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30/09/2013

Quand « Valeurs Actuelles » monte au créneau : ce que ça révèle

Valeurs-2.jpgDepuis quelque temps, cet hebdo libéral de droite, nullement classé à l’ « extrême droite », mais néanmoins mal vu par le clergé de l’idéologie dominante, a changé de registre. Depuis que les socialistes sont à la barre d’un pays devenu bateau ivre, l’hebdo du groupe Valmonde, ancienne institution bien installée de la presse française, durcit le ton et franchit la ligne jaune du politiquement correct et de l’autocensure. C’est la première fois qu’un média grand public ose aller si loin et assume des risques face à la sourde montée de la répression de la liberté politique d’expression, observable en France, qu’elle soit sociale ou judiciaire.

Par exemple, le dossier du numéro 4009 (26/09 au 02/10), intitulé « Naturalisés, l’invasion qu’on cache » est un ensemble d’articles denses et très documentés sur l’immigration de peuplement invasive et l’islamisation qui en est le corollaire. En mettant en évidence la dimension démographique qui signifie, à terme, le remplacement des populations de France et d’Europe et donc la disparition, par métamorphose ethnique, de ces entités. Mais surtout, la ligne éditoriale insiste sur le caractère ethnomasochiste du phénomène : ce sont les gouvernements français, et surtout l’actuel, qui organisent le suicide, par une sorte de folie d’idéologues et de calculateurs. Par exemple : l’explosion des naturalisations sans critères ni exigences, l’impossible expulsion organisée des clandestins – dont les faux demandeurs d’asile –, la préférence allogène (y compris financière), le renversement des termes de l’intégration/assimilation (aux Français de souche de s’adapter aux nouveaux arrivants, pas l’inverse), etc. selon une planification autoritaire de destruction de l’identité européenne, ethno-culturelle, de la nation. En accord avec la bureaucratie soft-soviétique de Bruxelles, indûment nommée ”européenne”. Et en phase avec l’imposture de l’humanisme antiraciste démocrate et républicain qui, de manière orwellienne, dissimule exactement son contraire.

De précédents numéros et dossiers ont porté sur l’effondrement de l’Éducation nationale ; la criminalité hors contrôle ;  la justice en proie à l’inversion des rôles (1) ; le matraquage fiscal des classes moyennes et des foyers familiaux ; l’étranglement des PME et de l’esprit d’entreprise – machine marxiste à récession et à chômage – ; la soumission aveugle et apeurée, volontaire, à une islamisation aux racines totalitaires , etc.

Un récent numéro sur les Roms, où des évidences étaient écrites, a fait vibrer d’indignation l’hyperclasse bien-pensante. 90% des médias non confidentiels étant de gauche (ou plutôt soumis à la vulgate idéologique), la stratégie de Valeurs Actuelles de ”provocation publicitaire” devrait payer.   La rédaction de cet hebdo a choisi la radicalisation contrôlée face à une aggravation de la situation. C’est à mettre en rapport avec la montée de l’audience du FN. Et de fait, les ventes du titre augmentent nettement depuis qu’il a adopté cette nouvelle ligne éditoriale dure. (Alors que le soporifique et vieillissant Nouvel Observateur, bible des bobos cuistres, coule doucement, paquebot soixante-huitard un peu rouillé.) En choisissant le combat médiatique contre le conformisme et l’air du temps, Valeurs Actuelles choisit une voie payante à court terme (vu l’exaspération d’un certain public) mais risque évidemment de se heurter à l’intimidation d’un appareil politico-judiciaire (et médiatique) très intolérant sous le masque d’une tolérance factice. (2)

En tout cas, l’évolution de Valeurs Actuelles et son succès renseigne sur deux choses : 1) une prise de conscience et une colère chez une partie de la population autochtone, avec l’acceptation d’une libération de la parole (le cursus sémantique autorisé socialement se déplace vers la droite) ; 2) le signe d’une montée en puissance, dans la société française, de clivages et d’indignations (les vraies, pas celles, simulées, de feu Stéphane Hessel) qui sont lourdes de conflits de haute intensité.

Nous assistons à une radicalisation de la société française (comme dans d’autres pays européens, Belgique, Grande-Bretagne, etc.) qui, comme je l’ai prédit dans tous mes essais, débouchera inéluctablement sur un affrontement, d’intensité probablement majeure. (3) Et cet affrontement à venir aura des enjeux nettement plus importants que tous ceux du passé. Mais de cela, nous en reparlerons dans un prochain article de ce blog. Patience.

Guillaume Faye

 

"J'ai tout compris"  

 

(1) Mansuétude et compréhension envers le criminel, criminalisation de la victime qui se défend. Préférence délinquante, à mettre en parallèle avec la préférence étrangère dans un autre domaine. D’un point de vue de la philosophie du Droit, la justice française sort de la tradition du droit positif (d’origine romaine et renouvelé par le Code Napoléon) pour en revenir à la conception subjective, idéologique, donc mouvante, du Droit médiéval. Régression sous le masque du progressisme, injustice sous le voile de la justive.  

(2) Contrairement à une légende dorée, la liberté d’expression et la liberté de la presse en France – pays de passions idéologiques – n’a jamais été juridiquement ni pénalement très bien assurée, à l’inverse des pays anglo-saxons ou scandinaves, et même, aujourd’hui, sur certains sujets, par rapport à la Russie. J’en sais quelque chose. 

(3) Très rares sont les maladies qui se résolvent par une guérison spontanée – et encore moins par  des médecins incompétents et des remèdes inopérants.

 

 

Valdaï et la question de l’identité de la Russie

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La semaine dernière j’ai eu le plaisir de participer à un débat télévisé, c'était une table ronde sur la question de l’image de la Russie à l’étranger. La question était de savoir si les russes méritaient leur mauvaise image à l’étranger ou s’ils étaient victimes d’une image négative fabriquée et véhiculée par les médias notamment.

Le débat à très rapidement dévié sur le fait de savoir s’il fallait ou non se préoccuper de l’image de la Russie et des russes à l’étranger et surtout sur ce que sont les russes et la Russie. La question de l’identité nationale reste, dans la Russie de 2013, une question essentielle et les nombreuses discussions du club Valdaï à ce sujet viennent de le prouver.

La Russie est un pays dans lequel se côtoient énormément de peuples et de religions et des cultures totalement différentes. La Russie est européenne, slave et orthodoxe mais également asiatique, touranienne et musulmane. Elle est un pays tout à la fois nordique et méridional, et de l’Ouest comme de l’Est de l'Eurasie.

A cette immense variété culturelle et géographique, il faut ajouter qu'en Russie se côtoient tant le 19ième, que le 20ième ou le 21ième siècle. Il est donc bien difficile de définir ce qu’est aujourd’hui un russe moyen et le regard que l’étranger porte sur un russe ou un russien, ou peut être sur les russes et les russiens.

La Russie sort de trois épreuves historiques fort différentes n’ayant en commun que leur violence et la destruction de la morale et de l’identité qu’elles ont généré: la période monarchiste autoritaire (le tsarisme qui toléra l’esclavage jusqu’au début du siècle dernier), la période soviétique qui contribua a la création d'un homme nouveau (l’homo soviéticus) au prix de la destruction de l’identité religieuse et nationale et enfin la période postsoviétique et libérale, qui en une grosse décennie seulement, est arrivée à détruire la Russie sur le plan moral, sanitaire et démographique.

Le réveil russe auquel nous assistons depuis 2000 sur le plan économique et politique pose deux questions essentielles : qu’est ce qu’être russe aujourd’hui, et comment fonder une identité russe saine pour le siècle. La Russie Tsariste ne différenciait les citoyens que selon leurs rangs, pendant que l’Union Soviétique jouait la carte transnationale et citoyenne. Dans les années 90, la Russie faisait face à une situation complexe: assurer une pacifique transition du modèle politique (de l’URSS à la fédération de Russie) tout en évitant que l’éclatement territorial ne crée des conflits sur des bases territoriales, ethniques, religieuses ou simplement identitaires.
Les stratèges de l’époque ont alors conçu un terme lexical pour définir les habitants de la Russie: le terme Rossianin, que l’on pourrait traduire par Russien en français. Utilisé par Boris Eltsine lorsqu’il s’adressait au peuple, ce terme était censé regrouper et mettre sur un pied d’égalité tous sous ensembles de la fédération de Russie. Mais en réalité, il contribua à créer une différence fondamentale entre les Russes ethniques, les Russkie, et les autres. Une décennie plus tard, le retour en force de l’identité religieuse au sein de tous les peuples de la fédération se retrouve sans doute troublé par cette distinction de fait et qui dans l’inconscient collectif est la suivante: le russe est orthodoxe pendant que le rossianin serait autre et plutôt musulman ou bouddhiste.

Cette distinction s’accentue dans un climat ou la tendance profonde en Russie est une tendance au renforcement des identités, puisque le très sérieux Kommersant constatait il y a quelques jours que "La Russie connaît une montée de sentiments nationalistes, tandis que certaines républiques du pays peuvent déjà être qualifiées d'islamiques (...) Pour certains experts la Russie se trouve au seuil d'une grave crise nationale". Cette crise potentielle pourrait menacer la stabilité voire l’intégrité territoriale du pays et le président russe s’est montré très offensif à ce sujet lors du discours de clôture du forum Valdaï qui s'est tenu comme chaque année. Le chef de l’Etat russe a en effet appelé à ouvrir un débat sur la question de l’identité nationale et à la définition d’une identité culturelle et spirituelle. Pour lui, les frontières à ne pas franchir pendant ce débat sont tout ce qui pourrait porter atteinte à la souveraineté, l’indépendance et l'intégrité du pays.

Le président russe a rappelé que "l’idée nationale ne pouvait apparaître par des règles mondiales et communes et qu’était révolu le temps ou l’on pouvait copier et appliquer une identité dans un pays comme on installe un logiciel dans un ordinateur". Il a martelé que la Russie était un: "Etat-civilisation fondé sur la langue russe, la culture russe, l'Eglise orthodoxe russe et les autres religions traditionnelles de la Russie" ou encore que: "ce modèle avait toujours fait preuve d’une certaine flexibilité face aux spécificités locales, permettant l’unité dans la diversité".

En 2007 à Munich, lors d’un discours qui a fait date (en version française ici), Vladimir Poutine avait clairement prévenu que la Russie ne tolérerait plus le modèle mondial unipolaire qui était en fin de cycle et que la Russie allait affirmer sa condition d’état souverain et de puissance avec laquelle il allait falloir compter. Les cinq années qui suivirent lui donnèrent raison. L’épisode de la guerre en Géorgie en 2008 puis celui de la situation actuelle en Syrie prouvent que la Russie est inexorablement passée du statut de puissance régionale à celui de puissance mondiale.
A la différence du discours de Munich en 2007, ou le président russe avait fait clairement apparaître la volonté russe d’activement participer à l’élaboration d’un monde multipolaire, le discours de Valdaï 2013 est apparu comme une critique beaucoup plus précise et affirmée des modèles de développements "euro-occidentaux" au sens large. Le président russe a par exemple vanté le traditionalisme comme étant le cœur de l'identité de la Russie, tout en déplorant les menaces telles que la "mondialisation, le multiculturalisme et l'érosion des valeurs chrétiennes – via notamment une focalisation exagérée sur les droits des minorités sexuelles".

Ce faisant il a clairement opposé le modèle russe en gestation fondé sur la tradition au modèle euro-atlantique incapable d’influer sur la Russie et en perdition selon lui notamment car, par exemple, "il rejette les identités et met sur un pied d’égalité les familles traditionnelles avec beaucoup d’enfants et les familles de même sexe (homoparentales), soit la foi en dieu ou en Satan". Vladimir Poutine a énormément insisté sur le point démographique et la disparition en cours des peuples européens du continent.

