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26/03/2014

Ils ont voté… et puis après ?

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« Dans une France socialiste / Je mettrais ces fumiers debout /À fumer le scrutin de liste / Jusqu´au mégot de mon dégoût / Et puis assis sur une chaise / Un ordinateur dans le gosier / Ils chanteraient La Marseillaise / Avec des cartes perforées / Le jour de gloire est arrivé… », chante ce matin Léo Ferré sur mon vieux gramophone.

Ils ont voté, et puis après ? Comme il avait raison, le vieil anar quand, indépendamment de la divine surprise de Robert Ménard à Béziers, de la déroute socialiste à Marseille comme ailleurs, je m’interroge – dubitatif – sur la cécité des électeurs de Pau ou, plus perplexe, sur la réélection de quelques « fumiers » de droite comme de gauche que le scrutin municipal vient de conforter. Patrick Balkany qui, malgré des casseroles dignes d’un Erdoğan ottoman, entame un quatrième mandat à Levallois. Idem pour Éric Woerth réélu au premier tour, blanc comme neige à Chantilly alors qu’on suspecte fortement l’ancien ministre du Budget d’avoir consenti à Bernard Tapie un traitement fiscal avantageux, comme il l’aurait fait pour son ex-employeur de L’Oréal… Ou encore le blanc-seing consenti à Georges Tronc, blanchi du soupçon de harcèlement sexuel par deux anciennes employées de la commune de Draveil dans l’Essonne, qui vient de le réélire, sans l’ombre d’un doute.

Ils ont voté, et puis après ? On verra dimanche si le suffrage universel nous réserve d’autres surprises de ce genre. Pour ma part, je compte m’inscrire pour le prochain scrutin municipal dans la petite commune de Magstatt-le-Bas, dans le Haut-Rhin, qui vient d’élire, comme un seul homme… Miss France 2012 !

Belle revanche pour la séduisante Miss France Delphine Wespiser, qui s’était fait allumer après son sacre pour avoir eu l’outrecuidance de parler sa langue natale sur les ondes nationales. Minois engageant mais langue teutonne : une marionnette qui dit « Danke schön » aux « Guignols » de Canal+, deux humoristes en rajoutant : « De toute façon, l’Alsace, c’est l’Allemagne ! »

Notre Miss aurait « causé créole », roulé les « r » ou tchatché avec l’accent de Fanny, sûr que notre Miss alsacienne aurait eu un destin national ! Alors que là, la couronne quittait l’Hexagone, en écho au tout aussi stupide « la Coupe quitte la France » de l’inénarrable Thierry Roland, lors de la finale remportée par le Racing-Club de Strasbourg. Élue dès le premier tour, Delphine Wespiser a tenu à souligner que son engagement était réel : « Ça fait un moment que je m’investis pour l’Alsace et pour la défense du dialecte alsacien. » Ce n’est pas gagné !

José Meidinger

 

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