Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/03/2015

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

 

RIVAROL N° 3178 du 5 mars 2015

 

VOICI ce que vient de déclarer “Mgr” Batut, “évêque” conciliaire de Blois : « Il y a trois jours, le groupe Daech en Libye décapitait froidement 21 coptes égyptiens. Pourquoi ? Pas parce qu’ils étaient égyptiens, mais parce qu’ils étaient coptes, c’est-à-dire chrétiens, et pour aucune autre raison. » Au cas où on en aurait douté, ceux qui ont vu la vidéo diffusée sur internet pouvaient y lire que ces 21 malheureux étaient mis à mort parce qu’ils faisaient partie, je cite, « du peuple de la croix fidèle à l’Église égyptienne ennemie. »

 

LE HONTEUX COMMUNIQUÉ DE L’ELYSÉE

 

C’est pourquoi personne ne peut être fier du communiqué de l’Élysée condamnant, je cite, « avec la plus grande fermeté l’assassinat sauvage de “21 ressortissants égyptiens”. Non, personne ne peut être fier de ce (honteux) communiqué, parce qu’il ne fait pas honneur à notre pays. D’où vient le fait qu’il paraît impossible à certains de nos dirigeants de reconnaître qu’il y a des pays où les chrétiens sont persécutés ou même assassinés parce qu’ils sont chrétiens, et non parce qu’ils sont égyptiens ou libyens ? Reconnaître cela serait-ce attentatoire à la laïcité ? J’affirme aujourd’hui haut et fort que si — ce qu’à Dieu ne plaise — certaines personnes le pensent, même et surtout si elles ont de hautes responsabilités au sommet de l’État, ce n’est pas à leur honneur, ni à l’honneur de la France. Et la situation du monde est trop grave en ce moment pour que, chrétiens ou non, nous puissions nous résigner à avoir honte de notre pays. » A noter que “Mgr” Batut, considéré comme plutôt conservateur quoique conciliaire, avait été désigné en 2013 pour prendre en charge l’évêché de Metz. Cela ne se concrétisa pas car sa nomination, votée par la « Congrégation des évêques » et acceptée par François, fut bloquée par le ministre de l’intérieur Manuel Valls. Le Concordat qui s’applique à l’Alsace et à la Moselle donne en effet ce pouvoir à l’Etat.

 

JEAN-MARIE LE PEN ET LES FEMEN

 

Dans son « journal de bord » n° 393, Jean-Marie Le Pen commente l’actualité de la semaine écoulée, à sa manière. « Les femen vont se balader avec leurs gros nichons dans les églises, mais jamais dans les mosquées ou les synagogues » Preuve que leur adversaire c’est le catholicisme et non pas les autres religions !

 

MARINE LE PEN S’EN PREND À ROLAND DUMAS

 

Lors d’une conférence devant l’Association des journalistes de la presse parlementaire, Marine Le Pen a déclaré : « Je trouve ses propos (de Roland Dumas) absolument inintéressants. Je trouve que ses propos n’ont aucun sens ». Roland Dumas ne faisait pourtant que répéter au grand public ce que Manuel Valls affirmait en 2011 devant la communauté juive : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ». Dumas, qui accusait Valls d’être sous « influence juive », voilà qui était insupportable pour la présidente du FN. Se sentirait-elle aussi visée ? Serait-elle aussi sous « influence juive » à cause de son concubin sépharade ? Nous n’osons le croire.

 

MARINE LE PEN S’INSPIRE DE MCDONALD’S

 

Marine Le Pen aime McDonald’s, preuve qu’elle n’est pas gastronome. Elle aime tant McDonald’s qu’elle lui a emprunté sa phrase culte, « Venez comme vous êtes », histoire d’attirer de nouveaux adhérents. Elle s’explique : « J’essaie de faire avancer le parti ». Avec d’aussi puissants arguments, nul doute qu’elle y réussisse. Elle déclare dans un récent reportage du New York Times consacré au Front National : « Un leader doit être avant-gardiste, doit avoir une vision ». Reconnaissons que sa vision de McDonald’s comme modèle politique est d’une grandiose pertinence. Mais elle ne s’arrête pas en si bon chemin. Elle rappelle, histoire de se faire bien voir de la planète gay new-yorkaise, le ralliement de Sébastien Chenu, fondateur de Gaylib, ajoutant, et c’est hautement émouvant : « Pour moi, Sébastien représente l’idée que n’importe qui a sa place au Front National. On ne défend pas des intérêts religieux ou ethniques », a-t-elle confié à nos confrères, avant de conclure sur un argument définitif: « C’est comme McDonald’s : “Venez comme vous êtes !” » N’importe qui a sa place au Front national mais manifestement pas les « catholiques intégristes » qu’elle ne veut pas voir revenir, ni les révisionnistes, ni les nationalistes. En revanche les activistes gays ont eux toute leur place et… toutes les places !

 

“MARINE LE PEN EST IRRÉPROCHABLE”, DIXIT ROGER CUKIERMAN

 

Le président du Crif, Roger Cukierman, a fait cette déclaration quelques heures avant le traditionnel dîner de son association. Il a cependant ajouté que le FN était “infréquentable” Le FN n’était, en effet, pas convié au 30e dîner du Crif, contrairement à toutes les officines de gauche, de droite, et d’ailleurs. Dieu, que Marine Le Pen aurait aimé être présente ! Mais ça viendra, ça viendra… Pas tout de suite. Laissons du temps au temps et les reptations aux reptations. Le FN, estime Cuki, n’est pas fréquentable. La faute évidemment à Jean-Marie Le Pen, qui en reste pour l’instant, en tout cas, le président d’honneur. Et puis, il convient, pour Cuki, de faire la distinction entre le FN et sa dirigeante. « Je crois que nous sommes tous conscients dans le monde juif que, derrière Marine Le Pen, qui est irréprochable personnellement (normal, son concubin, Louis Aliot est d’origine juive), il y a tous les négationnistes, tous les vichystes, tous les pétainistes, et donc, pour nous, le Front national est un parti à éviter ». Mais le dirigeant du Crif enfonce le clou, déclarant ne rien avoir à lui reprocher “personnellement”. Du coup, certains se sont mis à couiner, dont Serge Klarsfeld : « Mme Le Pen n’a pas rompu avec son père. Elle dirige le Front national qui porte le passif des prises de position antisémites du père qui est président d’honneur du Front national » a dit l’ancien avocat. Mon Dieu, qu’ils sont méchants !

