux USA, sans aucun effort supplémentaire ni de la part des travailleurs, ni de la part des fonctionnaires. En toute logique, le rapport de la dette publique en regard du PIB va donc diminuer ! Mais pourquoi personne n’a-t-elle proposé cette option miracle, plus tôt ? Ainsi, le ratio d’endettement permettra aussi à certains pays de pouvoir obtenir de nouveaux financements à de bonnes conditions …pour rétribuer les copains et les coquins. Evidemment des esprits grincheux me rétorqueront que toutes les dépenses en Recherche & Développement n’aboutissent pas à des résultats positifs et loin s’en faut ! Mais cet aspect du problème n’a pas freiné l’enthousiasme des amateurs d’économie virtuelle, de magouillages de chiffres et de symphonies statistiques.

Quand les Eurocrates appellent la pègre et les tapineuses à la rescousse.

Les désastres financiers en Irlande, en Grèce, au Portugal, en Espagne ou à Chypre ont marqué les esprits des kleptocrates de Bruxelles. Ils ont donc très sérieusement proposé à la Commission européenne d’inclure les activités illégales, menées dans chaque pays de l’Union, dans les statistiques économiques ! L’activité « souterraine » au secours de l’économie « réelle » ! On rêve ? NON, nous sommes dans le monde des eurocrates…dont l’objectif est de refléter « correctement » le niveau d’activité économique, qu’elle soit illégale ou non.

Mais comment alors quantifier avec précision une activité « noire » ? La Commission européenne précise donc que « chaque état membre devra fournir une estimation globale de l’activité souterraine. Il n’y aura pas de répartition détaillée par secteurs. » A la louche donc ! Grosso-modo ! Au pif ?

On atteint ici le grandiose et par un tour de passe-passe, le PIB des 28 états membres de l’Union va être vitaminé de plusieurs points à la hausse, puisqu’il est de notoriété publique que la fraude, les trafics et la criminalité font partie des traditions de certains peuples.

Si l’on examine les principaux trafics illicites au niveau mondial, on constate que les stupéfiants occupent la 1ère place avec des revenus d’environ 320 milliards de dollars par an, suivis par les contrefaçons (articles de luxe, médicaments, pièces détachées pour l’aviation ou l’industrie nucléaire) avec 250 milliards de dollars ; vient ensuite le trafic d’êtres et d’organes humains pour 41 milliards de dollars ; puis en 4e lieu, le trafic de carburants pour 11 milliards de dollars, loin devant le trafic d’armes légères pour 1 milliard USD par an, entre autres exemples (source = « Géopolitique de la mondialisation criminelle. Xavier Raufer. PUF.2013.) Et nous ne parlons pas ici du travail « au noir », ni de l’argent « gris », ni des transactions non déclarées, ni des fraudes sociales ou fiscales, autres éléments qui composent l’économie « parallèle ».

Et la Commission européenne n’aura aucun mal à chiffrer cette économie « souterraine » pour les Etats-membres, étant donné que partout dans l’UE et depuis plus de 40 ans, différentes études ont été menées par des universitaires ou des parlementaires, études qui, au fil des ans, situent son impact entre 9 et 30% du PIB.

Selon une récente enquête menée par Friedrich Schneider, un professeur autrichien d’une université de Linz et expert de l’économie souterraine, l’économie « parallèle » dans divers pays de l’Union Economique serait la suivante pour 2013 : 9,1% du PIB aux Pays-Bas ; 9,7% au Royaume Uni ; 10% en France ; 13% en Allemagne ; 16,4% en Belgique (soit 63 milliards d’euros) ; 30% en Bulgarie, parmi d’autres (source = agence Belga).

 Le plus scandaleux dans cette normalisation (banalisation) économique du crime et des délits, est d’apprendre que cela aurait été dicté par une modification de la participation des pays au budget de l’Union. Un état dont l’activité souterraine est importante, verra son PIB augmenter bien plus que celui du voisin. Et comme la contribution au budget européen dépend aussi de la taille du PIB, certains pays pourraient voir leur contribution augmenter fortement. Et selon un eurocrate : « pendant des années, des pays avec un grand secteur informel, comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne ou ceux de l’Est, ont aussi poussé à cette réforme, afin de bénéficier de chiffres de déficit budgétaire et d’un ratio de dette publique plus favorable ».  CQFD !

Il est absolument répugnant que les chacals qui occupent les bureaux de la Commission Européenne puissent légitimer le crime, l’argent sale et les trafics multiples de la pègre immigrée. Il est tout aussi nauséabond que le Pouvoir se couche ou ferme les yeux sur les fraudes dont les puissants sont friands. Deux exemples :

-       L’agence Belga nous apprenait il y a quelques années que dans les données bancaires volées en 2004 à HSBC, y figuraient 3.137 comptes détenus par 2.450 belges. Parmi ces belges, 1.750 étaient des diamantaires et 193 familles d’entre eux, détenaient 369 sociétés offshore depuis de longues années : on attend encore les lourdes condamnations en 2014…2015 ou 2028 ?

-       Pour sa part, le diamantaire anversois Omega Diamonds a négocié en 2013 le plus gros arrangement de l’Histoire de la Belgique en matière fiscale. Le parquet d’Anvers et le fisc ont accepté de renoncer à poursuivre l’entreprise, en échange d’une transaction portant sur 160 millions d’euros. Une broutille, comparée à une fraude de 2,5 milliards € ! ! !

Et ici, je ne parle que d’un pays, d’une grande ville et d’un seul secteur d’activité !

Grâce aux dealers, aux fraudeurs, aux criminels de tout acabit et aux prostituées, les dettes publiques auront meilleure mine et tous les trafiquants auront légitimement leur place dans l’économie mondialisée, si l’on ne met pas fin aux dérives des eurocrates.

Le déclin d’une société décadente, c’est çà : « LE TRAVAILLEUR INFORMEL MAFIEUX. ».

Aucune raison ne doit justifier l’économie « souterraine ». Il faut, sans relâche et avec détermination, combattre et condamner les criminels (leurs complices et leurs protecteurs) qui pourrissent notre quotidien et tuent nos enfants.

 Pieter Kerstens

16/04/2014

Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3136 du 10 avril 2014

 

CHARLOTTE de Turckheim s’inquiète quant à la quiétude de la maîtresse du président de la République. Julie Gayet serait particulièrement affectée par les épreuves qu’elle a dû affronter ces derniers mois. Des épreuves abominables, il est vrai, car, être assise à l’arrière d’une vespa n’est pas une chose si facile. Charlotte de Turkheim a, selon l’hebdomadaire Closer, des plus informés, confié ses craintes: « Je suis inquiète pour elle, car même si elle est intelligente, j’espère que tout cela ne va pas trop l’abîmer ». Selon cette proche, le malaise éprouvé par Julie Gayet n’est pas récent mais remonte à l’année dernière. Elle l’a trouvée “changée” lors du dernier Festival de Cannes : « Elle m’a dit que sa vie était très compliquée, je l’ai sentie à fleur de peau. Je ne savais pas ce qu’il se passait, seulement qu’elle avait besoin de se changer les idées ». Qu’elle lise RIVAROL, ça lui changera les idées…

 

ANNE GRAVOIN, LA NOUVELLE TRIERWEILER ?

 

A 51 ans, Anne Gravoin, la compagne de Manuel Valls, est connue dans son milieu professionnel pour être une excellente violoniste. Celle qui est considérée comme une « musicienne brillante et professionnelle » par le recteur de l’Opéra de Tours est diplômée du Conservatoire de Paris où elle a reçu une éducation musicale “classique”. Mais Anne Gravoin n’excelle pas uniquement au sein d’orchestres symphoniques. Elle travaille également dans le monde de la variété et a par exemple mené la section cordes de Johnny Hallyday. Auparavant, elle avait déjà collaboré pour la chanson, notamment aux côtés de Laurent Voulzy, qui a assuré sa transition entre le milieu classique et le show-biz. On attend avec impatience les futurs dérapages d’Anne Gravoin, l’épouse de Manuel Valls depuis 2010. Elle en a déjà commis quelques-uns. Les lecteurs de RIVAROL connaissent l’épisode du PV qui sauta derechef, le véhicule d’une de ses amies étant mal garé dans sa rue. Un petit coup de fil à Valls avait suffi. Ils savent aussi que les SDF qui squattaient les abords de son immeuble furent virés à sa demande. Nous nous réjouissons de faire plus ample connaissance avec celle qui s’en prenait, en juin 2012, dans les colonnes du Parisien, à l’épouse du premier Ministre, déclarant sans pitié : « Une musicienne, c’est un peu plus glamour que Mme Ayrault, prof d’allemand dans la banlieue de Nantes ! » L’Express raconte qu’à l’été 2013, la violoniste aurait fait pression sur son mari pour qu’il empêchât la fermeture d’une boîte de nuit du Cap d’Agde, qui appartient au père de Laeticia Hallyday. Le Premier ministre dément et annonce son intention de porter plainte pour diffamation. Les amis, mon intuition me dit qu’on n’a pas fini de rire !

 

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ILS IRONT FAIRE LEUR MOSQUÉE TOUT SEULS

 

Le soir de l’élection de Fréjus, remportée par le frontiste David Rachline, le maire UMP sortant, Elie Brun, écrabouillé par les urnes, n’a pas pu cacher sa déconvenue. Constatant que le FN était en tête même dans les deux bureaux des secteurs où la mosquée de Fréjus devait être construite, il a eu cette remarque amère : « Avec ce que j’ai fait pour eux, putain… Ils iront faire leur mosquée tout seuls. Qu’ils ne m’emmerdent plus… »

 

MANUEL VALLS A DU SOUCI À SE FAIRE

 

C’est le site Novopress qui le raconte. Même si les sondages en ligne sur internet ne sont pas très fiables, on peut cependant y déceler des tendances. Trois sites de grands périodiques (Le Parisien, Le Point, Le Figaro) posent chacun à leur manière la question suivante : « Êtes-vous satisfait [de la composition] du nouveau gouvernement ? / Faites-vous confiance au nouveau gouvernement pour redresser la France ? » Les réponses sont sans appel. Sur le site du Parisien, le “non” l’emporte avec 85% des votants. Sur le site du Point, 87%. Sur celui du Figaro, 90 %. Même le Nouvel Obs, pourtant très à gauche, s’y, met, titrant : « Gouvernement Valls : six trucs qui nous énervent ». Michel Sapin, nouveau ministre des Finances, se fait, quant à lui, fusiller pour cette réflexion, il est vrai, grandiose quant à la nécessité d’un référendum sur l’accord de libre-échange transatlantique, question posée par un auditeur : « [Ce n’est] pas la bonne réponse démocratique à une question comme celle-ci ». Car dans la démocratie socialiste, hors de question d’envisager un référendum !

 

QUEL HUMOUR !

