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05/04/2014

Indésirable Harlem Désir

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On connaissait « Désirs d’avenir », l’association de soutien à Ségolène Royal dans sa campagne présidentielle de 2007 ; aujourd’hui, dans les couloirs de la rue de Solférino, au siège du Parti socialiste, ce qu’on entend, de tous côtés, c’est : « Désir dégage »…

Henri Emmanuelli est monté au créneau en déclarant au site Médiapart qu’il fallait non seulement « un congrès extraordinaire » ou tout au moins « une démission » de son actuel premier secrétaire, le PS étant un « parc à moutons [plongé] dans un coma profond ». Ambiance.

Jusqu’alors, le parti à la rose au poing n’avait fait porter la seule responsabilité de la déroute électorale des élections municipales qu’à la nullité de Jean-Marc Ayrault et à l’indécision chronique du « Moi Président ».

Le premier a donc été remercié par le second, vite fait bien fait, et remplacé par son ministre de l’Intérieur qui a gardé la plupart de ses ministres… Faute de meilleurs disponibles ? On le craint…

Du coup, l’avenir électoral des socialistes est sombre et les élections européennes en mai prochain redoutées ! « Désir n’a plus aucune légitimité. Avec lui, on va au crash aux européennes. » De qui émane ce jugement fort peu amène ? De Mehdi Ouraoui, son ex-directeur de cabinet. « On change le gouvernement et on ne changerait pas au PS ? », s’alarme de son côté le député Pouria Amirshahi. « Certes, Harlem Désir a été élu par les militants socialistes, mais il y a une forme de responsabilité électorale qui doit être prise en compte aujourd’hui. Il y a besoin d’un électrochoc », surenchérit l’ex-ministre des Transport Frédéric Cuvillier.

Et ce n’est pas l’opinion de « Moi Président » qui réconfortera l’intéressé : « Il est nul », aurait-il constaté. Parole d’orfèvre, s’il en est.

Oui, mais voilà… Pas question pour l’ex-fondateur de SOS Racisme de céder aux injonctions, fussent-elles innombrables, et de céder la place : « Ni après 1983 ni après 2001 nous n’avons procédé comme cela », a-t-il déclaré sur i>Télé

Rien n’empêche de commencer, pourtant… Si ! Car comme il l’explique lui-même : « Nous n’avons pas, aujourd’hui, à organiser un congrès socialiste et à nous donner en spectacle, mais au contraire à être rassemblés. Il faut au contraire que les socialistes serrent les rangs, qu’ils débattent. J’ai moi-même proposé que nous ayons un conseil national qui va se tenir dans quelques jours, auquel le Premier ministre participera […] Nous avons besoin [...] que les militants, le PS puissent être associés et entendus [...] qu’il n’y ait pas d’étalage des divisions des socialistes, et une approche qui pourrait être politicienne. »

Il est vrai qu’un lynchage n’est pas la meilleure préparation pour une campagne électorale proche et, surtout, « la ligne de Hollande pourrait se retrouver minoritaire »…

Alors, que faire de lui ? Pourquoi pas un secrétaire d’État, seule « sortie honorable » possible ! L’option semble actuellement retenue. Il n’y serait évidemment pas plus compétent qu’à son poste actuel de première secrétaire du PS, mais l’avenir de la France a moins d’importance que leurs intérêts électoraux, pour les socialistes. Sinon, ça se saurait !

Philippe Randa

 

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