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27/12/2013

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER

RIVAROL N° 3121 du 19 décembre 2013

ILS N’EN peuvent plus, les commentateurs, de gauche et de droite. Le métissage est en route ! Pensez : Flora Coquerel, la nouvelle Miss France, a une mère d’origine béninoise. Elle a coiffé sur le fil une jeune femme d’origine tahitienne. Les temps sont durs pour les blondes aux yeux bleus. Ce n’est pas la première élection d’une métisse. Déjà en 2000, fut élue une Franco-Africaine d’origine rwandaise. Idem en 2003, en 2005 et en 2009. Fermez le ban…

MISS MÉTISSE A ÉTÉ ÉLUE MISS FRANCE

Mais qu’en pense le Front national de Marine Le Pen ? Interrogé sur RTL par Jean-Michel Aphatie, lundi 9 décembre, à propos de l’élection de Miss Orléanais, Florian Philippot, le numéro deux du Parti, a d’abord montré son enthousiasme : « Je dis qu’elle est belle et qu’elle représentera très bien la France », ajoutant, histoire de se faire bien voir des adversaires : « Ceux qui veulent avoir une vision forcément raciste ou racialiste des choses se trompent ». Nous ignorions que Philippot eût une quelconque compétence pour ce qui concerne les femmes, mais il n’hésite pas à donner un avis qui fait semblant d’être autorisé : « Je crois que c’est d’ailleurs la plus belle de toutes les Miss qui étaient proposées. » Interrogé quant aux propos tenus par la dinde : « Je suis fière de représenter une France cosmopolite […] », il se montra quelque peu gêné, mais pas trop, rassurez-vous. Il déclara : « Bah, c’est son opinion. […] Attention à ne pas faire de la politique partout, ça reste un divertissement » affirmant qu’il n’utilisait jamais le mot “cosmopolitisme”, un gros mot, il est vrai, comme nos lecteurs ne l’ignorent pas. Oui mais des membres du FN utilisent-ils ce mot dans un esprit négatif, demande le journaliste. Réponse de Philippot : « Je ne crois pas, je n’en sais rien… Peu importe, c’est un mot de la langue française… » Jean-Marie Le Pen, Jean-Pierre Stirbois, au secours !

NOUVELLE AFFAIRE DE DROGUE POUR LE FILS DE TRIERWEILER

Selon les informations du magazine Closer, le fils de Valérie Trierweiler aurait encore été arrêté en possession de cannabis mais aurait bénéficié d’un passe-droit pour éviter les poursuites. Etre fils de ministre ou de personnalités politiques conduirait-il à la délinquance ? On peut se poser la question avec les exemples que nous avons sous les yeux. Le fils de Marisol Touraine condamné à trois ans de prison ferme pour « extorsion de fonds » et “séquestration”, le fils de Taubira arrêté en possession d’objets volés, le fils de Fabius reconnu coupable d’abus de confiance et même le petit dernier de Sarkozy qui s’était amusé à bombarder une policière de l’Elysée à coup de billes et de tomates !

RACHIDA DATI TERRORISE-T-ELLE LES JOURNALISTES ?

J’avais évoqué dans ces colonnes le livre Rachida ne meurt jamais d’Elisabeth Chavelet, rédactrice en chef de Paris-Match. Elle décrit l’ancienne garde des Sceaux comme une femme violente, prête à tout. Interrogée par le quotidien 20 minutes, la journaliste s’explique sur la genèse du livre et raconte que Rachida Dati manipule beaucoup les journalistes et sait se montrer menaçante. Elisabeth Chavelet explique pourquoi elle n’a pas souhaité rencontrer l’ancien ministre durant la rédaction du livre : « Elle est assez dangereuse quand elle rencontre les journalistes. Elle est capable d’aller raconter n’importe quoi après l’interview, sur ce qu’on a dit ou pas dit, donc mieux valait ne pas la voir ». Et elle poursuit : « Elle terrorise les gens en leur disant qu’elle a des dossiers, qu’elle va tout balancer ! Ou alors qu’elle va leur envoyer ses frères », ajoutant : « les gens ont peur »…

 LES JUIFS OPPRIMENT LE PEUPLE NOIR DE BROOKLYN

 Ce sont les propos tenus récemment par Laurie Cumbo, la conseillère afro-américaine nouvellement élue de Crown Heights (New York) qui justifie les attaques antisémites « Knockout the Jews » (butons les Juifs) commises par les Noirs parce que, selon elle, les Juifs oppriment la Communauté noire de Brooklyn ! Cumbo a provoqué une tempête après avoir posté un message sur Facebook, en disant que les attaques de la communauté noire sont justifiées, car les Juifs oppriment le peuple noir de Brooklyn, à New York. Elle a déclaré : « Ces sentiments entre les résidents noirs de Crown Heights (et les Juifs) donnent un possible aperçu des raisons pour lesquelles de jeunes adolescents noirs commettent des crimes de haine contre la communauté juive. » On imagine la fureur dans les milieux juifs. Ainsi, l’Anti-Defamation League affirme que ces propos « évoquent des stéréotypes antisémites classiques. » Evidemment quel dommage que Laurie Cumbo ne soit pas blanche et d’extrême-droite…

HUMOUR ET POLITIQUE

Le jury du Prix Press Club Humour et politique a dévoilé une première liste composée des phrases les plus cocasses ou les plus ridicules émanant de la classe politique, de gauche ou de droite. Parmi celles-ci, cette profonde pensée, tendance flagornerie, d’Henri Guaino : « Si Nicolas Sarkozy n’avait pas été là, il n’y aurait plus de démocratie en France, en Europe et dans le monde ». Il y a aussi Alain Juppé, condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris, qui a déclaré: « En politique, on n’est jamais fini. Regardez-moi ! ». Et puis le ministre du Redressement productif qui a répondu à la question d’un retour éventuel de Nicolas Sarkozy : « Peut-être… mais menotté ». Il y a bien sûr l’inénarrable Nadine Morano, qui n’en rate pas une, déclarant sur le plateau d’On n’est pas couché : « On a une recrudescence de violence… par exemple le vol des portables à l’arraché. Ça n’existait pas avant que les portables existent ». Elle n’a au demeurant pas tort, si on y réfléchit bien… Mais Valérie Pécresse, secrétaire générale déléguée de l’UMP et ex-ministre de l’Enseignement supérieur, sait aussi se surpasser, déclarant : « On a besoin d’une Angela Merkel en France et cela peut être un homme ». Et pourquoi pas un travesti ? François Hollande mérite, quant à lui, de remporter le Grand Prix de haute réflexion politique et philosophique quand il déclare : « Quand ça va bien, on devrait se rappeler que ça ne va pas durer. Et quand ça va mal, on peut penser que cela pourrait aller plus mal ou que ça ne va pas durer ». Allez, pour ma part, je choisis Morano. C’est la meilleure dans son genre… Encore que le député UMP de Haute-Savoie et ex-président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, ne semble pas être de cet avis. Il s’oppose à l’idée que Morano soit tête de liste aux élections européennes dans le Grand Est, déclarant : « Qu’apporterait-elle de plus ? » et s’exprimant en faveur d’« une personnalité compétente » et “assiduequi n’est pas « sur les plateaux de télévision ou dans l’antichambre des partis politiques ». Sympa pour Nadine Morano…

OBSÈQUES DE MANDELA : QUELQUES BIZARRERIES…

Quelques événements bizarres ont jalonné les obsèques de Mandela. C’est ainsi qu’un traducteur en langue des signes était omniprésent pour accompagner les discours des officiels qui se succédaient au micro. Problème : il s’agissait d’un imposteur qui gesticulait et bougeait ses mains dans tous les sens, sans rien connaître aux règles de la langue des sourds-muets. On ignore comment il a bien pu monter sur la tribune. Il vient d’être identifié et explique avoir eu une subite attaque de schizophrénie, être sous traitement et avoir entendu des voix. Et pendant ce temps, la maison de Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, qui prononça la bénédiction de clôture, était cambriolée. Et pendant ce temps, Obama et la Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, une belle blonde, contaient fleurette. Michèle Obama, visiblement folle de rage, vint s’assoir de force entre les tourtereaux. Quant à Valérie Trierweiler, elle s’est encore surpassée. A l’aéroport, au moment où François Hollande et Nicolas Sarkozy se saluaient au moment de prendre l’avion du retour, la mégère est partie, sans saluer l’ancien chef d’Etat et sans un regard…

 

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18/12/2013

Le nécessaire choix entre des pseudo-penseurs moralisants déconnectés de la réalité et le réel humaniste Aussaresses.

 

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Je n’aime pas les gratte-papiers. N’allez pas en déduire que le fait intellectuel m’est étranger. Si j’ai suivi quatre Dea et me prépare à entamer une seconde thèse, ce n’est nullement fruit du hasard : j’aime comprendre. Si je vis dans mon bunker au milieu de milliers d’essais, n’allez pas non plus en déduire que je ne sois pas un « existant » : « Frappe toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » (1).

M’indisposent tout autant les cérébraux sans âmes (pensée calculante, raison instrumentalisée, positiviste, …) que ceux qui, la chair dominant, méprisent l’Esprit.

On a beaucoup dit – comprendre médit – sur le général Aussaresses et sa mort récente fut l’occasion d’un déferlement de haine, d’autant plus inopportun que, justement, il venait de décéder : chacals et vautours.

Ce qui m’amuse – le ridicule ne tue toujours pas, nous épargnant ainsi une hécatombe – c’est le nombre sidérant d’autoproclamés antifascistes depuis 1945 date de la mort du fascisme. Bordiga avait d’ailleurs bien vu voilà bien longtemps que l’antifascisme trouvait ses sources dans le conformisme bourgeois.

Oser assimiler les putschistes de l’Algérie Française à des fascistes relèvent du plus profond ridicule. Qui sait le passé durant la seconde guerre mondiale des Challe (2), Jouhaud (3) Salan (4) , Zeller (5), Sergent (6), Saint-Marc (7), Aussaresses (8) ainsi que de tant d’autres durant la seconde guerre mondiale ? Je renvoie le lectorat aux notes…

Quant au fascisme, ce n’est pas moi mais Churchill, résistant majeur lui donc homme situé du côté du « Bien » - qui finit par déclarer et se demander si « l’on n’avait pas tué le mauvais cochon ».

Ridiculement confortable et petit-bourgeois d’être aujourd’hui

ANTIFA !


Quant à la torture, au crime de guerre ou contre l’humanité, il est beaucoup à exprimer.

1/ La France d’aujourd’hui, ne peut plus décemment condamner par le biais des magistrats, au motif de crime de guerre et/ou de crime contre l’humanité, parce qu’alliée des américains, dont on a su, documents à l’appui, le récent comportement barbare en Irak. De surcroît, probablement parce que trop fraiche, la guerre pratiquée en Afghanistan, aussi bien par les Américains que les Français, n’a probablement pas révélée tous ses secrets. Ce n’est pas moi, mais Lucien Febvre (9), qui a écrit que « l’histoire était fille de son temps ». Et il est vrai que lorsqu’on dispose d’une collection d’ouvrages d’histoire à destination des élèves, on prend alors conscience que cette discipline majeure a pour principale vocation de formater les esprits conformément aux desiderata de la structure politico-économique en place.

2/ Il est toujours facile de pérorer sur les crimes de guerre lorsque l’on est assis dans un fauteuil, bien à l’abri. Par opposition, on sait les rapports privilégiés entre combattants où le copain est davantage qu’un frère. Si d’aventure celui-ci se voit tué par des ennemis se rendant par la suite, l’homme dans le fauteuil postulera la grâce. Qui ne peut comprendre la légitime vengeance du pote, bien souvent à bout psychologiquement et physiquement ?

3/ Au sujet de la torture, là encore, opposition entre le choix de l’opposition déconnecté des réalités et le fait militaire. Si la torture est une pratique barbare, il n’en reste pas moins qu’elle peut être paradoxalement un moindre mal. Concernant donc la bataille d’Alger menée entre autres par le futur général Aussaresses contre le Fln, il est un point majeur à prendre en compte. Ce sont les membres du Fln (branche politique) qui furent l’objet de torture et nullement l’Aln (branche militaire). Que faire lorsqu’en face de soi, on a un homme qui a posé une bombe à retardement dans un lieu public comme un bureau de poste ou un café, sachant que les minutes s’écoulent vite avant l'explosion ? Ne pas torturer, c’est alors faire le choix de l’explosion de cette bombe tuant des innocents. Quelque part, tortionnaire et torturé, parce qu’engagés ont des comptes à rendre parce que justement responsables : nullement les civils, à commencer par les enfants…

Philippe Delbauvre

Notes :

(1) Alfred de Musset

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Challe

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Jouhaud

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Salan

(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/André_Zeller

(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Sergent

(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hélie_de_Saint_Marc

(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Aussaresses

(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Febvre

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Pour un retour à l’Europe des frontières ?

 

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Bon nombre de nos contemporains s’interrogent sur les réels bénéfices que nous tirons de la consolidation de cette Europe aux frontières effacées. Pour l’opinion publique, le tournant décisif de « l’Acte unique » et ses quatre grands principes de circulation (circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux) n’auront servi en dernière instance que les seuls intérêts des multinationales et du grand capital.

Pour une part sans cesse croissante de citoyens, l’Europe institutionnelle devient synonyme de génocide social. Seule une petite élite cosmopolite peut considérer comme source d’agrément le fait d’être mobile et de pouvoir s’installer au gré du vent dans une Europe aux frontières abolies. Pour le commun des mortels, quitter sa patrie est souvent une source de déchirement. Il n’y a que dans l’esprit de Jacques Attali, parangon de l’européisme, que « les nations sont à l’image des hôtels ». Son nomadisme viscéral l’empêche de considérer que si un individu fuit son pays c’est avant tout parce qu’il ne peut plus y mener une existence décente…

Un fait s’impose, de référendums détournés en traités ratifiés sans consultations populaires, la construction européenne prend des allures d’édifice funèbre pour les classes populaires. Mais personne ne semble vouloir y consacrer un livre noir…

La frontière : le rempart des faibles contre les forts


Les frontières ont leurs vertus, l’écrivain-philosophe Regis Debray en fait les éloges dans un de ses ouvrages:

Là est d’ailleurs le bouclier des humbles, contre l’ultra-rapide, l’insaisissable et l’omniprésent. Ce sont les dépossédés qui ont intérêt à la démarcation franche et nette.
Leur seul actif est leur territoire, et la frontière, leur principale source de revenus (plus pauvre un pays, plus dépendant est-il de ses taxes douanières). La frontière rend égales des puissances inégales. Les riches vont où ils veulent, à tire d’aile ; les pauvres vont où ils peuvent, en ramant. Ceux qui ont la maîtrise des stocks (des têtes nucléaires, d’or et de devises, de savoirs et de brevets) peuvent jouer avec les flux, en devenant encore plus riches. Ceux qui n’ont rien en stock sont les jouets des flux. Le fort est fluide. Le faible n’a pour lui que son bercail, une religion imprenable, un dédale inoccupable… »

Réduire les frontières à néant pour mieux exploiter les peuples, tel est le parti pris de cette Europe institutionnelle littéralement antisociale. Une position qui se mesure à l’aune d’un dumping vertigineux : Le salaire d’un travailleur français est en moyenne dix fois plus élevé que celui d’un travailleur bulgare, le plus précarisé de la zone euro suivi de près par le travailleur roumain (source : Eurostat). Un écart qui prouve à lui seul que nos élites illégitimes privilégient l’Europe de la compétitivité et de l’esclavagisme à l’Europe de la solidarité… Un déséquilibre qui profite aux capitalistes entrepreneuriaux qui n’hésitent pas, par exemple, à délocaliser des chauffeurs « rentables » en « engageant » des camionneurs de l’ancien bloc de l’Est afin d’assurer les transports intérieurs en Allemagne, en France, en Belgique ou au Pays-bas…

Au lieu de prôner et de légiférer pour une juste harmonisation des salaires, pour endiguer la traite des êtres humains, la commission européenne préfère s’employer à démolir irrémédiablement toute forme de souveraineté en voulant mettre sous contrôle les budgets nationaux sous la tutelle de Bruxelles…

Pour couper court à toute velléité de nationalisme, Guy Verhofstadt, ex-premier ministre belge et actuel chef du groupe libéral et démocrate au Parlement Européen, comme bien d’autres à sa suite, montent au créneau pour nous faire rentrer cette idée à marche forcée:

Le repli sur soi mène à une impasse. Seul le niveau européen est approprié pour contrôler les marchés et éviter d’autres crises. La solution dans le monde multipolaire de demain, c’est l’Europe et pas des États qui ne sont pas capables d’influencer le cours des choses.»

Ce type de discours remâché sans cesse par les Eurocrates est-il encore susceptible de convaincre ?

Pour les eurocritiques , l’idée de soumettre les budgets des pays membres à l’appréciation d’une instance supranationale, c’est l’étape de trop…

Le retour aux frontières c’est une solution mais il ne faut pas espérer que le pouvoir en place en fasse la promotion. Les capitalistes apatrides, les multinationales, les exilés fiscaux ou encore les trafiquants de main d’œuvre ne sont pas prêts à faire les éloges de barrières qui s’opposeraient à leur commerce…

Laurent Bodenghien

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Le CSA veut contrôler YouTube, Dailymotion et iTunes

 

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Le gendarme de l'audiovisuel vient de remettre un rapport au Premier ministre et à la ministre de la Culture pour encadrer YouTube, Dailymotion mais également les services permettant le téléchargement définitif de films comme iTunes, le PlayStation Store ou le Xbox Live.


Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a remis un rapport dans lequel il demande officiellement à pouvoir contrôler les sites de vente et de partage de vidéos.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) passe la vitesse supérieure. Après avoir évoqué son souhait d'encadrer les sites de partage de vidéo l'an dernier, le régulateur vient de remettre un rapport à la ministre de la Culture et au Premier ministre pour passer à l'acte. Ce document de 55 pages, dont l'Express a obtenu copie, vise à étendre le pouvoir du CSA sur les sites de vidéo comme YouTube, Dailymotion mais aussi iTunes d'Apple.


Le rapport souligne que " de plus en plus de sociétés éditrices proposent leurs contenus audiovisuels sur des sites de partage de vidéos. C'est notamment le cas de Dailymotion, où tout détenteur de droits vidéo peut ouvrir un compte Official User afin de partager son catalogue, et également de You Tube".

Vers une contribution à la création française ?

Par exemple, Canal + a annoncé récemment vouloir proposer une vingtaine de chaînes sur la filiale YouTube. Le CSA demande donc une évolution législative "de façon notamment à y intégrer les distributeurs de service au sens de la loi française ". Le régulateur souhaite réaliser une étude d'impact pour déterminer la part du chiffre d'affaires qui relève de l'édition ou de la distribution de contenus professionnels sur ces sites. Et si le montant dépasse les 10 millions d'euros, YouTube et Dailymotion devront alors financer la création française et respecter des quotas d'oeuvres européennes.

"Nous sommes étonnés d'apprendre une telle position, bien éloignée des échanges que nous avons pu avoir avec la nouvelle équipe", a réagi Giuseppe De Martino, secrétaire général de l'Association des Sites Internet Communautaires (ASIC).

De plus, ces distributeurs seraient dans l'obligation de proposer les contenus d'éditeurs "dans des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires" (must-distribute). Cette mesure vise aussi les boutiques d'applications comme l'AppStore d'Apple ou le Google Play qui devraient obligatoirement offrir des services de vidéo à la demande comme CanalPlay, TF1 Vidéo... sur les smartphones et tablettes.

Par ailleurs, le conseil a recueilli l'avis de la Commission européenne le 27 mars dernier pour s'assurer du statut des services de téléchargement définitif de films comme iTunes d'Apple, le PlayStation Store de Sony et le Xbox Live de Microsoft, ou la chaîne DisneyTek de Free. De telles plateformes peuvent "être à la fois soumises aux exigences de la directive service multimédia et à celles sur le commerce électronique", note la Commission et donc entrer dans le périmètre du CSA.

Enfin, le rapport demande d'avancer de 4 à 3 mois, la mise à disposition en vidéo à la demande des films après leur sortie en salle et de raccourcir de 36 à 24 mois la diffusion sur des plateformes de vidéo à la demande par abonnement.

La plupart de ces demandes s'inspirent du rapport de Pierre Lescure, "Acte II de l'exception culturelle à l'ère du numérique", remis au mois de mai dernier au gouvernement. D'ailleurs, le coordinateur de la mission, Jean-Baptiste Gourdin, a été nommé directeur du cabinet du nouveau président du CSA, Olivier Shrameck.

Emmanuel Paquette pour L'Expansion

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/le-csa-veut-controler-youtube-dailymotion-et-itunes_420662.html#OyGMLZ2oZ4mPS4yE.99

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APRES LA FLAMME OLYMPIQUE, VOICI LA TORCHE DES JEUX ISLAMIQUES

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De G.H.W Bush à Barack Hussein Obama (prix Nobel de la Paix 2009), les Etats-Unis ont mis l’Orient à feu et à sang.

Notre devoir de mémoire nous rappelle que pour contrer l’invasion communiste en Afghanistan (1979-1989), les américains ont recruté toutes sortes d’alliés et de mercenaires, dont Oussama Ben Laden et ses sbires salafistes, via le prince Turki al-Faycal –chef des services de renseignements saoudiens- et vieil ami des Ben Laden, famille richissime. La libération de l’Afghanistan devient pour Oussama son djihad personnel, sa croisade anticommuniste, pour laquelle il recrute, sur les fonds saoudiens et américains, des centaines de moudjahidines, affluant de tous les pays arabes.

Après la déroute des armées russes venues en aide au régime communiste afghan de Najibullah et l’effondrement de l’URSS en décembre 1991, Ben Laden s’alliera finalement à la cause des talibans du mollah Omar, pour revenir au centre du « Grand Jeu ».

En guise de représailles à l’effondrement des 3 tours du WTC (1,2 &7) le 11/9/2001, les USA interviennent militairement en Afghanistan contre Al-Qaïda (la Base) en février 2002.

Guerre du Golfe. Irak acte I.

En 1990, l’ONU condamne  l’invasion du Koweït et son annexion par l’Irak. Une coalition de diverses armées envahit l’Irak en 1991 pour attaquer Saddam Hussein, désigné comme responsable de la mystification des couveuses de Koweït-City. Souvenons-nous quand même que c’est l’Irak qui est entrée en guerre contre l’Iran en 1979 (après la chute du Shah, valet des intérêts américains) pour tenter de faire tomber l’ayatollah Khomeiny et les gardiens de la révolution (pasdaran) auteurs de la prise d’otages à l’ambassade US de Téhéran. Jusqu’au cessez-le-feu en 1988, l’Irak n’a pas pu se développer socialement et économiquement, alors que dans la région d’Abadan, le Koweït lui pompait ignominieusement son pétrole !

Irak acte II.

Sans doute pour mettre main basse sur les richesses pétrolifères de l’ancienne Mésopotamie, une offensive militaire anglo-américaine (hors mandat de l’ONU) et sur base de mensonges grotesques (armes de destruction massives, 4ème armée mondiale) lancée le 20 mars 2003, conduit à l’effondrement du régime le 9 avril et portent les USA à l’administration de l’Irak. Après une parodie de procès, Saddam Hussein est pendu le 30 décembre 2006. Le tyran éliminé, le pays s’en porterait beaucoup mieux …

Stabilité, pacification ou développement économique ?

Bien au contraire : la bête immonde du Nouvel Ordre Mondial a semé le désordre, la misère et le chaos dans tous les pays orientaux depuis plus de 30 ans, pour le plus grand bénéfice du complexe militaro-industriel américain et avec l’appui des gnomes de Wall Street. Il suffit de lire la rubrique « International » des grands quotidiens pour apprendre qu’en Irak ou en Afghanistan la situation est catastrophique.

Qui peut prétendre, par ailleurs, que le « Printemps arabe » a été bénéfique pour la population en Tunisie, en Egypte ou en Libye ? Ces pays n’ont en aucune façon prospéré après la destitution de Ben Ali, l’emprisonnement de Moubarak et l’assassinat de Kadhafi.  Au contraire : ils se sont inexorablement enfoncés dans l’obscurantisme le plus démentiel, accompagné d’un désastre institutionnel.

Et de grandes âmes, intellos de gauche comme de droite, voudraient impérativement que l’on soutienne les euros-mondialistes belliqueux dans une sombre machination pour écraser la Syrie et renverser Bachar al-Assad, afin de le « punir » comme l’exigeait Hollandouille ? Au contraire : il faut défendre le soldat Bachar !

Que la communauté internationale envoie plutôt ses missiles « Tomahawk » sur Tel-Aviv et Jérusalem pour que l’Etat hébreu respecte in fine les résolutions 181 et 242 restées inappliquées depuis des décennies et sur lesquelles les sionistes s’assoient ! L’exemple des bombardements de Belgrade en 1999 et de Bagdad en 2003, devrait leur servir de leçon. Mais il est vrai que ni les Yougoslaves, ni les Irakiens ne possédaient de missiles nucléaires « Jéricho », ni d’un centre de recherches comme celui de Dimona !

Pieter Kerstens

Chronique de la France asservie et… résistante

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RIVAROL N° 3120 du 12 décembre 2013

LE ROTTWEILER n’est pas seulement détesté par les Français. Même à l’Elysée, beaucoup commencent à s’agacer sérieusement de ses comportements. En cause : sa tendance à influencer le président de la République. Alors que sa cote de popularité ne cessait de chuter, la compagne du chef de l’Etat avait d’ailleurs confié : « Je l’avais dit au départ : je voulais qu’on me laisse le temps, on ne me l’a pas laissé (…) il m’a fallu le temps de prendre mes marques ». Elle prétend aujourd’hui avoir « pris ses marques ». Voire…

L’INFLUENCE DU DRAGON DE L’ELYSÉE SUR HOLLANDE EXASPÈRE SON ENTOURAGE

Selon les informations de Challenges qui cite un proche de François Hollande, « l’influence de Valérie sur le président s’accroît à mesure que les difficultés s’accumulent ». Ainsi, l’hebdomadaire déplore que « bien qu’elle s’en défende, c’est bien elle qui a poussé le président de la République à intervenir à la télévision pour proposer à Léonarda de revenir en France sans sa famille ». Une brillante intervention qui avait ridiculisé le chef de l’Etat… Mais, paraît-il, le président ne serait pas seul à subir les tocades et les avanies du rottweiler. Elle a pris en grippe Claude Sérillon, le conseiller en communication de l’Elyséen. Il se serait en effet « mêlé de sa vie intime ». Du coup les propositions de Claude Sérillon se retrouvent presque systématiquement retoquées par Valérie Trierweiler, qui se mêle de tout, assistée dans ses sulfatages par un ancien paparazzi, Stéphane Ruet, qu’elle a fait nommer à l’Elysée. Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es…

AUDACIEUSE DÉCLARATION DE MALEK BOUTIH

« Christiane Taubira n’est pas la femme qui souffre le plus de racisme en France. Mobilisons-nous pour ceux qui souffrent réellement » a déclaré Malek Boutih sur RMC dans les Grandes Gueules. Evoquait-il les blancs, les catholiques ? On ne sait pas. Toujours est-il que l’Observatoire de la christianophobie a recensé en 2012 250 actes de christianophobie, dont 8 agressions de prêtres, 17 tentatives d’incendies et incendies d’églises, 25 cas de profanations et actes de vandalisme de cimetières chrétiens, et 70 cas de profanations d’églises. Notons que le catholicisme est devenu la seconde religion la plus pratiquée en France après l’islam, qui lui, n’a subi que 157 actes supposés islamophobes, concernant essentiellement des critiques de la religion islamique.

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MARINE LE PEN MÈNE LA “MÊME CAMPAGNE QU’ADOLF HITLER

L’octogénaire Guy Bedos ne sait plus quoi dire pour faire parler de lui. Présent au gala contre le racisme organisé le 2 décembre au soir à Paris, ce piètre humoriste qui ne fait plus rire personne a accusé la présidente du Front national de faire la même campagne qu’Hitler, en ayant « remplacé les Juifs par les Arabes et les Nègres ». Guy Bedos, qui est un grand intellectuel, enfonce le clou : « Elle dit à tous ces gens qui vont mal, car nous sommes dans la même crise que dans les années hitlériennes, les années 30, si vous êtes au chômage, si vous souffrez, c’est parce qu’il y a trop d’Arabes, trop de Noirs. Si on fout les Arabes à la mer, vous aurez du travail ». Comme quoi, la dédiabolisation, c’est pas facile. Allez, Marine, Louis et Florian, courage, il y a encore du travail à faire !

L’IMPORTANT, C’EST DE DÉDIABOLISER L’ÉTIQUETTE DU FRONT NATIONAL

Le concubin de Marine Le Pen a encore frappé. « L’important, c’est de dédiaboliser l’étiquette Front national » a-t-il expliqué avec sa puissante intelligence sur les ondes de Sud Radio. Du coup, le FN va sans doute changer de nom, probablement à l’automne 2014, mais, attention, en toute démocratie. Ce très proche de la présidente du FN avec laquelle il a acheté sous forme de SCI (société civile immobilière) une superbe propriété près de Perpignan, bien loin des masses laborieuses d’Hénin-Beaumont (on veut bien les voix des pauvres et des chômeurs mais sûrement pas les côtoyer au quotidien), déclare : « Les adhérents discuteront de toutes ces choses-là si l’ordre du jour le prévoit ». Bon, si l’ordre du jour ne le prévoit pas, ils n’en discuteront pas. Jean- Marie Le Pen, le fondateur du parti, a toujours considéré que ce serait une grave erreur de changer de nom, ce en quoi il a parfaitement raison. Remarquez que si le nouveau FN portait le doux nom d’Aube Dorée, ce ne serait pas mal. Encore que certains y verraient des relents ésotériques. Evidemment, s’ils choisissaient « Front National-Sioniste », ce serait beaucoup moins bien…

AMUSANT, CE MAIRE UMP…

Luc Jousse, maire UMP de Roquebrune-sur-Argens (Var), s’est exprimé lors d’un conseil de quartier au sujet des gens du voyage : « Les Rroms, c’est un cauchemar, c’est un cauchemar ». Evoquant un incendie qui menaçait un de leurs camps, il déclara : « Ce qui est presque dommage, c’est qu’on a appelé trop tôt les secours », ce qui fit s’esclaffer la salle. Oui, mais ça ne fait pas du tout rire l’UMP qui dénonce des « propos inacceptables ». Le parti présidé par Jean-François Copé que feu ADG surnommait « l’étoile jaune montante de la Chiraquie » prévient que l’élu peut « s’attendre à des sanctions appropriées ». On ignore encore lesquelles, mais on peut s’attendre à quelques abominables tortures, voire plus, si affinités. Remarquez que si l’édile avait été membre du FN mariniste, il aurait été exécuté sur-le-champ. Ah le politiquement correct, quand tu nous tiens !

HORREUR : DU ZYKLON B AU PARLEMENT EUROPÉEN !

La société brestoise IPC, spécialisée dans l’hygiène, vient de sortir un nouveau détergent nommé « Cyclone B ». Mais, abomination, Cyclone B, ça fait Zyklon B ! L’affaire, le scandale, a débuté à Bruxelles, au Parlement européen, où le produit avait été utilisé par le personnel d’entretien. Du coup, l’Association juive européenne s’en est lourdement émue. Son directeur, le rabbin Menachem Margolin, a déclaré : « C’est sûrement le pire nom que l’on peut donner à un produit d’hygiène. Au mieux, c’est une horrible ignorance, au pire un record du monde de cynisme malveillant ». L’entreprise se défend, plaidant pour « l’horrible ignorance » et précisant, information importante, que « l’entreprise compte des salariés juifs qui n’ont eux-mêmes pas fait le lien ». Ouf, on respire !

ALLEMAGNE : CONDAMNÉS À 3 900 EUROS D’AMENDE POUR AVOIR DÉPASSÉ LEUR TEMPS DE PAROLE !

J’avais déjà évoqué dans ces chroniques les étonnants délires que s’autorisent les autorités allemandes pour museler leur opposition. Là c’est en Bavière, à Munich, que cela se passe. Le parti Die Freiheit récolte des signatures afin de voir organiser une consultation du peuple à propos de la construction d’un centre islamique au sein de la capitale bavaroise. Il s’est vu imposer par une juridiction de Munich de ne pouvoir prendre la parole que durant des périodes de dix minutes maximum séparées de pauses de dix minutes minimum. Même Orwell n’avait pas imaginé un tel délire. La police criminelle (une police qui, comme je l’ai déjà raconté, porte volontiers cheveux longs et boucles d’oreilles) a constaté, lors d’un rassemblement qui s’est déroulé le 27 juillet 2013 durant plusieurs heures, que par deux fois Die Freiheit a dépassé le temps de parole et que par deux fois la pause a été trop courte. Les mêmes faits ont été constatés lors d’un rassemblement le 1er août 2013 (le temps de parole a été aussi dépassé ce jour-là à deux reprises et deux pauses ont été trop courtes). Pour avoir enfreint la règle édictée par le tribunal, les responsables de Die Freiheit à Munich se voient condamnés à payer une amende de 3 900 euros. Des malades, de grands malades…

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16/12/2013

FN et gaullisme : l’alliage choc

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Le vice-président du Front National, Florian Philippot a déclaré le 11 décembre au cours du ”Talk Orange – Le Figaro” : « Nous sommes aujourd’hui un parti clairement gaulliste ». Et d’expliquer que le FN « défend le projet pour la France du Général de Gaulle », c’est-à-dire indépendance nationale (souverainisme  et soustraction à la supranationalité de l’UE), grandeur de la France, « pacte social beaucoup plus affirmé », arrêt de l’immigrationnisme, revalorisation budgétaire de la Défense, remise en cause de l’intégration à l’OTAN.

Cette stratégie de récupération du gaullisme par la nouvelle direction du FN risque de se heurter à l’anti-gaullisme historique de Jean-Marie Le Pen et des anciens du FN, lié aux souvenirs de la guerre d’Algérie (”Algérie française”). (1) Encore que… Néanmoins, d’un point de vue machiavélien, donc politique et avisé, Marine Le Pen et Philippot, ont raison de se réclamer du gaullisme. Pourquoi ?

