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28/02/2014

Notre-Dame-des-Landes : les Verts et les socialistes devant leurs contradictions !

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Le nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à Nantes, on peut être pour ou contre. Jean-Marc Ayrault est pour. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et Florian Philippot (Front national) sont contre. Le premier excipe du développement de la ville dont il fut longtemps le maire, c’est son droit. Les deux autres préfèrent mettre en avant la préservation du paysage, de la fertilité de leurs terres, et c’est bien leur choix.

Et ces deux derniers, au-delà des rivalités électorales qui les opposent, de se retrouver au moins sur ce point : agrandir l’actuel aéroport était largement suffisant. Et cela dit à mi-mot, principe de subsidiarité oblige : que les Nantais règlent leurs affaires et que le Paris jacobin ne s’en mêle pas. Seulement voilà, leur piste à coucous est devenue affaire nationale ; colbertiste, donc.

Car depuis maintenant des mois – voire des années –, des hordes de jeunes gens certes éminemment sympathiques, quoique punks à chien, buveurs de bière dès potron-minet, crétins à dreadlocks ayant fâcheuse tendance à confondre Vendée et Jamaïque, sans oublier d’autres alternatifs n’ayant des théories de la décroissance qu’une très vague idée, sont en train de ravager le terrain en question. Que ce dernier soit transformé en tarmac, c’est un problème. Qu’il soit changé en décharge publique en est un autre. Autre problème d’ordre public ; en admettant que les mots aient encore un sens.

Ainsi, Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, vient-il, dans une lettre très officiellement adressée à François Hollande, de demander l’expulsion des zozos en question. Et, le 27 février dernier, d’assurer au quotidien Ouest France : « Je veux vous dire qu’il n’est pas possible de prononcer ici [...] ou devant les micros des discours républicains, et de soutenir en réalité l’occupation illégale de la zone du futur aéroport par ceux-là mêmes qui ont perpétré les violences à Nantes. » Plus fort encore : « Il n’est pas acceptable de dénoncer des actes illégaux, samedi à Nantes, tandis que vous soutenez les squats et occupations illégales vingt kilomètres plus au nord. Ou, pire, tandis que tel ou tel d’entre vous participe ouvertement à ces occupations et le revendique. » Eva Joly, si tu nous entends… Cécile Duflot, si tu n’es pas sur répondeur…

Le plus intéressant de cette affaire est que Jacques Auxiette, nonobstant son passé au PSU (très catho de gauche) ou d’énarque (tout en ménageant l’électorat écologiste), n’a rien d’un altermondialiste ébouriffé. Et ne fait simplement que d’en appeler au bon sens le plus élémentaire et à ce qui peut demeurer, a minima, d’élégances démocratiques, exigeant que la rude férule de la loi soit la même pour tout le monde, faibles ou puissants. Vaste programme…

Est-ce trop demander ? Il est à croire que oui, par les temps qui courent.

Nicolas Gauthier

 

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Il y a 220 ans, jour pour jour, aux Lucs-sur-Boulogne…

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Il y a deux cent vingt ans jour pour jour, 564 vieillards, femmes et enfants dont 110 âgés de moins de 7 ans périrent enfermés dans l’église du village des Lucs-sur-Boulogne (Vendée), massacrés à coups de mitraille par les soldats « républicains » envoyés par la Convention.

Les Lucs-sur-Boulogne, contrairement à ce que l’on dit habituellement, n’est pas l’Oradour-sur-Glane de la Vendée, c’est bien Oradour-sur-Glane qui est Les Lucs-sur-Boulogne du Limousin. Malheureuse République qui, dans son obsession de la repentance, préfère encore la copie à l’original ! Car inutile de demander à mes compatriotes s’ils connaissent cet épisode monstrueux de notre histoire, l’immense majorité d’entre eux n’en ont jamais entendu parler, pas plus d’ailleurs que la terrible répression de Fouché et Collot d’Herbois sur la ville de Lyon – 1.876 exécutions du 4 au 27 décembre 1793 à coups de canon chargés à mitraille –, pas plus que les 4.800 noyés à Nantes, dont 2.000 la seule semaine de Noël, pas plus que… etc.

Il est difficile d’établir un bilan des victimes de la « Convention » car beaucoup d’archives de la Révolution ont été détruites par des historiens antimonarchistes. Notez bien que je ne dis pas « la Terreur », terme consacré par l’historiographie républicaine, car j’ai toujours pensé que ce mot vague n’a jamais eu d’autre objet que de dépersonnaliser la terrible répression révolutionnaire afin d’absoudre la République. Certains chiffres ont tout de même été avancés, en ce qui concerne les Vendéens et les Chouans : on parle de 260.000 morts ; quant à l’ensemble du territoire, le demi-million est une estimation raisonnable.

Saviez-vous que le nom de Turreau, boucher de la Vendée, figure au fronton de l’un des côtés de l’arc de triomphe ? « Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises pour se révolter contre leur patrie, seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes, seulement suspectes, ne seront pas plus épargnées… » (Louis Marie Turreau : Instruction relative à l’exécution des ordres [...], donnée le 19 janvier 1794).

Mon scepticisme sur l’épopée révolutionnaire ne date pas d’hier. Lors des commémorations du bicentenaire de la Révolution, voulues grandioses par feu François Mitterrand, je me souviens avoir fui la capitale. Le son de ces grotesques bacchanales m’était insupportable. Je préférai me réfugier quelque part dans un coin paisible du midi de la France, dans la lecture passionnante des mémoires de la comtesse de Boigne. Ces derniers temps, je me suis souvent interrogé sur les origines lointaines de cette accusation absurde d’anti-républicanisme systématiquement portée à l’encontre de la France patriote et/ou catholique, lointaine héritière des volontaires de Valmy. Et si la Révolution française avait été tout simplement le péché originel de la République ?

Invité aux Lucs-sur-Boulogne en 1993, Alexandre Soljenitsyne ne déclarait-il pas : « …Eh bien oui, ces paysans se révoltèrent contre la Révolution. C’est que toute révolution déchaîne, chez les hommes, les instincts de la plus élémentaire barbarie, les forces opaques de l’envie, de la rapacité et de la haine, […] Aucune révolution ne peut enrichir un pays, tout juste quelques débrouillards sans scrupules sont causes de morts innombrables, d’une paupérisation étendue et, dans les cas les plus graves, d’une dégradation durable de la population. »

Christophe Servan

 

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Selon Bernard-Henry Lévy, le parti nazi en Ukraine est moins fasciste que le Front National

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Source : France Eternelle

Google, bientôt omniscient ?

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Parfois, un fait divers en apprend plus que de longs discours.

Vendredi 21 février, a eu lieu à San Francisco une bagarre de bar entre clients, qui s’est soldée par le vol d’un sac, d’un portefeuille d’une cliente. Rien de bien exceptionnel me direz-vous.

Ce qui est intéressant, ce sont les raisons, et les conséquences de ces évènements.

En effet, la femme qui a été volée a causé l’altercation qui a dégénéré parce qu’elle portait des « Google Glass », paire de lunettes équipées de caméras et d’une foule d’autres gadgets.

Un autre client de l’établissement s’est alors insurgé par l’intrusion dans sa vie privée, refusant d’être filmé par l’appareil de Google, qui envoie directement toutes les données enregistrées aux serveurs de la firme.

Les insultes fusent, et vous connaissez la suite.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là : la police, pour trouver les responsables de la bagarre et les voleurs du sac (contenant les fameuses lunettes), va s’appuyer sur les images enregistrées par les « Google Glass » et stockées par l’entreprise…

Dormez braves gens, Google veillera bientôt sur nous tous.

 

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Jean-François Copé mis en cause pour détournements

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Le Point a révélé qu’une société de communication tenue par des proches de Jean-François Copé a profité de la campagne présidentielle de 2012 pour surfacturer à l’UMP certaines prestations liées à l’organisation de meetings.
8 millions remboursés par l’Etat, et donc par les contribuables…

Copé, le président de l’UMP, pourri comme les autres ? Quelle nouvelle !

Celui-ci fait tout de même mine d’être offusqué et annonce porté plainte contre l’hebdomadaire.

Hélas pour lui, Lionel Tardy, député UMP de Haute-Savoie, a confirmé sur Twitter ces informations. : « Tout le monde savait pour @jf_cope » écrit-il.

Ce qu’a confirmé ce proche de François Fillon à Sud Ouest.

 

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Mathieu Gallet, militant LGBT, nouveau patron de Radio France

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Mathieu Gallet a été nommé président de Radio France par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), jeudi 27 février. Actuel président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), M. Gallet succédera à Jean-Luc Hees à la tête de la radio publique en mai.

Avant d’être nommé à la présidence de l’INA, en 2010, M. Gallet a notamment travaillé au sein des cabinets ministériels de Christine Albanel puis de Frédéric Mitterrand, entre 2007 et 2010.

En mai 2011, il avait soutenu la création par Caroline Mecary de l’association Isota, militant pour l’égalité des droits, c’est-à-dire la dénaturation du mariage, l’adoption par les homosexuelles, et tout ce qui s’ensuit.

 

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27/02/2014

Affaire Dassault : le scoop de Libération ? Rien que du réchauffé…

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Étonnant, tout de même, comment, dans une affaire politique de droit commun comme celle du sénateur UMP Serge Dassault, une affaire prend le pas sur une autre… On ne parle plus que de son achat éventuel de voix à Corbeil, ville dont il fut le maire de 1995 à 2009… et quasiment plus du tout de son implication dans une tentative d’assassinat, dont on ne sait d’ailleurs s’il serait lié à la corruption ou à un racket mafieux.

Rappelons ce que nous écrivions sur ce site en décembre dernier : « Lorsque René Andrieu et Fatah Hou viennent, en février 2013, lui [Serge Dassault] réclamer de l’argent pour “services rendus” jusque dans son bureau de maire (entrevue filmée en douce et envoyée ensuite au site Médiapart), ils n’obtiennent rien de sonnant et trébuchant sur le champ, mais de plus bruyant et mortel en pleine rue le mois suivant, canardés qu’ils sont par Younès Bounouara… Un Younès que ce bon Serge avait trouvé, des années plus tôt, tellement “sympathique, franc, avec la langue facile et la fibre sociale”. Rien de moins ! “Grâce à lui, j’ai connu de nombreux jeunes des familles. Pour travailler sur les quartiers sensibles, c’est très précieux d’avoir des gens qui vous introduisent !” »

De ce règlement de comptes en pleine rue, plus un mot… En revanche, grâce à Libération, journal en perte de vie – mais pas d’indicateurs dans la maison Poulaga, semble-t-il –, la France entière sait désormais que les policiers de la Division nationale d’investigations financières et fiscales (DNIFF) ont récupéré quatre versions d’un listing d’électeurs, comportant environ 130 noms… le 25 juin de l’année dernière !

« Ces documents, auxquels Libération a eu accès, détaillent les faveurs dont ont bénéficié ces habitants de Corbeil (dons d’argent, travail, formations, etc.), très probablement dans le cadre de l’élection municipale de septembre-octobre 2009 », indique le quotidien.

Fort bien, mais de s’être montré – et même extrêmement – généreux, ce bon Serge ne s’en est jamais caché. Au contraire, il s’en est même largement vanté dans Le Journal du Dimanche en décembre dernier : « Ce que j’ai fait, après 1995, après être devenu maire, c’est d’aider les gens à travailler. Il m’est arrivé de donner de l’argent, mais jamais sans raison. J’ai acheté un camion à l’un, une pizzeria à un autre, des choses comme cela. Tout ce que j’ai financé, je l’ai financé avec mon argent personnel et toujours officiellement. »

D’une part, ce que le quotidien moribond de monsieur Rothschild a publié ce mercredi sous le titre racoleur « Dassault et les achats de voix : les preuves accablantes » n’est donc que du réchauffé, et d’autre part « la liste des faveurs accordées [qui] donne le tournis » n’est en rien une nouveauté.

Ce qui l’aurait été, en revanche, c’est la preuve que les bénéficiaires des largesses du candidat ont ensuite – et pour cette raison – voté pour lui… –À ce qu’on sache, en nos contrées, le vote se déroule à bulletin secret, et on peut évidemment affirmer sans trop de risque que le candidat Dassault n’a fait signer à personne un engagement écrit en bonne et due forme l’assurant du soutien électoral de ses obligés.

Alors ? Alors rien. Le « scoop » de Libération est digne de ceux d’un France Dimanche ou d’un Ici Paris de la grande époque, bien moins rigolo que ceux d’un Voici… et nettement moins explosif que celui, récemment, d’un Closer !

Philippe Randa

 

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Valls contre Goasguen : Grand Orient et Petit Occident ?

