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30/07/2014

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

 

RIVAROL N° 3151 du 24 juillet 2014

 

Le TGI de Cayenne (Guyane, l’antre de Taubira) est allé au-delà des réquisitions du parquet qui avait demandé une peine de quatre mois de prison, 5 ans inéligibilité et 5 000 euros d’amende. Anne-Sophie Leclère ancienne tête de liste FN aux municipales de Rethel (Ardennes), virée depuis du FN pour avoir comparé Taubira à une guenon, a écopé d’une peine de 9 mois de prison ferme, 5 ans inéligibilité, assortie d’une amende de 50 000 euros. Le TGI de Cayenne a également condamné le Front national à 30 000 euros d’amende. Le Front national et Anne-Sophie Leclere étaient absents, non représentés par un avocat, lors de l’audience le 8 juillet, ce que l’on peut comprendre vu le prix d’un voyage à Cayenne. Il n’y a donc pas eu de débat contradictoire. De toute façon, à quoi cela aurait-il servi ? Anne-Sophie Leclère juge, à raison, le verdict « totalement disproportionné » ajoutant : « Les criminels sont condamnés et ont un bracelet et moi on me donne de la prison ferme », Même le vice-président du Front national, Florian Philippot, a jugé que cette condamnation n’avait « aucun sens ».

 

9 MOIS DE PRISON FERME POUR AVOIR COMPARÉ TAUBIRA À UNE MIGNONNE GUENON

 

Même Philippe Bilger, le magistrat bien connu, qui n’a aucune réputation de radicalité, a déclaré : « Quand j’ai appris la nouvelle, d’abord je n’y ai pas cru. […] Saisie par une association guyanaise, cette juridiction a perdu toute mesure et a frappé de stupéfaction tous ceux qui judiciairement ont encore un peu de sens commun. » Et Philippe Bilger d’ajouter : « Est-il nécessaire de souligner que pour des infractions beaucoup plus préoccupantes pour la tranquillité publique et l’intégrité des personnes, on connaît peu de jugements de ce type, surtout à l’encontre de prévenus n’ayant jamais été condamnés comme Anne-Sophie Leclère ? Est-il même utile de rappeler que la justice pénale n’a de réelle légitimité que si elle sait mettre en relation, en lien le plus grave avec le moins grave, l’inacceptable avec le préjudiciable, les mots avec les actes ? » Mais qu’en dit la classe politique ? L’avocat Gilbert Collard, député Bleu Marine, déclare : « Je n’aurais jamais défendu cette femme, les propos qu’elle a tenus étant évidemment condamnables ». Il se rattrape quelque peu en évoquant un « coup de chaleur judiciaire » et la « disproportion de la sanction ». A l’UMP, le député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, supposé quelque peu droitiste, a estimé que la condamnation était totalement justifiée tandis que le maire de Nice, Christian Estrosi, approuve lui aussi le jugement tout en pointant une justice à deux vitesses. Et Bayrou ? Il voit dans cette condamnation « une occasion de rappeler à ceux qui se livrent à de tels propos que ce n’est pas seulement interdit par la décence et la morale, mais aussi par la loi ». Et que dit Nadine Morano, l’eurodéputée sarkozyste, connue pour l’ouvrir d’importance, et qui avait été traitée de “salope” par le pseudo-humoriste Nicolas Bedos, fils de Guy ? « Neuf mois ferme pour avoir traité Taubira de singe, j’espère que, pour m’avoir traité de salope, Bedos sera logé à la même enseigne ! » Et Taubira ? Interrogée au sortir du Conseil des ministres, elle a commis cet amusant lapsus : « Je ne commente pas les injustices… », avant de se reprendre : « les décisions… ». En attendant, Anne-Sophie Leclère a fait appel et le procès devrait avoir lieu en une terre paraît-il encore relativement civilisée : la France métropolitaine…

 

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MAIS QUE DIT LA PRESSE ?

 

Curieusement, et c’est plutôt réjouissant, la presse, en dehors évidemment de Libération (le directeur, Laurent Joffrin, n’en peut plus de tenter de faire oublier les photos où, jeune, il figure aux côtés de Jean-Marie Le Pen, qui était un ami de son père), se montre plutôt critique quant à cette condamnation délirante. A l’exemple de Valeurs actuelles où Laurent Obertone écrit ces propos excellents que je me permets de citer : « Pour prendre neuf mois ferme, il faut forcer un barrage et blesser sept policiers (Ouest-France, 1er juillet 2014), tabasser sa femme jusqu’à lui briser les côtes et agresser un unijambiste à l’aide d’une massue à pics (L’Observateur du Valenciennois, 9 mai 2011), donner un coup de tête à un cheminot (Le Parisien, 21 janvier 2014), agresser un chauffeur de bus et un passant (Le Phare dunkerquois, 28 décembre 2012), attaquer une famille et menacer de mort des policiers sous l’emprise d’alcool et de cannabis, en état de récidive (Ouest-France, 14 février 2013), tirer des coups de feu sur quelqu’un (L’Observateur du Douaisis, le 29 octobre 2011), être président local de SOS-Racisme, militant anti-violence, et défigurer sa compagne à coups de pied au visage, “avec acharnement”, jusqu’à lui déchausser quatre dents, lui fracturer le nez, la couvrir de sang des pieds à la tête (La Voix du Nord, le 9 août 2012), se livrer à une séance de torture raciste sur un étudiant blanc — agression, séquestration, vol — (Metro, 20 juin 2013). » On ne saurait mieux dire…

 

LE PÈRE FOUETTARD SUR LA SELLETTE

 

Tous les enfants connaissent le Père Fouettard qui accompagne saint Nicolas, charge à lui de terroriser les enfants qui n’ont pas été sages. Il est particulièrement populaire dans les pays germaniques. On l’appelle Schwarze Peter en Allemagne et Zwarte Piet aux Pays-Bas, ce surnom signifiant Pierre le Noir. Il est souvent représenté avec la peau noire, les cheveux crépus, de grosses lèvres rouges et des anneaux à l’oreille. Cela a fini par créer l’émoi chez certains fous furieux, aux Pays-Bas, qui considèrent que son image rappellerait trop le temps de l’esclavage. Saisi quant à cet important sujet, le tribunal d’Amsterdam vient de trancher : le Père Fouettard offense, car il constitue un stéréotype négatif des personnes à la peau noire. Mais pas d’affolement. Des propositions ont été faites pour modifier son apparence, par exemple en le maquillant en vert et non plus en noir. Mais ces crétins ont-ils déjà envisagé que les Martiens pourraient en prendre ombrage ?

 

UNE EX-FEMEN MYTHOMANE EN GARDE À VUE

 

L’ancienne Femen tunisienne, Amina Sboui, a été placée en garde à vue. Elle avait porté plainte lundi 7 juillet, accusant des islamistes de l’avoir agressée, et de lui avoir rasé les sourcils et les cheveux. Elle aurait été tondue par cinq salafistes, place de Clichy, à la sortie du métro, à 5h. Problème : il n’y a pas de métro à 5h. Bon, elle a modifié l’heure : ça se serait passé à 6h30. Elle avait posté une photo montrant ses cheveux soi-disant “rasés”. Zut, une photo prise la veille montre qu’elle avait la même coupe. Et les nombreuses caméras sises place de Clichy, que disent-elles ? Elles n’ont rigoureusement rien vu. Du coup, cette mythomane a été entendue sous le régime de la garde à vue par des policiers qui ne s’en sont évidemment pas laisser conter par cette mythomane hystérique…

 

“HOLLANDE N’EST VISCÉRALEMENT PAS LOYAL”

 

Il paraît, selon le magazine VSD, que Julie Gayet serait impatiente de pouvoir officialiser sa relation avec François Hollande… Elle souffrirait aussi des rumeurs qui prêtent au pingouin de multiples liaisons avec des pingouines. Elle serait lassée des « bruits qui courent dans tout Paris et lui reviennent aux oreilles » et en aurait assez d’être « la copine de l’ombre ». On prête au chef de l’Etat une liaison avec Axelle Lemaire. A 39 ans, la nouvelle secrétaire d’Etat en charge du Numérique serait devenue la nouvelle chérie du président… Le magazine raconte : « Axelle a connu François Hollande alors qu’elle était responsable de la section PS de Londres et lui candidat à la primaire socialiste. Lors d’une visite, elle lui a donné deux, trois leçons d’anglais… (on sait que les leçons d’anglais mènent à toutes les turpitudes) Depuis, ils entretiennent d’excellentes relations », raconte une ex-ministre à VSD. Il paraît que le premier magistrat en pince aussi pour Nathalie Iannetta, journaliste sportive de Canal + nommée nouvelle conseillère aux Sports à l’Elysée. Et puis, depuis quelques semaines, il reluquerait d’importance sa toute nouvelle conseillère à la Culture et à la Communication, Audrey Azoulay. Hollande envisage-t-il de mettre fin aux rumeurs qui courent sur sa vie privée ? Que nenni. Une de ses amies raconte : « Il ne le fait pas, c’est plus fort que lui, il ne peut pas se résoudre à s’enfermer, à s’engager. Il ne l’a jamais fait ». Et elle ajoute : « Hollande n’est viscéralement pas loyal ». Ça, on l’avait deviné…

