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20/11/2015

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

RIVAROL N° 3210 du 11 novembre 2015

TOUS les sondages prédisent une déroute historique de la gauche aux prochaines élections régionales. Les sondages pour Hollande sont catastrophiques. Mais, pire, des intellectuels de plus en plus nombreux, pas forcément lecteurs de RIVAROL au demeurant, et pas forcément nationalistes, montent à l’assaut de la forteresse qui tombe en ruines. L’écrivain marxiste italien Antonio Gramsci l’avait écrit : la prise du pouvoir politique passe par la prise du pouvoir culturel, c’est-à-dire intellectuel. Ce thème fut, il y a trente ans, largement développé dans les publications de la Nouvelle Droite. Aujourd’hui des Onfray, des Finkielkraut, des Elisabeth Lévy montent au créneau de l’insolence à l’encontre des cloportes.

Eric Zemmour, Philippe de Villiers et Patrick Buisson, quant à eux, se rencontreraient régulièrement « autour de la même table parisienne […] Nous sommes trois petits démons bien utiles maintenant que le grand démon [Jean-Marie Le Pen] va quitter la scène », s’amuse ainsi Patrick Buisson. Zemmour cartonne en librairie, raconte L’Express (300 000 exemplaires vendus de son essai Le suicide Français), Villiers idem avec 50 000 exemplaires déjà vendus de son livre Le moment est venu de dire ce que j’ai vu (RIVAROL en fera très bientôt une critique). Ils dénoncent tous les terribles dangers de l’invasion migratoire. Commentaire de Patrick Buisson : « La gauche n’a plus rien à dire depuis qu’elle est redevenue ce qu’elle était originellement : l’expression politique de la domination bourgeoise ».

ZUT, LUCETTE EST TOMBÉE DANS LES ESCALIERS À CAUSE DE HOLLANDE !

Lors d’un déplacement en Moselle fin octobre, le président avait fait une visite “impromptue” à Lucette, une habitante de Vandœuvre-lès-Nancy, retraitée de 69 ans, qui figura sur la liste du maire socialiste aux élections municipales. Bref, Hollande avait décidé de se la jouer Giscard. En fait, BFMTV a dévoilé le pot aux roses. Tout avait été préparé : une dame était venue faire le ménage, la mairie avait apporté du café, des tasses, des chaises, et même un bouquet de fleurs ! Une « grosse mise en scène », disent les journalistes… Plusieurs ministres à table et des dizaines de spectateurs, voisins et journalistes, debout dans le salon de la dame. On lui avait demandé de poser certaines questions, alors que d’autres étaient interdites. Hollande se la jouait imbécile heureux, disant à Lucette : « On est presque mieux qu’à l’Elysée, je peux vous le dire ». Lucette s’est un peu racontée. Son précédent logement était situé « dans une tour de huit étages » et « donnait sur les poubelles avec des rats ». Son nouveau logement, elle y est « super bien ». Hollande était aux anges. Depuis, on a appris que la visite du président avait été organisée à la demande du maire PS de Vandoeuvre, dont Lucette Brochet est une proche.

Elle raconte : « Il y a des gens de l’Elysée qui sont venus, pour poser des questions, pour savoir si j’étais bien dans l’appartement, raconte-t-elle. Pour savoir ce que je devais dire et ne pas dire. […] J’avais l’idée de dire qu’il s’occupait beaucoup d’immigrés, pas des clochards qui crèvent dans la rue, mais ça, il ne fallait pas que je le dise. » Ça rigole évidemment sec sur les réseaux sociaux face à cette fantaisie hollandienne loupée, forcément loupée, comme aurait dit Marguerite Duras. Mais notre pauvre Lucette en a subi les conséquences. Harcelée par les media qui s’amusent, elle a depuis trouvé un refuge chez sa fille qui explique : « Elle est très fatiguée et a besoin de tranquillité. » Mauvaise nouvelle : Lucette, émue sans doute par la polémique autour de la visite du président, comme l’a déclaré sa fille, est malheureusement tombée dans les escaliers. Mais ça va, pas d’hospitalisation ni pour elle ni (pour l’instant) pour Hollande…