Tout d’abord, parce que les ”gaullistes” autoproclamés du RPR puis de l’UMP ont toujours été de purs imposteurs. De Gaulle a fonctionné chez eux comme une référence iconographique mais ses idées profondes ont été occultées et bafouées. De Gaulle n’était en rien le ”pragmatique” que les politiciens opportunistes du RPR puis de l’UMP ont décrit. Il avait des idées claires. Il aurait hurlé à l’idée du ”regroupement familial” (Giscard-Chirac, 1974), au spectacle de l’immigration de peuplement et de l’islamisation actuelles, aux accords de Schengen et de Maastricht, à la réintégration dans l’OTAN, au sacrifice du budget de la Défense comme variable d’ajustement (entamé par Chirac et Sarkozy), au naufrage de l’enseignement de l’histoire de France dans les programmes officiels, etc. 

Quand on lit le livre de mémoires d’Alain Peyrefitte C’était de Gaulle, on s’aperçoit que les positions de ce dernier sur l’immigration afro-maghrébine et sur l’islam étaient en fait plus dures que celles du FN actuel et feraient grimper aux rideaux les associations antiracistes et les policiers de la pensée si un ”gaulliste” de l’UMP les exprimait aujourd’hui tranquillement. (2)

Le FN vise donc adroitement par ce nouveau positionnement à capter à la fois une clientèle électorale authentiquement gaulliste, qui votait UMP par habitude sociologique, et des cadres qui pourront renforcer son appareil. De plus, ce marquage gaulliste permet d’effacer les scories pétainistes et collaborationnistes qui ont longtemps été un terrible handicap pour le FN, en proie à des assimilations diffamatoires avec le nazisme et le fascisme de la part d’un système médiatique under control. (3) Bref, l’ancrage du FN dans le gaullisme, qui va être dénoncé par les oligarques comme une imposture et une usurpation, est une belle opération médiatique de légitimation.   

Le ”gaullisme  réel” s’oppose au ” gaullisme officiel” qui n’est qu’un artéfact politicien. D’un point de vue neutre et descriptif de science politique, les positions du FN sont celles qui se rapprochent le plus du gaullisme réel. Avec cette différence pourtant : les idées de Charles de Gaulle étaient nettement plus libérales en économie que celles du FN, puisqu’il se réclamait des idées de Rueff (disciple de Maurice Allais et de Schumpeter) qui allient planisme, libéralisme et autarcie continentale, alors que le FN actuel est plutôt keynésien, colbertiste et socialisant. Ce qui, à mon sens, est une erreur programmatique due à une réflexion économique insuffisante. Passons.

De Gaulle était en fait un ”maurassien ” dissident, nationaliste mais non pas royaliste. Il regrettait la monarchie, détestait le modèle partitocratique et parlementariste des IIIe et IVe Républiques hérité de 1792 et de 1848, et voulait fonder une république monarchique sur le modèle napoléonien (plus celui de Napoléon III que de Napoléon Ier, d‘ailleurs), moins la loi successorale. Le gaullisme s’inscrit dans un modèle bonapartiste et populiste, relativement anti-parlementaire et très inquiétant pour l’oligarchie, parce que réellement démocratique et méfiant envers les corps intermédiaires. (4) De Gaulle ne voulait pas un État pachydermique et faible mais un État maigre et fort, pas un État Providence mais un État incitatif et dynamique, non fiscaliste. Avec ce paradoxe peu mentionné par les politologues, mais subodoré par Philippe Nemo, que la conception gaullienne de l’État n’est pas très éloignée de la philosophie de la Constitution américaine…

Mais surtout Charles de Gaulle (il suffit de lire ses textes qu’on évite évidemment d’enseigner dans les écoles de la ”République”) avait  une vision profondément ethnique et enracinée de la France, diamétralement opposée à l’idéologie officielle diffusée par l’oligarchie actuelle. L’idée d’un melting pot à la française le révulsait. Comme l’expliquait Peyrefitte (op. cit.), le choix de la décolonisation et du largage de l’Algérie était motivé par le refus d’un modèle français impérial et multiracial au profit d’un modèle national eurocentré. Malheureusement, les successeurs de CDG, pseudo gaullistes, ont laissé faire l’immigration de peuplement (colonisation à l’envers) qui métamorphose et donc abolit la France.

De Gaulle avait une conception à la fois traditionnaliste et futuriste de la France (le choix du nucléaire et du spatial), avec une vision sociale du capitalisme libéral (la ”participation”) qui, encore une fois, s’inscrivent dans la filiation politique du Second Empire. « La France vient du fond des âges, elle vit.» in Mémoires d’espoir (Plon). Autrement dit, elle reste elle-même en tant que nation (c’est-à-dire anthropologiquement et culturellement) tout en évoluant dans ses formes.

Sur l’Europe, la préférence de CDG pour l’ ”Europe des Nations” (doctrine du visionnaire Talleyrand) contre l’Europe fédérale unifiée et ouverte (modèle kantien) dont le fonctionnement est comparable à celui d’un voilier sans safran, n’a pas du tout été suivie par ses successeurs ”gaullistes”. En ce sens, Charles de Gaulle n’a pas eu de véritables descendants capables de prolonger son héritage. Henri IV connut le même sort et, bien avant lui, Périclès, sous d’autres cieux. Il est difficile d’être à la fois traditionnaliste et révolutionnaire.

Le Front National aurait donc intérêt à citer de Gaulle, dans tous ses passages politiquement incorrects au regard de l’idéologie dominante. Afin de devenir inattaquable par la police de la pensée, coutumière de la reductio ad hitlerum, dispositif central de son terrorisme intellectuel. La stratégie de réinvestissement du concept gaulliste par le Front National est d’une redoutable habileté et peut bousculer la donne politique en créant un scandale. Mais un scandale objectif. Car, objectivement, les positions du Front National sont celles qui se rapprochent le plus du gaullisme historique, en dépit du fait paradoxal que le FN est né sur un terreau antigaulliste. Le seul problème qui demeure est que, sur le plan économique, les positions du FN ne sont pas assez élaborées et à la traîne de la vulgate socialiste plan-plan.

Nicolas Machiavel, dans Le Prince, conseille aux politiques, gouvernants ou en appétence de gouverner, de pratiquer le meilleur des cynismes, le cynisme de la vérité.

Guillaume Faye

(1). JMLP a coutume de dire par antiphrase que le refus de l’Algérie française a débouché sur la ”France algérienne”. CQFD.

(2) « Je ne voudrais pas que Colombey-les-deux-Églises devienne Colombey-les-deux-Mosquées » Voir aussi les nombreux propos de CDG sur « la France, pays de race blanche, de religion judéo-chrétienne et de civilisation gréco-latine » ou ses opinions anti cosmopolites sur la composition ethnique de la France ou, selon lui, les citoyens non-européens d’origine ne devaient constituer qu’une infime minorité. Opinion d’ailleurs conforme au bon sens aristotélicien et à la doctrine de l’homogénéité ethnique largement partagée dans tous les pays d’Afrique et d’Asie.  

(3) Le système médiatique et politique s’est longtemps épuisé à faire passer le FN pour antisémite et héritier de Vichy. Voir le montage de l’affaire de la profanation d’une tombe juive à Carpentras, l’affaire du ”détail”, etc. Dans le même temps, l’antijudaïsme des milieux islamiques est toléré ou passé sous silence. (cf. mon essai La nouvelle question juive, Éd. du Lore)

(4) De Gaulle a démissionné après l’échec du référendum de 1969 qui proposait notamment d’abolir le Sénat.

Source : "J'ai tout compris"

Le voeu de Gabriel Matzneff pour 2014 ? Comprendre enfin pourquoi la France sert les intérêts américains en tournant le dos à la Russie

 

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J'aimerais beaucoup qu'en 2014 on m'explique les raisons de l'inféodation de la politique étrangère française - droite et gauche confondues - à celle des États-Unis ; qu'on me déroule les arcanes de l'opiniâtre hostilité que les autorités françaises, les médias français - gauche et droite confondues - témoignent à la Russie. En Irak, en Serbie, en Afghanistan, en Libye, en Syrie, et, de manière moins sanglante mais semblablement servile, en Géorgie et en Ukraine, l'Élysée et le Quai d'Orsay, le petit doigt sur la couture du pantalon, sont, depuis de nombreuses années, aux ordres des Américains, adoptent sans barguigner leur exécrable politique étrangère. Parfois même s'y montrent - en Libye et en Syrie par exemple - des serviteurs encore plus zélés que leurs maîtres.

La première fois que j'ai voté pour élire le président de la République, figurait parmi les candidats celui du parti américain. Il s'appelait Jean Lecanuet et se prenait pour la réincarnation de John Kennedy, assassiné deux ans plus tôt. Il n'était pas antipathique, mais sa ferveur pro-yankee prêtait à sourire et, à droite, les gens sérieux se rassemblaient derrière le général de Gaulle qui, lui, prônait une politique étrangère peu soucieuse des intérêts des États-Unis ; une politique qui, au Proche-Orient, en Europe orientale, au Canada, en Amérique du Sud, en Asie, était uniquement attachée aux intérêts de la France.

À ces élections de 1965, la gauche portait les couleurs d'un seul candidat, François Mitterrand. Je me battais pour lui dans les colonnes de Combat, un journal de jeunes insolents mousquetaires dont le capitaine de Tréville se nommait Philippe Tesson ; et aussi dans un hebdomadaire de droite, La Nation française de Pierre Boutang, où mon meilleur argument était : François Mitterrand, lui aussi, saura dire non aux Américains.

Le général de Gaulle, défenseur d'une Europe de l'Atlantique à l'Oural, était attentif à développer cette amitié franco-russe qui, depuis le mariage de la princesse Anne de Russie avec le roi Henri de France jusqu'aux champs de bataille des deux guerres mondiales, est la colonne d'or de l'équilibre européen ; il s'inscrivait dans cette féconde tradition de l'alliance franco-russe célébrée par le duc de Saint-Simon, Chateaubriand et tant d'autres esprits lucides.

Mitterrand, lui aussi, était un slavophile qui n'imaginait pas un instant que l'Europe pût n'être qu'une Europe catholique et protestante ; qui savait que la Russie et les autres pays orthodoxes de l'Europe orientale constituaient un élément essentiel de notre vieux continent. Fidèle à l'amitié qui unit la Serbie et la France, il a souffert de la guerre de l'Otan contre le peuple serbe. Dans un beau livre paru chez Plon, Le dernier Mitterrand, Georges-Marc Benamou cite ce propos que le président malade lui tint en 1994 :

"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique... Oui, une guerre permanente, une guerre vitale... Leur propagande, les manipulations, leurs mensonges... Les Américains voulaient envoyer les Turcs bombarder les Serbes, j'ai fait ce qu'il fallait pour éviter cette folie."

L'intelligentsia française témoigne une sourcilleuse exigence démocratique à l'endroit de Poutine

Personne ne fait aux Américains le reproche d'avoir une politique favorable à l'Amérique. Comme le dit Pierre Fresnay dans L'assassin habite au 21, "c'est bien normal". En revanche, nous pouvons légitimement regretter que les successeurs du général de Gaulle et de François Mitterrand, hier Nicolas Sarkozy, aujourd'hui François Hollande, se soumettent si platement aux mots d'ordre de Washington, se croient obligés - lors de crises telles que, hier, celle de la Géorgie, aujourd'hui celle de l'Ukraine, - de prendre le parti des marionnettes pro-américaines, de manifester leur hostilité à la Russie et aux amis de la Russie.

Les Russes ont toujours été animés de cette "passion extrême de s'unir avec la France" que Saint-Simon se réjouit d'observer chez Pierre le Grand, et cette passion fut longtemps réciproque, mais, pour des raisons que j'aimerais qu'en 2014 on m'explique, elle ne l'est plus. En 1988, lorsque Gorbatchev décida de mettre fin au régime dictatorial qui depuis soixante-dix ans oppressait le peuple russe, cela aurait dû être en France, et en particulier chez les intellectuels, les artistes, une explosion de joie. Qu'après des décennies de décervelage d'État, les Russes pussent enfin redécouvrir leurs racines culturelles, spirituelles, prier librement, s'exprimer librement, voyager librement, que dans les vitrines des librairies ressuscitent les livres interdits - des Démons de Dostoïevski au Requiem d'Akhmatova, des oeuvres de Berdiaeff à celles de Florensky -, aurait dû réjouir tous les Français attachés à la liberté d'expression, et en premier lieu ceux qui se réclament de la gauche.

Bizarrement, il n'en fut rien et, en 2013, il n'en est toujours rien. L'intelligentsia française, qui durant soixante-dix ans a témoigné une incroyable indulgence aux tortionnaires Lénine, Staline, Brejnev, qui, au pire des persécutions, a continué de lécher le cul du pouvoir soviétique et de bouffer ses petits fours à l'ambassade de la rue de Grenelle, témoigne soudain une sourcilleuse exigence démocratique à l'endroit de Poutine. Oui, c'est en vérité curieux, car, à comparaison des trois sanglants zozos que je viens de nommer, Poutine est un parangon de démocratie.

Si des professionnels de la politique européenne pouvaient en 2014 me dévoiler les raisons de ce deux poids deux mesures, de cet assujettissement aux États-Unis, de cet incroyable et absurde désamour de la Russie chez nos gouvernants, nos journalistes et nos intellos bon chic bon genre, j'en serais ravi. Sur ce, Joyeux Noël, Bonne Année et, comme disent nos amis corses, Pace e Salute !

Gabriel Matzneff

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Nationalistes manipulés, idiots utiles de la subversion

 

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Les évènements en cours en Ukraine, au delà du contexte très particulier de ce pays (en réalité constitué de deux ensembles historiquement antagonistes, l'un catholique-uniate, tourné vers l'ouest et l'autre orthodoxe proche de la Russie.) constituent un exemple des possibilités de manipulations d'un sentiment national et de ses expressions politiques par les pires ennemis du nationalisme. Suite à la décision du gouvernement élu de ne pas signer d'accord commerciaux avec l'Union Européenne, celle-ci et son parrain américain tentent d'orchestrer une seconde "Révolution Orange" destinée à installer un pouvoir pro-occidental à Kiev.

En première ligne des manifestations et affrontements avec la police ukrainienne, les militants du parti ultra-nationaliste Svoboda (Parti de la liberté). Au coude à coude avec les formations libérales, les terroristes islamistes tatars revenus de Syrie, les groupes activistes de type Femen et en liaison avec les ambassades occidentales, les groupes de chocs de Svoboda multiplient les provocations visant à faire dégénérer la situation et provoquer sanctions, voire intervention étrangère directe en Ukraine. L'un des leaders du parti, Oleh Tiagnibok, a été sélectionné par les services américains pour intégrer l'équipe dirigeante chargée de renverser le président légitime Ianoukhovitch. Au parlement de l'UE , l'agent mondialiste Cohn Bendit appelle au boycot des Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi et qualifie Vladimir Poutine de "nouvel Hitler".

Des drapeaux et insignes runiques des héritiers de l'Organisation des nationalistes ukrainiens cohabitent dans les manifestations avec ceux des États-Unis et de l'Union Européennne, le tout financé par la fondation du spéculateur apatride Soros (OSI) et la National Endowment For Democracy (Département d'Etat américain). Au nom du combat passé contre le soviétisme, les "nationalistes" de Svoboda fomentent des troubles pour le compte des mafias bancaires américaines, les mêmes qui, il y a cent ans, financèrent le parti bolchevik de Lenine et Bronstein "Trotsky", responsable de la mort de millions d'Ukrainiens lors du "génocide par la faim" (Holodromor) organisé par les autorités de l'URSS en 1932-1933.

Svoboda veut faire entrer l'Ukraine dans l'UE, alors qu'au sein même de cette structure totalitaire, l'expression du nationalisme est férocement réprimée, sous quelque forme qu'elle se présente. Les militants sincères de Svoboda feraient sans nul doute partie des premières victimes d'une Ukraine intégrée à l'UE.

La manipulation des mouvements nationalistes au sein des territoires à conquérir constitue l'une des statégies principales de l'impérialisme occidental. Ces mêmes mouvements sont ensuite réprimés une fois ces mêmes zones conquises et controlées.

Une opération du même type est actuellement en gestation au sein d'une nation sans état, la Kabylie. Les dirigeants du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (M.A.K.) ont formé un gouvernement provisoire en 2010 à Paris aprés avoir été reçu par le parlement israélien.

Aucune agitation de ce type concernant la question nationale corse, et ce pour une raison évidente : la puissance occupante est elle même sous étroit contrôle atlantiste. Le mouvement national corse semble également neutralisé, aligné idéologiquement (dans ses expressions politiques constituées) sur le mondialisme, voué au réformisme et au campanilisme, suspendu au hochet des "négociations avec Paris". Ses militants sont occupés par les dérisoires péripéties de la pulitichella locale, en attendant la "mort naturelle" du peuple Corse historique.

Il n'est pas inutile cependant d'évoquer un scénario relevant actuellement de la politique fiction mais que l'on ne peut tout à fait exclure dans un avenir plus ou moins proche : un bouleversement politique majeur en France et l'accession au pouvoir de tendances traditionnalistes, anti-mondialistes et antilibérales, opposées à l'hégémonie américaine et à l'emprise du monde de la finance en Europe.