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Non seulement il y a des coups de pied au derche qui se perdent, mais encore y a-t-il une ambiance qui vire dans le délétère. Car autrefois, au Parlement, on s’étripait certes ; mais avec panache. Combien de mots cruels échangés en cette auguste assemblée ? La phrase qui tue, l’épithète qui fait mouche. Edgar Faure, Léon Daudet, Pierre Mendès France, Jean-Louis Tixier-Vignancour, où êtes-vous ?

Parce qu’aujourd’hui, ça sent le tiède et le mou. À tel point que les journaux en arrivent à gloser sur une petite passe d’armes ayant opposé Claude Goasguen (député du XVIe arrondissement parisien) et Manuel Valls (ministre de l’Intérieur).

Le premier s’inquiétait de l’impuissance des autorités publiques vis-à-vis des manifestants d’ultra-gauche à Nantes. Il est un fait que dissoudre des mouvements n’ayant aucune existence administrative n’est pas chose aisée ; c’est pour ces mêmes raisons que le GUD est toujours là depuis les années soixante du siècle dernier. Il est tout aussi vrai que les anarcho-black-bloquiens et leurs copains punks à chien sont des excités. Ces choses dites, lorsqu’ils cassent tout lors des sommets du G20, on n’a pas forcément envie de se ranger du côté des nervis du CAC 40, mais c’est une autre histoire…

Le second, pour toute réponse, a renvoyé le premier à son passé adolescent du mouvement Occident. Et alors ? À moins de vingt printemps, si on n’a pas été fasciste ou anarchiste, c’est qu’on a un peu manqué quelque chose ; même si demeurer anarchiste ou fasciste, passé l’andropause, présentera toujours un petit rien de consternant.

Bref, Claude Goasguen a bataillé dans les rangs d’Occident. Comme tant d’autres à droite. Mais comme certains à gauche, dont Jean-Pierre Chevènement dans le mouvement Patrie et progrès, dont le « fascisme » était autrement plus plausible. Ou comme d’autres encore, à la droite de l’extrême gauche, tel Lionel Jospin, trotskiste de l’OCI, illustre devancier d’un Jean-Christophe Cambadélis ou d’un Jean-Luc Mélenchon. Oui, dans sa jeunesse, tout le monde – à condition d’avoir respecté sa sève, son idéal, ses foucades – a été parfois excessif. Cela peut être condamnable, tout comme peuvent être aussi méprisables les rentiers prématurés ayant été épargnés par ces tocades.

Ces choses dites et remises dans leur contexte, il n’est pas incongru de dénigrer l’engagement des anciens d’Occident. D’accord, c’était la guerre froide. Bien sûr, il fallait peut-être défendre les USA au Viêt Nam, tout en faisant mine d’oublier qu’ils avaient viré les Français d’Indochine en finançant Hô-Chi-Minh. Guerre froide, toujours, les amis d’Alain Madelin et Gérard Longuet se battirent parfois coude à coude avec les militants sionistes du Betar, tandis que Maurice Bardèche, en bon chrétien, en bon « fasciste », appelait à la solidarité franco-arabe dès les premiers jours de la guerre des Six Jours, en 1967.

Finalement, il y a encore des choses qui valent le coup de lever le coude avant de partir heureux. Au rang d’icelles, les débats d’autrefois : mourir pour un bon mot, quelle grâce…

Le reste n’est que littérature.

Nicolas Gauthier

 

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Inauguration d’une rue Mouloud Aounit, dans Aubervilliers occupée

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En hommage à Mouloud Aounit, la municipalité d’Aubervilliers a décidé de donner son nom à la voie reliant les rues Schæffer et Crèvecoeur. Cette inauguration a eu lieu le 15 février 2014 en présence de la famille de Mouloud Aounit, du maire Jacques Salvator (PS), de la 1ère adjointe Evelyne Yonnet, et de personnalités dont « Monseigneur » Gaillot.

Aubervilliers est un bon symbole de la colonisation de la France, à laquelle a travaillé Aounit.

Pour rappel, ce dernier a dirigé pendant 20 ans le MRAP (« Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples »), une officine « antiraciste » et crypto-communiste qui a pour but d’éradiquer toute forme de résistance à la destruction de la France française, en multipliant les procès. Comme « SOS-Racisme ».

Communiste, Aounit n’a jamais vraiment travaillé : ayant poursuivi des études jusqu’à tard, il est devenu permanent associatif du MRAP et se payait avec l’argent extorqué aux Français résistants, dans les tribunaux, ou grâce aux subventions.

Victime – contre toute attente – d’une tumeur au cerveau, il a passé l’arme à gauche en août 2012 et les médias avaient sorti les mouchoirs pour cette belle figure de citoyen républicain.
Naturellement, il avait été promu chevalier de l’ordre national du Mérite (sic) puis chevalier de la Légion d’honneur (sic).

 

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La Mairie de Paris fait travailler ses employés sur des affiches anti-Hidalgo

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Depuis quelques jours à Paris, des affiches d’opposition à Anne Hidalgo (candidate PS aux municipales) sont apposées ça et là.

Les services de nettoyage n’ont pas tardé à réagir et, alors que les affiches en tout genre pullulent, ont fait passer une note disant :

« Merci aux divisions d’engager des tournées de surveillance et de procéder dans les meilleurs délais aux signalements des sites concernés [par ces affiches mettant en cause à Anne Hidalgo »] à la circonscription fonctionnelle afin que les équipes de désaffichage puissent intervenir ».

 

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26/02/2014

Et si la théorie du genre se résumait à un simple recyclage militant ?

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La théorie du genre exacerbe les passions, mais tous ceux auxquels on reproche de vouloir la propager n’ont de cesse de jurer qu’on se méprend sur leurs intentions, qu’ils ne sont en rien manipulés pour préparer les enfants à devenir des jouets sexuels, qu’il n’a jamais été question de « masculiniser » les filles et pas davantage de « féminiser » les garçons… Alors, quoi ?

Sa définition sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia fait simplement référence à des études du genre dans le cadre d’autres études faites sur les inégalités sociales avec études – encore ! – de la possibilité que les préférences sexuelles seraient définies non par la nature, mais par des contraintes idéologiques, religieuses et bla-bla-bla, bla-bla-bla…

Mais pas un mot sur le fait que cette théorie qui voudrait que l’être humain soit par nature indifféremment femme ou homme et que les différences ne proviennent que de contraintes sociales – soit les notions de « sexe intérieur » et de « bipolarité » des êtres humains – date de l’année 1903 et a été émise par Otto Weininger, jeune homosexuel juif qui haïssait autant sa mère que sa judaïté et trouva toutes les réponses à ses soucis en se suicidant avant l’âge de 25 ans ! (Le Devoir d’insurrection, Bernard Plouvier, L’Æncre, 2013).

Avec un tel concepteur de la théorie, on comprend les familles qui rechignent à laisser leurs enfants découvrir l’intérêt de cette funeste plaisanterie.

En revanche, une telle théorie fumeuse est pain bénit pour le recyclage de militants ; elle apporte un nouveau souffle à une vieille antienne des mouvements féministes : la lutte contre les inégalités entre femmes et hommes… et n’est finalement prétexte qu’à la poursuite d’activités d’une poignée de furies mal-aimées et d’éternels obsédés de la cause homosexuelle, subsistant principalement par la générosité des subventions publiques. Et leurs élucubrations sont ainsi relayées par des journalistes en mal de copies et de pseudo-philosophes en mal de débats et plus encore de notoriété médiatique… Tout ce petit monde y trouve son compte, tout autant d’ailleurs que les opposants à l’actuel gouvernement dont les rangs grossissent ainsi sans difficulté.

Car le plus effarant, dans tout ce délire, c’est bien l’ampleur du boycott partiel de l’école pour s’opposer au programme « ABCD de l’égalité » en test dans 10 académies !

Il ne s’agissait sûrement pas de rumeurs d’apprentissage de la « théorie du genre » sur des jeunes de 3 à 15 ans, comme s’en est défendu le ministre Peillon ; le programme « ABCD de l’égalité » est bel et bien un « test » pour la mise en place d’un programme de propagande politique. Gageons toutefois qu’il aura sans doute – et plus encore désormais – autant de concrétisation que le programme d’éducation sexuelle à l’école, tant promis dans les années 70 et dont tout lycéen ou collégien de cette époque attend encore la première minute… (Au moins aurons-nous eu à cette occasion une notion de ce qu’est la frustration… et appris ce qu’il faut attendre de certains annonces gouvernementales.)

« Le crime, c’est horrible ! Oui, mais ça fait vivre tant de gens… », entend-on dans La Poison de Sacha Guitry.

« La théorie du genre, c’est débile ! Oui, mais ça permet de recycler tant de militants… », constate-t-on dans la France de François Hollande.

Philippe Randa

 

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Angleterre : meurtre antiblanc dans la rue, filmé

 

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La video vient de sortir et le drame s’est produit en novembre, à Charminster.

Ce jour-là, Andrew Young, 40 ans, échange quelques mots avec un cycliste africain qui roulait sur le trottoir et arrivait face à lui. M. Young signalant au cycliste qu’il trouvait cela dangereux. Après ce bref moment, le cycliste reprend son chemin, sur le trottoir.
C’est alors qu’un ami du cycliste, africain lui aussi, assène par surprise un violent coup de poing au visage d’Andrew Young, probablement mû par une haine instinctive…
Le crâne d’Andrew Young va heurter le bitume lourdement, et il décèdera dans les jours suivants. Son agresseur ne s’est même pas retourné.
Il n’a été condamné qu’à 4 ans de prison, qu’il ne fera probablement pas entièrement.

Video de l’agression ci-dessous (images pouvant heurter la sensibilité de certains) :

 

 

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« La mairie de Kiev contrôlée par l’extrême-droite »

Des militants, notamment de « Secteur droit », contrôlent toujours la mairie de la capitale ukrainienne, alors que le pays semble encore largement désorganisé.

Des journalistes gauchistes de France 2 (pardon pour le pléonasme) y font un véritable voyage en enfer et n’en croient pas leurs yeux.
Il est vrai qu’il y a un côté un peu surréaliste.

 

A quand la même chose à la mairie de Paris ?
Le talentueux pianiste ferait-il une tournée ?

 

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Pour une analyse nationale-révolutionnaire des évènements ukrainiens

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par Arnaud de Robert pour le Cercle Non Conforme
 
 
Quoique en totale opposition totale avec la teneur de cet article de qualité, la Rédaction de Voxnr a jugé utile de le publier: il permet de comprendre le pourquoi de l'engagement d'une partie de la mouvance derrière les insurgés en Ukraine. La rédaction de Voxnr persiste à penser qu'en des temps où le nouvel ordre mondial métastase sur tous les continents, il est impératif de s'y opposer, soutenant toutes les formes de résistance à l'empire, y compris celles incarnées par des pays dont nous n'apprécions pas les modèles sociétaux, telle la Corée du nord par exemple. 
 
A la lecture des débats passionnés et passionnants qui ont alimenté les blogs et fils des réseaux sociaux de la mouvance ces dernières semaines au sujet de la crise ukrainienne il nous a semblé pertinent de porter à la réflexion des lecteurs du CNC certains éléments de l’analyse nationale-révolutionnaire.

En effet, on a vu et lu s’affronter avec fougue les tenants d’un voie pro-russe dite « continentale » prenant appui sur une nécessité géopolitique dépassant les visées nationales et les tenants d’une ligne « nationaliste », défendant en premier lieu la volonté des ukrainiens de fonder un Etat souverain.

Ces deux positions résultent de deux démarches fondées sur un même principe : celui de l’efficacité. Les uns pensent que le renouveau passera par un « grand frère », élément moteur d’une contestation de l’ordre établi – entendez l’ordre américain - aujourd’hui incarné selon eux par la Russie de Poutine. Les autres au contraire, trouvent l’élément d’efficacité dans la vivacité de certains peuples qui refusent l’enfermement impérialiste, les mafias oligarchiques et l’autoritarisme népotique, vivacité aujourd’hui représentée par les nationalistes ukrainiens.

Notons au passage que les deux groupes trouvent leur inspiration à l’Est, c’est-à-dire loin et en dehors du territoire national qui semble-t-il ne remplit plus les conditions minimales, les germes de révolte suffisants à enflammer les consciences. Curieux tout de même à l’examen d’une actualité hexagonale chaque jour plus chargée de contestation et de conflits (certes avec des accents moins jusqu’au-boutistes).

Nous avons donc en somme une position « géopolitico-continentale » sensiblement pro-russe et négatrice des identités dites « mineures » et une position « identitariste » fondant sa fraternité de combat sur les luttes de libération nationale.