 

La nomination de Ségolène Royal, mercredi 2 avril, au ministère de l’Écologie, est évidemment commentée et même moquée, parfois de façon pas très élégante. Peu après la présentation du gouvernement par le secrétaire général de l’Élysée Pierre-René Lemas, le député UMP Philippe Vitel a demandé un maroquin pour Valérie Trierweiler : son tweet hautement spirituel ? « Et Valérie, elle n’a pas droit à un ministère comme Ségolène ? Au nom de la justice du plumard ? » Vitel finira ministre, sans aucun doute…

 

AUTRICHE : ILS SONT FOUS DE RAGE

 

Nous avions évoqué récemment dans ces colonnes le député européen du FPÖ autrichien, Andreas Mölzer, qui est tête de liste de son parti pour les élections européennes de mai 2014, qui avait déclaré que l’Union Européenne est un “Negerkonglomerat” (rassemblement de Nègres). Andreas Mölzer avait répondu qu’il avait parlé d’un « nekrophiles Konglomerat » (rassemblement de nécrophiles). Nul n’est totalement obligé de le croire. Il avait aussi décrit le Troisième Reich comme “libéral” si on le compare à la “dictature” qu’est l’Union Européenne. Le parti socialiste et les conservateurs, qui se partagent le gouvernement, hurlent de rage et ont exigé ensemble du président du FPÖ Heinz-Christian Strache qu’il pousse Andreas Mölzer à se retirer. Idem pour le président de la communauté de culte israélite Oskar Deutsch, pour la tête de liste des écologistes pour les élections européennes ainsi que pour celle du parti libéral NEOS qui ont tous poussé des cris d’orfraie. Les Démocrates suédois menacent de ne pas faire partie du futur groupe au sein du Parlement européen qui doit comprendre les Démocrates suédois, le FPÖ, le Front National, le Vlaams Belang, le PVV, la Ligue du Nord. Kent Ekeroth, des Démocrates suédois, a déclaré au quotidien suédois Expressen qu’Andreas Mölzer ne devra pas, suite à ses propos, occuper une place de direction au sein du futur groupe et qu’il a pleine confiance dans le fait que le FPÖ gère cette situation au mieux (En d’autres termes qu’il se débarrasse de Moelzer). Ah, au fait, qui est Kent Ekeroth ? J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer dans RIVAROL cet oiseau que j’ai croisé il y a quelques années lors d’une réunion de l’association allemande Pro-Köln. Juif, il avait travaillé pendant quelques mois à l’ambassade de Suède à Tel-Aviv. Lors de son intervention à la tribune, il évoqua les “libérateurs” américains, ce qui suscita un léger malaise, beaucoup des participants ayant une grand-mère ou une sœur massacrée par les bombes américaines qui ravagèrent Köln (Cologne). Il sera intéressant de voir si le leader du FPÖ tient le choc face aux pressions qu’il subit… Souhaitons-lui bon courage !

 

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LES ETATS-UNIS BIENTÔT RAYÉS DE LA CARTE ?

 

Aux Etats-Unis, les bisons fuient en masse le parc national de Yellowstone, dans l’Etat du Wyoming. On découvre des images impressionnantes sur Internet. Il ne s’agit nullement d’une anecdote fantaisiste, mais il faut savoir que les animaux ont un sixième sens pour ce qui concerne les tremblements de terre. Il y a 35 ans, un terrible tremblement de terre ravagea le Frioul (Italie du nord), entraînant des milliers de morts. Des personnes de ma famille, habitant Casiacco, petit village du Frioul qui fut à moitié détruit, m’ont raconté qu’une heure avant le tremblement de terre, la nature était comme morte. Les animaux fuyaient ou se terraient tous. Le 30 mars dernier, un séisme de magnitude 4,8 sur l’échelle de Richter a eu lieu dans le parc de Yellowstone, et les animaux fuient depuis. Les spécialistes qui s’expriment à ce sujet craignent qu’un “supervolcan” endormi depuis plus de 600 000 ans, situé sous le parc, ne puisse se réveiller. Ce volcan, assimilé à une vraie bombe à retardement, pourrait rayer les Etats-Unis de la carte !

 

UN MAIRE COMMUNISTE QUI NE MANQUE PAS D’HUMOUR

 

Alain Bocquet est le maire communiste de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Doté d’un solide sens de l’humour, il a déguisé des agents municipaux en policiers et arrêté, le 1er avril, les automobilistes qui dépassaient la vitesse de 10 km/h dans la rue principale, leur distribuant de fausses amendes…

 

 

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 Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici.

Saint-Germain-des-Prés : difficile cohabitation des Roms et des Tartuffes

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En ce temps pascal, il est des paraboles plus parlantes que d’autres. Celle-ci par exemple, scène vécue à la Butte-aux-Cailles, dans ce charmant coin qu’on appelle « la campagne à Paris ». Une dame fort bien mise promène son petit chien fort bien toiletté. Elle croise, assise sur les marches d’à côté, une SDF à la mine dépitée.
« Comment ça va aujourd’hui ? », lance la dame au chien.
« Pas bien, j’ai pas le moral… », murmure l’autre.
« Allons, allons, faut vous secouer ! On a chacun ses petits problèmes ! », rétorque la première d’une voix pointue. Puis elle s’en va, hautaine, en tirant son chien.

Cette histoire, c’est un peu ce qui se passe dans le VIe arrondissement, quartier encore plus chic de la capitale où prospèrent l’intelligentsia et le gratin du monde politique.

Le Parisien communique ce mardi matin une note interne au commissariat, rédigée par un officier de police « sur instruction de la commissaire centrale », par laquelle il requiert « dès à présent et jusqu’à nouvel ordre pour les effectifs du VIe arrondissement, de jour et de nuit, de localiser les familles roms vivant dans la rue et de les évincer systématiquement ».

À chacun ses petits problèmes, comme disait la dame au chien : aux Roms le souci du logement, aux bourgeois du VIe de s’épargner la vue de gamins morveux et dépenaillés serrés sur un matelas autour de leurs parents crasseux. Faut les comprendre, aussi : voir un campement de fortune dans le hall de l’immeuble quand on reçoit le sénateur à dîner, ça risque de lui gâter les œufs aux truffes et le Pétrus.

Les associations se sont émues du ton. Particulièrement du verbe « évincer ». C’est un ton qui sied à l’administration, se défend le monsieur à la radio. Un ton déshumanisé à dessein. C’est surtout une manière, pour les gens propres sur eux, de se débarrasser des indigents qui puent. Et ça, voyez-vous, ça n’est pas très compliqué : il suffit de les repousser dans l’arrondissement d’à côté. De rue en rue, vers le nord ou vers le sud, chez les loqueteux des « arrondissements populaires », ou mieux encore, vers les ponts du périphérique et la banlieue.

Une fois qu’on les a chassés de sa vue, ça permet de mieux penser le monde : on peut ainsi discourir à loisir de l’ouverture des frontières et du vivre ensemble, de la tradition de l’accueil dans la France des droits de l’homme et des bienfaits de l’élargissement de l’Europe aux pouilleux des Balkans.

Mais dites-moi, Monsieur le sénateur, vous reprendrez bien un peu de caviar ?

Marie Delarue

 

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La France à genoux devant Bruxelles

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Si les dirigeants successifs de la France depuis vingt ans (ou du moins ceux qui se font passer pour des dirigeants mais qui sont dépassés par les événements dont ils feignent d’être les organisateurs) avaient eu un peu plus de jugeote et un peu plus d’avenir dans l’esprit, ils se seraient bien gardés de signer des traités qui nous imposaient des contraintes d’autant plus intenables qu’ils nous privaient simultanément des moyens d’y faire face.

Mais nos gouvernements – gauche folle et droite molle confondues – étaient également déconnectés des réalités et soucieux de faire figure de bons Européens, quitte à être de détestables Français.

L’encre des pactes passés avec le diable libéral n’était pas encore sèche que « la France » (entendez son gouvernement) qui s’était privée de la possibilité de dévaluer sa monnaie (puisqu’elle n’avait plus de monnaie), de protéger ses frontières (puisqu’elle ne les contrôlait plus), de relancer la croissance (puisqu’elle s’était engagée à la rigueur budgétaire), frappait pour la première fois à la porte de la Commission de Bruxelles pour demander à être dispensée de tenir la parole qu’elle venait de donner. À la honte d’avoir abdiqué sa souveraineté, elle ajoutait la honte de renier ses engagements.

Comme le système fonctionnait, on a cru à Paris que Bruxelles et Berlin, respectivement capitale politique et capitale économique de la France, se laisseraient indéfiniment attendrir par nos beaux yeux.

La belle époque est finie. La semaine dernière sur les bords de la Spree, cette semaine dans la ville du Manneken-Pis, les ministres de l’Économie et des Finances puis les conseillers de l’Élysée se sont inutilement humiliés devant leurs interlocuteurs. Mme Merkel puis M. Barroso, nos maîtres, nous ont rappelés à nos obligations.

Du coup, M. Valls, confronté à son premier échec, a promis qu’il tiendrait le cap avec lequel il avait cru pouvoir ruser. Comment ? Au prix de quels nouveaux impôts, de quelles nouvelles économies ? Cette fois, nous touchons le fond.

Dominique Jamet

 

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Le CSA veut contrôler les sites internet ! La censure politique se met en place progressivement

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On se doute que cet espace de liberté et d’information alternative que constitue internet pose un problème à l’Oligarchie et qu’il risque d’être remis en cause.
C’est toutefois avec inquiétude que l’on assiste à la mise en place progressive de la censure d’internet, avec par exemple les dernières demandes du CSA.

Vu sur numerama :

« Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a publié lundi son rapport annuel 2013 (.pdf), dans lequel l’autorité administrative confirme sa demande de ne plus réguler uniquement la télévision et la radio, ou leurs déclinaisons « à la demande », mais bien tout le web audiovisuel en France. Et surtout de créer un label « Site de Confiance » que les logiciels de contrôle parental et de filtrage auraient l’obligation de respecter pour s’assurer que la censure du web est effective — voir à ce sujet nos explications sur le mécanisme redoutable qui attend les internautes. [...]

Ainsi, les « services audiovisuels numériques » serait entendus comme « les services de communication au public par voie électronique mettant à disposition du public ou d’une catégorie de public des contenus audiovisuels ou sonores« . En clair, ce sont tous les sites qui diffusent des vidéos ou des podcasts audio, y compris les sites de vidéos personnelles comme YouTube ou Dailymotion, ou les services d’hébergement de musique comme Deezer ou SoundCloud. Ce ne sont plus seulement les vidéos professionnelles qui seront soumises à la régulation du CSA, mais aussi vos vidéos personnelles.

Toujours très flou dans ses demandes, le CSA se contente de proposer que ses règles soient appliquées « selon des modalités adaptées à la nature des services audiovisuels numériques« .

Un pouvoir de mise à mort

Sur le fond, le CSA demande à appliquer son pouvoir de censure dans de nombreux domaines, dont il dresse la liste. Il s’agit de domaines à tiroirs, dont l’application risque d’être extrêmement large et soumise à aucun contrôle démocratique.

