Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/06/2016

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

RIVAROL N°3234 du 4 mai 2016

GEORGES Hollande, père de François et médecin à la retraite, vient d’être hospitalisé à Cannes, suite à un malaise cardiaque. Il a navigué dans des eaux très à droite et était proche de Tixier-Vignancour. Il se présenta à plusieurs reprises à des élections dans la région de Rouen, notamment aux municipales en 1959, sur une liste de droite. Six années plus tard, il a été de nouveau candidat à Bois-Guillaume, où sa liste a été battue par les gaullistes. Son fils n’a pas pris le même chemin que lui, préférant faire carrière.

QUAND JEAN-LOUIS DEBRÉ TENTE DE FORCER UN BARRAGE POLICIER…

Sans doute Jean-Louis Debré avait quelque peu forcé sur la dive bouteille, car visiblement il avait oublié qu’il n’était plus ministre de l’Intérieur. Il vient d’écrire un livre intitulé Ce que je ne pouvais pas dire dans lequel il livre quantité d’anecdotes croustillantes, attaquant au passage Rachida Dati et écrivant : « Au sommet de l’Etat, certains se croient tout permis […] Rachida Dati est une petite fille gâtée ! ». On se souvient que l’ancien garde des Sceaux avait, entre autres fantaisies, voulu forcer un barrage policier à Paris. Mais qu’a fait l’ancien président du Conseil Constitutionnel le 9 avril dernier ? Pareil que celle qui se croit au-dessus de la loi ! Le Parisien raconte l’histoire. Alors qu’un barrage policier bloquait l’accès à une rue, Jean-Louis Debré aurait tenté de négocier son passage auprès des policiers présents. Au volant d’une Peugeot 508 banalisée police, il aurait baissé sa vitre et lancé à un brigadier : « Je suis de la maison. Vous devez me faire passer. » Las, le brigadier qui déclarera ultérieurement « Je suis contre les privilèges » ne se laissa nullement impressionner, demandant à Debré de présenter sa carte de police, ce que ce dernier fut bien sûr dans l’incapacité de faire. Il dut reconnaître piteusement : « Je ne suis pas vraiment de la police », ajoutant qu’il était « un ancien ministre de l’Intérieur ». Le flic ne se laissant toujours pas impressionner, Debré appela un commissaire de police qu’il connaît, tendant son téléphone au brigadier que cela énerva et qui refusa de le saisir, ce dernier demandant à l’ancien ministre de lui présenter « son RIO (matricule) » et « son service d’affectation ». On devine la rage de Debré…

Avait-il là encore abusé de certaines substances ? Toujours est-il qu’il était l’invité, il y a quelques jours de Ruquier dans son émission On n’est pas couchés. Il s’est permis de draguer lourdement la journaliste Léa Salamé. Le Canard Enchaîné avait révélé que Jean-Louis Debré aurait annulé un entretien sur France Inter sous prétexte qu’il n’était pas mené par la journaliste politique. L’ancien président du Conseil Constitutionnel n’a pas démenti, déclarant sans grande élégance : « Moi j’allais sur France Inter uniquement pour vous voir ! [… ] Il ne faut jamais désespérer. Moi, j’ai toujours un espoir. Si vous pouvez me dire comment est-ce qu’on fait… » Petit malaise sur le plateau…Le collègue de la journaliste, Yann Moix est venu à sa rescousse, s’adressant avec humour à Debré et disant : « Elle m’a dit en coulisses qu’elle ne pouvait pas vous blairer ».

MARION MARÉCHAL-LE PEN ET LA RÉPUBLIQUE

Interrogée par i>Télé, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen explique : « J’appartiens à une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent, ce qui évite d’aller au fond des idées. » Elle avait déjà déclaré récemment dans la luxueuse revue Charles : « La France n’est pas que la République ; la République, c’est un régime politique. Je ne comprends pas cette obsession pour la République. Pour moi, la République ne prime pas sur la France. » De quoi se faire bien voir par sa tante et Philippot qui n’ont que le mot République à la bouche.

Nicolas Gauthier, qui rapporte l’anecdote sur Boulevard Voltaire, raconte cette réflexion que lui a faite récemment Roland Dumas, ancien ministre mitterrandien d’envergure, qui valide en quelque sorte le propos de Marion : « Bien sûr que la France a précédé la République. Après, quand la France est-elle née ? Baptême de Clovis ? Fête de la Fédération ? 14 juillet 1789 ? Et avant ? Vercingétorix ? Nos ancêtres gaulois ? Vaste débat… » Et Nicolas Gauthier de conclure : « D’un point de vue historique, on se contentera de noter que la « République » — avec un “R” majuscule et entre guillemets, SVP — (J’évoquerais plutôt, pour ma part, Leur République), ne représente finalement pas grand-chose dans une histoire française se comptant en dizaines de siècles. Soit deux cents ans tout au plus, soit une infime période. » Au fait, il paraît que Marion Maréchal-Le Pen se rendrait bientôt à un colloque de l’Action française, et que cela ferait grand bruit, jusqu’au sein même de son propre parti.

Capture.JPG

MARINE LE PEN INTERDITE D’ENTRÉE AU ROYAUME-UNI ?