Ces deux visions, malgré leurs prétention à l’objectivité et à la scientificité analytique, sont toutes deux partantes d’un certain romantisme impatient qui cherche désespérément une étincelle pouvant allumer rapidement l’incendie libérateur. Pour les uns c’est Poutine, mâle russe aux muscles saillants et au verbe incisif qui incarne l’avant-garde du front du refus à l’impérialisme. Pour les autres, ce sont les peuples non encore trop pollués - Hongrois, Serbes, Ukrainiens et même Russes (nous pourrions ici en citer bien d’autres) – qui personnifient la résistance anti-mondialiste et alter-nationaliste.

Or les partis pris exprimés dans ces deux positions sont fondés sur les opinions, les avis plus ou moins éclairés que se font les uns et les autres des peuples ou leaders dont ils font leur champions.

A ce stade, il est important de rappeler que l’on peut difficilement fonder une politique de long terme sur des opinions et des impressions. Il est donc fondamental de rebâtir un raisonnement reposant sur des principes intangibles, invariants et donc pérennes. Pourquoi ? Simplement pour ne pas oublier qui nous sommes, ce que nous défendons. Pour savoir toujours marquer la limite, pour ne pas devenir ceux que nous supportons, entrer dans la confusion de la puissance, voire devenir les zélés serviteurs aussi dévoués qu’aveuglés.

Pour cela, il est utile de faire ré-émerger la grille d’analyse partagée par la mouvance nationale-révolutionnaire. Fondée sur quelques grands principes, celle-ci présente le double avantage apparemment paradoxal d’une mise à distance des faits et d’un engagement profond pour les causes.

Tout d’abord, redisons-le, les nationaux-révolutionnaires évitent comme la peste le romantisme, fils des Lumières et porteur d’une musique enivrante mais trompeuse. La vie n’est pas un roman, la vie est un combat acharné, une lutte brutale qui demande la mobilisation totale du corps et de l’esprit. L’engagement doit résulter d’un processus décisionnel aussi complet que direct et donc fondé sur une formation et des connaissances profondément labourées. Car sans formation et compréhension logique, étayée du réel, l’engagement se résume vite au bougisme, à la prise de position réflexe, pavlovienne. C’est ce que l’on a pu lire ces derniers temps : « La Russie est contre l’hégémonie américaine, Poutine est pro-syrien et anti-musulman, donc je le soutiens ». Ou encore : « La Russie veut écraser le peuple ukrainien par l’intermédiaire d’oligarchies corrompues, c’est aussi un impérialisme, donc je soutiens les nationalistes ukrainiens ».

Ces deux déductions comportent chacune leur part de vérité mais pèchent par des simplifications idéales, voire idéalisées qui plus ou moins consciemment visent à faire coïncider au mieux les aspirations rêvées de leurs auteurs avec le réel. La raison en est l’impérieuse nécessité, la puissante attraction du temps. Il faut se positionner vite, choisir tout de suite, montrer le camp auquel on appartient, lever son drapeau et défendre sa position … la plupart du temps d’ailleurs contre un camarade, ce qui frise le non-sens.

Il y a dans cette cavalcade partisane comme un abandon à la modernité dans ce qu’elle a de plus viral : le temps zéro. Toute stratégie, toute philosophie politique, tout militantisme conscient et toute weltanschauung exprimée ne peut que se fonder sur une temporalité longue. Ceci ne signifie en aucune manière la tergiversation ou une prudence excessive, mais seulement la volonté de résister aux sirènes des propagandes médiatiques croisées, aux rumeurs toujours plus folles, aux engouements aussi séduisants que creux. La civilisation européenne porte en elle cette distance, cette mesure et ce détachement. C’est l’hubris des anciens Grecs, la distance intérieure d’Evola ou de Junger.

Pas de romantisme donc, pas de démesure non plus. Nécessité aussi de recourir à la longue mémoire, à la temporalité et à la recherche détachée des faits, implications et ressorts cachés d’un phénomène.

Observation, connaissance mais aussi principes.

Et les principes des nationaux-révolutionnaires sont clairs : Non-alignement, cause des peuples, méfiance et défiance vis-à-vis des impérialismes, objectifs politiques de puissance, socle européen, préservation des intérêts nationaux français, opposition de l’organique au systémique, rejet de l’occidentalisation du monde, opposition farouche et résolue aux Etats-Unis comme puissance et culture, lutte contre le marxisme - forme symétriquement consubstantielle du capitalisme, promotion d’une troisième voie organique solidariste et justicialiste.

Si l’on considère les évènements qui secouent l’Ukraine à l’aune des principes évoqués ci-dessus, on peut alors dégager une position claire est positive, une position de principe.

D’abord, reconnaitre par le prisme historique que l’Ukraine est une réalité, un ethnos qui cherche à fonder un Etat-Nation. Nation sans Etat aurait dit Jean Mabire, ardent défenseur de l’Ukraine tout comme Maurice Bardèche. De fait, par-delà les vagues de colonisation et l’occupation du territoire, une majorité d’ukrainiens (ukrainophones ou russophones) se reconnaissent « de souche » dans les sondages (2001, 2004, 2009 et 2011), à hauteur d’environ 63% de la population. L’Ukraine existe, au grand malheur de ceux qui la nient. Soutenir le droit du peuple ukrainien à se gouverner en toute indépendance ne relève pas dès lors d’une quelconque forme de romantisme mais au contraire d’un réalisme historiquement étayé.

Ensuite, si l’Ukraine souhaite son indépendance, elle ne peut le faire sans prendre en compte sa minorité russe et celle plus grande des ukrainiens russifiés. Il appartient donc au peuple ukrainien d’opérer un difficile sursaut patriotique propre à unifier les composantes de son espace.

De même, la Russie, voisin puissant aux tentations inquisitrices, doit faire la démonstration de sa nouvelle politique tant vantée par le Kremlin. Car, si l’on peut saluer les positions courageuses d’un Vladimir Poutine sur certains grands dossiers de politique internationale (on pense ici bien sûr à la Syrie) ou sur de grandes lois de politique intérieure, on ne peut miser inconsidérément sur la Russie comme champion de la multipolarité, du non-alignement. La Russie fait incontestablement contrepoids aux menées américano-sionistes, c’est un fait. Mais son positionnement géographique eurasiatique, sa géopolitique, son histoire et son passé soviétique ne la conduisent absolument pas à la multipolarité mais a un comportement dominant voir hégémonique propre à créer une bipolarisation naturelle entre elle et son opposant de l’ouest. Dans ce cadre, la Russie « gère » son étranger propre avec un paternalisme parfois pesant et menaçant. Les Baltes, les Bélarussiens et les Ukrainiens en savent quelque chose.

Préserver un non-alignement consiste dès lors à mesurer l’évolution de ces rapports et à propager une option plus contractualiste de ces relations, faite de respect mutuel et d’égalité de traitement. Faute de quoi, on sera amené à considérer la politique Russe de proximité comme une forme asymétrique d’impérialisme. La Russie a le choix dans ces dossiers, celui de pouvoir modifier les rapports avec les pays qui l’environnent et préserver des liens privilégiés, sereins et salvateurs. L’autre option, celle du rapport de force conduisant irrémédiablement les pays ex « satellites » au pire, c’est-à-dire dans les bras de l’ennemi bruxello-américain.

Lequel ennemi est toujours prompt à la destruction, en perpétuelle embuscade, fomentant contre la Russie et l’Europe des pièges, des trappes, des opérations false-flags dans le seul but de déstabiliser une région, des économies, de fragiles équilibres ethniques ou religieux. Bien sûr qu’il est à l’œuvre en Ukraine, cela nous le savons et cela les nationalistes ukrainiens le savent. C’est à eux de jouer contre cet ennemi mortel, notre principal ennemi : l’Amérique. Nous, nous ne pouvons que dénoncer l’ingérence américaine, montrer ses vecteurs d’attaque. Le sort de l’Ukraine ne nous appartient pas.

Ce qui nous appartient en revanche, c’est de poser la question fondamentale qui doit toujours être « en quoi cela sert-il les intérêts de l’Europe, de la France ? ».

Car si l’on peut dénoncer sans ambages l’hydre étatsunienne et reconnaitre le caractère naturellement plus engageant – au moins en surface – de la politique russe ; c’est un pari dangereux que de consacrer la Russie alliée et protectrice de l’Europe, voire partie de cette Europe.

D’abord parce que le régime russe ne se prévaut pas d’une lutte acharnée contre le capitalisme et le libéralisme, fondant ainsi un modèle autoritaro-libéral assez semblable à ce que produit la Chine (ce qui conduit également à la répression en Russie de mouvements NR et NA).

Ensuite parce que les Russes eux-mêmes ne se définissent pas européens mais « Russes », tenant à cette particularité réelle et observable.

Enfin, parce que la doctrine de l’Eurasisme implique l’hégémonie de l’imperium russe et l’extension de la vision continentale à sa partie asiatique. En tant qu’européens, cette vision séduisante en surface, recèle d’un péril mortel. Celui de la dépossession de l’héritage gréco-romain et chrétien au profit d’un socle plus asiato-centré et donc immanquablement concurrent en terme de vision du monde.

La Russie a son destin, un grand destin. En tant qu’européens nous devons le soutenir tout comme nous devons soutenir la recherche d’un partenariat privilégié avec Moscou. Mais il nous reste un destin à accomplir le nôtre, celui de l’Europe.

Car l’Europe est certes en bien mauvaise posture, gangrénée par l’occidentalisation rampante, par les supplétifs de Washington aux commandes à Bruxelles, par l’invasion de masse en provenance d’Afrique et d’Orient (proche ou lointain), par le rachat de son économie par les pétromonarchies …

Mais l’Europe est notre berceau, notre socle et notre espace géopolitique, culturel et ethnique naturel de combat. Nous ne pouvons déroger à notre destin en cherchant ailleurs l’homme providentiel, le pays-phare qui réalisera au loin ce que semble-t-il nous sommes incapables de générer ici. Et c’est précisément parce que nous sommes conscients des limites des modèles, que nous avons l’impérieux devoir de bâtir le nôtre. Les nationalistes ukrainiens, en particulier ceux du Pravyi Sektor (le Secteur Droit de la place Maïdan) se revendiquent européens et proposent un programme de Reconquista très semblable à celui que nous formulons. En ce sens, on peut dire que leur action a quelque chose de vivifiant, comme un coup de fouet dans le champ du possible.

Il est donc temps de dépassionner le débat sur la crise ukrainienne, de cesser de l’essentialiser, de le ramener à ses dimensions réelles qui sont celles de nos intérêts propres.

Saluons la vitalité renaissante de la Russie, saluons également le courage et la ténacité des nationalistes radicaux ukrainiens qui ont impulsé une révolte du peuple contre l’oligarchie corrompue nous montrant par-là la direction à suivre.

Et surtout ne perdons pas de temps à gloser infiniment sur les mérites de telle ou telle alliance hypothétique, tel ou tel allié/leader fantasmé. Nous y perdons beaucoup d’énergie, sans parler des facteurs éventuels de divisions, de nouvelles fractures que nous créons par nos prises de positions extrêmes. Il est pourtant vital pour notre survie et à long terme pour le développement de nos idées que nous soyons enfin capables d’exprimer une troisième voie géopolitique fondée sur nos intérêts propre, ceux de l’Europe que nous voulons, ceux de la France que nous aimons.

Revenons donc au réel, revenons à nos principes.  

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Qui est derrière le coup d’État en Ukraine ? par Nicolas Bourgoin

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Nicolas Bourgoin est démographe, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Franche-Comté (LASA-UFC). Il est l’auteur de trois ouvrages : La révolution sécuritaire aux Éditions Champ Social (2013), Le suicide en prison (Paris, L’Harmattan, 1994) et Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social (Paris, L’Harmattan, 2008)

 Les impérialistes occidentaux ne renoncent jamais. Après avoir tenté en vain de faire tomber le régime de Bachar al-Assad à grands renforts de campagnes médiatiques mensongères et de livraisons d’armes aux rebelles (1), ils ont réussi à écarter l’Iran de la conférence de Genève 2 destinée à trouver une issue politique à la guerre en Syrie (2). Au Venezuela, la tentative de coup d’État orchestrée par la CIA se poursuit dans un silence diplomatique assourdissant (3). Autre front : l’Ukraine, pivot géostratégique entre l’Ouest et l’Est, repassée depuis 3 ans dans le giron russe après la période calamiteuse de la gouvernance « orange ». La tactique est la même – aide financière à une opposition factice et diffusion massive de contrevérités médiatiques à propos de la répression menée par le pouvoir -, le but également : affaiblir la Russie en la privant de ses partenaires commerciaux et en l’isolant diplomatiquement. Révolution orange, le retour.

