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31/07/2013

Un nouveau Bouquin de Synthèse nationale : "Dominique Venner Présent", pour que son ultime message soit entendu.

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Sortie prévue : début août

FAUDRA-T-IL PENDRE LES OPPOSANTS ?

 

3713956709.jpgPieter Kerstens

Quel que soit le régime, chaque époque a vu la mainmise du Pouvoir sur les multiples rouages de l’Etat et placer ses affidés aux postes clefs.  Ainsi les partis (ou clans ou monarchies) ont-ils pu contrôler le pays et souvent juguler les contestations, les jacqueries ou les révoltes.  

Avec l’avènement de la presse écrite et son développement à la fin du XIXe siècle, les partis ont pu développer leurs arguments et multiplier leurs relais.  Il en ira de même avec la découverte de la radio, de la télévision, des réseaux informatiques et de l’utilisation des satellites de télécommunications, mais entre de « bonnes » mains….

Au fil des ans et très certainement depuis le 8 mai 1945, tous les partis nationalistes et identitaires ont été la cible permanente de la Gôche caviar (complice de Staline, de Mao, de Sékou Touré ou de Castro, tyrans sanguinaires) et de la Droite cosmopolite qui, ensemble, sont les responsables de la perte de nos colonies, de la destruction de nos industries et de l’instauration de tabous.

Qu’on en juge : sont susceptibles des foudres de Thémis tous ceux ou celles qui auraient de « mauvaises pensées », des propos « outranciers » ou argumentent sur des sujets diaboliques comme la race, l’immigration, le 3e Reich, les laogaïs, l’insécurité, le sionisme, les caïds du cannabis, les pédérastes ou la défense de nos racines celtiques.  Ceci est non seulement réprimé en Gaule, mais également dans une grande partie de l’Europe.  Les gnomes de Bruxelles, ces eurocrates gavés de nos deniers et affalés derrière leurs ordinateurs, soutenus par les sectes droits-de-l’hommesque, ont déifié le Mondialisme et trahi nos peuples.  Ces peuples d’Europe qui prennent maintenant conscience (un peu tard ?) de la catastrophe sociale, économique et financière à laquelle ils doivent faire face.

Il est l’heure de la Reconquista de nos rues et de nos quartiers par tous les moyens, mêmes légaux, réinstaurer le bien commun dans l’intérêt général et virer les félons.

Il faut exiger la préférence nationale, le droit du sang (et abroger le droit du sol), le retour de la peine de mort au lieu de la perpétuité et rendre toute leur place aux travailleurs.

Combattons ce que les libres penseurs nous imposent et retrouvons les valeurs ancestrales qui ont fait la grandeur de l’Europe partout dans le monde et au travers des siècles :

Travail, Honnêteté, Devoir, Justice, Famille, Courage, Abnégation, Honneur ou Ténacité, parmi d’autres….

Dans l’Union européenne, il est clair que les Régimes inféodés au Mondialisme ne tolèrent plus aucune opposition à leur idéologie mortifère de la part de rebelles qui eux, sont victimes d’arrestations et d’emprisonnements arbitraires, de procès iniques et de lourdes condamnations financières. En mai 2014, nous nous en souviendrons !

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRIVAROL N° 3104 du 26 juillet 2013

 

Robert SPIELER

 

LA TRÈS excitée chef de file des Femen en France, Inna Shevchenko, 23 ans, vient d’obtenir le statut de réfugié auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).

Elle prétendait être menacée de poursuites en Ukraine, son pays d’origine, pour y avoir découpé à la tronçonneuse une croix orthodoxe en protestation contre la condamnation de trois membres du groupe Pussy Riot qui avaient chanté une « prière punk » contre Poutine dans la cathédrale de Moscou. En attendant, elle avait été laissée en liberté et a pu s’envoler sans problème jusqu’à Paris.

 

L’EXCITÉE EN CHEF DES FEMEN OBTIENT L’ASILE POLITIQUE EN FRANCE

 

Imaginons une seule seconde un nationaliste découper un symbole musulman ou juif en France. Il n’aurait certainement pas droit à autant de mansuétude de la part de la police que celle à laquelle Shevchenko a eu droit en Ukraine. Toujours est-il qu’elle est désormais « placée sous la protection juridique et administrative de l’OFPRA ». Elle explique que sa demande d’asile en France était « un choix stratégique » car « pour développer le mouvement, nous avons besoin d’un lieu, d’un pays ».

Les Femen, qui mènent des actions provocatrices, seins nus, prétendent dénoncer le sexisme, l’homophobie, la prostitution et la religion et ont installé à Paris, en septembre 2012, « le premier centre d’entraînement au “nouveau féminisme” ». Sans doute avec l’appui du juif Soros, qui fit une

partie de sa fortune en spéculant contre la livre sterling, et qui est un de leurs mécènes.

 

LA TIMBRÉE SUR UN TIMBRE

 

Oh, il était fier comme Artaban, le pingouin quand il dévoila, le 14 juillet, après son entretien télévisé, le visage de la nouvelle Marianne qui figure sur les timbres disponibles depuis quelques jours ! Il s’agit d’un dessin du visage d’une femme, réalisé par un “artiste” nommé Olivier Cippa.

Très fier, lui aussi, il a expliqué que ce portrait de femme a été en partie inspiré par le visage d’Inna Shevchenko. Cette dernière ne cache pas sa joie et déclare : « Femen est sur les timbres français. Maintenant, tous les homophobes, extrémistes et fascistes devront me lécher le cul quand ils voudront envoyer une lettre. »

 

 

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ET PUIS, PATATRAS, LE DÉRAPAGE…

 

Le lendemain, la furie publiait un tweet que je vous livre avec gourmandise : « Qu’y a-t-il de plus con que le Ramadan ? Qu’y a-t-il de plus laid que cette religion ? » Stupeur, émotion, consternation dans les chaumières du politiquement correct…

Mais c’est du Houellebecq ! Ce dernier avait déclaré : « l’islam, c’est la religion la plus con du monde ». Le tweet a, depuis été retiré, mais trop tard. Une capture d’écran circule partout. Pauvre Hollande. J’ai envie de lui dire : « Cher pingouin, quand on veut faire le malin et qu’on n’est pas très malin, voilà ce qui arrive. Quand on prétend vouloir dîner avec le Diable, mieux vaut avoir une

longue cuillère »…

 

 

UN ORANG-OUTAN MINISTRE EN ITALIE ?

 

Roberto Calderoli est sénateur de la Ligue du nord et vice-président du Sénat italien. Il vient de comparer Cécile Kyenge, née au Congo et première ministre noire de l’histoire italienne, à un orang-outan. Voilà ses propos tenus lors d’un meeting de son parti, organisé à Tévigno (province de Bergame) : « Cécile Kyenge fait bien d’être ministre mais peut-être devrait-elle le faire dans

son pays. Je me console quand je surfe sur Internet et que je vois les photos du gouvernement. J’aime les animaux mais quand je vois les images de Kyenge, je ne peux m’empêcher de penser à des ressemblances avec un orang-outan, même si je ne dis pas qu’elle en soit un ». Ces propos ont déclenché une vague d’indignation, mais pas question pour lui de démissionner et encore moins d’être viré de sa vice-présidence. Il n’existe pas de mesures coercitives dans le règlement du Sénat. Et puis, pas de manifestations de protestation devant le Sénat. Il est vrai qu’il fait très chaud actuellement à Rome, mais imaginons que de tels propos aient été tenus par Mélenchon (j’ai choisi un nom au hasard) en France… Calderoli, quant à lui, assume. Il reconnaît éventuellement une blague, « peut-être exagérée », mais sans plus. Il est assez drôle et provocateur, dans son genre. En 2006, il avait dû démissionner du gouvernement Berlusconi après s’être exhibé avec un Tshirt anti-islam, provoquant un début d’émeute devant le consulat d’Italie à Benghazi. Une autre fois, il était allé faire uriner un cochon sur un terrain où devait se construire une mosquée. Calderoli est un familier des comparaisons animalières. Letta, le président du Conseil ? C’est un héron qui, avec ses longues pattes, parvient à vivre dans les marais ; Alfano, le vice-président ? Une grenouille qui saute de feuille en feuille ; le garde des sceaux, Anna Maria Cancellieri ? C’est un Saint-Bernard, qui a l’air pacifique mais qui réussit à mordre ; De Girolamo, le ministre de l’Agriculture ? C’est une poule pondeuse. Pourquoi ? Elle vient à peine d’accoucher et en plus elle s’occupe d’agriculture. Quelle étonnante liberté de ton en Italie ! Ça ne se passe pas ainsi dans la France du pingouin.

 

SAVEZ-VOUS QUI EST MONSIEUR FLORE ?

 

Une indiscrétion du Journal du Dimanche révèle que “Monsieur Flore” est le surnom que donnent ses collaborateurs de Bercy au ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici. Pourquoi ? Il paraît qu’il aime s’attabler au Flore, ce bistrot des plus branchés et luxueux de Saint-

Germain-des-Prés. Y compris en journée. Il aurait déjà été vu en train de lire, tranquille, un roman tandis que les affaires de la France ne sont pas franchement florissantes. Sa concubine, Marie-Charline Pacquot, âgée de 23 ans, dément dans un tweet. Il n’y serait pas allé depuis les primaires socialistes. Personne n’y croit, mais ce n’est pas grave. Ceci dit, sans vouloir défendre Moscovici, ce n’est pas le nombre d’heures passées au travail qui traduit l’efficacité. En France, il est bien vu de travailler (ou de faire semblant de travailler) tard. En Allemagne, où tout le monde, y compris le PDG, quitte l’entreprise à 17h ou 18h au plus tard (il est vrai que les Allemands commencent leur travail plus tôt), vouloir rester au bureau jusqu’à 20h traduit un manque d’organisation, voire de l’incompétence.

 

C’EST HORRIBLE, CE QUI SE PASSE EN POLOGNE

 

On sait que l’abattage rituel est interdit en Pologne depuis le 1er janvier, après un arrêt de la Cour Constitutionnelle sur l’incompatibilité de l’abattage rituel avec la législation sur la protection des animaux. Le gouvernement libéral dirigé par le Premier ministre Donald Tusk a présenté un projet de loi devant légaliser à nouveau l’abattage rituel. Qu’il s’agisse du rituel casher ou halal, la gorge de l’animal doit être tranchée et la bestiole doit se vider de son sang jusqu’à la mort. Il éprouve évidemment quelques petites douleurs. Toujours est-il que le texte a été rejeté par 222 députés, contre 178 voix et 9 abstentions. On aimerait mieux connaître les neuf députés qui se sont abstenus, car ce sont probablement d’extraordinaires personnalités…

En tout cas, ça couine sec. « Le résultat du vote d’aujourd’hui à la Diète a été un choc pour nous », ont indiqué le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich et le président de l’Union des communautés juives, Piotr Kadlcik. L’interdiction enfreindrait « les droits fondamentaux de la population juive et musulmane du pays ». Ils avancent cet argument qui, en y réfléchissant bien, se tient : les Juifs et les Musulmans seront désormais « obligés d’acheter de la viande importée, plus cher, ou de devenir des végétariens forcés ». Végétariens comme Adolf Hitler ? Quelle horreur ! Et puis, et puis, les amis, à votre avis ont-ils sorti l’artillerie lourde ? Langue au chat ? La réponse est ‘oui’ : « Le populisme, la superstition (çà, il fallait oser!), et les intérêts politiques l’ont emporté », déclare Kradlcik qui ajoute : « C’est comme si nous étions revenus à la case départ, à ce qui s’est passé en Pologne et en Allemagne dans les années 1930 ». Mais attention, les Juifs polonais ne sont pas seuls ! Le président du CRIF a, selon le site du lobby, « immédiatement » (cet ‘immédiatement’ est signifiant, profond, tendance menaçante) adressé une lettre à l’ambassade de Pologne en France, rappelant que « l’interdiction de cette pratique religieuse annoncera le départ des Juifs polonais ». Une menace terrifiante dont se contrefichent sans doute les Polonais…Il rappelle aussi que l’interdiction de cette pratique religieuse « est prise dans un pays qui a connu une vie juive intense, du temps où 3 millions de Juifs y vivaient avant la Shoah ». Et hop, encore un petit coup de mitrailleuse lourde !