 

Tout d’abord, l’ensemble des services, qu’ils signent on non une convention avec le CSA, risqueront des sanctions en cas de manquements à :

  • La protection de l’enfance et de l’adolescence ;
  • La dignité de la personne humaine ; (on rappellera à ce sujet que le CSA considère que les vidéos de quenelles sont une atteinte) ;
  • L’interdiction de l’incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de moeurs, de religion ou de nationalité ; [toujours la même réthorique permettant de condamner un peu tout le monde, notamment les nationalistes et tous ceux qui défendent leur identité- NDCI]

 

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La ville de Paris choquée de l’enseignement de la morale catholique dans un établissement…catholique

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La mairie de Paris a pondu un communiqué délirant (nous mettons en gras les pires passages), et écœurant d’hypocrisie (les républicains passant leur temps à bourrer le crâne des enfants avec leur fausse morale à l’école, par les associations ou par les médias) :

« C’est avec la plus grande stupéfaction que nous apprenons les propos auxquels auraient été exposés des élèves du lycée privé Gerson, dans le 16e arrondissement. [la pilule c'est mal et l'avortement est un meurtre : morale catholique de base - NDCI)
 
Le lycée reconnait avoir fait intervenir sans contrôle, auprès de jeunes élèves, l’association Alliance Vita, proche du mouvement Opus Dei. Les propos contre la contraception et l’avortement qui auraient été proférés hier par cette association au sein du Lycée ont manifestement pour but de manipuler les consciences des jeunes élèves.
 
Nous dénonçons fermement ces propos qui soumettent les élèves parisiens à une guerre idéologique d’un autre temps.


Nous tenons ici à rappeler que les moyens de contraception sont une avancée pour l’ensemble des femmes et des hommes de ce pays, et le recours à l’avortement un droit acquis par les femmes pour disposer de leur corps.
 
La Mairie de Paris demeure vigilante quant au respect du droit de chaque adolescente et adolescent d’être informé sur sa sexualité et les moyens de contraception existants, au moyen d’informations validées par les professionnels.  
 
Nous demandons aujourd’hui au Rectorat de diligenter une enquête administrative au sein de ce lycée privé sous contrat, soumis au respect des devoirs et règles républicains, et faire toute la lumière sur les évènements du lundi 14 avril.
 
Il est urgent de revenir à un débat raisonné et de rassurer l’ensemble des parents sur la neutralité des enseignements dispensés à leurs enfants. »

C’est la République qui poursuit sa guerre idéologique, proprement satanique, contre la morale et la vie.
Le temps passant, elle ne se cache plus et donne dans la propagande la plus grossière et la plus imbécile.
Son combat pour contrôler les cerveaux des enfants et détruire en eux toute notion de morale est un combat à mort que les catholiques et les Français de bon sens ne doivent pas fuir.

 

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15/04/2014

Le ministre de la famille (sic) insiste « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents »

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La nouvelle secrétaire d’Etat chargée de « la Famille, des Personnes âges et de l’Autonomie », Laurence Rossignol, ancienne porte-parole du Parti socialiste, est revenue, dans une interview au JDD, ce dimanche 13 avril, sur une phrase très grave prononcée sur le plateau de France 3 : « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents ».

Elle ose insister :

(Cette phrase) devrait pourtant faire consensus…

Revenant par ailleurs sur les enseignements des ABCD de l’égalité, Laurence Rossignol énonce :

Le but de l’enseignement à l’égalité est de dire aux filles : « Rien ne vous est fermé car vous êtes des filles »,
Et de dire aux garçons : « On est différents, mais personne ne doit avoir le dessus sur l’autre ».
> La cour de récréation n’est pas un espace pour des apprentis petits coqs.

On se doute que Rossignol préfère les chapons aux coqs…

 

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« La mafia juive et la révolution ukrainienne » – par Laurent Glauzy

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Viktor Pintchouk

Dans l’article Mafia ebraica a Kiev, e loro animali parlanti (La mafia juive et leurs animaux parlants), Maurizio Blondet, journaliste et écrivain catholique traditionaliste italien, expose que l’Ukraine a elle aussi son propre milliardaire, un juif louche, à la façon de Mikhaïl Khodorkovski : nommé Viktor Mykhaïlovytch Pinchouk, le plus riche oligarque d’Ukraine soutient l’entrée de ce pays dans l’Union européenne (UE).

Né en 1960, à Kiev, dans une famille d’ingénieurs métallurgistes ayant appartenu à la nomenklatura communiste de la ville industrielle de Dniepropetrovsk, Viktor Pinchouk suivit l’exemple de ses parents en devenant lui-même ingénieur en métallurgie.

Les privatisations frauduleuses

Juste après la chute du communisme, en 1990, Pinchouk fonda une entreprise privée, Interpipe, qui produit de la tuyauterie, notamment pour le secteur pétrolier et gazier. Cette société profita du pillage opéré lors de la première privatisation « suggérée » par les consultants libéraux de la Chicago School of Economics.

Maurizio Blondet mentionne que « Pinchouk, à la tête d’un petit empire métallurgique, collabore avec la blonde à la fausse natte, Ioulia Tymochenko, d’origine juive, protégée du gouverneur et tyran de la province de Dniepropetrovsk, Pavlo Lazarenko. Ce milliardaire juif, devenu Premier ministre ukrainien en 1997, acquit une villa de 60 millions de dollars, en Californie, pour blanchir ses capitaux ». Dans les années 1990, Pinchouk et Tymochenko fondèrent la société Commonwealth, qui importe du gaz naturel d’Asie centrale. En 2004, Interpipe est la première société ukrainienne à participer au World Economic Forum de Davos.

Quand Tymochenko entra au gouvernement, en 2005, Pinchouk la délaissa pour s’associer au deuxième oligarque du pays, Rinat Akhmetov (un Tatare). Pour 800 millions de dollars, ils s’adjugèrent la gigantesque aciérie Kryvorizhstal, récemment privatisée et qui employait 57 000 ouvriers. Néanmoins, Viktor Iouchtchenko, le nouveau et troisième président (2005-2010), qui avait chassé Tymochenko du fauteuil de Premier ministre, contesta cette acquisition devant les tribunaux. Résultat : la méga-aciérie fut vendue à Arcelor Mittal pour 4,8 milliards de dollars, sa vraie valeur !

En 2006, Pinchouk fonda la EastOne, une société financière avec un portefeuille spécialisé dans le métal, la sidérurgie, les tuyaux et le matériel ferroviaire, dont le siège est à Londres. Le milliardaire possède aussi quelques médias, quatre chaînes de télévision, ainsi que Fakty i Kommentarii, journal à scandales russophone avec un tirage d’un million d’exemplaires. Comme Khodorkovski ou encore George Soros, Pinchouk utilise aussi ses médias comme instruments pour ses ambitions politiques.

La Shoah au détriment des Koulaki

En 2004, il créa une organisation internationale indépendante, la Yalta European Strategy (YES), lobby qui œuvre pour l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Chaque année, la YES tient un forum fastueux auquel sont conviés de grands noms de la politique comme Bill Clinton et son épouse Hillary Clinton, Tony Blair, Condoleezza Rice, Paul Krugman, Shimon Peres ou Dominique Strauss-Kahn. En outre, Pinchouk est marié à Elena, la fille de Leonid Koutchma, président ukrainien de 1994 à 2005.

Elena Pinchouk est également connue sous le nom d’Elena Franchouk (du nom de son premier mari). Elle préféra porter ce patronyme quand elle devint une « dame d’affaires et une philanthrope » à Londres. Dans le district londonien de Kensington, elle acheta une résidence de 80 millions de livres sterling, où elle invita des amis comme Elton John, Miuccia Prada et Steven Spielberg. Avec ce dernier, propagandiste de la religion holocaustique, la famille Pinchouk finança un documentaire sur la shoah en Ukraine, conçu pour culpabiliser le peuple chrétien ukrainien sur « l’extermination des juifs », alors que ces chrétiens avaient subi l’holodomor (grande famine de 1932 et 1933 ayant causé entre 2,6 et 5 millions de victimes). Ce documentaire de Spielberg est distribué gratuitement à toutes les écoles. Des « volontaires », rétribués par Pinchouk, parcourent le pays pour découvrir et ouvrir les fosses communes dans lesquelles, expliquent-ils aux écoliers, « ce ne sont pas des restes de millions de kulaki morts de faim, mais plutôt des juifs innocents assassinés par des nazis ». L’un des propagandistes collaborant à cette réécriture de l’histoire est le « prêtre catholique français » Dubois, qui fonda l’organisation Holocaust by Bullets, subventionnée par Pinchouk.

L’art dégénéré et le veau dans du formol

À Londres, madame Franchouk et son second mari, Pinchouk, passent pour de généreux mécènes. Pour 10,3 millions de livres sterling, ils acquirent le « veau d’or », un véritable veau plongé dans du formol, avec un disque d’or massif entre les cornes. Cet Entartete Kunst (art dégénéré) est l’œuvre du juif britannique Damien Hirst.

Forbes estime le patrimoine du couple Pinchouk à 3,8 milliards de dollars. Maurizio Blondet atteste que cette fortune s’est constituée grâce à la politique du père et du beau-père Koutchma, deuxième président ukrainien de 1994 à 2005. Ce vieux nomenklaturiste soviétique, qui devint tout à fait sincèrement partisan du libéralisme, entreprit les privatisations recommandées par l’Occident, avant d’être emporté par la « révolution orange ». Koutchma fut accusé, non sans raison, d’avoir fait disparaître quelques journalistes qui lui étaient hostiles, comme le goy Gueorgui Gongadzé, dont le corps fut retrouvé, en septembre 2000, des mois après son décès, dans une forêt située à soixante-dix kilomètres de Kiev. On découvrit qu’il avait été partiellement immergé dans de l’acide alors qu’il était encore vivant. Le 4 mars 2005, l’ancien ministre de l’Intérieur Iouri Kravtchenko, soupçonné d’être impliqué dans l’affaire, fut, retrouvé mort dans sa datcha de la banlieue de Kiev. La police conclut à un suicide.

Pinchouk, le gendre de Koutchma, soutint ensuite un des successeurs de ce derniers, Viktor Ianoukovytch, qui devint le quatrième président de l’Ukraine (2010 à 2014). Ayant refusé l’accord avec l’UE, il fut chassé du pouvoir par la vague de « protestation populaire » de la place Maïdan.

Le Pro-européen

Au commencement des manifestations, Pinchouk ne se prononça pas personnellement, mais ses chaînes de télévision soutinrent les partisans de l’adhésion à l’Europe. Ensuite, quand Koutchma prit parti pour les manifestants de la place Maïdan, Pinchouk prit aussi sagement parti pour eux, leur fournissant même des boissons chaudes, afin de montrer qu’il était résolument redevenu pro-européen.

En outre, Pinchouk est membre et financier de la Brookings Institute, think tank américain sioniste. Selon Maurizio Blondet, on pourrait donc penser que, grâce à l’instrumentalisation de la place Maïdan, la mafia talmudique livrera l’Ukraine dans la gueule de l’eurocratie. Toutefois, les choses sont plus compliquées. Le journaliste italien avance que « la mafia ukraino-juive est divisée par des rivalités d’affaires qui sont aussi politiques : Pinchouk est en conflit avec Gennady Bogoliubov et Igor Kolomoisky, deux autres oligarques juifs (respectivement les deuxième et troisième hommes les plus riches du pays) ». Pinchouk les traîna devant un tribunal de Londres, les accusant d’avoir fait disparaître l’équivalent de 143 millions de dollars. Ces oligarques résident tous les trois dans la capitale britannique.

Il est étrange d’observer que, régulièrement, ces soi-disant mécènes et philanthropes couvrent d’or des avocats, ainsi quedes artistes londoniens et américains, au détriment des Ukrainiens nécessiteux, qui n’ont droit à aucune attention. Bien au contraire, les goyim, saignés à blanc, sont dépossédés des immenses richesses du pays de leurs ancêtres.

