Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/10/2012

Ils voient des bruns partout… par André Bercoff

boulevard-voltaire-hitler-longue-vue-270x120.jpg

Dans le milieu des transports en commun de la pensée dominante, proclamer une éventuelle satisfaction d’être français est devenu, depuis des décennies et à quelques voix près, une incongruité monumentale.

Ceux qui se bercent à satiété des mots de « nation », « République » et « souveraineté » deviennent les muets du sérail quand ladite nation et ladite république sont symboliquement, voire complètement niées.

Un drapeau français brûlé, des citoyens traités de « sous-chiens », la France considérée comme une « garce à niquer », cela n’émeut pratiquement personne.

L’économiste Jacques Sapir, peu suspect de droitisme, écrit : « La haine de la nation, c’est l’internationalisme des imbéciles ».

Quant à la Marseillaise, vilipendée par les uns et ignorée par d’autres, voici ce qu’en disait George Orwell en 1937 :

Le socialiste de la classe ouvrière n’est pas très calé sur le chapitre doctrinal et s’il ouvre la bouche, c’est presque à coup sûr pour proférer une hérésie.

Mais il est, lui, au cœur de l’affaire.

Il comprend parfaitement que le socialisme signifie l’abolition de la tyrannie.

Et si on prenait la peine de lui en traduire les paroles, la Marseillaise le toucherait infiniment plus que n’importe quel exégèse consacré au matérialisme dialectique.

Rappelons que George Orwell a combattu le fascisme les armes à la main, lui, et non vautré dans la niche moelleuse de l’invective sans risque.

Lors des récentes élections présidentielles, les ravis de la crèche, les béats de l’anti-discrimination à sens unique, ont découvert tout à coup le besoin de sécurité, de protection et d’identité de millions de gens qui traversent entre les clous, paient leurs impôts, ne volent pas, n’agressent pas, et que l’on traite comme des moutons à tondre dont on ne se remémore l’existence qu’en période électorale.

A ces gens-là, non seulement on explique qu’il faut se serrer la ceinture en raison de lendemains qui déchantent, mais en plus, on leur a ôté boussole et repères, sens de l’effort collectif et de l’intérêt de tous supérieur à celui de chacun. Car si l’un des princes qui nous gouvernent est pris la main dans un sac contenant plusieurs millions d’euros, comment en vouloir au pékin qui magouille à cent euros ?

En fait, ce qui a été depuis longtemps méconnu, voire méprisé, c’est cette notion de « common decency » chère à George Orwell ; ce bon sens, cette décence commune, la certitude instinctive et profonde qu’il y a des choses QUI NE SE FONT PAS.

Bien sûr, quand Bruno Gollnisch déclare que « Boulevard Voltaire »apporte de l’air frais, cela ne me réjouit pas outre mesure, n’ayant jamais constaté que ce climat caractérisait les écrits ou les actes de ce cadre du FN. Mais cela n’explique pas, pour autant, les amalgames effectués par ces psychologues ou sociologues universitaires et quelques journalistes de blanc vêtus, qui, pour protéger les intégristes semeurs de haine, leur fabriquent des excuses à la vitesse d’une usine d’armement coréenne et avec l’ardeur de stakhanovistes de la dénonciation.

Ils voient des « bruns » partout : c’est facile, confortable et ça rapporte surtout l’estime de la bien-pensance.

Comment reconnaître immédiatement un connard professionnel médiatisé ? Par le fait qu’il traite de réacs-fachos-racistes tous ceux qui ne pensent pas comme lui.

Boulevard Voltaire

3 ème voie.jpg

L’Algérie pour une reconnaissance des crimes du colonialisme français

Les Algériens veulent « une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français », a déclaré mardi à Alger le ministre algérien des moudjahidine (anciens combattants) Mohamed Cherif Abbas.

 « Au regard des crimes perpétrés par ce colonisateur contre un peuple sans défense et compte tenu de leur impact dans l’esprit même des générations qui n’ont pas vécu cette période, sachant que tout un chacun connaît les affres subies par notre peuple (…), les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre », a dit le ministre dans un entretien à l’agence APS. »La reconnaissance des massacres du 17 octobre 1961 est d’abord politique vue la manière dont elle a été conçue », a-t-il estimé, à la veille du 58e anniversaire du début de la guerre contre la France le 1er novembre 1954.

