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31/03/2014

Fin du peuple français par le métissage : Bachir et Mounir sont lucides

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Lu dans L’Immonde, ce constat lucide d’étrangers, sur ce qui arrivera s’il n’y a pas de révolution dans les prochaines années. Ils ne sont guère inquiets sur le fait que le FN puisse prendre des mairies et savent que le temps et la démographie jouent pour eux.

« « De toute façon, le racisme, c’est fini dans vingt ans, est persuadé Bachir, qui ne peut voter faute d’avoir la nationalité française. Celui qui est raciste aujourd’hui, il aura demain sa fille ou sa petite fille qui se mariera avec un arabe ou un noir. »
« C’est clair », répond Mounir avec ses lunettes de soleil. « Regarde moi. Ma copine, elle est française. Au départ avec son père, on s’entendait pas, mais maintenant ça va mieux. Par contre, ses grands-parents… ». « Si le FN refait vivre la ville, tant mieux », conclut Bachir, avant d’aller voir si un client montre le nez dans son salon de coiffure. »

 

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2e tour des municipales : débâcle prévisible de la gauche

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Le deuxième tour des élections municipales a confirmé la déroute de la gauche, due au rejet massif de Hollande et du gouvernement socialiste – qui ne satisfont personne.

Cela se traduit par de larges progrès de l’UMP, qui prend ou reprend nombre de municipalités.
Le FN (ou « Rassemblement bleu marine » plutôt)  en profite aussi, et connait une progression notable, gagnant une dizaine de mairies : Fréjus, Hayange, Cogolin, Beaucaire, Villers Cotterets, Le Luc, Le Pontet, Hénin Beaumont, Marseille (7e sect.), Mantes-la-ville.
Ajoutons-leur la mairie de Béziers conquise par le journaliste Robert Ménard (soutenu par le FN) et les villes d’Orange et de Bollène, où Jacques Bompard et son épouse ont été réélus sans difficultés.
Déconvenue en revanche pour les pontes marinistes Louis Aliot (Perpignan), Gilbert Collard (Saint Gilles, dans le Gard) et Florian Philippot (Forbach), nettement battus en dépit d’un premier tour prometteur.

Le taux d’abstention est remarquable : ce record historique confirme le divorce croissant entre le peuple et le système politique.

PS : bien que ce soit en faveur de la fausse droite, on ne peut que se réjouir de la mise à la porte de maires socialistes de grandes villes tels que Pierre Cohen (Toulouse), qui voulait « éradiquer » « tout ce qui est nationaliste »« par le rapport de force physique ».

 

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Sud : la gauche tombe, la droite reprend du poil de la bête et le FN réussit sa percée

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Les sondeurs nous disent souvent que les résultats du premier tour sont amplifiés au second. Ce n’est pas toujours vrai ; la preuve par ceux du Front national.

Certes, il y a Béziers, où Robert Ménard, le nouveau maire passe à 47,30 % des voix. Pour lui, « il s’agit d’une victoire républicaine, puisqu’il n’y a pas de vaincus, mais que des vainqueurs, les Biterrois en l’occurrence. » À Fréjus, le frontiste David Rachline emporte la timbale, avec 45,6 %, tout comme son homologue Julien Sanchez à Beaucaire (39,81 %). Sans compter deux autres villes varoises de moindre importance ayant basculé vers le FN : Le Pontet avec Joris Hébrard (42,62 %) et Le Luc avec Philippe de la Grange (42,02 %).

Ailleurs, dans les grandes villes du Sud, c’est l’UMP qui se renforce, même si le FN ne faiblit pas, quoique faisant moins que ce que les sondeurs pouvaient lui accorder.

A Saint-Gilles, où l’avocat iconoclaste Gilbert Collard trébuche à 48,50 %, tout comme à Brignoles où Laurent Lopez, pourtant, était lui aussi en tête au premier tour, le FN ne parvient pas à transformer l’essai. Autres espoirs déçus pour le Front national, Perpignan, où Louis Aliot, vice-président du FN, échoue de peu avec 44,89 % dans le duel frontal qui l’oppose à l’UMP Jean-Marc Pujol ; échec relatif, son adversaire lepéniste était en tête du premier tour avec 34,18 % des suffrages. Idem à Avignon : Philippe Lottiaux (FN), laisse la place à Cécile Helle (Union de la gauche) avec 35,02 % pour la premier et 47,47 % pour la seconde.

À Marseille, le gros morceau, tout se complique même si les résultats participent d’une même tendance globale, effondrement de la gauche, progression de la droite et percée du Front national. Et pas n’importe où, dans les « tristement » célèbres quartiers nord qui viennent de tomber dans l’escarcelle du lepéniste Stéphane Ravier.

Résultat des plus intéressants, sachant qu’il s’agit d’une zone déshéritée où les « Français de souche » ne sont pas exactement majoritaires. Les électeurs issus de l’immigration qui votaient naguère en masse pour la gauche – politique des grands frères et des subventions aux associations, etc. – sont manifestement partis glisser leur bulletin dans les urnes de l’autre rive. Voilà qui devrait faire réfléchir la gauche de « gouvernement » qui, de mesures sociétales en avancées de progrès paraît se couper de plus en plus d’un peuple électoral qu’elle lui estimait être acquis à jamais. Comme quoi.

Pour le reste, la plupart des grandes villes de la région tombent à droite ; voire même au centre, la preuve par Pau, grâce au miraculé François Bayrou. Gag : même Ajaccio et Bastia passent également à droite. Certes, en Corse, tout est compliqué, mais sur le continent, rien n’est jamais simple non plus.

Nicolas Gauthier

 

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Au nord, une hécatombe à gauche et un maillage réussi pour le FN

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Après Hénin-Beaumont la semaine dernière, fief de gauche depuis quasiment un siècle (et sans discontinuer depuis 1945) passé sous direction frontiste, c’est Hayange en Moselle qui a été conquise par l’ancien militant de la CGT Fabien Engelmann, tandis que Florian Philippot, arrivé en tête au 1er tour, cède pour sa part l’élection au maire socialiste sortant : sans doute le vice-président du Front national a-t-il souffert de l’extrême médiatisation de sa candidature, tout comme dans le sud celle du député Gilbert Collard qui, lui non plus, n’accède pas à la mairie de Saint-Gilles qu’il convoitait.

Le mouvement de Marine Le Pen se consolera dans la moitié nord de la France par son implantation désormais indiscutable sur l’ensemble des départements, ce maillage réussi du pays qui était un des enjeux annoncés par l’ancienne candidate à la présidence de la République.

Outre le Nord où ses candidats portent hauts les scores frontistes (18,20 % pour Philippe Eymery alors que le maire historique Michel Delebarre cède sa mairie avec à peine 26,27 % à son ancien adjoint Patrice Vergriete, qui obtient 55,53 %) ou à Lille (18,22 % pour le frontiste Eric Dillies, derrière l’UMP-UDI Jean-René Lecerf (29,72 %) et le maire PS Martine Aubry à 52 %)…

On notera également la victoire du FN à Villers-Cotterêts en Picardie… Pour le reste, cette moitié nord de la France, c’est une litanie de villes qui basculent de gauche à droite : Laval, Nevers, Caen, Belfort, Tours, Tourcoing, La Roche-sur-Yon, Bar-le-Duc, Quimper… ou qui y restent, comme Bourges, Calais et… Paris !

Au fait, quel souvenir laissera la campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet ? Rien ! Sa nouvelle coupe de cheveux pour l’occasion, peut-être… et encore ! Quand on pense aux scores des listes Chirac, puis de celles de Jean Tiberi après lui, la droite doit amèrement regretter d’avoir voulu éliminer ce dernier en tentant d’imposer le gaulliste de gauche Philippe Séguin… Elle ne s’est donc toujours pas relevée de cette division des siens dans la capitale.

Certes, de nombreuses villes restent à gauche dans la moitié nord de la France : Metz, Rennes, Brest, Lens, Le Mans, Boulogne-sur-Mer et – ô surprise ! – deux villes passent même de droite à gauche : Douai et… Verdun ! On aura tout vu ! Mais n’avait-on pas déjà vu la semaine dernière Niort, bastion socialiste s’il en était, passer à droite ?

Certes, Martine Aubry est réélue. Mais de justesse avec 52 % des suffrages (contre 66,56 % en 2008) et elle risque bien de perdre la présidence de la communauté urbaine de Lille : Roubaix, une des villes importantes de l’agglomération lilloise, étant passée à droite.

La gauche se consolera sans doute, en plus de Paris, de la victoire à Strasbourg de Roland Ries qui conserve son siège au détriment de l’UMP Fabienne Keller ; outre le candidat du Front national qui s’était maintenu, on ne pourra négliger l’impact durant la semaine passée de l’appel lancé par l’ancien député Robert Spieler aux électeurs : « Ne votez à aucun prix pour Fabienne Keller qui hait les nationalistes et soutient le mariage homosexuel ! »

Il semblerait par ailleurs que Villeneuve-Saint-Georges (dans le Val-de-Marne) reste aux mains du Parti communiste de… 30 voix ! Il s’en est donc fallu d’un rien que l’entente électorale « pragmatique » Divers droite/Front national ne gagne son pari… si tant est qu’il soit perdu, puisqu’un recours est d’ores et déjà annoncé.

Philippe Randa

 

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La dégelée

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Venus des six côtés de l’Hexagone, des vingt-deux régions de France, des quatre-vingt-quinze départements métropolitains, les résultats se succédaient, les noms s’égrenaient et les villes tombaient pour la plupart, après des années de vaches maigres, dans l’escarcelle regarnie de la droite parlementaire, UMP, UDI et MoDem alliés : Amiens, Angers, Reims, Caen, Angoulême, Saint-Etienne, Toulouse, Limoges – Limoges, fief socialiste depuis 1912…

Malgré Paris conservé face à l’impétueuse et téméraire Nathalie Kosciusko-Morizet, malgré Lyon, Lille, Rennes, Nantes, Le Mans, Strasbourg sauvés avec des majorités presque partout diminuées, malgré Avignon, seule ville conquise (M. Py n’aura pas à emporter le festival à la semelle de ses souliers), non seulement le deuxième tour ne corrigeait pas le premier, mais il le confirmait, il l’accentuait, il l’aggravait et au lieu du sursaut espéré par certains optimistes, l’abstention progressait encore. Après la claque du 23 mars, c’était la dégelée.

Voilà donc le PS à marée basse. On laissera l’UMP, par la voix de Jean-François Copé (chef autoproclamé de l’opposition), se féliciter, se rengorger, se dire le premier parti de France et qualifier de vague bleue des gains effectivement substantiels qui s’expliquent bien plus par le recul et le rejet de la majorité élue en 2012 que par un quelconque élan, un retour soudain, une adhésion à la majorité alors battue. Le scrutin majoritaire a fait encore une fois de la défaite des uns le succès des autres et si le Front national, en emportant plus de mairies et plus importantes qu’annoncé, s’enracine plus profondément qu’en 1995 et confirme sa place de troisième force politique, force est de constater que les nombreuses triangulaires où il était présent n’ont pas autant nui qu’il l’escomptait à la droite traditionnelle.