 

Capture 1.JPG

 

 

QUELQUES CITATIONS DE SYMPATHISANTS DU CRIF : À MÉDITER

 

« Nous souhaitons le développement des réseaux dans le tissu planétaire, nous appelons au métissage. » (Edgar Nahum, dit Edgar Morin, sociologue, in Terre-Patrie.) « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. » (Pierre Bergé, un des 3 propriétaires du groupe Le Monde). « Il faut encourager la diversité, partager les richesses, s’ouvrir aux cultures des autres, favoriser tous les métissages… » (Bernard-Henri Lévy). « [il faut] imposer par quotas la diversité dans les élections municipales, régionales, nationales, européennes et syndicales. » (Jacques Attali). — « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune française issue de l’immigration ce jour-là la France aura franchi un grand pas » (Laurent Fabius). — « Parce que la Turquie est un pays musulman, je souhaite qu’il entre dans l’Union Européenne ». (Pierre Lellouche, député (RPR, puis UMP).

 

LES RELATIONS DIFFICILES DE NICOLAS SARKOZY AVEC SON PÈRE

 

Les relations de Nicolas Sarkozy avec son père, Pal, sont des plus compliquées. Le père semble être particulièrement dur et moqueur avec son fils, si l’on en croit cet ouvrage, Même les politiques ont un père, écrit par la journaliste Emilie Lanez. « Le père a une constante obsession, celle de rabaisser son fils, expliquait-elle sur France 2 à la sortie de son livre. Pal Sarkozy voudrait que Nicolas Sarkozy ne soit pas devenu ce qu’il est devenu, c’est paradoxal. […] C’est une relation très singulière, un amour malade. Je ne pense pas qu’ils se détestent complètement, je pense qu’ils ont beaucoup de mal à s’aimer ». Le père ne manque jamais une occasion de dénigrer son fils, tenant des propos assez odieux. La journaliste raconte : « Tel un éleveur se gaussant du pedigree de son cheptel, [Pal Sarkozy] énumère le prénom de chacun de ses enfants, leur taille et leurs revenus annuels. “Guillaume, 1,90 m et des centaines de milliers d’euros par an. François, 1,87 m et des centaines de milliers d’euros. Olivier, 1,89 m et des millions d’euros. Caroline, elle, est très grande, elle aussi.” […] Une fois de plus, il n’a pas évoqué Nicolas. Il n’a donné ni sa taille, ni le montant de ses émoluments. Tous, sauf Nicolas. » Quand la journaliste lui a fait remarquer son “oubli”, Pal en a profité pour le tacler sur sa taille : « Il est tout petit, il tient de Dadu (la mère). Pour faire de la politique, il faut avoir des complexes, Nicolas en a beaucoup. » Le père indigne s’amuse aussi des déboires sentimentaux de son fils. Emilie Lanez raconte : « Il se régale de raconter que son fils a été trompé, puis quitté par sa femme », se gaussant avec cette vantardise : « Moi, une femme ne m’a jamais quitté ». On comprend mieux cette confidence de Nicolas Sarkozy : « À part d’un père, je n’ai manqué de rien. » Et la mère de l’ancien président ? Le livre ne l’évoque pas, mais voici quelques informations que m’a livré un de mes amis, Rivarolien de surcroît, et totalement fiable. Il paraît que c’est une femme de grande qualité, qui apporta son soutien aux prisonniers de l’OAS. Cet ami a surpris, par le plus grand des hasards, dans un restaurant en province, la conversation entre la mère de Nicolas Sarkozy et un de ses frères, qui demandait à sa mère : « As-tu des nouvelles de l’excité ? » Ambiance familiale…

 

Capture 2.JPG

 

 

QUAND MARTINE AUBRY EST SURNOMMÉE “TULLIUS DETRITUS”

 

Personnage de la bande dessinée Astérix et Obélix, Tullius Detritus fut envoyé par César pour semer la zizanie dans les rangs du village gaulois. François Hollande et Manuel Valls se plaisent, en tout humanisme, à surnommer ainsi Martine Aubry. Il est vrai qu’il est assez difficile de trouver plus enquiquineuse, plus pénible, plus épouvantable que Martine Aubry. Encore que. L’ancien ministre UMP Xavier Bertrand, qui ambitionne de très hautes fonctions au sein de la République a, paraît-il lui aussi, son petit surnom qui est… Tullius Detritus ! Pourvu que ces deux-là ne fassent pas des petits ensemble. On imagine d’avance les terreurs. Les albums d’Astérix sont décidément une mine pour piocher des surnoms. C’est ainsi que Manuel Valls fut surnommé « Pepe Manuel » par l’ancien ministre écologiste Cécile Duflot. Pepe Manuel a, dans la bande dessinée, la particularité d’être capricieux et fier. Mais Valls, lui, est en plus haineux. Il dénonce sans cesse la haine alors que lui-même en est empli. L’homme fait peine à voir. Et dire que c’est ça le Premier ministre de la France !

 

Rivarol.JPG

Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici. 

 

Les commentaires sont fermés.