Le président français François Hollande, qui doit effectuer une visite en décembre en Algérie, a reconnu la répression « sanglante » de la manifestation d’Algériens du 17 octobre 1961 à Paris, qui avait fait parmi les manifestants de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de morts, selon les sources.

3 ème voie.jpg

L’Union européenne renforce les colonies israéliennes

sans-titre.jpg

Nous avons assisté, durant cette dernière décennie, à une capitulation de l’Union européenne (UE) — et aussi de la France — devant la politique israélienne de colonisation et d’annexion de facto. Le temps est loin, où l’Europe ouvrait une voie courageuse en se prononçant pour le droit à l’autodétermination des Palestiniens et pour l’ouverture de négociations avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), une organisation que les États-Unis et Israël définissaient à l’époque comme « terroriste ». C’était en juin 1980, à Venise.

Depuis les années 1990, toute idée de rôle autonome de l’UE ou de la France à l’égard des États-Unis et d’Israël a disparu. Bien sûr, formellement, elles se prononcent en faveur de la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, mais elles refusent de reconnaître que si cet État n’existe pas, Israël en porte la responsabilité. Et, malgré la politique de colonisation et les condamnations rituelles qui s’ensuivent, l’Union renforce jour après jour ses relations avec le gouvernement israélien sur tous les plans — économique, politique, sécuritaire, militaire, etc. La visite du premier ministre israélien à Paris le 31 octobre confortera encore cette relation entre Tel Aviv et Paris.

3 ème voie.jpg

Novembre : de Samhain à la Toussaint !

1761826221.jpg

Aube de Novembre, le mois gaulois des sacrifices et des vents, où débutait chez les Celtes la grande fête de Samhain, christianisée au IXe siècle et perpétuée jusqu'à nos jours par la célébration catholique de "tous les saints" et des défunts.

Samhain! Période essentielle de notre civilisation européenne qui annonce le retour des temps obscurs et du froid. Un retour cynclique, éternel que l'on conjurait par les feux allumés au sommet des collines ou en haut des tertres, une fête de la fécondité préservée dans son sommeil mais aussi et surtout peut-être une période unique où les vivants et les morts pouvaient se cotoyer. Une rencontre avec les aïeux nécessaire, respectueuse, rassurante, joyeuse même qui renforçait la cohésion de la famille, du clan, de la tribu.

Les vents de Samhain soufflent toujours sur nos terres ancestrales, ils hurlent pour nous rappeler que nous sommes dans la continuité d'une longue lignée d'aïeux, nés et morts sur nos terres d'Europe et qui nous ont légué une civilisation, à charge pour nous de la préserver et de la confier à nos descendants. En mémoire de ceux qui firent ce que nous sommes et pour qu'ils vivent encore défendons et perpétuons notre identité et notre civilisation. Voilà notre devoir de mémoire !

Sous la terre/sous les eaux/reposent les morts/de nombreuses lignées/ Mais tant que des vivants/héritiers attentifs/gardiens fidèles/en un appel mystérieux/élèveront leurs mains/vers les Dieux/Ils vivront ! / Oui, ils vivront/les morts. Rudolf G.Binding (cité par Pierre Vial in Fêtes Païennes des Quatre Saisons )

Source : Le Blog de M.P. et Y. Darchicourt

Hellemes et les nomades : premier recul, le maire n'ose plus affronter les opposants !

 

100002021.jpgYves Darchicourt

Courage, fuyons ! Frédéric Marchand s'est dégonflé et a annulé au dernier moment la réunion "d'information" qu'il avait prévu de tenir hier à Hellemmes ! Echaudé par l'ampleur de la manifestation de protestation de la semaine dernière, le petit bobo - qui a pleurniché derechef devant la serpillère journalistique de service à France 3 Lille - n'ose plus affronter ses administrés excédés par son obstination à vouloir installer à demeure cinq familles de nomades réunies en un village dit d'insertion dans un parc de la commune. Obstination assurément maladive dans un projet idéologique qui ne présente aucun intérêt pour la cité d'Hellemmes dont il va grever le budget sans retombées positives pour les contribuables.