Les Femen et l’Open World Leadership Institute

Ce sont ces mêmes oligarques qui financent les Femen, dont l’une des fondatrices, Anna Hutsol, suivit une formation aux États-Unis, sur invitation de l’Open World Leadership Institute, organisme soutenu par le Congrès américain et George Soros. C’est cette même organisation qui prépara quarante représentants politiques et médiatiques pour faire de l’Ukraine une démocratie occidentale aux ordres d’une caste de francs-maçons, de pédocriminels, de banquiers et de satanistes. Bref, un monde pas du tout chrétien, adorateur du veau d’or.

Laurent Glauzy
auteur de :
Témoins de Jéhovah, les missionnaires de Satan
Illuminati. « De l’industrie du Rock à Walt Disney : les arcanes du satanisme ».
Karl Lueger, le maire rebelle de la Vienne impériale
Atlas de géopolitique révisée, tome II
Atlas de géopolitique révisée, tome I
Chine, l’empire de la barbarie
Extra-terrestres, les messagers du New-Age
Le mystère de la race des géants 

 

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10/04/2014

Jeudi, c'est le jour de Rivarol :

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Chez votre marchand de journaux, 3,50 €

Une nouvelle publication lancée par Synthèse nationale : "Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme" seront diffusés à partir de la fin de cette semaine...

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Ils sortent à la fin de la semaine.

Merci à ceux, nombreux, qui se sont déjà abonnés...

Encore quelques jours à patienter !

 

RAPPEL : la présentation des Cahiers d'Histoire du Nationalisme :

Ne laissons plus les autres falsifier notre Histoire.

Une nouvelle revue pour rétablir la vérité…

Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

Un peuple qui ne connaît pas son Histoire est un peuple condamné… Il en va de même pour une famille politique.

Beaucoup pensent, ou voudraient penser, que la Droite nationale est née comme cela, il y a quelques décennies, telle une génération spontanée, de la conjugaison d’une crise latente et de la volonté de quelques hommes de qualité. En réalité, l’émergence de la Droite nationale (et nationaliste) au début des années 80, que ce soit en France où un peu partout en Europe, est la résultante de toute une histoire, faite de héros et d’événements, de périodes exaltantes et d’autres plus sombres, que beaucoup de militants d’aujourd’hui ignorent, hélas, trop fréquemment.

Les expériences du passé permettent de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Celles-ci peuvent être enrichissantes si elles sont bien comprises. Le monde change en permanence, les enjeux évoluent, mais nombre de réalités demeurent constantes. S’il est important de ne pas rester les yeux rivés sur un passé, adulé ou honni, il ne faut pas pour autant rejeter complètement celui-ci.

Nos adversaires, et aussi parfois nos amis, ont une vision manichéenne des choses qui leur interdit d’être objectifs. Notre devoir est de rétablir la vérité, même si celle-ci n’est pas toujours aussi heureuse qu’on le souhaiterait. C’est dans l’intérêt des combats que nous menons actuellement.

C’est dans cet esprit que la revue Synthèse nationale, que je dirige depuis sa création il y a maintenant 8 ans, a décidé de lancer Les Cahiers d’Histoire du nationalisme, cette nouvelle publication que vous aurez bientôt entre vos mains. Elle est destinée à faire connaître, aux militants de la cause nationaliste bien sûr, mais aussi au plus grand nombre de nos compatriotes, les hommes et les femmes, ainsi que les grands faits, qui ont marqués l’histoire, souvent ignorée et trop souvent caricaturée, de notre famille politique.

Régulièrement, à chaque livraison, Les Cahiers d’Histoire du nationalisme aborderont un thème, qu’il s’agisse de la vie et du combat d’un personnage historique, comme c’est le cas dans le premier numéro qui sort à l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition de Léon Degrelle, d’une période au cours de laquelle les nationalistes ont joué un rôle important ou encore celle d’un mouvement ou d’une organisation qui a marqué son temps. Bref, ce ne sont pas les thèmes ni les sujets qui manquent...

Pour ce premier numéro, nous avons demandé à notre ami Christophe Georgy, le dynamique Président de l’Association des Amis de Léon Degrelle, donc fin connaisseur de cette épopée fantastique que fut la vie du fondateur du rexisme belge, de rassembler les témoignages sur ce personnage mythique qui ne laissait pas insensibles ceux qui, admirateurs ou détracteurs, ont eu l’occasion de l’approcher. Léon Degrelle nous a quitté il y a tout juste 20 ans, le 31 mars 1994. Il nous a semblé utile de rappeler, à travers ces diverses contributions, qui il était, ce que furent ses idées et son combat, ainsi que l’aventure héroïque qui fut la sienne.

Et puis, d’autres numéros suivront. La deuxième livraison, prévue pour mai, traitera du nationalisme révolutionnaire de François Duprat, autre personnage mythique du Panthéon nationaliste… Un autre numéro, consacré au Maréchal Mannerheim, chef de la Finlande des années 40, qui mena la vie dure à la sanguinaire Armée soviétique qui tentait d’annexer son pays, est en préparation…

Une dernière chose : pour pérenniser cette nouvelle collection et pour que vous ne manquiez pas un numéro, nous vous proposons la classiques formule de l’abonnement (voir PJ). Celle-ci, indépendante de l’abonnement à Synthèse nationale, vous permettra de recevoir, à un prix attractif de lancement (95,00 €, franco de port, au lieu de 110,00 €, valable jusqu'au 30 avril), chaque numéros des Cahiers d’Histoire du nationalisme dès leur parution.

Cette entreprise a pour objectif de rétablir la vérité sur notre histoire. Il était urgent de la lancer. Aujourd’hui, c’est chose faite. Nous savons que nous pouvons compter sur votre aide et sur votre fidélité pour la continuer…

Ce 1er volume consacré à Léon Degrelle, réalisé sous la direction de Christophe Georgy, comprend une très bonne biographie, les textes de Francis Bergeron, Pierre Vial, Jean-Yves Dufour, Alexandre Gabriac, Camille Galic, Joël Laloux, Fernand Kaisergruber, Michael Hemday, Armand Gerard, Alberto Torresano, Edwige Thibaud, Henri de Fersan, Yvan Benedetti, Pierre Gillieth et Saint-Loup ; des dessins inédits de Godus, Ignace, Peper et Korbo et un cahier photo...

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"L'une des choses que je regrette le plus à propos des nationalistes français de notre génération, c'est l'absence de toute culture générale militaire."

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Attention: il ne s'agit pas d'une culture centrée sur l'histoire militaire, mais plutôt sur la guerre, le fait militaire, l'armement, etc. Autrefois, ceci constituait le bagage basique de n'importe quel nationaliste. Savoir tirer, posséder une tenue militaire complète, participer à des camps, savoir reconnaître un tank d'un transport de troupe ou un fusil-d'assaut d'une mitrailleuse lourde...

C'est sur la base de cette culture militaire que les troupes de Maidan ou de Crimée se sont constituées (ces groupes que le nationaliste français de base regrette de ne pas voir ici).

Il ne s'agit pas de devenir des troupes d'élites. En cas de guerre, vu le niveau physique faible et le caractère amateur de cette culture militaire, les nationalistes qui la possèdent ne peuvent pas constituer des forces de fantassins ""modernes", mais ils peuvent déjà se constituer en milices.

Une milice comme le HOS croate, les tchetniks serbes, les NDF syriens ou le SSNP libanais... On a beau dire que ce sont des amateurs, ils sont déjà 100 fois plus efficaces qu'une horde de fafs braillards et brouillons.

La culture militaire amène à la pensée militaire/militante. C'est à dire, à des militants qui ne seraient plus une horde de petites filles sentimentales et individualistes, mais déjà des soldats politiques.

Une petite fille sentimentale et individualiste: "Ce parti ne me plait pas, je ne vais pas militer avec eux car je n'aime pas la couleur de leur logo qui ne correspond pas à mon trip personnel."

Ou encore: "Le chef m'a parlé sèchement, il doit avoir une dent contre moi, je vais bouder et poster des statuts énigmatiques et semi-accusatoires sur facebook..."

Ou encore: "ça fait 5 minutes que nous sommes au rassemblement, et il ne se passe rien d'intéressant, alors allons boire des bières ailleurs."

Le militant/militaire, lui, est capable de ""penser utile"", de """penser efficace"", de penser la guerre. Car la politique, c'est la guerre, les fusils en moins.

Le militant/militaire pensera au contraire:

""Ce parti fait un truc dans mon cois, je suis d'accord avec le motif pour lequel il manifeste et/ou ses objectifs. Je m'y rends."""

"""Le chef m'a parlé sèchement, je me demande pourquoi, je lui demande. Ou alors c'est peut être parcequ'on était pressé, que j'ai fais une connerie, etc."""

"""Je ne quitte pas le rassemblement sans que le chef de section décide qu'on s'en và. J'observe.""

De même, le militant/militaire s'habillera en circonstance: sobre, discret et utile, là ou le faf sentimental mettra tellement de soins dans sa tenue qu'il ne sera absolument pas crédible politiquement.

Le militant/militaire va au carton avec un treillis foncé, large et une veste passe-partout, le faf sentimental se trimballe un polo à 70 euros et une panoplie à la fois inappropriée à l'action et qui le coupe de tout contact avec le peuple (soit fashion-bourge de droite, soit gogol88, etc).

Sur le terrain, le militant/militaire analyse l'espace de manière fonctionnelle: issue, environnement, sorties et menaces potentielles, positionnement de ses camarades, parcours de la manif, etc.

Le faf sentimental, lui, se croit en promenade du dimanche, tel une cible, il discute ou pianote sur son portable, les mains dans les poches. Il ne se rend pas compte de la présence de l'ennemi ou des flics avant que ceux-ci ne soient sur lui.

Le militant/militaire ne fait usage de la force que de manière utilitaire. Il est poli, courtois, calme face à l'ennemi. Il garde ses munitions sous le coude. Mais lorsqu'il est violent, il l'est vraiment, car il a un objectif et des moyens définis. (""On est 10, on fait une contre-charge pour réduire la pression sur notre flanc gauche, etc"").

Le faf sentimental, lui, se perd en regards méprisants pour les passants, en slogans ultraviolents, mais il n'est capable que d'éruptions de violence désordonnées, disproportionnées et inutiles ou inadaptées à la situation.

Le militant/militaire sait attendre. Il sait analyser la situation. Il sait se déplacer rapidement ou lentement, de manière efficace. Il sait prendre des décisions rationnelles.

Le faf sentimental fonce dans tous les pièges têtes baissées, il répond à toutes les provocations et fait toujours ce que le système attend de lui.

Le militant-militaire est le nationaliste parfait. Il a compris que dans un groupe, l'individu est subordonné aux décisions communes. Il sait en revanche faire preuve d'initiative lorsque c'est nécessaire, et prendre la tête d'un groupe de manifestants désordonné ou anarchique. Il sait que la discipline est vitale et que la guerre n'est pas un jeu.

Le faf sentimental lui, envisage la politique comme une activité du dimanche, romantique ou ludique, durant laquelle il s'amuse ou tape la pose.

Le militant-militaire comprend qu'en guerre, l'impératif est de monter des forces, de les structurer, de les coordonner, d'assurer un front large et une chaîne de cohésion entre les unités.

