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10/04/2014

"L'une des choses que je regrette le plus à propos des nationalistes français de notre génération, c'est l'absence de toute culture générale militaire."

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Attention: il ne s'agit pas d'une culture centrée sur l'histoire militaire, mais plutôt sur la guerre, le fait militaire, l'armement, etc. Autrefois, ceci constituait le bagage basique de n'importe quel nationaliste. Savoir tirer, posséder une tenue militaire complète, participer à des camps, savoir reconnaître un tank d'un transport de troupe ou un fusil-d'assaut d'une mitrailleuse lourde...

C'est sur la base de cette culture militaire que les troupes de Maidan ou de Crimée se sont constituées (ces groupes que le nationaliste français de base regrette de ne pas voir ici).

Il ne s'agit pas de devenir des troupes d'élites. En cas de guerre, vu le niveau physique faible et le caractère amateur de cette culture militaire, les nationalistes qui la possèdent ne peuvent pas constituer des forces de fantassins ""modernes", mais ils peuvent déjà se constituer en milices.

Une milice comme le HOS croate, les tchetniks serbes, les NDF syriens ou le SSNP libanais... On a beau dire que ce sont des amateurs, ils sont déjà 100 fois plus efficaces qu'une horde de fafs braillards et brouillons.

La culture militaire amène à la pensée militaire/militante. C'est à dire, à des militants qui ne seraient plus une horde de petites filles sentimentales et individualistes, mais déjà des soldats politiques.

Une petite fille sentimentale et individualiste: "Ce parti ne me plait pas, je ne vais pas militer avec eux car je n'aime pas la couleur de leur logo qui ne correspond pas à mon trip personnel."

Ou encore: "Le chef m'a parlé sèchement, il doit avoir une dent contre moi, je vais bouder et poster des statuts énigmatiques et semi-accusatoires sur facebook..."

Ou encore: "ça fait 5 minutes que nous sommes au rassemblement, et il ne se passe rien d'intéressant, alors allons boire des bières ailleurs."

Le militant/militaire, lui, est capable de ""penser utile"", de """penser efficace"", de penser la guerre. Car la politique, c'est la guerre, les fusils en moins.

Le militant/militaire pensera au contraire:

""Ce parti fait un truc dans mon cois, je suis d'accord avec le motif pour lequel il manifeste et/ou ses objectifs. Je m'y rends."""

"""Le chef m'a parlé sèchement, je me demande pourquoi, je lui demande. Ou alors c'est peut être parcequ'on était pressé, que j'ai fais une connerie, etc."""

"""Je ne quitte pas le rassemblement sans que le chef de section décide qu'on s'en và. J'observe.""

De même, le militant/militaire s'habillera en circonstance: sobre, discret et utile, là ou le faf sentimental mettra tellement de soins dans sa tenue qu'il ne sera absolument pas crédible politiquement.

Le militant/militaire va au carton avec un treillis foncé, large et une veste passe-partout, le faf sentimental se trimballe un polo à 70 euros et une panoplie à la fois inappropriée à l'action et qui le coupe de tout contact avec le peuple (soit fashion-bourge de droite, soit gogol88, etc).

Sur le terrain, le militant/militaire analyse l'espace de manière fonctionnelle: issue, environnement, sorties et menaces potentielles, positionnement de ses camarades, parcours de la manif, etc.

Le faf sentimental, lui, se croit en promenade du dimanche, tel une cible, il discute ou pianote sur son portable, les mains dans les poches. Il ne se rend pas compte de la présence de l'ennemi ou des flics avant que ceux-ci ne soient sur lui.

Le militant/militaire ne fait usage de la force que de manière utilitaire. Il est poli, courtois, calme face à l'ennemi. Il garde ses munitions sous le coude. Mais lorsqu'il est violent, il l'est vraiment, car il a un objectif et des moyens définis. (""On est 10, on fait une contre-charge pour réduire la pression sur notre flanc gauche, etc"").

Le faf sentimental, lui, se perd en regards méprisants pour les passants, en slogans ultraviolents, mais il n'est capable que d'éruptions de violence désordonnées, disproportionnées et inutiles ou inadaptées à la situation.

Le militant/militaire sait attendre. Il sait analyser la situation. Il sait se déplacer rapidement ou lentement, de manière efficace. Il sait prendre des décisions rationnelles.

Le faf sentimental fonce dans tous les pièges têtes baissées, il répond à toutes les provocations et fait toujours ce que le système attend de lui.

Le militant-militaire est le nationaliste parfait. Il a compris que dans un groupe, l'individu est subordonné aux décisions communes. Il sait en revanche faire preuve d'initiative lorsque c'est nécessaire, et prendre la tête d'un groupe de manifestants désordonné ou anarchique. Il sait que la discipline est vitale et que la guerre n'est pas un jeu.

Le faf sentimental lui, envisage la politique comme une activité du dimanche, romantique ou ludique, durant laquelle il s'amuse ou tape la pose.

Le militant-militaire comprend qu'en guerre, l'impératif est de monter des forces, de les structurer, de les coordonner, d'assurer un front large et une chaîne de cohésion entre les unités.

Le faf romantique saisira la moindre occasion pour briser cette chaîne de cohésion ou se démarquer des unités qui ne sont pas les siennes mais assurent ses flancs. Le faf romantique est dans le clivage et la rébellion adolescente, le militant-militaire, lui, est dans la guerre révolutionnaire.

Le militaire/militant juge ses camarades sur leurs actes.

Le faf sentimental leur prête des intentions imaginaires ou fantasmées sur la base de ses propres affects.

Cette culture militaire n'est pas dispensable. On ne peut pas s'en passer en se disant """qu'il ne se passera rien"". Car que la société française explose ou non, que nous vivions ou non une guerre civile... cette culture militaire/militienne, cet impératif d'être prêt, cette tenue en forme, constitue le socle de toute culture nationaliste, et de tout socialisme réellement révolutionnaire. C'est à partir de cette culture/pensée militaire que tout mouvement réellement dangereux pour le pouvoir se fondera.

Fini les sambas à 70 euros, les selfies de fashion et les bars branchés, ou les week ends bière/concert et la bande de potes imprécise et changeante.

Mieux vaut les magnums boueuses, les week ends rando/orientation, la licence de tir et l'organisation collective en cellules de combat avec grades, etc.

Collectif, discipline, pragmatisme et réalisme. Que ce soient pour les admirateurs de Maïdan ou de Poutine, que ce soient pour les adeptes du Printemps Français ou du Nationalisme intégral.

Rien ne se fera sans la culture et la pensée militaire.

L'absence de culture militaire entraîne chez les éléments les plus radicaux et désespérés, isolés, des phénomènes de ""lone wolf"" (loup solitaire) ou de terrorisme, qui desservent notre cause et ne sont qu'une impasse suicidaire."

Guillaume Lenormand

 

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