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30/04/2013

Machiavel et la révolution conservatrice – par Dominique Venner

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Portée par le printemps français, la révolution conservatrice est à la mode. L’un de ses plus brillants théoriciens mérite d’être rappelé, même si son nom fut longtemps décrié. Il est en principe peu flatteur d’être qualifié de « machiavélique » sinon de « machiavélien ». On voit en effet se dessiner comme un soupçon de cynisme et de fourberie. Et pourtant ce qui avait conduit Nicolas Machiavel à écrire le plus célèbre et le plus scandaleux de ses essais, Le Prince, était le souci et l’amour de sa patrie, l’Italie. C’était en 1513, voici donc exactement 500 ans, comme pour le Chevalier de Dürer récemment évoqué. Époque féconde !  Dans les premières années du XVIème siècle, Machiavel était pourtant bien le seul à se soucier de l’Italie, cette « entité géographique » comme dira plus tard Metternich. On était alors pour Naples, Gènes, Rome, Florence, Milan ou Venise, mais personne ne se souciait de l’Italie. Il faudra pour cela attendre encore trois bons siècles. Ce qui prouve qu’il ne faut jamais désespérer de rien. Les prophètes prêchent toujours dans le désert avant que leurs rêves ne rencontrent l’attente imprévisible des foules. Nous sommes ainsi quelques-uns à croire en une Europe qui n’existe que dans notre mémoire créatrice.

Né à Florence en 1469, mort en 1527, Nicolas Machiavel était une sorte de haut fonctionnaire et de diplomate. Ses missions l’initièrent à la grande politique de son temps. Ce qu’il y apprit fit souffrir son patriotisme, l’incitant à réfléchir sur l’art de conduire les affaires publiques. La vie l’avait placé à l’école de bouleversements majeurs. Il avait 23 ans quand mourut Laurent le Magnifique en 1492. La même année, l’ambitieux et voluptueux Alexandre VI Borgia devint pape. D’un de ses fils, nommé César (en ce temps-là, les papes se souciaient peu de chasteté), il fit prestement un très jeune cardinal, puis un duc de Valentinois grâce au roi de France. Ce César, que tenaillait une terrible ambition, ne sera jamais regardant sur les moyens. En dépit de ses échecs, sa fougue, fascina Machiavel.

Mais j’anticipe. En 1494, survint un événement immense qui allait bouleverser pour longtemps l’Italie. Charles VIII, jeune et ambitieux roi de France, effectua sa fameuse « descente », autrement dit une tentative de conquête qui bouscula l’équilibre de la péninsule. Après avoir été bien reçu à Florence, Rome et Naples, Charles VIII rencontra ensuite des résistances et dut se replier, laissant un épouvantable chaos. Ce n’était pas fini. Son cousin et successeur, Charles XII, récidiva en 1500, cette fois pour plus longtemps, en attendant que survienne François Ier. Entre-temps, Florence avait sombré dans la guerre civile et l’Italie avait été dévastée par des condottières avides de butin.

Atterré, Machiavel observait les dégâts. Il s’indignait de l’impuissance des Italiens. De ses réflexions naquit Le Prince en 1513, célèbre traité politique écrit à la faveur d’une disgrâce. L’argumentation, d’une logique imparable, vise à obtenir l’adhésion du lecteur. La méthode est historique. Elle repose sur la confrontation entre le passé et le présent. Machiavel dit sa conviction que les hommes et les choses ne changent pas. C’est pourquoi le conseiller florentin continue à parler aux Européens que nous sommes.

À la façon des Anciens – ses modèles – il croit que la Fortune (le hasard), figurée par une femme en équilibre sur une roue instable, arbitre la moitié des actions humaines. Mais elle laisse, dit-il, l’autre moitié gouvernée par la virtus (qualité virile d’audace et d’énergie). Aux hommes d’action qu’il appelle de ses vœux, Machiavel enseigne les moyens de bien gouverner. Symbolisée par le lion, la force est le premier de ces moyens pour conquérir ou maintenir un Etat. Mais il faut y adjoindre la ruse du renard. En réalité, il faut être à la fois lion et renard. « Il faut être renard pour éviter les pièges et lion pour effrayer les loups » (Le Prince, ch. 18). D’où l’éloge, dépourvu de tout préjugé moral, qu’il fait d’Alexandre VI Borgia qui « ne fit jamais autre chose, ne pensa jamais à autre chose qu’à tromper les gens et trouva toujours matière à pouvoir le faire » (Le Prince, ch. 18). Cependant, c’est dans le fils de ce curieux pape, César Borgia, que Machiavel voyait l’incarnation du Prince selon ses vœux, capable « de vaincre ou par force ou par ruse » (Ibid. ch. 7).

Mis à l’Index par l’Église, accusé d’impiété et d’athéisme, Machiavel avait en réalité vis-à-vis de la religion une attitude complexe. Certainement pas dévot, il se plie cependant aux usages, mais sans abdiquer de sa liberté critique. Dans son Discours sur la première décade de Tite-Live, tirant les enseignements de l’histoire antique, il s’interroge sur la religion qui conviendrait le mieux à la bonne santé de l’Etat : « Notre religion a placé le bien suprême dans l’humilité et le mépris des choses humaines. L’autre [la religion romaine] le plaçait dans la grandeur d’âme, la force du corps et toutes les autres choses aptes à rendre les hommes forts. Si notre religion exige que l’on ait de la force, elle veut que l’on soit plus apte à la souffrance qu’à des choses fortes. Cette façon de vivre semble donc avoir affaibli le monde et l’avoir donné en proie aux scélérats » (Discours, livre II, ch. 2). Machiavel ne se risque pas à une réflexion religieuse, mais seulement à une réflexion politique sur la religion, concluant : « Je préfère ma patrie à mon âme ».

Dominique Venner

 

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Violences policières de la Manif pour tous : le gouvernement français devra s’expliquer devant le Comité des ministres du Conseil de l’Europe

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Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a été saisi jeudi dernier d’une question écrite mettant en cause la gestion par le gouvernement français des manifestations en faveur de la famille, ainsi que de l’impunité dont bénéficient les “Femen”.

Ce Comité regroupe les ambassadeurs des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe et exerce un rôle de surveillance du respect par ces États de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit.

Luca Volontè, député italien, est l’auteur de cette question écrite, déposée le lendemain de la tenue d’un séminaire coorganisé par le Conseil européen pour le droit et la justice sur les nouvelles atteintes à la liberté de conscience causées en Europe par les lois relatives au mariage, à l’adoption homosexuelle et à la non‑discrimination. Les intervenants y ont notamment dénoncé le climat croissant d’hostilité et d’intolérance à l’encontre du christianisme en Europe et des personnes attachées à la famille et à la morale naturelles.

Cette hostilité se traduisant notamment par une violence de plus en plus ouverte et tolérée, y compris par certains grands médias et partis politiques.

 

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Menace d’une explosion sociale, sur fond d’impopularité et d’impuissance du pouvoir

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Un sondage publié ce dimanche révèle un profond désarroi des Français. A court terme, la France pourrait être le théâtre d’une véritable “explosion sociale”. C’est le point de vue alarmiste d’une majorité de nos concitoyens. Selon donc le sondage Ifop paru dans Dimanche Ouest‑France, sept Français sur dix craignent cette explosion. Ce risque est jugé certains par près d’un Français sur cinq. Hausse record du chômage, plans sociaux à répétition, moral des ménages en baisse, climat politique tendu et, surtout, absence de perspective expliquent ce malaise.

Records d’impopularité
Un an après son arrivée à l’Elysée, le président de la République est plus que jamais contesté et impopulaire. C’est ce que révèle ce dimanche un autre sondage, selon lequel 73 % des Français sont mécontents de la première année de mandat de François Hollande. Seuls 24% des sondés se déclarent « plutôt satisfaits ». Ils étaient 62% il y a un an.

A côté de ses prédécesseurs, le chef de l’Etat bat des records d’impopularité. 29% des personnes interrogées estiment en effet qu’il est un « bon président », quand Nicolas Sarkozy recueillait 48% d’opinions favorables, Jacques Chirac 58%, et Charles de Gaulle 89%.

« Les chiens aboient, la caravane passe. Et lui, il a peur des chiens »?
Un an après l’élection de M. Hollande, le chômage, la dette, les dépenses publiques, l’impôt sont tous à des taux records, mais dans le mauvais sens. Le président maintient cependant que sa ligne est la bonne, qu’il n’en changera pas.

Face aux doutes et aux critiques venus y compris des rangs de sa majorité sur le cap fixé et sa capacité à le faire respecter, après un scandale ministériel et une succession de crises, François Hollande défend son bilan et conteste toute indécision.

L’essayiste Marcel Gauchet qui le créditait autrefois d’une trop grande intelligence le trouve aujourd’hui sans courage : « Les chiens aboient, la caravane passe. Et lui, il a peur des chiens ».

 

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29/04/2013

PARUTION AUJOURD'HUI AUX "BOUQUINS DE SYNTHESE NATIONALE" DU NOUVEAU LIVRE DE PATRICK GOFMAN ; LE TROTSKISME DEGENERE...

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Bulletin de commande

LILLE : ILS ONT TOUT TENTE POUR NOUS FAIRE TAIRE. NON SEULEMENT NOUS N'AVONS PAS CEDE, MAIS NOUS AVONS GAGNE !

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A la tribune : Luc Pécharman, Serge Ayoub, Roland Hélie, Thomas Joly

Malgré les appels à la violence de l’officine stipendiée anti-française intitulée SOS-Racisme, en dépit de la lâcheté du député-maire Bernard Gérard de Marcq-en-Barœul qui, cédant aux pressions, nous a retiré trois jours avant l’événement la salle que nous avions réservé. Nonobstant la collusion évidente entre la pseudo justice lilloise et l’oligarchie systèmiste locale pour écraser la résistance nationaliste et populaire, nous avions annoncé que nous ne céderions pas et non seulement nous n’avons pas cédé mais, en plus, nous avons gagné !

En effet, ce dimanche 28 avril la journée régionale Flandre-Artois-Hainaut de Synthèse nationale s’est bel et bien tenue à Nieppe, à quelques kilimètres de Lille, en présence de plus de 150 militants nationalistes, identitaires et solidaristes. La salle était pleine, les orateurs sont tous venus, le public enthousiaste a pu assister à un véritable procès du Système et de la classe politique UMPS lilloise. Mais, au-delà de ces tribulations locales, les intervenants ont surtout traités des véritables problèmes qui touchent notre peuple, à savoir le mondialisme, l'immigration, l'islamisation, la crise sociale, la paupérisation de nos compatriotes, le pseudo-mariage gay, la désinformation, la pouriture de la magistrature, ainsi que la perspective de l'insurection populaire dont l'agitation actuelle n'est que la répétition générale...

Une ambiance à la fois studieuse et détendue, une organisation parfaite que nous devons à Luc Pécharman et à nos camarades du Nord, aucun incident à signaler (le poltron qui sert encore de député-maire de Marcq-en-Baroeul est désormais devenu la risée des forces patriotiques du Nord Pas-de-Calais…), bref une belle journée sur laquelle nous reviendrons, avec photos et films, dans les heures qui viennent.

 

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Robert Spieler, Roland Hélie, Filip Dewinter

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Arnaud Raffard de Brienne, Roland Hélie, Lionel Baland, Franck Abed

Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER.