Le faf romantique saisira la moindre occasion pour briser cette chaîne de cohésion ou se démarquer des unités qui ne sont pas les siennes mais assurent ses flancs. Le faf romantique est dans le clivage et la rébellion adolescente, le militant-militaire, lui, est dans la guerre révolutionnaire.

Le militaire/militant juge ses camarades sur leurs actes.

Le faf sentimental leur prête des intentions imaginaires ou fantasmées sur la base de ses propres affects.

Cette culture militaire n'est pas dispensable. On ne peut pas s'en passer en se disant """qu'il ne se passera rien"". Car que la société française explose ou non, que nous vivions ou non une guerre civile... cette culture militaire/militienne, cet impératif d'être prêt, cette tenue en forme, constitue le socle de toute culture nationaliste, et de tout socialisme réellement révolutionnaire. C'est à partir de cette culture/pensée militaire que tout mouvement réellement dangereux pour le pouvoir se fondera.

Fini les sambas à 70 euros, les selfies de fashion et les bars branchés, ou les week ends bière/concert et la bande de potes imprécise et changeante.

Mieux vaut les magnums boueuses, les week ends rando/orientation, la licence de tir et l'organisation collective en cellules de combat avec grades, etc.

Collectif, discipline, pragmatisme et réalisme. Que ce soient pour les admirateurs de Maïdan ou de Poutine, que ce soient pour les adeptes du Printemps Français ou du Nationalisme intégral.

Rien ne se fera sans la culture et la pensée militaire.

L'absence de culture militaire entraîne chez les éléments les plus radicaux et désespérés, isolés, des phénomènes de ""lone wolf"" (loup solitaire) ou de terrorisme, qui desservent notre cause et ne sont qu'une impasse suicidaire."

Guillaume Lenormand

 

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Valls poursuit et aggrave le pacte de responsabilité

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Dans son discours de politique générale prononcé mardi devant les députés, et après avoir reconnu que, «par leur vote ou leur abstention historique» aux élections municipales, «les Français avaient exprimé leur déception, leur doute, leur mécontentement et parfois leur colère », le premier ministre a détaillé les mesures qui seront prises dans le cadre du pacte de responsabilité en faveur des entreprises. Il a annoncé de surcroît une baisse des principaux impôts auxquels elles sont assujetties : le taux normal de l’impôt sur les bénéfices passera de 33,3 à 28 % "d’ici à 2020", et la « CS3 » (contribution sociale de solidarité des sociétés) sera supprimée de même que «plusieurs dizaines de petites taxes complexes et de faible rendement ».

Manuel Valls a donc confirmé que le pacte de responsabilité se traduirait par «30 milliards de baisse du coût du travail» pour les entreprises. Au CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), dont elles bénéficieront dès cette année, s’ajouteront 10 milliards d’exonérations supplémentaires des cotisations sociales patronales. Cela aboutira, s’est réjoui le Premier ministre, à «zéro charge pour l’employeur d’un salarié payé au SMIC».

Manuel Valls a également confirmé l’objectif de réduction de 50 milliards d’euros de la "dépense publique" de 2015 à 2017: l’Etat sera mis à contribution pour 19 milliards d’euros, l’assurance-maladie pour 10 milliards de même que les collectivités locales.

Plus inattendue a été l’annonce d’un véritable chamboulement de l’organisation territoriale de la France. Le Premier ministre a en effet proposé «de réduire de moitié le nombre de régions» d’ici à 2017, de supprimer les conseils départementaux (les actuels conseils généraux) «à l’horizon 2021», d’en finir avec la clause de compétence générale et enfin d’élaborer «une nouvelle carte intercommunale, fondée sur les bassins de vie» qui entrerait en vigueur au 1er janvier 2018.

En ce qui concerne l’aménagement des rythmes scolaires, qu’il a qualifié de «bonne réforme», Manuel Valls a indiqué, sans autre précision, que son «cadre réglementaire sera assoupli».

 

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Il n’y a pas de nation sans préférence nationale

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Alain Finkielkraut : « Il n’y a pas de nation sans préférence nationale »

Frontières, nation, identité, appartenance. Alain Finkielkraut n’a pas peur des mots. Seulement de la réalité qu’ils véhiculent.



Il est inquiet, Alain Finkielkraut. Inquiet et aussi, passablement agacé. En cause : les menaces qu’il estime peser aujourd’hui sur la société française et notre incapacité à les reconnaître et à les nommer ; à voir la réalité et à la dire. En tête de sa black-list, – livrée en octobre dernier dans L’Identité malheureuse – le phénomène de “désaffiliation” qui sévit en France depuis que s’y érodent l’idée d’enracinement sur un territoire, celle d’appartenance à un peuple et jusqu’à celle de nation elle-même.

Depuis qu’il voit se profiler l’avènement d’une société “multiculturelle et post-nationale” et, avec elle, le risque d’assister au recul du vivre-ensemble, à l’effacement du citoyen et à la généralisation d’une vision purement économique des individus et des liens qui les unissent. Une vision réductrice et dangereuse parce que niant la réalité des différences culturelles et, ose celui qui ne craint pas de déplaire, du fait que “toutes ne sont pas nécessairement compatibles”.

Pour la contrer, le philosophe pointe les dangers – la montée de la francophobie, de l’ultra-subjectivisme, du “risque culturel”… -, dénonce les incohérences – celle qui pousse à refuser l’idée de frontière mais qui incite à militer pour l’exception culturelle, celle qui implique de célébrer la diversité mais qui requiert de nier les différences… – et, au final, en appelle au courage de chacun. Celui qui s’impose, estime-t-il, pour “soustraire la pensée à la tyrannie de la bien-pensance”. Celui sans lequel, il en est persuadé, on verra la société française basculer d’une “communauté de destin” à “une juxtaposition de particularismes”. Ame sensible…



Il est clair que la société française se désagrège petit à petit. Il s’agit, plus encore qu’une “déliaison”, d’une sorte de désaffiliation s’expliquant en partie par le fait qu’on a voulu, en France, neutraliser le sentiment d’appartenance à une nation, à un peuple. Mitterrand avait lui-même résumé cette tendance en affirmant : “Le nationalisme, c’est la guerre.” Cette phrase me paraît injuste à plus d’un titre.

D’une part parce qu’on ne peut mettre sur le même plan la philosophe Simone Weil écrivant l’enracinement et Charles Maurras, théoricien de la révolution nationale et du pétainisme, tout comme on ne peut comparer le rapport à la nation du général de Gaulle et celui du maréchal Pétain. D’autre part, parce que dès lors que disparaît le sentiment d’appartenance à une nation, c’est l’idée même d’une communauté politique qui entre en crise. Il n’y a pas de citoyen du monde, c’est une évidence. Une nation est un espace qui n’est pas infini mais qui, au contraire, est délimité par des frontières faisant qu’au sein de ces frontières, ce qui arrive à l’autre vous arrive à vous-même : les inondations récentes en Sardaigne ont été une catastrophe nationale et non une catastrophe européenne !

Si vous vous élevez au-dessus de cette idée de nation, vous pensez avoir vaincu vos préjugés mais en réalité, vous vous êtes libéré de toute obligation à l’égard de votre pays, si bien que vous n’êtes plus, face au monde, qu’un touriste ou qu’un consommateur. Ce qui représente un des périls de notre époque.

La notion de frontières

Nous sommes traumatisés par les horreurs du XXe siècle mais celles-ci devraient nous maintenir en alerte sur certaines réalités. Le geste inaugural de la Seconde Guerre mondiale fut, on semble l’avoir oublié, les troupes de la Wehrmacht repoussant dans un grand éclat de rire les barrières séparant l’Allemagne de la Pologne, car cette guerre était une guerre impériale contre les nations européennes, au mépris des frontières et, par-delà des frontières géographiques et historiques, au mépris de toute limite. Hitler, c’est l’hubris totalitaire. La démesure. Je crois donc qu’une mémoire véritablement respectueuse de ce qui s’est passé devrait nous emmener à réhabiliter la notion de frontières, ce que nous avons beaucoup de mal à faire.

L’affaire Léonarda en est une illustration. L’interpellation et l’expulsion de cette jeune fille ont ému les lycéens lesquels ont reçu, dans leur mouvement de protestation, le soutien de plusieurs politiques et surtout de nombreux artistes qui, justement, militent pour l’ouverture des frontières. Parmi eux, notamment, des cinéastes tels qu’Arnaud Desplechin, qui sont à l’avant-garde du combat pour la régularisation des sans-papiers, que le mot même de frontière hérisse et qui ne méprisent rien tant que l’idée d’enracinement. Ils sont de plain-pied dans le monde global : très bien ! Mais ces personnalités militent, avec la même ardeur, pour l’exception culturelle. Or qu’est-ce que l’exception culturelle sinon la préférence nationale en matière de cinéma ?

La préférence nationale

C’est une réalité : il n’y a pas de nation sans préférence nationale. Si cette préférence nationale conduit à rejeter l’étranger, elle doit bien entendu être combattue ; mais si elle conduit à faire la différence entre le citoyen avec ses droits et ses devoirs et, précisément, l’étranger, elle est absolument légitime. Car la France est un pays et tout le monde ne peut être français de même que tout le monde ne peut être américain, cela n’aurait pas de sens. Prenez l’Italie. Le pays évoque une civilisation raffinée, une culture cinématographique, une langue, des villes extraordinaires.

On comprend bien, dès lors, que l’Italie n’est pas un droit de l’homme mais une civilisation particulière dont le trésor doit être préservé. Voilà ce qu’il faudrait être en mesure de penser en France. Même ceux qui font profession de transgresser les frontières, dans la mesure même où ils restent des êtres incarnés dotés d’intérêts propres, retrouvent le sens de la nation et de la préférence nationale à l’instant où ces intérêts sont menacés. A ceux-là je demande simplement d’être cohérents. Un intellectuel aujourd’hui n’a pas besoin d’être courageux, c’est la chance de notre génération alors que les précédentes vivaient dans un climat de mort violente ; mais au moins, soyons cohérents !

La crise

Je pense que l’élément identitaire dans la crise que nous vivons actuellement est extrêmement important et qu’il est donc illusoire de penser que cette crise sera résolue le jour où s’inversera la courbe du chômage. La crise économique l’alimente, bien sûr, mais notre principale difficulté se situe ailleurs. Nous sommes tiraillés entre deux anthropologies contradictoires : l’homo oeconomicus et l’homo culturalis. Ceux qui raisonnent en termes purement économiques sont très radicaux.

Je pense notamment à l’économiste Olivier Pastré qui nous expliquait dans une tribune récente qu’il manquerait bientôt 41 millions de travailleurs en Europe et qu’il fallait, par conséquent, encore plus d’immigration. Ouvrir les frontières et non pas contrôler les flux migratoires. Dans l’optique ultra-libérale, chacun cherchant à maximiser ses intérêts, nous sommes absolument interchangeables. Ainsi, s’il n’y a pas assez d’Espagnols en Espagne, il suffira d’y faire venir des Marocains. Ce qui revient à négliger la découverte par l’ethnologie de la diversité humaine.

