Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/04/2015

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

 

RIVAROL N° 3182 du 2 avril 2015

 

TOUS LES lecteurs de RIVAROL connaissent Monsieur Beauvais. Mais si, il était le prieur de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Monsieur Beauvais ? Explication : le personnage s’était autorisé un petit dérapage lors d’une manifestation de Civitas, en octobre 2013. Il avait pris le micro et déclaré : « Y a bon Banania, y a pas bon Taubira ». Fureur des lobbys qui déposèrent plainte pour racisme. Le MRAP se mobilisa. D’où la présence de l’abbé devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le mercredi 25 mars. En fait, c’est le Parquet qui poursuivait, le MRAP se mettant à sa remorque. Là aussi, il convient d’apporter une explication. Si le MRAP avait poursuivi et était débouté, il serait condamné aux dépens. Si c’est le Parquet qui poursuit, pas de souci financier pour l’officine si le procès est perdu. La Licra maîtrise, elle aussi, parfaitement le sujet. Les officines savent faire pression sur le Parquet pour que ce soit lui qui engage les poursuites… C’est du gagnant, gagnant pour elles.

 

QUAND MONSIEUR BEAUVAIS SE PRÉSENTE INSOLEMMENT À LA BARRE DU TRIBUNAL, LES BRAS CROISÉS

 

Mais revenons à Monsieur Beauvais. Il a eu l’invraisemblable arrogance de se présenter en soutane à la barre du tribunal, les bras croisés. La présidente, une humaniste de grande envergure, folle de rage, lui intima l’ordre comminatoire : « Décroisez vos bras ! » Trois insolents eurent l’audace de rire à la lecture de l’acte d’accusation. Elle ordonna aux huissiers de les expulser. Durant tout l’interrogatoire, cette énervée d’exception donna du « Monsieur Beauvais » à l’abbé Beauvais. Nul doute que cette tricoteuse de haut vol aimerait voir notre excellent abbé guillotiné Place de la République. Notons tout de même que l’avocat du MRAP eut, lui, l’élégance de s’adresser à notre abbé en lui donnant du « Monsieur l’abbé »…

Au fait, les autorités de la Fraternité Saint-Pie X le soutiennent-ils ? Bien sûr que non. Au contraire. Monsieur l’abbé nous a ainsi confié que suite à cette affaire, alors qu’il était encore en poste à Saint-Nicolas, il avait reçu une lettre extrêmement violente de la part de Mgr Fellay, supérieur général de la FSSPX, lui retirant sur-le-champ sa nomination, pourtant officiellement annoncée à la tête de la maison autonome d’Espagne et lui reprochant en termes très durs son engagement politique. Alors que l’abbé ne faisait que défendre l’institution du mariage attaquée par le gouvernement de manière frontale avec le pseudo-mariage homosexuel. Mais, on l’a compris depuis des années, rien ne doit compromettre ni ralentir la politique de ralliement du traître Bernard Fellay à la « Rome moderniste », pas même la défense vigoureuse du mariage catholique. Le tartuffe de Menzingen a en effet d’autres priorités diplomatiques que la défense du sacrement du mariage et de la civilisation chrétienne. Le Parquet a requis 3 000 euros d’amende contre l’abbé Xavier Beauvais. L’avocat du prévenu, l’excellent Me Jérôme Triomphe, n’a eu aucun mal à démontrer que l’expression « Y a bon Banania, y a pas bon Taubira » qui évoque le petit déjeuner familial n’avait rien de raciste, que l’image du tirailleur sénégalais sur les boîtes de chocolat en poudre de la célèbre marque était sans doute paternaliste et anachronique car faisant référence à une époque où la France était une puissance coloniale mais qu’elle n’était nullement outrageante, le tirailleur dessiné riant aux éclats et ayant une tête sympathique. L’avocat du MRAP ne l’entendait pas de cette oreille. Pour lui il s’agissait d’un sourire niais et il a rappelé que Banania avait été condamné par la justice sous peine d’une très lourde astreinte à retirer ce dessin et ce slogan de toutes ses boîtes, preuve qu’il s’agissait bien de racisme. Dans quel monde de fous vivons-nous ! Jugement le 19 mai.

 

Capture 1.JPG

 

 

LA “SAGA DES RÉPARATIONS”

 

Les lecteurs du récent numéro de RIVAROL ont lu l’interview d’Anne Kling concernant son dernier (et remarquable) livre, « Shoah (indispensable de le lire !) : La saga des réparations ». Il s’agit des réparations que les organisations juives n’ont cessé d’exiger de toutes les nations européennes, complices, comme on le sait, de la shoah. On se rappelle notamment du racket dont la SNCF fut récemment l’objet : elle était coupable d’avoir transporté des déportés dans ses trains, et dut lourdement cracher au bassinet, faute de quoi les organisations juives l’empêcheraient de décrocher tout contrat aux Etats-Unis. Les réparations ainsi obtenues, multipliées, démultipliées, surmultipliées à l’infini ont fini par donner des idées à certains. Plus de huit cents cheminots de nationalité ou d’origine marocaine demandent “réparation” à la Société nationale des chemins de fer (SNCF) pour discrimination durant leur carrière. L’affaire est jugée depuis le lundi 23 mars aux prud’hommes de Paris. La plupart des plaignants ont été recrutés au Maroc au début des années 1970 par la SNCF. Embauchés comme contractuels, avec un contrat de droit privé, ils ne relèvent pas du statut particulier des cheminots. Qu’à cela ne tienne. Le statut de cheminot était réservé aux détenteurs de la nationalité française (aujourd’hui ouvert aux ressortissants européens), pourquoi les ressortissants marocains, européens de souche comme on le sait, n’en bénéficieraient-ils pas ?