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FLORIAN PHILIPPOT À MARION LE PEN : “N’OUBLIE PAS QUE SI TU ES LÀ, C’EST PARCE QUE TU T’APPELLES LE PEN

C’est le Canard Enchaîné qui raconte cette histoire. Le moins que l’on puisse dire est que l’ambiance au néo-FN n’est pas au beau fixe malgré les excellents sondages. Le cadre : la réunion d’investiture du 21 octobre dernier. Marine Le Pen, Marion et Philippot sont évidemment présents. Ce dernier s’énerve devant tout le monde que Marion Maréchal-le Pen ait osé déjeuner avec son grand-père, quelques jours plus tôt, sans en demander l’autorisation. Fureur de Marion qui réplique : « Et de quoi je me mêle ? Il faut maintenant que je demande l’autorisation pour aller déjeuner avec quelqu’un ?» Ce à quoi le vice-président du FN répond : “Oui”. Ambiance… Et puis, arrive la présentation de la liste des régionales en Franche-Comté. L’ambitieuse et carriériste Sophie Montel, l’amie très proche de Marine et de Philippot et chef de file de la liste aux régionales, a tout simplement annoncé la composition de sa liste sans passer par la commission d’investiture, en y plaçant évidemment ses amis et en oubliant ceux de Marion. Re-fureur de celle-ci. Philippot y va au Zyklon B, lui assénant : « Mêle-toi de ce qui te regarde, n’oublie pas que si tu es là, c’est parce que tu t’appelles Le Pen. » Et pendant ce temps, dans cette chaude ambiance, que disait Marine Le Pen ? Rien, rien de rien…

Comme prévu par tous les observateurs de cette galaxie en folie, Marion Maréchal-Le Pen a évidemment échoué devant la commission d’investiture à intégrer sur ses listes trois conseillers régionaux FN sortants, dissidents et proches de son grand-père. Du coup, Jacques Bompard se targue de présenter sur une liste concurrente une quarantaine d’élus locaux en PACA, dont 70 % avaient été élus sous l’étiquette FN.

LES JUIFS, IL FAUT “LES TENIR EN RESPECT”

Carlo Tavecchio, président de la Fédération italienne de football, est un personnage assez original. Coutumier, disent les gazettes, de propos racistes, homophobes et antisémites, l’abominable personnage vient encore de faire parler de lui. Il s’en était déjà pris, en 2014, au joueur d’origine africaine, Paul Pogba, déclarant : « Il est arrivé et mangeait des bananes, aujourd’hui il est titulaire en Série A ». Il a aussi évoqué un ancien dirigeant de la fédération, demandant au journaliste qui l’interrogeait « Mais, dites-moi, c’est vrai qu’il est homosexuel ? », ajoutant, plein d’humanité : « Je n’ai rien contre eux. Mais qu’on les laisse loin de moi ». Mais le personnage ne s’arrête pas en si bon chemin. Il s’en est aussi pris à « un certain Anticoli, un petit juif », représentant de la Ligue de football amateur. « Je n’ai rien contre les juifs, hein, il vaut mieux les tenir en respect. » Ils sont quand même étonnants, ces Italiens…

“DES JUGES INFÂMES ET PSYCHOPATHES”

Il est hors de question pour nous de louer le fonctionnement de la Justice. Tous les abrutis le disent : « J’ai confiance en la justice de mon pays ». Ce n’est pas le cas du député des Yvelines, Henri Guaino (Les Républicains) qui s’est lâché, déclarant que certains juges sont « infâmes et psychopathes », s’en prenant, histoire d’aggraver son cas, au ministre de la Justice Christiane Taubira : « Toute sa vie, elle a détesté la nation, détesté l’Etat, détesté l’autorité. Elle a d’ailleurs milité pour l’indépendance de la Guyane, pardonnez-moi, ce n’était pas un amour immodéré pour la France ». Du coup, Taubira s’en étrangle d’indignation et rêve de le faire exécuter. Mais, hélas, la peine de mort a été abolie en France…

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BHL EXPULSÉ VERS ISRAËL ?

