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10/03/2016

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

RIVAROL N° 3225 du 3 mars 2016

L’ABBÉ Xavier Beauvais, ancien prieur de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, exilé par Mgr Fellay à Lille puis à Marseille, car trop populaire, trop combattant, pas assez lâche face au politiquement et au religieusement correct, et en total désaccord avec l’actuelle politique de ralliement à Bergoglio, a été condamné en appel le 17 février à 2 000 euros d’amende avec sursis pour injure raciale, pour avoir lancé « Y’a bon Banania, y’a pas bon Taubira ». Il avait crié ce slogan le 20 octobre 2013 lors d’une manifestation contre la “christianophobie” à l’appel du mouvement Civitas. Il avait expliqué à la barre du tribunal qu’il entendait opposer une référence au petit déjeuner familial à l’élément de destruction de la famille que représente à ses yeux la loi ouvrant le mariage aux “couples” de même sexe, portée par l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira. Relaxé en première instance, il vient donc d’être condamné en appel. Pour la cour, « Il ne fait aucun doute que la formule fait nécessairement référence à la couleur de peau de Mme Taubira » et « à une époque colonialiste du début du XXe siècle, présentant le tirailleur sénégalais comme une sorte d’être primaire, naïf, un peu niais, dont le langage souligne une culture limitée et un maniement de la langue restreint », ce qui est évidemment faux, comme tout Rivarolien bien né le sait.

JEAN-MARIE LE PEN, PERSÉCUTÉ, LUI AUSSI, PAR LEUR “JUSTICE”

Jean-Marie Le Pen avait déclaré lors d’un meeting à Nice, le 4 juillet 2013, lors d’un discours d’investiture de la candidate niçoise du Front National : « Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Rroms qui ont dans la ville une présence urticante et disons… odorante ». Il vient d’être jugé pour provocation à la haine et à la discrimination ethnique. Une peine de 25 000 euros d’amende a été requise, ainsi que la publication du jugement dans les media qui avaient, à l’époque, cité ses propos. L’avocate des associations parties civiles, dont SOS-Racisme et la Ligue des droits de l’Homme, Me Patricia Suid, a plaidé avec force, déclarant : « Il décrit les Rroms avec une image dégradante mais surtout qui incite à la haine en les comparant à des punaises qui vont envahir la Côte d’Azur ». Des punaises ? Quelle drôle d’idée, en effet… Le jugement doit être rendu le 7 avril. Le réquisitoire aurait-il été plus clément s’il les avait comparés à des rats ? On ne sait pas.

Les persécutions à l’encontre du vieux lion mais toujours si jeune n’en finissent pas. On sait qu’une peine d’amende d’au moins 30 000 euros a été requise contre le président d’honneur du Front national pour « contestation de crime contre l’Humanité » pour avoir une nouvelle fois qualifié les chambres à gaz de “détail” de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, le 2 avril 2015 sur le plateau de BFMTV-RMC, face à Jean-Jacques Bourdin. Jugement le 6 avril. Si l’on ajoute dans les deux affaires les sommes demandées par les parties civiles et les publications judiciaires exigées (chacune équivaut à 5 000 euros), c’est plus de 100 000 euros qui sont réclamés à Le Pen, une véritable folie ! Un des amis du Menhir a confié ce propos qu’aurait tenu le fondateur du FN, au plus fort de l’offensive du couple Marine Le Pen/Philippot contre lui, l’été dernier : « Ils veulent tous me tuer mais je vais les faire chier jusqu’à 100 ans ».

JEAN-MARIE LE PEN, LUI, NE RECULE PAS !

Comme chacun d’entre nous, Jean-Marie Le Pen a des défauts. On le sait. Comment a-t-il pu s’illusionner ainsi quant à sa fille ? Comment a-t-il pu laisser s’éloigner de valeureux militants ? Passons… Mais il a une immense qualité, si peu partagée aujourd’hui : le courage, tant physique qu’intellectuel. Et l’on pourrait y ajouter l’humour. On se souvient de la scène amusante où, à l’occasion des fêtes de Mardi Gras, il apparaissait sur une chaîne numérique, le visage recouvert d’un masque de carnaval, déclarant : « Les hommes politiques sont masqués toute l’année, c’est aujourd’hui qu’ils devraient l’enlever, moi c’est l’inverse ». Mais qu’en est-il du traditionnel défilé du 1er mai, en l’honneur de Jeanne d’Arc ? Daesh a lancé des menaces contre les militants du FN, qualifiés d’“idolâtres” dans le 8e numéro de dar Al-Islam, l’organe de propagande de l’organisation islamique, et contre le défilé du 1er mai présenté à partir d’une photo de foule comme « une cible de premier choix ».

Du coup, Marine et son entourage, qui n’ont, il est vrai jamais fait la guerre, si ce n’est dans des boîtes de nuit, se déballonnent. Il n’y aura pas de défilé du FN mariniste, à cause de Daesh ! Pitoyable. En fait il s’agit là d’un prétexte car, dès le 29 janvier, avant même les menaces de Daesh, L’Opinion indiquait que les dirigeants du néo-FN entendaient renoncer définitivement à ce défilé, le symbole de la Pucelle étant jugé désuet, archaïque et le risque que des militants frontistes puissent s’exprimer lors de ce défilé de manière peu politiquement correcte devant les caméras de télévision étant considéré comme trop important dans un contexte de dédiabolisation voire de normalisation dont témoigne notamment le nouveau blog de Marine Le Pen totalement dépolitisé et où l’on ne voit que des photos d’elle, concernant pour l’essentiel sa vie privée. Jean-Marie Le Pen relève, quant à lui, le défi et ne recule pas. Il appelle tous les militants nationaux et nationalistes à se joindre à lui le 1er mai au matin pour honorer la sainte de la patrie place des Pyramides.