 

RIVAROL n° 3091 du 26 avril 2013

 

MON Dieu ! Qu’elle fut violente ! Frigide Barjot, la figure de proue des opposants quelque peu naïfs du « mariage pour tous » (quelle erreur de reprendre les mots de l’adversaire ! Il s’agit de mariage homosexuel, et on ferme la parenthèse) s’était énervée lundi 15 avril, sur i Télé : « Hollande veut du sang, il en aura ! », avait-elle déclaré après l’adoption au Sénat du projet de loi, ajoutant audacieusement, « Nous vivons dans une dictature ».

 

FRIGIDE BARJOT : QUEL MALHEUR D’AVOIR UN BEAU-FRÈRE…

 

Son beau-frère, Karl Zéro, a pris derechef sa plume, via une tribune libre parue sur Huffington Post. L’ancien animateur de Canal+ s’en prend à la femme de son frère Basile de Koch, déclarant qu’elle est « manipulée par tous ceux qui veulent en finir, une bonne fois pour toutes, avec la République ». Et il ajoute : « C’est devenu politique, ça tourne à l’extrême droite, je dis au secours, arrêtez tout ! Stop, Frigide ! Fais rewind d’urgence ! (Rewind, mot anglais très branché qui signifie : fais marche arrière). Et on n’est pas en dictature, mais si tu continues sur le registre, là, on y va tout droit… » Il faut savoir que Karl Zéro est un ami de Pierre Bergé, le milliardaire homosexuel, actionnaire du Monde, qui déclarait récemment : « Si une bombe explose sur les Champs à cause de la Manif pour tous, c’est pas moi qui vais pleurer ».

 

FRIGIDE BARJOT RETIRE SES PROPOS ET SE COUCHE

 

« Je retire les propos violents de sang que j’ai prononcés. Ils ont été un peu loin, je ne vous le cache pas », déclara-t-elle sur i Télé, lundi 15 avril. Elle va jusqu’à dénoncer les prétendues violences de certains manifestants en lançant un appel à la police : « Si ces groupuscules que nous condamnons, que nous condamnons (bis repetitat…), continuent à agir et que la police ne fait rien, ce n’est pas notre faute ». Si ça, ce n’est pas un appel à la répression… Mais ce n’est pas tout. Connaissez-vous le Refuge ? Il s’agit d’une association qui prétend lutter contre l’homophobie et qui s’est félicitée du vote par le Sénat sur le mariage homosexuel. Et bien, Frigide Barjot, qui porte décidément bien son nom, a annoncé sur LCP qu’elle avait décidé de faire un don au Refuge, et qu’elle regrettait ne pas l’avoir fait plus tôt…

 

FRIGIDE BARJOT COLLABORE

 

Devant tant de bonne volonté manifestée par Frigide Barjot, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, décidait de recevoir Frigide et une délégation de représentants de la « Manif pour tous ». Elle n’en pouvait plus. Voici ce qu’elle déclara au sortir de cette rencontre : « Nous sommes très contents que le gouvernement ait décidé d’entrer dans le dialogue et, après avoir pris la mesure du mouvement, ait décidé de l’organiser avec nous. Techniquement, il y aura des réunions préalables avec les forces de l’ordre et tout sera fait pour que les groupuscules soient mis à l’écart ». Incroyable : Frigide Barjot se réjouit d’organiser des manifs contre le gouvernement, avec l’aide d’un ministre du gouvernement. On n’avait jamais vu ça…

 

FIN DE CETTE CLOWNERIE : FRIGIDE BARJOT S’EFFONDRE EN SANGLOTS

 

Ça s’est passé dans l’émission de la chaîne D8, où cinq petites snobinardes babillent d’importance. Une émission animée notamment par Laurence Ferrari, Audrey Pulvar (l’ex du futur ex-ministre Montebourg) et l’inénarrable Roselyne Bachelot. Frigide Barjot, malgré tous les gages qu’elle venait de donner, s’y est fait massacrer. On sait que les chiens et les chiennes sont excités par l’odeur du sang et que la peur qu’ils ressentent chez leur victime ne fait qu’augmenter leur envie de mordre. Après avoir résisté (il faut reconnaître que la tâche n’était pas aisée) à toutes ces herses hystériques, à notamment Roselyne Bachelot qui bégayait du « Moi, Madame », à Hapsatou Sy, qui comparait la ségrégation des Noirs à celle que subiraient les gays, elle s’effondra en larmes face aux propos ironiques de Pulvar. Pauvre Frigide… Une grenouille qui voulait se faire plus grosse qu’un bœuf. Elle s’est définie comme une « cocue de la gauche ». Et si c’étaient ceux qui l’ont suivie, en toute bonne foi, qui étaient les “cocus” ? Ce n’est pas avec elle que nous mènerons la contrerévolution. Ciao Pantin !

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FRIGIDE BARJOT : PAS TOUT À FAIT LE FIN… LA TRAHISON JUSQU’AU BOUT…

 

Cette déjantée vient de demander, il y a quelques jours au gouvernement de « mettre hors d’état de nuire les fauteurs de troubles » responsables des échauffourées des derniers jours en marge des manifestations contre le mariage homosexuel. « Pour que le climat s’apaise, il faut empêcher les fauteurs de trouble de nuire. Il faut des actions préventives tant que le débat a lieu », a-t-elle expliqué à l’AFP. « Je demande solennellement au président de la République et au ministre de l’Intérieur de mettre en place un principe de précaution en enfermant tous les éléments perturbateurs des groupuscules nationaux et identitaires », a-t-elle ajouté. C’est dans les tyrannies que cela se passe ainsi. Finalement Karl Zéro n’a peut-être pas tort quant aux intentions de cette zarbie (bizarre en verlan)…

 

TRIERWEILER, SUITE…

 

On se souvient qu’il y a deux semaines, le rottweiler, fou de rage, avait assez violemment agrippé la capuche d’un journaliste du Petit journal de Canal+, qui suivait le déplacement de François Hollande dans les rues de Tulle. Les journalistes ont évidemment à l’œil la « Première petite amie » de France, et ne se privent pas de la massacrer quand ils en ont l’occasion. Jamais une « Première compagne » n’a été aussi détestée dans l’histoire de la République. Dernière révélation

du Point : le fils cadet de Valérie Trierweiler, âgé de 15 ans, bénéficierait d’une garde rapprochée et serait escorté quotidiennement d’une escouade composée de « deux policiers, d’un brigadier et d’un gardien de la paix qui se relaient chaque jour pour l’amener à l’école dans leur voiture de service ». Pourquoi un tel suivi ? Est-ce lié aux nombreuses rumeurs plus ou moins glauques qui

circulent sur Internet au sujet du fils de Trierweiler ?

 

SARKOZY ? ÇA VA, TRANQUILLEMENT…

 

Sarkozy n’est pas le plus malheureux des hommes. Il gagne bien sa vie. Selon les estimations, il gagne entre 100 000 et 250 000 euros par conférence, pour des interventions de deux heures en moyenne. La plupart du temps, il s’agit de conférences de prestige, où les invités sont accueillis gratuitement. La Chambre de Commerce du Montréal Métropolitan a, quant à elle, décidé de faire payer l’entrée. Les prix du sésame vont de 169 euros pour les pauvres à 595 euros pour les VIP, qui auront eu l’immense privilège de poser individuellement au côté de Nicolas Sarkozy. Ils étaient 150 à pouvoir bénéficier de cet honneur. 150 fois où l’ex-Président a dû sourire aux côtés d’inconnus dont il n’avait rigoureusement rien à cirer. On imagine l’épreuve. Histoire d’enjoliver le CV de Sarkozy, la Chambre de Commerce lui a attribué un diplôme de Sciences-Po Paris. Or, Sarkozy est autant diplômé de Sciences-Po que le Grand Rabbin Bernheim était agrégé de philosophie. Il eut une note éliminatoire en anglais. Fort heureusement, la conférence eut lieu en français, langue que Sarkozy maîtrise à peu près…

 

FRANC-MAÇONNERIE EN AFRIQUE ET EN FRANCE

 

On sait que la maçonnerie est ultra-présente en Afrique. La plupart des chefs d’Etat africains ont été initiés. Il faut dire qu’ils adorent les cérémonies pompeuses et les clowneries en tablier. La revue Jeune Afrique, bien informée, vient de consacrer un dossier à la franc-maçonnerie en Afrique, et en profite pour désigner, sans que la liste ne soit exhaustive, quelques personnalités françaises qui fréquentent les Loges, et surtout le Grand Orient. Parmi elles, citons les ministres Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Claude Bartelone et Jean-Pierre Bel, Elizabeth Guigou, Jean-Marie Le Guen, François Rebsamen et notre ami Jean-Luc Mélenchon. On rend aujourd’hui public le patrimoine des ministres. Pourquoi pas.

Mais ne serait-il pas judicieux de rendre publique l’appartenance à la franc-maçonnerie des responsables politiques et d’obliger les initiés à la déclarer, comme c’est le cas en Grande-Bretagne, s’ils sont magistrats ou hauts fonctionnaires ?

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EDIFIANT : LE NOUVEAU PATRON DES CONCILIAIRES FRANÇAIS

 

La conférence des évêques conciliaires de France vient d’élire son nouveau président. Il s’agit de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, qui succède à André Vingt-Trois. Il a la réputation, écrit la presse, d’un homme de consensus, qui a œuvré, on le devine, pour le dialogue interreligieux, particulièrement avec l’islam. On s’en doutait… Quelques jours avant son élection, le quotidien La Provence avait titré sur « ces prêtres qui bravent la loi » et « hébergent des familles (de clandestins) dans les paroisses de Marseille. » Une précision du quotidien : « Ils ont

l’aval de Mgr Pontier, Archevêque ». Voilà qui a au moins le mérite d’être clair. Même si l’on n’a aucune sympathie pour De Gaulle, ce dernier avait des éclairs de lucidité. Il disait à Alain Peyrefitte : « Vous savez, l’Eglise de France, ce n’est pas le patriotisme qui l’étouffe… »

 

LE VATICAN ET L’EX-GRAND RABBIN BERNHEIM

 

Nous sommes rassurés pour le Rabbin Cahuzac-Bernheim. Le Vatican vient de confirmer son “estime” à l’égard des écrits du Rabbin contre le mariage homosexuel, que Benoît XVI avait amplement cités en décembre 2012. Sauf que ce n’est pas lui qui les avait écrits, mais ce n’est pas grave. Le père Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège a déclaré que le jugement du Vatican n’avait « pas du tout changé ».

 

REDOINE FAÏD EN FUITE EN ISRAËL ?