 

 

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25/07/2013

Moi président de la république…

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Quand les sondages sont au plus bas, que les échecs électoraux se succèdent, et que le crise bat son plein, Hollande pense trouver la solution en revenant sur ses promesses électorales (nous ne sommes plus à un mensonge prêt me direz-vous !) .

«Moi président de la République je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Élysée», rétorquait fièrement notre guignolesque futur président à son « rival » quelques jours avant son élection.
Pourtant on pouvait lire ce soir dans Le Parisien :

 

« François Hollande recevait lundi soir pour un dîner à l’Élysée les chefs des partis de sa majorité, pour tenter de resserrer les rangs de partenaires pas toujours au diapason de l’action gouvernementale, à quelques mois des difficiles échéances électorales de 2014.(…)
A son arrivée, le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a salué « une initiative importante du président ». « Quand la gauche est unie, elle réussit, quand elle est divisée, elle s’abîme », a-t-il souligné ajoutant que les municipales de 2014 seraient au menu du dîner.
 »

 

De quoi a-t-il peur ?

 

« Pour les municipales, l’entourage de M. Hollande ne cesse de rappeler la nécessité pour la majorité d’aller unie dès le premier tour à ce scrutin à haut risque, notamment face au danger du Front national, qui prospère sur le terreau de la crise.

 

D’où l’importance de structurer la majorité. Dans cette optique, le président compte aussi sur les communistes qui ne font pas partie de la majorité mais en sont néanmoins alliés. Il recevra d’ailleurs mardi à l’Élysée leur numéro un, Pierre Laurent. »
Tenir ses promesses est un point essentiel du mandat d’Hollande (chacun a pu le constater par son empressement à mettre en place la légalisation d’une pathétique parodie de mariage), oui mai pas toutes ! Mentir peut apparemment s’avérer être un devoir ! Bien oui, sinon comment se défendre face à la menaçante et dangereuse extrême droite ?!

 

Marie de Remoncourt

 

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Affaire Bourdouleix : un leurre pour esquisser les vrais problèmes

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Un gros dérapage et une indignation générale. Le député-maire de Cholet est ce soir au coeur du scandale. Excédé par des gens du voyage, il a évoqué Hitler et la Shoah. » (France info)
Environ 150 caravanes de Roms se sont installées dimanche sur un terrain agricole, propriété de la ville de Cholet, loué par des exploitants agricoles qui devaient y installer leur troupeau lundi en raison de la sécheresse. Leur « excuse » pour un tel squat? L’aire qui leur était réservée est actuellement fermée pour de travaux. Jusque là bien sur : aucun problème, personne n’en parle !
Le scandale, c’est Gilles Bourdouleix qui le crée. Alors que ces tziganes lui faisaient le salut nazi lors de son passage prêt de leur campement , le député-maire (UDI) de Cholet, aurait affirmé: « Hitler n’en a peut-être pas tué assez ! » Cela ne lui vaudra rien de moins que l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « apologie de crime contre l’humanité » et risque donc la bagatelle de 5 ans de prison et 45.000 euros d’amende !
Bien oui, c’est quand même bien plus urgent de protéger le culte shoatique que de venir en aide aux exploitants français pour sauver leurs troupeaux !

Marie de Remoncourt

 

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24/07/2013

« Dissolutions » : le feuilleton de l’été signé Manuel Valls…

 

imagesCAASDS64.jpgUn communiqué de Roland Hélie,

Directeur de Synthèse nationale :

« Dissolutions » : le feuilleton de l’été signé Manuel Valls…

Après avoir dissout, il y a 15 jours, sous des prétextes plus que fallacieux, les mouvements (déjà auto-dissous) 3e Voie et JNR ainsi que l’association « Envie de rêver », l’apprenti dictateur Manuel Valls vient de nous pondre un nouvel épisode de sa série de l’été, à savoir la dissolution par ce que l’on appelle encore un « Conseil des ministres » de l’œuvre française (institution nationaliste créée il y a 45 ans par Pierre Sidos) et des Jeunesses nationalistes. Là aussi les raisons de cette décision sont pour le moins discutables.

Quoiqu’il en soit, de telles mesures révèlent l’incapacité totale du gouvernement à gérer la crise qu’il a lui-même engendrée. Au moment où la terreur issue de masses importées s’impose partout dans le pays, au moment où la révolte sociale se développe, au moment où une partie de plus en plus grande de la jeunesse française bascule aux côtés de la résistance nationale, au moment où le pouvoir maintient en prison des jeunes patriotes, tels Esteban et Samuel, et fait preuve d’un laxisme scandaleux à l’égard des émeutiers de Trappes et d’ailleurs, le ministricule incapable de la Place Beauvau, celui que l’histoire retiendra sous le sobriquet peu flatteur de Manuel Gaz, multiplie les provocations liberticides.

Hier 3e Voie et les JNR, aujourd’hui l’œuvre française et les Jeunesses nationalistes… Demain, à qui le tour ? Au Printemps français ? Au Front national ? Pourquoi pas à  l’UMP pendant qu’on y est ?

Mais, hélas pour cette clique d’incapables qui constitue le gouvernement, le prochain épisode de cette funeste série estivale pourrait bien être, à la rentrée, celui du retour de bâton. Le printemps dernier risque fort de n’avoir été que la répétition générale de ce que sera l’automne prochain...

Droit de la femme vs droit à la vie : n’y a-t-il rien d’autres à dire ?

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Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

38 ans après la loi Veil dépénalisant l’avortement, les passions ne semblent toujours pas s’être apaisées comme en témoignent les réactions après la récente loi irlandaise autorisant l’avortement « en cas de risque de maladie, d’urgence médicale ou de risque de suicide  » ; sur le site Boulevard Voltaire, on a pu lire la réponse très vive de Marie Delarue, refusant, elle, le droit de laisser mourir les femmes et rappelant que « Non, l’avortement (…) quelle qu’en soit la raison, c’est toujours un drame, et nul n’est en droit de porter l’anathème sur celle qui y a recours. »

 

Si les deux camps s’affrontent toujours avec la même passion, l’immense majorité des citoyens français et européens pour ne parler que d’eux, ne semblent plus guère interpellée par ce débat. Peut-être est-ce dû aux arguments des « pour » comme des « contre », toujours identiques en 38 ans, qui ne font plus guère avancer le débat. Jusqu’à présent, ils se situent tous exclusivement au niveau de la moralité : droit de la femme vs droit à la vie.

 

N’y aurait-il pas d’autres arguments, pour les uns comme pour les autres, à mettre en avant au-delà d’une moralité souvent largement aussi hypocrite qu’irresponsable ?

 

Par exemple, à ceux qui opposent la « souffrance » d’une femme « obligée » de garder un enfant non désiré au péril parfois de sa vie, la « souffrance » d’une femme, le reste de sa vie, avoir choisi d’avorter ? Surtout, et c’est plus fréquent qu’on ne le croit et qu’on ne le dit, quand ces femmes ne peuvent plus, ensuite, enfanter (après un avortement ou non et qui n’auront ainsi jamais d’enfant, même si, tardivement, désiré)… Au droit des femmes à disposer librement de leurs corps, ne serait-il pas judicieux de rappeler (et non de vouloir imposer) leur droit à avoir des enfants qu’un avortement, quelles qu’en soient les motivations, pourrait, peut-être, compromettre définitivement ?

 

Et s’il serait vain de nier que la femme tombée enceinte se retrouve bien souvent seule, moralement et matériellement, à devoir « régler le problème », tous les mâles se montreraient-ils en la circonstance lâches au point de se défiler ? Tous, vraiment ? On a peine à le croire et dans ce cas, pourquoi ne parle-t-on jamais de ses droits à lui, à l’homme, à faire vivre son enfant, au contraire de la génitrice – enfant qui est tout de même aussi à lui – et à l’élever, seul, s’il le désire ?

 

Au droit de la mère à avorter, opposons le droit du père à ce que la femme aille au terme de la grossesse, lui laissant le choix ensuite, selon son bon vouloir et cette fameuse liberté qu’elle réclame tant, de le reconnaître, de l’élever et de l’aimer… ou non !

 

À une époque où l’on martèle sans cesse l’obligatoire parité homme-femme, pourquoi oublier la très logique parité père-mère ?

 

Il y a bien d’autres arguments encore de bon-sens, et pas seulement médicaux ou psychologiques, que partisans ou adversaires de la dépénalisation de l’avortement pourraient mettre en avant plutôt qu’une moralité trop souvent hypocrite, comme l’a justement souligné Marie Delarue ou porte ouverte « à tous les chantages possibles et, par là, à une généralisation de facto de l’avortement » comme s’en est inquiété, avec clairvoyance, Nicolas Vodé, sur le même site Boulevard Voltaire.(1)

 

 

 

Note

 

(1) La polémique est toujours vive comme le montrent la réaction de Gabrielle Cluzel hier (IVG : non, les cathos ne sont pas des bisounours moralisateurs !) et celle de Robert Ménard, fondateur du site, aujourd’hui encore (Sur Boulevard Voltaire, on n’est pas obligé d’être tous du même avis !) : www.bvoltaire.fr.

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRIVAROL N° 3103 du 19 juillet 2013

 

Robert SPIELER.

 

 

COMMENT obtenir une mention TB au Bac, sans trop de difficultés ?

Facile, il suffit que vos parents aient choisi le bon prénom. Vous vous prénommez Sabrina, Mégane ou Cindy, ou encore Jordan, Steven ou Mohamed ? Malheureux, vous n’avez que 3 % de chances de décrocher la mention !

 

COMMENT OBTENIR UNE MENTION TB AU BAC ?

 

Par contre, si vous portez les beaux prénoms de Diane, Adèle, Grégoire ou François, vous avez une chance sur cinq de décrocher la mention. Les Ulysse, Guillemette, Madeleine, Domitille, Irène, Sibylle caracolent en tête. Ils sont entre un quart et un tiers à l’obtenir ! Par contre, moins de

2 % des Hakim, Cynthia, Brenda, Brian, Eddy, et curieusement Christian la décrochent.

Il n’y a évidemment aucune magie dans cette répartition qui peut sembler bizarre. Le choix des prénoms traduit l’appartenance à une classe sociale. Peu probable qu’un cadre ou un enseignant prénomme sa fille Cindy ou d’un de ces prénoms issus des séries télévisées débiles…

Notons que 90,6 % des enfants de professeurs ont le bac, contre 38 % des enfants d’employés. Mais la mode des prénoms évolue, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Emma, un prénom d’arrière-grand-mère revient à la mode. Quant aux Madeleine, Côme ou Ariane, très à la mode dans les années 1996 dans les milieux aisés, ils permirent à leurs porteurs d’obtenir des résultats canons au Bac, en 2012 !

