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24/03/2014

Au nord, Steeve Briois se devait de gagner à Hénin-Beaumont

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De fait, la France n’est plus coupée en deux – sauf sur Boulevard Voltaire pour traiter des résultats du premier tour des élections municipales : voir ceux au Sud pour Nicolas Gauthier –, elle est désormais politiquement partagée en trois : union de la gauche et écologistes, union de la droite et centristes et… Front national-Rassemblement Bleu Marine.

Au nord comme au sud, quels que soient les cas de figure, ce constat s’impose.

À l’heure où ces lignes sont écrites, tous les résultats n’étant pas encore connus, nous ne nous arrêtons que sur deux villes emblématiques.

Hénin-Beaumont, bien sûr… Quels qu’auraient été la « percée », le « raz-de-marée », la « surprise », on ne sait quoi encore, du mouvement dirigé par Marine Le Pen, un mauvais score de son secrétaire national Steeve Briois ou une défaite, même d’un cheveu, au second tour, auraient été ressentis comme un échec cuisant et lourd de conséquence pour l’avenir de cette formation.

Il fallait que Steeve Briois l’emporte. C’est fait ! Et qu’il l’emporte au premier tour n’est finalement que « cerise sur le gâteau » : ce n’est pas seulement la confirmation d’un enracinement, c’est la preuve qu’avec le Front national-Rassemblement Bleu Marine, désormais, on gagne… et que l’on gagne alors que toute la classe politique se devait de l’en empêcher. Et elle ne s’en est pas gênée. À coups de sondages douteux, donnant certes Briois en tête au premier tour, mais à moins de 40 %, talonné par les forces républicaines, de gauche de préférence… et battu (systématiquement) au deuxième tour.

Patatras, les électeurs ont tranché… On en arriverait presque à négliger les autres résultats… et pourtant ! Sans compter les « cartons » dans le sud de la France, un doublé s’annonce possible à Forbach avec le vice-président du FN-RNB : Florian Philippot en tête, devant le candidat socialiste… et un candidat UMP qui, à en croire Henri Guaino sur les plateaux télé, ne compte pas se retirer en appelant au Front républicain contre lui. Après le Nord, l’espoir à l’Est ? Et aussi dans le Nord-Est à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais) et Villers-Cotterêts (Aisne) où les listes à la flamme tricolore sont également arrivées en tête ? Réponse dimanche prochain.

Quoiqu’il se passe dimanche prochain, que la gauche parvienne (ou non) à enrayer sa Bérésina électorale du premier tour, que les espérances de la droite parlementaire se brisent (ou pas) sur les dizaines de triangulaires et quadrangulaires prévisibles, que tous les Hôtels de ville à la portée de ses candidats ne tombent pas dans l’escarcelle FN-RNB, force est reconnaître le constat de Marine Le Pen que « le Front national s’implante comme il le voulait et il le fait avec un cru exceptionnel (…) la fin de la bipolarisation de la vie politique française »…

Et Paris ? Qui aurait donné les listes de Nathalie Cause Toujours Mauricette (comme la brocarde Laurent Gerra) en tête (en nombre de voix, mais pas en nombre d’arrondissements et pour le second tour, NKM n’a guère de réservoir de voix) devant celles d’Anne Hidalgo, dauphine désignée de Bertrand Delanoë ? D’autant que sont battues, dans les arrondissements où elles se présentaient respectivement, les listes que l’une et l’autre menaient.

Un entre deux-tours peut réserver bien des surprises. Prions pour qu’elles ne soient pas forcément désagréables…

Philippe Randa

 

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