Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/03/2014

Sud : la gauche tombe, la droite reprend du poil de la bête et le FN réussit sa percée

sud-de-la-france-565x250.jpg

Les sondeurs nous disent souvent que les résultats du premier tour sont amplifiés au second. Ce n’est pas toujours vrai ; la preuve par ceux du Front national.

Certes, il y a Béziers, où Robert Ménard, le nouveau maire passe à 47,30 % des voix. Pour lui, « il s’agit d’une victoire républicaine, puisqu’il n’y a pas de vaincus, mais que des vainqueurs, les Biterrois en l’occurrence. » À Fréjus, le frontiste David Rachline emporte la timbale, avec 45,6 %, tout comme son homologue Julien Sanchez à Beaucaire (39,81 %). Sans compter deux autres villes varoises de moindre importance ayant basculé vers le FN : Le Pontet avec Joris Hébrard (42,62 %) et Le Luc avec Philippe de la Grange (42,02 %).

Ailleurs, dans les grandes villes du Sud, c’est l’UMP qui se renforce, même si le FN ne faiblit pas, quoique faisant moins que ce que les sondeurs pouvaient lui accorder.

A Saint-Gilles, où l’avocat iconoclaste Gilbert Collard trébuche à 48,50 %, tout comme à Brignoles où Laurent Lopez, pourtant, était lui aussi en tête au premier tour, le FN ne parvient pas à transformer l’essai. Autres espoirs déçus pour le Front national, Perpignan, où Louis Aliot, vice-président du FN, échoue de peu avec 44,89 % dans le duel frontal qui l’oppose à l’UMP Jean-Marc Pujol ; échec relatif, son adversaire lepéniste était en tête du premier tour avec 34,18 % des suffrages. Idem à Avignon : Philippe Lottiaux (FN), laisse la place à Cécile Helle (Union de la gauche) avec 35,02 % pour la premier et 47,47 % pour la seconde.

À Marseille, le gros morceau, tout se complique même si les résultats participent d’une même tendance globale, effondrement de la gauche, progression de la droite et percée du Front national. Et pas n’importe où, dans les « tristement » célèbres quartiers nord qui viennent de tomber dans l’escarcelle du lepéniste Stéphane Ravier.

Résultat des plus intéressants, sachant qu’il s’agit d’une zone déshéritée où les « Français de souche » ne sont pas exactement majoritaires. Les électeurs issus de l’immigration qui votaient naguère en masse pour la gauche – politique des grands frères et des subventions aux associations, etc. – sont manifestement partis glisser leur bulletin dans les urnes de l’autre rive. Voilà qui devrait faire réfléchir la gauche de « gouvernement » qui, de mesures sociétales en avancées de progrès paraît se couper de plus en plus d’un peuple électoral qu’elle lui estimait être acquis à jamais. Comme quoi.

Pour le reste, la plupart des grandes villes de la région tombent à droite ; voire même au centre, la preuve par Pau, grâce au miraculé François Bayrou. Gag : même Ajaccio et Bastia passent également à droite. Certes, en Corse, tout est compliqué, mais sur le continent, rien n’est jamais simple non plus.

Nicolas Gauthier

 

Bd Voltaire.JPG

 

Les commentaires sont fermés.