Au vu de la position stratégique de la Corse, de la présence sur son sol d'installations liées à l'OTAN, l'on peut escompter que ne tarderaient pas les sollicitations venues du camp atlantiste et que des moyens financiers, humains voire militaires conséquents seraient octroyés au nom de la "lutte antifasciste" aux "combattants de la liberté" que deviendraient les nationalistes corses, les modérés d'aujourd'hui devenant de farouches dissidents prêts à en découdre. La tentation serait grande, pour une mouvance peu formée aux enjeux de la confrontation globale , de tomber dans le piège et de servir "d'idiot utile" dans la guerre occulte livrée aux monde Européen par les forces de la subversion basées outre-atlantique.

Il convient donc, pour les cadres et les militants du mouvement national de demain, de se libérer intellectuellement des contingences politiciennes insignifiantes dans lesquelles cherche à les maintenir le pouvoir et d'appréhender le caractère global, idéologique, des confrontations actuelles et à venir. Cette conscience politique les amenant à désigner l'Ennemi principal de l'adversaire contingent, fut-il séculaire, selon le principe supérieur qualifiant le Politique, énoncé par le grand juriste allemand Carl Schmitt.

Ces enjeux globaux furent encore évoqués ces derniers jours par le président Poutine : "La Russie, dans un monde instable, doit être un rempart à l'hégémonie américaine et garantir les valeurs traditionnelles qui constituent depuis des millénaires la base morale et spirituelle de la civilisation de chaque peuple, face à la déchéance du monde occidental." (message annuel au parlement russe 12-12-2013).

L'Europe des Peuples, unifiée en son sommet par l'idée impériale, ne se construira qu'adossée au bloc Eurasiste articulé autour de la Russie renaissante, en opposition avec l'anti-civilisation mondialiste américano-centrée. La conscience de cette réalité empêchera les manipulations des sentiments identitaires et aspirations nationales par leurs éternels ennemis.

A Squadra

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13/12/2013

De la Mandelamania à la Mandelahisteria

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Faut-il l’avouer, je me méfie toujours instinctivement de ces manifestations d’exaltation unanime qui, pour l’esprit chagrin que je suis, dissimulent  toujours une réalité beaucoup moins plaisante à voir. Mandela a fait l’objet, de son vivant, d’une véritable idolâtrie à  l’échelle planétaire. Mort, le voici quasiment déifié. Notre société agnostique, qui a perdu la foi chrétienne et l’amour de la  patrie, a quand même besoin d’icônes pour se rassurer sur la bonté foncière de la nature humaine et la possibilité pour l’humanité de vivre pour toujours dans la paix et l’harmonie.

 De ce point de vue, Mandela a été une icône parfaite, lisse,  irréprochable, sans un pli, même si sa vie privée a été quelque peu tourmentée en raison des turpitudes de sa femme, comme le savent certains initiés.  Car son visage humain a fini par disparaître sous les couches épaisses de peinture arc-en-ciel que la presse mondiale n’a pas manqué d’appliquer sur ses traits

Nelson Mandela est mort au terme d’une longue  vie,  à 95 ans, et d’une non moins  longue série d’hospitalisations répétitives,  pieusement annoncées  par une presse mondiale fermement  décidée à ne pas  rater l’évènement et à le faire savoir au public

Ses funérailles n’ont pas été moins triomphales : il aura connu un enterrement de roi. Tous les grands de ce monde, 70 chefs d’Etat, 5 Prix Nobel, se sont précipités à Johannesburg  pour y être et surtout  y être vu : la reine d’Angleterre, le Prince Consort, le Prince de Monaco, le président du Luxembourg, l ‘Evêque coadjuteur de la Principauté d’Andorre, sans oublier Jacques Chirac, (qui croyait assister à une virée en Corrèze), Nicolas Sarkozy toujours préparant son grand retour, François Hollande revenu tout exprès du front en battle dress, bref, tout ce que le monde politique compte de visible, d’important,  de notable : une véritable exhibition politique médiatisée à l’échelle mondiale venue rendre hommage au vieux leader disparu. Les propos convenus, les  discours  amphigouriques ont coulé à flots. Il n’y a que Vladimir Poutine, décidément grincheux, qui se sera contenté d’envoyer là- bas une vague représentante diplomatique.

Comment s’expliquer cette stupéfiante hystérie collective en faveur d’un personnage sympathique certes, mais qui, à ma connaissance, n’a nullement bouleversé la  carte du monde ni son destin , comme l’ont fait un Gorbatchov ou même un Elstine  par exemple ?

Il faut y voir,  naturellement, un effet « média », ou effet « boule de neige ». Il y a des évènements où il faut aller coûte que coûte, pour y être vu. Cela compte à l’heure de la communication mondiale instantanée .

Mais, derrière cet écran  se cachent  au niveau du public deux  sentiments  beaucoup moins élevés : le soulagement et la peur, sœurs jumelles.

Cette peur a deux facettes. L’une, bien évidente, est celle du racisme, ou plus précisément de l’anti-racisme. S’il s’agissait    de Frederick de Klerk , le dernier président blanc de l’Afrique du Sud, personne ne se serait ne se serait dérangé le moins   monde. Et pourtant son concours, pour éviter la tragédie d’une guerre civile prolongée et ruineuse,  a été essentiel. Mais peu importe.  C’est un Blanc. Il a eu, certes, lui aussi, le prix Nobel de la Paix. Mais il n’intéresse plus personne. Mieux, plus personne ne retient son nom.

Pour Mandela, c’est une toute autre histoire. Il était noir et il fallait absolument pour toute personnalité politique  être vue en train de s’associer  aux hommages publics qui lui était rendu, sous peine de se voir dans l’instant taxé de racisme , ou tout au moins de mollesse dans l’anti-racisme, péché mortel de nos jours. C’est l’arme incapacitante par excellence  que pas un politique dans son bon sens n’oserait braver. Allons donc à l’enterrement de Mandela et nous aurons un brevet d’anti- racisme à peu de frais bien utile par les temps qui courent.

L’autre facette de cette  peur diffuse est un sentiment de soulagement. Il est  lié au fait que, obscurément, la minorité blanche en Afrique du Sud, mais les Blancs d’une manière  générale dans le monde (il n’y a qu’à voir  certaines rames de métro le soir à Paris pour voir le changement opéré en peu d’années), se savent en grand  danger démographique.  Les  prévisions de l’ONU sont sans appel. L’Afrique à deux milliards de personnes, c’est pour demain, à la fin de ce siècle. En 2100, un homme sur trois dans le monde sera d’origine africaine. Dans  de telles conditions, comment les Blancs n’éprouveraient-ils pas instinctivement le besoin de se rassurer,  comme on siffle dans  la rue la nuit pour ne pas avoir peur et de se protéger par le truchement d’une image rassurante.

 Mandela, avec son visage rieur et sympathique, a joué ce rôle à la perfection. Il a  montré de façon spectaculaire qu’il était possible, au moins pour quelque temps, à une minorité blanche de survivre, mieux, de  coexister paisiblement avec une écrasante  majorité noire, sans craindre le massacre collectif ou des Vêpres siciliennes. Message bien reçu en Occident. Nous pouvons désormais dormirons   sur nos deux oreilles à l’ombre tutélaire de Nelson Mandela .

 Quoiqu’il en soit, il est  un singulier parallèle à établir entre Mandela, qui vient de disparaître  et Martin Luther  King, le héros de la communauté noire en plein réveil et en marche  vers le pouvoir aux Etats-Unis il y près de 50 ans.

Dans le deux cas, il s’agissait de leaders charismatiques de deux communautés noires. Dans les deux cas il s’agissait de ravir une parcelle  ou la totalité du pouvoir politique détenu par la communauté blanche. Cela a été promptement  chose faite en Afrique du sud où les Noirs détiennent une écrasante majorité , même s’ils sont fortement minoritaire aux Etats-Unis où les Noirs ne constituent qu’une forte et remuante minorité, l’affaire a été plus lente même si le premier président métis de l’histoire américaine  a été élu en 2007 avec Barak Obama, personnalité tout à fait remarquable au demeurant

 Mais ce qu’il y a de tout à fait intéressant est que deux  cas, le  succès politique n’a nullement été suivi d’une consécration significative sur le plan économique. Comment expliquer ce paradoxe ?

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Le Noirs ont été très habiles pour détourner à leur profit les valeurs forgées en occident au cours de siècles, au prix d’un accouchement pénible, au sortir du Moyen-Age, valeurs   fondées comme on sait l’équité, la représentativité et l’égalité. Mais ils ont été totalement incapables de convertir cette réussite vers un développement économique à caractère durable. Ils demeurent  encore aujourd’hui à la traîne des Blancs et incapables de consolider à leur profit les acquis remarquables obtenus par le jeu de la démocratie quantitative.

L’Afrique du Sud après Mandela n’a rien de bien glorieux. Certes une petite bourgeoisie noire de  8 millions de personnes côtois 40 millions de Noirs plongés dans la misère cependant que les Blancs s’enferment dans des ghettos sécurisés. Cette inégalité entretient au quotidien un climat d’instabilité et d’insécurité qui entrave le développement économique. Le taux de croissance ne dépasse pas 3 % l’an, bien insuffisant pour tirer le pays de l’ornière. L’Afrique du sud est également championne du monde du sida, triste privilège.

En d’autres termes, rien n’a changé sur le fond en Afrique du Sud. Mandala donné le pouvoir politique à une minorité noire, celle de l’ANC, astucieuse et corrompue, dont son président, Jacob Zuma,  est le parfait exemple. Mais d’une part, il n’a pas réussi à donner aux Noirs la capacité de se doter du  pouvoir économique,  qui est toujours l’apanage des Blancs .Par ailleurs,  il n’a pas été en mesure  d’infuser aux Noirs les vertus dont il était, en principe, porteur . Les Noirs sont toujours  aussi misérables et les Blancs, enfin une honnête minorité,  toujours aussi prospères. Mandela  n’a   rien  pu faire pour soulager l’effroyable misère des ghettos de Soweto, (qui valent largement les favellas de Rio de Janeiro) où croupit dans la misère une foule nombreuse et déshéritée.

 Les fermiers blancs se sentent au quotidien menacés de cambriolages ou d’assassinats dans leurs fermes prospères, au risque d’en être chassés quelque jour  par des gangs de bandits noirs, comme c’est déjà le cas au Zimbabwé voisin sous l’égide du sinistre Mugabé. A Johanesburg les coquettes villas  occupées par des Blancs sont sujettes à de fréquents cambriolages, ce qui oblige leurs propriétaires à édifier   d’imposantes protections sous forme de barrière de barbelés souvent électrifiés.  Enfin, à partir de 6 h du soir il ne fait pas bon de se promener dans les rue de Pretoria et les touristes amateurs de promenades vespérales sont avertis de ce que sortir de leurs hôtels ne va pas sans risques. Quant à l’équipe de rugby de l’Afrique du Sud, elle ne comporte qu’un seul joueur noir, et encore  n’est-il pas le meilleur de l’équipe . Mais Mandela rusé et excellent politicien, n’a pas manqué de célébrer la victoire de l’équipe « arc-en-ciel » aux derniers championnat du monde de rugby .

En fait, la figure de Mandela évoque celle d’une autre Noir qui a fait , lui aussi, l’objet d’un véritable culte aux Etats-Unis, Martin Luther King , qui a eu la chance, lui, d’être  sottement assassiné par un fou à Memphis,  Alabama . Ce qui lui a dans l’instant, conféré l’auréole du martyr. Mais, dans le sillage  de  Martin Luther King, le processus d’émancipation de la communauté noire aux Etats-Unis a connu un fantastique coup d’accélérateur. A telle enseigne que l’actuel président des Etats-Unis est un Noir, … enfin un métis. Lequel se trouve, par chance, être une personnalité politique remarquable, à la vie privée impeccable (contrairement à celle d’un certain Bill Clinton de sinistre mémoire). Mais la communauté noire aux Etats-Unis reste à la traîne des autres.

Dans un sens, Barak Obama est l’héritier de Martin Luther King, en ligne directe. Dans un cas comme dans l’autre, l’émergence d’une forte personnalité noire à caractère charismatique a permis aux Noirs de dérober, puis de s’approprier,  une parcelle  du  pouvoir politique détenu jusqu’alors pas les Blancs (aux Etats-Unis) ou la totalité de ce même pouvoir en Afrique du Sud, au profit des Noirs et aux détriment des Blancs .

Mais on ne saurait trop le répéter, rien de tout cela n’aurait  été possible sans le poids  de la situation démographique dans ces deux pays  qui a lourdement joué en faveur des Noirs aux Etats-Unis comme en Afrique du Sud, en créant une situation politiquement et socialement impossible à gérer. Sans la présence d’une écrasante  majorité de Noirs là-bas   ou d’une imposante minorité ici, rien n’aurait été possible. De ce point de vue, Nelson Mandela et Martin Luther King n’auront été, après tout, que les habiles accoucheurs, hautement médiatisés, d’une société en lente transition démographique. 

 Car tout est démographie. La démographie fait la loi. C’est elle qui commande en fin de compte l’évolution des sociétés humaines. Et tout le reste est littérature.

Moralité : si vous voulez gagner ou conserver le pouvoir, faites des enfants. Avis aux Québécois.

 Yves-Marie Laulan

12/12/2013

Réflexions sur les manifestations en Ukraine

 

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Comme les lecteurs de RIA-Novosti pouvaient s’en douter la guerre des grands ensembles s’est sensiblement accentuée ces dernières semaines sur les deux fronts sensibles que sont l’Arménie et surtout l’Ukraine. Dès l’annonce de la décision du président Ukrainien de ne pas signer l’accord avec Bruxelles des milliers, puis des dizaines de milliers d’Ukrainiens sont descendus dans les rues de quelques villes de l’ouest et du centre du pays mais aussi et surtout de Kiev, pour protester contre cette décision politique.

Qui manifeste?

Les protestations ont été organisées par une alliance surprenante de partis de tendances différentes, allant de la droite à l’extrême droite de l’échiquier politique ukrainien. Il y a tout d’abord le parti "Alliance ukrainienne démocratique" (UDAR) du boxeur Klichsko qui bénéficie du soutien officiel de la CDU d’Angela Merkel. Il y a aussi le parti "Patrie" de Yulia Tymochenko (aujourd’hui emprisonnée pour corruption et suspectée de complicité de meurtre) qui appelle à renverser le pouvoir ukrainien actuel. Enfin il y a "l’Union pan-ukrainienne Svoboda " (Liberté) qui portait tout simplement le nom de parti National-socialiste d’Ukraine jusqu'à 2004. Ce parti appelle clairement à manifester pour renverser le pouvoir et déclencher une révolution sociale et nationale (avec l’aide de milices et de sous fratries pagano-radicales telle par exemple le Wotan-Jugend) tout en dénonçant la mafia juive qui gouverne l’Ukraine! Que n’entendrait-on pas si de tels propos étaient tenus par des officiels russes!

Ces trois partis ont formé une alliance bien improbable appelée "Groupe d’action pour la résistance nationale" qui tend donc à vouloir intégrer l’union européenne en renversant au passage le pouvoir en place, pourtant légitimé par les urnes. Un bien étrange cocktail de mouvements dont on ne peut que suspecter que leur brusque tropisme européiste ne soit en réalité surtout motivé par un mélange d’avidité du pouvoir et de haine profonde de la Russie.

Ce groupe a aussi le soutien de certains tatars musulmans de Crimée qui exigent la démission du gouvernement et de stars du show bizness dont une chanteuse de pop music a même menacé de s’immoler si des changements n’arrivaient pas. Enfin une actrice américaine, petite amie du frère du boxeur Klichsko, s’est elle aussi empressée de soutenir les manifestants et leurs aspirations euro-occidentales. Enfin ils ont le soutien des Femen qui ont, lors d’une manifestation à Paris, choisi d’uriner en public sur les portraits du président ukrainien sans que les forces de l’ordre françaises ne réagissent. Des soutiens qui en disent long.

Comme en Russie, le terme d’opposition désunie semble adéquat et on peut se poser la question de savoir si les européens comprennent bien qui ils soutiennent.

La violence comme mode opératoire.

Les manifestations de Kiev ont vite dégénéré en actions d’occupation de bâtiments publics, de blocages de rues et dégradations diverses mais également en attaques violentes contre les forces de l’ordre ukrainiennes. Des policiers ukrainiens ont été attaqués avec des barres de fer et des jets de pavés par ces groupes de nationalistes hostiles à la Russie et bien organisés comme on peut le voir ici ou là.

Des opposants européistes ont aussi lancé des menaces personnelles aux politiques au pouvoir et à leurs familles. Des actions qui sont bien finalement très loin des valeurs démocratiques et européennes que les manifestants prétendent pourtant souhaiter pour leur pays. Les médias français n’ont fait que donner une version simpliste et erronée de ces événements en présentant ces manifestations comme une éruption démocratique de jeunes européistes révoltés par la décision inique de leur président/dictateur de les éloigner de l’Europe en faisant usage de violence. Comme l’a très bien expliqué l’analyste Dimitri Babich, les actions de rue se déroulent de la façon suivante: Taper d’abord, puis se plaindre des provocations et violences de la police, en bénéficiant de l’appui du dispositif médiatique occidental pour faire basculer l’opinion publique.