Acte 1


On se souvient sans doute de la « Révolution orange », largement médiatisée à l’Ouest. Viktor Ianoukovitch, le candidat proche de Vladimir Poutine, est élu président de l’Ukraine le 21 novembre 2004. Une série de manifestations suivent la proclamation des résultats. Organisées par le candidat malheureux, Viktor Iouchtchenko, financées par des milliardaires ukrainiens et des organisations américaines (4), soutenues par de nombreux pays occidentaux dont les Etats-Unis (elles ont été financées à hauteur de 65 millions de dollars par l’administration Bush), elles prennent rapidement de l’ampleur et forcent le gouvernement à organiser un nouveau scrutin un mois plus tard. Entaché de nombreuses fraudes, il verra la victoire de Viktor Iouchtchenko et ouvre une période marquée par un rapprochement avec le camps occidental et l’OTAN mais aussi par une gouvernance calamiteuse gangrenée par la corruption. Les multiples malversations du « clan orange » (délits financiers, détournements de fonds, évasion fiscale, favoritisme) conduiront notamment Ioulia Timochenko, l’ex-Première ministre ukrainienne, derrière les barreaux. Le président sortant ne recueillera que 5,45 % des voix lors du scrutin de 2010. Rideau sur le premier acte de la « Révolution orange ».

Acte 2



Des milliers d’opposants pro-européens manifestent violemment suite au refus du président ukrainien en novembre dernier de signer un accord d’intégration avec l’UE, décision motivée par la lourdeur des "réformes structurelles" exigées en contrepartie par les européens (privatisations massives, réduction drastique des dépenses de l’État et de l’emploi public, remise en cause de la protection sociale et du droit du travail) alors que le pays est économiquement affaibli, ainsi que par le souhait de donner la priorité aux relations économiques avec la Russie. Rappelons que c’est aussi sur la base de ce rapprochement avec la Russie que le président ukrainien a été élu. Loin d’être pacifiques, ces manifestations apparaissent comme des tentatives de déstabiliser le gouvernement, voire de le renverser (5), des snipers israéliens sont même présents (6). Elles sont soutenues par Ioulia Timochenko, égérie de la révolution orange, et par la quasi-totalité des classes politiques occidentales. Certains manifestants sont affiliés à l’organisation d’extrême-droite Svoboda, violemment anti-russe, dont la plupart des membres sont armés (7). Des saccages, de nombreuses déprédations sont commis dont la destruction d’une statue de Lénine (8 la déclaration à ce sujet du Parti Communiste d’Ukraine). Des catapultes géantes sont même montées pour l’occasion et utilisées contre les forces de l’ordre qui comptent déjà de nombreuses victimes dans leurs rangs (9). L’opposition, qui n’a pas la majorité au parlement, ne peut en effet compter que sur la « pression » de la rue, autrement dit la violence, pour faire plier le gouvernement et tenter remettre sur les rails l’accord avec l’UE, d’autant plus que les ukrainiens dans leur majorité ne soutiennent pas les pro-européens, comme le montre un récent sondage (10).

Cette stratégie de la tension semble être jusqu’ici payante puisque Viktor Ianoukovitch s’est entretenu une nouvelle fois avec les chefs de file des opposants et a demandé que le Parlement se réunisse en urgence pour discuter de la démission du gouvernement réclamée par l’opposition, et tenter de mettre un terme à la crise politique… sans succès toutefois, l’opposition exigeant purement et simplement la démission du Président, pourtant légitimement élu. Après cet échec de l’ultimatum fixé au Président (11), les violences on repris de plus belle : nouvelles barricades, Ministère de l’Agriculture pris d’assaut par les manifestants en armes … (12). Ce 19 février, les forces de sécurité ukrainiennes ont repris une partie de la place de l’Indépendance à Kiev après une nuit d’affrontements avec les manifestants antigouvernementaux (13). Les États-Unis et l’Union Européenne, qui appuient les revendications de l’opposition, continuent de maintenir la pression et envisagent des sanctions contre Kiev en réponse à la répression des manifestations. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a brandi la menace de représailles contre les dirigeants ukrainiens, pourtant totalement légitimes. Le vice-président Joe Biden, pour sa part, a eu un entretien téléphonique avec le Président ukrainien et l’a averti que si les autorités ne calmaient pas la situation, cela aurait des "conséquences".


Dans les coulisses


Comme au temps de la Révolution orange, les media occidentaux présentent unanimement les manifestations anti-russes comme un mouvement spontané regroupant des « combattants de la liberté » épris d’Europe, en butte à un pouvoir autocratique (14). L’inénarrable Bernard-Henri Lévy, de tous les mauvais coups contre les pouvoirs hostiles à l’atlantisme, n’a évidemment pas fait défection en appelant même l’UE à suspendre sa participation aux jeux de Sotchi (15). En réalité, il s’agit d’une manipulation bien rodée et qui a déjà fait ses preuves lors de la Révolution orange dont la logistique avait été assurée par les organisations pro-occidentales Pora et Znayuliées au mouvement Otpor. Celui-ci avait déjà joué un rôle actif dans la chute de l’ex-président Slobodan Milosevic en juillet 2000, dans la « Révolution des roses » georgienne de décembre 2002 ainsi que dans les tentatives de putsch contre le président biélorusse en 2001 et 2004. Toutes ces organisations sont généreusement financées par des officines occidentales : le Konrad Adenauer Institute, proche de la CDU, l’Open Society Institute de Georges Soros, leNational Democratic Institute et la Freedom House, proches du gouvernement américain, entre autres.

Les manifestants actuels semblent bénéficier à nouveau des mêmes largesses dans le financement de mouvements dont l’objectif est in fine de déstabiliser des pays souverains afin de les soumettre aux intérêts occidentaux (16). En réalité, cela fait déjà longtemps que les USA s’intéressent à l’Ukraine (17). La volonté des américains de renverser le gouvernement ukrainien, pourtant totalement légitime, répond à trois objectifs, de nature économique et géostratégique : renforcer l’OTAN par l’intégration d’un nouveau pays (le plus grand d’Europe), affaiblir la Russie en l’isolant diplomatiquement et s’approprier un marché jugé trop protectionniste en créant un « climat d’investissement favorable aux entreprises étrangères» – en clair : en privatisant ce qui ne l’est pas encore et en faisant prévaloir les intérêts des investisseurs étrangers sur ceux de la population nationale. Ils justifient les financements faramineux investis dans l’aide logistique aux groupes anti-russes ainsi que l’effort déployé par les media occidentaux pour tenter de faire passer pour une révolution populaire et pacifique ce qui n’est ni plus ni moins qu’un coup d’État.
Notes :
Source : http://www.lesobservateurs.ch/2014/02/21/qui-derriere-le-... : http://bourgoinblog.wordpress.com/2014/02/19/qui-est-derr...


(1) http://bourgoinblog.wordpress.com/2013/09/05/bruits-de-bo...

(2) http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140120-conference-geneve...

(3) http://www.legrandsoir.info/venezuela-la-tentative-de-cou...

(4) http://www.russie.net/article1963.html

(5) http://fr.starafrica.com/actualites/ukraine-le-premier-mi...

(6) http://strategika51.wordpress.com/2014/02/20/kiev-des-sni...

(7) http://www.france24.com/fr/20131202-opposition-ukraine-ki...

(8) http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/articl...

(9) http://www.youtube.com/embed/mXcFhvEhQTc

(10) http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Les-ukrainiens-ne-so...

(11) http://www.dailymotion.com/video/x1a71w2_bfm-story-ukrain...

(12) https://twitter.com/LeNouvelObs/status/426504792597610497...

(13) http://fr.news.yahoo.com/affrontements-meurtriers-à...

(14) http://www.rtl.fr/blog/aphatie/manifestations-en-ukraine-...

(15) http://www.bernard-henri-levy.com/

(16) http://french.ruvr.ru/2013_11_25/Ukraine-combien-coutent-...

(17) http://www.michelcollon.info/Les-enjeux-de-la-bataille-po...

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Chronique de la France asservie et… résistante

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Robert SPIELER

 

RIVAROL N° 3129 du 20 février 2014

 

SELON la Licra, « il n’y a pas de sujet tabou ». Ah bon ? Ont-ils peur ? Ont-ils conscience d’être allés trop loin, beaucoup trop loin ? Ou pratiquent-ils le double langage ? Toujours est-il que Alain Jakubowicz, président de la Licra, vient de livrer une réflexion assez étonnante. Il a déclaré, au sujet du sketch de Nicolas Canteloup, concernant le génocide rwandais, que j’avais évoqué dans un récent numéro de RIVAROL : « On appréciera le bon et le mauvais goût, mais Canteloup a totalement raison de ne pas s’excuser », ajoutant : « Il n’y a pas de sujet tabou et l’humour peut et doit faire mal ». Atteint de houtspah aiguë (culot monstre en hébreu), Jakubowicz évoque cette “frilosité” actuelle, qu’il appelle « la maladie d’humour » pour laquelle il préconise « une overdose d’humour ». Et cet étonnant oiseau d’ajouter : « Allez-y, lâchez-vous, balancez, tapez, mais gardez votre costume de scène ». Le même président de la Licra poursuit pourtant Dieudonné devant les tribunaux. Cherchez l’erreur… Quant à l’humoriste Jérémy Ferrari, voici ce qu’il vient de déclarer : « On ne peut que rire de tout. C’est absurde de vouloir interdire de rire d’un sujet. Si on commence à dire qu’on ne peut plus rire d’un génocide, alors quoi ? On établit une liste des malheurs du monde interdits ? Et pourquoi tel ou tel ? » Ferrari a décidément besoin d’une petite formation complémentaire dans un camp de travail, histoire qu’il se mette à comprendre où est le problème…

 

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FABIUS CHERCHE À TERRORISER LES HELVÈTES

 

Interdit de rire ou de pleurer. Laurent Fabius qui est, paraît-il, ministre des Affaires étrangères de la France, se mêle de tout, et surtout de ce qui ne le regarde pas. Il n’apprécie absolument pas le résultat du vote suisse en faveur d’une limitation de l’immigration. Malgré une campagne massive des media et du patronat en faveur du “non”, le “oui” l’a emporté, de justesse, certes (50,3 %). Et Fabius s’insurge, déclarant, menaçant : « C’est une mauvaise nouvelle à la fois pour l’Europe et pour les Suisses, parce que la Suisse renfermée sur elle-même, ça va les pénaliser ». Et cette intelligence cosmoplanétaire d’ajouter : « La Suisse toute seule ne représente pas une puissance économique considérable. » Et la France ?

 

PERSÉCUTIONS CONTRE DIEUDONNÉ, SUITE

 

Précisément le tribunal de grande instance de Paris a estimé, le 12 février, que l’un des passages d’une vidéo de Dieudonné intitulée « 2014 sera l’année de la quenelle », constituait une contestation de crimes contre l’humanité. Rien de plus, rien de moins. Dieudonné déclarait notamment : « Moi, les chambres à gaz, j’y connais rien. Si tu veux vraiment, je peux t’organiser un rencard avec Robert », allusion à l’historien révisionniste Robert Faurisson. Saisi en référé à la demande de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), le tribunal de grande instance de Paris a estimé que ce passage constituait une contestation de crimes contre l’humanité. Dans son ordonnance, le magistrat considère que « l’humour invoqué » par la défense de Dieudonné « n’apparaît que comme le moyen de véhiculer publiquement des convictions en “testant les limites de la liberté d’expression” — en l’espèce dépassées — et non comme le ressort d’un sketch comique et provocateur dont les excès pourraient être admis ». C’est un peu compliqué comme sabir, mais ça signifie que Dieudonné est menacé d’ une astreinte de 500 euros par jour de retard constaté pour chacun des passages s’il ne les retire pas dans un délai de cinq jours à compter de la signification de l’ordonnance. L’avocat de l’UEJF, Stéphane Lilti, n’entend pas s’arrêter là puisqu’il compte à présent saisir le parquet « pour que les poursuites pénales qui s’imposent soient engagées à son initiative » contre l’humoriste. Ouf, on respire ! Au fait, pourquoi l’UEJF souhaite-elle que ce soit le parquet, et non elle-même qui engage des poursuites ? Réponse : si le procès est perdu, l’UEJF, comme la LICRA et autres officines, ne sera pas condamnée aux dépens dès lors que c’est le Parquet qui entame la procédure. Et puis si c’est le ministère public qui poursuit, et non directement les organisations juives, il sera plus difficile de parler comme Annie Kriegel d’une « insupportable police juive de la pensée ». Pas bête tout ça !

