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24/10/2013

M. Hollande est amoureux

Il est inutile de revenir sur la description du parcours désolant et erratique du président de la République, M. Hollande, manifestement en proie au « principe de Peter » (le dirigeant dépassé par sa fonction et hors-compétence). L’affaire Leornada et sa gestion délirante, son absence de contrôle sur sa majorité, son indétermination chronique (en dépit de son interventionnisme hors-propos), l’échec complet de ses moindres initiatives, ses couacs, ses propos contradictoires, ses oscillations idéologiques, sa politique économique qui faire rire le monde entier, sa lutte contre le chômage qui tourne au fiasco.  Comment expliquer tout cela ?

Bien sûr, il y a le caractère propre du personnage : l’indécis. Un trait psychologique très négatif pour un dirigeant. Pourtant, M. Hollande a des qualités : il est travailleur, honnête, de bonne volonté. Il est velléitaire, certes : c’est-à-dire que sa volonté propre est sans cesse bridée par une force extérieure qu’il n’ose pas affronter. Ses amis, les dinosaures socialistes ou les traditionnalistes gauchistes ? L’aveuglement par un logiciel soixante-huitard dépassé ?  Pas seulement. M. Hollande est victime d’autre chose. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau dans l’histoire. Le président  ne semble pas libre.

Quand il s’exprime en public, M. Hollande manque d’assurance. On a l’impression qu’il ne s’adresse pas à ses interlocuteurs, mais qu’il parle aussi à quelqu’un d’autre, à qui il essaie maladroitement de plaire. Il fait penser à un homme sous influence, c’est-à-dire à un homme amoureux.

Mme Valérie Trierweiler semble le mener par le bout du nez. C’est une femme de tête, une intrigante, une autoritaire, une séductrice efficace. Dans le couple, elle porte la culotte. François est tombé de Charybde en Scylla : de Ségolène à Valérie. L’homme dominé par les femmes dont il a peur. Il s’est enfui de l’une pour retomber sur l’autre, son double. C’est le destin des amoureux : il a fui Ségolène pour retomber sur Valérie.

N’importe quel psychologue remarquera d’ailleurs la symétrie entre les deux femmes, la typologie apparentée, la ressemblance : physique souple et mince, jolis traits, jeunesse conservée, mais aussi caractère psycho-rigide, autoritaire, prétentieux.  François aimerait-il se laisser dominer ?   

Cela dit, Valérie ne boxe pas, intellectuellement ni politiquement, dans la même catégorie que Ségolène. Elle est du côté des amatrices. 

À tout propos, Mme Trierweiler, la First Girlfriend, comme dit la presse américaine, il est vrai puritaine, intervient, donne son avis, ses leçons, d’une accablante banalité, avec cette cuistrerie propre aux parvenu(e)s. Et toujours dans ce registre néo-gauchiste bobo, humanitaire bas de gamme, pleureuse chic en Chanel, prenant des poses devant les petits Africains  pour les photographes et les cameramen, caricaturale et inconsciente de son comique involontaire : Valérie, est, typologiquement, la précieuse ridicule décrite par Molière. Elle n‘est pas bête, elle est infatuée, elle n’est pas stupide (intelligente au contraire) mais elle est sotte. Et elle rend sot – et sourd – son pauvre faux mari. Cette femme, sans autre qualité propre que d’être la maîtresse du premier élu,  prétentieuse, gaffeuse, peu talentueuse, mais qui, par ailleurs, est sans conteste très honorable, outrepasse le privilège dont elle bénéficie. Sa jalousie, mal maîtrisée et trop visible envers sa rivale Ségolène, a autant affaibli M. Hollande qu’avant lui l’épisode de M. Sarkozy avec Cécilia, suivi du rebondissement avec Carla. Il y a un parallèle à faire entre les deux : voilà deux présidents de la République française qui ont affaibli leur fonction régalienne avec des histoires de ménage courtelinesques, à rebondissement. Niveau Harlequin. On mesure la distance avec les présidents qui les ont précédés.  Mais eux, la mesurent-ils ? Pas sûr. 

Mme Trierweiller, comme d’ailleurs Mme Bruni-Sarkozy avant elle, bénéficie à l’Élysée d’une équipe rémunérée par le contribuable, ce qui est parfaitement inconstitutionnel. Vous imaginez Yvonne de Gaulle fonctionnaire de l’Élysée ?  Le prétexte est toujours un truc plus ou moins humanitaire, on connaît la chanson, une fondation bidon,  avec une ”équipe com” à la clé, etc. Le gag a commençé avec l’épouse de Mitterrand, passionaria grande bourgeoise amie de la dictature cubaine. Cette pratique totalement antidémocratique a un nom : le népotisme. Et Mme Trierweiler comme avant elle Mme Bruni, ne se gêne pas du tout pour profiter des deniers publics. 

Aucun député de l’opposition, aucun citoyen contribuable n’a jusqu’à présent  saisi la justice contre ce scandale anticonstitutionnel. M. Hollande ne cherche pas à plaire au peuple français mais à Mme Valérie Trierweiler. Elle le suit partout, elle le surveille, elle veut se faire voir, se faire filmer, elle se prend pour quelqu’un alors qu’elle n’est personne. Elle parlotte, elle commente, elle tweete, elle babille, elle le contredit, elle papote, elle va chez son coiffeur, elle ”pense”, elle s’énerve, elle l’engueule. Mais lui est amoureux.  Il l’écoute, la consulte, lui cède, lui obéit. Il ne veut pas déplaire à ses ”valeurs ”, des valeurs de midinette.  François est un faible, ou plutôt un fort frustré. Valérie est une forte, ou plutôt une faible frustrée.

Tout cela étant dit, on doit considérer que M. Hollande et Mme Trierweiler sont des citoyens français parfaitement honorables et respectables, mais que ni l’un ni l’autre ne sont à leur place : M. Hollande aurait fait un très bon inspecteur des impôts (il a le sens du prélèvement douloureux et du compromis bancal) et Mme Trierweiler, une excellente journaliste culturelle (elle écrit bien et elle est superficielle). On ne peut pas non plus reprocher à M. Hollande d’être devenu président de la République ; n’importe qui n’aurait pas pu le devenir. Son parcours professionnel a été impeccable. M. Hollande n’est pas responsable du fait qu’il n’est pas la hauteur. Ce sont les Français qui sont responsables d’avoir élu un représentant qui n’était pas à la hauteur de la France. Bien qu’il soit un parfait honnête homme.

Guillaume Faye

"J'ai tout compris"    

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