 

CARLA “VEUT SAUVER SON COUPLE”, DIXIT “FRANCHE DÉMENCE”

 

J’adore lire France Dimanche, dont le groupe “Jalons” de Basile de Koch, le mari de Frigide Barjot, avait fait un excellent pastiche, il y a quinze ans, nommé « Franche Démence ». Je n’ose évidemment pas l’acheter en kiosque. Trop honte… Mais je le lis, tranquille, ni vu, ni connu, chez le coiffeur. J’y apprends des informations terrifiantes : depuis quelques semaines, « le malaise s’installe et, pire, persiste » : Carla et Nicolas ne sont plus sur la même longueur d’onde. Car Nicolas ne supporterait plus « d’être un capitaine d’équipe laissé sur le banc de touche », et voudrait revenir dans le jeu politique. France Dimanche le dit, donc c’est vrai : « elle n’a rien oublié de leur vie d’avant, les critiques acerbes, les coups reçus, la fatigue, les enfants qui souffrent », elle n’en pouvait plus… Et, paraît-il, elle écarte toute possibilité de voir Nicolas replonger. Effrayant et signifiant commentaire de Franche Démence : « La chanteuse n’ose pas l’imaginer ». Oui mais Nicolas caracole à nouveau sur le devant de la scène. Du coup, cette gravissime question que pose fort justement l’hebdomadaire : « Pourquoi afficher ainsi leur désaccord en public ? Certains y voient là l’existence d’un vrai problème de communication dans leur couple ». Et ce commentaire profond : « Sinon comment expliquer que l’un s’exprime pour démentir l’autre ? » et puis, sortez vos mouchoirs : « Il semble évident que les amoureux ne sont plus sur la même longueur d’onde ». Et puis, et puis, ce questionnement dans le registre grave : « Ce n’est peut-être qu’une passade. Sa famille résisterait-elle à une nouvelle campagne présidentielle ? » C’est vraiment trop drôle !

 

 

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MADAME COLLARD : “FAITES VOTRE BOULOT DE LARBIN” !

 

Anne-Marie Collard est l’épouse de l’avocat mariniste franc-maçon, et accessoirement député, Gilbert Collard. Elle est aussi son attachée parlementaire, ce qui prouve que chez ces gens-là, la préférence familiale, ça compte. Ils voyageaient ensemble dans un train, entre Marseille et Nîmes, en janvier 2011. Las, ils furent contrôlés, alors qu’ils n’avaient pas compostés leurs billets. Du coup, la contrôleuse les verbalisa. Fureur de la furie qui se mit à insulter la fonctionnaire : « Faites votre boulot de larbin ! » Et puis, cette considération d’une haute tenue intellectuelle : « Elle est en colère parce qu’elle ne va pas se faire baiser ce soir » ! Du coup, Anne-Marie Collard vient d’être condamnée par le tribunal correctionnel de Nîmes à payer une amende de 1000 euros pour outrage à un agent de la SNCF, à 300 euros de dommages et intérêts à la plaignante et à un euro symbolique à la SNCF.

 

TERRIFIANT : DES ARBRES NAZIS

 

On aura vraiment tout vu. On savait que les arbres étaient parfois de sournoises créatures, dissimulatrices, provocatrices et mal élevées. Mais là, les bornes ont été dépassées. C’est le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung qui nous révèle ce scandale. Perdu en plein cœur d’une forêt de pins du nord-est de l’Allemagne, près de 140 mélèzes formaient une croix gammée. C’est une photo aérienne qui l’a révélé. L’information a eu, paraît-il, un énorme impact dans le pays. Heureux Allemands, qui n’ont sans doute pas de préoccupations plus urgentes… L’information a été prise très au sérieux et traitée avec la célérité ad hoc. Qui étaient les néo-nazis qui avaient planté le bosquet nazi ? Une étude des troncs fut réalisée, et sans doute des traces d’ADN relevées. Hélas, il apparaît que les conifères avaient été plantés vers la fin des années 1930, sans doute en hommage au national-socialisme. Alors, que faire ? Mais, pardi, couper les arbres ! Ce qui commença à être fait en 1995. 40 mélèzes furent exterminés. Mais, damned, on constata cinq ans plus tard que la croix gammée était toujours là, plus insolente que jamais ! On décida de passer à l’extermination massive. Il fallait raser toute la forêt ! Zut, des problèmes de copropriété empêchèrent les bûcherons de scier plus de 25 résineux. Du coup la swastika est toujours visible du ciel… Mais ce genre de fantaisie n’existe pas qu’en Allemagne. Un article du New York Times avait révélé, en 2006, qu’une forêt entière avait la forme d’une croix gammée près du village de Tash-Bashat au Kirghizstan ! Décidément, le ventre de la bête immonde n’a cessé d’être fécond…

 

DANSES HALAL À AUCHAN

 

Samedi 6 juillet, Auchan Cergy (Val d’Oise) et Auchan Leers (Nord) ont organisé, à l’occasion du ramadan des spectacles de danse orientale. Que du bonheur. Certains grincheux n’ont évidemment pas apprécié et l’ont fait savoir. Du coup, Auchan s’est fendu d’une petite mise au point : « Toutes nos excuses si vous vous êtes senti blessé dans votre pratique religieuse. Notre défilé n’est pas à connotation religieuse mais culturelle ». Il y a cependant eu un commentaire positif. J’en reproduis un petit extrait, pour le fun, en n’en corrigeant pas les fautes d’orthographe et de grammaire : « Personellement je ne comprends pas ce qui vous gene dans ce quils ont essaye de faire. Je pense quils ont penser a cette occasion pour representer vos coutumes, vos danses, vos plats, pour les faire decouvrir aux autres, et bien moi je trouve cela tres bien comme ca jai pu decouvrir vos plats et jai adore et vos robes sont magnifiques ». Au fait, Manuel Valls « honorera tous les musulmans de France en participant à l’Iftar (rupture du jeûne) qui aura lieu le lundi 15 juillet à la Grande Mosquée de Paris. Au fait, où était-il lors des fêtes chrétiennes ? Eh bien, nulle part ! Mais, c’est normal, la France est un pays laïc. Bertrand Delanoë, quant à lui, s’est rendu à la nuit du Ramadan organisée dans les salons de l’Hôtel de Ville dans la soirée du 17 juillet. Il se rend, reconnaissons-le, aussi aux fêtes juives. Quant aux fêtes catholiques ? Mais vous n’avez encore rien compris ! La France est un pays laïc !

 

 

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WISCONSIN : UNE MÉTHODE CHOC CONTRE L’AVORTEMENT

 

Le gouverneur républicain du Wisconsin, cet Etat américain, Scott Walter, vient de promulguer une loi obligeant les femmes désireuses d’avorter à visionner une échographie du fœtus de leur bébé. Selon le gouverneur, cette mesure « renforce la capacité d’une femme à faire un choix éclairé ».

 

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20/07/2013

Samedi 14 septembre, par milliers, TOUS A PARIS !

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Plus d'infos très bientôt...

Le clown triste de la Place Beauvau

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Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

Chaque été, on y a droit, au monstre du Loch ness, brassardé à la croix gammée…

 

Soit l’annonce de la résurgence du nazisme, avec, autant que possible, moultes milices bottées-casquées, sur fond d’Internationale noire prête à répandre « la haine et l’exclusion » à travers le continent et à faire couler le sang dans tous les caniveaux de nos joyeuses citées, de préférence les plus cosmopolites…

 

Certes, de néo-nazis, on n’en montre guère, beaucoup moins en tout cas que de futés reporters ou de fins limiers, spécialisés dans la traque des prochains criminels contre l’Humanité, mais qui nous assurent tous avoir bel et bien vus celui ou celle qui a vus celui ou celle qui les a vus eux ou elles !

 

C’est en quelque sorte une tradition et pas seulement française, rythmée par la chanson :

 

« Il court, il court, le facho

 

Le facho de l’été, mesdames,

 

Il court, il court, le facho

 

Le facho de l’été joli. »

 

Cette comédie était jusqu’alors programmée avant la première étape du tour de France et oubliée dès les grands départs du 15 juillet, date à laquelle tous les Français se moquent de tout en général et du retour de la Bête immonde en particulier.

 

Cette année, c’est au beau milieu de la Petite Reine(1) qu’on y a droit et, crise oblige, sans doute, même les complots hitlériens ne sont plus ce qu’ils étaient. On commence même directement, sinon par la chanson, du moins par un chanteur. Même pas français : Norvégien, celui-là, avec tout de même un beau nom viking : Kristian Vikernes ! Marié à une Française, c’est un auteur-compositeur de black metal, genre musical assez bruyant, ayant fort peu de rapport avec les valses viennoises, néanmoins plus supportable que le Rap, entre autre parce que moins répandu sur les ondes…

 

Les fins limiers de la lutte anti-terroristes, au courant que le personnage avait été « l’un des 530 destinataires du manifeste extrémiste de Breivik, qui a tué le 22 juillet 2011 en Norvège 77 personnes » surveillait tout particulièrement ce viking-là, prouvant ainsi qu’ils ne réservaient pas leur redoutable attention qu’aux seuls chameliers suspects de nos paisibles contrées.

 

Alors, lorsque madame Vikernes, mère au foyer de son état, mais «  tireuse sportive dans le Limousin » à ses heures,  a « acheté quatre armes longues, des carabines 22 long rifle », les inspecteurs Bourrel de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) se sont écriés en chœur : « Bon Dieu ! Mais c’est… Bien sûr ! »(2)… C’est direct le placement en garde-à-vue du couple infernal au commissariat de Brive-la-Gaillarde pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », tandis que Manuel Valls, ministère de l’Intérieur, toujours prêt à ce « qu’ils ne passent pas », s’emballait en soulignant que « cet individu était susceptible de préparer un acte de terrorisme d’envergure », même si, comme il devait le reconnaître très vite Vikernes n’avait « ni cible ni projet identifié. »

 

C’est ballot, tout de même !

 

Ballot comme le permis détenu par l’épouse pour acquérir légalement des carabines…

 

Ballot comme l’explication donnée par le couple pour l’acquisition des pétoires en question : adeptes du survivalisme, ils préparent tout simplement leur survie dans un Futur qu’ils prévoient plus « âges farouches » que « paradis terrestre »… tout comme quelques centaines de milliers d’adeptes de cette théorie à travers le Monde…

 

Ballot comme la condamnation officielle par Monsieur de l’acte d’Anders Breivik dont il se moqua en son temps du « sacrifice » en des termes sans ambiguïté : « Pauvre Breivik qui ne peut pas jouer à World of Warcraft depuis sa cellule. Je te souhaite de te tuer.  Tu as tué plus de Norvégiens que de musulmans dont tu prétends nous protéger des crimes. »

 

Ballot comme les témoignages des habitants de Salon-la-Tour, en Corrèze, dont aucun n’a jamais deviné l’extrême dangerosité de voisiner avec ce couple-terrible… dont le père trompait si bien son monde en saluant courtoisement ceux qu’il croisait, lorsqu’il se promenait avec chien et enfants…

 

Ballot enfin comme l’absence de « projet d’attentat précis »…

 

Ballot donc de faire prendre des vessies pour des lanternes, soit de nous repasser sempiternellement les mêmes navets chaque été… qui ne sont même plus réchauffés, mais cramés.

 

« Il court, il court, le clown

 

Le clown de l’été, mesdames,

 

Il court, il court, le clown

 

Le clown triste de la Place Beauvau »

 

 

 

Notes

 

(1) Surnom donné à la bicyclette en général et au Tour de France en particulier.

 

(2) Allusion à la célèbre série télévisée française Les Cinq Dernières Minutes, créée par Claude Loursais en 155 épisodes étalés sur trois générations. Le commissaire Antoine Bourrel et son adjoint Dupuy recherchaient les indices qui permettaient à chaque épisode de découvrir le coupable dont le nom était dévoilé après que Bourrel s’exclamait : « Bon Dieu ! Mais c’est… Bien sûr ! »… Ayant déjà fait allusion à cette série, j’en profite pour apporter la précision suivante : « Et non pas “Bon sang !”, expression que l’on ne retrouve sur aucun épisode publié, mais qui en revanche est celle utilisée dans divers pastiches de cette émission dont ceux imaginés par Gotlib dans la  Rubrique-à-brac » 

 

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Kristian Vikernes : c’était bien de l’enfumage

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Le jour même de l’arrestation de Vikernes et de sa femme nous émettions des doutes concernant la solidités des preuves contre le couple dans notre billet « Néo-nazi » interpellé : ca sent l’enfumage… Après la libération de sa femme mercredi soir (voir ici), Kristian Vikernes est sorti libre hier du commissariat de Brives car « son audition n’a mis en évidence aucune préparation de projet terroriste ». Bref, c’était du vent qui a pu servir le gouvernement en monopolisant les ondes. Exit les caillassages des flics et des secouristes lors de la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, exit les « chances pour la France » qui détroussent les victimes. Exit le train de Fromental qui déraille le même jour que celui de Brétigny à cause d’un sabotage, exit l’horreur du vote à l’assemblée nationale sur la marchandisation de l’être humain (embryon) mais focus sur le péril brun !