 

UNE JUSTICE DE PLUS EN PLUS FOLLE

 

On pourrait croire à un hoax (fausse info sur internet) ou à un poisson d’avril. Pas du tout. L’information est des plus sérieuses. Chaque Rivarolien connaît Mickael Jackson, le « roi de la pop », qui avait usé et abusé de chirurgie esthétique, à telle enseigne que son nez tombait en lambeaux. Né noir, il était, par la vertu de traitements des plus bizarres, devenu « blanc de peau », pour reprendre l’expression du chanteur toulousain Claude Nougaro. Le médecin de la star, Conrad Murray, avait été condamné par un tribunal américain à quatre ans de prison pour homicide involontaire, pour avoir fait ingurgiter à Jackson des quantités invraisemblables de médicaments qui ont contribué à le faire passer de vie à trépas. Depuis, il a été libéré. Mais venons à cette histoire hautement délirante, telle que je les aime. Que vient faire la justice française dans cette affaire ? Explications. Trente-quatre personnes poursuivaient devant le tribunal d’Orléans le médecin américain. Parmi elles, cinq fans du chanteur ont pu démontrer un « préjudice affectif ». Conrad Murray a été condamné à verser un euro symbolique de dommages et intérêts au titre de « préjudice d’affection » à ces zozos originaires de Suisse, de Belgique, de Gironde, du Pas-de-Calais. Le juge a estimé que cinq personnes avaient apporté la preuve de « l’affliction » dont elles avaient fait l’objet. Des preuves apportées « à l’aide de témoignages, voire de certificats médicaux », a détaillé l’avocat des parties civiles, Me Emmanuel Ludot, qui note fièrement : « C’est la première fois au monde, à ma connaissance, qu’est reconnue la notion de préjudice affectif en lien avec la mort d’un pop-star » et qui se félicite « d’être allé jusqu’au bout de la procédure malgré les ricanements » qu’elle suscitait. » Interrogée par lefigaro.tv, la présidente de la « community », Myriam Walter, l’a dit : « Ça fait deux ans qu’on se bataille pour ce procès (sic). » Son tatouage “MJ” planté au-dessus du sein, Myriam, 56 ans, présidente de la Michael Jackson community, qui n’a évidemment jamais rencontré feu Michael, était émue jusqu’aux larmes : « J’ai connu Michael. J’ai grandi avec lui […] Même si je suis illuminée, j’en suis fière. » Maintenant, elle rêve de l’érection d’une statue de la “divinité” à Paris ! Félicitons en tout cas Maître Ludot, pour son courage et sa capacité à faire semblant de rester sérieux parmi cette bande de déments. Il a avoué que « la procédure a été l’objet de moqueries. Je respectais la souffrance des plaignants, mais cette démarche n’a pas été facile du fait de nombreux ricanements ». Et les ricanements, ce n’est pas fini, cher Maître ! Comme le note le très intéressant site de Robert Ménard, Boulevard Voltaire, « la justice française a fumé la moquette » !

 

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L’ARABE N’EST PAS LA DEUXIÈME LANGUE EN FRANCE

 

Dans un article fort intéressant, repris par le Salon Beige, Yves Daoudal dénonce la manipulation colportée par une tribune du Monde, qui demandait que l’arabe soit enseigné dans le service public. En réalité, l’arabe n’est pas du tout la deuxième langue de France, contrairement à ce que l’on croit. Les langues arabes pratiquées en France sont en fait, pour l’essentiel, des patois maghrébins, très divers et qui n’autorisent à leurs locuteurs qu’une médiocre compréhension de la langue arabe classique. Daoudal relève que les Maghrébins du Maghreb comprennent beaucoup mieux leurs dirigeants quand ils s’expriment en français que quand ils font leurs discours officiels en arabe classique et note que l’apprentissage de l’arabe dit littéral ou classique sert uniquement, chez nous, à apprendre le Coran puis à s’endoctriner davantage dans l’islam, c’est-à-dire dans l’islamisme.

 

15 À 20 MILLIONS DE MUSULMANS EN FRANCE

 

Azouz Begag est chargé de recherche du CNRS à l’université Paris-IV. Il a été accessoirement ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances du 2 juin 2005 au 5 avril 2007 dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Interrogé par une chaîne de télévision, il vient de déclarer qu’il y avait entre 15 et 20 millions de musulmans en France. D’origine algérienne il demanda en 1987 la nationalité française qu’il obtint en 1989. Dans les années 1990, il parla lors d’un discours de son identité : « J’aimerais bien être marié à plusieurs femmes, cela me plaît. Je dis cela pour dire qu’il y a un Arabe très traditionnel, très macho et dur, qui existe en moi. Il ne demande qu’à se réveiller. Tous les jours il frappe à ma porte pour sortir, pour s’exprimer. Mais je suis intelligent, cultivé, né à Lyon et je me suis frotté à la société française depuis plusieurs dizaines d’années, je lui dis : “Reste où tu es”. » (source : Wikipédia). Azouz Begag vient de faire une déclaration assez stupéfiante : « Cela fait trente ans qu’on parle de cinq millions de musulmans en France ; 1,5 millions de Marocains, 1,5 millions d’Algériens et 1 million de Tunisiens ». Et il analyse fort justement : « Si l’on suppose que chacun a fait au moins un enfant et que ces enfants en ont fait d’autres, on est beaucoup plus nombreux que 5 millions. » Et il ajoute : « Ce qui fait peur aux Français, c’est l’altération de leur identité par ces enfants de migrants ».

 

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Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici.

 

24/02/2014

Ukraine : attention à l’intox

Les partisans du régime désormais déchu de Ianoukovytch privilégient une stratégie de diabolisation, face aux révolutionnaires de Maïdan.
Le puissant parti nationaliste Svoboda a particulièrement droit à ce type de rhétorique s’embarrassant peu de réalité historique.
Le Kremlin, sans surprise, taxe incessamment les nationalistes ukrainiens d’horribles antisémites, d’affreux fascistes,  d’ignobles néo-nazis.
On s’étonnera davantage que de nombreux sites, blogs ou émissions patriotiques françaises reprennent cette argumentation  à base d’amalgame, de déformation ou de nets mensonges, dont la droite nationaliste française a elle-même été longtemps (et est toujours) victime.
Il ne faudra plus qu’ils se plaignent de subir la diabolisation/nazification après l’avoir utilisée sans vergogne à l’encontre des nationalistes ukrainiens…
Quoique l’on pense du bien-fondé de l’engagement des nationalistes ukrainiens, qui ont été le fer de lance de la « révolution » place Maïdan, il faudrait utiliser, pour discuter de ce sujet qui a divisé les patriotes français, des moyens honnêtes.

On rappelera donc ici que le parti Svoboda ne s’est jamais appelé Parti national-socialiste ukrainien, mais Parti social-national d’Ukraine (SNPU), en écho avec le nationalisme historique local.

On s’affligera aussi qu’ait été largement repris dans nos milieux un montage photo – en dépit de son énormité – montrant un portrait géant d’Hitler affiché sur la mairie de Kiev par les manifestants.

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Quelle naïveté pour reprendre telle quelle une telle image, sans vérification…

Il s’agissait en réalité d’un portrait de Stepan Bandera, figure historique du nationalisme ukrainien et de l’indépendance de ce pays :

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Les verts : des camarades pour Mélenchon. - L’écologie politique est bien un gauchisme.

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Il y a de multiples formes d’écologie. Certaines, aussi respectables qu’indispensables. Mais il y a une écologie qui occulte toutes les autres, c’est l’écologie politique qui se mêle de tout et qui est un gauchisme radical en tenue de camouflage. Comme le vote écologiste est parfois un complément indispensable, les socialistes font semblant de ne pas le voir.

Le virage très libéral du président hollande rend ce camouflage inopérant. Les verts apparaissent pour ce qu’ils sont, des rouges. Et pourtant le futur ancien premier ministre tente encore de donner le change avec cette hypocrisie de la mollesse politique érigée en mode de gouvernement.

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé le dimanche 23 février qu'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) devait « sortir de l'ambiguïté » au sujet de son soutien aux opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au lendemain d'une importante manifestation qui a dégénéré et causé d'importants dégâts à Nantes. Emmanuelle Cosse, numéro un du parti des gauchos écolos, a, elle, rejeté les fondements de l'appel du premier ministre affirmant qu'il n'y avait « aucune ambiguïté ». « On a toujours dénoncé les actes de violence donc les choses sont très simples » a-t-elle déclaré avant de souligner que son parti avait condamné dès samedi soir les violences à Nantes dues à des « éléments perturbateurs ». Voila un bon raisonnement, mais valable pour la droite et le Fn, camarades ? Poser la question, c’est y répondre.

Quand à Valls on attend au delà des paroles fermes, des décisions de dissolutions des groupuscules gauchistes violents. Qualifiant d'«inadmissible» cette «violence qui vient de l'ultragauche radicalisée», le ministre a renvoyé les organisateurs de la manifestation à leurs responsabilités. C’est un peu court.

Selon Manuel Valls, «un millier d'individus de l'ultra gauche, ainsi que des Black Blocs, très violents, se sont livrés à des exactions et à des violences intolérables : cocktails Molotov, boulons, pavés jetés sur les forces de l'ordre, détruisant des vitrines de magasins, saccageant un certain nombre de commerces, du mobilier urbain ainsi que l'entrée d'un commissariat de police». Après avoir déploré que «cette manifestation se soit transformée en véritable guérilla urbaine échappant totalement à ses organisateurs», il a rendu hommage «au préfet de la Loire Atlantique, aux forces de l'ordre, qui avec beaucoup de sang froid et de professionnalisme ont contenu cette manifestation».

«Cette violence venant de cette ultragauche, de ces Black Blocs, qui sont originaires de notre pays mais aussi de pays étrangers, est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l'Etat», Mais la dissolution et l’interdiction, c’est pour la jeunesse nationaliste, politiquement, c’est plus facile Manu.

Les écologistes eux n’ont pas intérêt avant les municipales a quitter le gouvernement. Jean-Vincent Placé, le chef de file des sénateurs EELV, a estimé samedi qu'un départ des écologistes du gouvernement n'aurait aujourd'hui « strictement aucun sens ». « Il y a un débat très vif au sein du mouvement, la faiblesse des éléments écologiques de la politique menée et les orientations nettement sociales libérales plaisent de moins en moins à nos militants et à nos cadres », a-t-il déclaré sur Europe 1. C’est pourquoi on avale couleuvre après couleuvre.

Un rappel dans le détail du site Boursorama.



Juin 2012: A peine nommée ministre du Logement, Cécile Duflot, encore secrétaire nationale d'EELV, se déclare le 5 juin, à la radio, favorable à la dépénalisation du cannabis, en rappelant que le parti des Verts défend cette position depuis « très longtemps ». Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la rappelle à l'ordre en soulignant que « le gouvernement n'a rien dit sur ce sujet ».

Août 2012: Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls défend une politique de « fermeté » face aux campements illicites de Roms dont il accélère les évacuations. Cécile Duflot estime, pour sa part, que démanteler des campements roms sans les reloger revenait à « mettre les gens dans une précarité encore plus grande ».

Même date: Une petite phrase d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, considérant que le nucléaire est « une filière d'avenir », suscite la colère des écologistes. Denis Baupin, vice-président EELV de l'Assemblée nationale, juge qu'il s'agit « d'une profession de foi en décalage total avec la réalité ». « Provocation », dit son collègue Noël Mamère. La ministre Cécile Duflot rassure son camp en laissant entendre que la position d'Arnaud Montebourg ne modifierait pas d'un iota les engagements de François Hollande sur l'abaissement de 75% à 50% de la part du nucléaire en France.

Novembre 2012: Le 9 novembre, François Hollande juge « possible » un départ des deux ministres écologistes du gouvernement (Cécile Duflot et Pascal Canfin, délégué au Développement) mais « ne le souhaite pas ». Le même jour, face aux « annonces très en faveur des entreprises sans contreparties et sans conversion écologique », Jean-Vincent Placé s'était interrogé sur la participation de son parti au gouvernement Ayrault.

Juillet 2013 : Arnaud Montebourg se prononce en faveur de la création d'une compagnie publique pour exploiter de manière écologique le gaz de schiste. Jean-Vincent Placé estime alors que M. Montebourg est désormais « nuisible à l'écologie, nuisible au gouvernement ».


Septembre 2013:
Le ministre socialiste de l'Ecologie Philippe Martin met le feu aux poudres en affirmant que, dans le prochain budget, le gouvernement ne prévoyait pas de réduire l'avantage fiscal du diesel sur l'essence, un des « marqueurs » des écologistes. Le gouvernement répond qu'aucune décision n'a encore été prise mais finalement le dispositif restera inchangé.



Même date :
Cécile Duflot accuse Manuel Valls d'être allé « au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain » avec ses propos sur les Roms. Le ministre de l'Intérieur avait déclaré que seule une minorité de Roms voulait s'intégrer.



22 février 2014:
Cécile Duflot affirme dans un entretien au Monde samedi que si elle n'était pas ministre, elle soutiendrait « plutôt deux fois qu'une » les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).



A quand la prochaine ? Et qui peut croire que cette alliance n’est pas purement électoraliste et carriériste ? Pas les électeurs tout de même !