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L’ÉTONNANT SUICIDE DE MARINE LE PEN

Marine Le Pen avait déjà refusé de se rendre devant les militants LMPT lors de la campagne des régionales, refusant de participer aux manifestations. Mais maintenant elle s’en prend aux militants LMPT qui, selon elle, voteraient tous UMP. C’est Le Point qui le raconte : Karim Ouchikh, ancien socialiste devenu conseiller à la culture de Marine Le Pen, a déploré que le FN n’ait pas “récupéré” la Manif pour tous. Réponse de Marine Le Pen : « Ces gens (les cathos) détestent ce que nous sommes (Non !, ce qu’elle est !). Ils ont tous voté UMP (quelle imbécillité !). J’ai autre chose à faire que de courir après ceux qui nous crachent à la figure ». Voilà, c’est tout. Compris ?

ENCORE UN JUIF MYTHOMANE

Le professeur juif de Marseille disait avoir été blessé au couteau en novembre, cinq jours après les attentats de Paris. L’attaque présumée avait suscité une vague d’indignation jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. François Hollande avait ainsi publié un communiqué dans lequel il dénonçait l’acte. La victime a raconté : « Ils m’ont demandé si j’étais juif ou musulman. Et quand j’ai dit que j’étais juif, ils se sont rués sur moi et m’ont jeté à terre, en me disant qu’ils allaient me faire souffrir et me tuer ». Ils l’ont « tailladé avec deux couteaux » et lui ont montré une photo de Mohamed Merah et un tee-shirt de l’Etat islamique. « Puis un troisième homme est arrivé avec un autre scooter et a filmé la scène », raconte-t-il. Ces agresseurs étaient de « jeunes adultes d’une vingtaine d’années », avait-il aussi assuré. De très importants moyens policiers avaient été déployés pour en retrouver les auteurs. La victime, blessée (très, très légèrement) aux bras aux jambes et au ventre, avait été hospitalisée. L’enseignant s’en sort avec quelques plaies et quitte l’hôpital le soir même. L’affaire avait suscité une pluie de déclarations politiques et associatives. François Hollande avait vivement condamné cette agression, en appelant à une « réponse impitoyable ». Michèle Teboul, présidente du Crif Marseille-Provence, s’était affirmée « très choquée ». « Cela fait deux affaires du même type en très peu de temps », avait-elle relevé, se disant « très inquiète ».

Las, cette belle histoire finit mal pour le mythomane (un de plus) juif. Tout avait éclos dans l’imagination riche du personnage. « Les blessures font un peu rigoler si l’on peut dire, et les constatations médico-légales qui ont été effectuées ne collent pas à ce qu’il raconte, tout comme d’autres examens qui ont été réalisés au cours de ces semaines d’investigations », a confié une source proche de l’affaire, interrogée par La Provence. « Des semaines d’investigations… En attendant, il vient d’être placé en garde à vue… l’hypothèse la plus probable est celle d’une auto-mutilation, a précisé le procureur de Marseille, Brice Robin, dans un communiqué. A l’issue d’une enquête particulièrement approfondie, il est apparu que les déclarations de la prétendue victime d’une tentative de meurtre n’étaient corroborées ni par les premières constatations des pompiers intervenants, ni par l’expertise médico-légale, ni par la dernière expertise médico-technique. » Il sera jugé en avril pour « dénonciation mensongère d’un délit imaginaire », a annoncé le parquet, le jeudi 25 février. En attendant, le professeur, Tsion Sylvain Saadoun « a maintenu ses déclarations dans les moindres détails » et « est vraiment désolé qu’on ne le croie pas », a précisé son avocate à Me Karine Sabbah. Il risque six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, mais nul doute que l’avocat général sera clément avec un homme qui a tellement souffert…

BRUNO LE MAIRE, UN OISEAU EXCEPTIONNEL !

Bruno Le Maire l’a dit : il ne doute pas un instant qu’il sera élu président de la République. Il a annoncé qu’il se présentait aux primaires des Républicains et ne doute pas une seule seconde qu’il l’emportera haut la main face à Sarkozy et à Juppé, entre autres. Il vient de déclarer : « Dans des temps ordinaires, je n’aurais aucune chance. Comme les temps sont extraordinaires, je vais gagner. » La nouvelle Jeanne d’Arc au masculin semble assez contente d’elle. Florilège hilarant : « Que c’est bon de se lever le matin et de vouloir diriger le pays » (Le Monde du 23 février). Et puis : « Je suis une exception. Je suis autant écrivain que politique » (Le Monde). Et puis, celle-ci, qui est grandiose : « Mon intelligence est un obstacle » (Le Point du 18 février). Mais ce n’est pas fini : « Mon problème, c’est que j’ai les yeux trop bleus pour la télévision » (lors d’un déjeuner de presse). Pauvre chou, on le plaint… Pour ceux qui n’auraient pas saisi la modestie du personnage, il conclut par cette considération émouvante : « Je suis dans une démarche d’humilité ». On l’avait compris… En attendant, j’ai décidé de le placer d’autorité dans ma volière, aux côtés de Cricri et d’autres improbables moineaux qu’engendre la démocratie, et vous tiendrai évidemment au courant, d’heure en heure, des délires du personnage…

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