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16/04/2014

La France à genoux devant Bruxelles

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Si les dirigeants successifs de la France depuis vingt ans (ou du moins ceux qui se font passer pour des dirigeants mais qui sont dépassés par les événements dont ils feignent d’être les organisateurs) avaient eu un peu plus de jugeote et un peu plus d’avenir dans l’esprit, ils se seraient bien gardés de signer des traités qui nous imposaient des contraintes d’autant plus intenables qu’ils nous privaient simultanément des moyens d’y faire face.

Mais nos gouvernements – gauche folle et droite molle confondues – étaient également déconnectés des réalités et soucieux de faire figure de bons Européens, quitte à être de détestables Français.

L’encre des pactes passés avec le diable libéral n’était pas encore sèche que « la France » (entendez son gouvernement) qui s’était privée de la possibilité de dévaluer sa monnaie (puisqu’elle n’avait plus de monnaie), de protéger ses frontières (puisqu’elle ne les contrôlait plus), de relancer la croissance (puisqu’elle s’était engagée à la rigueur budgétaire), frappait pour la première fois à la porte de la Commission de Bruxelles pour demander à être dispensée de tenir la parole qu’elle venait de donner. À la honte d’avoir abdiqué sa souveraineté, elle ajoutait la honte de renier ses engagements.

Comme le système fonctionnait, on a cru à Paris que Bruxelles et Berlin, respectivement capitale politique et capitale économique de la France, se laisseraient indéfiniment attendrir par nos beaux yeux.

La belle époque est finie. La semaine dernière sur les bords de la Spree, cette semaine dans la ville du Manneken-Pis, les ministres de l’Économie et des Finances puis les conseillers de l’Élysée se sont inutilement humiliés devant leurs interlocuteurs. Mme Merkel puis M. Barroso, nos maîtres, nous ont rappelés à nos obligations.

Du coup, M. Valls, confronté à son premier échec, a promis qu’il tiendrait le cap avec lequel il avait cru pouvoir ruser. Comment ? Au prix de quels nouveaux impôts, de quelles nouvelles économies ? Cette fois, nous touchons le fond.

Dominique Jamet

 

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