Ces méthodes sont connues, elles ont été utilisées en 2005 en Ukraine et dans nombre de pays de la région, afin de permettre le renversement de pouvoir trop faibles pour faire face a cet assaut coordonnées d’une foule sincère mais manipulée et qui bénéficie d’un appui médiatique conséquent pour lui faire croire que ses actions sont légitimes. Les médias n’ont servi comme à l’accoutumée que de relais à cette tentative de coup d’Etat semi-démocratique qui porte le nom de révolution de couleur.

Un peu de recul et de distance permettent d’interpréter ces événements de façon sensiblement différente.

Le président ukrainien a été jusqu'à preuve du contraire démocratiquement élu, tout comme le parlement et il faudrait rappeler aux manifestants qu’en Europe, on n’occupe pas les mairies comme dans un pays du 1/3 monde. L'alternance passe par un vote pour d’autres candidats aux élections suivantes.

La question des répressions policières (la cruauté policière ukrainienne a-t-on même pu lire) est aussi intéressante. Imagine-t-on ce qui se passerait en France si des manifestants de droite et d’extrême droite occupaient de force la mairie de Paris, tentaient de prendre en force l’assemblée nationale et appelaient à un coup d’état pour renverser le pouvoir? Alors que la diplomatie américaine a publié un communiqué pour dénoncer les violences de la police ukrainienne (SIC), imagine-t-on un scenario identique à Washington?

L’immixtion étrangère européenne.

Ces manifestations n’ont rassemblé au maximum que 250.000 personnes à Kiev, soit 0,5% de la population du pays, à comparer avec les 800.000 français dans la rue contre le mariage pour tous soit 1,5% de la population française. La presse internationale a pourtant salué ces manifestations les présentant comme un incroyable soulèvement populaire témoignant de l’âme de tout un peuple.

Pour certains analystes la bataille de l’Europe se joue à Kiev. On peut s’étonner que le mainstream ne se borne à dénoncer des pressions russes sur l'Ukraine sans mentionner cette immixtion étrangère occidentale omniprésente dont la majorité des acteurs est soit proche de tendances politiques combattues par Bruxelles, soit non européenne.

Alexandre Kwasniewski, membre de la mission de surveillance du Parlement européen et ex-président de Pologne a ouvertement conseillé aux manifestants d’accentuer la pression sur le pouvoir ukrainien. Les ministres des Affaires étrangères de Pologne et de Suède, Radoslav Sikorski et Carl Bildt, ont dans un communiqué commun exprimé leur solidarité aux manifestants. Certains politiciens européens qui ont dénoncé les pressions russes sur l’Ukraine, ont même fait le déplacement en Ukraine pour se joindre aux manifestants. Ceci a démontré le peu de respect de Bruxelles pour la souveraineté des états invités à rejoindre l'U.E

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a fait un déplacement à Kiev pour rencontrer deux chefs de l'opposition ukrainienne avant de se mêler aux manifestants antigouvernementaux place de l'Indépendance. L’ancien premier ministre polonais et dirigeant du parti national conservateur Droit et Justice, Jaroslav Kaczynski, pourtant considéré comme relativement europhobe, a aussi pris part à la manifestation à Kiev.

L’immixtion étrangère d'outre-Atlantique.

En Amérique du nord, les soutiens n’ont pas non plus manqué, traduisant bien l’implication américaine dans ces événements tout autant que l’absence totale de souveraineté de l’Union Européenne. Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, s'est aussi joint aux manifestants à la place de l'Indépendance à Kiev.

Enfin, le pion du pentagone dans la région, le président Georgien déchu Sakaachvili, qui a pris le pouvoir via une révolution de couleur organisée puis quitté son pays en vidant les comptes de la présidence et devrait bientôt être mis en examen, est lui aussi venu à Kiev soutenir l’opposition et se placer en intermédiaire (!) dans cette crise. On peut douter que l’UE ait besoin de l’ex-président Georgien pour négocier avec les russes ou les ukrainiens.

La secrétaire d'État américaine aux Affaires européennes et asiatiques, Victoria Nuland, a quand à elle affirmé que les Etats-Unis étaient "avec le peuple ukrainien, qui voit son avenir dans l'Europe". Noter que la diplomatie américaine a tenu le même langage à la Turquie durant les quinze dernières années. Pourtant, la Turquie semble aujourd'hui moins intéressée par l'Europe et elle semble faire des infidélités à Washington puisqu’elle vient de demander à rejoindre l’union douanière organisée par la Russie.

On peut imaginer que cette prise de distance incite Washington à tenter de prendre plus d'influence sur l'Ukraine, qui est depuis bien longtemps une pièce maitresse d’un projet théorisé par Zbigniew Brezinski dans "le grand échiquier": Faire de l'Ukraine, avec l’Allemagne et la Pologne, la colonne vertébrale d’une architecture de sécurité euro-atlantique sous contrôle de l’Otan qui aurait ainsi un débouché sur la Crimée et la frontière russe.

Aymeric Chauprade rappelait récemment que le président d’Ukraine Léonid Koutchma avait signé en 2003 un accord qui visait à créer, après les élections présidentielles de 2004, un espace économique unique entre la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan, soit un projet identique a celui de l’Union Douanière actuelle. Mais la tentative de révolution orange organisée à Kiev en 2004 pour favoriser la prise de pouvoir d’une élite politique favorable aux intérêts occidentaux avait marqué un coup d’arrêt à ce processus.

L’histoire se répète t-elle?

L’intégration souhaitée par Washington de l’Ukraine à l’UE est elle un projet européen ou un projet américain?

Les Euromantiques ukrainiens, de doux rêveurs manipulés?

Les manifestants ukrainiens dénoncent le pitoyable état financier dans lequel est leur pays. On ne saurait oublier de leur rappeler que leur précédente révolution orange a abouti à sortir l’Ukraine du jeu des transits énergétiques entre la Russie et l’Europe, ce qui a sans doute largement contribué à l’appauvrissement du pays puisque dès 2006 le taux de croissance s’est effondré. On ne saurait aussi s’abstenir de leur demander pourquoi leurs élites au pouvoir de 2005 à 2010 n’ont pas pris les mesures nécessaires pour permettre et préparer cette intégration européenne.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La part des échanges économiques avec la Russie a certes légèrement diminué de 2010 à 2013 mais se monte à a 26% du volume total des échanges économiques de l’Ukraine, à comparer avec les 31,5% de l’UE mais les 35% de la CEI. Très logiquement, l'Ukraine exporte à ce jour bien davantage en Russie et en CEI qu'en Europe.

Moins de 50% des ukrainiens soutiennent l’entrée de l’Ukraine dans l’Europe (46%) contre 36% qui soutiennent l'adhésion à l'Union douanière. Les manifestants qui pensent à l’Europe et son confort de vie (on a vu dans les manifestations des manifestants avec des images d’autoroutes françaises ce qui fait sourire) semblent eux vivre un rêve éveillé. Le manifestant moyen de l’EuroMaiden imagine-t-il que Bruxelles va renflouer les caisses d’un pays de 45 millions d’habitants alors qu’elle n’y arrive pas pour la Grèce et ses 11 millions d’habitants?

Il est plutôt plausible que l’accord avec l’UE ne vise surtout à éloigner l'Ukraine de l'influence russe, en plaçant le pays dans une antichambre de l’UE en attendant des jours meilleurs. A ce titre, il est intéressant de lire ici certaines obligations liées à la signature de ce projet d'accord avec l'Union Européenne dont on voit clairement que le but est de totalement séparer structurellement l’Ukraine du monde russe, en contraignant par exemple le pays à modifier l’écartement des voies ferrées pour les mettre au standard européen! Surprenant lorsque l’on sait par exemple que personne n’a contraint les anglais à rouler a droite pour rejoindre l’UE. Autre exemple: la question de l’ouverture du complexe militaro-industriel à l’Europe qui a été traitée par le spécialiste de l’industrie de l’armement Philipe Migault ici et qui laisse difficilement envisager une rupture possible des relations entre l’Ukraine et la Russie.

Quel avenir pour l’Ukraine?

L’Ukraine n’a plus beaucoup de marge de manœuvre, le pays est en mauvaise santé. Ses réserves de change sont en chute libre depuis 2011, et il y a un effondrement démographique dramatique, dont le Mainstream médiatique ne parle jamais. Plus pragmatiquement, le pays a un besoin immédiat de liquidités pour boucler le budget 2014. Contrairement aux prévisions de certains experts francais le président Ukrainien s’est bel et bien envolé vers la Chine puis Moscou pour y entamer des négociations bilatérales.

Le président ukrainien est revenu de Pékin avec une proposition de prêt chinois de 10 milliards, à comparer avec les 5 milliards que le FMI propose à l’Ukraine en échange de conditions très dures et inapplicables surtout à deux ans d’une élection présidentielle. De Moscou il est rentré avec un nouvel accord sur le prix du gaz mais aussi avec un premier prêt de 5 milliards de dollars en amont de 15 milliards de dollars supplémentaires à l'avenir. Il est possible que la stratégie de Viktor Ianoukovich soit pour le moment de garder (jusqu'à 2015?) sa position neutre entre Bruxelles et Moscou tout en développant au maximum l’intégration bilatérale interétatique.

Alors que l’Ukraine connaissait ces manifestations violentes, en Arménie, la manifestation contre l’Union Douanière et contre la visite de Vladimir Poutine n’a elle mobilisé que quelques dizaines de "militants" qui n’ont pu empêcher la Russie d' accentuer sa mainmise sur le réseau du gaz arménien en échange d’un accord sur la fourniture de gaz russe à l’Arménie à des tarifs bien inferieurs aux prix du marché. Un accord sur l’établissement d’une feuille de route pour l’adhésion de l’Arménie à l’Union Douanière a également été mis en place et devrait être adopté par la Douma russe avant la fin de l’année.

Un scénario à l’arménienne serait il plausible pour l’Ukraine si le président actuel devait être reconduit sans ses fonctions après 2015 ?

Alexandre Latsa

Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

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Mandela : amour, haine et maintenant ?

 

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Au-delà de la récupération ou de l'indignation, la mort de Mandela est le cas typique du méli-mélo politique et géopolitique.


Si on observe la situation selon une grille de lecture ethnique, la fin de l'apartheid apparaît comme un symbole de l'anti-racisme, du vivre-ensemble et de la mise en place d'un état multi-ethnique, appelé jadis « la nation arc-en-ciel », bien qu’il ne soit jamais venu à l’idée aux créateurs de ce terme très féérique que les couleurs ne se mélangent pas dans un arc-en-ciel. Pourtant, si on regarde de plus près, les noirs n'ont pas gagné grand chose avec la fin de l'apartheid. En dehors des dadas du libéralisme: (égalité des droits , droit de vote, etc). Les blancs sont d’ailleurs dans leur majorité toujours plus riches que les noirs bien que des communautés de blancs ultra pauvres dont nous avions parlé lors de notre conférence sur les Boers se soient développées. Il demeure cependant abusif d’imputer à Mandela le bilan catastrophique de l’Afrique du sud actuelle, en revanche, il a initié cette situation, en plaçant l’ANC au pouvoir, et en ne prenant véritablement aucune mesure phare de justice sociale et de partition du territoire.



Si Mandela est un symbole en occident c’est parce qu’il illustre à merveille comment l’anti-racisme peut devenir le « cache-sexe » d’une absence de politique authentiquement anti-capitaliste. Pourtant n’était-ce pas à l’origine le combat de Mandela, issu des rangs du marxisme africain et qui se référait entre autre à Thomas Sankara et se montrait en présence de Kadhafi ?


La question de l’apartheid n’est en fin de compte pas simplement qu’une question « ethnique » mais aussi une question économique. La haine que manifestaient certains leaders « pan-africains » marxistes (ou non) contre les blancs était aussi une haine sociale. Dans leur imaginaire, les blancs sont les élites riches prédatrices de l’Afrique et les noirs les pauvres opprimés. Nous retrouvons ce discours encore aujourd’hui dans de nombreuses officines d’extrême-gauche et ce malgré la réalité où on voit chaque jour que la pauvreté se répand en Europe (et pas seulement), chez les blancs, et que l’oligarchie capitaliste n’est pas attachée à quelconque nationalité, race ou ethnie mais simplement à son portefeuille.

Cependant cette vision des choses ne pouvait pas être vraiment différente. Rappelons par exemple que l'apartheid fut défendu durant une période par Margaret Thatcher autant que par les israéliens. L’apartheid était un système objectivement "ethno-libéral" et pro-occidental dans le contexte de guerre froide qui tirait son origine de l’impérialisme britannique et du nationalisme boer. Nombreux furent les protestants sionistes favorables à l’apartheid. Et pour cause l’apartheid puise aussi ses racines dans le messianisme biblique. L’opposition israélienne était renforcée par les liens entre Mandela et Yasser Arafat et le soutien sans faille de Mandela aux Palestiniens. Enfin, cela ne manque pas de sel, mais De Klerk qui a favorisé la fin de l’apartheid, bien plus que Mandela, n’était pas un marxiste pan-africain. Au contraire, il était membre du Parti national, qui représentait théoriquement les intérêts des Boers. Et qu’elles furent ses revendications après la fin de l’Apartheid ? Permettre aux écoles de ne dispenser leur enseignement qu'en afrikaans, ainsi que le droit pour les patrons de fermer les usines afin d'en interdire l'accès aux grévistes. Vous avez dit ethno-libéralisme ?

On se demandera si en définitive la fin de l’apartheid n’est pas le synonyme de la fin de la guerre froide en Afrique du sud*.

L’Occident avait surement intérêt à mettre fin à l’apartheid, quitte à permettre à d’anciens marxistes de prendre le pouvoir. Avec la fin actée du bloc de l’Est, il était impossible à ses leaders africains marxistes de se raccrocher au bloc communiste, disparu. Il ne restait alors que la question ethnique et l’abandon de toute politique communiste. Le passage du pan-africanisme marxiste à un jacobinisme ethnocentré de la part de l’ANC n’est donc pas un hasard. En temps de guerre froide, les occidentaux avaient besoin de blancs fidèles pour permettre l’accès au sous-sol sud-africain, avec la fin de la guerre froide, une « élite » de noirs revanchards et empêtrés dans une dialectique de revanche raciale faisait parfaitement l’affaire. D’autant que des conflits entre noirs existaient déjà à cette période. C’est au fond, comme cela que les occidentaux gèrent l’Afrique depuis 50 ans. Il sera intéressant de voir comment évolue cette stratégie avec la colonisation discrète du continent noir par la Chine, y compris en Afrique du sud.

Au final, le régime d’Apartheid n’est pas plus à défendre que l’action de Mandela. Ne voir que la question ethnique, c’est commettre l’erreur habituelle qui fait passer au second plan les enjeux géopolitiques qui opèrent en Afrique du sud depuis un demi siècle. D’un autre côté, il est impossible de rester insensible à la question des Boers, qui sont les sacrifiés de l’histoire et payent un lourd tribut dans un silence de cathédrale...

L’Afrique du sud est un cas d’école, l’impérialisme capitaliste peut nouer et dénouer des alliances sans vergogne, sacrifier les alliés d’hier et faire feu de tout bois.

Les nationalistes, qui servirent parfois malgré eux le camp capitaliste pendant la guerre froide, pensant alors servir l’intérêt des « nations blanches », peuvent aujourd’hui saisir l’occasion historique d’être les fers de lance de l’opposition à l’impérialisme capitaliste. Le capitalisme a choisi aujourd’hui de vampiriser l’extrême-gauche et les communistes d’hier, et d’en faire des serviteurs du mondialisme, via entre autre l’antiracisme. La fin de la guerre froide a retourné les alliances, il serait temps que tout le monde en prenne conscience.

* L’analyse pourrait s’élargir à l’Angola et au Mozambique.

Jean du Cercle-non conforme

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Vous avez dit « ultralibéralisme » ? Petite leçon d’économie

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Le 9 décembre, sur le site du Figaro, interrogé par Yves Thréard, Florian Philippot, vice-président du Front National, critiquait à juste titre le « communautarisme » (il aurait pu parler de la cause, l’immigration déferlante et incontrôlée et non pas seulement de sa conséquence, son effet inévitable), la soumission des États européens à la technostructure de l’UE, mais il s’en prenait aussi l’ « ultralibéralisme » supposé régnant dans la France actuelle.

Ce genre de propos a peut-être une visée électoraliste mais il relève d’une analyse économique déficiente et se trouve malheureusement partagé par bon nombre de politiciens et de publicistes, de la droite à la gauche. Ces derniers sont en pleine confusion, celle des idées à l’envers. Essayons de remettre les idées à l’endroit.    

1) L’économie française n’est pas dans une situation d’ ”ultralibéralisme” mais tout au contraire d’étatisme socialiste et fiscaliste, cause majeure du chômage et de l’étouffement de l’activité. Quand plus de 50% de la richesse produite par le secteur privé est ponctionnée et redistribuée de manière improductive et injuste, quand l’État pachydermique réglemente à outrance et castre toute liberté d’initiative, quand les professions libérales, les PME, les TPE, les classes moyennes sont découragées, paralysées par les impôts, les taxes, les interdictions, les procédures administratives, quand le droit du travail le plus rigide et éléphantesque du monde décourage les embauches, etc. peut-on sérieusement parler d’ ”ultralibéralisme” sans se couvrir de ridicule ?  