Et maintenant ? Au fur et à mesure que la soirée s’avançait, les porte-parole du gouvernement, forcés de reconnaître l’ampleur de la défaite, assuraient qu’ils tiendraient compte du message à eux adressé par le pays – un message qui ressemble furieusement à un coup de pied au cul – et affirmaient qu’on ne pouvait pas faire comme si rien ne s’était passé. Mais encore ? Si leurs propos laissaient déjà deviner que, tout comme leurs interlocuteurs de l’UMP, ils n’hésiteraient pas, le temps de la campagne des européennes implicitement ouverte depuis hier soir, à imputer à l’Union européenne – telle que les uns et les autres l’ont bâtie et nous l’ont imposée – une grande part de responsabilité dans la situation actuelle de la France, on pouvait deviner en filigrane des propos tenus des divergences fondamentales d’analyse et d’orientation.

Tandis que certains, apparemment minoritaires, s’apprêtent à demander à François Hollande de mener enfin la politique de gauche à laquelle il a tourné le dos, d’autres envisagent au contraire de maintenir le cap et d’accélérer ce qu’ils appellent des « réformes ». Justice sociale ou orthodoxie financière, quel choix va faire le président de la République, à supposer qu’il se décide à choisir, qu’il fasse un choix clair et qu’il s’y tienne ?

Mais la question est-elle encore là ? La signification du vote d’hier semble crever les yeux de ceux qui ne veulent pas voir. Ce vote est la conséquence et la manifestation de la souffrance, du découragement, du pessimisme de millions de Français qui ne croient plus aux promesses et aux mensonges de leurs dirigeants, qui leur dénient la capacité et la volonté de les guérir de leurs maux, qui, blasés, écœurés, dégoûtés, se réfugient dans l’abstention d’où ils pourraient bien sortir un jour ou l’autre par la révolte.

Que leur importe que l’on change ou que l’on ne change pas de gouvernement ? Pour les réconcilier avec une République qui n’est plus qu’un vain mot et dont les valeurs sans cesse invoquées ne sont plus qu’une viande creuse, il leur faudrait désormais des résultats, au moins la conviction que ceux qui les gouvernent ne sont mus que par l’intérêt général et l’intérêt national. Or, l’opinion qui prévaut aujourd’hui est que notre pays est mené par des dirigeants qui ne sont ni compétents ni intègres ni indépendants.

Les contorsions, les zigzags, les faux-semblants, les contradictions, les incohérences, les erreurs et les mensonges qui constituent ce que l’on ose appeler une politique ont creusé un fossé entre la caste politique et les citoyens. Alors que tous les yeux se tourneront cette semaine vers l’homme qui dispose encore de tous les pouvoirs qu’il a voulus et dont il fait un si mauvais usage, le drame est que l’on n’en attend ni n’en espère plus rien. C’est à François Hollande qu’il appartient de proposer des solutions, mais c’est François Hollande qui est le problème.

Dominique Jamet

 

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27/03/2014

Les abstentionnistes : encore plus antisystèmes que le parti antisystème ?

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Les résultats du premier tour des municipales sont le signe d’un changement profond dans les représentations collectives françaises. Ce changement n’est pas survenu brusquement le 23 mars, il constitue un processus lent mais sûr. De quelle nature est-il ?

Il s’agit d’aller plus loin que l’évidence : la victoire de la droite libérale sur la gauche du PS (alternance classique), et la percée du Front national ou du souverainisme en général (comme à Béziers). À l’avenir, la tendance à la fin de la bipolarisation de la vie politique française pourrait se confirmer. Ce qui est plus intéressant est la nature de la percée en question, et l’existence du premier parti de France : l’abstention.

La percée du Front national est corrélée non pas à une baisse du score de l’UMP, mais à un net recul de la gauche, que ce soit celle du PS ou, de façon plus intéressante et bien plus importante, de la gauche radicale et du Front de gauche, quasiment inexistants dans les résultats du scrutin. Ceci laisse supposer des reports de voix de cette gauche classique, à la fois sociale et conservatrice sur le plan des mœurs, sur le Front national. Celui-ci remporte au premier tour la mairie d’Hénin-Beaumont, bastion de la gauche ouvrière, et fait plus de 20 % dans des villes de la gauche historique, comme Carmaux, la ville de Jean Jaurès. Contrairement aux bons résultats attendus du FN dans le Sud-Est, ce report fait signe vers un changement qualitatif au sein de l’opinion française : l’émergence, consciente et affirmée, d’un courant à la fois patriotique et social, voire anticapitaliste ; ce changement confirme les analyses, chacune dans un ordre différent, du géographe Christophe Guilluy ou du philosophe Jean-Claude Michéa. Ce nouveau courant, portant des exigences en adéquation avec la situation historique de la France, doit être reconnu ; il fait surtout sauter de vieux clivages. La gauche paie son tropisme cosmopolite et libertaire, à contre-courant des représentations populaires.

L’autre point important est la montée de l’abstention : plus de 38 %, un record historique, inédit dans l’histoire des élections municipales en France. Les abstentionnistes ne sont pas, a priori, tous des passionnés de la pêche le dimanche. On remarque tout d’abord que l’abstention est la plus faible là où le Front national est fort ; on peut donc supposer que certains électeurs sont allés voter Front national là où ils auraient pu s’abstenir, donc que les thèmes du Front national sont parents des motivations de certains pour l’abstention. Ce n’est pas dire que le vote pour le Front national équivaudrait à l’abstention, mais qu’il y a un fonds commun : la dimension contestataire contre le « système ». Autrement dit, en extrapolant, on peut considérer qu’il existe au sein du « parti » de l’abstention une dimension active, affirmative, de contestation des institutions. Et celle-ci se fait plus radicale, pour deux raisons. La première, c’est qu’elle touche à présent aussi les élections municipales, pourtant jusqu’ici populaires en France. La seconde, c’est que si le Front national n’a pas pu mobiliser partout ces abstentionnistes, c’est que ceux-ci pourraient penser que ce parti est encore acteur du système. Les abstentionnistes seraient donc encore plus « antisystèmes » que le parti « antisystème ».

Savoir si cette abstention active et contestataire porte les mêmes idées que le courant social et patriote émergent est difficile. Ce qui est sûr, c’est que ce premier tour signifie l’apparition de nouvelles exigences et de nouvelles synthèses, digérées par l’opinion et donc puissamment politiques. Des troubles sont à craindre si des organisations ne viennent pas leur donner corps.

Romain Lasserre

 

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Balkany, Mellick… et Léotard : retour du clan des Siciliens ou des morts-vivants ?

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Léotard François, ex ministre des gouvernements Mitterrand et Chirac, était en retraite depuis plusieurs années. Oui, mais après les résultats des élections municipales dans sa ville de Fréjus – FN très largement en tête –, il a décidé de sonner le tocsin contre le mouvement de Marine Le Pen : « Nous devons trouver des réponses locales à la situation qui fait désormais de l’extrême droite, démagogique, populiste, anti-européenne une menace pour l’esprit républicain et le rayonnement de la France […] Des conseils locaux de citoyens libres doivent se développer dans toute la France, associant des familles de pensée différentes, mais se trouvant réunies dans chaque ville par une volonté commune de ne pas laisser la République livrée à ses adversaires. »

C’est qu’il vaut sans doute mieux la laisser entre des mains comme les siennes, lui qui se mit en retraite forcée de la politique suite aux multiples affaires peu reluisantes auxquelles son nom est associé : soupçons dans la commandite d’assassinat sur la députée Yann Piat ou les frères mafieux Saincené, condamnation à 10 mois de prison avec sursis pour financement illicite de parti politique et blanchiment d’argent, suspicion d’avoir sous-payé son ancienne propriété de Fréjus et d’avoir fait supporter à la collectivité la construction d’un mur la séparant d’un parc… Du lourd, comme on peut le constater, autant que son triple pontage coronarien depuis lequel il ne sévissait plus que dans l’écriture d’essais et de romans.

Toutefois, « l’indignation citoyenne », même aussi douteuse que la sienne, est-elle l’unique raison de sa réapparition ? Ne serait-ce pas plutôt l’ouverture d’une enquête les visant, lui et l’ex-Premier ministre Édouard Balladur, dans le volet financier de l’affaire Karachi qui vient d’être demandée par le procureur général près la Cour de cassation à la Cour de justice de la République (CJR) ? Simple interrogation citoyenne…

Mais ce n’est pas le seul retour d’un mort-vivant de la politique sous le feu des médias : le premier tour des élections municipales de dimanche dernier a rappelé aux bons souvenirs des électeurs un nombre impressionnant de mis en examen ou de condamnés assez stupéfiants.

Des UMP Patrick Balkany (sous le coup d’une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale » et d’une information judiciaire pour détournement de fonds), réélu au premier tour, ou Jean-Pierre Bechter (mis en examen pour des soupçons de fraude électorale), arrivé en tête, en passant par l’UDI André Santini (condamné en janvier 2013 à deux ans de prison avec sursis et à une peine d’inéligibilité de cinq ans pour détournement de fonds dans l’affaire de la fondation d’art Hamon), réélu avec 67 % des voix, au socialiste Jacques Mellick (condamné à cinq ans d’inéligibilité en 1997 pour faux témoignage) en tête du scrutin à Béthune… et sans compter nombre de « moins connus » ici ou là, toutes tendances UMPS et complices confondues, une constatation s’impose : les électeurs semblent se moquer de la moralité de leurs élus autant que ceux-ci se moquent des décisions de justice qui les frappent… ou les ont frappés.