 

Redoine Faïd est ce très dangereux malfaiteur qui vient de se faire la belle, à coups d’explosifs, en s’évadant de la prison de Sequedin (Nord). Il était notamment détenu pour sa participation présumée à une tentative d’attaque à main armée qui avait coûté la vie à une policière municipale en mai 2010 à Villers-sur-Marne. Certains pensent qu’il a pu se réfugier en Israël. Mais quel rapport entre Redoine Faïd et Israël ? Le Parisien raconte qu’il avait entretenu, à la fin des années 1990, un lien étroit avec la mafia israélienne. Il avait même envisagé de se convertir au judaïsme afin de pouvoir s’installer discrètement dans l’Eretz. Il s’était déjà replié dans l’Etat hébreu, lors d’une cavale et n’avait pas hésité à apprendre l’hébreu et à porter la kippa. Il avait amélioré ses compétences de braqueur de fourgons blindés en prenant des leçons auprès d’un ancien militaire israélien. Selon Le Parisien, « c’était lui le boss, il montait des équipes, voyageait en Israël pour suivre des entraînements paramilitaires et se procurer des armes de guerre et des explosifs. » Il aurait aussi investi en Israël, pays pour lequel il affichait son admiration…

 

“L’ISLAM EST UNE VÉRITÉ DE L’EUROPE”

 

Le président turc, Abdullah Gül, qui s’y connaît en respect des religions et des identités, vient de déclarer : « Le racisme, l’islamophobie et la haine de l’autre, liés notamment à la crise économique en Europe, sont sérieusement devenus des sources d’inquiétude ». Il s’exprimait lors

d’un symposium intitulé « L’immigration en Europe, l’Islam et le multiculturalisme. » L’immigration doit être considérée à l’aune de la dignité humaine et des valeurs démocratiques, a-t-il déclaré, dénonçant les partis présentant les immigrés comme la cause principale de l’insécurité, du chômage, de la criminalité et des problèmes sociaux. Ce très grand donneur de leçons poursuit en

apportant ses conseils avisés aux mahométans du Vieux Continent : « Les musulmans d’Europe doivent, en utilisant les mécanismes démocratiques et juridiques, montrer aux sociétés dans lesquelles ils vivent, le vrai visage de ces politiques violentes et racistes », ajoutant que « le racisme et la discrimination sont les ennemis de la démocratie ». Il précise à l’intention de ceux qui n’auraient pas compris : « L’Islam et les immigrés sont, depuis des décennies, une vérité de l’Europe. » Car attention ! Il y a le risque de « nouvelles inquisitions, holocaustes et crimes à l’instar de Srebrenitsa ». Il ne cite pas Auschwitz, notez-le… Et il somme chaque pays européen de « poser le principe du respect face au multiculturalisme ». Quel culot ! Quand on songe que le

Premier ministre turc, Erdogan, en visite en Allemagne, avait déclaré, s’adressant à des dizaines de milliers de Turcs : « Restez turcs ! Ne vous intégrez pas ! »

 

ALLEMAGNE : PLAINTE APRÈS LA CIRCONCISION D’UN BÉBÉ

 

La justice allemande examine une plainte pour « blessures corporelles » après la circoncision d’un bébé. C’est le quotidien Der Tagespiegel qui rapporte cette information, confirmée par Martin Steltner, un porteparole du parquet de Berlin. Cette affaire, qui concerne des juifs orthodoxes, risque de relancer la polémique qui avait éclaté à ce sujet en Allemagne, en 2012. Attendons-nous

à ce que cela couine sévèrement dans les synagogues…

 

MARIAGE D’UNE ENFANT DE 12 ANS : UN AVIS AUTORISÉ

 

Cheikh Chems Eddine, imam et animateur d’une émission religieuse sur la chaîne Ennahar TV, a répondu au questionnement d’un homme de 37 ans qui souhaite épouser une enfant de 12 ans.

Sa réponse : « Lui, il a 37 ans mais dans son esprit il a peut-être le même âge que la fille. Il est possible que cette fille de 12 ans soit mûre. 12 ans, mais c’est une femme ! S’ils s’aiment tous les deux, si ses intentions sont sincères, c’est-à-dire qu’il la veut comme épouse, je ne vois pas de contrainte à ce genre de mariage ». Un argument imparable…

 

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26/04/2013

Contre la résistance patriotique et identitaire, le gazeur Valls à un nouveau complice : la flipette Bernard Gérard, maire UMP, et député de surcroit, de Marcq-en-Barœul !

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Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

Depuis deux mois, la revue Synthèse nationale avait décidé d’organiser dans l’agglomération lilloise une journée régionale à l’image de celles qui se déroulent depuis 7 ans à Paris. Ces journées sont l’occasion pour les différents mouvements de la Droite nationaliste et identitaire de se réunir pour débattre d’un thème précis. En l’occurrence, celle-ci était consacrée au combat national et aux élections locales à venir. Pour cela, Synthèse nationale avait retenu, pour dimanche prochain 28 avril, l’Espace St Joseph situé sur la commune de Marcq-en-Barœul. La réservation a été faite en bonne et due forme auprès des services municipaux sans que cela ne pose aucun problème. L’invité d’honneur de cette réunion étant Filip Dewinter, député d’Anvers et porte-parole du Vlaams belang.

Mais il se trouve que la ville de Marcq-en-Barœul est administrée par un personnage peu scrupuleux dont le courage ne semble pas être la qualité première. En effet, M. Bernard Gérard, puisque c’est son nom, a décidé, prétextant un fantasmé risque de trouble à l’ordre public (pauvre chochotte, il faudrait nous expliquer lequel ? A moins que quelques menaces téléphoniques anonymes, comme il prétend en avoir reçu, aient suffit pour lui faire peur ?), de retirer au dernier moment à Synthèse nationale la salle attribuée par ses services. Monsieur Gérard préfère, selon ses dires (cf. La Voix du Nord cliquez ici), prêter une salle au Parti communiste plutôt qu’à la résistance patriotique et identitaire. Bravo l’UMP, avec de tels comportements, on comprend mieux pourquoi la gauche est au pouvoir ! En ce conduisant ainsi, ce petit bonhomme nous montre son vrai visage : celui d’un poltron, comme il en pullule dans la pseudo droite, juste bon à collaborer avec les partis de gauche et cracher sur les patriotes. Pitoyable personnage que ce dénommé Bernard Gérard qui prétend qu’il ne connaissait pas Synthèse nationale. Il est vrai que ce n’est pas la culture politique de ce député-maire insipide qui a ébloui ses administrés jusqu'à présent… Avec une telle « droite », la gauche peut continuer tranquillement à détruire la France et à gazer ceux qui manifestent contre sa politique antifamiliale puisque dans le Nord c’est l’UMP Bernard Gérard qui, en bon supplétif qu'il s'avère être du ministre de l’Intérieur, muselle l’opposition patriotique. Ce que ce politicard aux petits pieds de M. Bernard Gérard n’a sans doute pas encore compris, c’est que la France est en train de se lever massivement contre les misérables comme lui. Il incarne à lui seul toute la lâcheté d’une classe politique déconsidérée qui, pour se maintenir aux affaires et protéger ses prébendes, est prête à se livrer toutes les forfaitures.

Evidemment, pour récompenser ce bon petit serviteur zélé de la pensée unique, la « justice » du Système, celle dans laquelle le Syndicat de la magistrature semble faire sa loi, a rejeté en début d’après-midi le pourvoi en « référé liberté » déposé par l’avocat de Synthèse nationale sans tenir compte de ses arguments. Il est vrai que nous ne faisions pas beaucoup d’illusions sur ce recours… tant nous connaissons le parti-pris de la « justice » de Madame Taubira. Et, comme si cela ne suffisait pas, les juges lillois condamnent Synthèse nationale à verser 1 000 €, oui 1 000 €, à la mairie de Bernard Gérard. On Hallucine.

Cette nouvelle affaire prouve en tout cas, comme s’il en était encore besoin, la collusion entre l’UMP et le PS contre les forces patriotiques et pour servir les intérêts du mondialisme destructeur de nos identités.

Dans les jours qui viennent Synthèse nationale distribuera dans toute la 9e circonscription du Nord un tract présentant aux électeurs la vraie nature de Gérard, le député UMP qui préfère le parti stalinien à la Droite nationale et identitaire. Bernard Gérard, en voilà un que nous ne sommes pas prêt d’oublier… Tout sera désormais fait pour que ce triste sire dégage au plus vite de la scène politique…

Mais, malgré cette atteinte flagrante à la liberté d’expression et n’en déplaise à Gérard, Taubira et autre Valls, Synthèse nationale tiendra quand même sa journée régionale dimanche prochain 28 avril dans le Nord. Celle-ci se déroulera donc, de 11 h à 18 h, àLa Ferme de l’Epinette, rue de l’Epinette à Nieppe (A 25, sortie n°9) en présence des intervenants prévus à Marcq-en-Baroeul.

 

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Lille, dernière minute : LE DEPUTE MAIRE UMP DE MARCQ-EN-BAROEUL VEUT RETIRER LA SALLE A SYNTHESE NATIONALE !

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La Voix du Nord de ce matin cliquez ici :

"Sur son blog, ce jeudi encore, l’ex-conseiller communal à Lomme Luc Pécharman mettait l’affiche en une : « Synthèse nationale, 1re journée régionale», dimanche, à l’espace Saint-Joseph de Marcq-en-Barœul. Les invités ? Des « ténors » de la mouvance identitaire, version plutôt quinqua ou sexagénaire : Serge Ayoub, de Troisième Voie, Filip Dewinter, du Vlaams Belang, Thomas Joly, du Parti de la France, Arnaud Raffard de Brienne, auteur d’un ouvrage intitulé La Désinformation sur l’immigration et Roland Hélie, fondateur des journées nationales Synthèse nationale. Difficile de faire plus clair sur les convictions portées par les acteurs de cette manifestation qui prévoit tables rondes sur « l’engagement politique», conférences, stands, librairies…

Et pourtant, à croire Bernard Gérard, député-maire de Marcq-en-Barœul, les identitaires avaient chaussé leur faux nez pour tromper les services municipaux. L’élu s’estime victime d’un abus de confiance. « La demande a été déposée par un ancien adversaire politique de droite affichée (sic). J’ai pensé que cela entrait dans la logique habituelle des prêts de salle aux formations politiques classiques, comme ça peut être le cas pour le Parti communiste.» Sauf que, sur l’imprimé de la demande, est bien inscrit l’association demandeuse : Synthèse nationale. Un nom qui n’a pas soulevé, dans un premier temps, le sourcil d’un agent municipal. Le député affirme avoir été stupéfait, renseignement pris sur Internet, de découvrir le CV des invités. « J’ai annulé dans la foulée», assure-t-il.

Trouble à l’ordre public

Averti mardi soir de l’annulation, Luc Pécharman, l’un des instigateurs du raout identitaire en question, n’a pas goûté la plaisanterie. « La salle a été clairement demandée par le mouvement Synthèse nationale. Je ne vois pas en quoi la mairie s’estime surprise, argue l’ancien élu. M. Cathelain (directeur de cabinet de Bernard Gérard) me dit que certains orateurs peuvent créer des problèmes. Comment peut-on dire qu’un député européen (Filip Dewinter) peut troubler l’ordre public ?»

Synthèse nationale a déposé mercredi un « référé liberté » auprès du tribunal administratif pour obliger la ville à maintenir son engagement. La procédure permet à chaque citoyen qui estime que ses « libertés fondamentales » sont bafouées par une administration de saisir la justice en urgence. Le tribunal dispose alors de quarante-huit heures pour statuer. En attendant la décision, qui doit tomber ce vendredi, Luc Pécharman a décidé de maintenir l’événement et s’amuse du revirement de Bernard Gérard : « Dans une période où la parole politique est remise en cause, le manquement à la parole donnée, ce n’est pas joli joli…» Le militant anticipe malgré tout une décision défavorable du tribunal et annonce d’ores et déjà « avoir un plan B». Toujours à Marcq ?"

Cet après-midi, nous vous informerons de la décision du tribunal. De toutes façons, restez mobilisés : la Journée régionale de Synthèse nationale aura bien lieu d'une manière ou d'une autre dimanche. Et il y a qui risquent de s'en mordre les doigts...

DIMANCHE 28 AVRIL, LILLE :

POUR DEFENDRE LA LIBERTE

MOBILISATION TOTALE POUR LA FRANCE !

Plus d'infos cet après-midi sur les blogs...

Vendredi, c'est le jour de Rivarol...

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3,50 €, chez votre marchand de journaux...