Un lecteur scrupuleux nous répondra que l’erreur est humaine et que la DCRI a pu se planter. Ils ont pu foncer tête baissée sans avoir correctement recoupé les informations, de l’amateurisme en d’autres termes.
Dans ce cas, pourquoi Manuel Valls quelques heures seulement après l’arrestation de Vikernes couvre ses arrières en disant qu’il n’y a pour le moment « ni cible, ni projet identifié » ? C’est un aveux ! le dossier est vide et il le sait.
Si c’est du flan et qu’il l’admet, comment justifier des arrestations abusives ? En jouant au justicier ! Défenseur de la femme et de l’orphelin face à la barbarie Néo-nazi. Dormez sur vos deux oreilles et surtout ne réfléchissez pas trop braves Français,  Manualito veille sur vous :
Il faut agir « agir avant, et non pas après » en effet « il présentait un profil particulièrement dangereux pouvant porter atteinte aux intérêts fondamentaux du pays. »

 

Histoire de ne pas rentrer totalement bredouille, Vikernes est poursuivi pour provocation à la haine raciale.

 

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Affaire Trierweler : la plainte sera examinée

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 En 2008, après 4 (longs ?!) mois de divorce, Nicolas Sarkozy se remariait avec miss botox, qui devenait ainsi première dame de France. Quitte à faire éclater un scandale, son successeur ne prend même pas cette peine ! Le mariage pour tous, oui, mais pas pour lui !

L’affaire commence le 14 mars quand Xavier Kemlin dépose une plainte relativement improbable en s’attaquant en ces termes à la pseudo première dame de France : «Je trouve scandaleux que nos impôts servent à loger, nourrir, entretenir, payer le personnel et les déplacements d’une dame avec qui nous n’avons aucun lien juridique.»

 

La plainte n’est peut être pas si improbable que cela puisque le juge d’instruction vient d’accepter de l’examiner. Afin qu’elle puisse l’être, Xavier Kemlin a été obligé d’effectuer un dépôt de 2000 euros.

 

Bien qu’Hollande n’en soit plus à un scandale près sur l’ardoise de son mandat, cette affaire lui offira difficilement une heureuse issue:

 

Soit Trierweiler n’est pas sa concubine, auquel cas la note de remboursement s’annonce sallée, tout comme la peine pour détournements de fonds publics à des fins personnelles !

 

Si au contraire elle affirme bel et bien être sa concubine, la déclaration de patrimoine de François Hollande est une belle arnaque ! Alors, dans l’hypothèse ou le candidat est condamné, cela revient légalement à l’annulation de la présidentielle et l’inéligibilité de François.
Valérie Trierweiler sera donc convoquée chez le juge d’instruction à la rentrée. Il décidera alors ou non sa mise en examen pour détournements de fonds publics.

 

« Je suis pour la transparence et pour la justice », affirmait le chef de l’état suite à l’affaire Cahuzac. Dans la même interview il réclame la liste des politiques français coupables de fraudes fiscales. Peut-être ne s’attendait-il pas à voire son nom et celui de son…, sa… (à vraie dire on ne sait toujours pas ce qu’elle est !) en tête de liste ! Eh oui, chez Hollande et Trierweiler, on ne se marie pas mais quand on ment et qu’on escroque, on fait ça ensemble, c’est beau l’amour ! Mais faisons confiance à l’(in)justice française pour étouffer rapidement l’affaire et nous servir bientôt un magnifique :

 

Ils vécurent heureux, ne se marièrent pas, et eurent beaucoup de comptes en Suisse !

 

Marie de Remoncourt pour Contre Info

 

 

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La justice passe à la Trappes !

 

Après l’arrestation de Nicolas, les dangereux opposants à la loi Taubira réagissent par la création d’une milice surentraînée et extrêmement violente : les veilleurs debout.

 

Après l’interpellation d’un musulman opposé au contrôle d’identité de son épouse intégralement voilée, la belle France black-(blanc)-beurre, soutenu par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), réagit elle aussi :

 

« Des heurts ont opposé vendredi soir entre 200 et 400 habitants du quartier aux forces de l’ordre, a-t-on appris de sources policières. (…)

 

Vendredi, vers 20h30, des habitants ont jeté des pierres en direction du commissariat et sur les fonctionnaires de police, ont relaté des sources policières (…)

 

Des abribus ont été brisés et des détritus incendiés à différents endroits du quartier, notamment près de l’hôpital privé de Trappes. Quelques fusées de feu d’artifice ont été tirées plus tard dans la nuit selon un journaliste de l’AFP présent sur place (…)

 

Le rassemblement violent fait suite à l’interpellation jeudi d’un homme qui s’était opposé au contrôle par la police de son épouse portant un voile intégral. » (Direct Matin)

 


Il faut « agir avant, et non pas après » affirmait Valls lors de l’arrestation de Kristian Vikernes ! Certainement bien trop occupé à anticiper un attentat inexistant commandité par un pseudo activiste neo-nazi, le ministre de l’intérieur ne pouvait mener de front l’agression des policiers de Trappes et la menace hitlérienne en Corrèze ! Mais voilà ! N’étant ni catholique, ni blanc, ils ne semblaient sûrement pas avoir « un profil particulièrement dangereux pouvant porter atteinte aux intérêts fondamentaux du pays. »

 

Marie de Remoncourt pour Contre-Info

 

 

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17/07/2013

Un pape, un président !

Le billet de Patrick Parment

1191700386.jpgJe ne suis pas croyant et sur le sujet je serais plutôt proche de Charles Maurras qui défendait son clocher au nom de la culture et de la civilisation européennes. Rémy de Gourmont, grand écrivain et bel esprit, allait même plus loin qui séparait le christianisme du catholicisme au motif que ce dernier était la version européenne et moderne du paganisme antique, reléguant le christianisme au rang de cette religion du désert à l’usage des bédouins. En effet, longtemps le catholicisme fut une religion de conquête propre à  l’Europe et qui ne fit jamais défaut au bras séculier du pouvoir monarchique. Quant à savoir dans cette affaire qui est Dieu, c’est, dirai-je, une question secondaire voire subsidiaire. Le catholicisme a élaboré une morale sociale qui a accompagné l’Europe dans son développement et son épanouissement jusqu’à cette date fatidique de 1870 où le contrat s’est rompu. Francs-macs et crapules diverses sont arrivés au pouvoir pour la plus grande joie du Veau d’Or qui va désormais régner sur le monde. Mais, c’est une autre historie.

L’avènement de la République marque un tournant pour l’Eglise qui va renouer avec le christianisme de ses origines et se tourner résolument vers le tiers monde. Nous ne nous attarderons pas sur le pourquoi du comment.

Reste qu’aujourd’hui, on en arrive à ce qu’un pape soutienne les immigrés clandestins qui débarquent par vagues successives sur la petite île de Lampédusa (Italie) sans que l’Europe ne bouge le petit doigt. Et, ce qui ne manque pas de sel, ce même pape soutient de surcroît des populations musulmanes. Encore un effort, et l’Eglise fêtera le ramadan à l’image d’un Delanoë – mais peut-être pas pour les mêmes raisons ! On comprend mieux pourquoi les églises sont vides.

******

sarkozy-bling.jpgAutre sujet du jour, Sarkozy. Les socialistes semblent bien avoir perdu la main en matière de magouilles politiques. Ils viennent de commettre une grossière erreur en s’en prenant à Sarkozy et en exhumant un certain nombre d’affaires – Bettencourt, Tapie – ou en magouillant pour faire retoquer les comptes de sa campagne 2012. Pour la plus grande joie de l’idiot utile Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel. Debré déteste Sarko par aveuglement chiraquien.

Ce n’est pas très malin de la part des socialistes d’avoir réveillé la bête politique dans la mesure où Sarko ne demandait rien, jouait désormais dans sa petite cour mondialisée et bling bling, laissant Copé-Fillon s’empeigner pour la plus grande joie des socialistes et de Marine Le Pen, leur allié objectif. Il n’y avait donc rien de spécial à faire qu’à observer et éventuellement engranger les dividendes.

Malheureusement, les socialistes vont de conneries en conneries et ne peuvent s’empêcher de revenir à des considérations idéologiques au mépris des réalités. Hollande n’est-il pas un parfait valet aux ordres des maîtres de la finance mondiale. Mais, leur haine de tout ce qui n’est pas eux (je ne dis pas socialiste) les conduit à commettre des erreurs, à l’image de la mère Taubira, sinistre garde des Sceaux, qui n’a rien trouvé de mieux que de coller dans la rue une population jeune et droitière peu habituée à défiler. Et, c’est ainsi que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, saisit par la trouille, a transformé la police républicaine en police politique qui embastille des militants pour délit d’opinion. Il y a longtemps qu’on n’avait pas vu ça. M. Valls montre ainsi son vrai visage : celui d'un sectaire de basse espèce.

En réveillant Sarkozy, les socialistes sont en train de tuer la guéguerre picrocholine que se livrent le couple frénétique Copé-Fillon. On peut faire confiance à Sarko pour ressortir la machine à claques.

Hollande est très loin du savoir faire mitterrandien et il est en train de se prendre les pieds dans le tapis. Tout ça finira mal sous nos regards amusés.

 

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Hollande la honte a descendu les Champs-Elysée sous les huées et les sifflets des Parisiens...

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Coup de maître du Printemps français dans le ciel au moment du défilé.

HOLLANDE DEMISSION !

Nous étions des milliers, des dizaines de milliers peut être, ce matin sur toute la longueur des Champs-Elysée à attendre que Hollande la honte s'engage sur la plus belle avenue du monde. Tout à coup, les sifflements commencent à retentir, de plus en plus forts, de plus en plus stridents. Puis, les slogans se font entendre : "HOLLANDE DEMISSION !", "HOLLANDE DICTATEUR !", ou encore "LIBEREZ ESTEBAN !"... Tel un fugitif essayant d'échapper à la collère de son peuple, Hollande la honte, entouré de plusieurs rangées de gardes républicains à cheval, alla regagner la tribune "présidentielle"... Pitoyable personnage, pauvre fête nationale...

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Ha ! J'allais oublier les flics : ils ne savaient pas où donner de la tête... Trop drôle. 

Les péroraisons journalistiques ne suffisent plus à étouffer les cris de la révolte populaire tout au long du cortège... 

 

Pharmaciennes et pharmaciens désormais visés. L'alternative est pourtant possible.

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Cet éditorial peut être considéré – malheureusement - comme la suite d'autres articles publiés récemment sur Voxnr. Ainsi, "Récession" (1), "L'été sera chaud" (2), "Les retraités, eux aussi, vont être plumés" (3) ainsi que, pour prendre un dernier exemple, très récent "Et ça continue, encore et encore …" (4).

J'avais développé un point de vue dans le cadre du dernier article rédigé:

"On a, et bien à tort, l'idée qu'une révolution est nécessairement ponctuelle et soudaine. Un autre type de révolution, dans la quiétude cette fois ci, donc plus insidieuse, passe par la succession de réformes minimes, qui permettent de parvenir au même résultat qu'une révolution brutale."

L'article que j'ai lu dans la version papier du journal Les échos confirme mon analyse.