La Russie semble avoir clairement décidé de ne pas sacrifier son modèle civilisationnel pour rejoindre la communauté-atlantique, affirmant au contraire désormais que c’est "l’Europe qui n’avait pas d’avenir sans la Russie" mais rappelant qu’elle était bien évidemment prête à collaborer avec tout pays européen ne souhaitant pas imposer ses valeurs a la Russie. Comme les lecteurs de RIA-Novosti le savent, le dialogue entre Russie et Occident bute en effet sur un malentendu profond qui est celui de la morale et des valeurs et il semble que sur ce point on s’approche d’un nouveau rideau de fer.
Le président russe a aussi réaffirmé que l’objectif prioritaire de la Russie était l’intégration avec ses voisins proches et le développement de l’Union Eurasiatique pour permettre à la Russie d’occuper une place stratégique centrale et ne pas se retrouver en périphérie de blocs européens ou asiatiques.

Cette nette réorientation stratégique et eurasiatique de la Russie ne concerne pas que la politique extérieure mais visiblement aussi et bien plus largement l’esprit des réformes en cours et du devenir de la Russie. Vladimir Poutine a dans cet esprit redéfini l’Union Eurasiatique non comme une simple coopération entre pays mais comme le seul “projet viable de préservation de l’identité et la diversité des peuples de l’espace eurasiatique dans le nouveau siècle et le nouveau monde“. Parlant de la nature de l’Etat civilisation russe, Vladimir Poutine l’a qualifié de “complexité florissante” (цветущая сложность), une expression particulière créée par l’un des pères de l’Eurasisme politique et philosophique, Constantin Leontiev.

Constantin Leontiev avait en effet déjà développé ces conceptions eurasiatiques qui définissaient l’Eurasisme comme la “multiplicité florissante du monde”, et comme l’essence du monde multiple et multipolaire face à l’unilatéralisme occidental et ce… Au milieu du 19ième siècle.
 
Alexandre Latsa

 

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Le travail dominical : un détestable symbole

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Je ne sais quelle mouche a piqué la droite et une partie des ultras de droite pour oser affirmer que le gouvernement qui dirige actuellement la France est socialiste. Charles de Gaulle qui ne s’y trompait pas, considérait à juste titre qu’il n’aimait pas les socialistes, justement au motif qu’ils n’étaient pas socialistes. J’ai eu l’occasion d’évoquer le problème en ce début de mois avec une quinquagénaire, directrice des ressources humaines, aussi bien chez France Telecom puis à la Poste, qui m’a assuré que les grandes avancées en matière de capitalisme étaient bien plus le fait de la gauche que de la droite. Elle ne faisait là que confirmer ce que nous savions déjà, à savoir par exemple, que Jospin quand il fut premier ministre, libéralisa beaucoup plus que lorsque ce fut Balladur et Juppé réunis, qui occupèrent le même poste.

A chaque fois, le rituel est le même et se voit auréolé d’un nuage schizophrénique. Dans les paroles, les gouvernements de gauche claironnent à tous que l’essentiel sera sauvé au motif des droits de l’homme, de la question sociale et du cœur à gauche, avant dans les faits de faire le jeu du grand capital. Il faut aussi impérativement noter que les syndicats connaissent sur le bout des doigts le refrain, eux qui se veulent très timorés dans leurs revendication et opposition, dès lors où c’est la gauche qui exerce les pouvoirs. La encore, la schizophrénie est de mise, et ces syndicats ont aujourd’hui de plus en plus de mal à masquer à leurs supporters, le décalage entre leurs propos et leurs actes.

L’une des caractéristiques du totalitarisme est de claironner au quotidien un concept ou une expression jusqu’à la nausée. Bien sur, les plus jeunes ne peuvent ressentir ce qu’est devenue notre société depuis quelques décennies, faute de pouvoir comparer. En revanche, ceux qui disposent d’internet depuis une douzaine d’années, dont des jeunes, savent à quel point ce media a changé en raison de l’omniprésence de la publicité et des liens commerciaux. Ce qui est vrai sur la toile l’est tout autant dans la vie réelle où économie, comptabilité et publicité rythment notre quotidien. Nouveau totalitarisme, et bien plus dangereux que les précédents sachant qu’il n’est pas perçu comme tel, le totalitarisme actuel dont nous avons à subir les ravages, a pour toile de fond l’argent. Le slogan de naguère, « les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres », s’il fut proclamé bien longtemps à tort au motif des réels progrès effectués au début de la cinquième république, redevient d’actualité. Et la toute puissance du capital s’exerce désormais avec de moins en moins de limites. Alors qu’il eut fallu méditer la catastrophe qui fut celle du communisme et éviter à tout prix de sombrer dans l’excès inverse, les occidentaux sont tombés dans le panneau. C’est ainsi que le grand balancier de l’histoire après l’infini, est en train de nous imposer le zéro (1). Infini cette fois ci du Capital et zéro de l’humain au sein d’une société qui de plus en plus vit et existe à la lueur des seuls chiffres. Ce primat de la quantité (2) doit bien entendu être perçu comme la déchéance de la qualité. Et fallait-il être barbare pour accepter la concurrence avec des pays où le revenu médian était – chiffres d’aujourd’hui – de 300 euros mensuels. On ne me fera pas croire que les dirigeants de l’époque ne savaient pas, les conditions à l’origine étant ce qu’elles étaient, que tout de par chez nous allait s’effondrer ; c’est ainsi que nous perdîmes chantier naval, construction automobile, textile, électroménager, ameublement, sidérurgie… Oui, ils ne pouvaient ne pas savoir, qu’en acceptant une concurrence qui n’était qu’un nom, la France mais aussi l’Europe, les Français mais aussi les Européens allaient tout perdre. En ce sens le chômage mais aussi ses corollaires comme la drogue et la délinquance ont été acceptés par les gouvernements de droite et de gauche de l’époque qui jouèrent à la roulette russe, toutes les balles dans le barillet, la France étant visée.

Le travail dominical n’est autre que la mise en cause d’un des fondements essentiels d’un pays qui est helleno-chrétien. Ce n’est certes pas à moi qu’il faudra imputer une quelconque accointance avec l’islam mais je dois avouer que les cinq prières quotidiennes qu’impose cette religion m’apparaissent fort sympathiques. Il va d’ailleurs de soi que les Catholiques, plus exactement ceux qui le sont restés, en font tout autant. Il me semble très sain de rythmer une journée par l’intermédiaires de prières – invocations pour les païens ? – au simple motif de n’être ni prisonnier d’un temps quantitatif ou d’un quelconque matérialisme biologique. Je reste intimement convaincu de ce que je croyais voilà quelques décennies, à savoir que l’animal humain doit perdurer dans l’effort (3), ce afin d’atteindre la dignité d’homme qui n’est nullement naturelle mais se voit acquise par l’intermédiaire de l’investissement de toute une vie. Il est d’ailleurs une autre interprétation que celle couramment admise, du titre d’une des œuvres du Baron : dans le titre « les hommes au milieu des ruines », il n’est pas certain que ces dernières représentent des minéraux. Le Baron avait peut être en tête que quelques hommes seulement émergeaient de la sous humanité environnante, réduite à l’animalité, n’ayant su atteindre l’altitude humaine (4).

Au motif du toilettage des lois qui ne sont pas claires, de l’emploi et comme toujours de l’effroyable liberté – celle là même qui oppresse – le gouvernement, tout sauf socialiste ou de gauche, va permettre progressivement – ne pas désespérer les succursales de Billancourt – le travail dominical. L’objectif est évidemment d’accroitre les revenus, surtout des multinationales, celles là même qui délocalisent et volent aux Français leurs emplois. Il n’est pas impossible d’ailleurs que l’on finisse – et ce serait là dans la logique du Système – de considérer que tous les jours soient équivalents (plus de primes pour le travail samedi et dimanche) mais aussi qu’il en soit de même pour les heures, également payées de jour comme de nuit.

Encore une fois, ce n’est pas tant dans le domaine strictement économique que le procédé est détestable (5), mais dans les domaines liés à l’humanité et à la hauteur qu’elle présuppose. Dans un monde où les valeurs boursières s’envolent, l’Homme est désormais une valeur à la baisse.

Alain Rebours

Notes :

1) Arthur Koestler : le zéro et l’infini.

(2) René Guénon : le règne de la quantité et les signes des temps

(3) Petit clin d’œil à Spinoza et à son « conatus »

(4) Julius Evola : les hommes au milieu des ruines

(5) Karl Marx « La morale de l’économie politique consiste à faire l’économie de la morale » mais aussi « la tutelle du bourgeois est autrement plus lourde que celle du noble »

 

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Travail dominical : Une révolte ? Non, une révolution !

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La chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

« Mais, c’est une révolte ? » ; et ceux qui veulent travailler de répondre : « Non, monsieur le Président, c’est une révolution ! »

 

Car lorsqu’un tabou est non seulement dénoncé, mais transgressé au vu et au su de tous, c’est bel et bien une révolution, du moins dans les esprits, qui est en marche.

 

La fronde des quatorze magasins de bricolage ayant bravé ce dimanche en Île-de-France l’interdiction d’ouvrir est une première en France par son ampleur médiatique autant que par le soutien populaire suscité.

 

La gauche, forte de l’intégralité des postes de responsabilité politiques,  assiste, impuissante et pitoyable, à la fin de ce « monopole du cœur » qu’elle avait réussi, par un habile hold-up sur les mentalités, à conserver envers et contre toutes les réalités depuis bientôt quarante ans. Il fallait bien qu’un jour, cette imposture – sans doute l’exception culturelle française la plus odieuse car la plus incompréhensible – fasse pchiiiitttt…

 

Les syndicats français représentant à peine 7 % de la population active(1), il va leur être difficile de continuer longtemps encore à imposer leur sectarisme qui n’a d’autre but que de maintenir leurs juteux avantages.(2)

 

Quant à savoir si le travail dominical doit être ou non libre, la question plus juste serait plutôt : « Pourquoi ne le serait-il pas ? »

 

L’argument le plus souvent avancé, quasiment le seul d’ailleurs, est qu’il empêcherait tout salarié d’avoir une vie de famille si on lui retirait le seul jour, assure-t-on, où il serait susceptible d’en profiter.

 

Que l’on sache, l’interdiction du travail dominical n’a guère aidé à la cohésion familiale ; en France, un mariage sur trois se termine par un divorce – un sur deux pour les grandes villes – et une famille sur cinq est désormais composée d’enfants et d’un seul parent.

 

La possibilité d’acheter trois clous et un marteau le dimanche après-midi n’est donc pas, à l’évidence, un argument qui tienne la route.

 

Les Français l’ont fait savoir. Au grand dam des professionnels de la revendications, plus isolés encore que jamais… et au grand embarras d’un gouvernement qui se demande sans doute comment il va pouvoir se sortir de ce guêpier.

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault réunit aujourd’hui « les ministres concernés » pour « faire évoluer les choses ». On espère que quelqu’un lui apprendra que : « C’est fait, monsieur le Premier ministre ! »

Notes

 

(1) « Les syndiqués en France 1990-2006 », par Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, mai 2007, téléchargeable sur http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00150631

 

(2) Déjà, la CFDT l’a compris et a abandonné le jusqu’au-boutisme revendicatif.

 

UNE DEMOCRATIE DE LA SURVEILLANCE...

2548982724.jpgPieter Kerstens

 

En juin 1967, lors du premier choc pétrolier dû à la troisième guerre israélo-arabe, d’éminents spécialistes prévoyaient la fin des ressources pétrolières à l’aube du XXIe siècle.

D’autres analystes, chercheurs ou chroniqueurs ont passé leur temps à débattre de l’épuisement des ressources, du trou dans la couche d’ozone et de la protection des espèces en voie de disparition. Et l’on s’interroge pour trouver le meilleur moyen de gérer la diminution des réserves naturelles, alors que le mondialisme permet de tout vendre, de tout acheter et d’y affecter un code-barres.

Mais ce qui est en voie de disparition, aujourd’hui, c’est le droit du citoyen à la vie privée !

Les récents scandales dévoilés par Wikileaks, le sieur Snowden et autres affaires liées aux télécommunications, à Internet, aux téléphones mobiles et aux écoutes illégales des services secrets du monde entier, permettent d’affirmer que « la vie privée n’existe plus sur Internet ; il faut tirer un trait dessus. »

Regardez autour de vous : qu’est-ce que vous voyez ? Des caméras de surveillance, des scanners, des banques de données d’une extrême précision. Mais sont-ils efficaces ?

