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05/03/2014

« Ma colère », le nouveau « tube » anti-FN de l’ami Yannick !

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Ouille. Là, j’ai quand même peur que l’ami Yannick Noah ne se prenne un gros bide bien graisseux. Parce que son « Ma colère », chanson anti-FN sortie juste avant les élections, risque de devenir une légende du Top Moins 50. En comparaison, « Saga Africa » était un pur joyau !

D’accord, la chanson anti-FN est une réjouissante tradition bien de chez nous. De Noir Désir à Zazie, en passant par la Mano Negra, Diam’s, Raphael ou les mythiques Béru, toute une scène s’est toujours revendiquée soit antifa, soit anti-FN, soit simplement de gauche. Ça mange pas de pain et puis ça ouvre des portes, comme on dit dans le milieu… Lançant la mode, les Bérurier Noir avaient signé, dans les années 80, un vrai tube punk, « Porcherie », où on scandait, la crête au vent et la kro bien pleine : « La jeunesse emmerde le Front national ». Au moins, c’était entraînant. De son côté, Noir Désir, il y a quelques années, avait pondu un excellent « Un jour en France » où retentissait la vibrante tirade « quelques fascisants autour de 15 %, Charlie défends-moooâaa ». Cantat finissait ainsi : « FN souffrance, qu’on est bien en France. »

Au moins, même si je sais que certains, ici, vont gueuler, il y avait du talent, textuel et musical. D’ailleurs, Cantat a toujours eu l’art des textes bien saignants, des refrains coup de poing, si j’ose dire.

Pareil avec le groupe de rap marseillais IAM ; très forts, ces gars-là, aussi. Dans une chanson de très beau calibre, ils racontaient – je m’en souviens – « l’invasion française » de leur planète Mars (Marseille) par des hordes ténébreuses, lors d’élections « bleu blanc rouge, bouge de là », le chanteur martelant « je m’en rappelle ce jour-là, la peur, quand 25 % ont collaboré avec l’envahisseur ».

Avec Noah, on n’en est pas là. « Ma colère », c’est un peu le chant du cygne d’un homme qui fut lui aussi génial, mais sur les courts de tennis. Parce que le refrain qui tue (son auteur) ne va pas faire trembler Marine : « Ma colère n’est pas un front, elle n’est pas nationale. » Oui, je sais, ça fait mal de voir les gens finir leur vie comme ça… Mais que voulez-vous, Yannick la sentait bien, la mélodie !

Pour le vice-président du Front, Florian Philippot, en tout cas, cette chanson est un « véritable cadeau ». « Noah représente cette caste, ce vieux show-biz bourré de fric complètement coupé du peuple. » Il fut un temps où la gauche dominait sans partage la rébellion culturelle… Mais comme dit Denis Tillinac, le vent a visiblement tourné !

Joris Karl

 

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