Avant de développer mon point de vue, je souhaiterais à titre d'introduction, revenir à un article bien antérieur intitulé "Souhaitez vous vraiment que la France connaisse le miracle économique allemand ?" (5) et publié sur Voxnr le 1er février 2013. J'y montrais alors que ce pseudo-miracle entraînait une catastrophe sociale majeure en Allemagne. Mais aussi que ces lois imposant un deficit social, n'étaient pas le fait d'un gouvernement de droite mais bien du gouvernement Schröder labellisé Spd.

Sachant la période estivale et donc la quiétude dont il peut bénéficier, le gouvernement Ayrault détricote progressivement et rapidement le tissu social français. C'est désormais le monopole des pharmacies qui est menacé en matière de distribution de médicaments. Rappelons que nos pharmaciens sont des petits et les hypermarchés, des multinationales. Les petits commerçants sont d'autant plus importants qu'ils contribuent à structurer les quartiers mais aussi à humaniser les échanges. Si on ne dialogue pas lorsqu'on prend sa viande sous cellophane au supermarché, on peut très facilement papoter avec les autres clients dans une boucherie. Voilà qui favorise le terroir et construit le tissu social.

Dans les faits, l'autorité de la concurrence a publié mercredi 10 juillet un rapport concernant les prix pratiqués par les pharmaciens sur les produits d'automédication. Bien entendu, les Français risquent d'approuver la démarche au motif de paiements moins onéreux. Mais n'avons nous pas fait la même erreur avec nos différentes industries en raison de l'apologie de la concurrence. C'est ainsi que nous avons perdu textile, chantier naval, électroménager, ameublement, sidérurgie... En conséquence, si la baisse des prix est, de prime abord séduisante, elle se montre aussi catastrophique pour nous tous à long terme. On ne viendra pas me répondre que les politiciens libéraux ne savaient pas les conséquences à long terme en initiant des politiques libérales, durant les années 70, qui acceptent la concurrence avec des pays que l'on ne peut économiquement combattre, au motif de leurs faibles prestations sociales et salaires.

L'automédication via des renseignements cueillis sur internet va faire des ravages: on ne s'improvise ni médecin, ni pharmacien... De même, les médicaments, en France prescrits uniquement sur ordonnance, sont disponibles désormais sur internet, notamment sur des sites asiatiques.

Les libéraux, appelons donc les ainsi puisqu'ils ne sont ni de droite, ni de gauche, jouent la carte des individualités et des petits groupes contre l'intérêt général et le Peuple dans sa totalité. Si nous avions continué à acheter au même prix notre textile plutôt que de s'en aller quérir des produits asiatiques moins onéreux, nous aurions encore toute notre industrie textile. Et c'est bien sur vrai pour toute les industries.

Il n'est pas trop tard pour prôner un protectionnisme intelligent pratiqué à l'échelle européenne face à une guerre économique que nous sommes en train de perdre.

Engageons nous !

 Alain Rebours

Notes :

(1) Récession ! http://www.voxnr.com/cc/politique/EFZFpluAulZZcdqjck.shtml

(2) L'été sera chaud http://www.voxnr.com/cc/politique/EFZFFukkAytyEKtdIw.shtml

(3) Les retraités, eux aussi, vont être plumés http://www.voxnr.com/cc/politique/EFZkElZVEpJswTeDJk.shtml

(4) "Et ça continue, encore et encore ..." http://www.voxnr.com/cc/politique/EFZFZFVAyuRfMvlHEr.shtml

(5) Souhaitez vous vraiment que la France connaisse le miracle économique allemand ? http://www.voxnr.com/cc/politique/EFVAZuVuEuPiEsKCLl.shtml

 

 

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Non, Esteban n’est pas un « paumé »

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Après la mort de Clément Méric, la gauche a hurlé partout qu’Esteban et ses camarades Samuel, Alexandre et Stéphane n’étaient que d’ignobles brutes néo-nazies. Aujourd’hui, la droite condescendante et victimaire tente de se récupérer un martyr en le décrivant comme un paumé, un innocent « malgré lui ».

Alors, et en réponse à l’article de Didier Bourjon paru sur Boulevard Voltaire le 11 juillet, je tiens à affirmer que non, Esteban n’est pas un « paumé », et que non, je ne suis pas le point de fixation de groupuscules « sombrement perdus ».

Esteban, à 20 ans, travaillait dans la sécurité-incendie, avait des responsabilités, avait emménagé avec sa petite amie, quand bien des garçons de son âge oscillent entre le chichon, les jeux de rôles en ligne, les sorties en boîtes et une vie étudiante interminable, toujours sponsorisée par papa et maman. On a dit qu’il était skin, on a dit qu’il était sympathisant de Troisième voie : peut-être. Cela n’en fait pas un paumé, bien au contraire. Être skin, et surtout adhérer aux idées que j’ai défendues à Troisième voie, et que je défendrai ailleurs, c’est affirmer deux choses : la fierté d’être travailleur, et la fierté d’être Français.

Avoir des idées et les assumer, ça ne fait pas de vous un paumé, ça fait de vous un homme, un homme tel que notre nation était encore capable d’en produire il n’y a pas si longtemps. Un homme capable de se défendre quand on l’agresse, un homme capable de résister moralement à un système qu’il juge mauvais, un homme capable de dire non haut et fort quand d’autres baissent les yeux dans la honte ou la peur.

Esteban est infiniment moins paumé que ces crétins déracinés et déculturés qui encombrent les castings de télé-réalité.

Esteban est infiniment moins paumé que les traders qui spéculent sous coke sur des produits dérivés dont ils ignorent la structure financière.

Esteban est infiniment moins paumé qu’un homo qui veut avoir plein d’enfants.

Esteban est infiniment moins paumé qu’un ministre de l’Intérieur qui parle d’assassinat pour un cas de légitime défense, infiniment moins paumé qu’un Premier ministre qui demande une minute de silence pour un agresseur et se rassied dans le ridicule, infiniment moins paumé qu’un président qui confond Chinois et Japonais, et prononce un décret de dissolution contre des associations déjà dissoutes.

Esteban est infiniment moins paumé que les quelques punks à chiens qui s’inventent une guerre antifasciste en 2013.

Enfin, et surtout, Esteban est infiniment moins paumé que tous les petits éditorialistes de « droite » qui prétendent le défendre sans se donner la peine de le comprendre.

Tous ceux-là, je leur demande de se taire et, humblement, de relayer cette page de soutien : http://www.facebook.com/SoutenonsEstebanOfficiel2

 Serge Ayoub

Réflexions sur les gens bien élevés. Contribution à une problématique développée par Alain de Benoist. (1)

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Alain de Benoist poursuit son chemin, entamé voici plus d'un demi-siècle. Il n' a pas eu les honneurs officiels dont vient de bénéficier Caroline Fourest (2) et ne les aura très probablement jamais. Ainsi en est-il aussi pour d'autres penseurs, situés cette fois ci à l'autre extrémité du segment politique. C'est ainsi que se voit confirmée la thèse justement posée par Alain de Benoist, opérant une distinction entre centre et périphérie, nouveau référentiel de la sphère politique française: dès lors où l'on est de la périphérie, on se trouve confronté au Système qui agit, comme il est intelligent de le faire, en imposant le silence: d'Alain de Benoist, il n'est jamais question alors que de Bhl presque toujours. J'en viens donc tout naturellement à remercier Frédéric Taddéi pour avoir, à de multiples reprises, dans son émission de télévision, invité Alain de Benoist, penseur malheureusement méconnu de la plupart des Français.

C'est une certaine peur qui me conduit à écrire cet article. Peur que la pensée d'Alain de Benoist puisse faire l'objet d'un contresens, comme cela fut aussi le cas pour Nietzsche (3) , les deux hommes ayant d'ailleurs, de très nombreux points communs.

Nietzsche fut au demeurant bien conscient du danger, lui qui écrivit que c'était bien dommage que ce qui était fort était bien souvent aussi, ce qui était bête et méchant, ce qu'il regrettait. Nul autre qu'Alain de Benoist n'a autant insisté sur le fait que les militants se devaient d'être particulièrement instruits. Les livres de ce penseur ont constitué et constituent encore, un nécessaire réarmement intellectuel pour la mouvance. Il est une revue connue, qui mérite lecture régulière, ayant pour nom Réfléchir et Agir (4). Et non Agir puis Réfléchir. Ce que beaucoup n'ont toujours pas compris... On sait depuis fort longtemps que le pouvoir tombe toujours dans les mains de ceux qui disposent du savoir et de l'information. Et si depuis de nombreuses décennies, nous n'avons toujours pas le pouvoir, ce n'est pas faute de ne pas avoir de mains...

Quant aux gens bien élevés, n'en doutons pas, Alain de Benoist en fait partie. Moi aussi d'ailleurs, le label «Vieille France» m'ayant dès le plus jeune âge été transmis. Ce n'est pas cette fois avec Nietzsche que la comparaison se doit d'être faite mais plutôt aux nationaux-révolutionnaires allemands des années 20. C'est ainsi que Stefan Breuer, dans un très bon livre intitulé, Anatomie de la révolution conservatrice (5), leur consacre un chapitre en étudiant leurs origines sociales: « Des bourgeois en peau de lion ». Et Ernst Jünger d'être le premier d'entre eux et peut être bien le plus représentatif. Thomas Mann (6) lui même, très réservé quant à la république de Weimar, écrira dans le cadre de ses « considérations d'un apolitique » un chapitre intitulé « bourgeoisisme et antibourgeoisisme ».

Prendre le bourgeois comme ennemi public numéro un, pourquoi pas ? Mais encore faudrait-il commencer par le définir. Dans un registre similaire, Wittgenstein faisait remarquer que les discussions entre athées et croyants ne pouvaient être que stériles tant qu'au préalable, on eût commencé par définir le terme de Dieu.

La seule erreur qu'a commise Alain de Benoist à mon très humble avis – quittons absolument le monde égalitaire des bisounours, facette majeure du Système, postulant l'égalité des hommes, Alain de Benoist étant objectivement très supérieur à moi – c'est d'avoir utilisé le terme de contre-révolutionnaire pour qualifier le manifestant standard de la manif pour tous. Le terme idoine à mon goût, étant celui de conservateur, dont Thierry Maulnier a écrit que c'était un mot qui commençait bien mal... Ce fut surtout le monde de la France des « gras du bide et lourds du cul », nullement descendants des frères De la Rochejaquelein.

D'ailleurs, la manif pour tous fut, surtout de par ses conséquences, une gigantesque courroie de transmission de l'Ump.
 
Philippe Delbauvre

 Notes :

(1) http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EFZFllpFlFfNfDZNqL.shtml
(2) promu(e ?) chevalier des arts et des lettres: m'a donné l'envie de faire un c.a.p de chaudronnerie...
(3) Dossier à venir concernant le penseur suisse, j'y travaille depuis plusieurs semaines.
(4) http://www.reflechiretagir.com/ Disponible aussi sur Librad: http://www.librad.com/libfr/RVRA/Reflechir+&+Agir.html
(5) Broché: 260 pages, Editeur : Maison des Sciences de l'Homme.
(6) Broché: 480 pages, Editeur : Grasset; Édition : Nouv. éd (18 septembre 2002)

 

 

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Le nouveau numéro du magazine "Terre et peuple" est sorti...

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Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRIVAROL N° 3102 du 12 juillet 2013

 

Robert SPIELER.

 

 

NOUS avons pu voir, il y a quelques jours, une étonnante scène de théâtre sur France 2, avec deux acteurs, qui sont, reconnaissons-le, talentueux.

Le premier, Bernard Tapie, qui pratiquait des mimiques dignes d’un grand acteur (il est, au demeurant un très bon comédien qui a joué dans une pièce de théâtre), le second, le journaliste David Pujadas, qui ne se laissait pas impressionner et répliquait vertement aux agressions verbales de Tapie (« Pujadas, vous vous foutez de ma gueule ? »), qui cherchait à l’intimider. Le sujet du débat était bien entendu l’affaire Tapie, l’éventuelle remise en cause de l’arbitrage, les connections politiques de cet accord, etc. Tapie affirma tout de go : « Je suis la victime d’un complot », ce que rigoureusement personne ne croit.

