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12/03/2014

Les nouveaux prénoms à la mode pour démarrer fort dans la vie…

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Dans une série documentaire tournée au cœur d’une maternité française et diffusée sur le câble voilà quelques mois, on entendait des infirmières (sage-femmes ?) déplorer l’inconséquence de certains parents qui faisaient démarrer leurs enfants dans la vie avec un terrible handicap : au milieu d’une flopée de Sharon, Mohamed, Kevin et autre Chanel, un couple avait eu l’audace de prénommer sa petite fille Jeanne. Une dame en blouse verte évoquait même, outrée, la naissance d’un petit Charles quelques semaines plus tôt. Elle ne s’en était pas remise : « Vous imaginez leur vie à l’école ! », disait-elle. Quelle inconscience, en effet.

Une connaissance qui travaille au Conseil général de l’Essonne, à Evry, où elle traite les dossiers des familles en demande de secours, a récemment reçu les parents d’un petit garçon nommé « Zeouiner ». Elle cherchait une origine arabe. Erreur, elle était anglaise : « The winner ». Celui-là, c’est sûr, démarre fort dans la vie.

Dans cet ordre d’idée, on lira avec intérêt un papier du Daily Beast (signalé par Courrier International) consacré aux nouveaux prénoms à la mode. Sachant justement que toutes les modes, a fortiori les plus tordues, nous viennent d’outre-Atlantique, il n’est pas inutile de savoir que les Colt, Remington et Gunner ont le vent en poupe. On le comprend bien, porter une petite Uzi et sa grande sœur Kalachnikov sur les fonts baptismaux doit être très excitant. Certes, M16 et AK47 sont plus difficiles à porter, mais on a déjà recensé un petit millier de « Colt » en 2012, et 666 « Remington ». Reste que les prénoms les plus prisés sont piochés dans l’actualité, et tant qu’à faire dans l’actualité violente : les tueurs de masse arrivent en tête, suivis de près par les marques d’alcool.

Chez nous on serait plutôt parfum et sac à main… chacun sa culture.

« Je pense aux prénoms comme à un “bruit fossile” de notre culture, dit l’auteur de l’article, ils vous offrent un regard sur les générations précédentes, leurs préoccupations, leurs rêves… ». « Aujourd’hui, les enfants n’ont plus aucune idée de ce qu’est un prénom normal », poursuit-elle ; d’ailleurs « il n’y a plus de prénoms normaux ». Déjà, une petite fille a été baptisée Facebook par son père qui entend ainsi rendre hommage à la jeunesse égyptienne qui s’est libérée du joug de Moubarak.

Les petits Twitter ne vont sûrement pas tarder. D’ailleurs, c’est bien connu : les enfants, ça gazouille…

Marie Delarue

 

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