Raoul Fougax

 

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Réflexion sur les violents affrontements à Nantes

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Une des conséquence de la postmodernité n'est autre que la fin des référentiels auxquels on était habitué. A titre d'exemple, ce que l'on nomme pudiquement et faussement « actes d'incivilités », n'étaient pas voici cinq décennies. Révélateurs furent d'ailleurs le désaveu par les Français, des exactions des étudiants de mai 68 durant ce que l'on a coutume d'appeler, « les événements ». Les Français d'alors, ne supportèrent pas que les jeunes, bien souvent issus de milieux socialement favorisés, s'en prennent à des biens matériels comme par exemple les voitures. Si ces manifestations de 68 avaient peut être leurs raisons d'être, les Français ne pouvaient que désavouer les violences gratuites qui ne furent la conséquence de petits bourgeois qui, friqués, méconnaissaient la valeur de l'argent.

Ce qui s'est passé ce samedi de violence à Nantes est en passe de devenir banal là où les événements de mai 68 étaient à cette époque exceptionnels. De plus en plus souvent, des manifestations dégénèrent dans lesquelles on peut constater la toujours alliance entre l'extrême gauche et les délinquants. Pour les uns comme pour les autres, il n'y a pas d'engagement politique au sens noble du terme, mais juste la volonté de casser. On pourrait comprendre, la tradition de l'extrême gauche étant ce qu'elle est, que la violence ne vise que les forces de l'ordre, parce que symboliques d'un pouvoir considéré comme capitaliste. Tel n'est pas le cas ; c'est ainsi que les vitrines des petits commerçants volèrent en éclats alors que l'on aurait pu penser, justement parce que « petits », qu'ils auraient été épargnés. On aurait aussi admis, toujours pour des raisons idéologiques, que l'extrême gauche s'en prenne à des enseignes de firmes multinationales capitalistes. Que nenni …

Là où naguère l'extrême gauche, d'un point de vue idéologique, avait sa raison d'être, en l'occurrence le combat pour le très fameux et non stalinien « socialisme à visage humain », c'est aujourd'hui du petit soir dont il s'agit. Alors que le capitalisme est en crise, que l'on voit les libertés reculer et que de nombreux voyants sociaux se sont mis au rouge, l'extrême gauche qui devrait être au plus haut, se trouve aujourd'hui ignorer des Français. Même un Jean-Luc Mélenchon, ancien du trotskisme mais qui n'en est plus malgré un positionnement très à gauche, ne décolle pas : lui qui s'était fixé comme objectif majeur de lutter prioritairement contre le Front National, dispose d'un parti qui n'obtient que le tiers ou le quart de son concurrent direct.

Amadeo Bordiga (1) avait déjà voici bien longtemps mis en garde les dérives antifascistes de l'extrême gauche dont il estimait qu'elle était la conséquence d'un fait petit-bourgeois. Alors que le capitalisme aujourd'hui, même malade, est omniprésent à l'échelle planétaire, il en est pour se focaliser sur l'antifascisme comme si chemises noires et brunes fourmillaient encore dans les rues. Un peu facile et confortable de se réclamer de la lutte contre le fascisme alors que ce qu'ils considèrent comme le grand danger majeur n'est plus depuis 1945, ce que tous les Français savent. Si très longtemps on a parlé en France de la seconde guerre mondiale, c'est tout simplement parce que beaucoup de Français, à l'époque, l'avaient vécue. Aujourd'hui, cette génération n'est presque plus, tout comme il en est de même pour celle qui a vécu les guerres d'Indochine et d'Algérie. Il va donc de soi que les Français ont aujourd'hui de toutes autres préoccupations et que les discours à fort contenu idéologique les font fuir.

Ces nervis d'extrême gauche ainsi que les délinquants auxquels ils sont le plus souvent associés, pourraient très facilement être matés si le pouvoir était plus volontaire et moins compréhensif. Chacun a pu constater que c'est toujours ou presque sur la même frange du spectre politique que le pouvoir se focalise. A cela une raison simple qui n'est autre que la connivence entre le(s) gouvernement(s) en place et l'extrême gauche qui ont noué une alliance censée freiner la célère et nécessaire poussée du Front National. Il ne faut d'ailleurs pas être bien fin pour constater que nombre de sites ou blogs affiliés à l'extrême gauche, servent de base de données de renseignements à destination de la police politique en place. En admettant d'ailleurs aussi, que l'extrême gauche ainsi que les délinquants, ne servent pas au plus grand bénéfice du pouvoir en place, à déconsidérer des manifestants paisibles et motivés par une cause juste.

Philippe Delbauvre

 

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Les leçons de l’EuroMaïdan Alexandre Latsa

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Par La Voix de la Russie



Alors que le gouvernement ukrainien avait accepté nombre de concessions politiques, les violences ont malgré tout repris pour, la semaine dernière, faire plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

Tout ce sang versé aura finalement abouti à ce que l’Ukraine revienne à l’ancienne constitution, que des élections anticipées aient lieu mi ou fin 2014 (contre mars 2015 comme initialement prévu) et enfin que ne soit remodifié le code pénal pour prévoir la libération de l’opposante Timochenko, égérie marketing de la révolution de couleur mais emprisonnée pour faits massifs de corruption, incluant la signature de contrats énergétiques avec la Russie trop désavantageux pour l’Etat ukrainien.

Si cette dernière est libérée, on pourrait objectivement imaginer qu’elle puisse être élue présidente, damant le pion à son bras droit (Iatseniouk) qui a pourtant visiblement l’aval de la diplomatie américaine mais aussi de l’Allemagne, le boxeur Klitchko, que certains n’hésitent pas à dépeindre comme le « Van Damme » de la politique ukrainienne. Timochenko pourrait-elle réussir ce tour de force de fédérer et structurer cette opposition si désunie ?

Son étiquette de politique le plus corrompu de l’histoire ukrainienne pourra-t-elle calmer les ardeurs d’une foule qui en grande partie reproche à l’élite politique d’être justement trop corrompue ? Rien n’est moins sûr. Ses origines (juives, arméniennes…) en font-elle une candidate tolérable pour les groupes radicaux qui représentent jusqu'à 30% des manifestants, sans aucun doute la très grande majorité des fauteurs de troubles.
On imagine mal du reste comment l’opposition dite parlementaire pourrait envisager son avenir politique sans se détacher de cette frange d’activistes radicaux qui périphérisent le mouvement Svoboda et dont le président Oleg Tiagnibok appellerait prétendument à pénaliser l’usage de la langue russe, donner un sous-statut aux russes d’Ukraine, lutter contre les élites juives ou encore attaquer des églises orthodoxes russes.

Le retour au calme (civil comme politique) en Ukraine post-Maïdan ne se fera sans doute pas en effet sans un consensus fort avec cette minorité nationaliste radicale et active qui bénéficie d’un périmètre d’action aussi large que l’Etat n’est faible. Ce vecteur nationaliste, qui a débordé le contrôle de l’opposition parlementaire, mérite qu'on s’y arrête car il est fonctionne sur des logiques similaires, que l’on pense à la Russie ou l’Ukraine. En 2011 lors d’une rencontre avec des mouvements associatifs et culturels russes, j’ai échangé quelques mots avec une jeune femme qui représentait une organisation russe assez nationaliste. Cette dernière m’avait expliqué à quel point l’Ukraine à ses yeux était un pays avec un potentiel extraordinaire pour les nationalistes russes.

La Russie lui semblait à jamais bloquée politiquement (pour les nationalistes) tant le pouvoir actuel était fort, ne tolérant pas l’extrémisme et prônant le « vivre ensemble » à la russe. A contrario à ses yeux, l’Ukraine présentait un intérêt certain puisque la révolution de couleur de 2005 avait démontré que le système politique y était fragile et renversable. Une partie Est et pro-russe était certes indémolissable mais à l’Ouest, les espoirs étaient réels selon elle elle d’appuyer des nationalistes locaux pour y bâtir un nouvel Etat au frontière de l’Europe, blanc, nationaliste et orthodoxe. Je lui répondais que ce type de projet avait déjà existé en Croatie et qu’après la victoire des indépendantistes soutenus par les nationalistes (incluant des volontaires de toute l’Europe), ces derniers avaient été exécutés et arrêtés jusqu’au dernier, le pays ayant ensuite pu bénéficier d’un processus d’intégration au sein de la matrice occidentale, incluant subventions et social-démocratisation. La Croatie de 2013, 28ème membre de l’UE, également membre de l’OTAN, avec ses 18% de chômage, ses financements d’entreprises sous perfusion par la BERD et le FMI, sa gaypride et sa future adhésion à la zone Euro en 2015 est il est vrai sans doute loin de l’objectif des nombreux nationalistes qui durant la guerre de Croatie sont allés tenter d’y bâtir un Etat nouveau.

Preuve que certains schémas mentaux ne changent pas, nombre d’entre eux partaient lutter contre un serbo-bolchevisme qui n’existait que dans leur tête, tout comme les nationalistes ukrainiens rossent aujourd’hui certains de leurs concitoyens en hurlant contre un potentiel retour à une Union Soviétique qui n’existe pourtant également plus. L’Ukraine va-t-elle vers une scission de fait pour se transformer en une grande Moldavie à l’Ouest et une Nouvelle Ossétie à l’Est, en Crimée notamment ?

L’EuroMaïdan est donc aussi une leçon pour les gouvernants du monde entier.
La bataille pour l’Ukraine, qui intervient au sein d’une féroce lutte géopolitique des grands ensembles du continent, à également vu la démonstration du double standard le plus abject qui soit. Comme le rappelait Xavier Moreau récemment, l’Ukraine a permis de montrer au monde entier que ce pays était considéré par les Occidentaux comme une sorte de colonie africaine, et un pays dans lequel les blancs occidentaux en cravates pouvaient choisir les élites et décider de l’avenir. Imagine-t-on en effet en France « 15.000 désœuvrés d’extrême gauche ou droite se constituer en bandes armées, se barricader sur la place des Invalides, attaquer des policiers a coups de « cocktails Molotovs » et armes à feu et le tout avec le soutien de capitales étrangères ? ». Cela semble fort peu probable. Pourquoi le serait-ce alors pour l’Ukraine ?

En 1945, le monde s’est retrouvé scindé en deux espaces dont les projets pour l’avenir étaient fondamentalement opposés et similaires à la fois, d’un mondialisme à l’autre. La chute de l’URSS n’a cependant pas arrêté la poussée occidentale que l’on aurait pourtant pu imaginer atténuée récemment par la crise financière de 2008. La prise de pouvoir politique de l’Amérique sur l’Europe via la construction européenne (François Asselineau l’a parfaitement expliqué ici) a permis la constitution d’un territoire utilisé pour y déployer territorialement l’Otan afin de permettre sa projection continentale mais également permettre la création d’un gigantesque marché économique dont les contours se dessinent de plus en plus clairement ces derniers mois : l’union transatlantique, cette nouvelle Otan économique.

Les centres de gouvernances occidentaux et Otano-centrés viennent de clairement démontrer avec l’Ukraine que leurs objectifs d’extensions à l’Est continuent et que les révolutions de couleurs de nouvelle génération ne devraient pas utiliser les libéraux comme fantassins mais bel et bien les nationalistes afin de briser l’espoir de certains pays de constituer de potentiels grands espaces, voir des pôles indépendants.

Ce faisant on peut imaginer que les micro-nationalismes tout comme les régio-nationalismes confirment et confirmeront dans un proche avenir leur rôle de meilleurs alliés de l’extension de l’Otan et d’intégration des nations européennes au sein de la matrice globale occidentale sous domination américaine. Une extension qui devrait permettre à l’Amérique de continuer à tranquillement « dépecer l’Europe » en la privant sans doute définitivement d’une alliance avec la Russie.

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11 mythes sur la situation en Ukraine

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La situation en Ukraine donne souvent lieu à de nombreuses interprétations fantaisistes lorsqu’elles ne sont pas mensongères ou propagandistes, par omission ou méconnaissance bien souvent. L’idée de cet article est de tenter de mettre un cadre clair à ces événements, loin de l’impartialité du Mainstream médiatique occidental.



1) Les Ukrainiens qui manifestent se battent pour lutter contre un président illégitime

Malheureusement ce n’est pas totalement vrai. Si la précédente révolution en Ukraine de l’hiver 2004, 2005 s’était déclenchée dans les jours qui ont suivi les résultats d’une élection serrée et peut-être contestable, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le président Viktor Ianoukovitch a été élu le 7 février 2010, soit il y 4 ans, et le scrutin a été déclaré par L’OSCE « transparent et honnête ». Lors de ces mêmes élections, le précédent président, issu de la révolution de couleur, a lui obtenu 5,5 % des voix. Viktor Ianoukovitch est donc tout aussi légitime à ce titre que Vladimir Poutine, Barack Obama ou Angela Merkel.