Les 100.000 caméras de toutes natures n’ont pas empêché les attentats de Londres le 7 juillet 2005 !

Pour leur part, les sociétés d’études de marché peuvent connaître toutes les facettes de notre existence, de notre premier pipi matinal, de l’heure exacte à laquelle nous quittons notre domicile, via les puces de nos systèmes d’alarme ; elles nous suivent tout le temps et captent nos faits et gestes grâce aux caméras vidéo des péages d’autoroute, par les données de nos cartes bancaires qui leur donnent le détail de notre déjeuner et de l’apéritif du soir et peuvent nous localiser à chaque instant grâce à notre téléphone mobile.

Connectez-vous sur n’importe quoi et alors la moindre transaction, la moindre communication est récoltée, enregistrée, archivée par les cookies. Des sociétés privées sont venues trouver le FBI aux USA, pour qu’ils leur donnent accès à leurs dossiers, à leurs informations, moyennant rétributions ! Comme si l’information était un secteur d’activité comme un autre pouvant être privatisée. Et là, on atteint l’émergence d’un nouvel Etat : une république mise à nu, une démocratie de la surveillance !

Est-ce là un endroit où vous aimeriez vivre ? Méfiez-vous, taisez-vous, des oreilles ennemies vous écoutent !

Et vous, de quel côté êtes-vous ?

Ne nous faisons pas d’illusions ; dans un monde semblable, le sacro-saint droit de l’individu à la vie privée n’a pas la moindre chance de survie face aux forces en présence.

On parle ici des forces de l’Ordre, nationales et internationales, toujours plus inquisitrices ; des cabinets de marketing et des compagnies d’assurance avides de chiffres et de données ; on parle encore ici des nouveaux géants économiques gérant notre santé, mais aussi des millions de tentacules insidieux fouillant notre intimité à chaque fois que les intérêts privés rencontrent ceux de l’Etat.

En résumé, il s’agit de ceux qui maintiennent l’Ordre et ceux qui veulent prendre tout votre argent.

Les forces de l’Ordre et les forces du Commerce : quelle sinistre alliance ! Et voilà contre quoi se dresse notre intimité. C’est la grande bataille du siècle qui s’annonce et où les forces en présence sont inégales.

Alors la question que l’on vous pose aujourd’hui, quelle que soit votre tendance politique, est très simple : « de quel côté êtes-vous ? »

Quel réchauffement climatique ?

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C’est le serpent de mer écolo. Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a encore frappé. Et les chiffres avancés ne peuvent que nous faire rigoler. Sachez que depuis 1880, la terre n’a pris que +0,85 °C. Or, les dernières prévisions du GIEC – mais rassurez-vous ça peut encore changer – prévoient entre 0,3 et 4,8°C d’élévation de la température pour la période 2081-2100. Bigre. Quand je pense qu’on sera tous morts et qu’on ne verra pas ça.

La Terre n’a nullement besoin de la main de l’homme pour se réchauffer ou se refroidir. Depuis qu’elle existe, notre bonne vieille Terre, a connu des périodes nettement plus brutales, du froid comme du chaud. Et, ce n’est pas le CO2 tant décrié et pourtant si nécessaire pour régénérer la nature ou la couche d’ozone qui changeront quelque chose à un processus où l’homme n’y est pour rien et sur lequel d’ailleurs il n'a aucune prise. Heureusement. Car sinon, on verrait le Qatar revendiquer une période hivernale avec neige, ski, fondue et Père Noël.

Il y a sur notre belle planète d‘autres urgences que le climat. Inventer des peurs c’est aussi une manière pour le système capitaliste d’inventer de nouveaux impôts. Dormez tranquilles, bonnes gens, le plus grand danger, ce n’est pas la Terre, ce n’est pas son climat, ce ne sont même pas les virus, c’est l’homme.

 

Source : Le Journal du Chaos

 

27/09/2013

Pierre Bergé : "Je suis pour la suppression de toutes les fêtes chrétiennes en France"


Pierre Bergé souhaite la suppression de toutes... par cdmanon

L’UEJF contre Valeurs actuelles : surtout voilons nous la face !

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On savait beaucoup de syndicats engoncés dans des combats aux dépens des français, voilà maintenant que la liberté de penser n’est même plus de mise.

En effet, l’UEJF, syndicat des étudiants juifs, a annoncé son intention de porter plainte pour incitation à la haine raciale contre notre confrère Valeurs actuelles pour sa dernière Une représentant une Marianne voilée avec pour titre : « Naturalisation, l’invasion qu’on cache ».

Yves de Kerdrel directeur du magazine se dit indigné, en cela il peut s’appuyer sur un sondage qu’il révèle : ainsi une grande majorité des Français (63 %), est radicalement opposée à la forte hausse des naturalisations mises en œuvre par le ministre de l’Intérieur.

Mais pour ces syndicats… c’est chut ! Les Français pourraient entendre !

En retour, Valeurs actuelles a décidé de porter plainte avec constitution de partie civile, contre l’UEJF pour dénonciation calomnieuse, diffamation et atteinte à la liberté d’expression.

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La « prémajorité », un excellent projet de diversion...

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La chronique hebdomadaire de Philippe Randa

La réflexion entreprise par madame la ministre de la Famille pour accorder de nouveaux droits aux grands adolescents, en créant un statut de « prémajorité » est assurément une idée d’importance et d’actualité, tout le monde en convient.

On ne sait trop le pourquoi de la chose… Certains songent à de basses considérations électorales : quand le président Giscard d’Estaing abaissa de 21 à 18 ans l’âge de la majorité, c’est ce qu’il espérait. Mais patatras ! Les jeunes avaient alors massivement portés leurs bulletins de vote sur son rival socialiste. Mauvaise pioche.

Aujourd’hui, que pourrait-il en être ?… Les sondages indiquent régulièrement une forte attirance des jeunes pour… le Front national, déjà du temps du père, encore plus nettement avec la fille à la tête du mouvement. Pari risqué, donc !

Non, sans doute n’est-ce pas tant à des calculs électoraux que madame la ministre songe en agitant une telle idée dont on hésite à la considérer parfaitement grotesque, sans intérêt… ou encore dangereuse pour les intéressés, comme le souligne le pédopsychiatre Christian Flavigny : « On est dans l’illusion que le respect des enfants, c’est de leur laisser la décision. Toutes ces idées dans le vent qui poussent à laisser les jeunes choisir – jusqu’à leur sexe ! – c’est en fait une démission de notre rôle d’adultes. »

Il est plus certain que Dominique Bertinotti, la ministre en question, voit dans ces « quatre groupes de travail dirigés par des experts » plutôt un excellent moyen de faire parler d’elle… Qui la connaissait auparavant, à part les habitants du 4e arrondissement parisien qui en avait fait un temps leur premier édile ?

Devenu ministre, il lui fallait se faire connaître, laisser une trace de son passage, un souvenir même fugace ou futile, à défaut d’être impérissable. C’est le challenge des ministres de second rang, voire de troisième catégorie… Obtenir quelques articles et interviews quelques jours durant, ce n’est pas rien… Et puis, se prennent à rêver ces ministres-là, imaginons que, faute des résultats économiques ou sécuritaires promis, il faille détourner le courroux de l’Opinion publique mécontente ? Le gouvernement pourrait un jour décider de donner suite à un projet de diversion… et alors, ce serait le jour de gloire de Dame Bertinotti, la postérité assurée, un peu comme Christine Taubira avec sa loi sur le Mariage pour tous !

Dans le temps, on mariait bien à l’âge nubile de douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons… alors, un projet de loi sur une pré-majorité à 16 ans, ça ou autre chose ! s’est-elle dit ou plutôt a-t-elle été conseillée.

Quant au projet en question… Pour Dame Bertinotti, il s’agit de « faire de l’adolescence une sorte d’apprentissage de la citoyenneté ». Excellent ça ! à un âge où les jeux vidéos obsèdent la plupart de nos chers boutonneux et boutonneuses, si ce n’est pour les plus déluré(e)s d’entre eux les jeux de la drague et plus si affinités…

« Aujourd’hui, les mineurs sont des objets de droits, ils doivent devenir des sujets de droits », surenchérit la Ministre. Belle formule. Qui ne veut rien dire, mais qui sonne bien… et qui ne lui attirera guère de remontées de bretelles.

Mais une proposition qui n’a aucun intérêt suscite, hélas, tout autant un manque d’intérêt ! C’est évidemment l’envers de la médaille ! Dominique Bertinotti n’est pas Manuel Valls. Les jeunes font moins polémiques que les Roms. À croire qu’ils donnent moins de soucis (!)… ou pas les mêmes !

D’ailleurs, s’ils auront le droit de déposer un bulletin de vote pour le candidat de leur choix (ou de celui qui aura fait le plus de buzz sur les réseaux sociaux), il n’est pas question un instant qu’ils soient « prémajeurs » devant les tribunaux.

« En tout cas “pas pour le moment” », précise Dame Bertinotti dont la hardiesse pour faire parler d’elle ne va tout de même pas jusqu’à courir le risque d’être clouée au pilori de la suspicion d’être répressive.

« Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où aller trop loin », écrivait Jean Cocteau.

Avec madame la ministre, « le tact dans l’inutilité, c’est de savoir jusqu’où faire du buzz sans aller trop loin… »

26/09/2013

Etats-Unis : l’immigrationniste enragé Roy Naim arrêté pour pédophilie

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Roy Naim, le « visage juif du combat pour la réforme de l’immigration », qui avait été mis en vedette par Time magazine il y a peu, a été arrêté pour pédophilie. Il a été incarcéré et, face au risque élevé de fuite vers Israël, paradis des criminels juifs en tout genre, sa demande de libération sous caution a été refusée.

Il a été arrêté dans le cadre du démantèlement d’un réseau pédocriminel spécialisé dans la distribution de vidéos pédopornographiques. Il possédait lui-même plusieurs vidéos. Il avait travaillé durant cinq ans dans des camps d’été accueillant des enfants juifs handicapés et malades, le luxueux Camp Simcha.

Il s’était fait connaître comme l’une des figures du mouvement pro-immigration, réclamant un nouvel assouplissement des lois sur l’immigration et sur l’octroi de la citoyenneté américaine.

 

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Edith Cresson : l’arroseur arrosé (par les Roms)

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Des centaines de gens du voyage se sont installés à Saint-Sylvain-d’Anjou près d’Angers et insupportent (bizarrement) les riverains.
Parmi eux, l’ancien Premier ministre, Édith Cresson, furieuse après le maire, qui s’en remet au préfet.
« Ils ont des toilettes chimiques mais ils vont quand même faire ça chez nous. Le cabinet du préfet m’a dit que c’était une habitude culturelle ! », s’énerve la mère Cresson, 79 ans.

L’ancien bras droit de François Mitterrand n’a pas l’intention de supporter plus longtemps « les désordres dans mon potager, les vols de fruits et de bois ». Elle compte déposer plainte.

Pourtant, Cresson, qui a favorisé l’invasion de la France pendant des années, aurait largement de quoi accueillir dans son château, ses communs, ou sur son parc de 8 hectares quelques familles de Roms ou d’immigrés qui viennent s’entasser chez nous aux détriments du Français moyen…

Par ailleurs, ceux qui ont croisé des Roms et autres Gitans cet été sur les routes des vacances auront pu être surpris par la qualité de leurs caravanes. Ne pensez pas tout de suite à mal… il y a les subventions de  la CAF !

 

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Yannick Noah, accusé d’esclavage par une nounou…

 

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Après Lilian Thuram, autre donneur de leçons antiraciste aussi nul qu’infatigable (et cher), dont on découvre qu’il cogne sa compagne, c’est au tour de Yannick Noah de révéler un visage éloigné de sa « cool attitude ».