Le Renouveau français a eu l’idée originale d’organiser devant la cantine de Bernard-Henri Lévy, le Café de Flore, à Saint-Germain des Prés, une petite manifestation appelant « BHL à verser le sang des autres » plutôt que celui des forces françaises « au service d’intérêts qui ne sont pas les nôtres ». Un discours plutôt modéré fut prononcé. Il se contentait d’exiger « la déchéance de la nationalité de BHL et son expulsion vers Israël. »

CONVENTION DU CRIF : BERNARD CAZENEUVE ET SON FOL AMOUR DES JUIFS

Bernard Cazeneuve est un cireur de pompes d’exception. Le ministre de l’Intérieur en charge des cultes a commis un merveilleux numéro de lèche-bottisme à la convention nationale du CRIF (« Conseil représentatif des institutions juives de France »). C’est trop beau pour être vrai. Voici ses propos rapportés par l’AFP : « Je voudrais dire ma confiance en l’avenir à tous les juifs de France, promettre de toute la force de ma volonté que la République les défendra sans faillir, comme l’ont clairement montré toutes les décisions prises depuis un an. La République les défendra parce que sans les juifs de France, la République serait amputée d’une part la plus sensible et la plus vivante d’elle-même. » C’est beau comme du Elie Wiesel, mais pas très sympathique pour les goys…

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12/11/2015

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

RIVAROL N° 3209 du 5 novembre 2015

NICOLAS Dupont-Aignan, président de Debout la France, refuse de participer aux primaires à droite, qu’il considère comme une mascarade. Il vient de déclarer : « J’ai toujours dit que la primaire, c’était un dîner de c... Ils vont s’entretuer comme des crocodiles dans un marigot, puant, d’ailleurs ! » Le député-maire souverainiste qui est tête de liste de son parti pour les élections régionales en Ile-de-France dénonce un « scrutin privatisé aux ordres de Nicolas Sarkozy », et « n’accepte pas ces magouilles » qui ne l’« intéressent pas ». Le député de l’Essonne et maire d’Yerres, membre de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, soutient l’engagement militaire de la Russie en Syrie. Il a déclaré : « Vladimir Poutine assume ses actes et a compris le danger de l’Etat islamique. Il faut choisir. Il n’y a qu’un seul chef d’Etat au monde, et c’est Vladimir Poutine. » Et en France ? Il se voit évidemment en chef d’Etat et copine avec les souverainistes de tout poil. Il a apporté son soutien à Robert Ménard avant de présenter des candidats face à lui aux élections départementales de 2015 dans l’Hérault, invité Jean-Pierre Chevènement à l’université d’été de Debout la France en août 2015, déclaré qu’il était « prêt à s’allier avec le Front de gauche si c’est pour sauver la France », n’exclut pas de gouverner avec le Front national s’il se débarrasse de son arrière-boutique « xénophobe et raciste », etc… Bref, ceux qui pouvaient imaginer que l’ultra-gaulliste Dupont-Aignan était un ennemi du Système en seront pour leurs frais…