La diversité

Nous savons qu’il existe des identités et que la culture façonne les individus. Mais si la culture a ce rôle cela signifie qu’il existe des cultures et qu’elles ne sont pas toutes nécessairement compatibles ; qu’elles peuvent se heurter. Ce qui est précisément en train de se produire en Europe où, sous le drapeau du métissage, nous voyons notre société se communautariser toujours davantage. Il faut comprendre que nous ne sommes pas interchangeables et en tirer les conséquences. Cela ne veut pas dire que les différences culturelles sont impossibles à surmonter. Mais cela signifie – et Lévi-Strauss le savait – que tout est une question de dosage.

Le mode de vie majoritaire

Si nous voulons vivre dans une société relativement harmonieuse, il faut que cette société ait une personnalité visible. Autrement dit, il faut que le mode de vie majoritaire puisse s’imposer, ce qu’il ne pourra faire qu’à la condition, précisément, de demeurer majoritaire. Or aujourd’hui, il y a de plus en plus de lieux, de quartiers, voire de villes où les nouveaux arrivants sont majoritaires.

L’affaire de la crèche Baby-Loup en est un exemple criant. Lors du procès en appel, l’avocat de la jeune femme voilée qui protestait contre son licenciement expliquait benoîtement au magistrat de la cour d’appel que, par son intransigeance, la directrice de la crèche avait mis le feu aux poudres dans la ville de Chanteloup puisqu’elle y avait heurté de plein fouet le sentiment majoritaire. Devant ce type d’argument, on se dit que l’intégration va échouer et que la loi républicaine sera, un jour ou l’autre, contrainte d’abdiquer devant la force du nombre…

Schizophrénie

Nous sommes dans une situation tout à fait étrange. D’un côté nous célébrons les différences, de l’autre nous les désactivons. Les sociologues notamment nous ont appris qu’il n’y a pas d’humanité qui n’appartienne à une culture mais ce sont les sciences sociales aujourd’hui qui réfutent toute interprétation culturelle des comportements humains et qui nous répètent que le problème est de nature économique, sociale ou politique. Et le sexisme dans les banlieues ? Et l’antisémitisme ? Et la francophobie? Ils répondent : tout cela vient du chômage, d’une injustice sociale fondamentale. Le paradoxe est donc saisissant : nous sommes mis en demeure de célébrer la diversité d’un côté et de l’autre, sommés de la nier ; de faire comme si elle n’existait pas. Cette schizophrénie est évidemment au cœur de notre crise.

Etre français aujourd’hui

Il est évidemment très difficile de répondre à la question : qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ? L’identité n’est pas une propriété, c’est une question ; quelque chose d’ouvert et d’évolutif. Mais comme l’a dit Régis Debray, ce sont ceux qui maîtrisent le mieux un legs culturel qui sont capables de le dépasser. Plutôt que de parler de roman national je dirais donc que nous sommes, nous autres Français – Français de souche, car cela existe, ou Français de fraîche date, comme moi – dépositaires d’un grand héritage culturel. La France est une civilisation, ce qui est une chance. Certains peuples, au XIXe siècle, ont dû aller chercher leur identité dans leur folklore mais la France n’en a pas eu besoin : elle a une culture, une littérature, une langue… Je voudrais qu’on ait un peu plus conscience de la richesse de cette civilisation, qu’on ait un peu plus de gratitude pour la beauté de cet héritage.

Surtout, la société française ne peut évidemment pas se résumer à une juxtaposition de particularismes vivant côte à côte, ce doit être une communauté de destin. J’aime beaucoup cette phrase de Raymond Aron qui dit que “renier la nation moderne c’est rejeter le transfert à la politique de la revendication éternelle d’égalité”. Car c’est aussi cela la nation : une communauté dont tous les citoyens sont coresponsables et dont ils déterminent ensemble les aspects essentiels. Dès lors que disparaît ce sentiment de coresponsabilité, le citoyen s’efface.

Lorsqu’il y a eu l’affaire des premières lycéennes voilées, à Creil, j’ai vu la fragilité de la République et je l’ai aimée à partir de là. De même avec la France : c’est la montée de la francophobie, en France même et le sentiment que peut-être nous entrions dans une société multiculturelle et post-nationale, qui m’ont fait mesurer la réalité de mon attachement à cette nation et surtout l’ampleur de ma dette à son égard.

Car j’ai une dette : c’est la langue que je parle, c’est la culture dans laquelle j’ai baigné… Je ne suis pas mon propre créateur, je ne me suis pas inventé, je viens de quelque part et je défends cet enracinement. Les citoyens modernes de France et d’Europe voudraient pouvoir penser le monde à travers les seuls prismes de l’économie, du droit et des droits de l’homme. Autrement dit, ne pas prendre en compte la durée de l’enracinement sur le territoire. Mais en France il y a des citoyens. Un immigré tout juste naturalisé a évidemment autant de droits qu’un Français ayant des ancêtres français, il n’est absolument pas question de contester cette égalité juridique ; mais de l’égalité on veut aujourd’hui aller jusqu’à l’équivalence : “puisqu’ils ont les mêmes droits, ils sont aussi français…”.

Cela n’a pas de sens car, qu’on le veuille ou non, il y a aussi une connaissance par le temps. Lorsqu’on immigre en France, c’est bien pour rencontrer cette civilisation, cette culture. Pour en faire l’apprentissage parce qu’elle n’est pas vous, qu’elle a un ancrage historique, une profondeur de temps. Or un certain nombre d’immigrés aujourd’hui refusent de faire ce mouvement vers la France. Et beaucoup d’intellectuels leur donnent raison parce que, pour eux, seule compte l’égalité juridique.

Etre soi-même un étranger

Il est vrai que si vous vous retrouvez dans un quartier ou dans une ville où les musulmans venus d’Afrique ou du Maghreb sont majoritaires, et s’ils choisissent la voie du fondamentalisme, alors vous vous sentez perdus, plus tout à fait chez vous. Ceux qui raisonnent en termes analogiques concluent à une peur de l’étranger, à un refus de l’autre, mais ce n’est absolument pas cela. C’est le sentiment d’être soi-même un étranger. D’être soi-même, en France, regardé avec curiosité, parfois avec hostilité ; comme un autre. Or on ne peut pas être un autre chez soi, c’est impossible !
Beaucoup voient aujourd’hui dans l’idée même de “chez soi” une première manifestation de fascisme et de racisme, alors que c’est une condition de l’existence humaine. Au nom de l’antifascisme, on doit donc en arriver à nier les besoins de la vie humaine ? A réfuter un certain nombre de conditions requises par l’individu pour s’épanouir ? C’est extrêmement grave.

Crise d’intégration et désaffiliation

Je dirais qu’à l’heure actuelle, un double problème menace la société française : d’un côté une crise d’intégration et, de l’autre, un mouvement accéléré de désaffiliation des individus. Il s’agit d’un problème interne aux démocraties il est vrai, et c’est la conjonction de ces deux mouvements simultanés qui caractérise notre époque. Le résultat en est bien connu : ceux qui pourraient bénéficier de l’héritage culturel national le rejettent, car ils ne veulent pas s’encombrer de ces vieilles lunes, futiles et dépassées. Or pour une société, quelle qu’elle soit, le refus de la transmission constitue un véritable risque d’appauvrissement.

Ce ressentiment contre le “donné” sous toutes ses formes est une des caractéristiques des “modernes” qui ont la volonté d’être entièrement libres pour, au bout du compte, pouvoir s’inventer eux-mêmes. Ce qui explique qu’aujourd’hui, avec le succès de la théorie du genre, même celui-ci est récusé, considéré comme un stéréotype, comme un facteur d’enfermement hérité de l’Histoire. Pour moi, il y a là une forme d’ultra-subjectivisme qui nous vide.

La francophobie

La francophobie est un phénomène très répandu en France que beaucoup ont du mal à reconnaître pour ce qu’il est : un racisme anti-Français. A la faveur de l’affaire Taubira, on a prétendu qu’il n’existait pas. Que seul existait le racisme, effectivement ignoble, dont Christiane Taubira était l’objet, ce qui est absurde et s’apparente tout simplement à un déni de réalité : non seulement cette francophobie existe mais, ce qui est plus grave, elle est relayée en France par ceux-là mêmes qui ont rejeté non seulement le débat sur l’identité nationale – ce qui pouvait se concevoir car il était opportuniste – mais aussi le mot même d’identité nationale en le qualifiant de fasciste. Mais si le concept même d’identité française est fasciste, si l’identité française elle-même est criminelle, il ne reste plus à la France comme solution que de sortir d’elle-même, de renoncer à tout ce qui la constitue, ce qui est une forme de folie.

La tyrannie de la bien-pensance

Dans ce contexte, la notion de courage est essentielle. Pas celle de courage physique qui obsédait ma génération, celle des gens nés après la guerre et qui, des années durant, se sont demandé comment ils auraient su résister face à la torture – question qui m’habite encore. Le courage qui est requis aujourd’hui est d’un autre ordre : il consiste à se montrer capable de soustraire la pensée à la tyrannie de la bien-pensance pour regarder la réalité en face et, ainsi, affronter l’inconnu. Malgré les oukases, les amalgames et les injures dont on peut faire l’objet. C’est cette force et cette volonté qui sont réclamées actuellement, aussi bien de l’homme d’action que de l’homme de réflexion et en tout premier lieu, bien évidemment, du politique.

Je ne suis pas sûr que celui-ci soit à l’heure actuelle en mesure de répondre à cette attente, lui-même étant atteint du syndrome du politiquement correct. Et lorsque je pense à la gauche au pouvoir, je lui accorde des circonstances atténuantes car ses intellectuels ne l’aident vraiment pas à affronter le réel. Au contraire : ils interposent un écran de fumée, fondé sur les traumatismes du siècle passé, entre la réalité et la vision politique. Il faudra pourtant finir par affronter cette réalité. Autrement dit, oser la voir et la dire.

Alain Finkielkraut

 

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09/04/2014

Défaite de l’identité au Québec

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Ce lundi, les Québécois votaient pour élire leur nouveau gouvernement lors des élections provinciales. 18 mois après le départ du gouvernement libéral de Jean Charest suite aux mobilisations étudiantes ainsi qu’aux diverses accusations de corruption touchant des députés et ministres libéraux, c’est le Parti libéral du Québec qui remporte à nouveau les élections. Philippe Couillard devient donc le nouveau Premier ministre du Québec, à la tête d’un gouvernement majoritaire libéral.

Cette victoire libérale est avant tout une défaite souverainiste

En effet, les véritables perdants de cette élection sont les souverainistes du Parti québécois qui avaient remplacé les libéraux, en 2012. Victimes du changement de population et de mentalités au Québec, ils n’ont pas su imposer leur programme séparatiste et tourné vers une identité québécoise. Par souci de ménager une partie de leur électorat hostile à toute revendication indépendantiste ou séparatiste, le PQ a adopté un discours moins clair sur la question lors de cette campagne. Le PQ a donc choisi de s’attaquer au problème de l’identité nationale en rédigeant une « Charte des valeurs québécoises », sorte de « Charte de la laïcité » qui avait pour but de laïciser les services publics en y interdisant le port de signes religieux ostentatoires et imposant aux employés provinciaux de travailler tête nue et visage découvert. Le PQ s’est donc retrouvé dépassé sur la question de l’indépendance par un parti au discours beaucoup plus clair, Option nationale, et a dû faire face à une levée de boucliers bien‑pensants autour de la Charte.