L’ancienne nounou de son dernier fils, Joalukas (9 ans), l’accuse en effet, lui et sa compagne Isabelle Camus, d’esclavage !
Le tribunal des prud’hommes de Bobigny (Seine-Saint-Denis) est saisi de l’affaire. Si aucun accord n’est trouvé, l’affaire pourrait être portée au pénal pour « esclavage » et « abus de confiance ».

« Je les ai suivis pendant trois mois, en tournée, puis en vacances, et je me suis occupée de Joalukas nuit et jour, du lundi au dimanche, pour 950 euros par mois », explique au Figaro Rabra Bendjebbour. L’ancienne nounou décrit un couple impitoyable et superficiel : « Elle ne prenait son fils dans ses bras que pour sortir dehors, devant les gens », déclare Rabra Bendjebbour au sujet d’Isabelle Camus, la compagne du chanteur. Quant au père, il ne « venait embrasser son fils qu’une seule fois par jour, le soir, avant de le laisser dormir dans ma chambre et de me laisser s’occuper de lui comme si j’étais sa mère ».

Liste de tâches longue comme le bras, horaires à rallonge, pas de temps libre, salaire de misère… la nounou dresse un portrait des Noah en véritables patrons voyous. La collaboration s’achève brusquement en 2004. « J’expliquais juste à Isabelle Camus que je n’étais plus prête à travailler jour et nuit! Elle m’a dit : “dans ce cas là, dégage” ».

 

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Jeudi, c'est le jour de Rivarol...

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25/09/2013

Halte à l’humiliation permanente de notre peuple !

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Un juge toulousain a demandé aux Roms qu’il jugeait pour vol de cuivre s’ils pensaient que nous allions « les laisser piller la France ». Il a aussitôt été accusé par la Ligue des droits de l’homme et le Syndicat de la magistrature de les « stigmatiser » et de faire des « amalgames hâtifs »… Qu’en pensez-vous ?

 

Je pense que ce qu’il faut garder de l’antiracisme c’est son noyau dur, son insécable, cette règle simple selon laquelle il convient de juger les individus comme individus et les groupes comme groupes, sans interférences. Déjà, à propos des Roms, j’avais été pris à parti par la bien-pensance avec l’argument imbécile que parmi les Roms il y avait des professeurs d’université, de grands musiciens et d’admirables poètes. Bien entendu, je n’en avais jamais douté un instant. Dans toutes les communautés de la terre — les communautés de naissance, j’entends, les peuples, les races, les civilisations, pas les syndicats du crime… — il y a des êtres exceptionnels, des saints, de grands mystiques, de merveilleux écrivains, des artistes de génie, des modèles de civisme, d’abnégation et de dévouement à l’humanité souffrante. Seulement les proportions varient considérablement selon lesdites communautés. On est presque tenté de citer une fois de plus, malgré la banalité de la référence, ce qu’Audiard fait dire à Gabin, dans Le Président, quand on lui rappelle qu’il y a aussi des patrons de gauche : « Il y aussi des poissons volants, mais ils ne sont pas la majorité de l’espèce ».

 

C’est une des calamités imposées par la fausse doctrine antiraciste que l’interdiction de juger les communautés en tant que telles, parce que ce tabou sans fondement dans la vérité ni dans la justice nous empêche de nommer et même de percevoir l’évidence, et donc de nous en défendre, d’empêcher son parachèvement quand elle est nuisible (comme dans le cas du Grand Remplacement). Il faut s’abstenir avec le plus grand soin de juger des individus d’après leurs appartenances (leurs appartenances volontaires, bien entendu), mais rien n’interdit moralement, et rien ne devrait interdire juridiquement, de juger des communautés d’après leurs effets sur la tranquillité publique et les rapports de voisinage, leur type de relations avec la propriété, avec l’hygiène, avec l’environnement, avec le paysage. On les trouverait alors très inégales, comme tout ce qui est vivant.

 

Manuel Valls lui-même a suscité l’opprobre des associations en déclarant que seule une minorité de Roms était désireuse de s’intégrer et qu’il fallait reconduire [ces populations] à la frontière… Un virage ?

 

Il faut surtout mettre fin à des législations délirantes qui font de notre pays un eldorado pour toutes les populations de la terre et une humiliation permanente pour notre peuple.

 

Jean-François Copé a ajouté que Schengen était pour lui l’exemple type de la politique européenne qui ne marche pas… Pensez-vous que, enfin, les politiques prennent conscience de la réalité des choses ?

 

Non, les politiques n’ont pas conscience de la réalité des choses. Elle leur est filtrée par les calculs, les sondages, la sociologie de cour. Ils n’en distinguent que places à prendre, positionnements à adopter, “créneaux”, “opportunités”.

 

La nouvelle composition du Conseil national d’éthique vient d’être annoncée et suscite un tollé. François Hollande est accusé de modeler ledit comité pour faire passer plus facilement la future loi sur l’euthanasie et celle sur l’AMP (assistance médicale à la procréation). Est-ce son impopularité record, selon vous, qui lui ôte ses derniers scrupules ?

 

Je vais peut-être vous étonner, mais je ne suis pas sûr que François Hollande soit dépourvu de scrupules. Il y a disproportion entre l’énormité du crime (la mise à bas systématique d’une civilisation) et les motifs, même les plus bas, qu’on prête à ces gens-là. C’est encore pis qu’on ne le dit : je n’exclus pas qu’ils soient sincères. Depuis le temps qu’ils trafiquent de l’hébétude, ils en sont eux-mêmes gros consommateurs.

 

Renaud Camus

 

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La surprise de la rentrée : avec son numéro 33 (septembre octobre 2013) la revue Synthèse nationale fait peau neuve !

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Sortie imminente, avec une maquette totalement rénovée.

Au sommaire :

- L'éditorial de Roland Hélie

- Les FemHaine, chiennes de garde du Système, Georges Feltin-Tracol

- Faut-il dissoudre Christiane Taubira, Luc Pécharman

- 4 mois après l'affaire Estéban, Serge Ayoub parle

- Quand Hollande singe Sarkozy, Yves-Marie Laulan

- Les "bobardement" américano-sionistes sur la Syrie, Arnaud Raffard de Brienne

- La saga de l'Oncle Sam, Pieter Kerstens

- Un bel hommage rendu à Dominique Venner, Bastien Valorgues

- Violette Morris au Panthéon ?, Patrick Gofman

- Fernand Neuray, figure méconnue du nationalisme belge, Lionel Baland

- L'épopée fulgurante des Vandale, Yves Darchicourt

- Les pages du Marquis, Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

- François Balsan, un explorateur français, Francis Bergeron

Les rubriques de Philippe Randa, de Patrick Parment... Les livres à lire...

120 pages, 12 €

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(correspondance uniquement)

Julien Dray et son ADN communiste

Cofondateur de SOS Racisme et vice-président socialiste de la région Ile-de-France, Julien Dray a tenu des propos très révélateurs de son idéologie profonde au Talk Orange-Le Figaro, enregistré le 23 septembre. Des propos emblématiques du déni de réalité des idéologues socialistes souvent, comme Dray, issus du culte trotskiste. Quelques exemples de contre-vérités et d’analyses tordues :

Tout d’abord, à propos de l’impopularité de M. Hollande, de l’explosion fiscale et de l’anémie économique persistance, inlassable créatrice de chômage : « le choc fiscal, ce n’est jamais agréable, mais il y avait un effort à faire ». Puis : « c’est la première fois qu’un gouvernement de gauche fait autant d’économies [...] Ça devient problématique dans un certain nombre de secteurs publics où la réduction des effectifs va devenir dangereuse ». Autrement dit, le matraquage fiscal est nécessaire et on fait peut-être trop d’économies, notamment en réduisant le nombre de fonctionnaires. M. Dray sait-il que ce nombre continue d’augmenter et que la fonction publique française, pléthorique et surnuméraire, est, proportionnellement la plus nombreuse au monde avec Cuba et la Corée du Nord ? M. Dray ressemble à un médecin qui prescrirait du whisky à un alcoolique.

Ensuite, il prononce cette phrase : « s’il y a un conseil à donner au président, c’est de remettre tout ça en cohérence ». Son entourage manquerait « de gens compétents, capables d’expliquer ». Lui ? Il conclut : « il est important de faire de la pédagogie sur les impôts ». Par exemple, d’expliquer qu’ils sont indispensables pour payer les 6 millions de salariés publics, pour entretenir leurs retraités privilégiés, pour tenir à bout de bras un État-Providence qui ponctionne les familles françaises laborieuses de la classe moyenne pour aider les improductifs et les parasites, souvent faux demandeurs d’asile et clandestins ? Julien Dray, dans l’air du temps de la classe politique, avoue par là ce fait qui mine la démocratie : la communication est bien supérieure à l’action concrète et aux résultats réels. 

Si l’on y réfléchit, cette dérive est inquiétante. Car la ”com” n’est rien d’autre que la propagande, destinée à camoufler le réel et à faire prendre au peuple des vessies pour des lanternes. Comme dans les régimes communistes. Dray ne dit pas ”le gouvernement fait une mauvaise politique”, mais ”le gouvernement fait une mauvaise propagande”.

Enfin, sur le FN, reprenant des propos de Manuel Valls, Dray s’est indigné des propos de Marine Le Pen qui accusait les gouvernants ”de faire de notre pays la catin d’émirs bedonnants du Qatar et de l’Arabie saoudite ”.  Le FN (dont que le PS commence à redouter , autant que l’UMP) « n’est pas dans le pacte républicain » en « faisant peur à la France ».  Sous-entendu : le FN est fasciste et anti-démocratique quand il dit la vérité sur les dangers réels. Là encore, implicitement, le devoir politique ”démocratique”, c’est de mentir au peuple, de l’endormir, de minimiser les maux. Comme dans les régimes communistes.

Enfin, cet argument spécieux : « c’est la première fois que j’entends une dirigeante parler de son pays en disant que c’est une catin. Ça me blesse profondément, je ne supporte pas qu’on parle comme ça de la France. C’est un parti qui n’aime pas son pays, qui passe son temps à le dénigrer ». Un médecin qui fait le diagnostic des pathologies de son malade ne l’aime donc pas et le ”dénigre”. Toujours la même logique, fondée sur le mensonge politique et l’inversion sémantique du concept de démocratie : il serait anti-démocratique et anti-national de dire au peuple le menaces qui pèsent sur lui, de lui révéler la véritable situation. Là encore, comme dans les régimes communistes (ou totalitaires en général), la vérité (Pravda), c’est que tout va bien ; et ceux qui disent le contraire commettent un crime antisocialiste.

 

Guillaume Faye

 

"J'ai tout compris"

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRIVAROL N° 3108 du 19 septembre 2013

 

Robert SPIELER

 

ILS étaient tous là pour le Nouvel An Juif. Comme chaque année, l’écrivain Marek Halter et son épouse la peintre Clara Halter recevaient le « Tout Paris », de gauche comme de droite, à leur domicile du quartier du Marais, le dimanche 8 septembre 2013, pour célébrer le Nouvel An juif. Il y avait Ayrault, Valls, Taubira, Hidalgo, Pécresse, Fourest…

 

MAREK HALTER DANS SA GLOIRE

 

« Vous avez des gens de différentes sensibilités culturelles, politiques et religieuses. Pouvoir se rencontrer, ce n’est pas si mal. Ce n’est pas communautaire. La laïcité, ce n’est pas l’ignorance des autres, c’est la garantie du vivre-ensemble ». Déclara-t-il. Emouvant. Plusieurs responsables du CRIF étaient présents : Jean-Pierre Allali et Arié Bensemhoun, membres du Bureau Exécutif, Paul Rechter, conseiller du président Roger Cukierman, et Patrick Klugman, membre du Comité directeur. Sous un dais dressé devant le porche de l’immeuble, les invités étaient accueillis par un orchestre klezmer, tandis qu’un imposant cordon de policiers bloquait la rue dans l’attente du Premier ministre qui avait annoncé sa venue. En milieu d’après-midi, Jean-Marc Ayrault faisait son entrée en compagnie de deux ministres du gouvernement : Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie et Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des personnes âgées et de l’Autonomie. Le monde politique, de droite comme de gauche était bien représenté avec Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti Socialiste, David Assouline, Anne Hidalgo, Pierre Aidenbaum, Bernard Kouchner, Valérie Pécresse, Frédéric Lefebvre, Nicole Guedj ou encore Jean-Jacques Curiel du Parti radical. Apparemment le chien mordeur le la ministre Delaunay n’a pas mordu de Juifs ce soir-là, sinon ça se serait su. Parmi les nombreux représentants du monde de la presse : Ruth Elkrief, Christine Ockrent, Étienne Mougeotte, Alain Chouffan du Nouvel Observateur et Judith Waintraub, du Figaro. On notait également la présence de Samuel Pisar et de son épouse, de Gérard et Claude Unger, de Caroline Fourest, de Gérard Miller, de François Weil, recteur de l’Académie de Paris, des professeurs Dominique Reynié et Philippe Théry, du producteur Tarek Ben Ammar, de Duc Co Minh, président du Club d’Initiative des Français d’Origine Asiatique, de Claude Barouch de l’UPJF et de son épouse, d’Henri Cukierman et de son épouse, de Macha Méril et de Chantal Thomass. Très entouré, l’imam de Drancy, Hassen Chalgoumi, récemment victime d’une agression en Tunisie, se déplaçait difficilement avec des béquilles. À ses côtés, paraît-il très protecteur, le père Alain Maillard de la Morandais…

 

PETIT RAPPEL : QUI EST MAREK HALTER ?