LES SOUTIENS DE NADINE MORANO

Depuis qu’elle a été éjectée par Sarkozy de la tête de liste en Meurthe-et-Moselle aux régionales, suite à ses déclarations (« Nous sommes un pays de race blanche. J’ai envie que la France reste la France et je n’ai pas envie que la France devienne musulmane »), Nadine Morano engrange des soutiens. Il y a Alain Delon qui pose la question : « Le Kenya est un pays de quelle race ? Les gens sont noirs. C’est une polémique ridicule, grotesque, qui n’a aucun sens ». Et d’ajouter : « elle a des c... de tenir comme elle tient et de dire : “Je vous em... tous, je dis ce que je pense et je continuerai à le dire”. Chapeau ! » Même Christian Estrosi y va de sa gentillesse en déclarant : « Je souhaite que sa personnalité qui a beaucoup apporté à notre mouvement depuis des années, qui est quelqu’un de modéré, puisse contribuer à porter ». Robert Ménard lui apporte aussi son soutien en déclarant : « Nicolas Sarkozy n’a pas été très aimable avec elle. Je trouve qu’elle est victime d’une chasse aux sorcières qui est sidérante. Se faire réprimander, menacer, sanctionner parce qu’on cite le général de Gaulle dans un parti qui s’en réclame, ça me fait rire ou pleurer. Au final, tout ça me la rend plus sympathique. » Et puis, il ajoute : « Je lui ai dit qu’il serait temps de regrouper tous les gens qui pensent comme nous que la France est grande et surpasser les postures qui interdisent de parler à tel ou tel. » Et enfin, il y a Brigitte Bardot qui lui a envoyé un message. Morano raconte : « J’ai reçu des milliers de messages de soutiens. Brigitte m’a écrit qu’elle était scandalisée et fière de moi. Elle me dit “Ne vous soumettez pas” ». Alain Finkielkraut tape fort, pour sa part, en déclarant : « Je ne fais pas de Nadine Morano une victime mais je constate que l’antiracisme est assoiffé toujours d’un nouveau gibier. L’antiracisme est devenu fou ». Et d’ajouter : « La France a une vocation universelle, elle doit pouvoir accueillir les gens de toutes couleurs mais une minorité d’entre eux car c’est un vieux peuple européen, de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne, il ne faut pas se raconter d’histoire. » Philippe de Villiers, quant à lui, rappelle que « La France, à l’origine, est un pays de race blanche. Vous savez “Nos ancêtres les Gaulois”, comme on disait à l’école »… Jean-Marie Le Pen, viré de son parti par sa fille pour avoir évoqué dans notre hebdomadaire « l’Europe boréale et le monde blanc » avait, comme on le sait, apporté un soutien (critique) à Morano en écrivant dans un communiqué : « Pour avoir énoncé une évidence historique multiséculaire, Madame Nadine Morano subit un feu nourri de critiques, d’autant plus véhémentes qu’elles viennent de son propre camp. Elle peut ainsi mesurer à ses dépens ce que pèse la “gauchisation des esprits” dans les rangs de l’ex-UMP. “Monde blanc” et “Europe boréale” sont donc désormais des concepts bannis ». Et puis, lucide, le Menhir conclut : « On la plaindrait si nous n’avions pas oublié de qui et de quoi elle est restée complice depuis si longtemps ». Bien envoyé !

Quant à Sarkozy, tout laisse à penser qu’il s’est tiré une balle dans le pied avec cette histoire. Carla Bruni, qui déteste Morano, ne serait au demeurant pas étrangère aux décisions de Sarkozy. Toujours est-il qu’elle est maintenant créditée de 5 % d’intentions de vote aux primaires des Républicains et risque d’affaiblir dangereusement l’ex-président menacé par Juppé. C’est en effet la guerre totale. Nadine Morano a déjà annoncé son intention de le “ringardiser” et de le “dézinguer”, commentant sa trajectoire avec un sobre : « Il s’effondre déjà. Les Français ne veulent plus revoir ceux qu’ils ont vus pendant trente ans ». Quelle bande de clowns ! Lors de son intervention, elle a fort justement noté : « S’il n’y a pas de race, il faut donc supprimer les subventions aux associations antiracistes ». Mais l’eurodéputé n’a pas tenu à rencontrer Robert Ménard après son meeting (il était prêt à la recevoir dans sa mairie) affirmant que ce dernier restait « un adversaire politique ». Minable… Avec des clowns pareils, comment relever la France ?