 

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UNE TECHNIQUE BELGE POUR VIRER LES RROMS

 

Gino Debroux est le maire de Landen (Belgique). Il est membre du parti socialiste belge. Une trentaine de caravanes de Rroms avaient établi leur campement sans autorisation sur un terrain industriel de la ville flamande située à une soixantaine de kilomètres de Bruxelles. Ce qui a légèrement énervé les habitants et monsieur le Maire. Ce dernier eut une idée de génie. Il a fait installer des baffles super puissants, d’une capacité de 14 400 watts, et a arrosé le camp, à plein volume, de musique techno ! Du coup, les Rroms ont fui… Ses amis socialistes ont évidemment fait part de leur indignation, face à tant de violence. Mais ce sournois de Debroux, se la joue, mine de rien, Gandhi, déclarant, la bouche en cul de poule : « C’était une façon non violente de parvenir à une solution et cela a fonctionné. »

 

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23/07/2014

Chronique de la France asservie et… résistante

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Robert SPIELER

 

RIVAROL N° 3150 du 17 juillet 2014

 

ELIZABETH Badinter est l’épouse de Robert Badinter. Née Bleustein-Blanchet (son père, Marcel, est le fondateur du groupe de publicité Publicis), elle est une femme de lettres, philosophe, féministe et se retrouve à la tête d’une confortable fortune. D’origine juive, défenseur de la laïcité, elle a osé commettre ces propos, il y a quelques jours sur Europe 1 : « Je ne comprends pas que l’on tolère les kippas dans les écoles publiques ».

 

PAS DE KIPPAS DANS LES ÉCOLES PUBLIQUES !

 

Et, histoire d’aggraver son cas : « Je ne comprends pas que la mairie de Paris ait subventionné et continue de subventionner les écoles Loubavitch ». Courageuse, inconsciente ou tout simplement suffisamment riche pour n’avoir peur de rien ?

 

ALERTE ! ET VOICI QUE LE FILS DE TRIERWEILER SE MET LUI AUSSI À TWEETER !

 

On sait que Louis Sarkozy, le fils de son père, avait dénoncé dans un tweet « l’acharnement » dont l’ex-chef de l’État ferait l’objet de la part de la Justice française. L’adolescent courait au secours de son père, ce qu’on ne peut pas lui reprocher. Et voici que Léonard Trierweiler, le fils de la harpie, s’y met aussi. Dans un tweet adressé à Louis Sarkozy, Léonard Trierweiler a fait savoir à l’autre adolescent : « l’appartenance syndicale n’empêche pas un juge d’être impartial ». Si c’est lui qui le dit… Mais ce n’est pas fini. Alors que le Brésil était humilié par l’Allemagne pour la première demi-finale de la Coupe du monde le 8 juillet, Louis Sarkozy a twitté sur ce désastre à la mi-temps de la rencontre. « Le génocide brésilien ». Léonard Trierweiler a rapidement réagi à ce tweet : « Franchement Sarko-Junior, lâche Twitter et retourne pêcher le mérou ». Pourquoi le mérou ? Louis Sarkozy a récemment publié une photo de lui avec un masque et un harpon prêt pour partir pêcher. Voilà à quoi s’amusent les fils Sarkozy et Trierweiler…

 

ALERTE ! ET VOICI QUE LE FILS DE FABIUS RÉCIDIVE !

 

C’est Le Point qui raconte cette histoire. Le fils du ministre des Affaires étrangères fait une nouvelle fois parler de lui à cause de ses démêlés avec les autorités. Mis en cause en 2013 dans une affaire de faux, blanchiment et escroquerie, et mêlé à une affaire de disparition de dette au casino, Thomas Fabius a récemment été interpellé par la police. Selon les informations du Point, l’homme de 32 ans a été arrêté après avoir « forcé un barrage de police et grillé un feu au volant de son Audi cabriolet ». Pris en chasse par la police, il a été interpellé quelques rues plus loin, avant d’être “escorté” au commissariat de l’arrondissement et d’être relâché quelques heures plus tard, sans être placé en garde à vue. Il n’avait évidemment pas manqué de signaler aux policiers qu’il était le fils de son père… Condamné pour abus de confiance en 2011, Thomas Fabius, 32 ans a déjà eu quelques petits problèmes avec la justice. Connu pour être un flambeur, il a été reconnu coupable d’abus de confiance et condamné à payer 15 000 euros d’amende en 2011. L’année dernière, il a également été visé par une information judiciaire portant sur un appartement parisien de plus de 7 millions d’euros qu’il aurait acheté alors qu’il se déclare non-imposable.

 

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BERNARD CAZENEUVE : “UNE FRANCE PEU À PEU NAUSÉEUSE

 

Personne évidemment ne connaît Bernard Cazeneuve qui, paraît-il, est ministre de l’Intérieur. Mais il mérite d’être connu. Bernard Cazeneuve hait la France chrétienne. Petit rappel des propos qu’il a livrés, il y a quelques mois, à Famille chrétienne. Pour lui, évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est « faire une relecture historique frelatée » qui a « rendu la France peu à peu nauséeuse ». Ce ne serait pas lui qui serait “nauséeux” ?

 

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UN “NÉO-NAZI” AU PARLEMENT EUROPÉEN !

 

Horresco referens : un “néonazi” siégera au sein de la commission des libertés civiles du Parlement européen. Martin Schulz, le Président du Parlement européen, et des organisations juives s’en étranglent d’indignation. Le supposé “néonazi” n’est autre qu’Udo Voigt, ancien Président du Parti national-démocrate d’Allemagne (NPD), élu député européen. Ça couine évidemment sec dans le Landerneau. La Jewish Telegraphic Agency, relayée par le site de la Licra, n’en peut plus. Voigt aurait tenu des propos élogieux à l’égard d’Adolf Hitler et serait révisionniste. Les phrases définitives n’ont pas tardé à éclore. Moshe Kantor, président du Congrès juif européen a déclaré : « C’est l’ultime insulte aux juifs européens et à l’Union européenne elle-même », intimant l’ordre à l’Europe de « refuser à cet homme de participer aux travaux du comité ».Quant à Stephan Kramer, directeur du American Jewish Committee’s European Office on Anti-Semitism, il déclare : « L’idée qu’un néo-nazi soit un défenseur des droits de l’homme en Europe est écœurante ». Toujours les grands mots…

 

UNE HISTOIRE DE FOOT

 

Les Rivaroliens passionnés de football apprécieront cette histoire. Il y a dix jours, John Bieniewicz, 44 ans, qui a une épouse et deux fils, arbitrait un match de football disputé dans la banlieue de Détroit (Michigan). Cet inconscient, tendance suicidaire, adressa un carton rouge (expulsion du jeu) à un des joueurs .Ce dernier, fou de rage, lui asséna un violent coup de poing à la tête. Il en mourut. Baseel Abdul-Amir Saad s’était ensuite enfui en faisant un doigt d’honneur aux spectateurs…

 

UNE GIGANTESQUE MOSQUÉE À BARCELONE ?

 

L’information semble confirmée. Une gigantesque mosquée prendrait la place des arènes de Barcelone. Sous réserve de l’approbation de la municipalité et de l’octroi du permis de construire. Le Qatar serait prêt à payer 2,2 milliards d’euros pour le rachat du monument et l’aménagement des 10 000 m2 disponibles. La mosquée pourrait contenir 40 000 places avec un minaret de 300 mètres de haut, une école coranique de 300 étudiants, une salle de conférence, un musée d’art et d’histoire islamique, un centre d’investigation sur l’histoire d’Al-Andalus, une bibliothèque, une salle de célébration des mariages, un restaurant et des locaux commerciaux. Bien implanté en Catalogne via sa fondation Qatar-Catalogne, l’émirat est aussi le sponsor principal de l’équipe de football de Barcelone.

 

LE ROI, VITE !

 

C’est Robin de la Roche qui a fait paraître sur le site boulevard Voltaire un article donnant des arguments des plus pertinents en faveur de la monarchie. Il pose la question : Qui sert son pays plus honorablement ? La Reine d’Angleterre qui a donné sa vie entière à son royaume, ou Hollande qui enfonce le pays, le ridiculise à l’international, Sarkozy mis en examen, etc. etc. ? Il estime que la solution pour s’assurer qu’un chef d’Etat ne soit soumis à aucune tentation est qu’il conserve sa position de Chef d’Etat jusqu’à la fin de ses jours. Quant à l’aspect financier, il calcule que la république coûte bien plus cher que la monarchie. Ses arguments sont assez pertinents. Il rappelle que selon un document de l’Assemblée nationale, l’Elysée dispose en 2014 d’un budget de 101,7 millions d’euros. Selon le Conseil Constitutionnel, l’élection présidentielle, à elle seule, coûte plus de 200 millions d’euros au contribuable. Sur 10 ans, la République et son président coûtent donc 1,4 milliard d’euros. Comparons ces chiffres à ceux du Royaume-Uni. Chaque année la reine et son mari se voient allouer un budget de fonctionnement de 30 millions d’euros. La famille royale reverse au Trésor Public environ 200 millions de livres provenant des bénéfices des domaines royaux (des milliers d’hectares), y compris des subventions de Bruxelles au titre de la politique agricole commune ! Coût brut de la couronne britannique sur 10 ans : 390 millions d’euros, c’est à dire moins d’un tiers du coût du Président en France…

 

BRAVO, ROBERT MÉNARD !