 

Halter a des histoires souvent fantaisistes à revendre. Jean Paul II décède, il raconte une audience et un déjeuner à la bonne franquette avec lui. Arafat trépasse, Marek Halter narre son “amitié” avec le Vieux. Adolf Hitler se suicide ? Il avait passé la soirée, la veille, avec lui… A la cérémonie du 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz, il surgit tel un farfadet aux côtés de Jacques Chirac. En mars dernier, il serre la paluche du Premier ministre israélien, avant de secouer celle du Palestinien Ahmed Qoreï. Sacré Marek, il est présent partout. Bon d’accord, son curriculum vitae est des plus chargés et est quelque peu obscur. En fait, il ne s’appelle pas Marek, mais Aron. Il a vu le jour à Varsovie avant la guerre. Sa mère, Perl, était poétesse yiddish, son père, Salomon, imprimeur. Il n’aimait pas son prénom, Aron, qui « était un faux cul, qui avait fait construire le veau d’or ». Du coup, il a changé de prénom… Sa date de naissance est aussi quelque peu fantaisiste. L’écrivain indique partout le 27 janvier 1936, sur sa fiche « Who’s who » et les documents officiels. L’année est fausse. La date officielle de l’état civil français, qui figure sur sa carte d’identité ou son passeport, est le 27 janvier 1932. En 1995, Jean Paul II, qui le recevait, lui demanda : « Alors, vous êtes né à Varsovie ? » L’écrivain lui répondit : « Non, Saint-Père, je suis né dans le ghetto de Varsovie. » Or les quartiers juifs de Varsovie ne furent ceints par un mur qu’en novembre 1940. Avant, il n’y avait pas de ghetto. Marek Halter est un de ces étonnants mythomanes et mystificateurs. Dans les cercles yiddish parisiens, ses fantaisies font jaser depuis longtemps. Michel Borwicz, un historien du ghetto, avait écrit un article dans le quotidien yiddish Unzer Wort. C’était en 1980. Le titre ? « Assez mentir ». Il affirmait que Marek Halter n’avait jamais vécu dans le ghetto et écrira une brochure dont le titre était « Le cas de Marek Halter, jusqu’où est-il tolérable d’aller trop loin ? » qui relevait les incohérences graves de notre étrange oiseau…La vie inventée de Marek Halter ressemble à un roman. A lire sa biographie officielle, en 1945, il est délégué des pionniers d’Ouzbékistan à la fête de la Victoire à Moscou. Directeur de l’Institut juif de Varsovie, Felix Tych n’y croit pas une seule seconde: « Il est très étrange qu’un jeune juif originaire de Pologne ait été délégué des pionniers d’une république d’Union soviétique, a fortiori à cette époque. » Ce jour-là, Marek Halter jure avoir remis un bouquet de fleurs au « petit père des peuples » : « Staline prit mes fleurs, me passa la main dans les cheveux et dit quelque chose que, troublé, je n’entendis pas. » La première rencontre avec un grand de ce monde. Rachel Hertel assure que jamais Marek n’en avait parlé avant la mort de ses parents. Marek Halter se targue d’intervenir « auprès des hommes d’Etat pour le respect des droits de l’homme ». En 1999, l’écrivain, qui s’y connaît en amitié, intervient auprès du ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, pour lui demander s’il peut lever une interdiction de séjour d’un Ouzbek, qui se trouve être un membre important de la criminalité organisée. Les services spécialisés sont d’autant plus surpris qu’un autre mafieux ouzbek, refoulé à la frontière française, lance : « Je suis un ami de Marek Halter ! » Marek Halter aime à donner l’image de l’influence. A la mort de Jean Paul II, il certifie lui avoir soufflé l’idée de se recueillir au mur des Lamentations lors de son voyage à Jérusalem, alors que l’audience eut lieu en 1995 et le périple de Karol Wojtyla en 2000. Lorsque Yasser Arafat disparaît, il raconte lui avoir lui-même présenté sa future épouse, Soha, en Tunisie, alors que l’épisode eut lieu à l’hôtel Crillon à Paris, hors de la présence de Halter. Patrick Girard, son ancien collaborateur, sourit : « Il n’est pas dans l’escroquerie. Il s’est mis dans un piège et n’arrive pas à s’en dépatouiller. S’il refaisait l’histoire de sa vie, il vérifierait les dates. » Quand on pose des questions gênantes à Marek Halter, il répond avec douceur, en posant sa main sur l’avant-bras de son interlocuteur… Voilà le personnage devant lequel ils se prosternent tous !

 

 

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L’HÉROÏQUE ARMÉE FRANÇAISE VA SANCTIONNER DEUX MILITAIRES QUENELLEUX

 

Deux militaires se sont autorisé une petite quenelle. La quenelle est ce geste innocent et quelque part innovant qui est devenu le signe de ralliement des fans de l’humoriste Dieudonné. Depuis plusieurs mois, la “quenelle”, à mi-chemin entre le salut romain et le bras d’honneur, s’est popularisée. Les photos de soutiens de “Dieudo”, bras tendu vers le bas et main au niveau de l’épaule, se multiplient sur les réseaux sociaux. Dernier exemple en date, cette image de deux militaires mimant le fameux geste devant une synagogue du XVIe arrondissement. Houlà ! L’Etat-major de l’armée, qui n’a rigoureusement rien d’autre à faire, a lancé une terrible contre-offensive. La photo, qui a circulé sur Facebook et a été publiée par Slate.fr, a provoqué une vive réaction de l’état-major. Les deux chasseurs alpins du bataillon de Barby (Savoie) font l’objet d’une enquête interne. Entendus lundi par leur hiérarchie, ils vont être sanctionnés. « En l’état, la connotation antisémite n’est pas complètement avérée, mais néanmoins, le fait de s’exhiber devant une synagogue, volontairement ou non (c’est trop beau, mes amis, ce “volontairement ou non !”), n’est pas admissible », a déclaré le colonel Bruno Louisfert, responsable de la communication de l’armée de Terre. « On ne peut pas tolérer des comportements inappropriés, Certains comportements ne sont pas admissibles quand on porte l’uniforme. Ça engage l’institution ». Trop mignon, ce colonel qui n’a sans doute jamais mené le moindre combat ni gagné la plus microscopique bataille. Avec des oiseaux pareils, on n’est pas servi… Selon le colonel, le chef d’Etat-major de l’armée de Terre, le général Ract Madoux, « a décidé de sensibiliser très fermement toute la chaîne de commandement sur ce geste et ce qu’il peut impliquer ». Et pour cause : la “quenelle” des deux chasseurs alpins devant la synagogue parisienne n’est pas un cas isolé. Plusieurs images de militaires ou de gendarmes réalisant le geste sont visibles sur des sites se définissant comme “antisionistes”, et se réclamant de Dieudonné. Le phénomène ne se limite cependant pas à la sphère militaire... Un footballeur du FC Sochaux, Mathieu Deplagne, a ainsi célébré son premier but en ligue 1 avec une “quenelle”…

 

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19/09/2013

Un puissant raz de marée électoral se prépare en Europe...

2548982724.jpgPieter Kerstens

La volonté progressiste de métissage à tout prix et l’obligation de « société multiculturelle » imposée par les mondialistes depuis 40 ans, n’a plus rien à voir avec l’immigration des années 60 et constitue un danger pour l’équilibre et l’identité de notre société confrontée à l’Islam conquérant. Tous les attentats commis en Europe, depuis ceux du métro à Paris, confirment cette constatation :

« Tous les immigrés ne sont pas musulmans,

Tous les musulmans de sont pas terroristes,

Mais TOUS les terroristes sont des immigrés ! »

Et seuls les cerveaux socialistes à mobilité réduite se refusent à reconnaître l’évidence !

Il est également hallucinant de lire dans la presse écrite, à la veille d’élections communales ou de celles de mai 2014 concernant le Parlement Européen : « Forte poussée des populismes » ; « La Crise favorise les partis d’extrême-droite » ; « La Lepénisation des esprits progresse partout en France » ; « Le danger nationaliste doit être fermement combattu » ; etc., etc..Comme s’ils n’avaient rien appris depuis 2002.

TOUS les politologues, les spécialistes de l’extrême droite et les journalistes ont affirmé que le FPO en Autriche, le FN en France et le V.B en Belgique avaient subi de sévères défaites lors de scrutins passés et qu’ils allaient disparaître de la scène politique.

C’est leur vision au travers des lunettes roses du totalitarisme mou de la Pensée Unique, que ces manipulateurs de l’opinion tentent de rendre crédible. C’est loupé et de plus comme l’a déclaré le politologue  Vincent de Coorebyter dans « la Libre Belgique »: «  En soulignant les conséquences d’un scrutin, je ne conteste pas les résultats de l’élection. Tous les parlementaires élus ont, en tout cas, la légitimité du suffrage universel. On peut déplorer la présence de certains partis, mais évitons le réflexe de démocrates inquiets qui considèrent que, quand le peuple a mal voté, il faut dissoudre le peuple.» C’est ici l’expression caractéristique des valets du mondialisme qui ne tolèrent aucune opposition à leur démocratie totalitaire. Oui, bientôt ils devront céder leur place ! Faites donc de la Place aux élus nationalistes…

La réalité, c’est que les socialauds-écolos-bobos et leurs complices libéros-capitalo-humanistes, vont tous recevoir un sérieux avertissement de leurs électeurs qui n’acceptent plus d’être dirigé par des fraudeurs, des maffieux, des corrompus, des menteurs, des voleurs ou des collectivistes alcooliques. En 2014 ils auront la raclée électorale qu’ils méritent ! Encore un peu de patience avant de voir leurs mines déconfites.

Qu’ils préparent leurs mouchoirs, parce que le 25 mai 2014 -jour de la Fête des Mères (instauré par le Maréchal Philippe PETAIN)- les résultats dans les 28 pays de l’Union Européenne offriront une réelle surprise aux gourous du « Politiquement Correct » et aux kapos de « la Police de la Pensée».

Malgré le cordon prétendu « sanitaire », la haine des soi-disant « démocrates », le blocus médiatique, le Front Républicain et les lois liberticides votées depuis bientôt 40 ans, les nouveaux électeurs, qu’ils soient jeunes ou vieux, hommes ou femmes, ayant quitté les partis traditionnels, rejoindront en masse la famille nationaliste, écœurés par le laxisme permanent, la criminalité généralisée et les promesses répétées, mais jamais tenues par les saltimbanques au Pouvoir, qu’ils s’affichent de gôche ou de droite.