PAUVRE CRICRI (CHRISTINE BOUTIN)

Christine Boutin est poursuivie, après le dépôt d’une plainte de l’association Inter-LGBT, qui représente les lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels, pour provocation à la haine contre les homosexuels, pour ses propos tenus en 2014 dans la revue Charles. Elle avait qualifié l’homosexualité d’“abomination”. Ce n’est pas au néo-FN très gay-friendly que l’on risque d’entendre ce genre de discours ! Du coup, Boutin a comparu le 23 octobre à Paris pour « provocation à la haine ou à la violence » contre les homosexuels. Elle explique à la barre, se référant à une référence biblique qu’elle a reprise à son compte : le terme “abomination” qui figure dans le livre du Lévitique, dans l’Ancien Testament : « Je n’ai jamais condamné un homosexuel. L’homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné ». Et Cricri d’asséner une petite leçon de théologie : « Tout péché, pour un catholique, est une abomination. Même le petit péché de gourmandise est une abomination ». Je trouve qu’elle est sauvagement cruelle avec les goinfres, et Dieu sait qu’il y en a chez les Rivaroliens. Et puis, au bord des sanglots, elle ajoute : « Moi, une personne, je ne la regarde pas suivant ses pratiques sexuelles, je la prends dans sa globalité », avant d’asséner la phrase qui tue : « J’ai non seulement des amis, mais aussi des collaborateurs [homosexuels]. » La pauvre, vaincue par l’émotion, a oublié de préciser qu’elle avait même un ami juif homosexuel, ce qui lui aurait donné une toute petite chance de s’en sortir… L’avocat de Christine Boutin, tout en reconnaissant la maladresse de sa cliente, a déclaré : « La décision demandée par le parquet (la condamnation à une amende) aura des conséquences énormes sur la liberté d’expression. […] Si vous suivez les réquisitions du procureur, alors il faut faire saisir la Bible ! » Le jugement sera rendu le 18 décembre prochain.

LES FEMMES DE MÉNAGE NE CONNAISSENT DÉCIDÉMENT RIEN DE L’ART

Une magnifique œuvre d’art contemporaine trônait dans une pièce du musée de Bolzano (Italie). L’œuvre qui porte le beau nom de « Où allons-nous danser ce soir » a été réalisée par les artistes Sara Goldschimed et Eleonora Chiari. Elle est constituée de bouteilles de verre et de cotillons éparpillés sur le sol et représente les restes d’une fête. Ces ignares de femmes de ménage les ont méticuleusement ramassés et jetés à la poubelle. Mais pas d’inquiétude : le musée a annoncé sur sa page Facebook que l’œuvre « sera réinstallée dès que possible ». On est soulagé. Mais ce n’est pas fini. On apprend qu’une “œuvre” intitulée « Salto Yano », une sculpture monumentale de 12 mètres de hauteur composée de matériaux industriels brûlés et déformés, avait été commandée à Anita Molinero pour une exposition d’art contemporain en Champagne. Les service d’incendie de la Marne, jugeant les matériaux inflammables, l’œuvre avait été démontée et stockée dans des locaux du domaine Pommery, marque de champagne bien connue. Pas pour longtemps, puisqu’elle a été incinérée par une société de nettoyage… à la demande de Pommery qui a sans doute considéré que la cohabitation de déchets avec son champagne n’était pas extraordinaire pour son image. Du coup, l’“artiste”, meurtri par ce blasphème et par la non-reconnaissance de son génie, en appelle aux tribunaux…

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DU CÔTÉ DES CLOWNS FRANCS-MAÇONS

Le grand maître du Grand Orient de France, Daniel Keller, s’est épanché dans une interview au Journal du Dimanche. Il se la joue dans le registre grave disant que l’on « est en train de dérouler le tapis rouge au Front national », et il ajoute : « La République (franc-maçonne, of course) reste un combat. Ce n’est pas un régime acquis définitivement. Si tout le monde baisse les bras, je le dis : la République est en danger ». Florian Philippot rétorque : « Ces gens-là ne se sentent-ils pas ridicules, au bout d’un moment ? » Quant à Jean-Marie Le Pen, il a le mot définitif : « Les propos de Daniel Keller devraient pousser la direction du FN à méditer sur la vacuité de son rêve de dédiabolisation ». Et il ajoute : « Ceux qui pensaient que la mise à l’écart de Jean-Marie Le Pen pouvait séduire des milieux qui lui sont structurellement et philosophiquement hostiles reçoivent aujourd’hui un méprisant démenti ». Que dire de plus ?