2) Les Ukrainiens qui manifestent se battent pour l’Europe

Ils seraient même « prêts à mourir pour l’Europe, ce qui devrait nous faire réfléchir » nous affirmait récemment Serge July. Malheureusement ce n’est pas réellement le cas.

La lutte ne concerne pas l’Europe mais des conditions de vie difficiles, une corruption endémique et systémique (datant de bien avant l’arrivée au pouvoir d’Ianoukovich) et dont les médias étrangers ne parlent que trop peu. On peut du reste ici constater les réelles motivations qui peuvent pousser une citoyenne lambda à aller manifester à EuroMaïdan, et sans surprise, les raisons sont principalement économiques et non politiques.

Quand aux nombreux nationalistes qui s’offrent une révolution, certains ont pendu des portraits du plus célèbre collaborateur nazi ukrainien dans les bâtiments administratifs publics qu’ils occupent pendant que d’autres se battent en pensant que le combat pour l’Europe est celui de la « fraternité Blanche et Européenne ». Que dire sinon que l’on peut sincèrement douter que Bruxelles ne souhaite les accueillir à bras ouvert?


3) Les Ukrainiens qui manifestent cherchent à sortir d’une domination russe qui perdure

A qui la faute ?


En réalité, la Russie a neutralisé l’Ukraine du jeu géostratégique régional (principalement énergétique) après la révolution précédente de 2005. Cette révolution de couleur avait vu l’accès au pouvoir de l’élite politique dirigée par Viktor Iouchtchenko. Seulement un an après son élection, le nouveau pouvoir ukrainien a déclenché une guerre énergétique en obstruant le transfert du gaz russe vers l’Europe. La construction de South Stream et North Stream était à ce titre destiné à réduire à néant le pouvoir de nuisance de l’Ukraine en tant qu’Etat de transit et permettre un approvisionnement stable de l’Europe par la Russie, comme elle le fait en Turquie via Blue Stream.

Ce faisant, les pertes économiques pour l’Ukraine ont été énormes et la responsabilité incombe au pouvoir politique en place à ce moment. L’Ukraine est aujourd’hui un pays en très mauvaise santé économique et morale, dont une grande partie des jeunes émigrent ou souhaitent émigrer pendant que le pays fait face a une crise démographique absolument terrible dont là encore les médias étrangers ne parlent que trop peu.


4) Les Ukrainiens qui manifestent cherchent à sortir d’une gouvernance qui ruine le pays en le mettant à la merci de la Russie

Aujourd’hui, l’Ukraine est terriblement dépendante de la Russie du point de vue économique. En effet, 23,7% de ses exportations vont vers la Russie et 20% de ses exportations vers L’UE (soit 27 pays), qui ne compte elle que pour 26% des exportations et 31% de ses importations.

Quand à la mainmise de la Russie sur l’économie ukrainienne, elle ne date pas d’hier et de la période Ianoukovitch mais de la période 2002-2004 et a continué de façon importante ses dernières années. Ces investissements lourds russes ont par ailleurs largement contribué a éviter un effondrement économique total de l’Ukraine durant la crise de 2009, année ou la croissance a été de -15% et est depuis deux ans inferieure a 1%. L’accord avec la Russie (permettant à l’Ukraine d’obtenir 15 milliards de dollars) s’apparente donc plus à une nécessité pour éviter la banqueroute qu’à un choix politique. En outre il ne faut pas oublier que la dette à court terme du pays équivaut à plus de 150 % de ses réserves de change et que l’Ukraine doit rembourser six milliards d’euros au Fonds monétaire international d’ici à la fin 2014.

L’accord d’association avec l’UE ne prévoyait lui une aide que de 800 millions d’euros et des conditions d’austérité à la Grecque. Les Ukrainiens peuvent en réalité dire merci sur ce point à leur président.


5) Les Ukrainiens qui manifestent représentent la majorité du peuple

Cela semble vraiment peu plausible. L’Ukraine est un grand pays qui comprend 45 millions d’habitants mais ce sont seulement quelques centaines de milliers de personnes qui manifestent.

Des calculs sérieux ont été fait démontrant que de toute façon la place Maïdan à Kiev ne peut pas contenir plus de 300.000 personnes, comme démontré ici et là. Si en novembre et décembre la place était pleine régulièrement, ce n’est plus le cas actuellement. Le mouvement s’essoufflerait il ? En outre parmi les milliers d‘activistes qui choisissent la confrontation avec l’Etat se trouvent de nombreux nationalistes et autres radicaux qui ne représentent évidemment pas du tout la majorité des Ukrainiens.

Dans son ensemble si la population ukrainienne semble elle toujours plus décidée à rejoindre l’Union Européenne que l’Union douanière (41% contre 35%), il n’y a donc pas 50% de la population qui souhaite que le pays devienne le énième membre de l’Union de Bruxelles.


6) L’ingérence russe dans cette affaire est honteuse

De quelle ingérence russe parle t-on? A-t-on vu des russes intervenir en Ukraine durant les 10 dernières années ?

Ce sont les occidentaux qui s’ingèrent dans la crise en Ukraine et ce à divers niveaux. L’un des visages de l’opposition est le boxeur Klitchko dont le parti UDAR est soutenu officiellement par la CDU allemande. Ce sont des députés européens qui se sont montrés à Kiev au milieu des manifestants contre le pouvoir ukrainien. Le sénateur américain John McCain est lui aussi intervenu à Kiev en affirmant que l’Europe rendrait l’Ukraine meilleure.

De la même façon, des étrangers (polonais) font partie des blessés et un militant d’extrême droite biélorusse a lui été tué. Que faisaient-ils-là ?

Que n’aurions-nous pas entendu s’il s’était agi de responsables russes proches de Russie Unie ou si la Russie soutenait ouvertement un parti politique comme l’Allemagne le fait en soutenant directement le parti du boxeur Klitchko ?


7) Les manifestants se défendent contre des policiers agressifs et violents

Des violences ont eu lieu des deux cotés, c’est indéniable, regrettable et condamnable et il faut souhaiter (rêvons un peu) que lumière soit faite sur ces événements.

Pourtant les manifestations ont commencé fin novembre et ont longtemps été pacifiques. Pourquoi ont-elles finalement dégénéré comme c’est systématiquement le cas lors des longues semaines de manifestations qui précèdent les révolutions de couleurs ?

Lorsque des incidents ont éclaté et/ou que des bâtiments ont été occupés par la force, l’Etat a réagi. Comment aurait-il pu en être autrement? Dans quel Etat de droit cela se serait passé différemment ? Tolérerait-on en France que 10.000 casseurs saccagent puis occupent le ministère de la Justice ?

Les blogueurs russes donnent une vision des deux cotés de la barricade, il est intéressant de lire les commentaires et de regarder les images pour se faire une idée, voir ici et là. Ce que l’on sait, c’est que les manifestants sont également extrêmement violents, sur le modèle des hooligans et supporters de foot. Que l’on en juge sur ces images impressionnantes des bagarres de rue (ici, là, ici ou là) où l’on peut voir que les policiers sont brulés vivants à coup de cocktails Molotov ou se font même tirer dessus et tuer ou aussi séquestrer. Est-ce bien l’âme de l’Europe qui transcrit dans le comportement des manifestants ?


8) L’Etat ukrainien doit cesser sa répression contre les manifestants

Partout dans le monde, des manifestations dégénèrent et partout dans le monde, l’Etat rétablit l’ordre et très souvent par la force.

Lorsque dimanche dernier, quelques centaines de manifestants ont attaqué les forces de l’ordre en France suite a la manifestation du « jour de colère », il y a eu 250 interpellations et les autorités francaises n’ont pas hésité à immédiatement « condamner avec la plus grande fermeté les violences contre les forces de l’ordre commises par des individus, des groupes hétéroclites, de l’extrême et de l’ultra droite, dont le but n’est que de créer du désordre en n’hésitant pas à s’en prendre avec violence aux représentants des forces de l’ordre » tout en « saluant le sang froid des policiers et des gendarmes et leur maîtrise devant des comportements totalement irresponsables ».

Pourquoi dès lors n’est-ce pas le cas en Ukraine, alors que depuis quelques jours, 270 policiers ont été blessés, un tué et deux séquestrés ?

On peut se demander ce qui justifie ce double standard et il faut regarder ces images venues des pays occidentaux qui montrent comment les polices des démocraties répriment fortement les manifestants parfois alors que ceux-ci sont bien plus pacifiques que les ultras ukrainiens.

D’anciens policiers occidentaux aujourd’hui à la retraite ont du reste expliqué que dans de telles situations, les policiers ukrainiens n’avaient sans doute pas eu d’autres choix que de répondre comme ils l’ont fait.

Imagine-t-on en France lors de la Manif Pour Tous que des milliers de manifestants assiègent Paris et détruisent le centre ville en occupant des bâtiments ? Non, bien évidemment.


9) Le pouvoir Ukrainien est un pouvoir aux mains d’oligarques qui refusent l’entrée dans l’Europe souhaitée par le peuple

Non, en réalité les choses ne sont pas aussi simples.

Les oligarques ukrainiens dont on parle souvent sont proches du président actuel car comme lui originaires de l’Est du pays, de la partie industrielle du pays. Ce sont ces hommes d’affaires qui poussent le président Ianoukovich à ne pas prendre trop clairement position entre la Russie et l’Europe car leur plus grande crainte est une entrée dans l’Union Douanière qui les mettrait à la merci des gigantesques corporations russes.



10) La seule solution est l’entrée dans l’Europe ou la scission de l’Ukraine en deux


C’est toute l’ambigüité du grand jeu qui se déroule en Ukraine.

La plupart des Ukrainiens comme des manifestants ne veulent pas l’intégration de l’Ukraine en Europe mais rêvent d’une indépendance nationale plus affirmée. L’Europe n’est pour eux qu’un prétexte (un rêve) pour tenter d’exprimer ce souhait d’indépendance nationale plus affirmée. L’idée des manifestants est finalement la même que celle des oligarques proches de Ianoukovitch que les premiers critiquent pourtant : il sera plus facile de manipuler Bruxelles que Moscou.

L’EuroMaïdan est aussi l’expression du désarroi de nombre d’habitants face à la catastrophique situation économique que le pays connaît et qui ne date pas de 2010 et de l’élection d’Ianoukovitch qui a récupéré les rennes du pays en pleine crise mondiale. On trouve les mêmes schémas de pensée en France chez ceux qui accusent Hollande de tous les maux alors que celui-ci est surtout arrivé en poste au plus mauvais des moments politico-historiques récents en France. Le pays étant en réalité dans une situation catastrophique après 30 ans de gestion calamiteuse.

Il est certain que l’Ukraine n’intégrera jamais l’UE dans un avenir proche pour des raisons tant économiques que politiques. Personne ne dit le contraire aujourd’hui. Quand à la scission du pays en deux, elle pourrait résulter non de la volonté des puissances voisines mais surtout d’initiatives citoyennes de régions de l’Ouest et de l’Est, ou du sud (Crimée) qui proclameraient de micro-autonomies locales. Cette solution ne semble pas (encore ?) à l’ordre du jour à moins d’imaginer une Ukraine sans Crimée ?

Sur la tendance longue on constate à l’inverse que la partie Est (pro russe) et centrale/Nord du pays (plus pondérée) se dépeuple plus rapidement que la partie Ouest, pro-européenne électoralement parlant. Cette tendance est plus accentuée au sein des classes d’âges les plus jeunes pendant que les plus de 50 ans sont eux plus enclins a souhaiter une intégration à l’Union douanière, comme on peut le constater ici.


11) Il ne s’agit pas d’une révolution de couleur, les gens sont volontairement dans la rue

C’est justement l’équation essentielle de fonctionnement d’une révolution de couleur : une masse sincère doit être attisée à descendre dans la rue pour défendre des intérêts qui sont soient légitimes, soit dont on l’a convaincu qu’ils l’étaient.

La désinformation en cela aide énormément à préparer ces masses qui sont cela dit drivées par des activistes ou des leaders politiques. Ceux qui ont des doutes à ce sujet peuvent lire l’entretien donné à ce sujet par l’un des maitres à penser et activiste de la révolution de couleur en Serbie.

En toile de fond, les leaders occidentaux utilisent cette situation pour tenter d’extraire une nouvelle fois l’Ukraine de la sphère d’influence russe sur le plan stratégique, politique et militaire, en étant prêts à créer un précédent historique et politico-juridique extrêmement dangereux: renverser un pouvoir légitime par le biais de groupes radicaux d’extrême droite. On voit bien les nombreuses ingérences extérieures dans ces événements (voir point 6) masqués du reste par une intense propagande sur la soi-disant ingérence russe.