 

Samedi 5 juillet 2014 : le jour anniversaire des massacres d’Oran de 1961. Robert Ménard, maire de Béziers, s’incline et prononce des paroles émues au pied de la stèle située dans le cimetière de la ville. Une stèle qui fait couiner certains. Elle rend hommage à des héros de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) qui furent fusillés pour avoir défendu leur idéal. Quatre hommes que les partisans de l’Algérie française n’oublieront jamais : Albert Dovecar, Claude Piegts, Jean-Marie Bastien-Thiry, organisateur de l’attentat manqué contre De Gaulle au Petit-Clamart, et Roger Degueldre, le fondateur des commandos Delta. Il rappelle : « Je suis né à Oran, mon père a failli être tué ce jour-là. Il y a un déni de réalité sur ce qui s’est passé… Les critiques ? Je m’en contrefiche ». Ce Ménard venu pourtant de la gauche ne manque décidément pas d’un certain courage !

 

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16/07/2014

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

 

RIVAROL N° 3149 du 10 juillet 2014

 

PAUL-MARIE Coûteaux, ancien député européen villiériste, qui rejoignit le Rassemblement Bleu Marine, avant d’en être écarté pour avoir excédé Marine Le Pen à force de lui donner des conseils, analyse. Il constate : « Ça va mal avec Robert Ménard, ça va mal avec Gilbert Collard. Son illusion de rassemblement tombe ; tout comme son illusion d’avoir un groupe en Europe. Et pour les mêmes raisons : son obsession selon laquelle la terre entière est peuplée d’ennemis. Nous avions pourtant fait le pari qu’il était possible de réintégrer, sinon le FN, du moins l’électorat du FN, dans le jeu politique. Je crois malsain d’en écarter 4 ou 5 millions de Français. C’est le pari que j’ai fait, il est raté. Et il est raté à cause d’elle. »

 

PAUL-MARIE COÛTEAUX ÉVOQUE LES ERREMENTS DE MARINE LE PEN

 

Mais où est le problème selon Coûteaux ? Réponse : « Marine Le Pen est tout sauf diplomate. Elle ne sait pas avoir des partenaires. Le problème a ressurgi ces derniers temps avec son incapacité à trouver des alliés en Europe. J’avais participé à l’organisation d’un déjeuner avec Nigel Farage, le leader des eurosceptiques britanniques de l’UKIP, l’année dernière. Ça ne s’était pas si mal passé, mais elle a eu la bêtise d’en parler et même de présenter un jour Nigel Farage comme son partenaire pour un futur groupe. Ça l’a braqué et il m’a téléphoné furieux. J’ai fait savoir à Marine que ça n’était pas des procédés. » Et il poursuit : « Elle croit que le monde entier est constitué d’adversaires. Du coup, elle a tendance à penser que le monde extérieur étant constitué d’ennemis, tous ceux qui ne sont pas strictement alignés derrière elle sont potentiellement des adversaires. Elle est prise d’une vieille fièvre obsidionale, l’idée d’être assiégée ». Curieux, on ne s’en était pas rendu compte…

 

LE HIBOU HALLUCINÉ EST-IL FOU OU COMPLÈTEMENT FOU ?

 

Voici les puissants propos de Manuel Valls, en visite récemment à l’Institut du monde arabe : « Au-delà des musulmans de France, c’est toute une nation qui reconnaît, ici, la grandeur, la finesse et la diversité de l’islam. C’est toute une nation qui dit aussi que l’islam a toute sa place en France, parce que l’islam est une religion de tolérance, de respect, une religion de lumière et d’avenir, à mille lieues de ceux qui en détournent et en salissent le message. »

 

HOMOSEXUALITÉ : UN GUIDE POLITIQUEMENT CORRECT À L’USAGE DES JOURNALISTES

 

Comment « informer sans discriminer », et « comment traiter les thématiques LGBT avec justesse et dans le respect des personnes ». C’est la grave question que pose l’association des journalistes LGBT qui a publié son guide à l’usage des journalistes afin de leur expliquer la vie et accessoirement le politiquement correct. Hervé Roubaix nous le révèle sur Dreuz.info. Voici un extrait des consignes à suivre sous peine d’être soupçonné d’homophobie : On ne dit pas « Mariage gay », mais tout simplement “mariage”. On n’“avoue” pas son homosexualité, ce qui laisserait entendre une culpabilité. On la “révèle”. Les « familles normales » n’existent plus. Il convient de parler de « familles hétéroparentales ». Il est évidemment interdit de passer sous silence que la Russie a voté une « loi ouvertement homophobe ». Mais il est autorisé de ne pas mentionner qu’au Maroc et en Algérie, l’homosexualité est punie de la prison. Ne pas évoquer les « groupes à risque », svp. On parle de « population exposée ». Quant à “sidéen” ou “sidaïque”, quelle horreur. C’est du Le Pen ! Ce sont des « personnes vivant avec le VIH. » Etc. C’est beau la liberté d’expression !

 

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81 % DES FRANÇAIS FAVORABLES À LA FIN DE LA DOUBLE NATIONALITÉ !

 

81 % des Français fascistes, nazis, racistes, voilà ce qu’a révélé un sondage en ligne du Point. Le sondage sur la double nationalité a été réalisé en écho à une proposition de Marine Le Pen. Interrogée dimanche lors du « Grand Rendez-vous » (Europe 1, i-Télé, Le Monde) sur les incidents suivant la qualification de l’équipe d’Algérie, la présidente du Front national avait en effet demandé que la France « mette fin à la double nationalité » et « arrête l’immigration ». Et que se passa-t-il ? Le sondage dont les résultats étaient très politiquement incorrects fut derechef retiré du site de l’hebdomadaire. Le directeur du Point, Etienne Gernelle, a répondu lundi 30 juin, en admettant que ce “sondage” était « lamentable et consternant » et qu’il avait « donc évidemment été retiré ».

 

JULIEN DRAY : “LA 5e COLONNE PORTE UN NOM : LE PEN

 

Julien Dray, l’ami de DSK, grand collectionneur de montres des plus dispendieuses, vice-président (PS) de la région Ile-de-France, a dénoncé aujourd’hui la « cinquième colonne » qui « porte un nom : Le Pen », après les déclarations de la présidente du FN au sujet des débordements autour des matches de l’Algérie. Ses propos : « Ce qui est insupportable, c’est que quand effectivement la France va de l’avant, quand il se passe des choses, y compris dans notre relation avec l’Algérie, il y a toujours la cinquième colonne qui sort à ce moment pour, toujours, gâcher la fête. Elle porte un nom : elle s’appelle Le Pen. Et son histoire n’est pas brillante avec l’Algérie ». Dray, né en Algérie, s’est dit « très triste » après l’élimination de l’Algérie par l’Allemagne, rappelant que « son histoire actuelle est mélangée à l’Algérie ». Ça, on l’avait compris. Au fait, connaissez-vous l’origine de l’expression « cinquième colonne » ? J’en avais déjà parlé dans ces colonnes. Petit rappel : lors de la guerre civile espagnole, le général nationaliste Mola converge avec ses troupes sur Madrid avec quatre colonnes de combattants. Il déclara : « Une cinquième colonne est d’ores et déjà sur place », ce qui était évidemment du bluff destiné à déstabiliser l’ennemi républicain…

 

QUAND LOUIS SARKOZY DÉFEND SON PÈRE…

 

Le fils de Nicolas Sarkozy, Louis Sarkozy, est parti en guerre sur Twitter contre les internautes qui critiquent son père. Ce qui est au demeurant tout à fait à son honneur. Le jeune homme, âgé de 17 ans, qui se surnomme « Sarko Junior » envoie des tweets tous azimuts pour défendre l’honneur de son géniteur. Oui mais, problème : ses messages sont truffés de fautes d’orthographe. Exemple : Il répond notamment à un certain @Sirinuxx : « Donc il a pris de l’argent de Khadafi, Abus de faiblaisse de Bettencourt, et a fais un traffic d’influence ? Et on l’accuse quand de meurtre? Faut arreter d’etre naive, 6 dossier judiciaire ouver rn moin de deux ans c’est plus qun coup politique ! ». Dur, dur pour un fils d’ex-président de la République d’écrire correctement le français !