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06/11/2015

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

RIVAROL N° 3208 du 29 octobre 2015

JACQUES MYARD est le député-maire de Maisons-Laffitte et siège à l’Assemblée nationale depuis 1993. Il est un des fondateurs de la Droite Populaire, l’aile droite des Républicains, qui souhaite défendre « les valeurs qui font la France ». Il prône une plus grande fermeté sur les questions de sécurité et d’immigration. Il est en revanche en faveur d’une certaine tolérance pour les infractions routières mineures. Jacques Myard est l’un des députés qui se sont le plus fortement opposés à la création du PACS. Il a déclaré par ailleurs : « Je ne m’occupe pas des homos mais ce que je leur reproche c’est d’être devenus un lobby, une secte, de pratiquer le terrorisme intellectuel… Alors moi je leur dis : “Messieurs (sic) les homos des deux sexes, foutez-nous la paix” », estimant que « les homosexuels sont des personnes qui n’apportent rien à la société ».

Très en colère contre la décision d’Anne Hidalgo, maire de Paris, de supprimer la circulation sur certaines voies sur berge à Paris, il a déclaré sur Europe 1 : « On voit bien que la volonté, à terme, est d’interdire aux gens de la banlieue de venir à Paris en voiture. Cela commence à bien faire de prendre des mesures sans en parler aux élus de banlieue et de les bloquer à l’entrée de Paris », « A-t-elle le droit de faire ça pour emmerder tout le monde ? » Et du coup, il a pris un arrêté interdisant au maire de Paris de se rendre dans sa commune ! Et il précise : si elle tentait de s’y rendre, « elle serait arrêtée par les forces municipales de Maisons-Laffitte ». L’article 1 de l’arrêté stipule : « Sa seigneurie Anne Hidalgo, encore maire de Paris, est interdite de séjourner sur tout le territoire de Maisons-Laffite du moins jusqu’à ce qu’elle revienne sur ses projets de ghettoïsation de la ville de Paris. » Amusant… Qui est ce député-maire courageux ? Jacques Myard s’est engagé en faveur du “non” lors de la campagne du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe (2005). Il est également l’un des deux députés UMP qui ont voté contre la loi autorisant la modification de la Constitution en vue de la ratification du traité de Lisbonne le 16 janvier 2008. Vice-président du groupe d’Amitié France-Syrie, il s’oppose à une intervention armée occidentale contre le régime de Bachar Al-Assad ainsi qu’à la livraison d’armes aux rebelles syriens, précisant que ces armes tomberont aux mains des groupes islamistes. Il s’est rendu il y a quelques mois, avec une délégation, en Syrie, y a rencontré le président, ce qui suscita la fureur de Fabius et des socialistes, mais aussi de certains Républicains. Ce dont il se moque…

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COURAGEUX MASSON, MISÉRABLE GROSDIDIER…

