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07/08/2013

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRIVAROL N° 3105 du 2 août au 4 septembre 2013

 

Robert SPIELER

 

FRANÇOIS Hollande a plusieurs surnoms : le “Pingouin” mais aussi “Pépère”, ce dernier lui étant tendrement accordé par ses collaborateurs de l’Elysée. On devine pourquoi. Mais un autre surnom est depuis longtemps pratiqué par son entourage et aussi par ses amis : « Monsieur Petites Blagues ».

 

LES PETITES BLAGUES DE HOLLANDE

 

Car le Président adore les petites blagues qui le font souvent seul rire. Il y a quelques jours, Anne-Marie Escoffier, la ministre déléguée à la Décentralisation a été victime d’un petit malaise lors du Conseil des ministres. Elle se sentait mal. Yamina Benguigui l’a donc accompagnée à l’extérieur.

A l’issue du Conseil, François Hollande est allé la voir. Elle était entourée de pompiers et portait un masque à oxygène. Le Pingouin s’est approché d’elle. Se sentait-elle mieux ? Oui, ça allait. Du coup le président a glissé un petit trait d’humour typiquement pingouinesque : « Ce n’est pas parce que tu as un mauvais budget ? » Qu’il est drôle dans son genre ! La dernière petite blague connue remontait à juin. Il était à Lourdes qui subissait de terribles inondations. Un hôtelier, malheureux, lui expliqua la situation. Le grand humoriste élyséen tint à détendre l’atmosphère en lui demandant : « Votre saison est en croix si je puis dire ». Fort, très fort ! Quand il se sera fait virer de ses fonctions, il pourra toujours se reconvertir dans le comique troupier !

 

CARLA BRUNI-SARKOZY : C’EST “LA DOULOUREUSE RUPTURE” !

 

On voyait une photo de Carla en couverture du dernier magazine Ici Paris (que d’aucuns ont nommé « Ici Pourri »), l’air triste, et ce sous-titre « Le 11 juillet, tout a basculé… ». Ni une, ni deux, je l’ai acheté, assumant mes errements après mon coming-out de la semaine dernière concernant ma lecture de France-Dimanche (Franche-Démence). Je m’attendais au pire. J’espérais le pire. Les titres de la page intérieure étaient des plus aguichants : « Elle a tellement voulu y croire. Elle a même tout fait pour que ça marche. Mais soudain, en plein été, le pire est arrivé… » Et puis, « Abandonnée, trahie au moment où elle s’y attendait le moins ! » Mais encore ? « On la dit profondément blessée et surtout très inquiète pour l’avenir. » Mais que ce passe-t-il ? S’agit-il d’un problème de couple entre Nicolas et Carla ? Je l’espérais secrètement, sachant que je pourrai le raconter à mes lecteurs qui sont avides, comme moi, des histoires de cœur des people. Je lis et relis l’article. Patatras. Rien de tout cela. Il s’agissait du relatif insuccès du dernier album de la chanteuse, qui ne s’est vendu qu’à 66 000 exemplaires. Il paraît que « l’été s’annonce même meurtrier pour elle » mais qu’il y a Sarkozy « pour panser les plaies de son épouse », « profondément blessée ». Bref, je me suis fait avoir. Mais cela me fait beaucoup rire. En attendant,

je me dis que les rédacteurs de ces délires, qui ne sont probablement pas tous des imbéciles, doivent aussi beaucoup s’amuser…

 

HITLER N’EN A-T-IL PAS TUÉ ASSEZ ?

 

Le député-maire Gilles Bourdouleix, UDI (le parti de Borloo), s’était rendu, il y a quelques jours, sur un champ de Cholet, en Maine-et-Loire, occupé par plus de 150 caravanes de “gens du voyage” : une effrayante invasion que subissent les autochtones. Comme l’avait relaté Jérôme Bourbon dans l’éditorial de la semaine dernière, l’édile fut copieusement insulté, traité de nazi et certains l’honoraient en faisant le salut romain, ce qu’il n’apprécia que modérément, ce en quoi il a tort : le salut romain est un beau salut. Du coup, il s’énerva : le quotidien Le Courrier de l’Ouest vient de publier une vidéo que d’aucuns décrivent comme accablante pour Gilles Bourdouleix. On