2) Le drame, c’est que l’économie française, objectivement ”socialiste” au pire sens du terme, affronte un contexte économique européen et mondial libéralisé et concurrentiel. On court avec une balle dans le pied et un sac en dos rempli de pierres. Résultat : délocalisations, faillites d’entreprises assommées par les ponctions, fuite massive des cerveaux (jeunes diplômés, créateurs découragés par le racket socialo-fiscal), fuite des investisseurs (ISF), perte des marchés à l’export, etc. 

3) Les institutions technocratiques européennes suivent une politique économiquement absurde : d’un côté, elles réglementent à outrance à l’intérieur de l’espace économique européen, de l’autre, elles suivent une politique libre-échangiste sans protection par rapport aux USA ou aux pays émergents qui, eux, ne se gênent pas pour se protéger. D’un côté, elles exhibent la doctrine de la « concurrence », de l’autre, elles pondent 250 réglementations par jour. Un peu comme un directeur d’écurie F1 qui limiterait la puissance de ses propres voitures pour ne pas battre l’adversaire.  

4) En France, et dans d’autres pays de l’UE, là où il ne faudrait pas être libéral, on l’est (immigration, ouverture des frontières, laxisme judiciaire, etc.) et là où il faudrait être libéral (liberté pour les forces vives économiques), on ne l’est pas. On marche sur les mains, mais, à force, on va forcément tomber.

5) La solution – en économie tout au moins – passe par l’application, à l’échelle de l’Europe (de la vraie Europe, pas celle de Bruxelles) des théories de Maurice Allais, Prix Nobel d’économie : le libéralisme intérieur et le protectionnisme contingenté extérieur, à l’échelle de certains pays du Continent, pas de tous. Selon le véritable esprit du Traité de Rome, d’ailleurs, trahi par les institutions actuelles.

6) Le concept d’ ”ultra libéralisme” relève de la pure propagande électorale. Il n’existe nulle part puisqu’il est impraticable. Il se réfère à la théorie libertarienne qui n’a jamais été appliquée nulle part et qui est une simple construction intellectuelle, comme le communisme, son opposé absolu. Ni l’ultralibéralisme ni le communisme n’ont jamais été autre chose que des concepts, c’est-à-dire des jouets pour intellectuels.

Les quatre grandes théories économiques actuelles et leurs applications réalisées sont : 1) le keynésisme (économie de la demande et de l’intervention de la commande de la puissance publique avec un État-Providence contrôlé) 2) Le socialisme (économie de la demande avec un État-Providence maternel mais injuste et impuissant) 3) Le schumpeterisme (économie de l’offre avec une protection minimale de l’État-Providence et un interventionnisme public dans l’innovation ). 4) Le libéralisme (économie de l’offre, dépourvue de toute présence sociale de l’État, sans fiscalité redistributive).

Seules marchent à long terme un mélange des solutions 3 et 4.  Les solutions  1 et 2 donnent des résultats contraires à leurs objectifs. 

Guillaume Faye

Source : "J'ai tout compris"

11/12/2013

Tensions en mer de Chine : la politique « casse-cou » des USA

 

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Outre les tensions multiples au Proche-Orient, l’aggravation économique en Europe, le développement d’une bulle financière aux États-Unis, sans oublier le décalage complet entre le casino de Wall Street et l’économie réelle doublée d’une prolifération cancéreuse du « quantitative easing » (appelé aussi « planche à billets »), la situation très tendue entre la Chine et le Japon est minorée dans les médias français. Et pourtant, l’étude de ces événements est de première importance car, dans les affaires de ce bas monde, tout est lié.

L’opposition violente entre ces deux pays concerne un enjeu territorial : le contrôle des îles Senkaku (appelées « Diaoyu » par les Chinois) en mer de Chine orientale. Composé de cinq îles et de trois rochers inhabités, cet archipel de 7 km² est revenu au Japon après la défaite de la Chine en 1895. Occupé par les États-Unis en 1945, il est restitué au pays du Soleil-Levant en 1971 suite à un accord qui, selon les volontés américaines, ne mentionne pas explicitement le nom de ces îles.

Cet accord est immédiatement dénoncé par Pékin. Il l’est d’autant plus que la Chine s’est lancée dans une vaste campagne de modernisation de sa marine militaire, classée désormais troisième derrière celle des États-Unis et de la Russie. L’objectif des autorités pékinoises consiste à établir un contrôle complet, à plus ou moins long terme, sur toutes les îles parsemant sa façade maritime comme Taïwan, les îles Paracels, l’archipel des Spratleys ou encore les îles Pratas, marchepied pour un meilleur contrôle des voies de communication, en particulier l’énergie. D’une certaine manière, une « Mare Nostrum » chinoise doit s’imposer dans la région.

Afin de parer à cette extension, les États-Unis utilisent une tenaille géographique capable de contenir cette politique : l’Inde et le Japon. Entre ces deux piliers de la politique américaine, une série de pays enserrent le sud et la côte est de la Chine. Cette action est propre à la géopolitique classique anglo-saxonne gérant l’opposition entre la terre et la mer, l’ensemble se traduisant par des mesures d’endiguement, du contrôle des côtes, principes défendus par des géopolitologues comme Alfred Mahan, Halford Mackinder et Nicholas Spykman.

L’instauration d’une zone aérienne d’identification par la Chine, le 23 novembre, dans toute cette région exacerbe encore plus les tensions avec le voisin japonais. D’autant plus que les Américains ont envoyé, fin novembre, leurs avions B-52 survoler ledit territoire sans avertir Pékin. Les discussions entre les autorités chinoises et le vice-président Joe Biden n’ont rien donné, conduisant le représentant américain à rappeler : « Nous, les États-Unis, sommes profondément inquiets des tentatives de modifier de manière unilatérale le statu quo en mer orientale de Chine. » Un véritable dialogue de sourd s’est instauré au point que l’organe officiel chinois, China Daily, a exigé que les États-Unis arrêtent de soutenir le Japon cherchant à pratiquer une « politique dangereuse et casse-cou ».

Une telle tension, en dehors des aspects stratégiques susmentionnés, s’explique aussi en raison des richesses naturelles en mer de Chine orientale. En effet, on estime la présence de vastes champs d’hydrocarbures entourant les îles convoitées. Certaines zones sont déjà exploitées par la « China National Offshore Oil Corporation » (CNOOC) comme les champs de gaz de Chunxiao/Shirakaba. Avec la fermeture de certaines centrales nucléaires suite au drame de Fukushima, le Japon est encore plus dépendant de l’énergie que la Chine. Tokyo ne veut donc pas lâcher prise, surtout – comme le rappelle « l’Agence d’information énergétique américaine » (EIA) dans un rapport d’octobre 2012 – que 60 à 100 millions de barils de pétrole et 100 à 200 millions de mètres cubes de gaz tapissent toute la zone.

L’appui des États-Unis au Japon n’est pas sans risque. N’oublions pas que la Chine détient près de 1.300 milliards de bons du Trésor américain et que sa banque centrale n’a pas hésité à affirmer qu’il n’était plus la peine d’accumuler des réserves de devises étrangères estimées à 3.660 milliards de dollars au troisième trimestre 2013. Ces réserves étant essentiellement libellées en dollars, la Banque centrale de Chine a tout simplement annoncé qu’elle tournait le dos au billet vert et dans l’avenir, comme le suggèrent certains analystes, aux bons du Trésor US. Parmi les nombreux éléments condamnant la monnaie américaine, les événements en mer de Chine orientale pourraient constituer l’un de ceux contribuant à la fin d’un système financier né en 1945.

Pierre Hillard

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Braqueurs braqués et victimes persécutées : ainsi Valls la justice de Taubira

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La chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

Joseph Proudhon s’est rendu célèbre, au XIXe siècles, pour avoir déclaré que « la propriété, c’est le vol » ; nul doute que s’il vivait de nos jours, il ajouterait à son aphorisme avec tout autant de succès politiquement correct « et la protéger est un crime ! » car honni soit qui l’entend ainsi.


Les récents braquages de bijoutiers par-ci, d’attaques de débits de tabac par-là, l’ont amplement démontré : tous ceux qui ne se laissent pas braquer, brutaliser, insulter et détrousser sans mots dire savent ce qu’il leur en coûte ensuite : malheur à ceux qui ont fait front, empêchant les crapules de les dépouiller, les blessant ou les expédiant dans un enfer mérité : tous répondent ensuite de leur témérité devant la Justice.


Ainsi ce bijoutier niçois, d’origine libanaise, Stéphane Turc, qui ignorait que le fusil à pompe de ses agresseurs n’était pas chargé : ayant logé quelques grammes de plomb dans la carcasse du moins rapide, il se retrouva derechef en garde à vue, brocardé par un procureur niçois, l’accusant d’avoir agi volontairement pour donner la mort », malgré qu’il reconnaisse tout de même qu’il est « homme inséré » (!) et que son casier judiciaire était vierge… Il est aujourd’hui mis en examen pour homicide Volontaire : « il n’a pas été placé en détention provisoire, mais en résidence surveillée, bracelet électronique à la cheville à quelques heures de Nice. Il sort parfois quelques minutes, le temps d’aller chercher son pain », rapporte France Inter. Le veinard.


Il y eut ensuite son confrère bijoutier à Cézanne. Lui aussi a abattu celui qui le braquait, mais il possédait toutefois une autorisation préfectorale pour son arme. Libéré une fois sa garde à vue terminé, il sera convoqué ultérieurement devant un juge, tandis que la famille du braqueur tué a décidé de se constituer partie civile ! Et dire que depuis Montesquieu on croyait à l’esprit des lois : « Nul ne peut invoquer sa propre turpitude… » Mais personne, semble-t-il, ne juge utile de le faire remarquer.


De même, Pascal Rauber, concessionnaire de motos de Saint-Julien-sur-Sarthe, 54 fois cambriolé depuis 1986 – perte sèche : 200 000 euros et une prime d’assurance qui a grimpé à 17000 euros par an – assure avoir agi en état de légitime défense, n’ayant « jamais voulu aller tuer ses voleurs » lorsqu’alerté par l’alarme de son magasin, il a quitté son domicile armé d’un fusil de chasse… Arrivé sur place, une voiture fonce sur lui et pour se protéger, il tire… Les deux malfaiteurs sont interpellés le lendemain à l’hôpital de Dreux (Eure-et-Loir), l’un sérieusement touché à la tête ; l’autre, plus légèrement atteint, est tout de même emprisonné, tandis que le commerçant est placé sous contrôle judiciaire.


« Tant d’années de travail acharné pour finir comme ça ! Je suis fiché chez les assureurs. Plus aucun ne veut me garantir (…) Je passe mon temps à rembourser ce qu’on m’a volé », se lamente le vendeur de moto dont le comité de soutien (14 000 signatures) trouve écho jusqu’en Guadeloupe, en Martinique et même au Canada.


À la série noire des braqueurs braqués répond en écho les nuits blanches des victimes persécutées… enfin, non, c’est « mises en examen » le terme officiel !

 

Chronique de la France asservie et… résistante

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Robert SPIELER

 

 LES intentions de vote en faveur du Front s’établiraient à un niveau jamais atteint. Selon les résultats de la dernière enquête d’opinion publiée, une enquête commandée par l’Union des étudiants juifs de France à l’Institut Polling Vox, les intentions de vote en faveur du Front laissent présager une forte poussée du mouvement présidé par Marine Le Pen, sans précédent pour celui-ci et peut-être même, selon Dominique Jamet qui l’exprime sur le site Boulevard Voltaire, sans équivalent depuis la déferlante de 1947 qui vit le tout nouveau Rassemblement du peuple français (gaulliste) emporter les mairies de Paris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg… 42 % des électeurs français envisagent de voter pour les listes du Rassemblement bleu Marine. 18 % en sont certains et 24 % ne l’excluent pas. 59 % des électeurs de l’UMP sont dans ce cas, mais aussi 26 % des électeurs de François Bayrou, 21 % des partisans de Mélenchon et même 14 % de ceux qui, en 2012, ont voté pour François Hollande. Mais la moitié de ceux qui envisagent de voter FN reculeraient si le FN apparaissait comme raciste ou antisémite. Du coup le système qui, pour paraphraser Maurras, gère mal mais se défend bien, a trouvé la parade.

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FN : LA CONTRE-ATTAQUE DU SYSTÈME


Plusieurs affaires récentes, divulguées et abondamment commentées par les media, viennent alimenter le lourd soupçon de manipulations. J’avais déjà évoqué dans ces colonnes le cas de curieux candidats aux élections municipales qui découvrent d’un coup que derrière le discours très recentré de Marine Le Pen existe une arrière-boutique aux relents nauséabonds. On se souvient de cette candidate d’origine algérienne qui soudain entend des sarcasmes, des quolibets, des injures venant de la part de certains de ses militants. Durant des mois, elle n’avait rien entendu. Bizarre… Voici qu’un certain Arnaud Cléré, exclu de l’UMP en mai, pour avoir envisagé de monter une liste commune avec le FN à Gamaches (Somme) vient supplier Copé de le réintégrer à l’UMP. La raison ? Il aurait découvert chez les militants du FN un étalage de tatouages nazis et des propos homophobes. Pour appuyer ses propos, il raconte une réunion, mi-octobre, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avec les têtes de liste et quelques colistiers du nord de la France. « J’ai vu des tatouages de croix gammées sur deux ou trois personnes », assure-t-il. Il fait son mea culpa : « J’ai commis l’erreur de m’allier avec un parti non républicain, sectaire et dictateur qu’est le FN », explique-t-il et, dénonciateur en diable, ajoute : « Quand on voit Marine Le Pen à la télévision, on ne peut pas imaginer à quoi ressemble l’arrière-boutique » Et il ajoute : « Ils parlent sans arrêt de “pédé”, de “pédé”, de “pédé”, ça me fait froid dans le dos ». Ce pauvre chéri est visiblement un grand sensible. On ne sache pas pourtant que le FN soit spécialement hostile aux invertis vu leur nombre dans les instances dirigeantes du mouvement. Copé, qui n’a sans doute rien d’autre à faire, a pris sa plus belle plume pour dire à Arnaud Cléré qu’il n’y avait aucune raison qu’il ne puisse pas retravailler avec l’UMP. Emouvant… Le FN dénonce évidemment une pure invention et la manœuvre oblique d’un transfuge. Mais ce n’est pas fini. Le ralliement d’Anna Rosso-Roig avait fait du bruit au mois de mai. Cette ex-candidate communiste lors des législatives de 2012 avait décidé de passer au Rassemblement-Bleu Marine et de figurer sur une liste FN à Marseille pour les prochaines municipales. Elle avait été séduite par le discours d’ouverture de Marine Le Pen et rebutée par le projet de mariage homosexuel. Elle aussi vient de juger insupportable l’« atmosphère machiste et raciste dans laquelle baignaient les permanences et les réunions du Front ». « Ils sont aussi obsédés par le cosmopolitisme », ajoute-t-elle. « Dans une ville comme Marseille, ce n’est pas possible. On ne peut pas se présenter contre toute une partie de la population ! » Elle précise au passage que Stéphane Ravier, la tête de liste du FN à Marseille, définit le viol comme un « rapport amoureux qu’une partie des deux souhaite. La deuxième pourrait faire un effort ». Elle décrit un FN marseillais « beaucoup plus radical que Marine Le Pen », ce qui, au demeurant, est certainement vrai pour une grande majorité de militants du FN. Il n’est certes pas bien difficile d’être plus radical que la présidente du FN. Cela risque d’ailleurs de lui poser à terme quelques problèmes. En attendant, ce qui apparaît probablement comme des tentatives de manipulation et de déstabilisation a amené le FN à engager des poursuites judiciaires. Gageons que dans les prochaines semaines, d’autres affaires du même acabit feront surface.

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FABRICE LUCHINI, HERMANN GÖRING ET CÉLINE


Fabrice Luchini, le grand acteur, qui s’était déclaré incapable d’être de gauche car cela exigeait des vertus trop héroïques (voir précédent RIVAROL) vient de déclarer le lundi 25 novembre, lors de l’émission « C à Vous », sur France 5 : « Je ne déteste pas du tout Nicolas Sarkozy, je le connais pas mal. Non, mais pour les acteurs, quand tu disais ça il y a quelques années, t’étais comme un pote à Göring ». Luchini raconte que l’ancien président est allé voir sept fois son spectacle sur Céline. Le comédien exprime dans un style amusant sa compassion pour Ayrault : « Jean-Marc Ayrault, on sent bien que c’est un brave homme. On ne sent pas le pervers. On ne sent pas le touzard. ». Mais Luchini n’en a pas fini. Il a poursuivi dans l’insolence et dans l’extravagance : « Il n’est pas comme ça, Ayrault. On sent qu’il n’a pas niqué le fisc, il ne doit pas gagner beaucoup d’argent donc il ne doit pas tellement niquer. On sent que c’est un brave homme, on sent que c’est un honnête homme ». Et alors qu’il aurait pu s’arrêter là, Fabrice Luchini a ajouté : « Mais il n’a pas écrit Le voyage au bout de la nuit, c’est ça le problème ». Ah, rêvons, amis Rivaroliens ! Louis-Ferdinand Céline, premier Ministre ! Qu’est-ce qu’on s’amuserait !