C’est ça, aussi, la démocratie ? Il semble, en effet…

Philippe Randa

 

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Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3133 du 20 mars 2014

 

ON SAIT que les Britanniques ont un certain sens de l’humour. Chris Joannides, conseiller municipal conservateur du district londonien d’Enfield, le paie très cher. Sur sa page Facebook il avait posté une photo d’une femme en burqa, flanquée de sa fille, également en burqa, et de deux sacs-poubelles. Légende : « Je l’ai rencontrée là et je lui ai dit qu’elle avait trois beaux enfants. Elle n’avait pas à se mettre en rage et à me menacer. C’était juste une erreur ! » Du coup, la police, la justice, les media, les lobbys, ses amis qui aujourd’hui ne sont plus ses amis, le parti conservateur ont glapi d’importance. Il fallait qu’il fût exécuté. Le groupe conservateur au conseil municipal d’Enfield a immédiatement suspendu Joannides. Le Guardian a consacré tout un article à ce « racisme contre les musulmans ». Selon Azad Ali, président du Muslim Safety Forum, « c’est un exemple choquant de l’islamophobie institutionnalisée et normalisée. Nous comptons que le Parti conservateur prendra une position vigoureuse contre ce comportement, et qu’il prouvera que ses efforts en direction de la communauté noire et des minorités ethniques ne sont pas purement symboliques. Nous suivrons en outre cette affaire avec la police de Londres et veillerons à ce que toute la rigueur de la loi soit appliquée ». Et qu’a fait Cameron qui cherche à accroître la popularité (faible) du Parti conservateur parmi les minorités ethniques ? Il s’est couché ! Joannides quant à lui a expliqué qu’il n’était pas raciste. La preuve, il est issu d’une minorité “ethnique” (il est chypriote grec). Que voulez-vous que je vous dise. Avec des combattants pareils, on n’est pas sorti de l’auberge…

 

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HOLLANDE, UNE HONTE POUR LA FRANCE

 

Comment est-il possible d’être aussi nul, aussi nullissime, aussi crétin ? C’en est presque incroyable. Hollande, cet exceptionnel zozo, n’a rien trouvé de mieux, lors du dîner du CRIF, où ce lèche-botte de première bourre était évidemment présent, histoire de se prosterner devant les kippas, que d’évoquer avec émotion l’affaire Merah. Hollande avait osé déclarer : « C’est le fanatisme et non l’islam, qui a guidé le bras assassin de Merah à Toulouse et à Montauban lorsqu’il a abattu Jonathan, Gabriel, Arieh, Myriam, Imad Ibn Ziaten, Mohamed Legouad et Abel Chennouf. Quatre juifs, trois musulmans. Tous Français ». Problème : Abel Chennouf, militaire tué par Mohamed Merah à Montauban, n’était absolument pas musulman, mais catholique. Le père d’Abel Albert Chennouf-Meyer a protesté dans une lettre ouverte à François Hollande, évoquant une « agression verbale ». Il a écrit au Pingouin : « Lors de votre intervention au dîner du Crif […], vous affirmiez dans votre discours […] que Merah avait assassiné quatre juifs et trois musulmans. Mon épouse Katia, Tony et Sabrina mes enfants et moi-même, nous nous élevons et condamnons fermement votre inculture, votre agression verbale et votre mépris vis-à-vis de notre enfant Abel Samy Arnaud, qui est catholique de son état et non musulman. Je vous saurai gré de ne plus citer le prénom de mon fils, laissez-le dormir en paix ». Et il conclut par ces mots : « J’en veux plus à l’Etat qu’à Merah ! » Décidément, Hollande est une honte pour la France…

 

LE DALAÏ LAMA, UN GRAND COMIQUE DANS SON GENRE…

 

Le dalaï lama était il y a quelques jours en visite officielle à Washington. Il n’a pas manqué de dire des choses importantes. Interrogé sur le mariage homosexuel, il a répondu : « Si deux personnes, un couple, estiment que c’est plus pratique (?), que cela les satisfait plus et que les deux côtés sont d’accord, alors d’accord ». Il a bien entendu, condamné l’homophobie, expliquant que « c’est une violation des droits de l’homme ». Et dire qu’il y a encore des gens pour croire que le dalaï-lama est un grand homme !

 

UN ÉTONNANT ROMAN “UCHRONIQUE”

 

C’est Bruno de Cessole qui évoque dans Valeurs actuelles un étonnant roman de Bernard du Boucheron, Le cauchemar de Winston (Editions du Rocher, 190 pages, 17 euros) qui paraît le 20 mars. Rappelons ce qu’est l’uchronie : c’est la tentation de refaire l’histoire avec des “si”. Si Louis XVI n’avait pas été arrêté à Varennes, etc. Bernard du Boucheron évoque la Seconde Guerre mondiale. Le Führer renonce à attaquer la Russie, et conclut avec Staline un traité de paix et d’amitié perpétuelle. L’Angleterre et le Reich se partagent leurs zones d’influence, suite à la médiation entreprise par Rudolf Hess. En France, le successeur du Maréchal, décédé en 1951, est un ancien secrétaire d’Etat aux prisonniers, qui avait séduit le Maréchal. François Mitterrand comme successeur du Chef de l’Etat français… Il fallait oser. Notons cependant en passant que si Hitler n’avait pas lancé l’opération Barbarossa et attaqué l’Union soviétique, la défaite de l’Allemagne aurait été assurée avec certitude quatre ou cinq ans plus tard. Les gigantesques capacités en hommes et en réarmement de Staline n’auraient pas permis de tenir sur la durée. C’est la thèse que développe en tout cas Benoist-Méchin dans un de ses ouvrages.

 

MARIAGE FORCÉ CHEZ LES CATHOS, DE QUI SE MOQUE-T-ON !

 

Un clip censé lutter contre les « mariages forcés » vient d’être diffusé à l’occasion de la Journée des Femmes. Il s’agit du “mariage” d’une petite fille de huit ans organisé par des parents très “BCBG” (Julie Gayet, la compagne de Hollande, et Alexandre Astier) avec un de leurs amis, un beau spécimen de vieux dégénéré. La “cérémonie” a lieu dans une somptueuse mairie de beau quartier avec grand escalier éclairé par un vitrail d’art chrétien. Le viol de la fillette est évidemment accompli. Dans la chambre apparaît fugacement un crucifix. L’ambiance est là. Les mariages forcés sont, comme on le sait, le fait, majoritairement des Chrétiens. Pas des Musulmans ! Surtout pas ! Bon, certes, Aïcha, âgée de six ans, fut donnée par son père, Abu Bakr à Mahomet, mais celui-ci sut se montrer raisonnable. Il ne consomma le mariage que lorsque l’enfant fut âgée de neuf ans… En attendant, l’AGRIF de Bernard Antony ne goûte absolument pas la plaisanterie et a décidé de porter plainte pour attaque et diffamation à l’encontre de la société chrétienne.

 

CETTE MÉPRISABLE “DROITE” PARISIENNE

 

GayLib a organisé vendredi 7 mars un « apéro politique » en présence de Roselyne Bachelot, de Nathalie Kosciusko-Morizet et de la candidate UMP à la mairie du IIIe Marie-Laure Harel. Cette dernière s’est prononcée en faveur de la GPA et a dénoncé « le manque cruel de courage de la gauche » qui n’a pas ouvert la PMA aux couples de femmes. Et elle ajouta : « On n’a pas été très progressistes à droite sur le mariage. Je suis déçue par la position de l’UMP, mais le mariage n’est pas la seule raison pour laquelle on choisit un parti. Nous sommes en train de faire chez nous le travail que d’autres ont fait à gauche il y a 10 ans. » Et elle précisa que si la droite remportait la municipalité, les subventions aux associations LGBT ne diminueraient pas. Il est bon de le savoir avant les élections.

 

RIONS… À PROPOS D’UNE DÉCLARATION D’IMPÔTS

 

A la question : Avez-vous des personnes à votre charge ? Un citoyen a répondu :

2,1 millions d’immigrés illégaux,

4,4 millions de chômeurs,

900 000 criminels répartis dans 85 prisons

650 crétins au parlement,

+ la totalité de la Commission Européenne.

L’administration lui a renvoyé sa déclaration en disant que sa réponse était inacceptable.

La personne a alors demandé : Pourquoi, j’ai oublié quelqu’un ?

 

LA MAGISTRATURE EN TABLIER

 

L’article paru sur le site Le Point.fr est des plus étonnants. Son titre : la magistrature en tablier et son sous-titre : « Gilbert Azibert (premier avocat général à la Cour de cassation), soupçonné d’avoir renseigné Nicolas Sarkozy, appartient à la franc-maçonnerie. Ce qui pose la question de sa double allégeance… » Gilbert Azibert aurait renseigné Nicolas Sarkozy sur une procédure en cours devant la Cour de cassation en lien avec l’affaire Bettencourt. Il aurait fait, il y a quelques jours, une chute malencontreuse dans les escaliers. D’aucuns évoquent une tentative de suicide. Toujours est-il que l’article excellent du Point y va franco de port. Extraits : « Ils troquent quelques heures par mois leur longue robe noire pour une autre panoplie : tablier et gants blancs. À tous les étages de la magistrature, et surtout aux plus élevés — c’est à cela que ça sert —, les francs-maçons sont là ». Un autre titre de l’article : « Un serment contre l’autre » Gilbert Azibert est l’un des dignitaires de la Grande Loge nationale française (GLNF), une loge dite plutôt de droite et connue pour son affairisme. L’auteur de l’article, qui ne manque ni d’insolence, ni de pertinence, ni de courage, poursuit : « Comme tous ses collègues initiés, il a donc prononcé deux serments : l’un dans les prétoires, l’autre en loge. Au-delà de l’affaire des écoutes, son exemple met en lumière toutes les difficultés qui résultent de cette double allégeance : est-ce que l’une, professionnelle, prend toujours le pas sur l’autre, discrète ? Une question d’autant plus douloureuse qu’aucun magistrat, en France, n’a jamais eu le courage d’effectuer son “coming out”. C’est obligatoire en Grande-Bretagne. En Italie, où le souvenir de la loge P2 demeure vivace, il est interdit de cumuler les deux statuts, l’un public, l’autre caché. Aux États-Unis, les francs-maçons assument et même affichent équerre et compas jusque sur leurs plaques d’immatriculation. En France, c’est l’omerta. Résultat : dès qu’une affaire éclate, le soupçon jaillit. » Bien dit ! En attendant, on apprend qu’“Annulator” était son surnom en tant que secrétaire général du ministère de la Justice, et président de la chambre de l’instruction à Paris où il exterminait allègrement des dossiers parfois sensibles. On se demande au profit de qui…

 

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26/03/2014

Ils ont voté… et puis après ?

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« Dans une France socialiste / Je mettrais ces fumiers debout /À fumer le scrutin de liste / Jusqu´au mégot de mon dégoût / Et puis assis sur une chaise / Un ordinateur dans le gosier / Ils chanteraient La Marseillaise / Avec des cartes perforées / Le jour de gloire est arrivé… », chante ce matin Léo Ferré sur mon vieux gramophone.

Ils ont voté, et puis après ? Comme il avait raison, le vieil anar quand, indépendamment de la divine surprise de Robert Ménard à Béziers, de la déroute socialiste à Marseille comme ailleurs, je m’interroge – dubitatif – sur la cécité des électeurs de Pau ou, plus perplexe, sur la réélection de quelques « fumiers » de droite comme de gauche que le scrutin municipal vient de conforter. Patrick Balkany qui, malgré des casseroles dignes d’un Erdoğan ottoman, entame un quatrième mandat à Levallois. Idem pour Éric Woerth réélu au premier tour, blanc comme neige à Chantilly alors qu’on suspecte fortement l’ancien ministre du Budget d’avoir consenti à Bernard Tapie un traitement fiscal avantageux, comme il l’aurait fait pour son ex-employeur de L’Oréal… Ou encore le blanc-seing consenti à Georges Tronc, blanchi du soupçon de harcèlement sexuel par deux anciennes employées de la commune de Draveil dans l’Essonne, qui vient de le réélire, sans l’ombre d’un doute.

Ils ont voté, et puis après ? On verra dimanche si le suffrage universel nous réserve d’autres surprises de ce genre. Pour ma part, je compte m’inscrire pour le prochain scrutin municipal dans la petite commune de Magstatt-le-Bas, dans le Haut-Rhin, qui vient d’élire, comme un seul homme… Miss France 2012 !