 

ÉTONNANT BERNARD TAPIE

 

Bernard Tapie avait été placé en garde à vue et retenu 96 heures à l’hôpital Hôtel-Dieu. Cette salle, appelée salle Cusco, est réservée aux gardés à vue nécessitant des soins médicaux. Selon BFM TV, Bernard Tapie aurait été logé dans une pièce de « 9 mètres carrés, sans fenêtre, pourvue juste d’un vasistas et de toilettes ». La chambre aurait été, en termes de “vétusté” digne des geôles des années 1950, selon l’un des avocats. Aucun traitement de faveur n’a donc été accordé à Bernard Tapie. Selon BFM TV, il aurait été entendu en train de hurler dans les couloirs de cet hôpital. La raison de ces hurlements ? La mauvaise qualité des repas fournis. Bernard Tapie aurait été sans cesse interrogé du lundi 24 au vendredi 28 juin par la police. Des auditions même nocturnes puisqu’elles ont duré jusqu’à 1h30 du matin lors de la première journée d’audition. Les médecins ont ensuite ordonné que les interrogatoires se terminent à 20h30. Il y avait de quoi épuiser un homme âgé tout de même de 70 ans, mais Tapie s’en est apparemment bien remis. L’habitude d’être en prison, sans doute…

Tapie ne doute de rien. Sa fille chante ou en tout cas prétend chanter. Comme le fit son père, dans les années soixante, qui édita un disque. Elle a participé à l’émission musicale « The Voice » avec évidemment l’objectif, en cas de victoire, d’obtenir un sésame pour la célébrité. Bernard Tapie, qui a certes des défauts mais est un bon père, n’y est pas allé par quatre chemins. Il fallait que sa fille gagnât, et il a usé des méthodes ad hoc pour la faire gagner. Le journaliste Thomas Legrand raconte une anecdote “signifiante” sur le personnage. Bernard Tapie n’aurait pas hésité à

téléphoner à des journalistes vedettes « en quête d’une combine ». Et il n’y serait pas allé par quatre chemins, leur lâchant tout simplement : « Dis donc, t’aurais pas un plan pour faire gagner ma fille ? »

Bernard Legrand, qui connaît bien Bernard Tapie pour avoir longtemps couvert ses « activités économiques, sportives ou politiques » estime que l’anecdote illustre la façon de penser de l’ancien homme d’affaires : « Bernard Tapie pense que dans la vie, tout peut être obtenu par séduction, menace, argent ou les trois à la fois. Tout s’achète, tout se truque, tout se négocie. » Hélas, la chevauchée de Sophie Tapie s’est arrêtée dès les premiers directs. Mais ne vous inquiétez pas pour elle. Elle a décroché la première de Johnny Halliday, aux arènes de Nîmes, le 27 juin. Merci qui ? Merci papa !

 

 

“NICOLAS EST LE PREMIER PRISONNIER POLITIQUE DEPUIS CINQUANTE ANS”

 

A quel signe détecte-t-on que les temps changent, et que la tyrannie socialiste et gauchiste va s’effondrer bientôt ? Le philosophe marxiste italien Gramsci disait que la prise du pouvoir politique passait par la prise du pouvoir culturel. Il avait parfaitement raison. Depuis près de 50 ans, la gauche domine la culture, les media, l’éducation, la justice, bref, l’air du temps. De Gaulle, qui verrouillait l’information (rappelons-nous qu’Alain Peyrefitte était le ministre de l’Information et que le journal télévisé était totalement encadré) se souciait comme d’une guigne des émissions culturelles. Du coup, une (excellente) série, Jacquou le croquant, fit les beaux jours de la télévision. Ni vu, ni connu, les auteurs de cette série développèrent dans leur scénario les thèses de la lutte des classes et contribuèrent sans doute à l’émergence de Mai-68. Puis, la Droite se coucha, encore et encore, reprenant les thèses de la gauche, s’excusant tant et plus d’être de droite. On connaît l’histoire. Cela dura des décennies. L’éditorial étonnant d’Yves de Kerdrel dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles, qui n’a pas la réputation d’être d’« extrême droite » me paraît tout à fait significatif de ce renversement réjouissant des valeurs dominantes. Il relève que Nicolas est le premier « prisonnier politique » depuis cinquante ans, le premier depuis les événements d’Algérie, et il ajoute : « Mais quelle est donc cette justice qui met au cachot un jeune usant du droit constitutionnel de manifester, et qui dans le même temps vient de relaxer dix-neuf voyous qui ont attaqué en mars une rame de RER. Cette justice politique fait peur ». Et il ajoute, lisez bien : « Elle fait écho aux pages les plus terribles de l’histoire ». Eh bien, les amis, ceci est bien envoyé ! Mais ce n’est pas fini. La conclusion de l’article d’Yves de Kerdrel est excellente : « Cette incarcération montre ce que de grands auteurs, de Suétone jusqu’à Alain en passant par Montesquieu, nous ont enseigné : un gouvernement qui se réfugie dans la violence est un gouvernement en perdition. » Le philosophe Vladimir Jankélévitch écrivait : « La violence n’est rien d’autre qu’une force faible ». Quant à Lacordaire, il disait : « L’injustice appelle l’injustice et la violence engendre la violence ». Je conclurai par cette conclusion que Voltaire donnait à certaines de ses lettres : « Écrasons l’Infâme ». Oui, écrasons l’Infâme ! Et j’ajouterai ces propos de Denis Tillinac, écrivain qui fut très proche de Chirac, qui monte en ligne contre les lâches et les minables de son camp : « La défense de Nicolas Bernard-Busse doit être pour les élus positionnés à droite un impératif catégorique. Ceux qui traînent les pieds ou haussent les épaules, il faut les mettre au rancart. » Bravo !

Heureusement Nicolas a été libéré mardi soir à l’issue de son procès en appel où il a été condamné à une amende mais non plus à une peine de prison. Ouf !

 

 

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LES OFFICIERS DE LA GENDARMERIE NATIONALE, FORMÉS PAR LA LICRA

 

Les 125 officiers de la promotion Colonel Henry ont subi une formation, histoire de mieux connaître le fléau du racisme et de l’antisémitisme. C’est la Licra, herself (elle-même), qui s’est chargée de cette formation. Après la présentation de la Licra, en sa gloire, de ses multiples actions, les jeunes officiers ont eu droit à une vidéo de propagande, sans doute passionnante, réalisée à l’occasion de la signature de la convention entre la Licra Bordeaux et Gironde, et la Gendarmerie. Les officiers ont subi un véritable drill : il fallait absolument qu’ils comprissent l’importance de l’accueil des victimes d’actes ou de discriminations à caractère raciste et (surtout) antisémite. Le préfet Régis Guyot, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a eu des accents émouvants, appelant la Licra à une « mutualisation des compétences et des efforts afin de mieux combattre le fléau raciste et (surtout) antisémite ». En d’autres termes : « Vous dénoncez, et nous, on les met au trou ».

 

 

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12/07/2013

Ich bin ein JNR

Par Hannibal

 

 

Rivarol N° 3101 du 5 juillet 2013

 

John Kennedy, président nocif et minable, a pourtant laissé un souvenir, une phrase de quatre mots : « Ich bin ein Berliner ». Il n’était pas plus Berlinois que vous et moi, mais, face à la menace principale de l’époque, le totalitarisme soviétique, il s’était solidarisé avec les plus directement menacés. Suivant ce principe, nous devons dire aujourd’hui : « Ich bin ein JNR ». J’avoue mal connaître leur doctrine et leur personnalité (on ne connaît pas non plus tous les Berlinois), mais je m’en fiche, ils sont en première ligne, désignés, dénoncés, attaqués par la barbarie arc-en-ciel, le

totalitarisme mondialiste, et il faut les défendre, comme on défend son frère.

 

Arc-en-ciel : voyez le ramdam qu’ils font sur Mandela, ce vieillard qui rejoint dans l’acharnement thérapeutique Tito, Franco et Sharon, voyez comme Obama fleurit son apothéose en même temps qu’il applaudit la décision de la cour suprême des Etats-Unis invalidant la définition traditionnelle du mariage : les sept couleurs de la diversité raciale sont aussi celles de la diversité des orientations sexuelles, des genres, les sept couleurs de l’humanité “libérée” de la nature et de l’histoire, les sept couleurs aussi du Rainbow Warrior. Le mondialisme, en bon escroc, utilise tout ce qui est progressiste et sympathique au grand nombre. Il établit ainsi une synergie des subversions. Obama, qui a lu les bons auteurs trotskistes, sait que la révolution se fait aujourd’hui par les minorités : il pousse en même temps au mariage gay, au printemps arabe et à l’affirmative action. L’extrême droite, bien avant Camus et consorts, a discerné la politique de substitution des populations qu’on désigne aujourd’hui par le nom de « grand remplacement », mais je préfère aussi depuis longtemps le terme de « révolution des bernard-l’hermite », car l’invasion n’est qu’un des éléments d’une révolution plus vaste. Le remplacement des peuples s’accompagne d’un remplacement des civilisations. La confrérie de l’arc-en-ciel a aujourd’hui pour terre d’élection l’Amérique, il flotte sur la Maison-Blanche comme le drapeau rouge flottait jadis sur le Kremlin, et il faut en tirer les conséquences stratégiques.

 

Ce totalitarisme, l’espion Snowden le confirme, repose en partie sur un système d’espionnage beaucoup plus fin et performant que ne l’étaient les pauvres machineries de Big Brother. Mais il repose surtout sur l’assentiment de la société occidentale. C’est la dictature la plus heureuse qui soit, où chacun, ayant intériorisé les valeurs du tyran, se fait spontanément flic et juge à son service, c’est le totalitarisme participatif avancé. Notre vie publique est devenue un jeu de rôle très simple entre les Gentils et les Méchants. Les Gentils sont arc-en-ciel, les méchants sont noirs, et les méchants des méchants sont JNR. Ce jeu de rôle, ce théâtre moral, ce cinéma à thèse, cette propagande tétée par ceux qui en sont victimes, cette dialectique à deux balles, nous venons d’en voir un exemple sublime avec l’affaire Méric. Il faut l’analyser. Au premier juillet, on ignore ce qui s’est passé exactement, mais ce n’est pas grave : le récit qui en a été fait suffit à nous éclairer.

 

Le 5 juin dernier, le blog du Parti de gauche annonce la mort cérébrale d’un garçon de 18 ans, Clément Méric, dans une rixe. Peu après, on apprend, par l’ensemble des media, qu’à la suite d’une vente de vêtements, trois amis et lui ont été agressés par des “skinheads” qui les ont attendus « avec des renforts ». Clément « a été frappé par l’un des skins qui avait un poing américain et a chuté sur la chaussée en heurtant un plot au passage ». Il est vite précisé que Méric militait dans un syndicat et chez les “Antifas” : la rixe est immédiatement interprétée comme l’agression des gentils militants d’extrême gauche par des méchants militants d’extrême droite.

 

La presse ne sera pas uniformément lamentable. On trouve dans Tribune juive, Arrêt sur image, Le Nouvel Observateur, Causeur.fr , Fdesouche et même Le Monde un certain esprit critique. Mais dans l’ensemble, les rôles sont distribués conformément aux catégories mentales de l’extrême gauche.