 

L’HUMOUR DE SARKO

 

On sait que Borloo se remet peu à peu d’une gravissime pneumonie qui aurait pu lui être fatale. Sarkozy, qui a parfois de l’humour, a tenté de lui redresser le moral en lui disant : « Tu te rends compte ? T’as passé cinq ans avec Chirac, t’as pas eu un rhume. Cinq ans avec moi, pas une grippe. Tu passes un an avec Bayrou, on a failli t’arracher un poumon ! »

 

A PROPOS DES FOUS FURIEUX ISLAMISTES DU SOUDAN

 

Actuellement réfugiée à l’ambassade américaine de Khartoum, la jeune Soudanaise chrétienne, emprisonnée pour apostasie, a raconté son accouchement en prison à des media britanniques : « J’ai accouché enchaînée. Ce n’étaient pas mes poignets qui portaient des chaînes, mais mes jambes. Je ne pouvais pas écarter les jambes, les femmes ont donc dû m’enlever de la table. Je n’étais pas allongée sur la table. […] Il est arrivé quelque chose au bébé. J’ignore si ma fille pourra marcher ou non à l’avenir. » Sous la pression internationale, sa condamnation à mort avait été annulée le 23 juin. Mais dès le lendemain de sa libération, Meriam avait été arrêtée à l’aéroport, alors qu’elle s’apprêtait à quitter le pays, les autorités soudanaises l’accusant d’avoir présenté un passeport étranger pour quitter le territoire.

 

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09/07/2014

Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3148 du 3 juillet 2014

 

INVITÉ par Patrick Cohen à participer à l’émission, C à vous, Florian Philippot, vice-président du Front National a attaqué sévèrement Jean-Marie Le Pen. Le président d’honneur du Front National appréciera. La discussion a évidemment rapidement dévié sur l’échec du Front National à constituer un groupe au Parlement Européen et sur les mauvaises relations entre Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen. Lequel avait pourtant assuré que tout était rentré dans l’ordre. Il a revu sa fille à Bruxelles et « ça s’est très bien passé. On s’est vus et on s’est fait la bise. On est des professionnels. On ne parle pas du passé. La page est tournée ».

 

“C’EST EN FAISANT N’IMPORTE QUOI QU’ON DEVIENT N’IMPORTE QUI”

 

Sauf que Florian Philippot ne l’entend pas ainsi, jetant, peut-être pour complaire à Cohen, de l’huile sur le feu en déclarant : « Il n’est pas président, la présidente c’est Marine Le Pen ». Et d’avoir cette phrase cinglante : « c’est quand on fait n’importe quoi, qu’on devient n’importe qui ». Jean-Marie Le Pen a répondu dans nos colonnes (voir page 3) à cette insulte de l’ex-chevènementiste Philippot.

 

ACCÈS DE LUCIDITÉ DU DALAÏ-LAMA

 

Qui a dit : « Quand les immigrés sont trop nombreux, il faut aussi avoir le courage de dire que ça suffit. » ? Sont-ce Jean Marie Le Pen, sa fille Marine, Geert Wilders qui se sont autorisés à commettre cette phrase qui fleure bon le racisme, le rejet de l’autre et qui témoigne d’un manque total d’humanisme ? Pas du tout. Il s’agit du dalaï-lama. La plus haute autorité spirituelle du Tibet était cette semaine en visite en Italie dans la province de Pise. Répondant à la question d’un journaliste sur la situation à Lampedusa, le grand défenseur de la liberté et de l’identité tibétaines a précisé : « Nous savons bien que les immigrés fuient des situations difficiles, mais le bon cœur ne peut pas suffire à les accueillir tous et nous devons avoir le courage de dire quand ils sont trop nombreux […]. Une simple politique d’accueil ne pourra jamais suffire pour résoudre ce problème ». Il est vrai que les Italiens du Sud n’en peuvent plus. Ils sont envahis par des milliers de clandestins africains, recueillis par la marine, dérivant en mer et débarqués dans les villes côtières. Récemment, ces hordes de “touristes” extra-européens ont agressé des Italiens de souche à coups de pierre dans la ville de Portopalo située sur la côte est de la Sicile. Si bien que l’île vient de décréter l’état d’urgence dans nombre de villes siciliennes. Mais pourquoi le dalaï-lama, dont on connaît l’humanisme souvent sirupeux, a-t-il conscience de ces problèmes d’immigration ? Réponse : il a vu son pays envahi par la Chine et sait ce que signifie la colonisation de ses terres et l’éradication de sa culture et de sa religion. En attendant, le Vatican n’a pas encore été envahi. Mais ça viendra, ça viendra… L’inénarrable Bertrand Delanoë, grand humaniste devant l’Eternel, doit regretter d’avoir décerné au dalaï-lama, en juin 2009, le diplôme de « citoyen d’honneur » de la ville de Paris.

 

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VICTOIRE DE L’ALGÉRIE : 1 MORT, 5 POLICIERS BLESSÉS, DES VOITURES BRÛLÉES, ETC.

 

La victoire en Coupe du monde (4-2) de l’Algérie face à la Corée du Sud a évidemment été largement fêtée par les supporters algériens installés en France. Bilan : un adolescent de seize ans qui avait le corps qui dépassait d’une puissante voiture par le toit ouvrant est mort à Mulhouse (Alsace), la voiture s’étant retournée après avoir emprunté un rond-point à vive allure. Des débordements un peu partout dans l’hexagone : 28 personnes ont été placées en garde à vue. Plusieurs policiers ont été blessés, un policier marseillais ayant eu une côte fracturée après avoir été visé par un tir de fusée. Des drapeaux français ont été décrochés au profit de drapeaux algériens à Provins (Seine-et-Marne) ; le périphérique parisien a été quant à lui sérieusement perturbé, les Champs-Elysées envahis et les rodéos se sont multipliés. Des équipes de pompiers ont évidemment été prises à partie lors d’interventions visant à éteindre des feux de véhicules, etc. On n’ose imaginer ce qui se passerait si demain, l’équipe de France devait affronter l’équipe d’Algérie… Au fait, entre-temps l’Algérie, qui a fait match nul avec la Russie est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde (avant d’être battue le 30 juin au soir par l’Allemagne). Bilan : 74 interpellations. A Lyon, 450 policiers et gendarmes ont été mobilisés. Les forces de l’ordre ont usé de gaz lacrymogène et d’une lance à eau pour contenir la foule dans un certain périmètre et lui interdire l’accès aux artères commerçantes. Par ailleurs, un hélicoptère a survolé la presqu’île. Finalement, peu de débordements puisque seuls quelques dizaines de véhicules et de poubelles ont été incendiés. Idem à Marseille où 3 000 à 5 000 supporters ont envahi le Vieux-Port. Il n’y a eu en définitive, grâce sans doute à la présence de 300 policiers, que deux motards de la police qui ont été pris à partie et caillassés. Les esprits chafouins relèveront évidemment que dans le département du Nord, au moins 16 véhicules brûlés ont été recensés, dont sept à Roubaix, tandis que, selon La Voix du Nord, « les rodéos urbains se multipliaient dans les rues ». Bref, que du bonheur…

 

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BERLIN : UN LIEU DE CULTE COMMUN AUX CHRÉTIENS, JUIFS ET MUSULMANS

 

Un rabbin, un imam et un pasteur de la ville veulent créer une “maison” dédiée à la prière, à la contemplation et ouvert à tous, croyants comme athées, explique France 24. Le pasteur Gregor Hohberg, le rabbin Tovia Ben-Chorin et l’imam Kader Sanci posent la première prière de leur projet de lieu de culte commun, à Berlin (Allemagne), le 3 juin 2014. Le lieu a été baptisé la « Maison de l’Un ». Il doit être dédié à la prière, à la contemplation et ouvert à tous, croyants comme athées. Surtout, une grande salle commune doit desservir la mosquée, l’église et la synagogue. Chaque religion bénéficierait ensuite d’un espace de taille égale. « Berlin est la ville des merveilles et des miracles », déclare le rabbin Tovia Ben-Chorin, l’un des trois hommes à l’origine du projet. « C’est là que l’extermination des juifs a été programmée. Maintenant, la première maison pour les trois religions dans le monde va être construite ici. » L’imam Kadir Sanci y voit le moyen de montrer que « la grande majorité des musulmans sont pacifiques et non violents ». Oui mais, attention, le projet ne verra le jour dans le centre de Berlin que s’ils parviennent à réunir les 43,5 millions d’euros nécessaires. Seuls des dons doivent financer la « Maison de l’Un ». Une collecte de fonds a été lancée. Les personnes éprises de l’amour de l’“Autre” sont priées d’envoyer un petit chèque qui contribuera à la réalisation de ce grandiose projet…

 

L’ANTISÉMITISME ÉRODE LA FRATERNITÉ FRANÇAISE

 

Samedi 21 juin, les deux plus grands quotidiens américains ont publié de longs articles sur la montée de l’antisémitisme en France. Le Washington Post, le plus agressif, en fait même une “une” spectaculaire avec cet émouvant titre : « L’antisémitisme érode la fraternité française ». Il est vrai que la photo qui illustrait le texte était proprement abominable. On y voit de jeunes manifestants, emmitouflés dans de gros manteaux, faisant une quenelle. Il paraît, selon les statistiques présentées, que 37 % des Français expriment ouvertement des opinions antisémites. Il y aurait 40 % de hausse des actes de violence à caractère antisémite en France au premier trimestre 2014 et, horreur absolue, 64 % d’augmentation des départs de citoyens français qui émigrent en Israël.