Cinq familles seulement avance l'édile pour enrober son projet. C'est là ignorer ou faire semblant d'ignorer que la notion de "famille" chez les nomades est du genre extensible et correspond plutôt à celle de "clan" qui a vocation à réunir un nombre conséquent d'individus, d'autant que le "village" risque de devenir un pôle d'attraction pour les quelques 3 000 nomades qui stagnent sur la périphérie de la communauté d'agglomération lilloise. Mais le risque de déferlante nomade sur Hellemmes n'indispose pas le socialo-bobo englué dans ses certitudes "humanistes" : avouant ainsi son profond mépris pour le populaire au front bas qui ose critiquer ses décisions, il n'avait d'ailleurs pas hésité à éructer " c'est moi qui commande ! il y aura un village d'insertion pour roms à Hellemmes !" De mâles propos tenus avant la démonstration d'hostilité générale de la semaine dernière... depuis il n'a même plus le courage de tenir une réunion publique ! Le village "rom" de l'utopiste a peut-être du plomb dans l'aile !

Quand l’idéologie homosexualiste instrumentalise Hergé…

arton13698.jpg

Laurent Colonier, dessinateur de presse, sort ces jours-ci une nouvelle bande-dessinée aux éditions 12bis. Intitulée Georges et Tchang et sous-titrée Une histoire d’amour au vingtième siècle, cet album met en scène, à Bruxelles en 1934, deux personnages principaux : Hergé, créateur de Tinitin, et un jeune étudiant chinois, Tchang, fidèle ami de Tintin dans certaines de ses aventures.Et leur rencontre, sous la plume et le crayon de Laurent Colonier, scelle le début d’une histoire d’amour homosexuel…

Où l’on s’aperçoit que la propagande homosexualiste -car il s’agit bien ici d’une entreprise idéologique de banalisation de l’homosexualité- ne recule devant aucun moyen, pas même l’instrumentalisation de celui dont le coup de crayon a fait rêver plusieurs générations d’enfants, ennoblissant leurs sentiments et dessinant pour eux un idéal généreux et désintéressé…

Contre-info.JPG

La Grande-Bretagne impose l’adoption par un couple homosexuel

images.jpg

Une cour d’appel britannique vient de rejeter la demande d’une mère déchue de ses droits parentaux qui tentait désespérément d’éviter que ses deux garçons soient adoptés par un couple d’hommes homosexuels. L’adoption homosexuelle est autorisée au Royaume-Uni depuis 2002.
Elle avait, en septembre dernier, fait l’objet d’un jugement décidant qu’elle était incapable de s’occuper de ses enfants en raison d’un grave problème d’alcoolisme. C’était alors que les deux garçons, âgés de 4 et 6 ans, avaient été proposés à l’adoption. Elle n’avait pas fait appel de cette décision. Ce n’est qu’en apprenant, en avril de cette année, le placement de ses enfants auprès d’un couple « gay » qu’elle a cherché à en récupérer la garde, s’astreignant à une cure intensive de désintoxication d’un mois et fréquentant désormais régulièrement les Alcooliques Anonymes.

La cour d’appel sise dans à Holborn, Londres, a mis en doute la réalité de la désintoxication de la mère. Les trois juges expérimentés en matière familiale ont refusé son récit, Dame Janet Smith précisant que cette femme « était en dehors de la réalité et capable de raconter un tas de mensonges ». « C’est tout simplement trop beau pour être vrai de penser qu’une femme présentant des insuffisances aussi profondes que cette mère ait pu être transformée en quatre semaines », a-t-elle ajouté.
Arguant que les enfants avaient besoin de stabilité, le plus vite possible, la Cour a décidé que le couple, homosexuel, dont la candidature avait été étudiée avec soin par le conseil municipal de Camden et qui avait passé toutes les étapes de la sélection avec succès, était à même de fournir aux deux garçons le « foyer sûr et aimant » que leur mère et leur père étaient incapables de leur offrir.