Belle revanche pour la séduisante Miss France Delphine Wespiser, qui s’était fait allumer après son sacre pour avoir eu l’outrecuidance de parler sa langue natale sur les ondes nationales. Minois engageant mais langue teutonne : une marionnette qui dit « Danke schön » aux « Guignols » de Canal+, deux humoristes en rajoutant : « De toute façon, l’Alsace, c’est l’Allemagne ! »

Notre Miss aurait « causé créole », roulé les « r » ou tchatché avec l’accent de Fanny, sûr que notre Miss alsacienne aurait eu un destin national ! Alors que là, la couronne quittait l’Hexagone, en écho au tout aussi stupide « la Coupe quitte la France » de l’inénarrable Thierry Roland, lors de la finale remportée par le Racing-Club de Strasbourg. Élue dès le premier tour, Delphine Wespiser a tenu à souligner que son engagement était réel : « Ça fait un moment que je m’investis pour l’Alsace et pour la défense du dialecte alsacien. » Ce n’est pas gagné !

José Meidinger

 

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Chantage et vengeance : les voilà, leurs fameuses « valeurs républicaines » !

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Ça y est, on sait désormais ce que sont ces omniprésentes « valeurs républicaines » que la quasi-totalité de la classe politique ne cesse de jeter à la face du Front national… On en arrivait à se demander si elles existaient vraiment…

Tout d’abord, grâce à Olivier Py, directeur du festival d’Avignon, indigné par le succès du candidat frontiste Philippe Lottiaux (il a devancé d’une courte tête la candidate socialiste dimanche soir, lors du premier tour des élections municipales) : « 30 % au FN, je ne reconnais pas ma ville. »

« Sa » ville, allons bon ! Comme étaient sans doute « ses » villes précédentes : Orléans, dont il était en 1997 le directeur du Centre dramatique national… ou encore Paris où il dirigeait le Théâtre national de l’Odéon en 2007 ! « Sa » ville, donc ! Comme « sa » conception du suffrage universel… et « ses valeurs républicaines » : « Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front national. Cela me semble tout à fait inimaginable […] Je n’envisage que deux solutions possibles : soit je démissionne et on nomme un nouveau directeur ; soit on délocalise le festival dans une autre ville. »

Du chantage aussi, donc… Et ce ne sont pas les autres autoproclamés propriétaires des « valeurs républicaines » que sont les responsables d’Europe Écologie Les Verts qui le démentent : non seulement ils viennent de négocier âprement un accord de fusion de liste à Paris grâce à leurs bons résultats suite au récent pic de pollution dans la capitale – 8,86 % au total, passant les 10 % dans neuf arrondissements et en position de conserver la mairie du IIe –, mais surtout, à Nantes, la liste socialiste de Johanna Rolland et la liste EELV de Pascale Chiron vont fusionner.

Nantes où Johanna Rolland, adoubée par l’ex-maire, est certes arrivée en tête avec 34,51 %, mais n’a pas réussi à l’emporter dimanche dernier, faute justement d’union avec les écologistes au premier tour des municipales, une première depuis l’arrivée à l’hôtel de ville de Nantes de Jean-Marc Ayrault en 1989.

« La question du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, auquel s’oppose EELV tandis qu’il est soutenu par les socialistes, est une de leurs principales pommes de discorde et elle a été longuement discutée pour aboutir à une fusion des listes. Les négociations entre les deux équipes de campagne, entamées dès dimanche soir, ont duré toute la journée de lundi et jusqu’en milieu de soirée », rapporte Le Figaro.

On imagine aisément ce qu’il en a été : les écologistes viennent en aide aux socialistes pour que ceux-ci ne risquent pas de perdre cette ville symbole… à condition, donc, que l’aéroport soit purement et simplement enterré !

Jean-Marc Ayrault s’était obstiné, pourtant, dans ce projet. Quelle importance désormais ? Il est désormais tellement « à la ramasse » qu’il n’en est plus à cela près !

Après avoir avalé deux ans durant tant et tant de couleuvres de la part de leurs « alliés » socialistes, on imagine la gourmandise avec laquelle EELV vient ainsi de leur rendre la pareille.

Concernant leurs « valeurs républicaines », il faut à l’évidence ajouter la vengeance au chantage. Rien que du beau monde, tout ça…

Philippe Randa

 

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C’est beau la démocratie.

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25/03/2014

République bananière d’Ukraine : vol au-dessus d’un nid de cinglés. Par Xavier Moreau

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Humilié par son échec, le département d’État américain a décidé d’appliquer à l’Ukraine la même politique de terre brulée qu’en Syrie. Les bandes continuent de semer le désordre partout dans le pays. Deux députés de Svoboda se sont attaqués au directeur de la première chaîne publique de télévision, si bien que, même les journalistes français n’ont pas osé passer cela sous silence. Une gifle à un journaliste les choque davantage que « les snipers de l’OTAN » tirant sur les policiers et les manifestants, que ce soit à Damas ou à Kiev. Les mêmes snipers ont tenté, le 18 mars dernier, de faire basculer la réunification de la Crimée dans un bain de sang. Bilan : un soldat ukrainien et un cosaque sont morts. À ces morts s’ajoutent deux blessés, un dans chaque camp. Ces derniers sont soignés dans un hôpital russe de Crimée. La palme du mensonge, ou de la bêtise, revient à l’envoyée spéciale du journal « Le Monde ». Dans un tweet, Marion Van Renterghem évoque une procession pour « deux cosaques morts et rien pour le soldat ukrainien ». Cette idiote ne s’est même pas aperçue que, sur sa propre photo, c’est le portrait du soldat ukrainien qui est tenu par l’homme à droite. Ces deux hommes, qui ne seront malheureusement pas les derniers à tomber sous les balles de l’OTAN, ont eu droit à un enterrement commun à la maison des officiers. Ces cosaques et ces soldats ukrainiens de Crimée ne se sont pas trompés d’ennemi.

 

Le reste de la situation à l’intérieur du pays oscille entre l’anarchie et le sordide. Les milices néo-nazies révèlent leur vraie nature, celle de brigands provenant des zones les plus arriérées de l’Ukraine, et cherchant à s’enrichir rapidement par la rapine systématique. Les miliciens sont devenus des hommes de main, investissant tour à tour l’usine de vodka de Némirov, des usines étrangères ou un train de passagers russes. Ajoutons que la semaine dernière, deux procureurs auraient été pendus dans la région de Lvov.

Pour certains hommes d’affaires ukrainiens, Kiev ressemble désormais à Chicago, et c’est la radio anti-Poutine « Écho de Moscou » qui le dit. Le banditisme y est devenu incontrôlable. L’idéologie de « Pravy Sektor » a fait place à du racket pur et simple. Voici ce qui s’est passé la semaine dernière et dont la presse française ne parlera jamais :

  • À Kiev, 11 notaires ont été attaqués par les « héros de la révolution (HR)» (Svoboda/Pravy Sektor).
  • Un restaurant turc à Bessarabka (centre de Kiev), qui venait d’ouvrir, a été réduit en cendres pour avoir refusé de payer l’impôt révolutionnaire mensuel.
  • Un chauffeur de taxi a été tué et un autre a disparu, après avoir repoussé une attaque avec un pistolet d’alarme. Les HR ont immédiatement convoqué les patrons des sociétés de taxis de Kiev, exigeant que le chauffeur soit livré au « tribunal révolutionnaire ». En cas de refus les HR entreraient en guerre contre les chauffeurs de taxi.
  • Deux HR, qui avaient été arrêtés pour extorsion dans le quartier de la gare centrale de Kiev, ont été immédiatement relâchés par Paruby, le néo-nazi à la tête du comité de sécurité ukrainien.
  • Deux étudiantes ont été violées sur le Maidan. L’une d’entre elle est morte de ses blessures, une autre, dans un état de prostration total, est hospitalisée.
  • Le magasin de luxe Helen Marlen a dû fermer pour ne pas avoir à payer la taxe révolutionnaire. Le magasin de parfum « Bonjour » a également fermé pour la même raison.
  • À suivre : le comité anti-corruption dirigé par Mlle Chernovol serait en fait une structure d’expropriation et de racket, qui s’attaqueraient aux appartements et maisons cossus de la banlieue de Kiev.

Svoboda a créé une garde nationale pour tenter d’éloigner les racailles du centre de Kiev, et de se doter de forces armées autonomes, dévouées aux ministres néo-nazis du gouvernement putschiste. Jusqu’à présent l’essentiel de l’armée ukrainienne, basée à l’est, était contrôlée majoritairement par les russophones. En Crimée, 90% des troupes ont d’ailleurs rejoint l’armée russe. Au vu des premières images de l’entrainement de cette nouvelle garde nationale, elle ne sera pas d’une grande utilité contre l’armée russe. En revanche, elle pourra sécuriser sans problème la prochaine « Gay Pride » à Kiev : tôt ou tard, l’Union européenne fera subir à la capitale ukrainienne le même destin post fasciste que Zagreb.

« Pravy Sektor » a refusé de déposer les armes et de rejoindre la garde nationale, ce qui en dit long sur le déroulement « démocratique » des prochaines élections. La mort d’Alexandre Muzytchko, l’un des piliers de « Pravy Sektor » est sans doute un signal pour le début des règlements de comptes entre groupes néo-nazis. Ce dernier avait récemment déclaré que les dirigeants de Svoboda avaient l’intention de le tuer. C’est la police de Svoboda qui s’en est effectivement chargée. Si cela s’était produit sous Ianoukovitch, la presse française aurait dénoncé un crime monstrueux contre la démocratie.

Le département d’État américain, pris totalement au dépourvu par la réunification de la Crimée, cherche à reprendre la main en provoquant un bain de sang entre les armées russe et ukrainienne. Devant le peu d’entrain de cette dernière de vouloir s’engager contre un peuple frère, les conseillers militaires américains ont donné l’ordre à Svoboda de prendre progressivement le contrôle des troupes régulières, en augmentant la proportion de militants néo-nazis dans ses rangs. Dans le même temps, Svoboda envoie progressivement des véhicules blindés à la frontière russe, en essayant de mettre au sein des unités l’équivalent des commissaires politiques. Nombres de ces mouvements ont été bloqués par les populations de Donetsk, de Lougansk et de Kharkov.

Le gouvernement et le parlement sont sous le contrôle des activistes, dont la nature anti-démocratique est si évidente que même la télévision pro-Maidan le montre (ici les Afghaniets). Les leaders pro-russes dans l’est sont enlevés les uns après les autres par Svoboda, qui, rappelons-le, contrôle toutes les structures de force. La présence de mercenaires étrangers a été confirmée par la presse russe pro-américaine, leur mission étant de réprimer les mouvements fédéralistes dans le sud-ouest de l’Ukraine. Les oligarques Kolomoïski et Taruta avaient été les premiers à y faire appel.