25/04/2013

Les professionnels de la subvention

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Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

La loi autorisant le mariage homosexuel est votée ! C’est  fini ! Enfin non ! Enfin si ! Enfin, c’est selon…

Un recours auprès du Conseil constitutionnel a immédiatement été déposé par l’opposition UMP, contestant la procédure des débats et l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe… et d’autres manifestations sont annoncées, prévues, organisées, datées…

Combat d’arrière-garde ? Ultime soubresaut d’un camp vaincu ? Volonté délibérée d’harceler la majorité parlementaire ?

On ne sait plus trop pour le moment, l’affaire se martelant pour beaucoup sur l’air d’« On a perdu une bataille, on n’a pas perdu la guerre… », un peu comme on se console d’un échec amoureux en se répétant « une de perdue, dix de retrouvée… », tandis que d’autres entonnent « On a gagné, on a gagné » sur l’air des lampions, mais en se demandant quand la tempête politique qu’ils ont déclenchée se calmera. Si elle se calme…

Les messieurs vont pouvoir à l’avenir se passer la bague au doigt entre eux et les madames itou. Vive les marié(e)s ! Mais seront-ils si nombreux ?

Si l’on s’en réfère – et pourquoi pas ! – aux couples homosexuels pacsés depuis la loi de 1999, il s’agit de… 6 % des Unions contractées… Et comme un mariage est bien plus contraignant qu’un PACS, notamment dans la perspective d’une éventuelle séparation, il est logique de penser que bien moins encore d’homosexuel(les) convoleront en justes noces. Tout ça pour ça ! Et dire que certains opposants ont annoncés la « fin d’une civilisation » ! À quoi tiendraient les choses, on se le demande !

Mais quoiqu’il en soit, que la bataille soit perdue ou gagnée selon les camps en présence, il est certain que la guerre, elle, va continuer.

Rappelons que lors des débats pour instaurer la loi sur le Pacs, tous les partisans de celle-ci juraient alors leurs grands Dieux que jamais, Ô grand jamais ! il ne serait question un jour de mariage… Question qui fut leur nouvelle revendication à la seconde même où le Pacs fut voté.

Aujourd’hui, une partie des partisans du Mariage pour tous ont annoncé de même que « le mariage, bien sûr », mais la « procréation médicalement assistée (PMA), il n’en était évidemment pas question… dans le même temps que d’autres ne se gênent nullement de la réclamer.

Soyons donc assurés qu’il s’agit désormais du prochain enjeu des multiples associations dont la plupart ne représentent que leurs responsables et les subventions qui les font vivres. Grassement, bien souvent.

Car au-delà des convictions des uns ou des autres, on oublie souvent l’enjeu financier.

L’homophobie avait quasiment disparue ces dernières années. Mauvais plan pour les professionnels de la subvention. Ils connaissaient la crise, eux aussi ! Heureusement, le débat sur le Mariage pour tous a ramené le problème au premier plan des préoccupations des uns… et de l’intérêt sonnant et trébuchant des autres !

Les médias ont largement rapporté ces derniers jours trois ou quatre tabassages d’homosexuels à travers le pays, dûs, s’ils sont réels, à quelques tarés en état d’ébriété. Bingo ! À vot’ bon cœur, messieurs-dames, par ici l’argent public, ou même privé si un reçu de déduction fiscale est possible.

Ce n’est pas demain la veille qu’une association sera délocalisée. Un professionnel de la subvention est un patriote, à n’en pas douter.

 

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».

Histoire d’en rire…

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Manque de CRS : le régime s’épuise !

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Le journal Économie Matin révèle que, « de sources autorisées au ministère de l’Intérieur, il nous a été expliqué sous le sceau de la confidence que les effectifs de police (essentiellement, de CRS) et de gendarmerie mobile commençaient à manquer, et que la situation serait intenable au mois de mai, alors que les manifestations inscrites « au planning » sont de plus en plus nombreuses« .

La place Beauvau, au ministère de l’Intérieur, semble paniquer devant l’agenda du mois de mai. imalgré les vacances. Entre la manifestation du Front de gauche le 5 mai, celles deFlorange, Aulnay, mais encore les manifestations quotidiennes que les opposants au mariage gay organisent désormais depuis quelques temps déjà. « Les autorités éspérent que le vote solennel du mariage homosexuel intervenu ce mardi 23 avril à l’Assemblée découragera les opposants, mais appréhendent en fait que cela galvanise encore plus les mouvements pacifiques, comme celui des Veilleurs, qui sont grands consommateurs de forces de maintien de l’ordre, alors même qu’ils sont statiques et non violents« . Et le journaliste explique un peu plus loin : « ces contraintes de planning et d’employabilité des CRS risquent de rendre la situation du maintien de l’ordre en France intenable à la fin du mois de mai, juste au moment de la grande manifestation du 26 mai à laquelle appelle Frigide Barjot et le comité organisateur de la Manif pour tous. A cette date-là, les jours de repos non pris accumulés, les permissions annulées, auront dépassés la côte d’alerte, avec le risque non négligeable que des unités refusent d’être mobilisées« .

Signe d’un régime en crise qui suscite à ce point la désapprobation et la contestation qu’il semble se mettre lui-même en danger. Alors que le rôle même de l’État est de maintenir la paix intérieure sur le territoire national, ainsi que la sécurité, sa politique paraît aujourd’hui sécréter elle-même la violence et la retourner contre lui. Faire à ce point l’unanimité contre soi, la contestation étant suffisamment large pour réunir toutes les composantes de l’échiquier politique, voilà qui n’est pas commun, surtout pour un homme élu il y a tout juste un an par le peuple français…

Quoiqu’il en soit, cela révèle que la mobilisation des manifestants hostiles au « mariage » homo a une réelle incidence sur le déroulement de la vie politique française. Cette mobilisation ne doit pas faiblir, elle ne doit pas s’essouffler… Notre résistance à ce régime d’essence totalitaire, car le législateur se croit au-dessus du droit naturel, doit désormais s’inscrire dans la durée et dans le paysage politique français !

 

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Liste des députés a sanctionner :

L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi Taubira détruisant le mariage par 331 voix contre 225 (566 votants). En première lecture, le projet de loi avait obtenu 329 voix pour, 229 contre, sur 558 suffrages exprimés.

Détail des votes (source) :

Députés UMP ayant voté pour (à faire battre lors des prochains scrutins) :

  • Benoist Apparu
  • Franck Riester

A noter que M. Marcel Bonnot, M. Luc Chatel, M. Alain Chrétien, Mme Marianne Dubois, M. Henri Guaino qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu "voter contre" (ils apparaissent comme ayant voté oui).

Députés UMP s'étant abstenus (à faire battre lors des prochains scrutins) :

  • Nicole Ameline
  • Nathalie Kosciusko-Morizet
  • Pierre Lellouche
  • Bruno Le Maire
  • Édouard Philippe

Députés UDI ayant voté pour (à faire battre lors des prochains scrutins) :

  • Jean-Louis Borloo
  • Philippe Gomès
  • Yves Jégo
  • Sonia Lagarde
  • Jean-Christophe Lagarde
Les députés non-inscrits ont tous voté contre.

Lue sur Le Salon beige

IBM veut licencier 1 200 personnes en France au nom du “rééquilibrage de la main d’œuvre”

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IBM « réfléchit » à la suppression d’au moins 1.200 postes en France (sur 9.700 dans l’Hexagone). La direction n’a pas souhaité divulguer de chiffres sur le nombre exact d’emplois concernés. Lors de la dernière publication des résultats du groupe américain, le 18 avril, son directeur financier, Mark Loughridge, avait parlé d’une éventuel « rééquilibrage de la main d’œuvre » dans le monde. L’année dernière, un projet de réduction des effectifs en Allemagne avait été annoncé.

Dans le même temps, un autre grand nom américain de l’informatique, Microsoft, milite pour une réforme de l’immigration aux Etats-Unis afin de recruter plus d’immigrés dans un pays où le chômage frôle les 8 %. L’actualité économique des multinationales met en lumière les horreurs de la mondialisation : plus d’immigration et de globalisation pour plus de délocalisations et de plans de suppression d’effectifs.

 

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La rue parisienne plus mobilisée que jamais contre le gouvernement

 

A partir de 19 heures, des milliers de personnes ont défilé, comme tous les soirs depuis huit jours, dans le cortège de La Manif pour Tous de Sèvres‑Babylone aux Invalides. L’ambiance était électrique. Des drapeaux arc‑en‑ciel, couleurs des militants homosexualistes, étaient présents en tête de cortège floqués du logo de la Manif pour tous. Lassée par toutes ces concessions à la bien‑pensance et ulcérée par les appels répétés à une union civile, Christine Boutin a fini par quitter le cortège de manière tonitruante.

Que s’est‑il passé après la dispersion de la manif pour tous ?
Entre 1.000 et 2.000 veilleurs se sont installés sur la pelouse des Invalides. Eclairés par des bougies, ils sont restés calmement assis à écouter des interventions, des lectures de passages de littérature française ou à chanter à voix basses.

Près de la barrière de CRS de la rue de l’Université, les esprits se sont vite échauffés, bien aidés par les policiers en civil. De jeunes militants ont jeté quelques bouteilles sur les policiers, avant de tenter d’installer des barricades avec des barrières de chantier sur le quai d’Orsay. Ces prétendus dérapages n’ont, une fois de plus, provoqué aucun dégât matériel et aucun policier n’a été blessé.

Comment cela s’est‑il terminé ?
Le millier de manifestants restant, décidément bien peu dangereux, chantait des chants scouts ou dansait des farandoles. La police a fini par dégager la place vers 1 heure du matin en poussant tout le monde, veilleurs et manifestants, dans le métro, avec force gazage. De nombreuses personnes frôlaient l’asphyxie dans les couloirs du métro en raison des gaz. Plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés après la manifestation.

Mais la province est également en pointe du combat contre la loi Taubira
Hier soir, les villes de province se sont mobilisées en masse pour protester contre la surdité du gouvernement. Des veillées ou des manifestations se sont déroulées dans une trentaine de villes. A Lyon, des manifestants ont bloqué avec des barrières l’autoroute Paris‑Marseille près de l’échangeur de Perrache. Plusieurs d’entre eux ont été placés en garde à vue.

Et la répression absurde continue
Une jeune conductrice a été arrêtée cette nuit place du Trocadéro, alors qu’elle rentrait chez elle après la manifestation. Son crime : laisser flotter sur sa voiture un drapeau de la Manif pour tous.

En dressant son procès‑verbal, le policier qui l’a verbalisée a reconnu qu’il avait pour consigne d’arrêter tout véhicule portant les couleurs de la Manif pour tous.

 

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Manif pour tous : bienvenue dans le XXIème siècle !

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Les braves gens ont défilé en vain contre la loi Taubira. Michel Geoffroy fait le point. Contrairement à ce qu’espéraient le pouvoir et les organes de propagande médiatique, la lutte continue malgré le vote de la loi Taubira. Les « braves gens » – ceux qui font tourner l’économie, payent des impôts et dont les enfants paieront les retraites – découvrent l’ampleur du mépris dont ils sont l’objet de la part de la classe politico-médiatique. Ils pourraient bien devenir enragés. Polémia.

Les braves gens ont défilé en vain contre la loi Taubira légalisant le mariage des homosexuels, avec force drapeaux et ballons : une vraie kermesse, familiale et bon enfant, comme on les aime dans les patronages et les fêtes de fin d’école maternelle !