Ces « nouveaux populistes» abandonneront les pourriticards et les charlatans de l’euro mondialisme et du melting-pot, pour renforcer les champions de la préférence nationale. Ces apports serviront aussi à punir les barons rouges, responsables de lois imbéciles et combattre les collaborateurs de l’invasion musulmane, qui par leur propagande et leur volonté d’imposer l’Islam en Europe nous conduisent vers un choc sanglant de civilisations.

A l’attention des handicapés des neurones : l’électorat populaire exige maintenant une gestion et une politique résolument non marxiste, et ne sera plus l’otage des misérables chantages exercés par la mafia socialiste, ses laquais centristes et les lobbies de la finance cosmopolite. L’Europe aux européens !

JEUDI, MAINTENANT C'EST LE JOUR DE RIVAROL :

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N°3108, 3,50 €, chez votre marchand de journaux

ça bouge...

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Bien riches sont les enseignements que l’on peut tirer de ces dix derniers jours qui furent assez mouvementés.

En matière de politique internationale, on s’attendait presque tous à une intervention de masse sur le sol syrien de la part des occidentaux. Ce jusqu’à ce que notre Vladimir vienne avec la froide rationalité qui est la sienne, faire un strike dans les quilles américaines. La proposition qui fut la sienne, ne pouvait donc plus être négligée par les occidentaux. On sait déjà les conséquences. 1/ L’assaut fut différé. 2/ Obama fut menacé chez les siens, mis en garde par le Congrès qui pointa la possibilité d’une procédure de destitution si d’aventure le chef d’état américain venait à se lancer dans l’aventure syrienne sans l’aval du Congrès. 3/ L’Europe bruxelloise nous montra une fois de plus inertie et incohérence.

A ce sujet, si les états constituant les Usa purent s’unir – il fallu quand même une guerre civile violente et coûteuse en vies humaines – cela ne fut possible que parce que chacun d’entre eux n’avaient pas de longue histoire intérieure. Tel n’est pas le cas en Europe où le traité de Verdun de 843 qu’on peut considérer comme l’acte de naissance de l’Allemagne comme de la France, est millénaire. On se souvient que suite au projet sarkozyste euro-méditerrannéen, pays du nord de l’Europe et du sud, eurent des positions radicalement différentes. On ne peut donc faire l’impasse sur des traditions nationales si longues et profondes et nous le vîmes dans le cadre de l’affaire syrienne.

Le moins que l’on puisse écrire est que les Français ne peuvent être fiers de leur gouvernement. Celui-ci fut probablement le plus engagé dans la course à la guerre, contrairement à l’Angleterre ou à fortiori l’Allemagne, beaucoup plus nuancées. La France – la pauvre – est vraiment devenue le valet de prédilection des Usa et Obama peut remercier Paris pour le zèle dont fit preuve François Hollande. S’il n’y a pas de politique européenne – la solution en la matière passe probablement par une structure impériale comme le fut un peu naguère le saint empire romain germanique – la faute en revient à Bruxelles dont la raison majeure d’être est l’économie. Il est d’ailleurs intéressant de savoir comment ont été formés les commissaires européens (1).

On rappellera à ce titre qu’on ne fait pas l’histoire avec des consommateurs et que l’Europe se trouve bien loin géographiquement des enjeux de demain qui sont situés en Asie. En ce sens, Marine le Pen ne s’est nullement trompée en prônant un renversement d’alliance au profit de la Russie, par l’intermédiaire de laquelle nous pourrons peser en Asie. Rappelons que la Russie dispose de frontières communes avec quatorze pays qui sont la Norvège, la Finlande, l’Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l’Ukraine, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la République populaire de Chine, la Mongolie et la Corée du Nord. On comprend dès lors mieux l’intérêt de la démarche.

La politique intérieure, elle aussi n’est pas en reste, et le processus de renouveau se poursuit. Les media, le plus souvent aux ordres du Système, raillent le noviciat et les prévisibles maladresses des futurs candidats du Front National. Le fait s’explique par le fait que le Front National n’est pas un mouvement de politiciens professionnels et que les Français de plus en plus nombreux qui convergent vers lui, le font parce qu’ils ressentent l’urgence de la situation en France. Néophytes mais motivés, ils apprendront très vite les techniques nécessaires et l’université d’été du Front National fut particulièrement utile. Aussi, le fait que Jean Roucas, ancien pourfendeur du Front National, ait décidé de réviser totalement sa position, en dit long sur l’évolution des mentalités en France quant à la perception du Front National :

« Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort. Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port »

Le fait Ump et son évolution sont aussi marquants : alors que François Fillon incarne au sein de ce parti l’aile gauche, c'est-à-dire la plus modérée, il n’hésite plus à vanter, même si c’est avec discrétion, l’alliance avec le Front National. C’est d’ailleurs ce que souhaitent les trois quarts des militants Ump. Comme de surcroît, le Front National aspire progressivement les outres de gauche, le Système est désormais en danger. C’est très bien ainsi et avec des Français ne se définissant plus de droite ou de gauche ou d’ailleurs, mais comme français, nous allons pouvoir agir…

Alain Rebours

 

Notes :

(1) http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/members/index_fr.htm 

 

 

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BHL sur la Syrie : « al-Assad et Poutine ont gagné »

 

BHL s’en prend à la dictature de l’opinion publique. Quand le peuple ne veut pas que des massacres et des guerres illégales soient commis en son nom pour défendre les intérêts d’Israël, BHL estime qu’il s’agit là de la dictature de l’opinion public. Il nous rappelle aussi les bienfaits de ses guerres pour Israël en Libye, en Bosnie… pays contaminés par l’uranium appauvri américain. Il se fout vraiment du monde, mais on a l’habitude.

 

Il va même jusqu’à nous expliquer que Bashar Al-Assad est celui qui soutient les isalmistes, alors que nous savons tous que le président Al-Assad et son allié le Hezb’Allah sont ceux qui protègent les Chrétiens contre les islamistes saoudiens soutenus quant à eux par Israël et l’occident.

 

Bernard-Henry Lévy, en France comme en Syrie, la dictature de l’opinion publique s’appellent la démocratie.

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18/09/2013

Chronique de la France asservie et… résistante

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Robert SPIELER

 

LA JOURNALISTE Laurence Ferrari recevait Frigide Barjot sur i-Télé, le 29 août, dans l’émission « Tirs croisés ». Elle l’a proprement massacrée, avec un incontestable talent.

 

FRIGIDE BARJOT A ÉTÉ MASSACRÉE

 

La journaliste avait le visage avenant mais n’exprimait aucune empathie, pratiquant une politesse froide et distante. Frigide Barjot n’a rien trouvé de plus intelligent que de pénétrer sur le plateau en exprimant son amour pour Laurence Ferrari, dans le registre « on est femmes, donc copines » lançant de sirupeux et tendres « Bonsoir, Laurence ! » en précisant qu’elle « ne pleurerait pas ce soir », référence à l’émission de télé, avec Audrey Pulvar, où la pauvre chérie, émue en diable, avait fondu en larmes. Laurence Ferrari, très professionnelle, évoqua la façon musclée dont Frigide avait été expulsée de la « Manif pour tous ». Elle releva cruellement qu’ « elle n’a plus de troupes ». La Barjot expliqua très péniblement qu’elle a été victime des « réseaux cathos ». Ferrari, sans pitié, lui demande : « Que représentez-vous aujourd’hui, à part vous-même ? » Et elle obligea Barjot à reconnaître que, contrairement à ses affirmations, elle ne présentera aucun candidat aux élections municipales. La pauvre, tombée dans les oubliettes de l’Histoire, va devoir préparer l’audience du 18 septembre, qui doit décider son expulsion probable du somptueux appartement social qu’elle occupe, avec son mari, Basile de Koch, de manière illégale selon la Régie immobilière de la ville de Paris. Certains s’étaient demandés si elle était « proche de l’extrême-onction ou de la résurrection ». La réponse semble claire…

 

LE RETOUR DE JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT !

 

Jean-Pierre Chevènement fut ministre de François Mitterrand et préféra démissionner plutôt que de cautionner la guerre du Golfe. Il attaque aujourd’hui sévèrement, dans une interview au quotidien Aujourd’hui, la politique syrienne de François Hollande. Ses propos méritent d’être relayés. Que dit-il ? Il prône la négociation, plutôt que les gesticulations militaires. Evoquant les rivalités entre sunnites et chiites en Syrie, il estime que la France n’a pas intérêt à entrer dans une guerre de religion qui ne la concerne pas. Il estime qu’il ne peut y avoir de solution militaire et affirme que seules des négociations politiques peuvent contribuer à régler le problème. Il exige évidemment le respect de la légalité internationale, que les Américains et leurs vassaux français sont prêts à piétiner. Mais Bachar al-Assad n’a-t-il pas franchi la ligne rouge en employant des armes chimiques ? Réponse : « C’est possible, mais ce n’est pas sûr ». Chevènement se réfère aux propos de Colin Powell, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, avant le déclenchement de la guerre en Irak. Ce dernier, brandissant des fioles bidons, avait déclaré : « We’ve got the evidence ! » (Nous avons les preuves). Intoxiqué par la CIA, il avait tout simplement menti. Oui, mais ces milliers de morts dans les massacres en Syrie ? Réponse : « Au Caire aussi, il y a un millier de personnes qui ont été tuées, mais on n’a guère entendu les professeurs de morale ». Et Chevènement de rajouter : « Autrefois, il y avait le droit. Aujourd’hui, on a remplacé le droit par la morale. Et de la morale, on passe à la punition. C’est plus facile, mais c’est très dangereux, car le fameux droit d’ingérence, c’est toujours le droit du plus fort. On n’a jamais vu les faibles intervenir dans les affaires des forts. » Jean-Pierre Chevènement évoque ensuite les multiples manipulations de l’opinion publique dans l’histoire et dénonce la dictature de l’émotion. Il ose affirmer : « Le droit-de-l’hommisme ignore ou, de manière plus perverse, occulte les choix politiques ». Il constate que la France sera, si une frappe intervient, « le seul allié européen de M. Obama, soutenu par l’ancien président Bush » et il ajoute : « L’indépendance de la France suppose que nous ne soyons pas ralliés à la ligne occidentaliste, celle qu’on appelait autrefois néoconservatrice ». Et Chevènement de conclure : « Quand on fait le bilan de toutes les ingérences, ce n’est pas très brillant : au Kossovo, nous avons récolté un Etat maffieux ; en Irak, il n’y a plus d’Etat ; en Libye, les milices islamistes sont maîtresses du terrain…»

 

HORRIBLE ÉPREUVE POUR BHL : IL SE DIT “FOUDROYÉ”

 

BHL se dit “foudroyé”, C’est l’horreur. Sa jeune sœur, prénommée Véronique, s’est récemment convertie au christianisme. Interrogé par son ami Elkabach, le 3 juin sur Europe 1, on avait vu, filmé par une caméra, deux êtres totalement accablés par l’horreur de la situation. La vidéo a été visionnée par 40 000 internautes et suscite évidemment des commentaires peu amènes, dénonçant l’intolérance du tandem vis-à-vis de cette conversion. Le 21 juin, rebelote. Jean-Pierre Elkabach recevait à nouveau Bernard-Henri Lévy pour un nouvel entretien. Le thème était les rapports entre peinture et philosophie, ainsi que sur la spécificité du judaïsme dans la représentation des images. Elkabach, que cela travaillait visiblement, on se demande pourquoi, est revenu sur la conversion de Véronique Lévy, en posant cette incroyable question à BHL : « Vous ne pouvez rien faire contre son choix ? » BHL devait conclure cet entretien en avouant avoir appris la nouvelle « comme si la foudre » lui était tombé dessus…

 

 

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ABOMINABLE ATTAQUE ANTISÉMITE

 

Le président PS du Conseil général de l’Essonne, le député Jérôme Guedj, a eu une rentrée épouvantable. Pensez, il avait reçu dans sa boîte aux lettres de l’Assemblée une lettre aux relents antisémites. Certains se seraient contentés de la déchirer et de la jeter à la poubelle. Pas lui… « Plutôt qu’un haussement d’épaules oscillant entre la résignation et la blessure intime, j’ai préféré donner à voir et à connaître », écrit-il sur son blog. Le courrier, écrit à la main, disait : « Dis donc Guedj, on recrute des députés à la Knesseth (le parlement israélien), tu ne crois pas que ça serait ta place ? Un Paris-Tel Aviv sans retour ? ». Guedj s’indigne, tout en relevant qu’il n’avait eu à subir que 3 expressions « franchement ou allusivement antisémites » dans sa vie politique. Ce n’est pas beaucoup, mais cela n’empêche pas notre oiseau de couiner d’importance. Ses propos sont, reconnaissons-le, émouvants : « A chaque fois qu’un citoyen est stigmatisé, notamment à raison de son origine, il importe de ne pas le laisser seul face à l’insupportable mise en cause, qu’elle soit antisémite, raciste, islamophobe ou homophobe. Ne pas se taire donc. Ne pas laisser les digues de nos valeurs être fragilisées… » Je ne sais pas si vous réagissez comme moi. Mais ces clowns me font mourir de rire…

 

ANTI-ISRAÉLIEN ? ET HOP, EXCLU DU FN !