Faute d’avoir les compétences et le courage pour diriger le pays, le gouvernement putschiste enchaine les mesures anti-russes pour camoufler sa nullité. Dernière mesure en date, Svoboda a exigé l’instauration d’un régime de visa avec la Russie. Arseni Iatsenouk s’est aussitôt opposé à cette décision stupide et a obtenu gain de cause. Vladimir Poutine avait, de toute manière, sagement décidé de ne pas appliquer de réciprocité. Plus de deux millions d’Ukrainiens de l’est travaillent en Russie.

Les Européens ont agité un peu de verroterie devant I ’insignifiant Premier Ministre, Iatsenouk, en lui faisant signer un accord d’association vide de tout contenu économique, le fameux volet politique (le prix de l’analyse la plus fumeuse va à Ulysse Gosset sur BFMTV). L’aide est pour l’instant distribuée sous forme de promesses, et le processus ressemble de plus en plus au « Téléthon ». Ils semblent que les instances internationales hésitent à prêter à un gouvernement qui aura peut-être disparu dans deux mois.

Les sanctions

Comme nous l’avions annoncé, les sanctions ont surtout été l’occasion d’une franche rigolade à Moscou. Les dirigeants russes n’ont même pas eu la politesse de faire semblant d’être inquiets. Le problème des occidentaux est, une nouvelle fois, de croire les mensonges qu’ils lisent dans les journaux, après les avoir dit eux-mêmes aux journalistes. Répétons-le : il n’y a plus d’oligarques en Russie. La richesse n’y fait plus le pouvoir, au contraire de l’Ukraine, où ils sont désormais gouverneurs ou ministre de l’intérieur. Les hauts fonctionnaires russes n’ont pas le droit d’avoir des comptes en banque et des actifs (hors immobilier déclaré) à l’étranger. Rien ne ferait plus plaisir à Vladimir Poutine que les biens des contrevenants y soient saisis. Un premier effet vertueux est d’ailleurs apparu, dès les premières menaces de sanctions, sous la forme de rapatriements de fonds en Russie.

Les interdictions de visa

Pas vraiment de surprise sur les listes noires américaine et européenne, sauf en ce qui concerne la présence d’Elena Mizulina, le député de Russie Juste, qui est chargé des lois sur la famille, et qui s’était fait connaitre en Europe pour son militantisme en faveur de la famille traditionnelle.

Nos lecteurs s’imaginent bien que cette gentille dame n’a pas grand-chose à voir dans la réunification de la Crimée. De plus, elle n’appartient pas au parti du Président Poutine, mais à « Russie Juste », lui-même membre de l’internationale socialiste, tout comme le Parti Socialiste français. La rage l’a sans doute emporté chez le lobby LGBT, à l’idée que la « Gay Pride » à Sébastopol sera bannie pour 100 ans. Plus sérieusement, cela démontre que l’OTAN mène une guerre totale contre l’Europe, où le combat civilisationnel reste central.

Le gaz

Les journalistes n’ont désormais plus que ce mot à la bouche, alors que la Russie n’a jamais brandi l’ombre d’une menace et qu’elle continue de financer la dette gazière ukrainienne. Cette dette va s’accroitre considérablement, puisqu’en plus de la fin du discount de décembre 2013, s’ajoute la fin de celui qui avait été accordé lors de la reconduction du bail de Sébastopol en 2010.

L’Europe ne peut remplacer ni à court terme ni à moyen terme sa dépendance au gaz russe et elle serait bien stupide de le faire. L’exploration du gaz de schiste ukrainien aboutira aux mêmes déceptions qu’en Pologne. La rentabilité n’y sera pas, comme aux États-Unis où cette bulle explosera tôt ou tard. En attendant, les États-Unis ne feront pas profiter les Européens d’une énergie subventionnée, qui leur a permis de relancer une partie de leur industrie, notamment la chimie lourde. Cela reviendrait à subventionner ses propres concurrents. Si par miracle, les recherches aboutissaient en Ukraine, l’exploitation profiterait en premier lieu à l’est de l’Ukraine, puisque les deux champs se trouvent près de Kharkov et de Donetsk. Quant à l’exploration en mer noire, c’est désormais avec la Russie qu’il faudra négocier.

Enfin, c’est la Chine qui devrait faire, grâce aux pressions occidentales, une bonne affaire, en signant prochainement un contrat très favorable sur la livraison de gaz russe (plus de détails à venir).

Les « Mistrals »

L’intérêt supérieur de la France est préservé car c’est l’option chevènementiste qui l’emporte. La bonne nouvelle est venue du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian : « Pas de décision avant octobre 2014 ». Sept mois pour oublier la Crimée seront plus que suffisants. Les matelots russes vont donc arriver bientôt en France pour y être formés. Peu importe qu’il ait fallu, pour calmer les Polonais hystériques et les Américains revanchards, annuler quelques manœuvres franco-russes et envoyer quelques « Rafales » pour soutenir les vieux mono-réacteurs F-16 de l’US Airs Force (l’heure de vol du F-22 est hors de prix et le F-35 s’obstine à ne pas vouloir voler correctement). Soulignons au passage la méconnaissance totale de l’état réel des chantiers navals russes par les rédacteurs du réseau Voltaire. La Russie n’est pas en état de produire un navire comme le Mistral, elle devra pour cela reconstruire ses chantiers navals, laissés en déshérence pendant l’ère Eltsine. La France pourrait l’y aider d’ailleurs…

Le G8

Le meilleur pour la fin. Cette proposition d’exclure la Russie avait été proposée en 2008, par John McCain, et avait plutôt suscité la moquerie. Devant le choix limité de sanctions, nos malheureux occidentaux ont dû ressortir cette « punition », de la boite à malices du vieux sénateur. Soyons clairs, Vladimir Poutine s’en moque plus que de sa première Vodka, d’autant qu’avec 14% (de son PIB) d’endettement, la Russie n’a plus vraiment sa place entre le Japon et les États-Unis qui battent tous les records. Le G7 n’est qu’un club de puissances endettées sur le déclin. Washington n’a toujours pas compris, ou ne veut toujours pas admettre, que le monde a changé, et qu’il est temps d’écouter Ron Paul et Patrick Buchanan, plutôt que ces anciens trotskistes devenus néo-conservateurs. La Russie est à l’heure du G20, et les puissances européennes devraient s’y mettre au lieu de s’enferrer dans un combat d’arrière-garde, pris au piège entre l’UE et les États-Unis.

Xavier Moreau

 

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La Grande Russie

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Le journal officiel du politiquement correct, Le Monde, titre rageusement en première page (20 mars) : « Annexion de la Crimée : le triomphe de Poutine, l’impuissance de l’Ukraine et des occidentaux ». Et, en page 3, titre : « A Moscou, Poutine met en scène son triomphe et défie l’Occident ». Eh oui, Messieurs-Dames, ça fait mal là où je pense, hein ?

Parce que les nains de Bruxelles et le coloré de Washington ont beau brasser de l’air… ce n’est que de l’air. En face, le tsar Poutine avance ses pions sur l’échiquier, imperturbable.

Pourquoi en sommes-nous pleinement satisfaits ? Parce que démonstration est faite que l’insupportable prétention yankee à être le gendarme du monde peut être tenue en échec voire ridiculisée. Parce que le peuple russe, emporté par un enthousiasme identitaire, vibre devant la naissance d’une Grande Russie. Parce que la mauvaise foi, la duplicité, l’hypocrisie des dirigeants occidentaux éclate au grand jour : quand un peuple entend exercer son droit à disposer de lui-même, c’est un concert de hurlements de la part des « démocrates » - des « démocrates » qui refusent la règle du jeu démocratique si ce peuple « vote mal » (comme ce fut le cas récemment des Suisses).

Pourtant les marionnettes qui servent de chefs d’Etat et de ministres aux occidentaux devraient se poser une question, une bonne question : combien, parmi leurs concitoyens, sont prêts à mourir pour Kiev ? Kiev, où règne une confusion due aux oppositions entre clans rivaux, où personne ne sait très bien qui exerce vraiment le pouvoir et où le conseil des rabbins d’Ukraine a adressé « une lettre cinglante » à Poutine (Le Monde, 16 mars). Celui-ci est sûrement terrorisé… Le 18 mars, devant la foule en liesse sur l’esplanade du Kremlin, il a lancé : « Nous sommes ensemble ! Gloire à la Russie ! ». Le même jour Le Monde, consterné, titrait : « La Crimée ravive la ferveur nationaliste en Russie ». La ferveur nationaliste… Il y a longtemps que les Occidentaux, décérébrés, ne savent plus ce que c’est.

Morale (provisoire) de cette histoire : le courage politique paie toujours. Tous ceux qui, en Europe, mènent le combat de la résistance identitaire, saluent le drapeau de la Grande Russie.

Pierre Vial

 

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Les scores aux élections : un véritable choc de clarification

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Les enquêtes d’opinion, quoi qu’on en pense d’ailleurs, sont devenues le plus précieux et le plus indispensable des indicateurs, non seulement pour les opportunistes enclins à prendre le vent mais pour les gouvernants, les observateurs, les analystes de la politique et plus généralement pour ceux des citoyens – plus nombreux qu’on ne le dit – qui suivent la marche des événements, qui ont au cœur le souci de leur pays et qui peuvent entendre battre son pouls au rythme de ces consultations régulières. Elles allaient toutes dans le même sens depuis des mois et il n’était pas douteux, à la veille du premier tour des municipales, que celles-ci ne seraient pas bonnes pour le gouvernement. Mais dans quelle mesure, jusqu’à quel point et avec quelle signification ?

Rien ne vaut le sondage en vraie grandeur que constituent des élections, et si François Hollande était anxieux de savoir ce que les Français pensaient de sa politique et de sa personne, le voilà maintenant fixé. Non seulement les candidats qui s’en réclamaient enregistrent partout de mauvais résultats, non seulement les considérations locales et la cote personnelle de tel ou tel bon maire ne les ont nulle part garantis contre un recul généralement compris entre cinq et dix points, mais la punition qu’ils ont tous subie est d’autant plus sévère qu’ils étaient réputés plus proches du président de la République et de son Premier ministre. Cette proximité ne les protège pas, elle les pénalise…

Etre ministre, dans le climat actuel, n’est pas un atout mais un handicap, pas un plus mais un moins. En témoignent les mauvais scores enregistrés à Laval par Guillaume Garot, au Mans par Stéphane Le Foll et la pitoyable contre-performance de Marie-Arlette Carlotti à Marseille. Bon maire, et jusqu’ici réputé inexpugnable à Quimper, Bernard Poignant paye d’une humiliante deuxième place son rôle, complaisamment mis en lumière par les médias, de conseiller intime du locataire de l’Élysée. À Nantes, son titre de première adjointe de Jean-Marc Ayrault vaut une chute de vingt points à Johanna Rolland. C’est pour le Premier ministre un camouflet personnel qui s’inscrit à l’intérieur du désaveu général. L’heure va bientôt sonner pour lui des adieux à l’hôtel Matignon et au projet de Notre-Dame-des-Landes. Le scrutin de dimanche a constitué un véritable choc de clarification.