Les braves gens pensaient que, comme leurs parents en 1984 pour la défense de l’école libre, il leur suffirait de défiler en nombre dans les rues pour se faire entendre du gouvernement socialiste. Mais les braves gens ignoraient qu’ils vivent maintenant en post-démocratie. La « manif pour tous » vient de les faire entrer enfin dans le XXIème siècle !

Les braves gens ont découvert un Etat militant
Les braves gens pensaient que le Système politico-médiatique reconnaîtrait naturellement l’ampleur de leur mobilisation. Les politiques et les médias n’ont-ils pas habituellement les yeux de Chimène pour les manifestations de sans-papiers, les camps de roms et les défilés d’enseignants ? Mais les braves gens ont eu la mauvaise surprise de voir que les préfectures minoraient systématiquement leur nombre et que les médias emboîtaient servilement le pas, en plaçant sur le même plan les pro et les anti, l’agitation dérisoire des premiers ayant pour fonction de cacher la lame de fond des autres. Et que le gouvernement restait insensible à leur protestation.

Les braves gens ont découvert la violence d’Etat
Les braves gens pensaient que les forces de l’ordre se comporteraient comme dans les séries télévisées : féminines et bienveillantes. Les braves gens ont fait l’amère découverte que si la police et la justice se font tout miel vis-à-vis des « jeunes » des banlieues, des agresseurs de RER ou des casseurs de la CGT, elles n’hésitent pas, par contre, à réprimer durement les Français de souche : car vis-à-vis de ces derniers, il n’y a aucun risque de bavures !

Le port d’un tee-shirt intitulé « Djihad 11-Septembre, je suis une bombe » n’est pas sanctionné quand un jeune Maghrébin l’exhibe (*). Mais, au Jardin du Luxembourg, ceux qui arboraient le tee-shirt de « La Manif pour tous », ont été verbalisés. Bienvenue en post-démocratie !

Les braves gens n’avaient pas l’habitude des manifs. Certains, dans leur touchante virginité, criaient même : « La police avec nous » !

Ils ont été fort surpris d’être refoulés, bousculés, aspergés de gaz lacrymogènes, ou placés en garde à vue comme des délinquants par des « forces de l’ordre » – des forces équipées comme pour soutenir un siège : un siège de poussettes et de bambins.

Les braves gens, qui en général ne fréquentent pas les préfectures, ne vivent pas en banlieue, n’utilisent pas les transports en commun et voient le monde au travers du journal Le Figaro ou de l’hebdomadaire Le Point, ne connaissent pas bien la police ni les institutions post-démocratiques.

Ils ne savent pas, par exemple, que de plus en plus de policiers, comme de militaires, d’ailleurs, proviennent des « minorités » ethniques et religieuses : ces policiers et ces policières ont en effet pour fonction principale de dialoguer avec les grands-frères des banlieues et ils se trouvent à cent lieues des préoccupations des autochtones hétérosexuels catholiques blancs. Et ce ne sont pas les commissaires de police francs-maçons qui les aideront à mieux comprendre les Français de souche.

Les braves gens ont découvert la désinformation d’Etat
Les braves gens haussaient les épaules quand on leur parlait de désinformation et de diabolisation. Ils n’en reviennent pas aujourd’hui d’avoir à leur tour été accusés, comme de vulgaires militants du Front national, d’homophobie, de violence ou d’extrémisme par tout l’appareil d’Etat et ses chiens de garde médiatiques.

Les braves gens, si respectueux des lois, ont découvert un appareil d’Etat militant, prêt à tout pour museler leur colère : intervenir au Mali pour détourner l’attention, obtenir la libération opportune d’otages de façon que les médias ne parlent que de cela, organiser et médiatiser des « incidents » ou des « agressions » pour présenter les manifestants comme de dangereux factieux, interdire l’accès aux grandes artères de façon à fractionner les cortèges, etc.

Bienvenue dans la France « normale », c’est-à-dire normalisée et mise au pas !

Les braves gens ont découvert qui gouverne
Les braves gens pensaient que le président de la République entendrait leur appel, comme son prédécesseur en 1984. Les consignes données par les organisateurs recommandaient d’ailleurs poliment de proscrire les slogans politiques. Mais les braves gens ignoraient que nous sommes à l’âge du 1984 d’Orwell, pas du 1984 de François Mitterrand.

Les braves gens, dont bon nombre étaient des cadres moyens ou supérieurs, n’avaient pas encore compris que le mariage homo, comme toutes les réformes « sociétales » mises en œuvre depuis 30 ans tant par la gauche que par la droite, a pour fonction de déstructurer la population, de lui faire perdre tous ses repères, afin de la transformer en docile « ressource humaine », au service des marchés.

Ils ne savaient pas non plus que l’Etat, socialiste ou non, méprise le peuple car il obéit désormais aux banques et aux marchés et qu’il n’hésitera pas à faire violence à la société s’il le faut, comme en Grèce ou à Chypre. Aujourd’hui, les gaz lacrymogènes : demain, peut-être les canons à eau, l’Etat d’urgence et les chars pour les faire taire.

Les braves gens qui avaient oublié de descendre dans les rues quand on adoptait les précédentes réformes sociétales, tout aussi calamiteuses que le mariage des homosexuels pourtant, découvrent un peu tard le processus qui se déploie à leurs dépens. Bienvenue dans le monde néo-libéral !

Les braves gens ont découvert l’UMPS
Les braves gens faisaient confiance aux partis politiques de la « droite » raisonnable. Ils comptaient sur elle pour faire barrage à la loi Taubira. Las ! Ils découvrent que les élus de droite, soucieux de ne pas paraître « homophobes » et de complaire aux médias, finassent et ne cessent de prendre leurs distances avec eux. Ces élus leur recommandent le « calme », ce qui veut dire qu’il ne faudrait pas trop contester le pouvoir. Ils mettent en garde contre la « radicalisation », c’est-à-dire contre la contestation des fondements du Système… que les élus de droite ont, il est vrai, contribué à mettre en place ! Au Sénat ces élus n’ont même pas demandé de scrutin public.

Les braves gens se sentent abandonnés et trahis. Bienvenue dans le monde de l’UMPS !

Merci à François Hollande !
Il faut, à vrai dire, remercier François Hollande : car avec son projet de mariage des homosexuels, il vient de raffermir la conscience politique de milliers d’autochtones qui jusqu’à présent vivaient dans la fausse quiétude d’une bulle protectrice.

Car il a fait découvrir aux manifestants contre la loi Taubira qu’en post-démocratie les minorités dictent leurs lois aux majorités que l’oligarchie réduit au silence. Ils viennent de comprendre que l’Etat et les médias mentent. Ils viennent de découvrir la véritable étendue de la « liberté » dont on leur rebat en permanence les oreilles : une liberté où l’on peut se trouver diabolisé dans les médias ou violenté par la police, du simple fait de ne pas partager l’idéologie du Système.

Les manifestants ont découvert aussi que la classe politique de droite ne soutenait pas le peuple français et se préoccupait plus de l’opinion des médias que de celle des électeurs. Rassemblés symboliquement avenue de la Grande Armée à Paris, les manifestants ont enfin pris conscience que de nombreux concitoyens pensaient et réagissaient comme eux. A Bordeaux, à Nice ou à Nantes aussi.

Avec le vote de la loi Taubira, l’oligarchie a encore gagné une bataille. Mais elle vient de déniaiser des centaines de milliers de Français : des centaines de milliers de personnes actives, motivées et de futurs électeurs. Il est désormais de moins en moins sûr qu’elle finisse par gagner la guerre qu’elle mène au peuple français.

Michel Geoffroy

 

(*) Tribunal correctionnel d’Avignon, avril 2013.

 

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24/04/2013

Les bobos ne sont pas des canards sauvages

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Les années 60 ont permis la mutation profonde d’un système d’exploitation qui tendait, par sa rigidité supposée, à s’essouffler. La « révolution culturelle » qui s’est appuyée sur la révolte des « jeunes » a contribué à l’essor de la société postmoderne, dynamisée par le flux « libéré » de marchandises, d’hommes et d’informations.

Les coups de boutoir contre les règles « répressives » ont ouvert le champ à une économie du désir, et à un relativisme éthique qui sied parfaitement à la nouvelle donne libérale. Les perceptions sociales et politiques, ainsi que l’imaginaire, ont été à ce point bouleversés, que les structures anthropologiques de la civilisation occidentale, désormais planétaires, semblent métamorphosées. L’émergence d’une grosse classe moyenne, diplômée et particulièrement implantée dans le tertiaire, les métiers de la communication, de la publicité, des médias, de l’enseignement, de l’informatique, des arts et des spectacles, a insufflé à la société l’esprit permissif dont était porteuse la révolte étudiante. Le jeu des conflits s’est déplacé du champ social et politique dans la sphère individualiste de la consommation ou des revendications de la vie sexuelle ou relationnelle, en remplaçant l’opposition dominants-dominés par la dichotomie archaïsme-modernité, qui noie les disparités au profit d’une fausse connivence entre humbles et puissants. Les bien-pensances, comme l’antiracisme et les droits à la « différence », les sous-cultures originaires principalement d’Amérique ou d’Afrique, sans compter l’écologie, le culte du vélo, de la planche à roulette, du surf et d’internet, ont achevé le travail de reformatage des repères idéologiques.

Homo festivus

Les limites économiques et sociales du bourgeois bohème sont assez floues, mais il est représentatif de la grosse classe moyenne moderne, exerçant de préférence des métiers liés au techno-nomadisme, avec une tendance assez forte à choisir des professions indépendantes. Ses valeurs « californiennes » - jean, baskets, New Age, hédonisme sans « prise de tête », dérision systématique en guise de pensée – le mettent en porte-à-faux avec la bourgeoisie classique, « ridicule » dans son souci d’élégance et ses signes extérieurs de richesse, et avec la gauche traditionnelle dont il rejette l’élitisme, le rationalisme et le concept de classe. Les « réseaux » où il s’intègre communient dans la répudiation du « pas sympa » et du « pas marrant », et, mus par l’instinct grégaire, se retrouvent régulièrement dans des sauteries urbaines monstres, aux thèmes variés, comme la lutte contre le sida ou contre l’homophobie, ou bien des festivals « extravagants », créant ainsi une nouvelle espèce que Philippe Murray appelait homo festivus.

Cette classe a contaminé l’ensemble des consciences : partout où naît une réaction contre les notions de sacrifice, de tragique et de profondeur, de culture et d’apprentissage long et sévère, nous sommes en présence de la « bobo-attitude ».

Mépriser le beauf, ignorer le chômeur


Il faut pourtant que le bobo se trouve quelque part, même s’il se veut ubiquiste. Vous ne le trouverez pas au cul des vaches, dans la boue collante de la campagne profonde, qu’il méprise, comme il déteste le « beauf » et ignore le chômeur. Depuis quelques décennies, il colonise les centres villes et les quartiers jadis populaires, chargés de mémoire, qu’il restaure pour en faire des lieux conviviaux, agréables, et bien sûr hors de prix, reléguant les pauvres dans les taudis et les excluant de son univers préservé.

On appelle ce phénomène « gentrification », de « gentry », « petit noble ». On privilégiera donc Montreuil (dont le maire est Dominique Voynet, tout un programme !) à Saint-Denis.

Dans la première commune, on va réaménager de façon pittoresque les anciennes usines, les entrepôts, pour les transformer en résidences d’artistes, restaurer les logements pour les rendre originaux, multiplier les espaces verts, les lieux de rencontres, de flânerie, égayés par des bistrots typiques. On y vivra dans des sortes de niches confortables, à coups de réjouissances collectives, dans une ambiance « sympa ». Mais on demeurera fondamentalement individualiste, dans le domaine professionnel, d’abord, mais aussi dans sa stratégie hédoniste personnelle. Nous sommes bien loin de la camaraderie des luttes d’antan, faite de souffrance et d’espoir collectif.