 

GRAND MEETING DU PREMIER MINISTRE TURC À… LYON

 

La visite du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan est passée quasi inaperçue, bien qu’il fût reçu vendredi 20 juin à L’Elysée par François Hollande. Il était en réalité en visite électorale en France le week-end dernier, dans le cadre de la campagne présidentielle du Parti de la justice et du développement (AKP), même s’il n’a pas encore déclaré officiellement sa candidature. Un grand meeting eut lieu samedi 21 juin, à Lyon, devant une salle enthousiaste. Erdogan se félicita que 620 000 de ses coreligionnaires avaient choisi de vivre en France, soulignant au passage que la moitié d’entre eux détenaient la double nationalité franco-turque, les qualifiant “d’ambassadeurs” de la Turquie et morigénant ceux qui n’ont pas encore acquis la double nationalité : « Pourquoi le nombre de nos ambassadeurs n’est-il que de 300 000 ? Je veux qu’il augmente à 620 000 », a-t-il déclaré, ajoutant que les Turcs de France devaient s’intégrer mais pas « s’assimiler » : « N’oubliez pas votre culture, vos traditions et vos croyances […] Ne laissez pas vos enfants s’assimiler » ! Voilà qui a le mérite d’être clair. Le mois dernier à Cologne, Erdoğan avait tenu les mêmes propos provocateurs, reprochant in fine au gouvernement de Mme Merkel d’en faire trop pour l’intégration de la communauté turque dans la société allemande. De nombreuses voix s’étaient alors élevées à droite, à la CSU-CDU, pour dénoncer cette « ingérence inadmissible », en soulignant que l’Allemagne n’acceptera jamais « une société turque parallèle » ni le communautarisme sectaire préconisé par M. Erdoğan. En France, l’UMP et le PS sont restés silencieux. Il n’y a guère que Mélenchon à dire certaines vérités : « Est-il le candidat soutenu par F. Hollande ? La France apporte-t-elle son appui à cet autocrate honni par tous les démocrates de Turquie ? Cette visite déplacée et cette réception inopportune constituent une provocation indigne. » D’aucuns, qui ne sont pas du bord de Mélenchon, ne peuvent s’empêcher de rappeler l’alliance entre Soliman le Magnifique et François Ier, qui avait signé en 1536 le traité dit « des capitulations » avec le sultan ottoman, suscitant de vives protestations dans le monde chrétien. Cette alliance fut même qualifiée d’« alliance impie », ou d’« union sacrilège de la fleur de lys et du croissant ».

 

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04/07/2014

Sarkozy, les yeux dans les yeux

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Le gamin qui rentre à la maison avec un zéro en maths : « Pas étonnant, le prof peut pas me saquer ! » Et papa et maman de faire chorus avec leur petit trésor, innocente victime d’un sadique. Il arrive bien entendu qu’un professeur prenne un élève en grippe, ne serait-ce que parce que non content d’être nul, il est chahuteur. Mais au fait, ce zéro était-il mérité ? C’est bien la dernière question que se posent des parents aimants, roulés dans la farine par un enfant astucieux.

Nicolas Sarkozy, l’autre soir, a commencé par jurer à Gilles Bouleau, à Jean-Pierre Ekabbach et à travers eux à nous tous, que même en cherchant bien, il n’avait rien à se reprocher. Les yeux dans les yeux. D’autres avant lui nous ont fait le coup, en politiciens chevronnés et, pour nous limiter à un exemple récent, l’un des derniers en date avait nom Jérôme Cahuzac.

Estimant qu’il avait réglé la question, M. Sarkozy a consacré l’essentiel de son intervention à vitupérer les deux juges d’instruction qui avaient osé le mettre en examen, et à traiter la forme plus volontiers que le fond. Dans ce registre, il a d’ailleurs été excellent, et d’autant plus qu’il était en un sens sincère. La colère de l’ancien président de la République n’était pas jouée, et on lui accordera volontiers que les « deux dames », comme il les appelait, qui se sont fait un malin ( ?) plaisir de l’humilier, ont fait preuve d’une rare et inutile inélégance. En traitant celui qui fut le chef de l’Etat comme un vulgaire voyou, elles ont abusé de leur puissance du moment et ne se sont pas grandies en croyant l’abaisser.

Cela dit, et redit par l’intéressé, le fait qu’un magistrat soit prévenu contre celui qui comparaît devant lui ne signifie pas automatiquement que le prévenu lui-même est innocent.

Le fait qu’un juge soit adhérent du Syndicat de la magistrature n’empêche pas que nombre d’agissements de M. Sarkozy justifient la curiosité de la justice et qu’en particulier les comptes fantastiques de sa campagne posent un problème qu’on ne saurait évacuer d’un haussement d’épaules.

Le fait, enfin, que son avocat, lui-même et un haut magistrat leur ami aient été abusivement mis sur écoutes entraînera peut-être la nullité de la procédure mais ces écoutes semblent bien avoir assuré la base de la sensationnelle mise en examen de MM. Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert pour trafic d’influence et corruption, active et passive.

C’est maintenant aux tribunaux d’en décider, et l’on ne doute pas que M. Sarkozy saura présenter et assurer sa défense.

Reste que des circonstances imprévues ont contraint Nicola Sarkozy à quitter les hauteurs d’où il prétendait dominer le paysage politique et à descendre dans l’arène à une date qu’il n’avait pas choisie et sur des sujets qu’il ne souhaitait pas traiter. On a pu constater que l’ancien président et futur candidat à de nouvelles fonctions n’avait rien perdu de sa combativité et que, comme l’avait notamment prévu François Fillon qui le connaît de près et pour cause, les défis qui lui sont lancés l’excitent plutôt qu’ils ne l’abattent.

Cerné par les affaires et trahi par une partie des siens, Nicolas Sarkozy sait que dans la course de haies qui s’annonce, il rencontrera autant d’obstacles politiques que d’obstacles judiciaires, et que les petits pois qu’il a imprudemment raillés ne lui poseront pas moins de problèmes que les poids lourds de l’UMP.

En même temps qu’il affrontera les uns, il devra écarter, dominer, décourager, convaincre ou vaincre les grands barons qui, pendant qu’il faisait retraite, se sont émancipés et ont affiché leurs ambitions.

Il lui faudra ensuite séduire, et ce ne sera pas le plus facile, une partie des 65% de Français qui, selon un sondage publié hier, ne souhaitent pas le voir revenir aux affaires.

La route est donc encore longue devant lui, et la pente raide, mais sa décision et son objectif final ne font guère de doute. Le Sarkozy 2007 y pensait tous les matins en se rasant. Le Sarkozy 2014 se rase de nouveau. C’est bien la preuve qu’il y pense.

Dominique Jamet

 

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03/07/2014

Sortie très prochaine du N°2 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré à François Duprat et au nationalisme révolutionnaire...

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Sortie la semaine prochaine du n°2 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré à François Duprat et à ses écrits nationalistes révolutionnaires.

Après l'énorme succès du premier numéro consacré à Léon Degrelle (plus de 1 000 exemplaires vendus à ce jour) cliquez ici, le numéro 2 sera livré la semaine prochaine.

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Pour mieux revenir, Nicolas Sarkozy se victimise

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Ceux qui en doutaient encore n'ont plus à se poser la question : Nicolas Sarkozy est bien décidé à revenir au pouvoir en 2017. C'était le principal message qu'il entendait adresser aux Français, ce mercredi 2 juillet, sur TF1 et Europe 1

Ceux qui en doutaient encore n'ont plus à se poser la question : Nicolas Sarkozy est bien décidé à revenir au pouvoir en 2017. C'était le principal message qu'il entendait adresser aux Français, ce mercredi 2 juillet, sur TF1 et Europe 1.


Bien sûr, il est encore trop tôt pour le dire aussi clairement. Mais certaines phrases ne trompent pas. Quand il assure que « la question de savoir si on renonce ne se pose pas pour [lui] », quand il jure qu'il « regarde avec consternation l'état du pays », quand il martèle qu'il n'est pas « un homme qui se décourage devant les vilenies et les manipulations politiques », l'ancien président ne dit au fond qu'une seule chose : « Rien ne m'arrêtera dans mon désir de revanche. »

« Si je perds, j'arrête la politique, confiait Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012. Vous n'entendrez plus parler de moi si je suis battu. » Ce temps-là est révolu. Deux ans plus tard, il n'a qu'une obsession : redevenir chef de l'Etat.