Une défaite de la question identitaire

Ce qu’on peut retirer de ces élections, c’est que le Québec est victime de ses politiques migratoires. En effet, le tollé autour de la question indépendantiste et de la question de la « Charte » dans les milieux urbains s’explique en partie par la présence de plus en plus nombreuse d’immigrés en provenance de pays africains de la Francophonie ainsi que par les fortes concentrations d’étudiants anglophones (notamment à Montréal). Cette défaite du PQ témoigne d’un véritable changement dans la nature et les mentalités de la population québécoise. Néanmoins, la victoire du PLQ et les faibles scores du parti de gauche Québec solidaire montrent que ce vote est aussi un vote sanction contre le PQ, au pouvoir depuis 2012. Hier soir, une manifestation de quelques centaines de militants d’extrême gauche avait lieu à Montréal pour protester contre les résultats de ces élections qui se sont déroulées dans un climat tendu.

 

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La Terre est plate, les vaches sont carnivores : interdit de rire !

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Galileo Galilei, chercheur, astronome et physicien italien, trouva les lois de la chute des corps, énonça le principe de l’inertie et la loi de composition des vitesses. A l’aube du XVIIe siècle il réalisa la lunette qui porte son nom et observa la rotation du Soleil. En 1633, devant le tribunal de l’Inquisition il fut obligé d’abjurer sa doctrine. « Et pourtant, elle se meut ! » aurait-il dit en désignant la Terre.

Face aux dogmes, contre l’idéologie dominante, opposé au sectarisme, il avait raison.

Plus près de nous, la cupidité des groupes agro-alimentaires et l’inextinguible soif de pouvoir des mondialistes ont déclenché la crise de la « vache folle » à cause du virus de l’ESB qui transforma les bovins herbivores placides, en carnivores enragés, nourris de multiples résidus d’origine animale. Ceci au prétexte de subvenir aux besoins des consommateurs de la planète Terre et à l’encontre des lois millénaires de dame Nature, malgré les rares mises en garde des généticiens informés. La première des sources d’émanation de CO2 sur la planète sont les animaux de boucherie et non pas l’automobile. Et si chaque chinois consommait 1kg de viande supplémentaire par mois, la planète deviendrait-elle irrespirable ?

De nos jours, non seulement il est interdit de dire, mais plus encore de rire. Et comble de l’absurde, il est interdit de penser ! Le Régime empêche quiconque de contester ou d’exprimer sa différence, de croire ou même d’imaginer. Il frappe de ses foudres ceux qui n’acceptent pas les « valeurs et les lois de la République » surtout quand ils s’affichent de droite, résolument chrétiens et fiers d’être blancs. Pour les autres, « issus de la diversité », militants gauchistes ou laïcistes invétérés, Femen hystériques ou judéophiles patentés, on verra plus tard…

Le 24 juillet 2013, pour justifier l’interdiction de mouvements nationalistes, Manuel Valls a reproché à certains d’entre eux de « rendre hommage régulièrement au maréchal Pétain, à Robert Brasillach ou à Charles Maurras ». Le Pouvoir ne sanctionne plus des faits, il s’en prend aux pensées et aux admirations qu’il décrète « interdites », sous la pression et l’œil vigilant des lobbies juifs. Le comble du crétinisme viscéral et invétéré est atteint lorsque les laquais du Nouvel Ordre Mondial interdisent a priori les spectacles d’un comique franco-camerounais, qu’ils avaient eux-mêmes encouragé, propulsé et encensé quand celui-ci s’attaquait aux opposants nationalistes dans les années 90’. La marionnette a échappé à ses manipulateurs pour dénoncer les turpitudes et les contradictions du Pouvoir.

Mais ne nous égarons pas : s’il est vrai que les libertés fondamentales (opinion, presse, réunion et expression) doivent être défendues, il en va tout autrement pour ce qui est d’assister aux spectacles et acheter des produits estampillés « Dieudo ». Ses ananas et sa quenelle s’adressent essentiellement à ceux qui pourrissent notre quotidien et peuplent les banlieues classées en Z.S.P. Ses diatribes satiriques, cyniques et comiques heurtent et massacrent autant notre civilisation européenne et notre culture gréco-latine que les critiques acerbes contre le Régime que nous combattons. Il est trop tôt pour savoir s’il est « l’ennemi de nos ennemis » et connaître les réelles intentions politiques de ce bateleur sans racines et pourfendeur de nos valeurs ancestrales. Mais qu’il soit désigné comme étant le Diable, Satan, Belzébuth, le Malin, le Démon ou Lucifer, serait le signe qu’il rejoindra sans doute le club des réprouvés.

Comme Dieudonné M’Bala M’Bala l’a confirmé souvent, sa vision est « à la fois française et universaliste, autrement dit, francophone et multiethnique ».  Autant savoir …

NB : Quand tu habites dans une cité, tu sais ce que veut dire Hollande quand il parle des « souffrances liées à la colonisation ».

Pieter Kerstens

Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3135 du 3 avril 2014

 

HÉNIN-BEAUMONT : tout ça pour ça ? Lundi 24 mars 2014, sur RTL, le futur maire FN de Hénin-Beaumont, Steve Briois, dont Caroline Fourest dit dans une tribune libre au Huffington Post du 25 mars qu’il est gay, a déclaré : « Je ne vois pas pourquoi les couples homosexuels ne pourraient pas être mariés. Vous savez à Hénin-Beaumont comme ailleurs, les couples seront mariés, parce que c’est la loi, et là aussi je respecterai la loi ». Si c’est pour faire la même politique que les autres et appliquer des lois gravement immorales, à quoi cela sert-il de voter FN ?

 

STEEVE BRIOIS N’EST PAS SEUL

 

D’après Le Figaro, Robin Reda, 22 ans, étudiant à Sciences po, militant à l’UMP depuis l’âge de 15 ans et responsable départemental des Jeunes Populaires, élu maire UMP de Juvisy-sur-Orge confesse qu’il « n’aime pas trop faire traîner les choses ». Samedi, aussitôt désigné maire par le conseil municipal, il doit marier un “couple” homosexuel. Ça sera son premier acte de maire. Sa crainte dans la vie ? « Devenir un vieux con »… Et les jeunes cons, en a-t-il entendu parler ?

 

“MINUTE” DEVANT LES TRIBUNAUX

 

Il n’y a pas que RIVAROL à subir la répression du Système. Notre confrère Minute avait commis en juillet 2012 un numéro, dont la une élégante était : « Mariage homo : bientôt ils vont pouvoir s’enfiler… la bague au doigt ». Les titres s’étalaient sur fond de photo de deux hommes de dos, vêtus seulement de sous-vêtements en cuir lors d’une « gay pride », tenant le drapeau arc-en-ciel des militants LGBT. Du coup, l’association SOS-Homophobie s’est émue et a déposé plainte pour injure et provocation à la haine devant le tribunal correctionnel de Paris. Un article de Minute s’interrogeait dans le registre légèrement zoophile : « Et pourquoi pas Médor ou le chat du voisin ? ». L’avocat du lobby estime, horreur, que Minute associe les homosexuels aux pratiques zoophiles. Et puis, l’avocat estime quant au sida que « les homosexuels sont présentés comme des éléments pathogènes », réclamant des « dommages et intérêts exemplaires ». Curieusement, la représentante du parquet estime que si cette une est « choquante et utilise un terme particulièrement grossier », l’assimiler à une injure à toute la communauté gay est « un saut intellectuel ». « Faire référence à la sodomie, qui est une pratique absolument pas réservée à la communauté homosexuelle, ne la stigmatise pas globalement ». Quant à la référence aux animaux à propos de la filiation, dans le déroulé de l’article « dire qu’elle prête à la communauté homosexuelle des tendances zoophiles est une extrapolation de mauvaise foi ». Le seul point litigieux pour le procureur serait la phrase : « Sida : malgré les risques ils vont vous donner leur sang », qui accuserait la communauté homosexuelle toute entière. Me Frédéric Pichon, l’avocat en défense, reconnaît « un titre provocateur et aguicheur, gras, évidemment pour attirer le chaland » et évoque la « liberté d’expression ».

 

CECILIA, EX-SARKOZY, POIGNARDE NICOLAS

 

On aime ou on n’aime pas Nicolas Sarkozy (on ne l’aime pas). Mais le comportement de son ex-épouse, Cécilia, et de son mari Richard Attias a été parfaitement ignoble lors du Salon du livre de Paris, où Le Petit journal de Canal+ avait déployé ses caméras mercredi 26 mars, suscitant même la stupeur de Yann Barthès, le journaliste du Petit Journal. Alors que le journaliste Edwy Plenel, qui dirige le site d’informations Mediapart, est en pleine séance de dédicaces, deux personnes se permettent de l’interrompre pour venir le “saluer” et le “féliciter”. Il s’agit de Cecilia ex-Sarkozy et de son mari Richard Attias. « Elle félicite l’homme qui est à l’origine des principales affaires de Nicolas Sarkozy, qui n’est autre (Nicolas Sarkozy) que le père d’un de ses enfants », s’étonne fort justement Yann Barthès. Edwy Plenel, trotskiste acharné, haïssant Nicolas Sarkozy, a publié de nombreux articles concernant « l’affaire Kadhafi, l’affaire Karachi, l’affaire des écoutes de Sarkozy, l’affaire Bettencourt », visant à déstabiliser l’ancien Président de la République. Le président de Mediapart avait déclaré récemment au sujet de Sarkozy : « Si nous pouvons prouver qu’un seul euro a été volé dans une campagne électorale […] eh bien oui, il faut la prison ». Le 17 mars, Edwy Plenel était sur le plateau de France 2 pour évoquer cette affaire. Une intervention qui a ravi Richard Attias. « Vous étiez très bon à Mots Croisés » a glissé ce dernier à Edwy Plenel au Salon du Livre devant les caméras du Petit Journal. Quel monde dégénéré !

 

IL PORTE UN POLO MANIF POUR TOUS ? EXCLU DU BUREAU DE VOTE !

 

Bruno, 54 ans, avait l’incroyable prétention d’aller voter dans un bureau du centre-ville de Toulouse lors du premier tour des élections municipales, affublé d’un polo représentant les silhouettes d’un homme et d’une femme tenant deux enfants par la main. Un acte d’une provocation inouïe, reconnaissons-le. Refus du président du bureau de vote, Pierre Vanicat, le président du bureau de vote n°20, dans le centre de la ville rose qui l’a empêché de voter pour « port ostensible d’un signe politique ». Ce dernier lui a demandé de se changer s’il voulait voter. Ce qu’il a fait. Plusieurs votants se déclarèrent choqués par cette « entrave à la liberté de penser et de voter », à ce « déni de démocratie ». La scène a été filmée par son épouse et mise sur Youtube. Bruno a voulu faire consigner l’incident au PV des opérations de vote mais aucun des délégués de droite du bureau de vote, vers qui il s’était tourné, n’a accepté sa requête. Des minables ! Bruno, qui ne s’attendait pas du tout « à une telle réaction », se « réserve le droit de porter plainte », après vérification de ce qu’il estime être un « abus d’interprétation du droit ». Juristes et avocats sont à l’œuvre pour faire avérer cette liberté prise avec le code électoral. Un autre avocat a également été saisi pour un cas similaire concernant Emmanuel, un habitant de Limoges. « Refuser l’accès au vote à quelqu’un dont le seul fait, passif qui plus est, est de défendre la famille, c’est ahurissant et tellement symbolique de l’idéologie ambiante mortifère qui comprime la France… », réagit un autre citoyen du même bureau de vote toulousain. D’autant que le code électoral, s’il interdit d’arborer un slogan ou le symbole d’un parti politique dans un bureau de vote, ne sanctionne absolument pas ce type de situation ou d’attitude. Bref, encore un excès de zèle caractéristique de la tyrannie socialiste que nous subissons.