En revanche, la deuxième commune présente le défaut rédhibitoire d’être peuplé d’étrangers incontrôlables, qui ne sont « sympas » que lorsqu’ils sont loin, et farcie d’une délinquance et de désagréments – bruit, odeurs, saleté – qui rendent le plaisir entre happy few problématique, et impossible une bonne éducation des enfants (que l’on inscrit dans le privé, et dans les beaux quartiers).

Claude Bourrinet

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Fidèles à leurs habitudes, des députés UMP trahissent leur combat

                                                                                                                                             Répondant au président de l’UMP, Jean-François Copé, qui la semaine dernière a appelé les militants à défiler en masse le 26 mai contre le mariage gay et la politique du gouvernement, François Baroin, député maire de Troyes, ainsi que Dominique Bussereau, président du conseil général de la Charente-Maritime, ont estimé «peu républicain» d’appeler à défiler après un vote. Surtout pour des élus.

Comme une impression de déjà vu. Après s’être opposé au projet de loi, on s’y rallie, et demain on propose de l’améliorer. Mais au nom de quoi ces députés UMP se sont-ils opposés au projet de loi ? Au nom de l’intérêt de l’enfant ? Et cet intérêt supérieur de l’enfant ne serait-il lui-même plus digne d’intérêt depuis hier ? Ne subsisterait-t-il plus au lendemain du vote de la loi ?

A vouloir placer la loi au dessus de l’éthique, monsieur Baroin fait de l’arbitraire du législateur le critère de discernement le plus élevé. De quoi nous rappeler les z’heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire…

 

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Christine Boutin se désolidarise de Frigide Barjot !

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Hier soir, lors de la manifestation aux Invalides, Christine Boutin s’est écartée du défilé en confiant : « J’ai entendu Frigide Barjot parler de l’alliance civile. Je travaille depuis longtemps sur le sujet; je sais très bien que cela aboutira aux mêmes conséquences sur la filiation, aux mêmes combines avec la PMA et la GPA. Donc je ne marche plus avec cela, je m’en vais. »

C’est une première, car Christine Boutin est le seul homme politique hostile au « mariage » homo qui se soit désolidarisé de Frigide Barjot et de la démagogie dont elle fait preuve.

Sur le fond, il est évident que le problème qui nous distingue des partisans au « mariage » homo est celui de la reconnaissance par la loi des catégories sexuelles. Là où nous voyons des hommes et des femmes, ceux-ci voient des hétéros et des homos : plus de nature sexuée, seulement l’orientation sexuelle ; plus d’objectivité de la nature, mais la subjectivité du désir. Et il faudrait mettre la loi au service de ce désir, au service de la jouissance, en la détournant du bien commun. Demain, l’enfant en fera les frais, objet du désir, objet de la loi. A cette école, l’union civile et le mariage ne diffèrent pas essentiellement car ils se rattachent tous deux à cette même structure de pensée. Différence de degré donc.

Sur la forme, Frigide Barjot court derrière la gauche. Le même peuple qui s’oppose aujourd’hui au « mariage » homo s’opposait hier au Pacs. Aujourd’hui, Frigide veut l’améliorer. Faut-il n’avoir en permanence sur la gauche qu’un combat de retard. Faut-il courir derrière elle sur toutes les questions de société, et finir par la rattraper ?

Enfin, vouloir donner des gages de bonne volonté à un système qui vous a déjà condamné, au risque d’introduire une confusion sur la ligne que l’on défend et de susciter ainsi des divisions internes, voilà ce à quoi s’est exposée Frigide Barjot. Et voilà ce que paye le mouvement de contestation.

 

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Dimanche 12 mai (10 h, Place de la Madeleine à Paris) : UNION SACREE DES PATRIOTES !

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Ce n’est qu’un début, continuons le combat...

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Robert Ménard

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Jour de deuil. Ce mardi 23 avril est un jour de tristesse et de colère. Le vote sans surprise des députés, la fureur et les menaces de Claude Bartolone, le président de l’Assemblée, quand des opposants au texte essaient de déployer, dans la tribune du public, une banderole réclamant un référendum, les applaudissements réservés à Christiane Taubira, nouvelle égérie d’une gauche manifestement soulagée de s’en être sortie, tout est là pour nous accabler.

Du coup, le soir, aux Invalides, comme beaucoup, je suis partagé entre l’envie d’aller hurler avec ceux qui viennent narguer les CRS barrant la rue de l’Université et la tentation de rejoindre les « Veilleurs », silencieux, recueillis, comme coupés de l’agitation qui les entoure. Chanter La Marseillaise à tue-tête ou fredonner L’Espérance ? Rêver d’un mois de mai tout en revanche ou hausser les épaules, sûr de ses convictions ?

Bref, qu’est-ce qu’on fait ? On continue, sous quelque forme que ce soit, mais on continue. Pour effacer le sourire de Valérie Trierweiler, présente au rassemblement des pro mariage gay. Pour en finir avec la morgue d’un Pierre Bergé, fort de son fric, de ses relations, de ses réseaux. Pour clouer le bec à ces journalistes qui s’étonnent, comme sur le site du Monde, que les manifestants les traitent de « collabos » et de « pourris » quand ils ont usé leurs plumes, des mois durant, à dénigrer et à mentir.

Mais avec qui et comment ? Sûrement pas avec cette droite qui, à quelques rares exceptions, n’a vu dans la « Manif pour tous » que l’occasion d’une revanche. Non, c’est de nous et de nous seuls que dépend cet avenir que nous préparons à nos enfants. Nous avons des rendez-vous. À commencer par le 5 mai. Rien n’est perdu. Ne les croyons pas qui nous annoncent – tant ils en rêvent – lassitude et démobilisation.

La rue est à nous. La rue est pour nous. Nous ? Pas seulement les opposants au mariage gay mais les ouvriers trompés, les retraités abandonnés, les chômeurs désespérés, les petits commerçants à bout de souffle, les agriculteurs étranglés, les mères effrayées par la violence, les jeunes privés de lendemains. Plus de trois Français sur quatre ne se font plus d’illusions sur un Président comme égaré à l’Élysée. Il nous reste à les convaincre de nous rejoindre.

 

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Manif’ pour tous : la grande peur des (jeunes) bien-pensants

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En réaction aux diverses manifestations organisées depuis des mois par les opposants au mariage homosexuel, les responsables des branches « jeunes » des partis politiques – de droite, du centre et de gauche – de Loire-Atlantique viennent de signer conjointement une tribune appelant à cesser ce mouvement. Une « union sacrée » – du jamais vu – qui en dit long sur la panique qui semble avoir gagné ces jeunes carriéristes de l’establishment politique régional face à un mouvement de contestation dont la nature leur échappe. Et qu’ils semblent manifestement incapables de comprendre.

Signée du coordinateur « provisoire » des Jeunes UDI de Loire-Atlantique , du responsable UDB Jeunes-Yaouank, du secrétaire général des Jeunes Centristes Pays de la Loire , de la responsable départementale des Jeunes Radicaux de Loire-Atlantique, de l’animateur fédéral du Mouvement des Jeunes socialistes de Loire-Atlantique, du président des Jeunes Démocrates de Loire-Atlantique, d’un conseiller national UMP – Fédération Loire-Atlantique, du coordinateur départemental des Jeunes communistes de Loire-Atlantique et du coordinateur des Jeunes Ecologistes de Nantes, cette tribune, publiée dans Ouest France(23/04/2013) (image ci-dessus), affirme qu’« en réaction à la radicalisation inacceptable du débat sur le projet de loi “mariage pour tous”,[les signataires] de tous bords s’unissent pour réaffirmer leur attachement aux valeurs républicaines face à cette question qui divise ».

Dressant un tableau quelque peu apocalyptique de la situation – « Nous assistons au regrettable spectacle d’une montée des violences verbales et physiques, qui concourent à instaurer dans notre pays un climat de haine pour notre société et qui creuse encore plus une fracture entre deux France. » – les signataires appellent « à dépasser les idéologies crispantes » (sic). Selon eux, s’« il est essentiel, dans notre démocratie, que les opposants comme les partisans de ce projet se fassent entendre, il est intolérable cependant que le débat soit vicié par des actions violentes, qui décrédibilisent leurs instigateurs, de quelque bord politique qu’ils soient. »

Parler d’« actions violentes » – sinon de la part des forces de police – parait quelque peu surréaliste concernant les manifestants anti-mariage gay de ces derniers mois. Aucun pillage de magasin, aucune voiture brûlée n’a été recensé. Rien à voir, par exemple, avec les faits constatés lors des grandes émeutes ethniques survenues en 2005 ou lors des manifestations contre le CPE en 2006.

« Considérant qu’un vote démocratique interviendra le 26 avril [en réalité la loi a été votée hier, NDLR]prochain, il devient urgent de le respecter et de passer à d’autres sujets », affirment enfin ces jeunes bien-pensants, qui préfèrent occulter les conséquences de cette loi sur la filiation « Que la relation entre hétérosexualité et filiation soit rompue par la loi Taubira, que celle-ci annule de jure le droit de l’enfant d’avoir un lien prioritaire avec son père et sa mère, sur lequel on va désormais faire prévaloir le lien avec le compagnon ou la compagne choisi(e) par le parent biologique, comme le rappelle à juste titre le philosophe Paul Thibaud, ne semble pas déranger outre mesure ces belles consciences si sensibles aux ‘valeurs républicaines’ », remarque un opposant à la loi, qui n’entend pas s’incliner devant ce qu’il estime être une forfaiture.

Il y a semble-t-il assez peu de chance, en effet, que l’appel de ces apprentis apparatchiks soit entendu. Et l’adoption de la loi, intervenue hier après-midi à l’Assemblée nationale, n’y changera rien. « En votant “le mariage pour tous”, la gauche française vient de larguer définitivement le peuple et de sceller officiellement son adhésion au libertarisme et au relativisme culturel, à la mondialisation heureuse et au mercantilisme triomphant », constate Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit constitutionnel à l’université de Rennes 1 (Causeur, 23/04/13). Tous ceux qui sont opposés à cette « réforme de civilisation » (Christiane Taubira), en particulier la jeunesse, risquent donc fort de continuer à manifester. “L’extension du domaine de la lutte” (Polemia) semble plus que jamais à l’ordre du jour. Au grand dam de nos bien-pensants.

 

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Vote de la loi Taubira : extension du domaine de la lutte – par Jean-Yves Le Gallou

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Le vote de la loi Taubira ne sonne pas le retour à l’ordre LGBT protégé par les CRS. Il précède la poursuite, l’amplification, l’approfondissement et l’extension du domaine de la lutte. Le gouvernement va avoir du mal à faire rentrer le dentifrice dans le tube ! Chaud, chaud, le printemps sera chaud !

Poursuite du domaine de la lutte : la bataille pour le référendum, le vote pour tous
Une loi votée n’est pas une loi promulguée. Une loi promulguée peut être suspendue (comme le fut le CPE en 2006). Une loi promulguée peut être abrogée. Trois raisons pour les adversaires de la loi Taubira de maintenir la pression au moins durant tout le mois de mai, et de réclamer « le vote pour tous », le vote pour tous les Français, et non pas pour les seuls élus d’assemblées de moins en moins représentatives : rappelons que les députés socialistes qui ont voté la loi Taubira ont réuni seulement 16% des électeurs inscrits au premier tour des élections législatives de juin 2012. Pour apaiser les esprits, il faut faire les Français juges de la loi Taubira et les consulter par référendum. Laissez-nous voter !