L'ATTAQUE POUR MEILLEURE DÉFENSE

Revenir, donc. Mais comment ? Mercredi, Nicolas Sarkozy ne s'est pas contenté d'afficher une ambition. Il a aussi exposé une stratégie. Celle à laquelle il compte recourir pour parvenir à ses fins. Elle se résume d'un mot : victimisation.

Faisant sien le célèbre proverbe selon lequel « Il n'est de meilleure défense que l'attaque », l'ancien président a compris tout l'intérêt qu'il avait à se draper dans l'habit de la victime. Victime des juges. Victime du pouvoir politique. Victime, dit-il, d'une « instrumentalisation politique d'une partie de la justice ».

En maître de la communication politique, il savait qu'il y avait urgence à réagir. Pour ne pas laisser s'installer l'image du « mis en examen », il devait prendre la parole pour la remplacer par celle du « justicier ».

La rhétorique n'est pas nouvelle. Depuis des mois, à chaque nouvelle affaire qui le vise, sa garde rapprochée use du même argumentaire.

Lui-même, dans une longue tribune publiée dans Le Figaro le 21 mars, après les révélations concernant son placement sur écoute, avait développé la même idée :

« Des principes sacrés de notre République sont foulés au pied avec une violence inédite, écrivait-il. Je veux affirmer que je n'ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais que je ne peux accepter d'être en dessous de celles-ci. »

UNE PLAIDOIRIE TOUTE PRÊTE

Mercredi, il a dit exactement la même chose, parfois avec les mêmes mots. Devant leur télévision, ceux qui avaient en tête ce texte du Figaro avaient d'ailleurs un sentiment de déjà-vu. Preuve qu'il s'agit là d'une argumentation structurée que l'ancien président de la République a l'intention de servir chaque fois que sa probité sera attaquée.

Une plaidoirie toute prête, dont il sait pouvoir disposer à tout moment quand son honnêteté est mise en doute.

En la matière, Nicolas Sarkozy n'invente rien. Il fait furieusement penser à Silvio Berlusconi qui, pendant des années, s'est posé en victime de l'acharnement du système judiciaire pour assurer sa survie politique.

Comme le « Cavaliere », hier, l'ancien chef de l'Etat veut croire aujourd'hui que son combat contre une justice supposément « politique » soudera la droite et, au-delà, les Français autour de lui. C'est un pari risqué. Mais aujourd'hui, c'est sans doute le seul qu'il puisse faire.

Thomas Wieder

 

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02/07/2014

Expulsées de leur local, les Femen menacent d’occuper une église à Paris…

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En novembre 2013, les FEMEN (groupe activistes féministes) ont trouvé illégalement refuge à Clichy-la-Garenne au sein d’un local regroupant des bureaux d’une usine de traitement des eaux. Lundi 30 juin 2014, le tribunal d’Asnières-sur-Seine a mis fin à cette situation, le tout assorti d’une amende de 7.398 euros.

Un coup dur pour les féministes, mais pas une fin pour ces militantes, bien au contraire.

Pour preuve, la déclaration d’Inna Shevchenko (leur leader), suite à cette expulsion, qui ne manque pas de culot : « Nous occuperons une église de Paris, ou pourquoi pas l’Hôtel de Ville de Paris. » C’est la même qui, fin 2013, déclarait dans l’émission Tirs Croisés sur I-télé : « J’accepterais des dons du diable pour développer le féminisme. »

Après avoir souillé la Basilique de Montmartre par des tags, être entrées seins nus dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris pour protester contre le pape Benoît XVI, et profané l’église de la Madeleine, elles veulent désormais les occuper, faire à nouveau le buzz. Au final, nos églises ne valent pas mieux qu’un local ordinaire à leurs yeux.

Envisager d’occuper « l’ennemi » est un bon moyen pour elles de se faire un peu plus de publicité, bien qu’ayant déjà l’ensemble des médias bien-pensants à leurs pieds.

Mais c’est prendre les autorités catholiques pour des imbéciles et des faibles. L’occasion est ainsi donnée à l’Eglise catholique de montrer sa force, d’asseoir son autorité, d’afficher tête haute, en dénonçant cette nouvelle provocation des plus vicieuses.

Mais c’est aussi à Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur en charge des relations avec les cultes, de manifester sa désapprobation. Peu de chance qu’il le fasse, car il est de ceux, comme beaucoup de ses collègues socialistes, à vouloir faire table rase de notre passé et de nos racines chrétiennes. Pour lui, les évoquer c’est « faire une relecture historique frelatée » qui a « rendu la France peu à peu nauséeuse ». C’est en tout cas « brader l’héritage laïque de la France ».

L’autre solution pour nos militantes aux seins nues, c’est en effet d’occuper l’hôtel de ville, trouver un toit chez leur copine Hidalgo, nouveau maire de Paris. Cela semble bien plus cohérent. Quoi de plus normal que de squatter chez leur première supportrice ? Lors de la perte de leur premier local, situé dans le quartier de la Goutte d’Or (suite à un incendie), elle leur avait envoyé une lettre de soutien.

Bertrand Delanoë, quant à lui, vient de se voir accorder un bureau par le Conseil de Paris pour une durée de trois ans. Peut-être aura-t-il l’amabilité de leur laisser un bout de son grand bureau. Entre amis on ne peut rien se refuser !

Maximilien Richonet

 

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Sarkozy en garde à vue ? Tant mieux !

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Nicolas Sarkozy a donc été mis en garde à vue pour deux motifs : « trafic d’influence » et « violation du secret de l’instruction ». Et alors ? En quoi est-ce gênant ? En quoi un ancien chef de l’État n’aurait-il pas le droit d’être interrogé pour justifier certains de ses faits et gestes ? Il ne bénéficie plus de son immunité. Il est redevenu un justiciable comme un autre. Comme vous et moi. S’il a pris quelques libertés avec la loi, en quoi ne devrait-il pas répondre de ses actes devant la justice ? Les tricheurs, quand la triche est avérée, ne méritent-ils pas d’être sanctionnés ? Si nous-mêmes commettons une ou des infractions à la législation, nous devenons des gardés à vue en puissance.

Il n’y a rien d’anormal dans tout cela. « Dura lex, sed lex », disaient les Romains qui nous ont légué leur système de justice contradictoire. Chaque année, ce sont près de 800.000 quidams qui sont gardés à vue. 2.200 par jour ! Moins de 10 % de ces procédures se terminent par une incarcération.

Il suffit que l’on porte nommément plainte contre nous ou même que notre nom apparaisse dans une procédure d’instruction pour nous retrouver au poste de police et ensuite devant le juge, même si les allégations qu’on a pu porter contre nous sont totalement fausses. Il faut donc se justifier. La garde à vue sert aussi à ça : à se disculper. Le moment est sans doute pénible à passer, plus encore pour celui qui n’a rien à se reprocher et qui a du mal à prouver sa bonne foi. Cela étant, les services policiers et judiciaires sont efficaces et rares sont ceux qui passent entre les mailles du filet. Si Nicolas Sarkozy n’est pour rien dans cette affaire de « trafic d’influence et de violation de secret de l’instruction », il sera blanchi.

Bien entendu, derrière cette affaire judiciaire, on ne peut que voir une petite manœuvre politicienne. Le ministère public reste toujours soumis aux directives sinon aux humeurs de la Chancellerie.

On peut regretter que ce « prétexte » de la violation du secret de l’instruction ne soit pas plus souvent appliqué, tant il existe de fuites dans la presse à propos des affaires judiciaires.

On peut aussi regretter que cette garde à vue jette un peu plus le discrédit sur une classe politique déjà bien décriée et dénigrée par nombre d’affaires plus ou moins sombres (URBA, MNEF, Bettencourt, Bygmalion, etc.).

À travers cette procédure judiciaire envers Nicolas Sarkozy, passe le message d’une volonté de moraliser la vie politique, de la rendre plus vertueuse. Tant mieux. Le message semble être passé. Encore faut-il que ceux qui souhaitent la mettre en place soient eux-mêmes exempts de tout reproche et qu’ils ne se retrouvent pas un jour dans la position de l’arroseur-arrosé.

Henri Saint-Amand

 

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Dès à présent : RETENEZ CETTE DATE !

Dans Rivarol de cette semaine : un grand entretien entre Robert Spieler et Jean-Marie Le Pen

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Extraits de l'entretien de Jean-Marie Le Pen dans Rivarol d'aujourd'hui...

RIVAROL : Que pensez-vous avec le recul de toute la polémique politico-médiatique qui a été déclenchée par votre utilisation du mot “fournée” dans votre journal de bord hebdomadaire ? Ne témoigne-t-elle pas de la restriction chaque jour plus grande de nos libertés ?