 

François Chatelain est un militant FN du nord de la France. L’inconscient avait posté sur sa page Facebook l’image d’un drapeau israélien en train de brûler. Il était prévu qu’il soit candidat aux municipales de 2014 à Neuville-en-Ferrain. Il sera convoqué devant la commission de discipline du Front National, en vue de son éventuelle exclusion. Steeve Briois, secrétaire général du FN, écrit dans un communiqué : « Les images et les propos publiés par François Chatelain sur sa page Facebook sont en totale contradiction avec la ligne politique du Front National ». En attendant la décision de la commission de discipline, François Chatelain est déjà suspendu du Front National et son investiture aux élections municipales lui est retirée, ajoute Steeve Briois. En voici un qui n’avait rien compris à la musique jouée par Marine Le Pen : adhésion au Système, et donc allégeance au sionisme et au lobby gay !

 

L’ODIEUX RACISME DU CHOCOLAT BLANC ALLEMAND

 

La marque de chocolats Ferrero Rocher s’est autorisé une campagne de pub en Allemagne, mettant en valeur sa nouvelle praline au chocolat blanc. Son slogan ? “Weissnussbleiben” (Rester blanc aux noisettes) et une conclusion : “Deutschland wählt weiss” (l’Allemagne vote blanc). Les chiens de garde du système se sont immédiatement déchaînés. « Rester blanc », fût-ce aux noisettes, ne renvoie-t-il pas aux heures les plus sombres de l’Histoire ? Un fou furieux, Wulf Hund, professeur émérite à l’université de Hambourg, ose déclarer que la pub Ferrero est un « hymne au suprémacisme blanc », le message que l’on peut y décrypter étant “l’Allemagne aux Allemands”… Rien de moins… Du côté de Tahir Della, porte-parole de l’association « Initiative Personnes noires en Allemagne », on fricote aussi avec le grandiose. Il dénonce ce spot où « tout tourne autour de la couleur blanche. » Et il ajoute : « Les Noirs sont indirectement exclus »… Le militant antifa Jean-Alexander Ntivyihabwa s’indigne quant à lui du fait qu’ « une compagnie blanche mette en scène un spot dans lequel des personnes presque exclusivement blanches valorisent du chocolat blanc avec le slogan “Rester blanc aux noisettes” » Et qu’a fait, à votre avis, Ferrero ? Pardi, la célèbre marque a fait marche arrière et a retiré immédiatement son spot pour le “retravailler”. Voilà où en est cette pauvre Allemagne…

 

L’ALLEMAGNE, UN ETAT-VOYOU AU COEUR DE L’EUROPE

 

J’avais déjà évoqué dans ces colonnes le climat de répression, voire de terreur qui sévit en Allemagne. Jeanne Smits raconte sur son blog que quatre enfants ont été enlevés de force à leurs parents. Leur crime : avoir organisé leur scolarisation à la maison, ce qui est interdit en Allemagne (mixité sociale oblige). Une armée de vingt personnes, travailleurs sociaux, policiers et agents spéciaux armés, a déferlé sur la maison de la famille Wunderlich, kidnappant leurs quatre enfants âgés de 7 à 14 ans. Leur maman n’a même pas pu les embrasser. « C’est maintenant trop tard » a déclaré un de ces fous furieux, l’écartant violemment. L’ordonnance du juge qui avait autorisé l’emploi de la force pour “saisir” les enfants relève que les enfants avaient « adopté les opinions de leurs parents » en ce qui concerne l’école à la maison et que l’on pouvait s’attendre à ce qu’il n’y ait « aucune coopération » de la part des parents comme des enfants. L’Allemagne ? Un Etat voyou au cœur de l’Europe. Ni plus, ni moins…

 

 

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Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complête de Robert Spieler cliquez ici.

14/09/2013

Conférence de presse du Collectif pour la Défense des Libertés publiques vendredi après-midi à Paris...


Manifestation pour la défense des libertés..... par Pierre_Premier

La bipolarisation droite-gauche n'existe plus en milieu populaire

Interview de Christophe Guilluy auteur de Fractures Françaises,

Le Figaro du 19/07/2013

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Pour Christophe Guilluy, géographe, les classes populaires ne sont plus ce qu'elles étaient. Surtout, elles ont été exclues de la France des métropoles pour trouver refuge dans la France périphérique, ces zones délaissées mais qui regroupent pas moins de 65 % de la population.

Christophe Guilluy est un géographe qui travaille à l'élaboration d'une nouvelle géographie sociale. Spécialiste des classes populaires, il a théorisé la coexistence des deux France: la France des métropoles et la France périphérique. Il est notamment l'auteur d'un ouvrage très remarqué : Fractures françaises.

Vous êtes classé à gauche mais vous êtes adulé par la droite. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Je ne suis pas un chercheur classique. Ma ligne de conduite depuis quinze ans a toujours été de penser la société par le bas et de prendre au sérieux ce que font, disent et pensent les catégories populaires. Je ne juge pas. Je ne crois pas non plus à la posture de l'intellectuel qui influence l'opinion publique. Je ne crois pas non plus à l'influence du discours politique sur l'opinion. C'est même l'inverse qui se passe. Ce que j'appelle la nouvelle géographie sociale a pour ambition de décrire l'émergence de nouvelles catégories sociales sur l'ensemble des territoires.

Selon vous, la mondialisation joue un rôle fondamental dans les fractures françaises.. Pourquoi ?

La mondialisation a un impact énorme sur la recomposition des classes sociales en restructurant socialement et économiquement les territoires. Les politiques, les intellectuels et les chercheurs ont la vue faussée. Ils chaussent les lunettes des années 1980 pour analyser une situation qui n'a aujourd'hui plus rien à voir. Par exemple, beaucoup sont encore dans la mythologie des classes moyennes façon Trente Glorieuses. Mais à partir des années 1980, un élément semble dysfonctionner: les banlieues. Dans les années 1970, on avait assisté à l'émergence d'une classe moyenne, c'est la France pavillonnaire.

Vous avez théorisé la coexistence de deux France avec, d’une part, la France des métropoles et de l’autre la France périphérique.

On peut en effet diviser schématiquement la France en deux: la France périphérique, que certains ont dénommée mal à propos France périurbaine, est cette zone qui regroupe aussi bien des petites villes que des campagnes. De l'autre côté, il y a les métropoles, complètement branchées sur la mondialisation, sur les secteurs économiques de pointe avec de l'emploi très qualifié. Ces métropoles se retrouvent dans toutes régions de France. Bien évidemment, cela induit une recomposition sociale et démographique de tous ces espaces. En se désindustrialisant, les villes ont besoin de beaucoup moins d'employés et d'ouvriers mais de davantage de cadres. C'est ce qu'on appelle la gentrification des grandes villes, avec un embourgeoisement à grande vitesse.

Mais en même temps que cet embourgeoisement, il y a aussi dans les métropoles un renforcement des populations immigrées.

Au moment même où l'ensemble du parc immobilier des grandes villes est en train de se «gentrifier», l'immobilier social, les HLM, le dernier parc accessible aux catégories populaires de ces métropoles, s'est spécialisé dans l'accueil des populations immigrées. On assiste à l'émergence de «villes monde» très inégalitaires où se regroupent avec d'un côté des cadres, et de l'autre des catégories précaires issues de l'immigration. Dans ces espaces, les gens sont tous mobiles, aussi bien les cadres que les immigrés. Surtout, ils sont là où tout se passe, où se crée l'emploi. Tout le monde dans ces métropoles en profite, y compris les banlieues et les immigrés. Bien sûr cela va à l'encontre de la mythologie de la banlieue ghetto où tout est figé. Dans les zones urbaines sensibles, il y a une vraie mobilité: les gens arrivent et partent.

Pourtant le parc immobilier social se veut universel ?

La fonction du parc social n'est plus la même que dans les années 1970. Aujourd'hui, les HLM servent de sas entre le Nord et le Sud. C'est une chose fondamentale que beaucoup ont voulu, consciemment ou non, occulter: il y a une vraie mobilité dans les banlieues. Alors qu'on nous explique que tout est catastrophique dans ces quartiers, on s'aperçoit que les dernières phases d'ascension économique dans les milieux populaires se produisent dans les catégories immigrées des grandes métropoles. Si elles réussissent, ce n'est pas parce qu'elles ont bénéficié d'une discrimination positive, mais d'abord parce qu'elles sont là où tout se passe.

La France se dirige-t-elle vers le multiculturalisme ?

La France a un immense problème où l'on passe d'un modèle assimilationniste républicain à un modèle multiculturel de fait, et donc pas assumé. Or, les politiques parlent républicain mais pensent multiculturel. Dans la réalité, les politiques ne pilotent plus vraiment les choses. Quel que soit le discours venu d'en haut, qu'il soit de gauche ou de droite, les gens d'en bas agissent. La bipolarisation droite- gauche n'existe plus en milieu populaire. Elle est surjouée par les politiques et les catégories supérieures bien intégrées mais ne correspond plus à grand-chose pour les classes populaires.

Les classes populaires ne sont donc plus ce qu’elles étaient...

Dans les nouvelles classes populaires on retrouve les ouvriers, les employés, mais aussi les petits paysans, les petits indépendants. Il existe une France de la fragilité sociale. On a eu l'idée d'en faire un indicateur en croisant plusieurs critères comme le chômage, les temps partiel, les propriétaires précaires, etc. Ce nouvel indicateur mesure la réalité de la France qui a du mal à boucler les fins de mois, cette population qui vit avec environ 1 000 euros par mois. Et si on y ajoute les retraités et les jeunes, cela forme un ensemble qui représente près de 65 % de la population française. La majorité de ce pays est donc structurée sociologiquement autour de ces catégories modestes. Le gros problème, c'est que pour la première fois dans l'histoire, les catégories populaires ne vivent plus là où se crée la richesse.

Avec 65 % de la population en périphérie, peut-on parler de ségrégation ?

Avant, les ouvriers étaient intégrés économiquement donc culturellement et politiquement. Aujourd'hui, le projet économique des élites n'intègre plus l'ensemble de ces catégories modestes. Ce qui ne veut pas dire non plus que le pays ne fonctionne pas mais le paradoxe est que la France fonctionne sans eux puisque deux tiers du PIB est réalisé dans les grandes métropoles dont ils sont exclus. C'est sans doute le problème social, démocratique, culturel et donc politique majeur: on ne comprend rien ni à la montée du Front national ni de l'abstention si on ne comprend pas cette évolution.

Selon vous, le Front national est donc le premier parti populaire de France ?

La sociologie du FN est une sociologie de gauche. Le socle électoral du PS repose sur les fonctionnaires tandis que celui de l'UMP repose sur les retraités, soit deux blocs sociaux qui sont plutôt protégés de la mondialisation. La sociologie du FN est composée à l'inverse de jeunes, d'actifs et de très peu de retraités. Le regard porté sur les électeurs du FN est scandaleux. On les pointe toujours du doigt en rappelant qu'ils sont peu diplômés. Il y a derrière l'idée que ces électeurs frontistes sont idiots, racistes et que s'ils avaient été diplômés, ils n'auraient pas voté FN.

