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13/03/2014

Les « bons mots » du potache François Hollande…

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Je m’interrogeais, dans un précédent article, sur les mérites comparés des candidats possibles à la succession de Jean-Marc Ayrault. D’un côté, nous avions ceux qui n’apportaient rien de plus, comme Claude Bartolone ; de l’autre, ceux qui divisent et sont cordialement détestés par une bonne partie de leur propre camp, tels Arnaud Montebourg ou Manuel Valls. Reste que, sous la Ve République, c’est le monarque élu qui, en dernier ressort, décide. Et le nôtre est faible, versatile, soumis à l’opinion des « copains » du parti.

Lors de la conférence sur les emplois d’avenir du 11 mars, un des jeunes présents s’est adressé au ministre du Travail, Michel Sapin, en lui donnant du « Monsieur le Premier ministre ». François Hollande n’a pu se retenir d’un « bon mot » dont il a le secret, en rétorquant par « non, pas encore », entretenant ainsi le flou autour de la position de Jean-Marc Ayrault d’une remarque inélégante de plus. Le Président, plutôt que de se remettre en question, passe son temps à ricaner. Il se joue de ses collaborateurs, il se moque aussi de sa fonction et, pire, des Français. Il envisagerait pourtant aujourd’hui de maintenir à son poste Jean-Marc Ayrault, selon Le Figaro du 12 mars. Le Nantais a pris beaucoup de coups mais ses camarades disent de lui qu’il a du « cuir ». Je ne lui enlèverai pas ce mérite de la résistance : dans une chienlit pareille et avec les brimades de cour d’école du Président, c’est un exploit !

François Hollande n’a, pour l’instant, jamais revêtu le costume du chef de l’État, du président de l’ensemble des Français. Il n’a agi qu’en chef de la majorité, en super secrétaire général du Parti socialiste. Il gouverne par les risettes, les intrigues de palais et les coups bas. Exercices pour lesquels il est, paraît-il, excellent. Surtout, il est effrayé à l’idée de prendre des décisions fermes. Exception faite de la transformation du pays en un vaste no man’s land postmoderne, avec l’appui constant du « Grand Remplacement » ou la promotion éclair du mariage homosexuel, il n’a pris aucune mesure d’envergure de son propre fait.

Martine Aubry, qui a l’air de bien le connaître, le disait au cours des primaires socialistes en 2011 : « Arrêtez de dire qu’il travaille, François n’a jamais travaillé, il ne fout rien. » On a pu le constater depuis. Mais, au-delà de sa fainéantise – problématique –, il ajoute l’irrespect. Ses gaudrioles nous laissent désormais un goût amer, un président n’est pas un clown ou un chef de bande. Le fonctionnement clanique du pouvoir, ce régime des copains, est insupportable aux Français. La France n’est pas le Parti socialiste ou, pire, sa réduction estudiantine : la « promotion Voltaire » de 1980 à l’ENA !

La question est maintenant simple : après la claque prévisible aux élections européennes, comment ce gouvernement fantoche fera-t-il pour maintenir sa légitimité au pouvoir ?

Gabriel Robin

 

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