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07/02/2014

Superficialité et cynisme : nouvelle feuille de route de notre gouvernement…

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Après l’entretien du ministre Bertinotti, dans Le Monde, la sortie du jour de Jean-Marc Ayrault rappelle la superficialité et le cynisme sans égal dont fait preuve ce gouvernement.

Cynisme, car il ne s’agit pas, pour le pouvoir, de revenir sur des projets qui s’attaquent aux fondements mêmes de notre société, mais seulement de laisser passer la série d’élections qui se profilent. Ainsi, Mme Bertinotti n’a de cesse de se défendre — face au feu roulant des questions d’un journal décidément militant et inquisiteur — d’avoir renoncé à quoi que ce soit, mais préfère se perdre en considérations sur le contexte actuel de « désinformation réactionnaire » — entendez, ce choc en retour du réel qui prend une ampleur telle qu’il doit finir par gêner les ministres même lorsqu’ils veulent passer un week-end tranquille.

Superficialité, car Ayrault comme Bertinotti n’abordent jamais le fond du problème, qui est bien ce triomphe de la loi du plus fort — les adultes consuméristes — sur les plus faibles — ces enfants qu’on veut faire naître avec des parentés délibérément faussées, sans la moindre justification médicale, comme s’ils n’étaient que des biens de consommation.

Aujourd’hui, la procréation médicalement assistée (PMA) est admise pour pallier une infertilité médicalement constatée, laquelle est par nature une exception à la règle, s’agissant d’un homme et d’une femme. A contrario, entre deux personnes de même sexe, l’infertilité n’a rien de pathologique, mais elle est bien la règle — et celle-ci ne souffre pas d’exception… Dès lors, il n’y a rien à quoi l’on doive « remédier », aucun « remède » à administrer en l’absence de « maladie ».

Pour détourner l’attention de ce fait pourtant incontournable, d’aucuns mettent en avant le concept d’« infertilité sociale » : ainsi, ce serait à la société de répondre aux désirs d’enfant, de même qu’elle fournit des allocations de subsistance. L’on mesure ici toute l’inhumanité de la société telle que rêvée par les apprentis sorciers qui ont « gourouïsé » le gouvernement : dès lors que l’on s’éloigne du schéma naturel comme noyau familial, on aboutit à une répartition des tâches comme à l’usine, avec des « donneurs » (pour la PMA) et des « pondeuses » (pour la gestation pour autrui). Quand on pense que le Front de gauche, à fond lui aussi dans ces inanités, ose mettre en avant comme slogan « l’humain d’abord »

Enfin, la superficialité touche à son comble lorsque Mme Bertinotti justifie les lois futures sur la PMA et la GPA par le fait que ces pratiques sont permises chez certains de nos voisins… Cet argument d’autorité étrangère est curieux pour un gouvernement qui est obsédé par l’application de lois très spécifiques à la France, sur la liberté d’expression notamment… L’argument est surtout parfaitement nul sur le fond, et revient à déléguer notre souveraineté aux pays alentour — ce qui est sans doute le projet à long terme du pouvoir actuel.

Face à l’ampleur des enjeux ici soulevés, la tactique de la procrastination législative apparaît dérisoire, et de surcroît vouée à l’échec : trop de Français ont aujourd’hui compris ce qu’il se trame dans les couloirs des ministères et assemblées, pris d’assaut par des groupes d’intérêt qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général, mais tout à voir avec l’abus de pouvoir — un pouvoir d’autant plus dur et sectaire qu’il est gonflé de sa bonne conscience libertaire.

Face à de telles dérives, les Français n’ont d’autre choix que de réinvestir le champ de la politique, en commençant par y faire tomber ceux qui n’ont pas les idées claires sur ces sujets fondamentaux.

Adrien Mexis

 

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