Notre confrère Minute a raconté cet épisode. Au Sénat, ce mardi 13 octobre, la discussion porte sur le énième projet de loi relatif au droit des étrangers en France. Le texte présenté par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve transpose dans le droit français des directives européennes qui accordent encore plus de droits aux étrangers, qu’ils soient en situation régulière ou non. Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle, monte à la tribune. Il fut élu durant près de vingt ans député de Moselle sous les étiquettes RPR, puis UMP, avant de quitter l’UMP et de devenir indépendant (il soutient aujourd’hui Dupont-Aignan aux régionales du Grand-Est). Il se lance : « À entendre certaines interventions, on a l’impression d’être dans un régime de pensée unique. On a l’impression qu’on ne peut pas, dans cette assemblée et dans notre société, avoir un avis sur l’immigration qui soit divergent de ce que pensent les soi-disant bien-pensants. Je le dis très clairement : je suis hostile à l’immigration, pour des raisons qui sont à la fois conjoncturelles et structurelles. » Le chahut commence, mais Masson poursuit, affirmant qu’« actuellement une veuve d’agriculteur touche beaucoup moins que ce que touche un immigré qui vient chez nous et qui n’a jamais travaillé pour la France ». Il ne s’arrête pas en si bon chemin, faisant une distinction entre l’immigration actuelle et les précédentes, celle « des Polonais, des Italiens, des Portugais », de « ces gens qui ne posaient pas de problème », celle aussi de ceux « qui venaient du Sud-Est asiatique » et dont les enfants, « très souvent », étaient « les premiers de la classe ». Hurlements sur les bancs de la gauche. Masson ne se laisse pas impressionner et poursuit, franchissant le Rubicon : « L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ! L’immigration conduit au communautarisme. Il existe des quartiers où on ne va plus… » La guillotine se rapproche dangereusement. Ça couine de partout… Les représentants du « régime de pensée unique », comme l’avait dit Masson au début de son intervention, réclament sa tête. Didier Guillaume, président du groupe PS au Sénat éructera : « Son intervention a dépassé les bornes et peut-être même les limites de la République française. C’est pour toucher les instincts les plus vils. Tout simplement car ces gens-là [les Polonais, les Italiens, les Portugais,] sont des catholiques, alors que ceux qui viennent maintenant sont des musulmans ! » Il réclame des sanctions (la guillotine, vous disais-je), tout comme Pierre Laurent, le président du groupe communiste : « On ne peut pas laisser passer une telle intervention dans l’enceinte d’une des chambres de la République. » Et tout le reste à l’avenant.

Et à “droite” ? Un personnage l’emporte haut la main dans le registre de la trahison. Il s’agit de François Grosdidier, sénateur Les Républicains de Moselle. Grosdidier déplore « un discours d’une violence inouïe, plus dur que celui du FN » ! « Poser ainsi le principe de l’immigration en hiérarchisant les bons et les mauvais élèves en fonction de leur origine, c’est du racisme pur », déclare-t-il. Minable ! Je me vois, contraint et forcé, de rappeler le passé sulfureux de Grosdidier, que j’avais déjà rapidement évoqué dans RIVAROL. En ces années 1980, le GRECE (Groupement d’Etudes et de Recherche sur la Civilisation Européenne), piloté par Alain de Benoist et ayant comme secrétaire général Pierre Vial, tenait le haut du pavé intellectuel à droite de la droite. Pas vraiment dans le registre modéré. A cette époque (cela a bien changé depuis !), le GRECE était plutôt dans le registre racialiste et les références aux intellectuels des « heures les plus sombres de l’histoire » ne le terrorisait pas. Les grécistes de l’époque eurent droit à la couverture du Nouvel Obs, qui titrait : « Les nouveaux nazis » et le colloque de 1979, organisé porte Maillot, fut attaqué par les milices juives au cri de « Nouvelle droite, nouveaux nazis ». Grosdidier était un des militants les plus déterminés, les plus radicaux du GRECE. Commentaire de Pierre Vial qui l’a bien connu: « Il était encore plus gréciste que moi »… Dernière petite info de rien du tout : Grosdidier fut aussi le responsable à Metz du Parti des Forces Nouvelles (PFN) que nombre de fascistes ont fréquenté…

LE NÉO-FN CHERCHE À SÉDUIRE LES MUSULMANS

600 000 tracts « sous la forme d’un magazine fait sur mesure » (c’est-à-dire halal, sans doute) vont être distribués par le FN mariniste aux habitants de « quartiers sensibles ». Sur l’un des tracts, un encart est explicitement adressé à cette catégorie religieuse avec ce titre : « Musulman peut-être, mais Français d’abord ». Et puis, un collectif « Banlieue patriote » devrait voir le jour et une affiche spécialement destinée aux banlieues sera placardée mi-novembre. Jordan Bardella, 20 ans, tête de liste FN pour les régionales en Seine-Saint-Denis, explique au Parisien de façon assez émouvante : « Nous voulons montrer que nous sommes un parti d’inclusion, pas d’exclusion. » Noble pensée, noble parole qui honore ce militant sans doute exceptionnel.