l’entendrait murmurer (mais pourquoi murmurait-t-il, c’est une question à lui poser ?) : « Comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez ». Il a aussi déclaré, cherchant sans doute à aggraver son cas : « On se fait injurier à longueur de temps. L’autre jour, ils me traitaient de pédophile. Alors qu’eux, la moitié des enfants sont entre père, grands-pères. » Du coup les hordes se sont mises en chasse. Il est poursuivi pour « apologie de crime contre l’humanité » et il a quitté l’UDI juste avant d’en être débarqué. Suggérons à Marine Le Pen de l’accueillir au Front national. Cela ferait monter sans nul doute sa popularité. Un peu de courage, que diable !

 

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DELON : “JE VIS TRÈS MAL CETTE ÉPOQUE QUI BANALISE CE QUI EST CONTRE-NATURE

 

Alain Delon dénonce, dans une interview au Figaro Magazine, la décadence contemporaine. Il affirme : « J’en connais (des femmes) qui disent qu’il n’y a plus de mecs… Il y en a moins parce

que de plus en plus de femmes sont devenues des hommes. Les femmes se sont battues pour avoir des droits, elles ont eu ce qu’elles voulaient, très bien… Mais pourquoi aller jusqu’à se comporter comme des hommes, pourquoi vouloir leur ressembler ? Je ne comprends pas. » Et Delon poursuit : « Il fut un temps où, dans la rue, on distinguait les femmes et les hommes, maintenant on ne sait plus qui est qui. Et puis, on a l’air de sous-entendre qu’être avec quelqu’un du sexe opposé ou du même sexe, c’est pareil. Eh bien je vis très mal cette époque qui banalise ce qui est contre- nature. Quitte à passer pour un vieux con, ça me choque ». Et pour conclure, Delon, décidément en verve, déclare : « Je dois tout à l’armée. Je ne serais pas ce que je suis sans l’armée. C’est elle qui m’a enseigné les valeurs nécessaires à la construction d’un homme jeune, d’un homme : le respect, la discipline, le courage… » Et il ajoute : « On a commis deux erreurs : abaisser, en 1974, l’âge de la majorité civile de 21 à 18 ans. Maintenant, les gamins vous parlent de leurs droits avant même de savoir s’ils ont des devoirs. Et supprimer le service militaire obligatoire, qui était utile à beaucoup de mômes. Ils avaient la chance de trouver un cadre, d’être formés, d’être confrontés à l’autorité, d’acquérir des valeurs… » Très bien dit ! Mais Alain Delon, avec tout le respect que je vous dois, n’avez-vous pas soutenu en leur temps les Barre, Chirac et consorts qui nous ont amenés à cette ruine, Chirac ayant lui-même supprimé le service militaire quelques mois seulement après son accession à l’Elysée ?

 

KYENGE SOUHAITE ACCÉLÉRER L’IMMIGRATION NON-EUROPÉENNE EN EUROPE

 

Cécile Kyenge est cette ministre italienne d’origine congolaise, que Calderoli, un des leaders de la Ligue du Nord, avait comparé à un orang-outan. Nous en avions parlé dans une précédente chronique. Elle exige des Européens qu’ils commencent « à raisonner ensemble pour se donner des règles communes » en matière d’immigration. C’est le site Novopress qui raconte cette émouvante histoire. Car quel est le modèle de Cécile en matière d’immigration ? Mais c’est le modèle français ! La loi italienne sur la citoyenneté est fondée sur le seul droit du sang, à la différence de la France où règne le droit du sol. Cécile, qui a de la suite dans les idées, milite pour la propagation de l’immigration non-européenne à l’échelle de l’Europe. Normal. On ne lui en voudra pas. Elle rêve de voir ses 37 (trente-sept!) frères et sœurs congolais, devenir européens. Du coup, elle veut aussi remettre en cause le délit d’immigration clandestine, rendre le marché du travail plus accessible aux étrangers et « lutter contre la violence sexiste, raciste et de toute autre nature ». Curieusement, elle a oublié de citer la violence néo-nazie et la Shoah, ce qui semble extrêmement suspect et qu’il nous sera difficile de lui pardonner…

 

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