Dans le palmarès des échecs socialistes que l’on pourrait égrener ville après ville, les personnes sont moins en cause que leur appartenance, que leur étiquette, et la vexation d’un second tour imposé à de bons maires comme François Rebsamen à Dijon ou Gérard Collomb à Lyon l’établit clairement, tout comme il est établi que cette cuisante défaite est essentiellement due à la déception, à la rancœur, à la colère des électeurs mêmes – les pauvres – qui avaient cru aux promesses de François Hollande. Ce sont eux qui, en s’abstenant massivement, ont infligé au président de la République et à son camp, plus sévères que la gifle annoncée, deux retentissantes paires de claques. Un aller-retour pour la politique d’austérité et l’échec de la lutte pour l’emploi, un aller-retour pour l’inféodation à l’Europe libérale et la capitulation devant le patronat. Il n’y a plus à se demander pourquoi François Hollande a si facilement les joues rouges.

Il y a bien longtemps, maintenant, que la légendaire usine de l’île Seguin a fermé ses portes et que, par dizaines de milliers, les ouvriers de l’automobile et des autres secteurs sinistrés de l’économie ont rejoint les rangs de l’immense armée des précaires, des sacrifiés, des chômeurs que nos gouvernements successifs ont abandonnés sur le bord de la route. Billancourt n’est plus qu’un nom, symbole malgré lui du grand déclin de notre industrie Mais pas plus aujourd’hui qu’hier on ne peut impunément désespérer Billancourt.

Dominique Jamet

 

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Pour EELV, le FN n’est pas assez sérieux pour diriger une mairie !

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Lundi matin, rencontre sur un plateau de radio entre Jean-Vincent Placé, sénateur président du groupe Europe Écologie Les Verts (EELV), et Florian Philippot, vice-président du Front national – Rassemblement Bleu Marine (FN-RBM), arrivé en tête du premier tour de l’élection municipale de Forbach. Ambiance.

Le premier n’est certes pas heureux des résultats électoraux de la veille, mais se console avec l’espoir que les siens emportent dimanche prochain la 11e ville de France : Grenoble ! Le candidat EELV Éric Piolle, allié pour l’occasion au Front de gauche (FG), y devance en effet la liste socialiste…

Une belle entente de circonstance, pas comme à Sevran, en Seine-Saint-Denis, où Clémentine Autain, candidate FG, a déposé plainte contre X pour « calomnies, diffusion de fausses nouvelles et détournement de fonds publics ». « Dans son viseur, l’équipe du maire sortant (EELV), Stéphane Gatignon, qu’elle accuse de diffuser des tracts anonymes, l’attaquant sur sa domiciliation et ses positions sur la “théorie du genre”. “C’est lamentable”, s’emporte-t-elle », rapporte Libération.

Les alliances d’EELV avec le Parti socialiste (PS) ou le FG sont donc à géométrie variable, et gageons que les tractations entre la socialiste Anne Hidalgo et les écologistes parisiens – s’il est probable qu’elles aboutissent – doivent être tout sauf un long fleuve tranquille…

« Nous sommes en discussion : ce qui nous rassemble est beaucoup plus fort que ce qui nous divise », a beau marteler la dauphine désignée de Bertrand Delanoë, nul doute que ça doit tout de même être chaud. D’après le quotidien Le Monde, « EELV pourrait espérer 16 ou 17 sièges au Conseil de Paris, sur 163, contre 9 actuellement ».

C’est dire si on sentait chez Jean-Vincent Placé une pointe de jalousie face à Florian Philippot qui, lui, ne mendie rien à l’UMP et répète ce que Marion Maréchal-Le Pen a déclaré dès dimanche soir et semble en passe de devenir le nouveau leitmotiv du Front national : « Nous pouvons gagner seuls ! »
Effectivement, à quelques exceptions près, ni la droite ni la gauche ne vont accepter de retirer leur liste facilement, ce qui aurait pour conséquence immédiate de les faire disparaître de la vie politique locale d’une ville six ans durant. Le Front républicain anti-FN a fait son temps… sauf pour Jean-Marc Ayrault qui a appelé, sans y croire, à le constituer de nouveau. Pauvre homme, ça devient indécent de le montrer ! Ensuite, il est aisé au FN-RBM de renvoyer ses ennemis à leur propre argumentaire : comment peut-on arguer de démocratie en excluant un mouvement qui rassemble des millions de suffrages depuis maintenant plus de quarante ans ?

C’est ce qu’a fait remarquer Florian Philippot à Jean-Vincent Placé. Celui-ci est alors convenu qu’il considérait normal que le FN, vu son poids électoral, soit représenté non seulement au Parlement européen, mais également à l’Assemblée nationale (il a rappelé à cette occasion que les écologistes étaient pour le retour au mode de scrutin proportionnel), mais qu’il s’opposait en revanche vigoureusement à ce que le FN ait la moindre responsabilité dans une gestion quelconque, ne serait-ce que d’une simple ville, la chose étant trop sérieuse pour cela.

Entendre un écologiste parler de ce qui peut être sérieux ou pas est toujours délicieux. Florian Philippot, bien élevé, a eu la gentillesse de ne pas éclater de rire. Contrairement, sans doute, à nombre d’auditeurs.

Philippe Randa

 

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24/03/2014

Au nord, Steeve Briois se devait de gagner à Hénin-Beaumont

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De fait, la France n’est plus coupée en deux – sauf sur Boulevard Voltaire pour traiter des résultats du premier tour des élections municipales : voir ceux au Sud pour Nicolas Gauthier –, elle est désormais politiquement partagée en trois : union de la gauche et écologistes, union de la droite et centristes et… Front national-Rassemblement Bleu Marine.

Au nord comme au sud, quels que soient les cas de figure, ce constat s’impose.

À l’heure où ces lignes sont écrites, tous les résultats n’étant pas encore connus, nous ne nous arrêtons que sur deux villes emblématiques.

Hénin-Beaumont, bien sûr… Quels qu’auraient été la « percée », le « raz-de-marée », la « surprise », on ne sait quoi encore, du mouvement dirigé par Marine Le Pen, un mauvais score de son secrétaire national Steeve Briois ou une défaite, même d’un cheveu, au second tour, auraient été ressentis comme un échec cuisant et lourd de conséquence pour l’avenir de cette formation.

Il fallait que Steeve Briois l’emporte. C’est fait ! Et qu’il l’emporte au premier tour n’est finalement que « cerise sur le gâteau » : ce n’est pas seulement la confirmation d’un enracinement, c’est la preuve qu’avec le Front national-Rassemblement Bleu Marine, désormais, on gagne… et que l’on gagne alors que toute la classe politique se devait de l’en empêcher. Et elle ne s’en est pas gênée. À coups de sondages douteux, donnant certes Briois en tête au premier tour, mais à moins de 40 %, talonné par les forces républicaines, de gauche de préférence… et battu (systématiquement) au deuxième tour.

Patatras, les électeurs ont tranché… On en arriverait presque à négliger les autres résultats… et pourtant ! Sans compter les « cartons » dans le sud de la France, un doublé s’annonce possible à Forbach avec le vice-président du FN-RNB : Florian Philippot en tête, devant le candidat socialiste… et un candidat UMP qui, à en croire Henri Guaino sur les plateaux télé, ne compte pas se retirer en appelant au Front républicain contre lui. Après le Nord, l’espoir à l’Est ? Et aussi dans le Nord-Est à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais) et Villers-Cotterêts (Aisne) où les listes à la flamme tricolore sont également arrivées en tête ? Réponse dimanche prochain.

Quoiqu’il se passe dimanche prochain, que la gauche parvienne (ou non) à enrayer sa Bérésina électorale du premier tour, que les espérances de la droite parlementaire se brisent (ou pas) sur les dizaines de triangulaires et quadrangulaires prévisibles, que tous les Hôtels de ville à la portée de ses candidats ne tombent pas dans l’escarcelle FN-RNB, force est reconnaître le constat de Marine Le Pen que « le Front national s’implante comme il le voulait et il le fait avec un cru exceptionnel (…) la fin de la bipolarisation de la vie politique française »…

Et Paris ? Qui aurait donné les listes de Nathalie Cause Toujours Mauricette (comme la brocarde Laurent Gerra) en tête (en nombre de voix, mais pas en nombre d’arrondissements et pour le second tour, NKM n’a guère de réservoir de voix) devant celles d’Anne Hidalgo, dauphine désignée de Bertrand Delanoë ? D’autant que sont battues, dans les arrondissements où elles se présentaient respectivement, les listes que l’une et l’autre menaient.

Un entre deux-tours peut réserver bien des surprises. Prions pour qu’elles ne soient pas forcément désagréables…

Philippe Randa

 

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Au Sud, ratatouille pour UMP et PS ?

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Sans surprise, Alain Juppé est réélu à Bordeaux dès le premier tour. Mais sa récente alliance en vue de la présidentielle de 2017 avec François Bayrou semble contagieuse, sachant que ce dernier caracole à Pau avec 43 %.

De son côté, Niort, ville historiquement de gauche depuis soixante ans, passe à l’UMP dès le premier tour avec 53 %. Une petite révolution…

Mais le véritable choc de la soirée, c’est Marseille, ville éminemment symbolique, dans laquelle le frontiste Stéphane Ravier s’invite au second tour avec 22 %, derrière Jean-Claude Gaudin (38 %), et juste devant le PS (21 %). Situation contraire dans une autre ville tout aussi symbolique, Carpentras, où le FN (34 %) talonne le PS (37 %).

Voilà qui contredit les Tartarins des sondages, sachant qu’à Tarascon, le même FN est en tête avec 39,24 %. Festival à Avignon, avec le FN qui sort en premier du chapeau : 28,9 %. À Villeneuve-sur-Lot, l’ancien fief du socialiste Jérôme Cahuzac, le PS sauve les meubles avec 28,65 %, mais talonné par le FN (26,01 %).

À Perpignan, Louis Aliot, vice-président du FN, fait la course en tête avec 34 %. Tout comme David Rachline à Fréjus, avec 40,80 %. Idem pour l’avocat néo-lepéniste Gilbert Collard à Saint-Gilles (42,57 %).

Orange et Bollène, deux autres villes test, tenues depuis longtemps, l’une par Jacques Bompard et l’autre par son épouse, Marie-Claude. Le premier réussit sa troisième réélection dès le premier tour avec 59,82 % des voix. Quant à la seconde, à l’heure où cet article sera mis en ligne, elle ne totaliserait « que » 49,90 %. Lepénistes historiques, Jacques et Marie-Claude Bompard ont quitté ce mouvement lors de la montée en puissance de Marine Le Pen ; néanmoins, on notera que le FN n’avait pas présenté de listes dans ces deux villes ; sorte d’entente cordiale, nous dit-on à la mairie d’Orange.

À Béziers, Robert Ménard candidat indépendant – quoique soutenu par Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, Christian Vanneste et Philippe de Villiers, mais également bien connu de nos lecteurs – déjoue lui aussi les pronostics sondagiers. Lesquels, à deux jours du scrutin lui promettaient 38 % des suffrages, alors que ce dimanche, il en récolte 44,88 % et semble avoir acquis son ticket gagnant pour le second tour…

Dans le sud de la France, ce n’était donc pas la fête pour tout le monde. Mais à voir la tête des commentateurs sur les plateaux télé, il y avait aussi, pour certains, quelques légitimes raisons de faire la fête.