Jean-Marie LE PEN : J’ai une pente intellectuelle vers l’objectivité. Mais je sais qu’il y a certains sujets sur lesquels l’on n’a pas le droit d’être objectif.. On doit se soumettre à la pensée unique et si l’on ne s’y soumet pas l’on est dénoncé. On nous signale qu’il y a une ligne jaune que l’on ne doit pas franchir même si l’on ne nous dit jamais qui l’a tracée. Si vous la franchissez c’est à vos risques et périls, risques politiques, médiatiques mais aussi financiers et pénaux. Il faut savoir que nous ne sommes pas en Amérique où le premier amendement de la Constitution établit une liberté totale d’opinion et d’expression. En France ce n’est pas le cas, il faut le savoir, et les dirigeants politiques doivent établir une ligne qui leur permette de rassembler, c’est la philosophie politique de Marine Le Pen qui considère que sa mission est de diriger un parti politique et donc de rassembler, et donc d’éviter au maximum les effusions. Pour ma part j’ai davantage de liberté puisque, si je suis un dirigeant politique, je n’ai pas de responsabilité exécutive directe donc j’ai plus de liberté de parole et d’opinion.

Cela étant, il faut aussi noter que nous sommes dans un monde où en dehors même des parti-pris politiciens ou idéologiques, il y a une inculture française. Lorsque j’ai utilisé le mot “fournée” qui n’a jamais eu, en aucun cas, d’acception politique ou négative ou antisémite, la simple assonance a suffi pour déclencher un tollé de la part de journalistes qui sont en principe des intellectuels c’est-à-dire des gens qui pensent avant d’écrire et même avant de recevoir l’ordre de leur loge. Immédiatement l’on a décrété qu’il s’agissait encore d’un dérapage antisémite de Jean-Marie Le Pen alors que c’était un propos parfaitement innocent. Encore faut-il que les gens connaissent la langue française qui comporte, il est vrai, cent mille mots. Dans le même temps j’avais dit à propos de Noah qui ne veut pas chanter dans les mairies FN « Cochon qui s’en dédit », des gens ont dit : pourquoi a-t-il traité Noah de cochon ? Or il s’agit d’une locution française que visiblement ces personnes ignoraient.

Vous connaissez la fameuse histoire de Littré, grand grammairien qui, un jour, était en train de trousser sa bonne dans la cuisine quand rentre sa femme. Laquelle s’écrie : « Je suis surprise. » Et le mari de répondre : « Non Madame, hélas vous êtes étonnée. C’est nous qui sommes surpris. » L’anecdote est savoureuse et témoigne de l’importance du sens et de l’emploi des mots. La guerre des idées est aussi une guerre sémantique. Par exemple le mot extrême droite donne extrémiste de droite. Le mot extrême gauche donne le mot gauchiste qui est plus convivial. Or le mot extrême droite indique l’extrémité géographique d’une assemblée et non un quelconque extrémisme.

Cela pose tout le problème de la diabolisation et de la dédiabolisation. Il est bien évident que la dédiabolisation à laquelle nous pouvons tendre trouve rapidement ses limites puisque la diabolisation ne dépend pas de nous. Elle dépend de nos ennemis et il n’y a aucune raison que nos ennemis ne nous fassent pas en permanence la guerre. Dans l’affaire de la “fournée”, avec un parallélisme étonnant qui ne peut s’expliquer que par des appartenances communes, les éditorialistes de la presse régionale ont suivi la même ligne : la dénonciation de l’abominable Le Pen avec ses déclarations scandaleuses. Le directeur de Valeurs actuelles a quant à lui tweeté : « Honte à Jean-Marie Le Pen ! »

La vie est un combat et la vie politique est un combat permanent. Par conséquent nos ennemis ne cesseront pas de nous diaboliser puisque c’est une de leurs armes (le mensonge, la calomnie, la diffamation) et qu’ils ont les moyens de nous l’appliquer puisqu’ils détiennent un quasi-monopole des moyens médiatiques (presse, radio, télévision, cinéma, débats de toute sorte). Par conséquent, nous devons toujours nous attendre à être diabolisés. Si cette diabolisation diminue c’est que nos adversaires auront estimé que nous sommes moins dangereux pour eux, que nous nous rapprochons de leur point de vue et ils ne cesseront de nous diaboliser que lorsque nous serons morts, et encore ce n’est pas sûr !

C’est là tout le problème du combat politique. Je prends souvent un exemple : le champion de boxe sait qu’il ne fera pas que donner des coups, il en recevra. Cela fait partie du sport dont il a accepté les règles. Le champion du monde qui monte sur le ring, même s’il en descend comme champion du monde, est marqué par les coups que lui aura donnés son challenger. Par conséquent il ne va pas s’étonner en disant : « c’est fou, j’étais sur le ring et mon adversaire m’a frappé au visage, au corps, à l’estomac. » Cela fait partie des règles de ce combat-là. Nous ne devons donc pas nous étonner d’être diabolisés, il faut le prendre avec philosophie, rendre coup pour coup, et même un peu plus quand c’est possible mais surtout ne pas consentir à aucun moment à une trêve à l’égard de nos ennemis ou de nos adversaires puisque nous estimons qu’il en va du salut de notre pays et de notre peuple.

R. : Certes, mais Marine Le Pen, dans un entretien au Figaro du 24 juin, en réponse à une question du journaliste qui lui demandait si votre utilisation du mot “fournée” avait nui à la constitution d’un groupe au Parlement européen a répondu : « Tout ce qui réactive la diabolisation et fait du bruit n’est jamais bon lorsqu’on est en négociation ».

J.-M. L.P. : C’est là où je suis en désaccord avec elle. Je crois que Marine Le Pen, avec une intention excellente, mais on sait que l’enfer est pavé de bonnes intentions, fait une erreur d’analyse. Si la diabolisation dépendait d’attitudes extravagantes, extrémistes — à ce propos on a quelquefois fait le ménage au sein du mouvement d’une manière que j’ai trouvé un peu sévère —, nous ne serions pas du tout diabolisés, ce qui n’est pas le cas.

Admettons qu’on ait voulu lisser l’image du Front, en tout cas on ne peut pas aller au-delà sous peine, dans le débat politique, de renoncer à attaquer nos adversaires sur des idées que nous estimons nuisibles à la nation, voire à répondre à leurs attaques. Un espace politique dans lequel il n’y aurait pas de conflit entre les différents participants, c’est soit une dictature mortelle, soit un pays mort.

Le groupe au Parlement européen ne s’est certes pas formé mais cette polémique n’en est pas la cause. Dans ma lettre ouverte à Marine Le Pen, je lui ai fait le grief que j’estime justifié d’avoir elle-même — ainsi que Louis Aliot — porté le débat sur le terrain médiatique alors que si on avait laissé les organismes professionnels antiracistes et anti-Front national faire leur numéro, cela aurait duré vingt-quatre heures. Il y avait la Licra, le Mrap, Sos-Racisme, le Crif. C’est leur gagne-pain de lutter contre ce qu’ils appellent l’antisémitisme au point que quand il n’y a pas d’antisémitisme, ils l’inventent !

Cela dit, toutes ces vagues font partie du paysage. Mais malheureusement cela a été accrédité par les déclarations qui ont été faites dans notre camp. Aliot a dit : « c’est une phrase malheureuse de plus », ce qui semblait faire référence à d’autres épisodes précédents. Il a — involontairement, j’espère — laissé entendre que j’ai l’habitude des phrases malheureuses.

R. : Invité de Patrick Cohen dans l’émission C à vous, le 24 juin au soir, Florian Philippot, vice-président du Front National vous a durement attaqué. « Il n’est pas président, la présidente c’est Marine Le Pen » a-t-il affirmé, ajoutant surtout à votre endroit : « C’est quand on fait n’importe quoi qu’on devient n’importe qui » ...

J.-M. L.P. : D’abord je ne suis pas n’importe qui. J’ai près de soixante ans de vie publique et même un peu plus si l’on compte ma présidence de Corpo de droit dont je suis aussi président d’honneur. J’ai une personnalité politique que j’estime respectable et qui est respectée de beaucoup de gens, en tout cas des plus de 28 % qui ont voté en faveur de la liste que je dirigeais dans le Sud-Est aux européennes le 25 mai sous le nom Front national.