Les manifestants ukrainiens ne se rendent eux pas compte bien entendu que leur révolution est destinée à servir des intérêts supérieurs, non nationaux, car ils sont sincères dans leur souhait de simplement vivre mieux.

Alexandre Latsa

 

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L’UE a soutenu un putsch contre un gouvernement démocratiquement élu, par Aymeric Chauprade

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Le coup de force organisé par les États-Unis et l’Union européenne soutenant Tiagnibok (seul leader qui contrôlait les émeutiers) pendant les Jeux de Sotchi (les Russes ayant alors les mains liées) a donc fonctionné et débouché à l’effondrement du pouvoir légal la veille de la fin des Jeux (le 23 février).

Quelles leçons pouvons-nous tirer ?

1) Les récents événements dramatiques démontrent qu’il n’existe aucune solution politique viable et durable pour l’Ukraine dans les frontières actuelles car l’Ukraine est divisée géopolitiquement.

2) Le président Ianoukovitch qui a quitté le pouvoir de lui-même, et afin que le bain de sang cesse, avait certes des torts sérieux (corruption, incapacité à agir dès le début de la crise) mais il avait été élu démocratiquement (aucune contestation de l’OSCE) et était le président légal. C’est donc un coup de force, un coup d’État même, qui l’a poussé vers la sortie et ce coup d’État a bel et bien été soutenu par l’Union européenne.

3) Le sang a coulé parce que l’opposition a tiré la première à balles réelles sur les forces de l’ordre. Les premiers morts ont été des policiers. Qu’aurait fait un gouvernement occidental si des manifestants avaient tiré à balles réelles sur ses forces de l’ordre? On se souvient que l’autoritaire M. Valls aura quand même fait jeter en prison des petits jeunes de la Manif pour tous ou de Jour de Colère pour un simple jet de canette !

 

4) Dans cette situation dramatique, l’Union européenne et les États-Unis portent une très lourde responsabilité. Ils ont encouragé la rébellion qui a débouché sur la violence ; ils ont cautionné un coup d’État contre un gouvernement démocratiquement élu.

5) La trame de fond de cette affaire, ne l’oublions pas, est, premièrement l’affrontement entre les États-Unis et la Russie, les premiers voulant otaniser l’Ukraine, les seconds voulant y conserver leur influence stratégique.

C’est, deuxièmement, un affrontement historique entre l’Allemagne qui a toujours voulu contrôler (Hitler) l’ouest de l’Ukraine (ce qui explique les néo-nazis de Svoboda) et la Russie qui tente de refouler cette influence (ce qui explique les slogans anti-nazis des ouvriers de Donetsk).

6) L’affaire ukrainienne, après la Syrie, la Libye et tant d’autres depuis 1990, apporte la démonstration que l’antifascisme et l’antisémitisme sont une posture pour les partis dominants en France et non un combat réel, posture qui ne vise qu’à diaboliser les forces politiques réellement alternatives. Ce n’est en effet pas une conviction puisque, au nom de l’Union européenne, ces partis inféodés aux oligarchies pro-américaines ont soutenu les néo-nazis ségrégationnistes et antisémites de Svoboda, le fer de lance du coup de force contre le gouvernement légal d’Ukraine.

Une fois de plus, l’Union européenne prouve qu’elle n’est rien devant les tendances lourdes de l’Histoire et les enjeux de puissance. Sa rhétorique sur la démocratie et les droits de l’Homme est instrumentalisée. Les gesticulations bellicistes de BHL en sont l’illustration pathétique.

L’Ukraine face au réel

L’opposition est divisée : que peut-il y avoir de commun en effet entre Ioulia Timochenko et les néo-nazis de Svoboda ?

Les différents clans d’opposants vont devoir faire face à la réalité économique et géopolitique :

- banqueroute de Naftogaz, la compagnie gazière

- plus de service public, fonctionnaires non payés, caisses vides. L’UE ne donnera pas suffisamment. Donc Iatsenouk va devoir aller mendier l’argent russe et on imagine comment il sera accueilli.

- chaos dans l’Ouest de l’Ukraine où des bandes ont pris le contrôle.

- qui fera partir les extrémistes qui tiennent Maïdan ?

Le retour à la Constitution de 2004 n’arrangera rien. Bien au contraire. Leonid Kuchma sentant le vent tourner en sa défaveur pendant la Révolution orange, avait imaginé une constitution perverse qui diluait tout les pouvoirs si bien que personne ne dirigeait vraiment l’Ukraine.

Revenir à cette Constitution sera une catastrophe quand on connaît la fragilité géopolitique intérieure de l’Ukraine et ses difficultés économiques. Selon Standard&Poors, l’Ukraine fera défaut sur sa dette (elle doit rembourser 13 milliards de dollars cette année) si la Russie arrête son aide, ce qui est désormais probable.

Que peut-on souhaiter ?

Pour ramener la paix, il ne reste qu’une solution viable. Diviser l’Ukraine en deux États. Une Ukraine de l’Ouest tournée vers l’Allemagne, la Pologne et donc l’Union européenne. Ce sera l’Ukraine pauvre, nous serons perdants, sauf les Allemands qui vont y trouver une main d’œuvre à bas coût pour continuer à maintenir leur avantage compétitif sur nous.

Une Ukraine de l’Est, indépendante ou rattachée à la Russie (après tout les habitants y sont russes) avec la Crimée bien sûr, éminemment stratégique pour Moscou.

Conclusion

Nous ne sommes qu’au début du chaos ukrainien et l’Union européenne porte une très lourde responsabilité. Manipulée par les États-Unis, l’Union a voulu exclure la Russie, acteur essentiel dans la zone, du règlement. Rappelons qu’après le Sommet de Vilnius de novembre 2013, le Kremlin a proposé de régler la question de l’Ukraine lors d’une conférence qui aurait rassemblé les Ukrainiens, les Russes et les Occidentaux.

La crise ukrainienne est donc une nouvelle preuve de l’échec de l’Union européenne. L’Union européenne n’est pas un facteur de paix, elle est un facteur de guerre.

Aymeric Chauprade

 

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22/02/2014

Drame de l’art contemporain : une femme de ménage jette une oeuvre d’art

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La pauvre ne s’est pas aperçue que les détritus au sol dans une galerie d’art italienne étaient en fait une oeuvre d’art estimée à 11 000 euros.

« Vous êtes femme de ménage à la galerie Salat Murat de Bari, dans le sud de l’Italie. Mission matinale, vous inspectez les salles et passez derrière tous les petits indélicats qui ont abandonné derrière eux chewing-gums et autres papiers gras la veille. Là, vous tombez sur du papier journal, des cartons et des biscuits éparpillés sur le sol. Qu’est-ce que vous faites ? Vous les jetez ?

Eh bien, une femme de ménage a eu la même réaction. Mal lui en a pris puisque ce qu’elle a cru être des ordures étaient en fait une installation de l’artiste new-yorkais Paul Branca, pour l’exposition Display Mediating Landscape. »

« Si ce genre d’incidents est rare, il existe quelques précédents d’artistes ayant déjà vu leurs créations partir direct à la poubelle. Ansi, en 2001, une installation de Damien Hirst à la Eyestorm Gallery de Londres, constituée d’une collection de bouteilles de bière, de tasses à café et de cendriers plein de mégots avait été déblayée par erreur.

L’artiste allemand Gustav Metzger a également fait les frais des bonnes intentions des employés du Tate Modern qui avaient balancé un sac de papier destiné à son exposition. Et en 1999, un gardien avait jeté préservatifs et draps tachés pensant que l’exposition My Bed de Tracey Emin avait été vandalisée pendant la nuit. »

Image d’illustration : une autre pièce d’art contemporain en pleine nature, probablement d’origine rrom.

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Le sénateur Jean-Pierre Michel, un républicain exemplaire, qui fête la mort de Louis XVI

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Jean-Pierre Michel est un sénateur socialiste, ancien président du Syndicat de la magistrature, franc-maçon fanatique et inverti militant.

Dans le scandale du « mur des cons », il avait soutenu le Syndicat de la magistrature en estimant que les « personnalités raillées n’ont que ce qu’elles méritent »…

Il est à l’origine de l’amendement devenu article 20 de la loi du 15 janvier 1990 relative au financement des partis politiques, article considéré comme une « autoamnistie » des hommes politiques confrontés à des inculpations d’abus de biens sociaux.

Caricature de la culture de mort, soutien de l’ADMD, c’est un militant acharné de l’euthanasie (vieille lubie maçonnique), pour laquelle il a déjà déposé une proposition de loi.

Cet extrémiste est à l’origine de la loi sur le PACS puis de celle sur le pseudo-mariage entre invertis.
Il s’était illustré, pendant les débats, en qualifiant tout simplement les opposants à la loi Taubira de « pires des homophobes ».

Bref, récemment (le 26 janvier), laissant éclater sa haine maçonnique recuite, il avouait sur twitter :

« Comme tous les troisièmes dimanche de janvier, depuis des années, je fête la mort de Louis XVI autour de la tête de veau avec les Amis de la Veuve ! »

La boucle est bouclée.

 

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Aymeric Chauprade sur la situation en Ukraine !

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1) que pensez vous des événements qui se déroulent actuellement en Ukraine ?



Les événéments en Ukraine sont une réplique de la tentative de révolution colorée de 2004. A l’époque, déjà, les forces euro-atlantistes avaient tenté de détacher l’Ukraine de son partenariat avec la Russie. C’était au moment de la succession de Leonid Koutchma lequel avait accepté un an avant, en 2003, un partenariat étroit avec Moscou. Les Américains, en utilisant des officines comme Freedom House ou les subsides de Georges Soros, en s’appuyant sur les méthodes de « révolution pacifique » mises au point par Gene Sharp (qui faisait des stages de formation pour les étudiants serbes, géorgiens, ukrainiens aux Etats-Unis au début des années 2000), tentaient de tourner l’Ukraine vers l’OTAN et l’Union européenne, les deux processus d’intégration allant de paire. En 2010 la parenthèse otanienne s’était achevée par un retour vers la Russie avec l’élection de Vicktor Ianoukovitch. Nous sommes donc dans une nouvelle tentative aujourd’hui. Les force euro-atlantiques constatent que Poutine parvient à reconstruire la zone d’influence russe grâce à l’Union douanière qu’il propose et que l’Arménie vient d’accepter. Il faut dire que les arguments russes sont concrets : une énergie à prix préférentiel, un commerce bilatéral réel et qui représente plus du tiers du commerce ukrainien aujourd’hui. En face, il n’y a que mirage et illusion. Pour l’Ukraine intégrer l’Union européenne cela reviendrait à choisir l’Union soviétique en 1989! L’Union européenne est en crise, peut-être en train de disparaître. Qu’a-t-elle à proposer à l’Ukraine, un pays de 45 millions d’habitants? C’est la perspective d’un effondrement mutuel accéléré, sans doute souhaitée par Washington.

2) Comment interprétez vous la résistance des institutions ukrainiennes aux forces de l’unipolarité ?



Le président ukrainien, soutenu par le parti des régions pro-russe, qui peut s’appuyer au moins sur une Ukraine orientale qui représente les 2/3 du PIB du pays n’est certainement pas une marionnette de la Russie comme veulent le faire croire nos médias. Sinon pourquoi aurait-il eu des relations tendues avec Moscou à plusieurs reprises, à propos du gaz notamment ? Ce président a essayé de défendre l’intérêt ukrainien à plusieurs reprises dans le dossier énergétique et cherchait à trouver un équilibre entre l’Union européenne et la Russie. Son approche n’était pas dogmatique mais réaliste. Seulement il s’est rendu compte que les Européens, inféodés aux Etats-Unis n’avaient qu’un seul objectif obsessionnel: couper Kiev de Moscou et créer une fracture entre les deux pays. Il a pesé le pour et le contre et s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas prendre le risque d’une sécession de l’Est qui aurait résulté d’un retournement unilatéral vers l’Union européenne.

3) Comment jugez vous la retranscription médiatique de ces événements ?



Aussi caricaturale qu’elle le fut en 2004! On présente les gentils Ukrainiens pro-Europe que l’on oppose aux méchants pro-russes. Comme d’habitude c’est de la propagande du Financial Times recopiée mot à mot dans les journaux français. C’est désolant. On ne voit par, par exemple, les médias s’intéresser aux mouvements d’extrême-droite qui constituent, dans des proportions au moins aussi fortes que les islamistes radicaux dans l’opposition syrienne, une large part des manifestants. Dans ce cas là, il y a tout à coup la « bonne extrême droite », celle qui est rendue invisible aux yeux du grand public français. Le traitement de cette crise révèle une fois de plus la pauvreté du journalisme français, sa misère intellectuelle et sa soumission aux schémas transatlantiques. Moi qui lit beaucoup la presse anglo-saxonne, je suis atterré d’y trouver davantage d’esprit critique que dans nos propres médias.

 

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