Nicolas Gauthier

 

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Municipales 2014 : Pour le PS, c’est pas jour de gala, c’est la Bérézina

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Un président et un gouvernement incroyablement impopulaires, une majorité largement minoritaire, un Parti socialiste massivement discrédité… Les augures s’accordaient à prévoir des élections municipales défavorables au pouvoir en place, tout en estimant que les considérations locales, l’attachement bien connu des électeurs aux élus de proximité et le bilan des maires sortants limiteraient les dégâts.

Cela dit, le recul annoncé de la gauche de gouvernement allait-il profiter, conformément au jeu de bascule habituel, à la droite parlementaire qui partait relativement unie (UMP, UDI et MODEM) à la bataille ? Ou le Front national qui présentait un nombre record de listes et dont les derniers résultats indiquaient assez nettement qu’il avait le vent en poupe réaliserait-il une percée spectaculaire aux dépens des deux « grands » partis ? Enfin, qu’en serait-il de l’abstention ?

Au vu des résultats de ce premier tour, certains ne manqueront pas de faire observer qu’il est habituel que les élections intermédiaires soient l’occasion de sanctionner le gouvernement, quel qu’il soit. C’est exact. Même si la droite classique semble en mesure de reprendre à la gauche classique bon nombre de grandes villes et de conserver la plupart de celles qu’elle détenait et qui semblaient menacées, on ne peut pas parler de vague bleue, encore moins de raz-de-marée. Il n’y a pas en apparence de bouleversement spectaculaire du paysage politique.

Pour autant, le flot monte, inexorablement, qui, si rien ne change, balaiera et emportera la caste qui depuis plus de trente ans alterne aux affaires et qui y fait régulièrement la démonstration de sa morgue et de son impéritie, quand ce n’est pas de sa corruption. Les électeurs ont donné en ce sens de signaux parfaitement clairs qu’il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas comprendre, mais ont-ils des yeux pour voir et des oreilles pour entendre ?

La première leçon de ce scrutin est la nouvelle et forte montée de l’abstention qui atteint des niveaux jamais connus dans ce type d’élection, et qui, si elle est pour partie liée à la crise, est avant tout un phénomène de rejet, conséquence et manifestation du mélange d’écœurement, de dégoût et de scepticisme qu’inspirent à un nombre croissant de citoyens, notamment à gauche, la politique et la classe politique.

La deuxième leçon est évidemment le nouveau et fort progrès du rassemblement de Marine Le Pen. Celui-ci trouve enfin une implantation locale qui jusqu’à présent lui avait été refusée (il lui restera à faire ses preuves). Les succès qu’il enregistre à Hénin-Beaumont, à Fréjus, à Forbach, à Marseille et ailleurs confirment qu’il est en passe de sortir par le haut de son statut de parti simplement contestataire pour s’inscrire comme une force qui dès à présent fait jeu égal avec les deux blocs qui se partageaient traditionnellement le gâteau électoral. La sortie de la bipolarisation, ce tunnel où disparaissait peu à peu la vie politique, est enfin en vue.

Face au danger, le Parti socialiste a immédiatement adopté, il faut le dire, une attitude simple et claire, en appelant au Front républicain, ce qui est aussi une façon d’appeler au secours et de tendre la main. Il s’en faut que la position de l’UMP soit aussi nette. En fait, le parti de Jean-François Copé est pris de panique alors qu’il approche de la croisée des chemins et du moment où, optant définitivement pour le rapprochement avec la fausse gauche, il démasquerait sa vraie nature de fausse droite et donnerait corps à l’UMPS, comme le souhaitent secrètement nombre de ses dirigeants. A moins qu’il renonce à maintenir la digue étanche qui le sépare du Front national, ce que souhaite une fraction de plus en plus importante de son électorat. Dans un cas comme dans l’autre, il risque l’explosion.

Quels que doivent être les résultats du second tour, et traduiraient-ils une remobilisation des électeurs déçus de la gauche, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n’est plus qu’un mort qui marche et qui tend le dos dans l’attente du coup de grâce. Les ministres présents sur les plateaux de télévision transpiraient la défaite et portaient déjà sur le visage les marques de la déroute qui les attend lors des européennes. Les Français n’auront finalement pas attendu le 25 mai pour leur signifier leur congé. Quand on licenciait un domestique, on lui donnait traditionnellement ses huit jours. C’est à la seule indulgence du calendrier qu’ils doivent le délai de deux mois qui les sépare de leur prochaine Bérézina.

Dominique Jamet

 

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22/03/2014

Ségolène Royal au gouvernement ?

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Un Français moyen, ça en perd une, ça en retrouve dix ! Mais un Président normal, ça en vire une pour en pecho dix et ça peut même remettre ça avec une ex. À défaut du septième ciel, au moins dans un ministère…

Ça fait des mois que les rumeurs vont bon train sur l’arrivée de Ségolène Royal au gouvernement. Avec une subite accélération — et pour cause ! — quand Dame Trierweiler fut priée d’aller casser une autre vaisselle que celle de l’Élysée.

Depuis, ce n’est plus qu’une question de timing et, selon toute probabilité, l’échéance des élections municipales dans les jours prochains est propice à un remaniement. À défaut, si François Hollande tergiverse encore et encore comme il sait bien le faire, on aura droit au retour au premier plan de la vie politique française de l’actuelle Présidente de la région Poitou-Charentes au plus tard après les élections européennes…

« Il faut faire attention avec Hollande, car il ne tranche les choses qu’au tout dernier moment. Il peut aussi avoir la volonté de garder cette carte pour 2015 quand, après les européennes, il faudra construire un nouveau gouvernement pour incarner la deuxième partie du quinquennat », assure un proche conseiller de l’Élysée dont les propos sont rapportés par Le Lab politique/Europe 1.

L’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007 acceptera-t-elle de patienter ? Et l’Élysée peut-il attendre si longtemps, alors qu’il lui faut au plus vite relancer sa politique avec des « marqueurs » forts. Ségolène Royal en est un et un autre proche conseiller, de celle-ci cette fois, l’a assuré au quotidien Libération : « C’est réglé depuis quelque temps. Le quinquennat se joue dans les mois qui viennent, c’est maintenant qu’elle peut être utile. »

Qu’en pense l’intéressée ? Espiègle, elle a répondu à Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express qui l’interrogeait à ce propos : « Vous connaissez le dicton populaire : “mieux vaut faire envie que pitié” (…) C’est mieux quand ça monte que quand ça descend… »

On l’aura compris, elle n’attend donc que cela… Et les Français ? Au point où en est la popularité de l’actuel gouvernement, ils attendent surtout que ça change. Quand un ministre de Jean-Marc Ayrault sort d’un immobilisme déprimant, c’est généralement pour se voir dans la foulée rappelé à l’ordre par l’Élysée pour effectuer un immédiat rétro-pédalage… à l’exception de Christiane Taubira et Manuel Valls qui, grâce à leurs personnalités, ont pu jusque-là sévir en toute impunité… mais la première a menti au vu, au su et en direct de tous dans l’affaire des écoutes judiciaires de Nicolas Sarkozy (sans parler de cette France d’en bas qui n’a toujours pas digéré son mépris hautain lors des Manifs pour tous) et le second, que l’on dit encore très populaire (sic), ne semble guère en mesure de présenter un bilan honorable sur la sécurité.

Alors, oui, Ségolène Royal est bel et bien un des rares recours pour François Hollande. Mais à quel ministère ? Celui d’un grand pôle ministériel regroupant l’Éducation nationale, la Culture, la Jeunesse et les Sports comme le pense Libération… ou ailleurs ?

« Moi Président normal » proposera, sans doute… mais si c’était « Moi Désirée » qui imposait ? Un peu comme à la maison chez les Français moyens, quoi !

Philippe Randa

 

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21/03/2014

Crimée : à quoi joue le secrétaire général de l’OTAN ?

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Le retour de la Crimée dans le giron de la mère patrie n’est assurément pas un événement anodin. Tout observateur objectif doit cependant convenir que même s’il n’a été rendu possible que par la présence massive de militaires russes et de paramilitaires pro-russes, même si la pression exercée par Vladimir Poutine a joué un rôle déterminant, les choses se sont passées avec un minimum de violence et d’effusion de sang. Même si le référendum proposé à la population de la Crimée a été organisé et tenu avec une rapidité exceptionnelle, nul, de bonne foi, ne peut contester que le rattachement de la presqu’île nominalement ukrainienne à l’ensemble russe dont elle avait été arbitrairement détachée il y a soixante ans ait répondu au vœu d’une majorité massive d’électeurs et que le résultat ait suscité la liesse populaire.

Lorsque les États membres du pacte de Visegrád (Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, pays baltes) se disent « atterrés d’être dans l’Europe du XXIe siècle les témoins d’une intervention militaire semblable à leurs expériences de 1956, 1968 et 1981 », leur réaction apparaît donc disproportionnée à la réalité et à la nature de l’événement qui vient de s’accomplir. Au moins est-il plus que compréhensible que, dans toute l’Europe de l’Est, on ait gardé le souvenir brûlant de l’écrasement de la révolution hongroise sous la botte de fer de l’occupant soviétique, de l’entrée dans Prague des chars du pacte de Varsovie, de l’état de siège décrété par le général Jaruzelski après la révolte de Gdańsk, et le souvenir amer de l’inaction de l’Occident et de l’OTAN face aux impitoyables démonstrations de force de l’Empire du Mal.

De même, la nervosité du gouvernement provisoire et illégal issu des pavés de la place Maïdan s’explique-t-elle aisément. Le pouvoir fragile et composite qui a pris à Kiev la succession de l’impopulaire Ianoukovitch a dû affronter d’emblée l’amputation d’une partie de son territoire, est confronté à la fronde de l’est de l’Ukraine, doit gérer un État en faillite et redoute les nouvelles initiatives – d’ordre économique, politique ou militaire – que pourrait prendre son puissant voisin. Aussi bien cède-t-il, dans une pathétique ambiance de peur, de colère et de démagogie, à la tentation de la surenchère verbale et de la gesticulation belliqueuse et est-il prêt, comme un homme qui se noie, à se raccrocher au moindre branchage que lui tend, depuis la rive, un prétendu sauveteur qui l’invite, sans prendre de risque lui-même, à ne pas lâcher prise mais qui n’a pas la moindre envie de se mouiller lui-même.

L’Union européenne et l’OTAN, qui n’ont pas les mêmes excuses que les pays encore récemment inclus contre leur gré dans le bloc de l’Est, persistent en effet dans l’attitude, pire qu’erronée, insensée, qui est la leur depuis le début de la crise ukrainienne. Bien loin de chercher à analyser les raisons alléguées par Moscou de tenir compte de l’histoire, de la géopolitique et du rapport des forces, elles font de leur mieux non seulement pour ne pas calmer le jeu mais pour faire monter la tension et envenimer la blessure ouverte au flanc oriental de l’Europe. Alors même qu’elle n’ont ni l’intention ni la capacité de renflouer financièrement l’Ukraine, encore moins d’opposer éventuellement la force à la force, elles multiplient, sous le regard approbateur et avec les encouragements de Washington, les moulinets dérisoires, les provocations verbales et les défis stupides.