Les électeurs seraient donc plus subtils que les sociologues et les politologues... ?

Les Français, contrairement à ce que disent les élites, ont une analyse très fine de ce qu'est devenue la société française parce qu'ils la vivent dans leur chair. Cela fait trente ans qu'on leur dit qu'ils vont bénéficier, eux aussi, de la mondialisation et du multiculturalisme alors même qu'ils en sont exclus. Le diagnostic des classes populaires est rationnel, pertinent et surtout, c'est celui de la majorité. Bien évidemment, le FN ne capte pas toutes les classes populaires. La majorité se réfugie dans l'abstention.

Vous avancez aussi l’idée que la question culturelle et identitaire prend une place prépondérante.

Les Français se sont rendu compte que la question sociale a été abandonnée par les classes dirigeantes de droite et de gauche. Cette intuition les amène à penser que dans ce modèle qui ne les intègre plus ni économiquement ni socialement, la question culturelle et identitaire leur apparaît désormais comme essentielle. Cette question chez les électeurs FN est rarement connectée à ce qu'il se passe en banlieue. Or il y a un lien absolu entre la montée de la question identitaire dans les classes populaires «blanches» et l'islamisation des banlieues.

Vaut-il parfois mieux habiter une cité de La Courneuve qu’en Picardie ?

Le paradoxe est qu'une bonne partie des banlieues sensibles est située dans les métropoles, ces zones qui fonctionnent bien mieux que la France périphérique, là où se trouvent les vrais territoires fragiles. Les élites, qui habitent elles dans les métropoles considèrent que la France se résume à des cadres et des jeunes immigrés de banlieue. Ce qui émerge dans cette France périphérique, c'est une contre- société, avec d'autres valeurs, d'autres rapports au travail ou à l'État-providence. Même s'il y a beaucoup de redistribution des métropoles vers la périphérie, le champ des possibles est beaucoup plus restreint avec une mobilité sociale et géographique très faible. C'est pour cette raison que prendre son emploi dans la France périphérique est une catastrophe.

Pourquoi alors l’immigration pose-t-elle des problèmes ?

Ce qui est fascinant, c'est la technicité culturelle des classes populaires et la nullité des élites qui se réduit souvent à raciste/pas raciste. Or, une personne peut être raciste le matin, fraternelle le soir. Tout est ambivalent. La question du rapport à l'autre est la question du village et comment celui-ci sera légué à ses enfants. Il est passé le temps où on présentait l'immigration comme «une chance pour la France». Ne pas savoir comment va évoluer son village est très anxiogène. La question du rapport à l'autre est totalement universelle et les classes populaires le savent, pas parce qu'elles seraient plus intelligentes mais parce qu'elles en ont le vécu.

Marine Le Pen, qui défend la France des invisibles, vous la voyez comme une récupération de vos thèses ?

Je ne me suis jamais posé la question de la récupération. Un chercheur doit rester froid même si je vois très bien à qui mes travaux peuvent servir. Mais après c'est faire de la politique, ce que je ne veux pas. Dans la France périphérique, les concurrents sont aujourd'hui l'UMP et le FN. Pour la gauche, c'est plus compliqué. Les deux vainqueurs de l'élection présidentielle de 2012 sont en réalité Patrick Buisson et Terra Nova, ce think-tank de gauche qui avait théorisé pour la gauche la nécessité de miser d'abord sur le vote immigré comme réservoir de voix potentielles pour le PS. La présidentielle, c'est le seul scrutin où les classes populaires se déplacent encore et où la question identitaire est la plus forte. Sarkozy a joué le «petit Blanc», la peur de l'arrivée de la gauche qui signifierait davantage d'islamisation et d'immigration. Mais la gauche a joué en parallèle le même jeu en misant sur le «petit Noir» ou le «petit Arabe». Le jeu de la gauche a été d'affoler les minorités ethniques contre le danger fascisant du maintien au pouvoir de Sarkozy et Buisson. On a pu croire un temps que Hollande a joué les classes populaires alors qu'en fait c'est la note Terra Nova qui leur servait de stratégie. Dans les deux camps, les stratégies se sont révélées payantes même si c'est Hollande qui a gagné. Le discours Terra Nova en banlieue s'est révélé très efficace quand on voit les scores obtenus. Près de 90 % des Français musulmans ont voté Hollande au second tour.

La notion même de classe populaire a donc fortement évolué.

Il y a un commun des classes populaires qui fait exploser les définitions existantes du peuple. Symboliquement, il s'est produit un retour en arrière de deux siècles. Avec la révolution industrielle, on a fait venir des paysans pour travailler en usines. Aujourd'hui, on leur demande de repartir à la campagne. Toutes ces raisons expliquent cette fragilisation d'une majorité des habitants et pour laquelle, il n'y a pas réellement de solutions. C'est par le bas qu'on peut désamorcer les conflits identitaires et culturels car c'est là qu'on trouve le diagnostic le plus intelligent. Quand on vit dans ces territoires, on comprend leur complexité. Ce que le bobo qui arrive dans les quartiers populaires ne saisit pas forcément.

 

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13/09/2013

Sarkozy-Hollande : un lamentable atlantisme, fondé sur une solidarité de classe

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Que ce soit à propos de la Syrie ou d’autres pays « posant problème », il est fréquemment fait état de la « communauté internationale ». Combien de divisions cette « communauté » peut-elle aligner, hormis les États-Unis, Israël et l’Angleterre ?

Les mots ne sont pas les choses, et la « communauté internationale » n’existe tout simplement pas. Comme le pluriel de majesté qu’emploient parfois les écrivains, c’est une pompeuse fiction. En général, ce sont les puissances occidentales qui emploient cette expression pour dissimuler leur ethnocentrisme et donner l’impression qu’elles représentent l’univers. Aujourd’hui, dans le cadre de l’affaire syrienne, elle ne désigne plus que l’alliance de la France et des États-Unis, façon pâté de cheval et d’alouette. C’est la communauté réduite aux laquais. Mais cette pompeuse fiction est également une notion nocive. Pour qu’existe vraiment une communauté internationale, il faudrait qu’existe aussi un gouvernement mondial. Comme la politique ne se conçoit que s’il y a au moins deux entités en présence, cela signifierait que le monde serait totalement dépolitisé. Ce serait un monde unipolaire – un univers et non pas un « plurivers », c’est-à-dire un monde multipolaire, riche de sa diversité.


La Russie en première ligne et la Chine, un peu, tentent manifestement de faire entendre à nouveau leur voix dans le concert des nations. Pensez-vous qu’à long terme elles puissent persister ?

Je le souhaite en tout cas. L’une et l’autre ont au moins le mérite de penser le monde à long terme, alors qu’un François Hollande ne doit même pas savoir ce que peut bien être le « Nomos de la Terre ». C’est pourquoi ces deux pays sont appelés à jouer un rôle de pôles de régulation dans la mondialisation. Aujourd’hui, la Chine et surtout la Russie ont compris le sens réel du projet d’agression de la Syrie, dont l’objectif est de généraliser le chaos au Proche-Orient, en attendant de s’attaquer au plus gros morceau : l’Iran. Elles ont compris aussi que la discussion sur la question de savoir qui a fait usage d’armes chimiques en Syrie n’est que poudre aux yeux, le seul fait important étant de savoir si l’on doit ou non respecter le droit international.

Le droit international interdit la guerre d’agression, définie comme une guerre entreprise contre un pays souverain qui n’a ni attaqué ni menacé les puissances qui l’attaquent. L’idée qu’il y a des pays qu’il faudrait « punir » parce que l’on réprouve tel ou tel de leurs actes de politique intérieure est totalement étrangère au droit international. C’est à cette conception du droit que s’oppose frontalement le « droit d’ingérence », qui transforme la guerre en intervention « humanitaire » ou en « opération de police » internationale, opérant ainsi un retour au stade pré-westphalien de la « guerre juste » médiévale. Comme l’a dit Régis Debray dans sa superbe lettre ouverte à Hubert Védrine (« La France doit quitter l’OTAN », Le Monde diplomatique, mars 2013), le remplacement du militaire par l’humanitaire, c’est le droit des plus forts à s’ingérer dans les affaires des plus faibles. Une spécialité dont sont familiers les Américains, dont le désir constant est de s’instaurer en shérif planétaire en utilisant pour ce faire tous les moyens de terreur qu’ils font reproche aux autres de vouloir employer. Dans un tel contexte, c’est le courage et la fermeté de Vladimir Poutine qui méritent d’être salués.

Et l’Europe, dans tout ça ? Les médias ne la confondent-ils pas, à dessein ou non, avec l’Occident ?

« L’Occident » est un mot qui a constamment changé de sens au cours de l’histoire. Aujourd’hui, il désigne l’ensemble des pays développés, et plus spécialement le « partenariat » transatlantique. D’un point de vue géopolitique et géostratégique, c’est un pur non-sens. On l’utilise pour faire croire qu’il existe une convergence d’intérêts entre la puissance continentale européenne et la puissance maritime des États-Unis d’Amérique. C’est le contraire qui est vrai. Depuis l’époque des « Pères fondateurs », rien n’est plus étranger aux valeurs fondatrices de la culture européenne que les valeurs américaines. L’histoire du monde, disait Carl Schmitt, est avant tout l’histoire d’une lutte éternelle entre les puissances de la Mer et les puissances de la Terre. L’Europe est une puissance de la Terre. Elle n’appartient pas à l’« Occident », mais au grand ensemble continental eurasiatique. À une époque où la « guerre froide » a été remplacée par la « paix chaude », défendre l’Europe implique de s’opposer par tous les moyens à l’Occident, c’est-à-dire à l’américanisation et à la marchandisation du monde. Chaque jour qui passe le montre de façon plus évidente : l’avenir de l’Europe est à l’Est.

Et la France, pour finir ? Grande est l’impression que sa voix est devenue inaudible. Ce ne fut pourtant pas toujours le cas, au Moyen-Orient principalement. Comment expliquer cette déshérence de notre politique internationale ?

C’est dans le domaine de la politique étrangère que les hommes d’État se distinguent le mieux des politiciens. Une décision dans ce domaine exige une capacité d’analyse physiognomique des situations qui n’a rien à voir avec les petites manœuvres électorales et les bons mots. En arrimant son pédalo aux destroyers de l’US Navy, François Hollande ridiculise et humilie son pays en même temps qu’il démontre qu’il n’est pas un homme d’État. L’acte le plus infâme de la présidence Sarkoy, avec l’agression contre la Libye, qui a déstabilisé toute la région du Sahel, a été la honteuse réintégration de la France dans l’OTAN. L’acte le plus infâme de la présidence Hollande a été, jusqu’à présent, sa grotesque posture antisyrienne. La France, depuis le général de Gaulle, avait su donner l’exemple d’un pays soucieux de son indépendance. Elle se retrouve aujourd’hui le seul allié d’une Amérique affaiblie, qui n’a plus de stratégie et ne se détermine plus que sous l’influence des lobbies. Sarkozy-Hollande : un commun atlantisme, fondé sur une solidarité de classe. C’est lamentable.

En apportant son appui aux salafistes wahhabites pour complaire à Obama, Hollande joue en outre avec le feu. Damas, comme en 1914 Sarajevo, peut parfaitement être le point de départ d’une guerre mondiale. La prétention des Américains à une frappe « limitée » fait de ce point de vue bon marché des capacités de riposte du pays attaqué, comme des possibilités d’escalade et d’extension du conflit. On sait quand commencent les guerres, plus rarement où elles finissent. Comme le dit un proverbe : « Ne pointe jamais une arme sur quelqu’un, sauf si c’est pour le tuer. » Nous sommes aujourd’hui à la veille d’un embrasement généralisé. Les médias, eux, préfèrent parler de la rentrée scolaire, de la prochaine Coupe du monde et des faits divers marseillais. Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre.

 

Entretien avec Alain de Benoist par Nicolas Gauthier

 

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