Sur ce dernier point, il ne semble pas y avoir trop de doutes. La femme, d’un très haut niveau d’éducation, et qui avait eu un début de carrière « avait rencontré son compagnon dans un centre de désintoxication. Ils avaient replongé ensemble dans l’alcoolisme et se battaient fréquemment devant leurs deux garçons. Ceux-ci avaient été recueillis errant dans la rue alors que leur mère déambulait, ivre morte et sans avoir idée d’où ils étaient.

Le père des enfants était aussi bouleversé qu’elle d’apprendre que ses enfants seraient placés chez des homosexuels. Pour essayer de les récupérer, la femme s’était cependant engagée à ne plus vivre avec lui.

Le conseil de Camden a accepté de retarder le placement des enfants pour donner à leur mère le temps de tenter d’obtenir la permission de faire examiner sa demande devant la Cour suprême de Londres.

Lifesite rapporte que les avocats de Camden ont souligné, lors de l’audience, qu’une décision favorable à la mère aurait des conséquences juridiques importantes qui porteraient atteinte à l’autorité des conseils locaux désireux de placer des enfants auprès de couples homosexuels.

Lu ici, sous la plume de Jeanne Smith

Contre-info.JPG

L'histoire comme fardeau

200px-Yuliya.jpg

Si l’histoire nous apprend beaucoup sur notre présent, la nature humaine étant un invariant, elle devient un fardeau lorsque l’on tente, toujours avec échec, de vouloir appliquer un modèle politique issu d’un passé le plus souvent dépassé à un présent qui signifie que l’histoire, parce qu’elle est un processus dynamique ainsi que l’a bien montré Hegel,est presque toujours une célébration de l’avenir.

Le site Voxnr a déjà consacré au national-bolchévisme toute une série d’articles particulièrement riches rappelant ce que fut, à l’époque, ce courant de pensée vieux d’environ un siècle, dont Ernst Niekisch fut la figure emblématique (1).

Il y aurait bien évidemment un paradoxe à célébrer un courant de pensée vieux d’environ un siècle sachant ce qui fut écrit dans l’introduction si le national-bolchévisme n’était d’une si brûlante actualité, plus encore aujourd’hui que naguère.

Le national-bolchévisme n’est autre que la haine de l’occident, non tel qu’il exista durant l’intégralité de son développement, mais de ce qu’il fut devenu, particulièrement au début du vingtième siècle.

Cette haine prend pour cible principale les Etats Unis dont l’intervention durant la première guerre mondiale fut décisive quant à l’issue du conflit. On comprendra bien facilement que les Etats Unis furent à l’époque autrement moins puissants, autrement moins impérialistes qu’ils ne le sont aujourd’hui. Chacun sait que les States constituent aujourd’hui le fer de lance du nouvel ordre mondial et que, par voie de conséquence, ils sont l’ennemi majeur pour tous ceux qui se revendiquent d’une pensée alternative. Voilà qui fait du national-bolchévisme, en terme de désignation de l’adversaire majeur, un mouvement de pensée d’actualité. D’ailleurs personne ne peut aujourd’hui contester que dans le cadre européen, le seul grand pays sur lequel fonder nos espoirs n’est autre que la Russie qui elle, s’oppose aux volontés hégémoniques des Etats-Unis : c’est ce que naguère on appelait Est-orientierung ; continuité donc…

Outre l’impérialisme américain, c’est aussi le système politique prôné, et le plus souvent imposé à de nombreux endroits du globe malgré les traditions nationales par les Etats-Unis, savoir la démocratie libérale, qui est mise en cause par les zélateurs du national-bolchévisme. Cette forme de gouvernement, peut être valable pour les américains, même si leurs dirigeants ne leur demandent jamais, et pour cause, leur avis sur la question, n’a nullement besoin d’être explicitée puisque Français, nous en subissons au quotidien les néfastes conséquences, surtout depuis que la démocratie libérale a remplacé dans les faits la République. Dans son opposition à la démocratie libérale, le national-bolchévisme conserve, là encore, toute sa pertinence.