VALÉRIE TRIERWEILER “NE SE TAIRA PLUS”


Valérie Trierweiler a promis vendredi dernier de « ne plus se taire ». Alerte générale ! Au secours ! Le rottweiler serait-il de retour ? Du calme. La situation pour Hollande n’est pas si critique qu’on aurait pu le craindre ou le souhaiter. Elle a prononcé ces mots lors de la remise du prix Danielle Mitterrand à Paris. Compte tenu de ses dérapages tweetiens, l’émotion et la gourmandise furent à leur comble chez les observateurs et les journalistes. Allions-nous assister à une nouvelle avalanche de tweets et de déclarations hasardeuses ? Certains (dont nous) s’en réjouissaient d’avance. Hélas, au lendemain de cette annonce, Valérie Trierweiler a mis fin aux spéculations en apportant quelques précisions. « Mon discours n’avait trait qu’à l’humanitaire », a-t-elle ainsi affirmé. Dommage. Et alors qu’elle s’est engagée dans la défense des femmes violées à travers le monde et des réfugiés syriens, celle qui partage la vie de François Hollande a assuré : « C’est mon seul combat ». Trierweiler a déclaré que « Danielle Mitterrand est (son) “modèle” » : « Elle ne prenait pas la pose, elle prenait des positions. Des positions courageuses » (comme soutenir la dictature castriste). « Elle était une Première dame qui refusait la soumission, elle n’était guidée que par le désir de justice et de liberté. Y compris quand elle devait afficher un désaccord avec le président Mitterrand. Elle n’avait pas peur de porter haut les valeurs de gauche. Elle ne se laissait pas bâillonner. Elle n’avait pas peur du mot “politique” ». S’agit-il d’une mise en garde, en filigrane, à Hollande ? En tout cas, se prenant tout de même pour un morceau de chef d’Etat, elle a annoncé qu’elle allait réunir toutes les Premières dames des chefs d’Etat qui seront présents au sommet franco-africain le 6 décembre prochain. Au fait, où en est la plainte de Xavier Kemlin contre Valérie Trierweiler pour détournement de fonds publics ? Elle vient d’être classée sans suite au motif que « la compagne du président de la République n’est pas liée juridiquement aux Français », car ils « ne sont ni mariés ni pacsés ». »


MÊME LES AFRICAINS SE MOQUENT DE HOLLANDE


C’est le magazine Jeune Afrique qui, dans un article paru le 22 novembre, se moque du pingouin et de sa « République vertueuse à géométrie variable ». Le magazine raconte que Jack Lang avait pris la direction de l’Institut du monde arabe (IMA) « mais alors que ses prédécesseurs (en l’occurrence Dominique Baudis puis Bruno Levallois) avaient été simplement défrayés compte tenu des difficultés économiques de l’IMA, Jack Lang a, lui, exigé un salaire. » Il s’était aperçu tardivement qu’aucune rémunération n’était prévue. Du coup, il a téléphoné à Laurent Fabius pour lui expliquer que dans ces conditions le poste ne l’intéressait plus. Embarras du ministre des Affaires étrangères qui lui a arrangé le coup. Jack Lang perçoit 10 000 euros par mois…

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06/12/2013

Mort du criminel Nelson Mandela : un terroriste marxiste antiblanc

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La mort de Nelson Mandela déclenche une prévisible hystérie médiatico-politique.
Pour les prochains jours : déluge d’émotion feinte, concert unanime de louanges chez tous les politiciens et slogans idiots en vue.

Il faut rappeler, à propos de Mandela, qu’il fut des années durant un chef terroriste d’extrême-gauche (chef du UmKhonto we Sizwe, l’aile terroriste de l’ANC et du Parti communiste sud-africain).

 

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 Rappelons que le 1er janvier 1985, le président sud-africain Botha s’exprimant au parlement, a proposé à Mandela d’être libéré (il était emprisonné pour terrorisme), s’il rejetait « inconditionnellement le recours à la violence comme arme politique ». Mandela rejeta cette offre, refusant d’abandonner les meurtres.

Il a contribué à faire de la prospère Afrique du Sud un enfer pour les Blancs, et pour beaucoup de Noirs.

 

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Depuis 1994, plus de 4000 fermiers blancs ont été assassinés par les émules racistes de Mandela, leur famille violée, parfois dépecée vivante, etc.

Depuis cette date ce sont plus généralement quelque 75 000 Blancs qui ont été tués par des Noirs, dans un génocide initié par le président Mandela et son parti l’ANC, toujours au pouvoir.

 

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Des dizaines de milliers de Blancs se sont vu voler leurs biens par des hordes noires armées de machettes, après la victoire de Mandela, et vivent maintenant dans des conditions de grande misère, dans des bidonvilles, souffrant de la faim.

Sur quatre millions de Blancs, un quart a déjà fui le pays.

Ci-dessous une video de David Duke sur le génocide des Blancs, en particulier des Boers, en Afrique du Sud :

Et l’africaniste Bernard Lugan (auteur d’une Histoire de l’Afrique du Sud) rappelle quelques vérités sur ce pays et sa situation :

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Le gouvernement efface une dette de « l’Humanité » de 4 millions d’euros !

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Dans la série « où vont nos impôts ? » :

un amendement du gouvernement au projet de loi de finances rectificative pour 2013 propose d’accorder au torchon communiste l’effacement d’une dette de plus de 4 millions d’euros, plus les intérêts, contractée sous forme de prêt du Fonds de développement économique et social.

L’amendement explique que « L’Humanité ne peut faire face au remboursement de sa dette contractée auprès de l’État (…), parce que ses résultats financiers sont très faibles et qu’elle ne possède plus d’actifs ». « Par conséquent, il est nécessaire d’abandonner cette créance », conclut-il.

L’Humanité est le journal le plus subventionné sur la période 2009-2011 si l’on rapporte les montants des aides perçues à sa diffusion (0,48 euro par exemplaire), indique la Cour des Comptes. Il a touché 6,8 millions d’euros par an en moyenne.

 

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Interdiction de boycotter l’Etat sioniste !

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Pour tous ceux qui doutent d’une « justice » aux ordres, la décision du tribunal de Colmar sera peut-être salutaire.

En effet, douze militants de BDS (Boycotts Desinvestment Sanctions), une organisation luttant contre l’importation de produits provenant des Territoires Occupés par le sionisme, ont été condamnés mercredi 27 novembre, pour avoir incité à ne pas acheter ces produits, lors de deux actions en 2009 et 2010.

Ces militants n’ont pas été condamnés à de la prison, mais comme d’habitude, à des amendes et à des dommages et intérêts.

Ainsi, alors que l’Etat ne recevra rien (1 000 € d’amende avec sursis pour chacun – une épée de Damoclès), les associations communautaires habituelles (LICRA, Avocats Sans Frontières, Alliance France – Israël et le bureau national de la vigilance contre l’antisémitisme) se partageront 24 000 €…

Il est vrai que les subventions généreusement versées annuellement par l’Etat « français » ne suffisent pas…

 

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Répression antinationaliste : agitation en Allemagne

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Sale temps pour les partis anti-système.

Alors que les manifestations de soutien à l’Aube Dorée et les sondages grecs viennent contredire la propagande occidentale, un nouveau parti nationaliste européen est dans l’œil du cyclone.

 

En effet, le NPD allemand (Nationaldemokratische Partei Deutschland – die Volksunion) se voit visé par une demande d’interdiction pour « lien avec une organisation criminelle », déposée par les états régionaux allemands.

 

Le procédé est identique à celui utilisé par le gouvernement français suite à l’affaire Clément Méric.

 

Pour mémoire, en 2011, une « organisation criminelle d’extrême droite » a été découverte. Clandestinité national-socialiste (NSU) est accusée d’avoir assassiné 10 personnes, en majorité des Turcs.

 

Alors que l’affaire n’a pas été jugée, les partis au pouvoir en Allemagne ont décidé de retenter leur chance après un premier échec d’une demande similaire contre le NPD en 2003.

 

Évidemment, la chancelière allemande s’est fendue d’un communiqué de circonstance :

 

« Le NPD est de notre point de vue un parti antidémocratique, xénophobe, antisémite et contraire à la Constitution, un parti que nous devons tous combattre avec détermination. »

 

La logique est toujours la même : Pas de liberté pour les ennemis de la liberté !

 

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Ce soir sur Méridien zéro :

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RBN Méridien zéro cliquez là

05/12/2013

Avec le Front National, vivement le retour de la République !

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La France va mal et nous le savons tous. Ce n’est pas qu’elle souffre d’un vice caché, mal endogène contre lequel nous ne pourrions rien. Bien au contraire, si la situation va de mal en pis, c’est en raison de choix politiques majeurs, effectués depuis environ quatre décennies au moins, par des dirigeants indifférents au destin de la France. On ne me fera pas croire, à moi comme à toute personne sensée, qu’acceptant la guerre économique – expression qui commence à être à la mode dans la seconde partie des années soixante-dix – avec des pays où l’on paie les salariés à hauteur de 300 euros alors que nous payons les nôtres à 3000 (brut), que nous avions la moindre chance de gagner. On ne me fera pas croire non plus, que les dirigeants d’hier qui ont initié cette politique puis leurs successeurs qui perdurèrent sur la même voie, ont simplement commis une erreur d’appréciation qui pourrait nous permettre de les excuser et éventuellement de leur pardonner : ils savaient dès le début et sont passés à l’acte. Responsabilité mais aussi préméditation.

On sait la vieille opposition entre la République et l’Eglise. Bien longtemps, le vote qualifié de droite, fut confessionnel. Et René Rémond de faire remarquer que pendant bien longtemps donc, l’un des distinguos majeurs entre droite et gauche fut la position au sujet de l’Eglise. Aujourd’hui n’existe plus entre les deux pôles majeurs de la vie politique française que des traces. On peut y voir une des marques de l’américanisation de notre pays puisqu’au Usa, on vote davantage pour un homme que pour un parti, au point que bien des candidats, démocrates du Sud, sont plus à droite que des républicains du Nord.

En Europe aujourd’hui, aussi bien la République mais aussi de façon amusante l’Eglise, sont presque mortes.

L’Eglise :

Les sociologues des religions en France, considèrent aujourd’hui que seuls 2 à 3 % des catholiques sont authentiques, c'est-à-dire méritant au vu de leur comportement confessionnel mais aussi de leurs convictions, le qualificatif de catholiques. La plupart des catholiques aujourd’hui sont des protestants ou des déistes qui s’ignorent. Certes, Jean Paul II rassemblait les foules, mais s’il était écouté, il n’était pas entendu. Malgré l’opposition du Saint Père aux moyens de contraception, malgré ses multiples rappels, aussi bien à la confession régulière et fréquente – une des façons de ne pas être protestant - ainsi qu’aux exigences du carême, il ne fut pas entendu. Plus exactement, les pseudo-catholiques, dans les faits protestantisés, n’en tinrent volontairement pas compte, préférant l’hédonisme ambiant à l’austérité catholique. Le fait que 80% des catholiques aujourd’hui votent à droite n’y change rien. Là encore, il ne s’agit que d’une trace. Et l’on a beau à droite fustiger la pensée 68, que l’on y adhère pas moins. Que voulait donc Nicolas Sarkozy, ennemi déclaré de la pensée 68, chantre de la droite et de la laïcité positive, si ce n’est jouir sans entrave en s’augmentant de 140% dès le début de son quinquennat ? Ce grand basculement, aussi bien de la droite que des catholiques, le Vatican en est conscient depuis fort longtemps. Ce au point désormais de se focaliser sur l’Asie ou l’Afrique subsaharienne, continents où le Catholicisme se porte bien. L’élection d’un pape non européen, prévue par les sociologues des religions, n’est pas le fait du hasard.

La République :

Je dois avouer au lectorat que c’est un article de Bertrand Dutheil de la Rochère, mis en ligne sur Voxnr (1), qui a initié ma volonté de rédiger cet éditorial. Et le président de Patrie et Citoyenneté de s’interroger sur la survie à gauche de l’idée de République. Si c’est tout naturellement que la gauche est initialement liée à la République, force est de constater que la droite, ou tout au moins une de ses parties, finit elle aussi par y adhérer et ce, sans arrières pensées. Des Républicains à droite, il y en eut, et non des moindres. Aujourd’hui, je n’en trouve plus. C’est ainsi que l’analyse de Bertrand Dutheil de la Rochère, président qui masque mal sa légitime inquiétude, peut être généralisée en englobant la droite. Là encore, et au même titre que pour les Catholiques, dans les faits non catholiques, qui ne fustigent pas l’Eglise mais au contraire s’en réclament, il est bien peu de Français de droite ou de gauche pour fustiger la République, se considérant naturellement et bien à tort, républicains.

Les hommes politiques de droite et de gauche ont depuis plusieurs décennies opté pour la démocratie libérale, structuration de la Cité qui n’a rien à voir avec celle de la République. A droite comme à gauche, les politiciens font leur marché électoral, additionnant les suffrages des différentes communautés qu’ils cajolent, le tout afin de franchir le seuil jouisseur des 50% des voix. Il n’est pas rare de constater ainsi, que tel maire de droite, fustigeant l’islam, fasse tout au sein de sa propre ville pour y créer une mosquée. Je laisse aux lecteurs imaginer les tractations discrètes et même secrètes entre les représentants de la communauté considérée et l’élu local. « Ti construit ma mosquée et j’fais voter mes potes pour toi ». Mosquée bien évidemment construite avec de l’argent républicain (où l’on reparle des parallèles qui se coupent) sans que cela ne vienne à choquer aussi bien à droite qu’à gauche chez les édiles.

Si le Front National est aujourd’hui, avec autant de haine et de bassesse, attaqué est injurié, c’est parce qu’il propose un retour aux sources républicaines et de façon plus générale aux fondamentaux. Le refus du clientélisme communautaire qui est celui du Front National, heurte d’une part les édiles qui ont pris l’habitude de flatter les minorités qui souhaitent imposer leur desiderata aux Français, mais aussi les minorités elles aussi, qui sont pour l’instant comblées d’être flattées dans le sens du poil. Il est plus que temps que soit repensée la désormais célèbre formule « les Français d’abord » : évidemment, et quoi de plus naturel, favoriser les Français par rapport aux étrangers, mais aussi valoriser ceux qui se définissent essentiellement comme Français par rapport aux minorités dont il faut bien dire, on me pardonnera peut être le verbe, qu’elles nous emmerdent…
Alain Rebours

 notes :

(1) Mais où sont donc passé les républicains de gauche ? Bertrand Dutheil de La Rochère - http://www.voxnr.com/cc/politique/EFlVFVAVlVwhFBpWrH.shtml

 

 

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En Afghanistan, faut pas charier avec la Charia !

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La chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

Que les clients rackettés par l’État français pour « achat d’actes sexuels » s’estiment heureux ! S’ils étaient Afghans et après dix ans de libération aux noms de la démocratie, des Droits de l’homme et des intérêts américains, ce n’est pas pour leur portefeuille qu’ils auraient à craindre, mais carrément pour leurs bijoux de famille… voire plus encore si les représentants auto-proclamés d’Allah, portés au pouvoir par leurs « libérateurs » occidentaux, le jugent nécessaire.

 

L’Afghanistan s’apprête en effet très officiellement à rétablir la lapidation dans son droit pénal pour les auteurs d’adultère : « Nous travaillons sur un projet de code pénal de la charia prévoyant que la lapidation serait la sanction de l’adultère, s’il est confirmé par quatre témoins oculaires », a précisé Rohullah Qarizada, membre de la Commission sur la loi coranique.

 

On s’en doute, les bonnes consciences occidentales, quelque peu prises au dépourvu, s’en émeuvent : « Il est absolument choquant que douze ans après la chute du gouvernement des talibans, l’administration Karzaï réintroduise la lapidation comme châtiment » a déclaré Brad Adams, directeur de l’antenne asiatique de l’organisation Human Rights Watch.

 

C’était bien la peine, alors ! dix ans durant, de brocarder les Talibans comme le Mal absolu. Au pays du bon président Kazaï, les populations locales, quelques soient leur ethnie ou leur affinité religieuse, semblent assez peu plaisanter avec la bagatelle hors des liens sacrés du mariage.

 

« L’introduction de cette peine capitale laisse craindre que la promotion des droits de l’homme soutenue à grand renfort de milliards de dollars depuis douze ans ne soit en train de perdre du terrain. Une partie de la population afghane demeure favorable à des châtiments brutaux en matière de mœurs », se désole pour sa part Le Monde, quotidien de la bonne-conscience bobo s’il en est.

 

Exemple, voilà quelques jours à peine, dans la province de Baghlan au nord de Kaboul, un couple illégitime s’aimait d’amour aussi tendre que pas assez discrète. Une foule des brigades locales de la braguette a voulu les lapider sur le champs, mais un « conseil d’anciens » s’y est opposé… Toutefois, dès le lendemain, sur l’ordre du même conseil, les Tristan et Yseult locaux étaient fusillés en public.

 

Oui, ça « laisse craindre », comme écrit pudiquement Le Monde !

 

« Le ministère, ainsi que d’autres institutions judiciaires afghanes, travaillent sur une loi pour sanctionner l’adultère, le vol et la consommation d’alcool, en accord avec la charia, la loi islamique », confirme pour sa part Ashraf Azimi, un membre du cabinet du ministre de la Justice.

