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05/12/2013

Avec le Front National, vivement le retour de la République !

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La France va mal et nous le savons tous. Ce n’est pas qu’elle souffre d’un vice caché, mal endogène contre lequel nous ne pourrions rien. Bien au contraire, si la situation va de mal en pis, c’est en raison de choix politiques majeurs, effectués depuis environ quatre décennies au moins, par des dirigeants indifférents au destin de la France. On ne me fera pas croire, à moi comme à toute personne sensée, qu’acceptant la guerre économique – expression qui commence à être à la mode dans la seconde partie des années soixante-dix – avec des pays où l’on paie les salariés à hauteur de 300 euros alors que nous payons les nôtres à 3000 (brut), que nous avions la moindre chance de gagner. On ne me fera pas croire non plus, que les dirigeants d’hier qui ont initié cette politique puis leurs successeurs qui perdurèrent sur la même voie, ont simplement commis une erreur d’appréciation qui pourrait nous permettre de les excuser et éventuellement de leur pardonner : ils savaient dès le début et sont passés à l’acte. Responsabilité mais aussi préméditation.

On sait la vieille opposition entre la République et l’Eglise. Bien longtemps, le vote qualifié de droite, fut confessionnel. Et René Rémond de faire remarquer que pendant bien longtemps donc, l’un des distinguos majeurs entre droite et gauche fut la position au sujet de l’Eglise. Aujourd’hui n’existe plus entre les deux pôles majeurs de la vie politique française que des traces. On peut y voir une des marques de l’américanisation de notre pays puisqu’au Usa, on vote davantage pour un homme que pour un parti, au point que bien des candidats, démocrates du Sud, sont plus à droite que des républicains du Nord.

En Europe aujourd’hui, aussi bien la République mais aussi de façon amusante l’Eglise, sont presque mortes.

L’Eglise :

Les sociologues des religions en France, considèrent aujourd’hui que seuls 2 à 3 % des catholiques sont authentiques, c'est-à-dire méritant au vu de leur comportement confessionnel mais aussi de leurs convictions, le qualificatif de catholiques. La plupart des catholiques aujourd’hui sont des protestants ou des déistes qui s’ignorent. Certes, Jean Paul II rassemblait les foules, mais s’il était écouté, il n’était pas entendu. Malgré l’opposition du Saint Père aux moyens de contraception, malgré ses multiples rappels, aussi bien à la confession régulière et fréquente – une des façons de ne pas être protestant - ainsi qu’aux exigences du carême, il ne fut pas entendu. Plus exactement, les pseudo-catholiques, dans les faits protestantisés, n’en tinrent volontairement pas compte, préférant l’hédonisme ambiant à l’austérité catholique. Le fait que 80% des catholiques aujourd’hui votent à droite n’y change rien. Là encore, il ne s’agit que d’une trace. Et l’on a beau à droite fustiger la pensée 68, que l’on y adhère pas moins. Que voulait donc Nicolas Sarkozy, ennemi déclaré de la pensée 68, chantre de la droite et de la laïcité positive, si ce n’est jouir sans entrave en s’augmentant de 140% dès le début de son quinquennat ? Ce grand basculement, aussi bien de la droite que des catholiques, le Vatican en est conscient depuis fort longtemps. Ce au point désormais de se focaliser sur l’Asie ou l’Afrique subsaharienne, continents où le Catholicisme se porte bien. L’élection d’un pape non européen, prévue par les sociologues des religions, n’est pas le fait du hasard.

La République :

Je dois avouer au lectorat que c’est un article de Bertrand Dutheil de la Rochère, mis en ligne sur Voxnr (1), qui a initié ma volonté de rédiger cet éditorial. Et le président de Patrie et Citoyenneté de s’interroger sur la survie à gauche de l’idée de République. Si c’est tout naturellement que la gauche est initialement liée à la République, force est de constater que la droite, ou tout au moins une de ses parties, finit elle aussi par y adhérer et ce, sans arrières pensées. Des Républicains à droite, il y en eut, et non des moindres. Aujourd’hui, je n’en trouve plus. C’est ainsi que l’analyse de Bertrand Dutheil de la Rochère, président qui masque mal sa légitime inquiétude, peut être généralisée en englobant la droite. Là encore, et au même titre que pour les Catholiques, dans les faits non catholiques, qui ne fustigent pas l’Eglise mais au contraire s’en réclament, il est bien peu de Français de droite ou de gauche pour fustiger la République, se considérant naturellement et bien à tort, républicains.

Les hommes politiques de droite et de gauche ont depuis plusieurs décennies opté pour la démocratie libérale, structuration de la Cité qui n’a rien à voir avec celle de la République. A droite comme à gauche, les politiciens font leur marché électoral, additionnant les suffrages des différentes communautés qu’ils cajolent, le tout afin de franchir le seuil jouisseur des 50% des voix. Il n’est pas rare de constater ainsi, que tel maire de droite, fustigeant l’islam, fasse tout au sein de sa propre ville pour y créer une mosquée. Je laisse aux lecteurs imaginer les tractations discrètes et même secrètes entre les représentants de la communauté considérée et l’élu local. « Ti construit ma mosquée et j’fais voter mes potes pour toi ». Mosquée bien évidemment construite avec de l’argent républicain (où l’on reparle des parallèles qui se coupent) sans que cela ne vienne à choquer aussi bien à droite qu’à gauche chez les édiles.

Si le Front National est aujourd’hui, avec autant de haine et de bassesse, attaqué est injurié, c’est parce qu’il propose un retour aux sources républicaines et de façon plus générale aux fondamentaux. Le refus du clientélisme communautaire qui est celui du Front National, heurte d’une part les édiles qui ont pris l’habitude de flatter les minorités qui souhaitent imposer leur desiderata aux Français, mais aussi les minorités elles aussi, qui sont pour l’instant comblées d’être flattées dans le sens du poil. Il est plus que temps que soit repensée la désormais célèbre formule « les Français d’abord » : évidemment, et quoi de plus naturel, favoriser les Français par rapport aux étrangers, mais aussi valoriser ceux qui se définissent essentiellement comme Français par rapport aux minorités dont il faut bien dire, on me pardonnera peut être le verbe, qu’elles nous emmerdent…
Alain Rebours

 notes :

(1) Mais où sont donc passé les républicains de gauche ? Bertrand Dutheil de La Rochère - http://www.voxnr.com/cc/politique/EFlVFVAVlVwhFBpWrH.shtml

 

 

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