Je constate malheureusement que ces commentaires sont faits très légèrement. Ce que j’ai dit n’est pas n’importe quoi. Ce que j’ai dit est une locution française qui dit clairement ce qu’elle signifie : un groupe d’individus. Je peux citer dix exemples qui n’ont pas donné lieu à des griefs quelconques mais l’on sait que Jean-Marie Le Pen bénéficie de la présomption de culpabilité. Il est le seul dans ce cas. Les autres ont droit à la présomption d’innocence, y compris les tueurs jusqu’à leur condamnation. Jean-Marie Le Pen, lui, a une présomption de culpabilité jusqu’à son non-lieu. […]

 

Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3147 du 25 juin 2014

 

L’IMPROBABLE bestiole qui siège à l’Elysée n’a certes aucune compétence pour diriger la France. Pas grave. Il se rattrape en commentant les matchs de la Coupe du monde de football. Le chef de l’Etat a regardé le match avec les médaillés français des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Sotchi, conviés pour la circonstance dans la salle des fêtes du palais de l’Elysée. La France l’avait emporté 3-0 face au Honduras. Du coup, il s’est autorisé à donner des conseils. Pas de triomphalisme, il appelle à rester « serein et prudent », ajoutant cette haute considération : « Il fallait l’emporter parce qu’on sait bien que c’est un match qui pouvait psychologiquement marquer les esprits. » « Ce n’était pas facile », a commenté François Hollande à l’issue du match, assurant avoir découvert « une équipe solidaire, une équipe qui savait marquer des buts […] et puis une équipe qui a dû résister à un choc physique » ; « Je pense que pour les jeunes de France, c’est un bel exemple. »

 

ALERTE ! ET VOICI QUE LE PINGOUIN SE PIQUE DE COMMENTER LA COUPE DU MONDE

 

Mais attention, dit le sélectionneur bis de l’équipe de France, il ne faut pas « s’emballer » : « la France a encore deux matchs à jouer pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition », ce que nous ignorions. Supporter « de tout cœur » des Bleus, pronostiqueur “confiant” en la victoire tricolore, il a suscité quelques sarcasmes sur la Toile. La députée UMP des Yvelines Valérie Pécresse y est allée de son tacle : « F. Hollande en commentateur sportif à l’Elysée alors que les grévistes de la SNCF prennent en otages les lycéens le jour du bac : surréaliste ». Certains commentateurs relèvent que l’oiseau prend de sérieux risques en usant de grands mots, tels « l’unité de la France ». Et si l’équipe de France venait à sombrer lors des prochains matchs ? Une stratégie de communication qui pourrait s’avérer périlleuse. Le chroniqueur Bruno Roger-Petit note très justement sur le site du Nouvel Observateur : « En vérité, si François Hollande entend vraiment capitaliser sur l’événement, il conviendrait de lui recommander de pratiquer la discrétion qui sert l’authenticité ». C’est à dire de la boucler… Mais ces egos boursoufflés en sont-ils capables ? On se souvient, en 2010, avant le premier match contre l’Uruguay, de Nicolas Sarkozy qui avait directement appelé le sélectionneur Raymond Domenech, histoire d’encourager l’équipe de France. La France avait terminé dernière de son groupe, quelques jours plus tard, avec zéro victoire au compteur. Pure méchanceté de ma part, je ne peux m’empêcher de penser que Hollande a une tête à apporter la scoumoune…

 

“OH FRANCE ! VOICI LE JOUR OÙ IL FAUDRA TE RENDRE DES COMPTES !”

 

Les troupes de l’ex-FLN devaient, grâce en soit rendue à Hollande, défiler sur les Champs-Elysées, le 14 juillet. Découvrez ce couplet de l’hymne national algérien : « Ô France ! Le temps des palabres est révolu. Nous l’avons clos comme on ferme un livre. « Oh France ! Voici le jour où il te faudra rendre des comptes. Prépare-toi ! Voici notre réponse, le verdict ! Notre Révolution le rendra. Car nous avons décidé que l’Algérie vivra ! Soyez-en témoins ! Soyez-en témoins ! Soyez-en témoins ! » L’annonce en avait été faite par Kader Arif, secrétaire d’État aux Anciens combattants et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, carpette en diable, avait même renchéri lors de sa visite en Algérie le 20 mai dernier : « C’est une preuve que nous sommes entrés dans une phase pacifiée avec l’Algérie » (AFP). Oui, mais en définitive, il n’y aura pas de militaires algériens le 14 juillet à Paris (Sources : le quotidien algérien El Watan du 18 juin 2014). C’est désormais officiel. La position du gouvernement algérien est claire et sans appel : « On pourra imaginer un défilé militaire ensemble lorsque l’ancienne puissance coloniale présentera ses excuses pour les crimes commis en Algérie. » Et Saïd Abadou, ancien ministre des Moudjahidines, en rajoute sur le journal El Khabar : « Nous refusons toute manifestation de militaires algériens à côté des soldats de l’ancienne puissance coloniale. Ce sujet ne doit même pas être abordé tant que la reconnaissance de la criminalisation du colonialisme n’est pas réglée. » Quelle arrogance !

 

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L’HOMONCULE XAVIER BERTRAND DONNE DES ORDRES À MARINE SUR RADIO J

 

Personne ne le connait, mais l’ancien ministre UMP Xavier Bertrand, qui prétend être candidat à la prochaine élection présidentielle, a donné des ordres à Marine Le Pen. Sur Radio J, of course, une radio juive. Xavier Bertrand a jugé que la présidente du Front national, Marine Le Pen, devait suspendre son père de « toutes ses fonctions ». Et, attention, ce n’est « pas une brouille familiale » à laquelle on assiste, mais c’est « la question du vrai visage du Front national » qui est posée. Cet extravagant oiselet, par ailleurs député-maire de Saint-Quentin (Aisne) poursuit gravement : « Jean-Marie Le Pen est président d’honneur du Front national, il y a deux mots de trop. Président, car quand on a tenu des propos comme ceux qu’il a tenus, on ne peut pas le rester et il n’y a pas d’honneur. C’est le déshonneur total ! » L‘excité du bocal’, pour reprendre le qualificatif que donnait Jacques Laurent à Sartre poursuit plaintivement : « Marine Le Pen a parlé d’une faute politique de son père, je suis choqué. […] Pour moi, c’est une faute morale et il faut qu’elle reconnaisse la faute morale ». Sévèrement donneur de leçons, il ajoute : « Quand, aujourd’hui, Mme Le Pen semble prendre timidement ses distances avec Jean-Marie Le Pen, il faut qu’elle aille jusqu’au bout, qu’elle le suspende de toutes ses fonctions, mais qu’elle fasse elle-même le ménage dans son propre entourage », (bref, qu’elle les carpacciote, qu’elle les découpe en fines rondelles, qu’elle les écartèle, qu’elle les extermine et qu’elle en finisse avec une petite giclée de Zyclon B). Oui mais, selon lui, elle « n’est certainement pas prête à prendre les mesures qu’il faut pour écarter définitivement du Front national les personnes qui pensent comme Jean-Marie Le Pen ». « Le Front national sera toujours prisonnier du passé » conclut gravissimement ce zozo exceptionnel. Et la connerie sera toujours prisonnière de la connerie… Quand Marine Le Pen comprendra-t-elle qu’il ne sert à rien de faire la moindre concession à ces gens-là ?

 

“LE FN, UN PARTI STRUCTURELLEMENT RACISTE”

 

Toute à son opération de cirage de pompes de la communauté juive, Marine Le Pen a aussi déclaré dans cette interview : « Je ne cesse de le répéter aux Français juifs, qui sont de plus en plus nombreux à se tourner vers nous : non seulement le Front national n’est pas votre ennemi, mais il est sans doute dans l’avenir le meilleur bouclier pour vous protéger, il se trouve à vos côtés pour la défense de nos libertés de pensée ou de culte face au seul vrai ennemi, le fondamentalisme islamiste ». Réponse en forme de remerciement pour tant de sollicitude, de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) : « Aujourd’hui, c’est le Front national, parti structurellement raciste et antisémite, qui est une menace pour les juifs et les autres ».

 

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PHILIPPOT SOUTIENT LES GRÉVISTES DE LA SNCF !

 

Alors que les Français étaient massivement exaspérés par cette grève imposée par quelques minoritaires de la SNCF et des syndicats tels la CGT et Sud-Rail et même si l’on peut à bon droit être critique envers une totale libéralisation du rail, le vice-président du FN, Florian Philippot n’a rien trouvé de plus intelligent que de déclarer qu’il “comprenait” les grévistes, ajoutant qu’ils avaient « des motivations de bonne foi, d’intérêt général et (qu’il) ne voulait pas criminaliser par avance un mouvement social ». Les usagers pris en otage sans qu’ils n’y soient pour rien apprécieront.

 

LE GRAND INTELLECTUEL JAMEL DEBBOUZE S’AUTORISE À VIVEMENT CRITIQUER LE FN

 

Le pseudo-comique Jamel Debbouze a livré au Monde son avis sur ces salauds de partisans du Front national. Notons que cela prouve l’état de décrépitude totale de ce quotidien qui relaie une telle insignifiance. Ce crétin prétend penser. Voici ses propos : « Il faut faire très attention aux discours [du FN] qui tentent d’arrondir les angles. Marine Le Pen — je devrais dire Jean-Marine Le Pen (que cet imbécile est drôle !) n’a pas changé, ses paroles sont dangereuses et font du mal à la France. Les gens qui y adhèrent sont fous. » A l’instar de Yannick Noah, il souhaite l’engagement des milieux culturels face à la montée du FN. Il a cette puissante pensée : les artistes doivent « gueuler […] que l’on vit dans l’ère du métissage, qu’on n’a pas d’autre alternative que de faire avec l’autre, que l’étranger n’est pas une mauvaise nouvelle, mais, au contraire, une très bonne nouvelle, qu’il faut faire corps ensemble face à l’adversité ».

 

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