 

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ELLE CRACHE SUR LA MANIF POUR TOUS : POURQUOI NKM NE POUVAIT PAS GAGNER

 

Le 12e, arrondissement clé pour la conquête de Paris, a été le théâtre d’un épisode ahurissant dans la campagne de la droite parisienne. Episode qui a définitivement convaincu l’électorat de la Manif pour tous de ne plus apporter ses voix à NKM dans la capitale. Dès l’annonce des résultats du premier tour, Nathalie Kosciusko-Morizet fait le calcul qu’il lui faut gagner les électeurs centristes du 12e arrondissement. Franck Margain, vice-président du Parti chrétien-démocrate très proche de la Manif pour tous, était prévu en 4e position. Exit Franck Margain, qui a fait toute la campagne auprès de NKM et se retrouve donc éliminé à 40 minutes du dépôt des listes au profit d’un vague centriste. Fureur du PCD (Parti Chrétien-Démocrate, parti associé à l’UMP) dont le président Jean-Frédéric Poisson dénonce une décision “humiliante” de NKM. Un communiqué rageur a « appelé à faire battre la liste de Madame Montandon dans le 12e arrondissement de Paris et à ne pas soutenir les listes de Madame Kosciucko-Morizet dimanche prochain ». Cricri (Christine Boutin), ex-présidente du PCD et membre active de la Manif, s’est déchaînée sur Twitter appelant à virer NKM. Exit NKM…

 

MÉNARD REFUSE DE SE LAISSER EMBRIGADER

 

Robert Ménard, candidat soutenu par le FN à Béziers, a réfuté l’étiquette de candidat frontiste. A l’issue du premier tour, Marine Le Pen avait quelque peu fanfaronné en proclamant : « Béziers, c’est déjà gagné pour nous ! », ce qui n’a pas franchement fait plaisir à Robert Ménard qui refuse l’étiquette, déclarant : « Il y a combien de gens du FN sur ma liste ? Six. Je vous rappelle qu’il y a quatre partis qui me soutiennent : le FN, Debout la République, le Rassemblement pour la France, le Mouvement pour la France. Or les trois quarts des membres de ma liste n’appartiennent à aucun de ces partis ! Si je gagne, ce sera une victoire des Biterrois. » Ménard est quelque peu énervé : « Elle dit ce qu’elle veut ! », ajoutant : « Je ne suis pas membre du Front national, je ne suis pas membre du Rassemblement Bleu Marine ! Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? ».

 

LES PIEDS-NICKELÉS À NÎMES

 

On s’amuse quand même de temps en temps en démocratie. Cette histoire est incroyable. La liste d’union du PS avec le Front de gauche n’a pas été déposée à temps à la préfecture. La gauche avait donc au second tour deux listes dans la préfecture du Gard dans une quadrangulaire. Les socialistes, après avoir longuement négocié une liste commune au second tour avec le Front de gauche, ont tout simplement… oublié de la déposer à temps à la préfecture de Nîmes mardi avant 18 heures ! Un amusant gag ! On n’avait jamais vu un couac pareil dans une grande ville. Et tout ceci était le résultat ubuesque d’heures et d’heures de palabres et de tergiversations pour les places réciproques des uns et des autres, mais aussi d’un joli cafouillage dans les documents administratifs nécessaires au dépôt. Il paraît qu’au moment d’enregistrer la liste en préfecture, les deux protagonistes ne retrouvaient pas le document ! Voyant la tournure des événements, le Front de gauche nîmois décidait alors prudemment de reconduire son équipe du premier tour cinq minutes avant l’heure légale et le PS se voyait contraint de faire de même, non sans avoir tenté, en vain, de faire acter la liste commune après l’heure légale. Las, la Préfecture avait fermé ses portes. Inutile de relever que la Droite et le FN ont bien ri… En attendant, les socialistes nîmois subissent les quolibets : « Amateurisme, irresponsabilité, grand n’importe quoi » Au second tour la liste socialiste de Françoise Dumas est arrivée quatrième avec 13,94 %, très loin derrière le candidat UMP qui a été réélu. Le FN a fini second avec près de 25 % des voix et le Front de gauche troisième. Une véritable humiliation pour les socialistes locaux.

 

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05/04/2014

Indésirable Harlem Désir

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On connaissait « Désirs d’avenir », l’association de soutien à Ségolène Royal dans sa campagne présidentielle de 2007 ; aujourd’hui, dans les couloirs de la rue de Solférino, au siège du Parti socialiste, ce qu’on entend, de tous côtés, c’est : « Désir dégage »…

Henri Emmanuelli est monté au créneau en déclarant au site Médiapart qu’il fallait non seulement « un congrès extraordinaire » ou tout au moins « une démission » de son actuel premier secrétaire, le PS étant un « parc à moutons [plongé] dans un coma profond ». Ambiance.

Jusqu’alors, le parti à la rose au poing n’avait fait porter la seule responsabilité de la déroute électorale des élections municipales qu’à la nullité de Jean-Marc Ayrault et à l’indécision chronique du « Moi Président ».

Le premier a donc été remercié par le second, vite fait bien fait, et remplacé par son ministre de l’Intérieur qui a gardé la plupart de ses ministres… Faute de meilleurs disponibles ? On le craint…

Du coup, l’avenir électoral des socialistes est sombre et les élections européennes en mai prochain redoutées ! « Désir n’a plus aucune légitimité. Avec lui, on va au crash aux européennes. » De qui émane ce jugement fort peu amène ? De Mehdi Ouraoui, son ex-directeur de cabinet. « On change le gouvernement et on ne changerait pas au PS ? », s’alarme de son côté le député Pouria Amirshahi. « Certes, Harlem Désir a été élu par les militants socialistes, mais il y a une forme de responsabilité électorale qui doit être prise en compte aujourd’hui. Il y a besoin d’un électrochoc », surenchérit l’ex-ministre des Transport Frédéric Cuvillier.

Et ce n’est pas l’opinion de « Moi Président » qui réconfortera l’intéressé : « Il est nul », aurait-il constaté. Parole d’orfèvre, s’il en est.

Oui, mais voilà… Pas question pour l’ex-fondateur de SOS Racisme de céder aux injonctions, fussent-elles innombrables, et de céder la place : « Ni après 1983 ni après 2001 nous n’avons procédé comme cela », a-t-il déclaré sur i>Télé

Rien n’empêche de commencer, pourtant… Si ! Car comme il l’explique lui-même : « Nous n’avons pas, aujourd’hui, à organiser un congrès socialiste et à nous donner en spectacle, mais au contraire à être rassemblés. Il faut au contraire que les socialistes serrent les rangs, qu’ils débattent. J’ai moi-même proposé que nous ayons un conseil national qui va se tenir dans quelques jours, auquel le Premier ministre participera […] Nous avons besoin [...] que les militants, le PS puissent être associés et entendus [...] qu’il n’y ait pas d’étalage des divisions des socialistes, et une approche qui pourrait être politicienne. »

Il est vrai qu’un lynchage n’est pas la meilleure préparation pour une campagne électorale proche et, surtout, « la ligne de Hollande pourrait se retrouver minoritaire »…

Alors, que faire de lui ? Pourquoi pas un secrétaire d’État, seule « sortie honorable » possible ! L’option semble actuellement retenue. Il n’y serait évidemment pas plus compétent qu’à son poste actuel de première secrétaire du PS, mais l’avenir de la France a moins d’importance que leurs intérêts électoraux, pour les socialistes. Sinon, ça se saurait !

Philippe Randa

 

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Pascal Lamy vous parle : vous êtes pauvres ? Réjouissez-vous.

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Pascal Lamy, ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a daigné jeter un regard sur les problèmes du peuple, et a même eu une idée pour le sauver : des « petits boulots » payés « en dessous du SMIC ».

Le problème majeur que soulève une telle proposition, c’est le coût de la vie, le genre de chose qui ne parle pas trop à Pascal Lamy… En bon socialiste, il est proche du peuple, mais de loin.

Non, il lance cette idée de génie comme il avait demandé en 2009 une hausse de 32 % de ses rémunérations à l’OMC. Souvenons-nous : 2009, nous sommes au cœur de la « crise économique ». Pascal Lamy, dont le salaire annuel était alors de 316.000 euros (sans compter la prime retraite équivalant à 15 % de ce salaire), demande une augmentation de 32 %, qui lui sera d’ailleurs refusée. Voilà qui donne une idée des préoccupations du personnage : la question du smicard qui se demande s’il peut oui ou non se permettre d’acheter une baguette par jour, ça lui passe un peu au-dessus de la tête…

La réalité, c’est que lorsque l’on a retiré au SMIC toutes les charges nécessaires pour vivre, il ne reste rien. Moins qu’un SMIC ? Il reste des dettes. Donc, non, ce n’est pas une « solution ». En revanche, en venir à ce genre de mesure, c’est un symptôme, ça oui. La baisse des salaires est en effet une conséquence inévitable… de la mondialisation. Comment continuer à payer des salaires décents quand d’autres le font pour 100 fois moins à quelques milliers de kilomètres ? Impossible.

Il y a une chose sur laquelle on pourrait être d’accord : « Un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot. » Certes, redonner au travail ses lettres de noblesse pourrait être une excellente idée mais, pour cela, il faudrait aussi baisser les allocations chômage pour compenser les effets potentiellement pervers de l’État-providence. Ce qui n’est faisable qu’en ayant auparavant fermé les frontières. Car sinon, qui voudra venir travailler pour si peu cher, Pascal Lamy ?

Encore une fois, on maudit l’effet pervers d’un processus dont on continue pieusement à bénir la cause… Schizophrénie ordinaire d’un homme de gauche qui prend d’ailleurs soin de préciser – pragmatisme oblige – qu’il n’aurait pas dit ça « il y a 10 ans ou il y a 20 ans, mais à ce niveau de chômage… ». Comme si « ce niveau de chômage » était arrivé par l’opération du Saint-Esprit ! Comme si ce n’était pas le fait de continuer à laisser les frontières ouvertes qui avait contribué à accélérer la tiers-mondisation de la France !

D’ailleurs, c’est tellement clair que Pascal Lamy le reconnaît, et que cela ne le dérange pas du tout. Pire : il trouve ça génial, c’est même la vocation d’un socialiste, figurez-vous. Le 16 mars dernier, sur le plateau de BFM, il vantait les « bons côtés de la mondialisation » : elle réduit « énormément la pauvreté ». À cela, la journaliste lui répond : « Mais pas tellement pour nous, les Français. » Et là, aveu : « Si on est à gauche, on est pour la réduction de la pauvreté en général. »

Compris ? Un homme politique élu par le peuple français a pour mission d’instaurer la sacro-sainte « égalité » à travers le monde. Et si, économiquement, cela passe par l’appauvrissement de la France, ce sera un mal local pour un bien universel.

Vous êtes pauvres ? Réjouissez-vous.

Charlotte d'Ornellas

 

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