Approfondissement du domaine de la lutte : la bataille pour remettre l’école à l’endroit, la bataille pour les familles
Le gouvernement promeut d’autres projets hostiles à la famille : mise en cause des principes fondateurs des allocations familiales, enseignement de la théorie du genre à l’école (dès la maternelle !). Depuis 30 ans les familles subissent les dérives aberrantes de l’Éducation nationale, dans l’enseignement public comme dans l’enseignement privé. Elles doivent relever la tête et s’opposer aux peillonneries. Les réunions de parents d’élèves et les réunions parents/profs doivent servir à faire entendre le point de vue des majorités. La France des invisibles doit cesser d’être silencieuse. Il faut aussi combattre mairie par mairie, département par département et région par région les subventions publiques accordées aux lobbies qui imposent leurs lubies.

Extension du domaine de la lutte : la contestation et l’imagination ont changé de camp
La bataille contre la loi Taubira a fait émerger de nouvelles formes d’action : veilleurs, happenings de rue, printemps français, mères en colère, apéros pour tous, mères pour la paix, Hommen, interpellations démocratiques de personnalités conformistes. Il est légitime de demander des comptes à ceux qui prétendent représenter le peuple et qui gouvernent au service des minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques, religieuses, sectaires, financières ou immobilières. Le temps est venu de l’opposition « au quotidien » et sur tous les grands sujets, économiques, sociaux, sociétaux, fiscaux, urbanistiques. Ce n’est pas seulement « on ne lâche rien », c’est aussi « on ne lâche sur rien ». Y compris contre les médias quand ils se comportent en organes de propagande et non pas d’information. Il n’y a aucune raison de continuer à accepter sans mot dire les bidonnages et les Bobards. La crainte doit changer de camp. L’arme fatale : le rire, la dérision, la bonne humeur.

Mai 2013, la revanche de mai 1968 ?
Mai 68 a engendré un cycle de ruptures : ruptures morales (« Jouissons sans entraves »), rupture des identités (« Nous sommes tous des juifs allemands »), rupture des protections économiques (« Frontière=répression »). Les projets de François Hollande – dénaturation du mariage, droit de vote des étrangers, grand marché transatlantique – représentent l’aboutissement de ce cycle. La mobilisation du printemps 2013 peut en marquer la fin.

C’est une rupture idéologique : le retour du sens, le retour des traditions, le retour des enracinements, la révolte de la majorité contre la dictature des minorités. C’est aussi une rupture technologique : c’est la classe médiatique qui a imposé l’idéologie Mai-68, ce sont les médias alternatifs qui la balayent. C’est enfin une rupture générationnelle : la génération 1968 – de Valls, ministre de l’Intérieur, à Bergé, ministre du nouvel ordre moral et médiatique – est bousculée par une génération de trentenaires ardents. La lotta continua ?Non, la lutte commence ! Sempre Avanti !

 

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23/04/2013

Le culte de l’Amérique en Europe

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Le rapport que l’Europe entretient avec les États-Unis ressemble à s’y méprendre au rapport traditionnel métropole-colonie à ceci près que la colonie d’antan s’est muée en modèle-type universel. Le moindre événement qui a lieu aux États-Unis a une projection hors norme dans le Vieux Continent. Un attentat engendre trois morts outre-Atlantique et aussitôt le plan Vigipirate est renforcé en France ; un cyclone s’apprête à toucher la côte est des Etats-Unis, après avoir dévasté les Caraïbes, et c’est toute l’Europe qui retient son souffle.

La double explosion qui a frappé le marathon de Boston a joui d’une exposition médiatique extraordinaire : éditions spéciales dans les journaux télévisés et dans la presse écrite. Un événement similaire dans un pays périphérique n’aurait très certainement pas joui du même écho. A l’inverse, les États-Unis sont recroquevillés sur leur société et font très peu cas de ce qui se passe au-delà de leurs frontières, hormis lorsque leurs intérêts directs sont en cause.

Ce qui est nommé fâcheusement « mondialisation » n’est en réalité que la propagation virale de la culture consumériste étasunienne et de son corrélat moral dans le reste du monde. Ce qui se déroule aux états-Unis préfigure très souvent ce qui se passera d’ici peu en Europe : combat entre le moderne (néo-libéralisme anglo-américain) contre l’ancien, le dépassé (modèle social européen). Sarkozy, qui faisait du jogging à New-York affublé d’un T-shirt NYPD, incarne à merveille cette dévotion infantile pour l’Oncle Sam. En son temps, il déclarait au Journal Le Monde : « J’aime l’énergie et la fluidité de l’Amérique. Ce sentiment que tout est possible. Cette impression - peut être artificielle - que des sagas sont possibles, qu’on peut partir du bas de l’échelle et monter très haut, ou bien le contraire ». (1)

La sujétion européenne est non seulement politique mais aussi économique et intellectuelle. La politique étrangère européenne est déjà sous tutelle, alors que le marché européen n’est déjà plus qu’un comptoir de marchandises étasuniennes. L’UE est la terre d’accueil la plus importante du monde pour les marchandises, les services et les capitaux en provenance des États-Unis.

L’Angleterre, la France, l’Allemagne qui étaient les incubateurs des courants de pensée avant-gardistes, se contentent de plus en plus de décalquer les concepts et idées marqués du sceau étasunien . Tout ce qui est estampillé États-Unis, par rapport à n’importe lequel de ses équivalents, représente per se une valeur ajoutée. Que ce soit en nouvelles technologies (Apple, Microsoft, Google, Facebook…), en vêtements (Nike), en productions culturelles de masse (cinéma, série TV, musique,…), en boissons et en produits alimentaires (Coca-cola, Mc Donald,…), le Made in USA bénéficie d’une attractivité sans égal (2).

« Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, le prix de leur liberté ravie, les outils de la tyrannie. Ce moyen, cette pratique, ces allèchements étaient ceux qu’employaient les anciens tyrans pour endormir leurs sujets sous leur joug. Ainsi les peuples abrutis, trouvant beaux tout ces passe-temps, amusés d’un vain plaisir qui les éblouissait, s’habituaient à servir aussi niaisement mais plus mal que les enfants n’apprennent à lire avec des images brillantes » avisait déjà Étienne de La Boétie. (3)

Cette acculturation psychologique s’exprime de la manière la plus éclatante par l’anglomanie butée qui sévit autant dans les couches populaires qu’au sein des élites dirigeantes (4). Publicitaires, journalistes, scientifiques, hommes politiques recourent abusivement à l’anglais qui est censé conférer un surcroît de sérieux à leurs propos. L’anglais est en passe de devenir une véritable « supralangue » qui relègue toutes autres langues au rang de dialecte régional. La langue n’est pas simplement un vecteur de communication ; il s’agit en outre d’un objet idéologique qui traduit une certaine « cosmovision » c’est-à-dire une appréhension générale de l’existence.

L’onde du culte de l’Amérique, l’idée que c’est le meilleur pays au monde, s’étend à l’Europe entière et au reste du monde. Après les événements du 11 septembre 2001, l’Europe avait proclamé ses affinités électives avec les États-Unis sous l’aphorisme « nous sommes tous américains ». Cette déclaration de soumission s’est concrétisée et s’est même intensifiée ces dernières années dans les faits et dans les esprits. La conversion à la culture usaméricaine, au néo-libéralisme, à l’esprit du temps, contraint malheureusement les masses à l’aliénation et à l’encerclement de l’imaginaire.

 Emrah Kaynak

Notes :

(1) http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/09/09/nicolas-...

(2) Cette Amérique qu’on aime, Thierry Fiorilli, http://archives.lesoir.be/cette-amerique-qu-8217-on-aime-...

(3) Etienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire, 1574.

(4) L’anglomanie en Belgique francophone,
http://correspo.ccdmd.qc.ca/Corr16-3/Anglomanie.html.

 

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La France, la loi et la légitimité

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En France, les deux sources de légitimité politique, comme il va de soi, du reste, dans la plupart des nations, a été Dieu et le peuple. L’héritage indo-européen du roi sacré, réactivé par l’apport germanique et la figure vétérotestamentaire de David oint par le Seigneur, a donné à l’Etat la caution divine qui a fondé longtemps sa légitimité. Il en restait quelque bribe dans le rapport parfois mystique qu’entretenait la foule avec la haute figure d’un De Gaulle, que l’on cherchait à « toucher », comme un monarque de droit divin. Le christianisme étant par ailleurs la respublica christiana, le peuple chrétien, il était normal que cette assise populaire fût aussi adoptée, à l’âge moderne, par le technicien de la chose publique, dans un contexte plus sécularisé. Néanmoins, la désacralisation du rapport vertical entre la tête et le corps de la société ne fut jamais totale. Une mystique de l’onction populaire est à la base de la conception démocratique du pouvoir, la notion de « démocratie » s’entendant au sens littéral, qui n’équivaut pas au légalisme électoraliste des régimes libéraux contemporains, mais à un lien profond entre le démos et l’Etat. On peut concevoir le rituel du vote comme un cérémonial qui délivre cycliquement à l’Etat un influx prenant sa source plus dans la foi ou la confiance, que dans la rationalité.


La conjonction entre les deux voies de légitimité politique, qui, d’une façon ou d’un autre, se réclamaient de la vox populi, a donné le ton de tout engagement public, qu’il fût au sommet ou à la base de la société. Jusqu’à ce qu’on s’avisât, depuis quelque temps, que la gestion d’un pays relevait plutôt de la « gouvernance », et qu’il n’y avait guère de différence entre la maîtrise des hommes et celle des choses. C’est ce que signifia, de manière abrupte, Margaret Thatcher, lorsqu’elle affirma que la société n’existait pas, mais seulement des impératifs économiques qui motivaient entreprises et individus.


La « dame de fer », bien qu’ayant inspiré le néoconservatisme politique, qui, sous son appellation de reaganisme, allait révolutionner la conception politique de la droite occidentale, n’avait pas tout à fait adhéré, en apparence, aux principes du postmodernisme, qui, d’une certaine façon, considère que tout n’est que société. Ou plutôt, devrait-on dire, que tout est sociétal. Ce qui n’enlève rien aux soubassements libéraux d’une telle assertion, puisque la société a vocation, in fine, à être marchandisée, comme le reste du réel existant.


La postmodernité se définit par sa logique déterritorialisante : elle arrache toute vie à son terreau naturel pour en faire un produit charrié par le flux illimité du commerce.


Ce que les mots veulent dire


Confucius conférait aux mots un pouvoir que d’aucuns jugeraient exorbitant. Ou plutôt, il considérait que l’accord sur la bonne définition de ceux-ci permettait de bien gouverner les hommes.


Or, ce qui s’est dilué avec la liquéfaction générale des choses et des liens, c’est bien le sens des mots. Les transgressions multidimensionnelles, et la métamorphose des réalités humaines traditionnelles en réseaux pulsionnels, ont vaporisé le dictionnaire vernaculaire. Tout sceptique en serait ravi, qui verrait dans notre monde l’incapacité à dire, à transmettre et à recevoir. Le cours du monde, du reste, s’accélérant, et se détachant du sol de son Histoire, le vocable n’est plus guère susceptible d’invoquer quoi que ce soit de permanent, et le lexique n’est plus qu’un vain fantôme que l’on exhibe, dans cette fête foraine qu’est devenu la politique, un croquemitaine, parfois, tout juste bon à faire comme si nous étions effrayés. Ainsi des étiquettes comme « fascisme », « communisme », « révolution » etc.