Selon la BBC, le camp favorable au Brexit a demandé au ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May, d’interdire l’entrée du Royaume-Uni à la présidente du Front national français, qui envisagerait de s’y rendre ce mois-ci. Gisela Stuart, la coprésidente de la campagne officielle en faveur du vote pour une sortie de son pays de l’Union européenne (UE) au référendum du 23 juin, demande officiellement au ministre de « refuser l’entrée » de la dirigeante du FN, du fait de « ses opinions extrémistes ». Après l’échec de son voyage au Canada, la voici à nouveau en difficile posture sur le plan international. Comme quoi la recherche de respectabilité ne sert pas à grand-chose. A quoi ça sert que Marine elle se décarcasse en se débarrassant de Le Pen, Gollnisch et Arnautu si elle est toujours persona non grata à l’étranger ?

JOURNÉE DE LA DÉPORTATION : LES FRANÇAIS D’INDOCHINE OUBLIÉS !

Dimanche 24 avril avait lieu la « Journée nationale du souvenir de la déportation ». 15 000 Français ont subi les abominables camps de concentration japonais et nombre d’entre eux sont morts. Rappelons cette période noire de notre histoire. Le 9 mars 1945 a lieu en Indochine un coup de force japonais exécuté avec un sens inouï de la traîtrise. Les Japonais avaient poussé la perversité jusqu’à organiser des réceptions afin de pouvoir arrêter en bloc les officiers. L’amiral Decoux, le brillant gouverneur général de l’Indochine, est arrêté. 2 200 soldats sont tués. Après la capitulation du Japon, quelques mois plus tard, De Gaulle demandera aux alliés de laisser les Japonais assurer la police à Saïgon, l’ancienne administration pétainiste de l’amiral Decoux étant maintenue en prison sous la garde des vaincus ! Les lecteurs de RIVAROL qui s’intéressent à l’Indochine se doivent absolument de se procurer le passionnant CD réalisé par Eric Miné (Indochine, la perle de l’Empire) agrémenté de chansons (tout le monde connaît “Ma Tonkinoise”). Rappelons aussi la fameuse bataille navale, le 17 janvier 1941, où la flotte thaïlandaise (qui n’était pas de pacotille) fut envoyée par le fond par la marine française. La seule victoire navale française, flotte contre flotte, des deux guerres mondiales… Aucune commémoration de cette brillante victoire. Aucun navire français ne porte son nom. Normal : ce n’était pas une victoire gaulliste…

LE COÛT DE L’IMMIGRATION

C’est l’excellent site Breizh-info.com qui nous livre les chiffres quant au coût de l’immigration irrégulière en France. Cette immigration représenterait 1,38 milliard d’euros selon Jean-Paul Gourevitch, spécialiste des migrations à qui l’association Contribuables Associés a confié la rédaction d’un rapport. Ce montant est supérieur au budget alloué en 2016 par l’État au ministère de la Santé (1,251 milliard). C’est le double du budget consacré au sport et à la vie associative (617 millions d’euros). L’auteur cite des chiffres qui font froid dans le dos : 1,8 million d’entrées en Europe, 1,256 million de demandes d’asile. Il relève que jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’avait compté autant d’entrées irrégulières sur le territoire. Il note que 96 % des déboutés du droit d’asile restent en France. Il affirme qu’avec une gestion plus rigoureuse et une simple application de la loi, la France aurait pu économiser 764 millions d’euros. Il propose entre autres d’économiser 50 millions d’euros en réduisant les subventions aux associations d’aide aux migrants irréguliers, 73,3 millions d’euros en faisant contribuer les migrants aux frais de santé et de justice, 99 millions d’euros en luttant contre la fraude identitaire, 54 millions d’euros en appliquant réellement les décisions concernant les déboutés.

CE LOBBY GAY QUI N’EXISTE PAS AU NÉO-FN

Revenant sur les propos de Florian Philippot concernant la loi Taubira (« La culture du bonsaï compte aussi beaucoup, ce n’est pas pour autant qu’on va lancer un collectif sur le sujet. »), notre confrère Minute révèle :

« […] Tout a été dit ou presque sur cette affaire, sauf que Philippot n’a pas parlé par hasard de « collectif sur le sujet ». Depuis plusieurs mois, Marie-Christine Arnautu, tout aussi vice-présidente du FN que l’est Philippot, manœuvre pour essayer de susciter la création d’un Collectif Famille au sein du Rassemblement Bleu Marine. Ce dont Philippot, qui a réussi à avoir la haute main sur la quasi-totalité de ces collectifs, ne veut pas entendre parler, ainsi que tous ceux qui appartiennent à ce lobby gay qui n’existe pas.

[…] A travers cette polémique infantile, ce sont bien deux lignes qui s’affrontent, et deux camps : ceux pour qui le « mariage pour tous » est un sujet mineur et ceux pour qui il est une « réforme de civilisation » comme l’avait reconnu Christiane Taubira ; ceux pour qui les « questions sociétales » sont secondaires et ceux pour qui les « questions de civilisation » sont primordiales.

[…] Au sein du FN, la ligne civilisationnelle est clairement majoritaire. Marion Maréchal–Le Pen, qui l’incarne, intervenait le 10 avril devant les 358 conseillers régionaux du parti réunis à Paris. Alors qu’elle venait de réitérer sa volonté de se battre pour ces idées-là, et non pour des sondages, la quasi-totalité des élus présents s’est levée pour l’ovationner. On n’a jamais vu un bonsaï se redresser d’émotion devant Philippot. »

Le problème, c’est qu’il est activement soutenu par Marine Le Pen qui a sur ces questions sociétales exactement les mêmes positions que son bras droit gaullo-chevènementiste. On n’est pas sorti du tunnel...

Rivarol.JPG

Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici. 

Les commentaires sont fermés.