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18/12/2013

Le nécessaire choix entre des pseudo-penseurs moralisants déconnectés de la réalité et le réel humaniste Aussaresses.

 

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Je n’aime pas les gratte-papiers. N’allez pas en déduire que le fait intellectuel m’est étranger. Si j’ai suivi quatre Dea et me prépare à entamer une seconde thèse, ce n’est nullement fruit du hasard : j’aime comprendre. Si je vis dans mon bunker au milieu de milliers d’essais, n’allez pas non plus en déduire que je ne sois pas un « existant » : « Frappe toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » (1).

M’indisposent tout autant les cérébraux sans âmes (pensée calculante, raison instrumentalisée, positiviste, …) que ceux qui, la chair dominant, méprisent l’Esprit.

On a beaucoup dit – comprendre médit – sur le général Aussaresses et sa mort récente fut l’occasion d’un déferlement de haine, d’autant plus inopportun que, justement, il venait de décéder : chacals et vautours.

Ce qui m’amuse – le ridicule ne tue toujours pas, nous épargnant ainsi une hécatombe – c’est le nombre sidérant d’autoproclamés antifascistes depuis 1945 date de la mort du fascisme. Bordiga avait d’ailleurs bien vu voilà bien longtemps que l’antifascisme trouvait ses sources dans le conformisme bourgeois.

Oser assimiler les putschistes de l’Algérie Française à des fascistes relèvent du plus profond ridicule. Qui sait le passé durant la seconde guerre mondiale des Challe (2), Jouhaud (3) Salan (4) , Zeller (5), Sergent (6), Saint-Marc (7), Aussaresses (8) ainsi que de tant d’autres durant la seconde guerre mondiale ? Je renvoie le lectorat aux notes…

Quant au fascisme, ce n’est pas moi mais Churchill, résistant majeur lui donc homme situé du côté du « Bien » - qui finit par déclarer et se demander si « l’on n’avait pas tué le mauvais cochon ».

Ridiculement confortable et petit-bourgeois d’être aujourd’hui

ANTIFA !


Quant à la torture, au crime de guerre ou contre l’humanité, il est beaucoup à exprimer.

1/ La France d’aujourd’hui, ne peut plus décemment condamner par le biais des magistrats, au motif de crime de guerre et/ou de crime contre l’humanité, parce qu’alliée des américains, dont on a su, documents à l’appui, le récent comportement barbare en Irak. De surcroît, probablement parce que trop fraiche, la guerre pratiquée en Afghanistan, aussi bien par les Américains que les Français, n’a probablement pas révélée tous ses secrets. Ce n’est pas moi, mais Lucien Febvre (9), qui a écrit que « l’histoire était fille de son temps ». Et il est vrai que lorsqu’on dispose d’une collection d’ouvrages d’histoire à destination des élèves, on prend alors conscience que cette discipline majeure a pour principale vocation de formater les esprits conformément aux desiderata de la structure politico-économique en place.

2/ Il est toujours facile de pérorer sur les crimes de guerre lorsque l’on est assis dans un fauteuil, bien à l’abri. Par opposition, on sait les rapports privilégiés entre combattants où le copain est davantage qu’un frère. Si d’aventure celui-ci se voit tué par des ennemis se rendant par la suite, l’homme dans le fauteuil postulera la grâce. Qui ne peut comprendre la légitime vengeance du pote, bien souvent à bout psychologiquement et physiquement ?

3/ Au sujet de la torture, là encore, opposition entre le choix de l’opposition déconnecté des réalités et le fait militaire. Si la torture est une pratique barbare, il n’en reste pas moins qu’elle peut être paradoxalement un moindre mal. Concernant donc la bataille d’Alger menée entre autres par le futur général Aussaresses contre le Fln, il est un point majeur à prendre en compte. Ce sont les membres du Fln (branche politique) qui furent l’objet de torture et nullement l’Aln (branche militaire). Que faire lorsqu’en face de soi, on a un homme qui a posé une bombe à retardement dans un lieu public comme un bureau de poste ou un café, sachant que les minutes s’écoulent vite avant l'explosion ? Ne pas torturer, c’est alors faire le choix de l’explosion de cette bombe tuant des innocents. Quelque part, tortionnaire et torturé, parce qu’engagés ont des comptes à rendre parce que justement responsables : nullement les civils, à commencer par les enfants…

Philippe Delbauvre

Notes :

(1) Alfred de Musset

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Challe

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Jouhaud

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Salan

(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/André_Zeller

(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Sergent

(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hélie_de_Saint_Marc

(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Aussaresses

(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Febvre

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