Et même « peuple ».


Il est d’actualité de s’y référer à l’occasion des « manifs pour tous » ou autres sautes d’humeur. Caroline Fourest a nié que les réfractaires au mariage pour tous fussent du « peuple ». Elle a regardé leurs chaussures, et a conclu que c’étaient des bourgeois. Pour un peu, elle se serait référée à la Commune, comme Taubira chantonnant le Temps des cerises. La canaille, eh bien j’en suis !


C’est à mourir de rire, bien sûr. Qui ne sait que les porteurs de Rolex et autres bobos homos sont sans doute bien plus à l’aise dans la société de consommation made in California qu’un catho tradi, qui a, au moins, en sa faveur une répugnance pour Mammon, ce qui est désormais loin d’être le cas dans la Gauche caviar et décomplexée.


De fait, le « peuple », soit il s’abstient, soit il vote pour le Front national.


Le destin national


Si l’on prend le temps et la distance de considérer le destin français, voilà ce que l’on constate : des peuples disparates ont occupé notre sol au fil des âges, et des strates de civilisations se sont superposées, et ont plus ou moins fusionné sans abdiquer leur singularité. Si bien que l’Histoire de France peut être considérée comme blanche, chrétienne, et d’héritage celte, grec et latin. Et comme la société d’autrefois, longtemps, est restée paysanne, c’est-à-dire vouée à la permanence des structures et des mentalités, tout ce qui sourdait de ce substrat lui était consubstantiel. Même les villes, au dam de Descartes, en étaient des excroissances naturelles, bien que leur logique les eût portées vers d’autres horizons. Les corporations étaient le reflet urbain de l’enracinement paysan.


L’Etat, en France, fut toujours, comme tout Etat, mais à un degré extrême, le fruit de la volonté. Néanmoins, et quoiqu’il imposât sa dure étreinte sur le corps d’une Nation qu’il modelait à sa guise, il n’attenta que peu à la réalité des patries charnelles. Un Français était sujet du Roi, mais aussi picard ou auvergnat. La France était ainsi une petite Europe, car elle cultivait la diversité. Mais elle réalisait aussi ce qui manquait à l’Europe, l’unité.


Faut-il traduire l’arrachement civilisationnel qui suivit l’avènement de la modernité, dès la Renaissance, comme une fatalité nécessairement réduite à donner ce que nous avons sous les yeux, un monde déréglé, délimité, déstructuré, déraciné, dénaturé et déshumanisé ? L’urbanisation universelle, l’industrialisation, la marchandisation mondiale, les idéologies humanitaristes et internationalistes, et d’autres facteurs, en ont été les déclinaisons, que certains estiment être des progrès, d’autres des catastrophes et les vecteurs véritables du déclin. Comment les peuples peuvent-ils perdre leur mémoire, leur vocation, leur être ?


Le gaullisme fut à plus d’un titre une divine surprise. Un peuple en décadence, dont les gouvernements, depuis la Grande Guerre, capitulaient devant la force des choses, ou bien se couvraient de ridicule, semblait reprendre le chemin de l’honneur, et se réapproprier son avenir. L’Etat, soudain, redevenait ce levier indispensable pour soulever le monde. Et l’Archimède de cette « révolution » était un homme doté d’une volonté de fer, assez lucide et machiavélique pour manier les hommes, et assez idéaliste pour être guidé par une haute idée de notre destinée. La lecture répétée du livre talentueux d’Alain Peyrefitte, « C’était de Gaulle », s’impose à celui qui veut retrouver une France qui était encore à la hauteur de sa vocation, une France indépendante, orgueilleuse, hardie, optimiste. On y puise à la source des idées riches et encore d’actualité. Car ce qui est frappant dans cet ouvrage admirablement écrit, c’est sa fraîcheur, son intelligence, et les rudes leçons qu’il nous prodigue. Un véritable programme, si l’on veut. A mettre entre toutes les mains, surtout des jeunes.


Le Général, certes, était entouré d’hommes qui avaient de la trempe, et qui étaient animés d’un enthousiasme qui nous fait envie maintenant. Cependant, bien que les résultats de notre économie, dirigée par un Etat fort, fussent superbes, que le chômage fût quasi inexistant, on sentait, au fil des témoignages, des anecdotes et des comptes rendus, que de Gaulle était loin d’être accepté par tous. Sa forte personnalité en imposait, mais certains n’attendaient qu’une occasion pour le trahir. Pompidou et Giscard, ces hommes de la finance, de la banque, adeptes de l’ouverture des marchés et de l’entrée de la Grande Bretagne dans l’Europe des six, n’attendaient que le bon moment pour agir. De Gaulle n’avait pas de mots assez durs pour critiquer une bourgeoisie, pour lui artificielle, appâtée par le gain, qui lisait à droite le Figaro, et à gauche l’Immonde (le mot est de lui). Il vilipendait aussi la caste des journalistes, partagée entre communistes et américanistes. Il condamnait un libéralisme coupable d’accroître l’injustice et de favoriser les tricheurs. Pour lui, seul comptait le lien mystérieux mais réel entre l’Etat, incarné par un homme, et un peuple se souvenant, comme tout bon aristocrate, de ce qu’il est, de son sang, de son patrimoine, de son passé. Et le plus miraculeux, c’est qu’on eut l’impression, au grand désappointement des Judas qui patientaient impatiemment, que le fil tenait, entre l’instinct populaire et la volonté d’un homme.


Une série de trahisons



L’effondrement de la fin des années soixante apparaît dès lors, soit comme une anomalie, soit comme l’expression nationale d’une fatalité mondiale. Le Général pressentait cet achèvement pitoyable. Il essayait de contrer l’américanisation des mœurs, du langage, des esprits, par une politique éducative forte. Mais comment affronter ce ras de marée ?


Le « mariage pour tous » est l’une de ces vagues lointaines de ces années là, un de ces déferlantes destructrices que nous envoie la civilisation matérialiste américaine. Depuis la mort du Général, le trop plein de palinodies, de rétractations, de cynisme et de trahisons a infesté l’élite nationale. Ce fut comme un débordement d’épandage. D’abord la droite se découvrit mondialiste, reaganienne, libérale, libre-échangiste, et fut convertie au grand marché européen, qui prit la place de cette belle idée, partagée par de Gaulle, d’une Europe puissance dont le noyau aurait été le couple franco-allemand; dans le même temps, la gauche se convertit au marché, à l’entreprise, au fric et au luxe, ouvertement, et tint pour une grande conquête de l’humanité le métissage généralisé, que la droite avait préparé par une politique d’immigration suicidaire. Puis vint le moment où on s’aperçut qu’il n’existait plus guère de France, ni de société française, ni même de français, et que l’Histoire de notre patrie n’était qu’un point de vue fallacieux, et que seul subsistait comme horizon le grand Océan du commerce, remué par les pulsions libératrice d’un individu enfin acteur de sa machine désirante.


Face à ce naufrage, quelle attitude faut-il avoir ?


Tout patriote encore attaché à la mémoire de son sang (j’appelle sang l’amour que l’on porte à son histoire nationale) est placé devant un dilemme : ou bien il considère que tout est foutu, que la décadence est irréversible, que la logique du monde doit aboutir infailliblement au désert actuel, et à l’oubli définitif de notre destin commun ; ou bien il pense que le sursaut national des années soixante, comme celui, jadis, incarné par la Geste de Jeanne, est une donnée itérative de notre caractère, que notre peuple, pour ainsi dire en dormition, doit se réveiller, et renouer avec sa vocation.


Les deux options, malgré leur nature antithétique, sont nobles. La première invite au retrait, à une réflexion profonde, à un ressourcement personnel, et à un espoir un peu désespéré d’un retournement lointain de la logique mortelle des choses. La deuxième convie à l’action, à une foi dans l’imminence de la victoire, car il serait impensable que le peuple français se renie à ce point.


Selon ce dernier point de vue, nous sommes un peu comme en juin 40. La défaite semble irrémédiable, et les collaborateurs s’en donnent à cœur joie. Les dirigeants de l’UMPS ont choisi de considérer que la victoire de l’Amérique allait de soi, et ils la souhaitent même. Ils ont méthodiquement, sournoisement, agressivement, comme des gens qui ont toujours haï notre nation, déconstruit tout notre dispositif de protection, anéanti nos bataillons industriels, livré notre culture à nos ennemis mortels, donné notre armée à l’état-major US, confié les guides du gouvernement à une entité technocratique supranationale, aboli les frontières et les repères, supprimé notre Histoire dans les classes, déshonoré nos ancêtres, discrédité l’autorité de l’Etat… Autrement dit, l’instrument étatique peut marcher, la police peut réprimer, l’autorité législative légiférer, le pouvoir exécutif exécuter, etc., tous ces rouages en mouvement ne produisent que du vide, ou ne servent qu’à démolir encore plus notre nation, notre identité et nos intérêts.


Dans cette optique, la loi et ce qui s’ensuit n’est plus légitime. Comme disent les Chinois, les gouvernements qui se sont succédés depuis une trentaine d’années, voire plus, ont perdu le mandat du Ciel. De Gaulle, avec l’Appel du 18 juin, a eu la prétention extravagante d’incarner la France. Pas celle que pourrait représenter tel gouvernement, mais la France éternelle, celle qui ne peut, comme il le dira plaisamment, fondre comme une châtaigne dans la purée. Et ce pari fut le bon.


« Ce sur quoi il ne faut jamais céder, c’est la légitimité, voyez-vous, c’est l’intérêt supérieur de la nation, c’est sa souveraineté. Primum omnium salus patriae. (Avant tout, le salut de la patrie).

La Nation est un tout. Ce n’est pas en manifestant, main dans la main, de façon pitoyable, contre le mariage homo, en criant, du reste, qu’on aime les homos, qu’on se refera une virginité. Boutin, Mariton, Collard et tutti quanti, badigeonnés en rose ou ceints d’une écharpe tricolore qui ne leur va pas du tout (ils devraient plutôt porter la bannière étoilée), ont beau jeu de berner le naïf, qui croit voir en eux des champions des « valeurs ». On sait très bien que l’UMP au pouvoir ne reviendra pas sur cette loi scélérate. La constitution d’un « thé party » à la française ne procède que d’une tactique électoraliste. Il n’y a que l’épaisseur d’un papier à joint entre l’agité friqué de « droite » et le bobo « cool » de « gauche ». Copé « moral » ? Quelle rigolade ! Hollande "socialiste" ? C'est une blague de très mauvais goût, et même une manifestation flagrante de débilité, de ramollissement du cerveau. Hollande et ses acolytes haïssent le socialisme, comme des bourgeois vulgaires. Que l’on commence par interdire la conversion des élus en avocats d’affaires, et les conférences gratifiantes des chefs d’Etat, qui semblent par là recevoir le prix de leur salaire. Il est pour le moins étrange que les émoluments d’un Sarkozy, à la suite de ces traîtres que furent Gorbatchev ou Aznar, reçus par des organismes tels que Goldman Sachs, telle banque brésilienne ou telle université américaine, ne suscitent guère que des sourires un peu jaloux. Assurément, c’est un cas de haute trahison, l’indice infaillible d’un comportement qui est loin d’avoir été clair lorsque le pouvoir était en jeu. Imaginez-vous de Gaulle donner une conférence à 200 000 € à la bourse de Nouillorque ?

Claude Bourrinet

 

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