Elles sont définies par Romain, militant antifa : « Si les gens ils pensent que nier la Shoah, les chambres à gaz ou qu’être antisémite ou islamophobe, c’est pareil que d’être pour l’égalité entre tous, d’être pour la justice sociale, bah alors c’est grave pour eux ». Autrement dit, ce n’est pas un acte qu’on juge, ce qu’on est, ce qu’on pense. Avant même que la lumière fût, le noir est méchant et l’arc-en-ciel est gentil. Telle est aussi l’opinion de Daniel Schneidermann : « ce n’est pas en qualité d’étudiant, que Clément Méric a été frappé. Militant d’extrême-gauche ? Attention à ne pas créer une fausse symétrie avec l’extrême-droite, renvoyant ainsi dos à dos agresseurs et agressés. »

Pourtant le patron d’Arrêt sur image invite à la prudence en attendant les résultats de l’enquête : mais, parce qu’il refuse toute « fausse symétrie », il a, contrairement à ses conseils, distribué les rôles d’agresseur et d’agressé. Il conclut cependant avec justesse : « Choisir ses mots, c’est choisir son camp. » Ses mots et ses images, par là son récit. C’est ce qu’a fait l’appareil médiatico-politique français.

 

Pour le montrer, commençons par les gentils. Le portrait d’un adolescent mignon et joufflu (« un visage de poupon ») a été répandu. Un « jeune homme plein de vie, qui aimait la musique et avait la vie devant lui ». « Un élève modèle tué pour ses idées » Un intellectuel, mention très bien au bac S, sciences-po, pas un bagarreur, soixante kilos tout mouillé, végétaliste. Pour finir, Clément se remettait d’une leucémie. C’est important. Malik Oussekine était sous dialyse. Cela pose en victime. On ne se demande pas ce que des gringalets malades viennent faire dans des bastons, on s’en sert comme de circonstance aggravante pour ceux qui les ont tués.

 

Les méchants sont donc peints lâches et brutaux. « L’homme faisait un mètre quatre-vingt-dix. Un de ses collègues avait un teeshirt FN ». Les agresseurs ont “encerclé” Clément et ses amis. « La victime a été violemment frappée par plusieurs skinheads ». “Lynchée”. « Tabassée à mort ». Ou, variante maligne (Ayrault), « brutalisée jusqu’à la mort ». C’était intentionnel, Mohamed Slimani, de l’action antifasciste Paris banlieue précise : « c’est une embuscade, un meurtre politique : les skins les ont reconnus, attendus à la sortie du magasin et les ont agressés ». Le « poing américain », vu par les amis de Méric, est là pour corroborer cette intention. Le drame s’écrit ainsi : violence préméditée versus victime surprise.

 

A Sciences po, des condisciples de Clément manifestent en sa mémoire. Une étudiante invite la police à faire vite, mais un lapsus dans l’Express produit l’inter suivant : « J’espère que la politique fera rapidement son travail ». Elle va le faire. Les politiques unanimes condamnent les « agresseurs » dans les termes les plus vifs. Un acte ignoble (Hidalgo), triste et révoltant (Raffarin), une agression barbare (Copé), un crime odieux qui témoigne d’une barbarie (Fillon). Marine Le Pen condamne ces « actes inadmissibles et insupportables » et « s’associe à la peine de ceux qui ont milité avec lui. » François Hollande « condamne fermement », Manuel Valls discerne tout de suite le « caractère politique » d’une « violence qui porte la marque de l’extrême droite ».

 

Ce caractère politique est exploité. Pierre Bergé, il n’est pas le seul, un ministre fera de même, lie l’extrême droite meurtrière à la manif pour tous qui aurait « libéré la parole ». Sans aller jusque là, Eva Joly estime : « Ceux qui mettent un signe “égal” entre l’extrême droite et le Front de Gauche doivent maintenant se taire. Et Caroline Fourest : « Nous allons vers un risque de radicalisation de l’extrême droite à la Anders Brevik. »

 

Si la rhétorique des media modernes interdit en général tout effet de manche et toute hausse de ton (le gentil se signale par son calme et son sourire), la réaction à “l’inacceptable” autorise une certaine emphase, le pathos antifasciste. Parfois, celui-ci prend le style de comices agricoles autour d’un jeune cadavre. Ainsi Faouzi Lamdaoui, conseiller de François Hollande pour la diversité affirme-t-il que « l’hydre fasciste essaime et multiplie ses têtes ». D’autres, comme Christine Taubira sur tweeter, cherchent à toucher l’affect de manière plus intime : « Clément, toute la vie devant soi. Puis l’effroi. D’avoir croisé haine et barbarie. Nos coeurs brûlent. » Yves Pozzo di Borgo, qui a pourtant la peau dure d’un vieux crocodile sénateur UDI, choisit de pleurer simplement.

 

Mais, quel qu’en soit le ton, cette rhétorique républicaine tend à un châtiment politique. Jean-Pierre Bel, président socialiste du sénat, appelle solennellement à punir les « crimes qui meurtrissent notre République », à se mobiliser contre « une idéologie qui constitue un véritable danger contre notre démocratie ». D’autres, en mode plus cool, tweetent : « Penser très fort à Clément, à sa famille, à ses amis. Se rappeler contre qui et pourquoi se battre. » Et cet autre : MJS : « Effroi et peine ce soir. Plus que jamais, demandons la dissolution des groupuscules d’extrême droite. » Jean-Marc Ayrault est à l’écoute : il engagera immédiatement la procédure pour les « tailler en pièces de façon démocratique ».

 

Manuel Valls l’a beaucoup aidé. Se fondant sur les accusations portées par les antifas qui affirmaient l’intention de tuer chez les « agresseurs d’extrême droite », il a parlé “d’assassinat”. De meurtre avec préméditation, donc. Un mot surprenant, certains témoignages établissant une rixe inopinée. Dans la foulée, dès le 8 juin, le procureur de la république de Paris, François Demolins, vient d’apporter de l’eau au moulin du ministre en ouvrant une instruction « pour homicide volontaire » contre Esteban Morillo, le principal suspect. Il avalise ainsi l’accusation portée par les antifas, et il ajoute : Méric aurait été frappé d’une « multiplicité » de coups, ce qui suggère, tous les dictionnaires en tombent d’accord, l’idée d’un grand nombre : voilà encore avalisée l’accusation contenue dans les mots « lynché, tabassé à mort ». Le procureur fait aussi état des « premières conclusions de l’autopsie », qui établiraient que la mort de Méric n’a pas été entraînée par un choc sur un plot lors de sa chute, mais par les coups portés à la face. Cela élimine l’accident, suppose l’extrême violence des coups et peut-être l’usage d’un poing américain, ce que l’information pour homicide volontaire suggère fortement : là aussi, la thèse d’extrême gauche, soutenue par le ministre, est nourrie par le procureur, à travers quelques mots apparemment neutres.

 

Le juge d’instruction ne va pas retenir l’intentionnalité, parce que lui tient compte des témoignages recueillis, notamment celui d’un vigile et du patron de Troisième Voie, Serge Ayoub. Manuel Valls sent-il qu’il est allé trop loin ? Il parle ensuite, en pleine contradiction avec lui-même, d’une « rencontre fortuite ». Mais l’affaire n’en semble pas moins pliée, aucun gauchiste n’a été mis en garde à vue, les crachats sont sélectifs.

L’établissement français, avec ses mots et ses images, a choisi son camp.

 

Or tout ce récit est au moins fortement contestable. Pour les faits, on le sait depuis le six juin par le témoignage des vigiles, celui de Serge Ayoub et peut-être par une vidéo. Pour les protagonistes, depuis bien plus longtemps. On sait par exemple qui sont les antifas et comment ils procèdent. D’après un membre interviewé anonymement par le Courrier Picard, ils laissent « le moins de chances possible d’exprimer leurs idées », les « empêchent d’avoir accès à des salles », ils « s’interposent physiquement ». Le site du collectif antifas Paris-banlieue comporte un “flyer” sur lequel un antifas flanque un coup de poing à un skinhead en guise de combat démocratique. Un autre raconte ses

descentes dans une cité habitée par les skins en Allemagne : « Il faisait nuit. Nous étions une centaine. Ils ont allumé un rétroprojecteur géant sur un immeuble de skins et un mec y a écrit : « Go antifa ». D’un coup, cris, hourras… C’était super fort. » On connaît aussi leurs actions contre la manif pour tous, leurs slogans, « pas de quartier pour les fachos », « une rafale », etc… On connaît leurs agressions, leurs exactions, leur brutalité. Au point que même l’administration que

dirige Manuel Valls les craint. Les « manifestations calmes et dignes » à la mémoire de Clément Méric tournent au vinaigre. Après un défilé près de l’Opéra auquel participaient le NPA, le Parti de Gauche, les anarchistes, l’Unef, la CGT, Attac, SOS homophobie et des antifas, de nombreuses vitrines ayant été brisées, et un immeuble où résident des partisans de la Manif pour tous dégradé, un préfet craint qu’on ne voie le retour des « black blocks », violents militants d’extrême gauche encagoulés et vêtus de noir. Plus grave, sur un site proche de l’action antifas Paris Banlieue figure une liste de photos de militants d’extrême-droite, dont Esteban Morillo, avec la mention, à la date du deux décembre 2012 : « besoin d’identification, please ». Si préméditation il y avait quelque part, c’est du côté de Méric et de ses amis. Et tout laisse à penser qu’ils ont attendu les fafs qui tentaient d’échapper à la bagarre.

 

Et Méric lui-même ? Outre ses engagements proprement politiques, il a fréquenté le kop Bauer des supporters du Red star, et, selon une information fournie par le gratuit 20 Minutes, en tant que membre d’Action antifasciste Paris Banlieue, il était connu des services spécialisés pour appartenir à un groupe de militants d’extrême gauche qui recherchaient la confrontation avec l’extrême droite, les JNR en particulier. Le jour de la rixe, d’après le vigile de la vente, « il voulait vraiment en découdre ». Il disait « Les fafs ne méritent pas de vivre ». Plus grave, l’agence Line Press le montre lors d’une perturbation de la manif pour tous. Il se trouve là en tant qu’agresseur, mais profite du service d’ordre de la manif pour se protéger de la police puis repasse de l’autre côté en jouant de sa bonne bouille d’adolescent. Un examen à la loupe de sa grosse chevalière éclaire ses intentions successives : tantôt il la porte chaton en avant, sur l’index, comme arme, tantôt il la retourne au creux de sa paume pour la cacher. Il a donc le double visage d’un agitateur de rue déjà roué : docteur Poupon et mister Antifa.

 

Bien que l’enquête se poursuivît et que l’on n’en sût pas plus, le sentiment majoritaire sur cette affaire était fixé jusqu’au 25 juin, où RTL fit les révélations suivantes : une vidéo de surveillance de la RATP, en possession de la police dès le six juin, aurait capté des images de la bagarre. Elle montrerait Esteban se battant contre deux adversaires, Clément se précipitant sur lui, dans le dos, « semble-t-il pour lui assener un coup », et le skinhead se retournant et le frappant du poing au visage. « L’image ne permet pas de dire de façon formelle si Esteban Morillo donne un deuxième coup, ni s’il a ou non un poing américain. » L’identité du meurtrier est en tous cas confirmée, tout comme l’hypothèse de la mort provoquée par un coup et non par la chute sur le bitume. Une fois à terre, le jeune militant ne reçoit pas de coups supplémentaires.

 

Il faut prendre avec précaution cette information, mais, si elle était vérifiée, elle réduirait à néant l’image répandue par la presse. Pas de lynchage, pas de battu à mort, pas d’encerclement , pas de victime innocente (Méric va au combat, attaque par derrière).

Le poing américain invisible à l’autopsie, le reste sur la vidéo. Il n’y a donc plus d’embuscade, ni d’intention homicide, ni d’acte lâche et odieux : une simple bagarre mortelle, comme il en arrive hélas plus qu’on ne le croit, et qu’on ne monte jamais à la une.

 

Cependant la réaction des media et des hommes politiques à cette pièce capitale va être bizarre, plus significative que la pièce elle-même. La première défense est de lui nier toute importance. « Qu’est-ce que ça changerait », se demande une source par Libération si Méric avait donné un coup dans le dos à Morillo ? Réponse : tout. Ce n’est plus une pure victime, c’est un combattant pas très correct. Un avocat estime pour sa part que la version de l’affaire montrée par la vidéo ne changera rien, sur le plan juridique. Mais sur le plan des faits, donc des responsabilités morales, cela change tout.