En attendant, certains n’ont rien compris. C’est le cas chez Les Républicains où l’adjointe aux affaires scolaires de Talant (2 300 habitants, en banlieue de Dijon) a fait paraître sur son compte Facebook une photo d’elle, avec son écharpe d’élue, disant au sujet de Taubira : « Qu’elle reparte déjà dans sa brousse, les lianes l’attendent ! ». Une de ses amies avait réagi à ses propos, dans un registre assez faiblement humaniste : « Tous les gauchos doivent partir et retourner d’où ils viennent : le caniveau ». Du coup, Marie-Ange Cardis, l’adjointe au maire est virée, malgré ses excuses à Taubira, expliquant qu’elle avait réagi « sous le coup de la colère ». Comme quoi, s’excuser ne sert à rien…

“HITLER NE VOULAIT PAS EXTERMINER LES JUIFS”

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou serait-il un grand, un très grand révisionniste (voir à ce sujet l’article page 11 d’Arnaud Raffard de Brienne) ? A la veille d’une visite officielle en Allemagne, le Premier ministre israélien, tout en ne niant pas la Shoah, a mis en cause, le 20 octobre, l’influence qu’aurait exercée le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin Al Husseini, sur Hitler pour le persuader de mener l’extermination des juifs européens, durant la Seconde Guerre mondiale. Bibi, comme on le surnomme, s’exprimait devant le 37e Congrès sioniste mondial, à Jérusalem, et évoquait l’utilisation des lieux saints musulmans à commencer par la mosquée Al-Aqsa pour attaquer les juifs. Historien de haute volée, il a expliqué que le grand mufti s’était envolé vers Berlin pour expliquer les choses à Hitler. Netanyahou affirme qu’Hitler ne voulait pas exterminer les juifs, mais simplement les expulser. Sans doute était-il présent lors de l’entretien puisqu’il raconte le dialogue avec précision. Le mufti aurait dit : « Si vous les expulsez, ils viendront tous ici ». « Que dois-je faire d’eux ? », demanda Hitler, qui était, comme on le sait, homme à demander conseil. Husseini aurait répondu : « Brûlez-les ». Ce dialogue, que personne de raisonnable ne prend au sérieux, aurait eu lieu le 28 novembre 1941. Du coup, ça s’agite sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques israéliens de gauche, qui accusent Bibi d’être un dangereux révisionniste. Le leader travailliste, Isaac Herzog demande à Nétanyahou de corriger immédiatement cette distorsion historique « car elle minimise la Shoah, le nazisme et le rôle d’Hitler dans le désastre terrible de notre peuple ». Ce n’est pas la première fois que Benyamin Nétanyahou fait du mufti de Jérusalem la source d’inspiration du régime nazi pour l’extermination des juifs. Dans un discours prononcé en janvier 2012 devant la Knesset, M. Nétanyahou disait déjà ceci : « Haj Amin Al Husseini fut l’un des architectes de la solution finale. Il s’était rendu à Berlin. Il avait fait pression et imploré Hitler […] et le persuada plus que quiconque de conduire la solution finale. Ne pas laisser les juifs partir de peur qu’ils ne viennent ici (en Palestine) ». Mais, au fait, comment les Allemands réagissent-ils à ces déclarations qui les exonèrent quelque peu ? Comme on pouvait s’y attendre, ils s’aplatissent, se fustigent, s’auto-flagellent, s’humilient à qui mieux mieux. « Nous savons que la responsabilité pour ce crime contre l’humanité est allemande et qu’elle est vraiment la nôtre », a déclaré Steffen Seibert, le porte-parole d’Angela Merkel… Pauvres vermisseaux…

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