 

Et tout ça, grâce à notre présence (de nos soldats entre autres) et avec des subventions, puisque « l’Afghanistan a reçu, l’an dernier, la promesse de 16 milliards de dollars d’aide d’ici à 2015 de la part de80 bailleurs de fond internationaux. Une aide conditionnée à des efforts en matière de droits de l’homme et de démocratie, dans ce pays très conservateur », précise Adrienne Sigel pour BFMTV.

 

Rappelons tout de même que 82 soldats français ont été tués en 90 mois de présence en Afghanistan (entre août 2004 et janvier 2012) pour ce retour annoncé de la charia et sans doute de la guerre civile, puisqu’il est probable « qu’après la fin du retrait américain en 2014, le régime Karzaï ne pourra survivre bien longtemps et que s’installera dans ce pays une guerre civile opposant le Sud et le Sud-Est au Nord et au Nord-Ouest du pays », prédit sur le site www.atlantico.fr Jean-Bernard Pinatel, expert reconnu des questions géopolitiques et d’intelligence économique.

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRIVAROL N° 3118 du 28 novembre 2013

 

Robert SPIELER

 

LES RÉSEAUX sociaux hurlent de rire. La candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, tout aussi bobo que la socialiste Anne Hidalgo, mais peut-être en pire, suscite l’hilarité. Certains prétendent que c’est la faute de trop, qui pourrait lui être fatale, d’autant que les sondages ne sont pas bons.

 

NKM : LA PRÉCIEUSE RIDICULE

 

Présentée, y compris chez certains de ses “amis” de l’UMP comme une « Marie-Antoinette » des beaux quartiers, complètement déconnectée des réalités, coupée de la réalité du monde, sortie du Trianon gouvernemental où Nicolas Sarkozy l’avait enfermée et où elle n’avait jamais vu ni senti le réel, NKM vient de commettre cette réflexion extraordinaire qui prétend démontrer son appétence pour le réel des Parisiens : « Dans le métro, je fais des rencontres incroyables. » Tant mieux pour elle, au demeurant. Cette « précieuse ridicule » a des idées. Comment décrire la femme parisienne ? La question lui est posée par le magazine Elle. Elle a la réponse : « C’est à la fois une mère, une femme, une professionnelle. Si je devais dresser son portrait, je demanderais à un photographe de se mettre dans la rue pour capturer les visages de toutes ces femmes qui vont chercher les enfants à l’école, qui se recoiffent avant d’aller à un rendez-vous professionnel… »

Les femmes parisiennes, qui pour beaucoup souffrent et n’ont pas vraiment le temps de se recoiffer avant d’aller à un rendez-vous professionnel, car tout simplement, chômage aidant, ce rendez-vous n’aura pas lieu, apprécieront. NKM lit sans doute trop les magazines féminins, tels Elle, Vogue, Jalouse, etc… Mais revenons à ses hautes considérations concernant le métro. Elle y fait « des rencontres incroyables ». Mais encore ? Où compte-t-elle mener campagne pour les élections municipales ? Réponse : « Un peu partout, même dans des endroits inattendus ! Dans la rue, à la sortie des bouches de métro, dans un café, à la sortie des écoles… » Des endroits en effet inattendus pour une telle bourgeoise qui va au peuple comme les marquises du XIXème siècle allaient aux pauvres. NKM exprime son amour pour le peuple du métro, disant : « Le métro est pour moi un lieu de charme, à la fois anonyme et familier. Je prends souvent les lignes 13 et 8 et il m’arrive de faire des rencontres incroyables. Je ne suis pas en train d’idéaliser le métro, c’est parfois pénible, mais il y a des moments de grâce. » On est contents pour elle, car nous, pauvres prolétaires, n’avons jamais vécu ces « moments de grâce » dans des métros bondés d’où les Français sont souvent absents. Le journal Elle titre l’interview de NKM de façon assez perfide : « Interview d’une frondeuse qui voit les Parisiennes à son image ». « A son image »… Bien vu. Même Edouard Balladur avait su faire mieux, c’est dire, lors de sa campagne présidentielle. Prenant, il y a vingt ans, pour sans doute la première et dernière fois de sa vie le métro, il eut cette réflexion d’une grande profondeur, qui ne passera sans doute pas à la postérité, contrairement à la pensée de NKM : « Il fait chaud », dira-t-il. Tout était dit.

 

 

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NKM (SUITE)

 

Frigide Barjot venait d’apporter son soutien à NKM, qui avait osé s’abstenir sur la loi Taubira. Pas voter contre, n’exagérons pas dans le registre du courage ! Frigide Barjot, qui ne s’oppose pas à l’union civile d’homosexuels, avait noté que NKM, qui ne s’y oppose pas davantage, « a combattu l’adoption, la PMA et la GPA ». Je relève, en passant, que l’utilisation de ces acronymes, incompréhensibles, est totalement inefficace en termes de communication. Comme la Manif pour Tous. Ridicule. Evoquons plutôt la Manif anti-“mariage” homosexuel. Mais revenons à Frigide Barjot et à NKM. Frigide Barjot comptait monnayer son soutien en faisant signer une charte qui propose d’inscrire la définition du mariage homme/femme dans la Constitution, et de remplacer le “mariage” homosexuel par « l’alliance civile ». Réponse de NKM : pas question de signer la charte… Cohérente avec elle-même, la bobo supposée être opposée aux socialistes, vient de retirer François Lebel, le maire du 8e arrondissement, de ses listes. Il est vrai qu’il s’était fermement opposé à la loi Taubira. Mais Nathalie Koskiusko-Morizet n’en a pas fini avec les avanies. Il est vrai que prendre les électeurs de droite pour des imbéciles finit par se payer cash. Un peu partout, des listes dissidentes se préparent. Dans le Vème arrondissement, celui des Tibéri, le fils de l’ancien maire et actuel maire du Vème confirme qu’il se présentera contre la candidate, Florence Berthout, désignée par NKM, jugeant cette dernière « pas sérieuse ». Autant dire que l’arrondissement risque d’être perdu pour la droite. De plus, les sondages sont désastreux pour NKM. Dans le XIVe arrondissement, dans lequel elle se présente, les sondages lui donnent 45 % des suffrages contre 55 % à la candidate socialiste. Elle ne gagnera jamais la mairie de Paris. Et nous ? Répétons-le : on s’en contre-fiche ! D’autant que la «droite” de NKM et la gauche de Hidalgo, c’est bonnet rose et rose bonnet !

 

CARLA BRUNI S’EST ÉNERVÉE CONTRE L’AFFREUX PATRICK COHEN

 

Il y a quelques jours, Carla Bruni était l’invitée de C à vous sur France 5. Une émission assez insupportable et ridicule, à vrai dire. Il y a un repas entre les journalistes et l’invité(e) où l’on cause. Ça s’est assez mal passé. Selon le journaliste Patrick Cohen, arrogant au possible, comme il l’est toujours, l’ex-Première dame n’était pas indépendante pendant le mandat de son mari, Nicolas Sarkozy. Il déclara du haut de sa Suffisance : « Je me disais que la limite de l’indépendance, c’est là où vous avez abouti ces dernières années, c’est-à-dire dans ce rôle de Première dame qui finalement limite votre indépendance » a-t-il commencé, osant supposer que Carla Bruni n’était qu’une cruche. La chanteuse a immédiatement réagi : « J’étais totalement indépendante ». Elle répliqua à l’affreux personnage : « Parce que vous n’en avez pas des contraintes, des obligations, des devoirs de réserve, tous les jours à l’antenne ? Vous feriez mieux de faire attention à ce que vous dites. ». Ce qui peut se décrypter, avec un tout petit peu d’imagination par : « Le jour où mon mari reviendra au pouvoir, vous serez fusillé. » Mais Patrick Cohen ne s’arrête pas là : « Ça n’a pas été un carcan d’être épouse de président ? » Elle réplique excellemment : « Non, ça a été une belle aventure. Mais peut-être que pour vous, cela aurait été l’horreur » Mais Patrick Cohen, comme souvent ces gens-là, n’a aucune limite. Arrogant au possible, il lui dit : « Ne faites pas semblant de ne pas comprendre ». Quelle houtspa (arrogance folle en hébreu) ! Carla Bruni, très polie et maîtrisée, finira quand même par montrer un sérieux agacement. On peut, comme c’est notre cas, ne pas éprouver la moindre sympathie pour Nicolas Sarkozy et son épouse et néanmoins trouver que ce Patrick Cohen est décidément un odieux personnage !

 

ALLIANCE EUROPÉENNE : UN NOUVEL ÉCHEC POUR MARINE LE PEN

 

Nigel Farage, le président du mouvement souverainiste britannique, l’UKIP, a repoussé, après le mouvement anti-islam danois, le Parti du peuple danois (DF, Dansk Folkeparti), lors d’un entretien diffusé le 22 novembre par le Telegraph, toute idée d’alliance avec Marine Le Pen et le Front national qui cherche désespérément à créer un groupe au parlement européen après les prochaines élections européennes du 25 mai 2014. Selon lui, « l’antisémitisme reste profondément ancré » au Front national. L’ultrasioniste Geert Wilders s’est déclaré prêt, en revanche, à collaborer avec Marine Le Pen au parlement européen, mais ça ne suffira pas, sans doute, pour constituer un groupe, avec les moyens afférents. Marine Le Pen a rejeté les anciennes alliances du Front national avec différents partis européens nationalistes (le British National Party de Nick Griffin, Forza nuova, le Jobbik hongrois, le NPD allemand, etc.). Cela risque de lui coûter cher, obligeant les élus du FN à siéger comme non-inscrits et à se priver des financements publics accordés aux partis politiques européens. A propos, qui est Nigel Farage, leader de l’UKIP ? Farage est un “libertarien”, à la sauce américaine, qui a publiquement approuvé la dépénalisation de la drogue et de la prostitution. Il souhaite quitter l’Union Européenne (ce en quoi il a totalement raison) en imposant des contrôles plus stricts sur l’immigration, se démarquer de la Convention Européenne des droits de l’homme (là encore il a tout bon !), augmenter les réserves de l’armée et de la Royal Navy et reste opposé à juste titre au mariage homosexuel. Ceci est confirmé par les 23 % d’électeurs qui ont voté pour son parti aux élections locales récemment. Il n’est absolument pas raciste ni antisémite. La preuve : Farage a imposé une règle stricte interdisant à quiconque qui aurait eu une implication avec le BNP (British National Party) de pouvoir devenir membre de l’UKIP. Le mois dernier, le parti a retiré son soutien à une candidate lors d’une élection locale après avoir découvert que celle-ci avait été, selon ses propres termes, “tentée” de s’allier au BNP. Comme quoi Farage est courageux mais pas téméraire. Mais alors pourquoi ne veut-il pas de Marine Le Pen ? C’en est triste à pleurer…

 

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04/12/2013

SE REPENTIR ? VOUS POUVEZ TOUJOURS COURIR !

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Parce que mon devoir de mémoire ne commence pas en 1789, ni ne s’arrête au 11 septembre 2001 à la Grande Pomme…

 

J’assume tout l’héritage de mes ancêtres, depuis 40 siècles, quand les premiers celtes développèrent un art exceptionnel dans le travail des métaux. Et, avec le témoignage de l’historien grec Polybe, c’est avec détermination que je défends la remarquable culture celte qui englobait pratiquement toute l’Europe occidentale.

 

NON, je ne renie en rien l’œuvre de civilisation que mes aïeux ont réalisé en 4.000 ans et qui, au travers des siècles et de par le monde a contribué à la diffusion des valeurs et de la grandeur de l’Europe. C’est bien grâce à Werner Von Braun, un ingénieur allemand, que les américains ont pu, en 1969, marcher sur la lune. En 2013, nous marchons sur la tête !

 

A l’opposée des laquais de la Police de la Pensée et des cloportes du « politiquement correct », j’affirme que le bilan des colonisations européennes dans d’autres continents et sous d’autres latitudes est très positif et que nombre de gouvernements exotiques en tirent toujours profit, 50 ans après leur indépendance.   Il suffit de se rendre sur place pour s’en rendre compte, comme je l’ai fait en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud.

 

Les incompétents qui nous dirigent, et les journalistes à leurs bottes, doivent cesser d’occulter la réalité, stopper ce révisionnisme de l’Histoire version marxiste et arrêter de nous rendre responsables ou coupables des maux qui accablent la Terre entière.

 

Cependant avons-nous encore la possibilité de dire ou d’écrire librement ce que nous estimons être notre conviction ?

 

Devra-t-on toujours être d’accord avec les Gouvernants ?

 

Ne sommes-nous plus un pays où la liberté d’expression serait garantie ?

 

Y aurait-il des anathèmes ? Une police de la pensée ?

 

Des tabous ? Une Nouvelle Inquisition ? Un terrorisme « intellectuel » ?

 

Sans être raciste ou xénophobe, peut-on encore critiquer et combattre le laxisme des gouvernements et la générosité de notre législation sociale qui dépasse certaines bornes ?

 

N’est-il plus toléré de fustiger la politique des autorités concernant la drogue, l’insécurité, la violence dans les écoles, le droit de vote des étrangers, les goulags communistes au XXe siècle ou la dictature des mondialistes et l’arrogance sioniste ?  

 

Parce que, franchement, depuis 60 ans, les pays sous-développés et « indépendants » devraient chacun ériger un monument en guise de remerciements aux acquis légués par la présence européenne sur  leurs  territoires : exploitations forestières ; plantations de café, thé, bananes, hévéas, etc.; industries diverses (papeteries, cimenteries, tissages, brasseries, etc.) ; mines (charbon, zinc, cuivre, tungstène, diamant, coltran, uranium, phosphate, etc.) ; exploitations pétrolières et gazières ; agriculture variée et élevage divers ; réseaux de communications (voies ferrées, ponts, routes, ports, aérodromes, canaux d’irrigation, barrages, etc.) ; systèmes éducatifs et sanitaires (écoles, lycées, universités, cliniques et hôpitaux ) ; éradication du choléra, du tétanos et autres maladies tropicales ; mais surtout : autosuffisance alimentaire, chassant le spectre de la famine ! Que reste-il de tout cela aujourd’hui ?   

 

Des souvenirs, remplacés en 2013 par  l’insoutenable présence des néo-colonialistes chinois qui  pressurent sans vergogne l’Afrique (et d’autres pays, ailleurs).

 

OUI, ce que les Européens en général et les Français, en particulier, ont accompli dans les colonies durant plusieurs décennies (et souvent des siècles) mérite le respect et force l’admiration.

 

Il est intolérable que certains négationnistes prétendent aujourd’hui que les Occidentaux sont seuls à la source des calamités qui touchent nombre de pays en voie de régression.

 

A écouter ces saltimbanques de l’humanitarisme, avant l’arrivée des européens (au XVIe siècle) dans les pays tropicaux, tous les clans, tribus et peuplades auraient vécu dans un cadre paradisiaque avec une cohabitation pacifique chargée de relations conviviales, alors même que l’esclavage des noirs par les arabes dominait l’Afrique et qu’en Asie la Chine imposait sa culture, son administration et sa spiritualité !

 

Arrêtons de croire ces bonimenteurs socialo-marxistes  

 

Il est grand temps, de rétorquer à tous les pays quémandeurs : «  Avant de tendre la main, prenez-vous en main ! »,  

 

Et qu’ils prennent donc exemple sur d’autres pays qui l’ont mis en pratique depuis longtemps et ont pu ainsi accéder au mieux-vivre (Thaïlande, Mexique, Argentine, Corée du Sud, Philippines, Malaisie, Formose etc.)

 

NON, l’homme blanc n’est pas responsable ni coupable  « du-trou-de-l’ozone-qui-va-tous-nous-carboniser », de la faim dans le monde, du prétendu réchauffement de la planète, ni de la concentration de CO2 dans l’atmosphère ou encore de la misère africaine qui pousse les immigrés hors-la-loi à embarquer sur des bateaux pourris, traverser les mers et venir s’installer clandestinement dans nos églises, à la recherche d’aides sociales inexistantes chez eux !

 

La volonté progressiste de métissage à tout prix et l’obligation de « société multiculturelle » imposée par les mondialistes depuis 40 ans, n’a plus rien à voir avec l’immigration des années 60 et constitue  LE véritable danger pour l’équilibre et l’identité de notre société, confrontée à l’Islam conquérant. 

 

Les lois liberticides de 1974, 1981, 1989, 2000 et 2003 confirment une dérive totalitaire du Régime et ouvrent de nouveaux horizons aux ennemis de la Liberté. C’est pourquoi il faudra punir les responsables de ces législations et combattre les collaborateurs de l’invasion musulmane, qui par leur propagande et leur volonté d’imposer la Turquie en Europe nous conduisent vers un choc sanglant de civilisations.

 

Il faut le répéter sans cesses : LE  danger pour notre civilisation et notre identité européennes, ce n’est pas la séparation, le confédéralisme ou l’indépendance des uns ou des autres, le vrai cancer qui menace l’avenir de nos enfants, c’est l’islamisation de nos quartiers, de notre mode de vie, de notre administration et de nos lois. Vidons les ordures politiques qui nous gouvernent.

 

Pieter Kerstens