Ainsi les Vingt-Huit peaufinent-ils la deuxième volée des sanctions qui sont censées intimider, voire faire plier la Russie alors même qu’il est établi qu’ils n’y ont pas le moindre intérêt, qu’ils répugnent en secret aux mesures qu’ils se sont imprudemment engagés à prendre et qu’ils s’exposent à des représailles qui leur feraient regretter leurs décisions.

Ainsi se demande-t-on gravement et publiquement si Vladimir Poutine doit être mis au ban des nations civilisées tout en maintenant, au nom de l’histoire (et de la présomption d’innocence ?), l’invitation qui lui a été faite d’assister aux cérémonies commémoratives d’une guerre d’où son pays n’était pas tout à fait absent.

Ainsi le vice-président américain, M. Joe Biden, en tournée d’inspection chez ses satellites, déclare-t-il : « Tant que la Russie continue dans sa sombre voie, elle devra faire face à un isolement politique et économique croissant. » Et il ajoute : « Notre engagement dans l’autodéfense mutuelle défini par l’article 5 de l’OTAN reste sûr comme du fer. » Ainsi les États-Unis expédient-ils en Pologne des chasseurs F16, des avions de transport et trois cents soldats. Ainsi le ministre polonais de la Défense a-t-il pu dire : « La situation actuelle en Europe démontre que, malheureusement, un conflit militaire il y a peu impensable pourrait avoir lieu. »

Verrait-on enfin l’OTAN justifier dans un monde totalement différent la raison d’être qui fut la sienne lors de sa création, à une époque où il s’agissait de mettre l’Occident à même de résister à une agression soviétique dont l’éventualité n’avait rien d’imaginaire ? L’Ukraine, que l’on sache, n’est pourtant pas située dans le nord de l’Atlantique. Mais cela n’empêche pas
M. Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, d’accuser la Russie de « révisionnisme », de ne pas exclure « un recours à la force » et d’appeler à résister au « tyran ».

Devant une telle attitude, devant de tels propos, il n’y a que deux hypothèses. Ou bien ils ne correspondent à aucune volonté réelle, et ils ne servent qu’à troubler la galerie. Ou bien ils ont un sens et ils sont effectivement dangereux. Dans les deux cas, ils sont irresponsables.

Dominique Jamet

 

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Bête comme Ayrault, la preuve par Jean-Marc sur Radio J !

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Jean-Marc Ayrault prie ! Pas dans une église ; sur une radio – Radio J, en l’occurrence –, il en appelle, de sa voix à nul autre ennui, à l’épouvantail du pacte républicain contre le FN un peu comme on lance un SOS : « Les républicains devraient tout faire pour qu’il n’y ait aucune possibilité qu’il y ait un maire Front national dans une commune de France. »

« Tout faire » : vaste programme, lourd de menaces peu démocratiques, mais il est peut-être un peu tard pour cela et l’actuel chef du gouvernement a grandement sa part dans l’éventualité, dimanche prochain, d’un succès de suffrages du parti à la flamme tricolore… confirmé par de nombreux élus et quelques premiers édiles la semaine suivante !

Car, comme il le dit lui-même, si « le Front national se développe sur le désarroi et les peurs », c’est tout de même un peu – voire beaucoup – le résultat de sa politique, comme de celle de ces prédécesseurs UMP et centristes… Quant au fait que le FN « n’apporterait aucune solution », faudrait-il encore que les Français aient la possibilité de le constater par eux-mêmes car la seule certitude qu’ils ont, c’est que l’UMPS aux affaires ne leur en a pas apporté, pour sa part, de bien concluantes…

Au cas où la seule imprécation ne suffirait pas à détourner les Français d’un vote tant redouté, l’ennuyeux de Matignon ajoute : « D’ailleurs, il suffit de se référer aux expériences de mairies Front national, ça a toujours été la gabegie, la magouille, les combines… »

À ce que l’on sait, aucun des maires élus par le passé sous l’étiquette FN n’a ruiné, triché ou s’est compromis dans la moindre « combine » politicienne a contrario de centaines d’autres élus, pour la plupart UMPS…

« Ils ont ruiné les communes […] ils devaient protéger les gens et c’est l’inverse qui s’est passé, c’est pour ça qu’ils ont fini par disparaître », ajoute-t-il même et, emporté par sa conviction, insiste tant et plus que la gestion des communes par des élus du mouvement de Marine Le Pen serait « contre l’intérêt des Français… L’expérience nous montre que ça a toujours été un mauvais service rendu aux habitants de ces communes. »

Ruiné leur commune ? Ah bon ! Daniel Simonpieri, élu maire FN de Marignane en 1995 et conseiller régional en 1998, a pourtant été réélu maire avec 62,5 % des voix en 2001 et réélu conseiller général en mars 2004, avec 72,75 % des suffrages… et s’il a été par la suite battu et a eu maille à partir avec la justice, c’est après avoir rejoint le groupe UMP-UDF et apparentés du conseil général des Bouches-du-Rhône !

Mauvaise pioche, monsieur le professeur de morale politique !

Et que dire du plus connu des anciens maires frontistes des années 1990, Jacques Bompard ? Même s’il a quitté ce parti sans renier ses convictions pour autant, il a été réélu triomphalement deux fois à l’hôtel de ville d’Orange et siège désormais à l’Assemblée nationale… après avoir été élu conseiller général du Vaucluse dans le canton d’Orange-Ouest avec 54 % des voix, réélu en mars 2008.

Son épouse Marie-Claude Bompard, elle, n’a été élue qu’une fois à la mairie de Bollène (Vaucluse)… C’était le 16 mars 2008. On saura les 23 et 30 mars prochains ce que ses administrés pensent de sa gestion… Notons toutefois qu’élue également le 28 mars 2004 conseillère générale du Vaucluse (canton d’Orange-Est), elle a été réélue à cette fonction en 2011.

Désolé, monsieur le professeur… Quand ça veut pas, ça veut pas !

Philippe Randa

 

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20/03/2014

Nick Griffin dénonce l’ethnocide des Européens

 

Le député Européen Nick Griffin ( président du British National Party) dénonce le projet de génocide contre les Européens conçu par Coudenhove-Kalergi et appliqué par les instances européistes:

Quand le Parrain de l’Union Européenne, Richard Coudenhove-Kalergi, a publié le Plan pour une Europe Unie et l’ethnocide des peuples d’Europe, l’encouragement de l’immigration non-blanche était au centre du complot. Depuis, une affreuse alliance de gauchistes, de capitalistes, et de suprémacistes sionistes, a planifié de promouvoir l’immigration et le métissage avec le but délibéré de nous métisser jusqu’à disparition dans nos propres pays. Comme la résistance indigène à cette industrie de la modification génétique grandit, l’élite criminelle cherche de nouvelles façons de camoufler son projet. D’abord, leurs pions immigrés étaient des travailleurs temporaires; puis ce fut une expérimentation multiraciale; puis c’étaient des réfugiés; puis la réponse à une population qui diminuait. Différentes excuses, différents mensonges – et l’asile en est juste un autre. Mais le véritable but reste le même: le plus grand génocide de l’histoire humaine, la solution finale au problème des Chrétiens Européens. Ce crime exige de nouveaux procès de Nuremberg, et ce sera vous les accusés. » Nick Griffin

-Le projet génocidaire conçu par Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi:http://balder.org/judea/Richard-Nicol…

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19/03/2014

MACIF et militantisme métisseur

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Italie : le tueur à la pioche a tué par haine des Blancs

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C’est donc bien la haine anti-blanche qui les a tués tous les trois. Daniele Carella, le jeune livreur de journaux, Ermanno Masini, le retraité qui promenait son chien, Alessandro Carolè, le chômeur de quarante ans qui était sorti à l’aube prendre un café au bar du coin, ont été massacrés à coups de pioche, en Italie, parce qu’ils étaient blancs.

Le procès de Mada ‘Adam’ Kabobo, le clandestin ghanéen « inexpulsable » qui avait fait trois morts et deux blessés dans les rues de Milan, il y a près d’un an, vient de s’ouvrir. À huis clos, allez savoir pourquoi, et le plus discrètement possible, à présent que l’émotion est retombée. La presse s’est bornée à publier un bref résumé du réquisitoire prononcé par le procureurIsidoro Palma, d’après le rapport des experts psychiatriques déposé en octobre dernier. Le procureur a demandé vingt ans de prison – qui en feront combien dans les faits : dix ? huit ? –, suivis de « six ans à passer dans une maison de soins ». Puis le procès a été immédiatement renvoyé au 31 mars, au motif que l’accusé n’avait rien pu comprendre : il y avait ce jour-là au tribunal « un nouveau traducteur-expert qui n’arrivait pas bien à comprendre l’italien » – apparemment un autre produit d’importation.

 

On se souvient que les politiciens du Système – y compris Roberto Maroni, de la Ligue du Nord, co-responsable, comme ministre de l’Intérieur de Berlusconi, du maintien de Kabobo sur le sol italien –, et les médias à leur solde s’étaient hâtés de clamer en chœur que Kabobo était fou. C’était évidemment plus commode. Les experts ont fait de leur mieux pour aller dans ce sens mais n’ont pu conclure qu’à la « semi-infirmité mentale ». Kabobo, ont-ils dû reconnaître, n’avait pas perdu tout discernement et restait « suffisamment » maître de ses actes.

Le procureur, sur cette base, a lui aussi fait ce qu’il pouvait pour embrouiller les choses, en distinguant trois mobiles du tueur. Kabobo avait en partie agi pour le profit, puisqu’il avait volé les téléphones portables de ses victimes ; il cherchait à « attirer l’attention sur lui, parce qu’il ne se sentait pas accepté par la société ». Le procureur a pourtant été contraint de reconnaître que le premier mobile était la haine anti-blanche. « Kabobo, dans ses entretiens avec la psychiatre, a parlé de la haine des Blancs que lui dictaient ses voix », les fameuses voix qu’il entendait et qui l’auraient poussé au massacre.

Les journaux les plus liés au projet génocidaire du Système font de leur mieux pour enfouir cette information en milieu d’article, dans l’espoir qu’elle passera inaperçue. « Il est mentalement semi-infirme », met en titre La Repubblica. Et en chapeau, dans un petit chef-d’œuvre de désinformation : « Il a tué par rancœur contre la société parce qu’il se sentait exclu ».

D’autres sont un peu plus libres, ou ont un peu plus de conscience : « Il a agi par haine des Blancs », titre Il Fatto quotidiano. Et Il Mattino, le grand quotidien de Naples : « Je hais les Blancs ».

Source Novopress

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L’image du jour

Automobilistes = vaches à lait

 

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