 

La deuxième défense est celle des amis antifas. Ils “maintiennent” leur version. Ce « n’est pas possible » que la vidéo montre ça. Ce déni a priori d’une réalité différente de leur témoignage s’accompagne d’un juridisme touchant chez ces gens d’extrême gauche. Chez Gilbert Bourdin, Camille X. remarque : « La vidéo est une pièce du dossier d’instruction, je ne sais pas comment un journaliste a pu la voir. » Comme si le secret de l’instruction n’était violé dans un millier d’affaires pendantes ! D’ailleurs, au six juin, l’instruction n’était pas ouverte.

 

La troisième défense porte sur la vidéo, sa provenance, son contenu, l’interprétation qu’on peut en faire. Dès le 25 juin, Paricia Tourancheau, dans Libération, affirme, d’après le témoignage d’un fonctionnaire anonyme, que la police « ne partage pas du tout l’interprétation » de RTL. D’après elle, la caméra orientée vers le trottoir « ne montre que vingt centimètres au-dessus du sol, c’est-à-dire les jambes des personnes ». Les enquêteurs n’ont donc pu voir que « des échanges de coups de pieds ». Esteban et Clément ne sont repérés que par leurs chaussures. Méric passe derrière Morillo : « Peut-être Méric donne-t-il un coup à Morillo lequel, en tout cas, se retourne. Et

Méric tombe par terre ».

 

 

Sur les faits qu’apporte la “correction” de Libé ? Le coup porté par Esteban n’est pas sûr. Pour le reste le film « prouve que le groupe d’extrême gauche a attendu longtemps les skinheads à côté de la station de métro pour en découdre ». Il confirme aussi que l’agression verbale vient des antifas « Clément Méric ayant été le plus provocateur », lançant entre autre : « On vous attend dehors ». Libération charge encore Méric.

 

Cependant, l’affirmation la plus forte, visant à discréditer « l’interprétation » de RTL, portait sur l’angle de la caméra et donc la nature des images. Or, dès le 25 juin au soir, RTL démentait Libé : « C’est une bagarre générale qui a été captée par cette caméra, qui n’a pas seulement filmé des pieds et des chaussures, mais des corps en mouvement et des visages. Son objectif n’enregistre pas au ras du bitume, mais va jusqu’à environ 1 mètre 50 de hauteur. »

 

Depuis, plus rien, sinon un filet de Politis daté du 26 juin citant ce communiqué attribué à la RATP : « Nous sommes sûrs que la vidéo ne provient pas de chez nous, assure la RATP, nous ne savons pas d’où elle peut venir. […] Nous n’avons pas le droit de filmer la voie publique. » Après cela, le silence est retombé sur l’affaire, au moins jusqu’au premier juillet inclus. Un silence étourdissant. Le choix du silence détermine un camp encore plus sûrement que celui des mots. Pourtant, de nombreuses questions restent sans réponse.

 

Sur la vidéo d’abord. Que montre-t-elle, les pieds, ou jusqu’à un mètre cinquante. D’où vient-elle ? De la RATP ou non ? Est-ce RTL ou Politis qui se trompe ? Pourquoi le reste des media n’a-t-il pas enquêté sur ces points ? Quand est-elle parvenue à la police ? Le 6 juin ou plus tard ? Si c’est tout au début, pourquoi l’enquête n’en a-t-elle pas fait état, ce qui aurait évité la manipulation politique ? Qui l’a vue ? Le procureur ? Le juge d’instruction ? Le préfet de police ? Le ministre de l’intérieur ? Le journaliste de RTL, ou ses sources ? Celles-ci sont-elles fiables ? Et celles de libération ? Le commissaire anonyme existe-t-il ? Prétendre que la réponse à ces questions ne changerait rien est une imposture. D’ailleurs, si cette vidéo ne prouve rien, comment peut-on écrire en même temps : « une chose est sûre, l’identité de celui qui a tué » ?

 

D’autres questions se posent. On a dit « de source policière » que Méric portait au moment des faits un protège-dents, ce qui indiquerait de sa part une préméditation de bagarre. Est-ce une info ou une intox ? Combien étaient les combattants de chaque côté ? Esteban est-il venu en renfort comme l’ont prétendu certains ou était-il là au début ? Y avait-il dans le groupe de Méric un « antifa dur à cuire » chargé de le “cornaquer” comme l’affirme Causeur.fr ? Qui a commencé la bagarre ? Les skins ont-ils appelé la sécurité pour éviter la bagarre ? Une fois ? Deux fois ?

 

Ces questions fournissent une ample matière à enquêtes, chroniques, papiers de fond. Or, depuis le 25 juin, c’est le silence radio. Un silence d’autant plus surprenant que l’ensemble des media a choisi dès le départ de monter cette affaire à la une, ce qu’elle ne méritait pas, et à gonfler sans mesure les protestations de l’extrême gauche et la condamnation du système politique unanime. Il était donc nécessaire, pour un journaliste digne de ce nom, de suivre l’affaire, tant du point de vue intellectuel que du point de vue moral. De la réponse à ces questions, et à quelques autres, dépend finalement un récit plausible des faits et l’appréciation qu’on peut en faire. Se retrancher subitement derrière le secret de l’instruction ou la nécessité de laisser la justice faire son travail est une mauvaise défaite. Si les choses se sont passées tant soit peu comme le disait Ayoub le 7 juin, ce que semblent corroborer le témoignage des vigiles et la mystérieuse vidéo, alors les media dans leur ensemble se rendent coupable d’une manipulation politique, dont le procureur François Molins a été l’une des cheville ouvrières les plus actives. Ce juriste politique (il fut directeur de cabinet de Michelle Alliot-Marie), ce carriériste prévoyant, il s’était fait nommer avocat général à la cour de cassation au cas où, est aussi un homme souple. Il engendre des questions sérieuses : sur quoi s’est-il fondé pour ouvrir une information pour homicide volontaire ? Sa décision est du huit juin. Or, à cette date, on disposait de la version Ayoub, de l’audition des prévenus, de témoignages de vigiles, et peut-être de la vidéo. Ou bien tout ce qu’on raconte est faux, ou la décision prise vient cadrer miraculeusement la campagne politique en cours.

Molins a invoqué les premiers résultats du rapport d’autopsie. Mais que dit ce rapport d’autopsie ? Comment a-t-on pu être si sûr si vite que la mort était due aux coups de poings, et à rien d’autre ? Plus, étant donné le caractère sensible de l’affaire et la controverse en cours (vigiles, vidéo et Ayoub donnaient une version très différente), un professionnel sérieux et impartial ne devait-il pas demander une contre-expertise ? Pourquoi la grande presse n’a-t-elle pas tenté de se procurer le rapport d’autopsie, d’en avoir au moins des fuites ? Où sont les journalistes d’investigation ? Et pourquoi, au moins, n’a-t-elle pas posé les questions que je pose ?

Son silence est celui, impardonnable, des complices de la propagande d’Etat. J’accuse neuf de mes confrères sur dix d’être de simples lavettes. Ils ont rejoint en silence le camp de l’insignifiance et de l’oppression, le camp des menteurs déguisés en moralistes. Le camp de l’imposture arc-en-ciel. Le camp des antifas qui courent toujours pendant que deux noirs, dont Esteban, sont en prison, et que cinq sont inculpés. Le camp du mépris, ce mépris si caractéristiques des petits intellectuels bourgeois pour le prolétariat qui ne gobe pas leurs salades. Le camp des petits saints hypocrites. Je préfère celui d’Esteban. Ich bin ein JNR.

Vendredi, c'est le jour de Rivarol...

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France, la patrie du 2 poids, 2 mesures...

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Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

Nombreux sont les Français qui s’indignent des scandales politiques à répétition, qu’ils se passent au sommet de l’État – de Stauss-Kahn à Cahuzac, de Woerth à Sarkozy, de Lagarde à Tapie – ou en région comme dans les Bouches-du-Rhone – d’Andrieux à Guérini, de Ciot à Medvedowsky – ou bien encore des médiocres crises d’ego au sein des partis de gouvernement : présidence de l’UMP, à droite ; limogeage de la Ministre Delphine Batho pour insurbordination budgétaire, à gauche.

 

La cadence d’apparition sur la scène publique des affaires, scandales et autres joyeusetés judiciaires et/ou morales semble s’accélérer depuis l’élection de François Hollande à la Présidence de la Répu­blique… Sans compter les anciennes enquêtes toujours en cours, comme celle des rétrocommissions sur les ventes par la France de frégates à l’Arabie Saoudite et de sous-marins au Pakistan…

 

Car une affaire médiatique en chassant une autre, constatons que chacune d’elle, après avoir défrayé la chronique et embarrassé plus ou moins longuement son ou ses protagoniste(s), aboutit rarement aux condamnations attendues…

 

Il a suffit, outre-Alantique, à l’inculpé de viol Dominique Strauss-Kahn de payer pour que cessent les poursuites à son encontre… et en France, au même inculpé – cette fois pour des parties fines avec professionnelles rémunérées – de ne même pas attendre que soit prononcé le non-lieu requis par le Parquet de Lille, pour se rendre à une invitation à prendre la parole au Sénat.

 

Tout comme sont également attendus les non-lieux en l’absence de charges requis par le parquet de Bordeaux dans l’affaire Betten­court, en faveur cette fois de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, de l’ex-ministre Éric Woerth, ainsi que de l’homme d’affaires Stéphane Courbit et de l’avocat Pascal Wilhelm…

 

Quant à Jérôme Cahuzac, lui, rappelons qu’il n’est finalement mis en examen que pour blanchiment de fraude fiscale, mais comme il n’a pas menti à ce propos devant les juges chargés de la procédure, il risque tout au plus une amende, alors que pour son crime le plus grave – avoir ridiculisé par son mensonge les élus de la Nation alors qu’il occupait le poste prestigieux de Ministre du Budget, donc d’avoir bafoué une des plus hautes institutions de la République – aucune sanction n’est prévue.

 

Et dans le même temps, sont jetés en prison des gosses à peine majeur, tel Nicolas de la Manif pour tous, coupable d’avoir manifesté contre François Hollande et refusé de se soumettre à un test de salive… ou Esteban, agressé avec sa compagne comme cela ne fait désormais plus aucun doute, par une bande de nervis gauchistes et dont le seul tord, pour s’être défendu, est d’avoir donné un coup de poing mortel dans la confusion de la bagarre…

 

Et dans le même temps encore, la classe politique européenne vient de lever l’immunitée parlementaire de Marine Le Pen pour sa décla­ration comparant les prières de rues des islamistes en France à l’occupation allemande…

 

Que craint-on ? Que des Français en arrivent à considérer que les défilés au pas de l’oie de la Whermacht étaient somme toute moins dérangeants – et peut-être plus esthétiques aussi – que les culs en l’air des barbus fanatiques au milieu des chaussées de leur pays ?

 

Horresco referens ! Il serait à l’évidence citoyennement inadmissible que les avis soient de plus en plus partagés sur la question… plus de soixante-dix ans plus tard !

 

Il est en revanche moralement admissible que le Sénat français refuse, de son côté, la levée de l’immunité parlementaire de Serge Dassault dans le cadre d’une enquête sur une affaire d’achats de voix et une autre de tentatives d’homicides qui pourraient être liées.

 

Tout un chacun peut ainsi juger de la gravité du crime de madame Le Pen, à l’évidence sans commune mesure avec les soupçons de facéties politiciennes pesant sur l’ancien maire de Corbeil-Essonne… du moins pour la Justice française.

 

L’indignation populaire va-t-elle rester indéfiniment un tonneau des Danaïdes que rien, ni personne, ne pourra décidément jamais fait déborder ou sommes-nous, tout de même, à la veille d’un bouleversement… à force de le craindre… ou de le souhaiter… suivant que l’on soit puissant élu ou misérable citoyen !