 

HITLER TOUJOURS VIVANT ?

 

Le site du quotidien Le Monde nous fait connaître une grandiose nouvelle. Des archéologues argentins affirment avoir découvert un repaire nazi dans la jungle. On savait que Hitler ne serait pas mort, mais qu’à la fin de la guerre, il se serait réfugié au lac Titicaca et qu’il préparerait son retour, style Bonaparte, retour de l’île d’Elbe, Waterloo en moins. Mais voici que des archéologues argentins pensent avoir découvert un repaire nazi secret dans la forêt du nord du pays, à la frontière du Paraguay. Il s’agit de trois structures de pierres maçonnées, à demi effondrées et rongées par la végétation. Ils y ont trouvé des pièces de monnaie allemandes des années 1940, de la porcelaine et des inscriptions nazies. Tout ceci dans un lieu éloigné de toute civilisation et tout à fait inaccessible à l’époque. Un lieu qui est de surcroît situé à dix kilomètres du Paraguay, dont on a connu l’appétence pour le nazisme. Les archéologues, complotistes en diable, expliquent : « Apparemment, au milieu de la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont développé un projet secret : construire des abris pour des dignitaires du régime en cas de défaite, sur des sites inaccessibles : au milieu du désert, dans les montagnes, sur une falaise ou au milieu de la jungle, comme ici ». Mais, explique le site du Monde, cette cache n’aurait finalement pas été utilisée, puisque nombre de dirigeants nazis seront ouvertement accueillis en Argentine après la chute du régime, et autorisés à y vivre sans se cacher. Et de citer Klaus Barbie (chef de la Gestapo à Lyon), Walter Kustchmann (un des chefs de la Gestapo en Pologne), Ante Pavelic (chef du régime oustachi en Croatie) ou encore Eduard Roschmann (« le Boucher de Riga »). Quant au docteur Mengele, il séjourna longuement et paisiblement en Argentine sous sa véritable identité avant de se réfugier au Paraguay en 1960, après l’enlèvement d’Adolf Eichmann par un commando israélien dans la banlieue de Buenos Aires. Au fait, sans doute avez-vous déjà vu, en France et surtout en Allemagne, des panneaux “Mengele” surmontant des concessions de machines agricoles. Il s’agit en fait d’une société appartenant à la famille de Mengele qui lui apporta son discret soutien financier, jusqu’au bout, dans son périple.

 

Capture 2.JPG

 

 

VOTEZ FN, VOUS SEREZ PAYÉ !

 

Un site, lancé récemment, propose de rémunérer les électeurs qui peuvent apporter la preuve qu’ils ont voté FN au premier tour des élections départementales. En échange d’une photo prise dans l’isoloir et montrant leur bulletin de vote pour le parti de Marine Le Pen, il leur est en effet promis la somme de 5 euros créditée sur leur compte PayPal. Les fonds proviendraient d’un groupement d’investisseurs privés. Il s’agit évidemment d’un canular que n’apprécie absolument pas Marine Le Pen qui envisage de porter plainte. Le Belge de 24 ans (méfions-nous des Belges, on ne le dira jamais assez) à l’origine de ce site a expliqué que son initiative n’avait aucun lien avec le FN et que son objectif était d’“emmerder” le parti d’extrême droite.

 

DES CANDIDATS “RACISTES ET FASCISTES” À CALAIS

 

Le Parti de la France de Carl Lang présentait des candidats dans le canton de Calais 2, ce qui, a priori, est son droit. Ils ont obtenu le score tout à fait honorable de 3,3 %. Le candidat du Front National, Rudy Vercucque, présent au second tour face aux socialistes, a cru intelligent de déplorer dans la presse locale le score « trop élevé » du Parti de la France et de « ses candidats racistes et fascistes ». Par conséquent, le Parti de la France n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour.

 

MANUEL VALLS, UN “MUSSOLINI MOITIÉ TRISOMIQUE” ?

 

Dieudonné était poursuivi en justice pour injure à l’encontre du Premier ministre Manuel Valls, qu’il avait qualifié de « Mussolini moitié trisomique ». Le tribunal correctionnel de Paris vient de le relaxer, considérant que les propos « s’inscrivent dans le cadre d’une polémique politique ». Dieudo avait, dans une vidéo, qualifié celui qui était alors ministre de l’Intérieur de “brêle”, et de « petit soldat israélien veule et docile ». Une fois n’est pas coutume, félicitons les juges qui ont ajouté : « Que l’on apprécie ou non le ton de l’auteur, son propos est l’expression d’une opinion politique, visant un personnage public, dont les choix amènent tant à solliciter les suffrages qu’à se soumettre à la critique ». Las, une hirondelle ne fait pas le printemps et l’on ne saurait d’une manière générale « faire confiance à la justice de notre pays ».

 

Rivarol.JPG

Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici. 

 

Les commentaires sont fermés.