Le national-bolchévisme ne serait pas une théorie complète si elle ne développait pas toute une analyse du spectre économique. Là encore, se définissant négativement, le national-bolchévisme se définit comme anticapitalisme. On sait que le capitalisme est autrement plus puissant aujourd’hui qu’à l’époque et qu’il désagrège progressivement les différentes coutumes des nations. Croire qu’un système économique n’a d’influence que sur le monde de l’argent est une grave, et malheureusement fréquente erreur : les modifications de comportement sont légion suivant le paradigme du moment. On peut d’ailleurs noter que l’idée de capitalisme apatride est d’autant plus ridicule que le capitalisme a vocation planétaire au grand dam des particularismes ; qui méconnait le phénomène des délocalisations ? Qui méconnait la faible imposition des entreprises du cac 40 alors que les entreprises locales sont matraquées fiscalement ? Je crains qu’il ne faille que le peuple français ne soit contraint de goûter à la catastrophe économique à venir avant de réaliser la nocivité d’un tel système économique. Après tout, il a fallu des décennies avant que chacun ne comprenne enfin, malgré les calamités répétées du communisme partout où il s’est implanté, que ce système ne résistait pas à l’épreuve des faits. Une remarque ayant trait à l’actualité, lorsque je lis les tenants de l’extrême droite rantanplan vantant la diminution drastique du nombre de fonctionnaires, je me demande s’ils ont conscience ou pas, de faire le jeu des partisans du nouvel ordre mondial en ajoutant leurs récriminations au ricanements des hyenes estampillées de gauche ou de droite. Quoiqu’il en soit, on ne peut que constater que la concurrence tant célébrée par Rantanplan and cie, s’est traduite dans les faits par la disparition de notre tissu industriel (mines, sidérurgie, textile, électroménager, chantier naval, ameublement,construction automobile,…). Un esprit lucide ne peut donc, à l’aune des charettes de licenciés qui ont défilé depuis les quarante dernières années, que condamner un système économique issu du parti de l’étranger. Quitte à rappeler une évidence historique, la tradition colbertiste est bien française et le national-bolchévisme, en tant qu’il est national, apparaît comme beaucoup plus idoine, sachant les faits, qu’une théorie en vogue dont les esprits détachés des réalités font l’apologie, comme le libertarisme.

L’erreur, dénoncée dans l’introduction, consisterait à vouloir replaquer aujourd’hui les recettes prônées par le national-bolchévisme il y a maintenant près d’un siècle. Il doit donc y avoir révision et adaptation.

Pour autant, les principes généraux du national-bolchévisme, comme on vient de le voir, sont d’une brûlante actualité. 

Alain Rebours

notes :

(1) Par exemple : http://www.voxnr.com/cc/d_douguine/EEukZAVuykqMUVtfyn.shtml

Voxnr.JPG

Soldes non versées : des femmes de militaires français se révoltent

paquet-gauloises-dos-653x874.jpg

Le nom de leur page Facebook a un côté un peu nostalgique, mais leur situation est très difficile.

Réunies au sein d’“Un paquet de Gauloises”, le nom de cette page, des femmes de militaires français qui sont en opération extérieure ont décidé de passer outre la Grande Muette et d’informer les Français sur le fait que depuis plusieurs mois l’Etat ne verse plus les soldes de ces soldats.

Marquant leur action par des photos de leur dos dénudé où elles signent leur colère, ces femmes de soldats sont de plus outrées par la réponse de l’Etat : « Les experts en communication de crise du Ministère préfèrent mentir et canaliser notre rancœur sur un logiciel bidon que sur une chaîne hiérarchique qui se fait toute petite devant les politiques… Manque de pot. On ne vous croit plus. On connait votre baratin… »

Novopress.info.JPG

Mariages maghrébins : « Qu’ils retournent dans le pays de leurs ancêtres »

MARIAGE-2.jpg

Philippe Meunier, député UMP du Rhône, s’indigne contre les mariages maghrébins qui empêchent ou bloquent la circulation routière, conseillant à leurs participants « de retourner dans le pays de leurs ancêtres pour vivre en fonction de leurs traditions qui ne sont pas les nôtres ». Ajoutant : « Ici, nous sommes en France ! »

Représentant de la Droite populaire au sein de l’UMP, le député cible les mariages « de la communauté turque ou maghrébine ». Des personnes « qui fêtent leur mariage sur nos routes et autoroutes en bloquant les voies de circulation ». Fin juin, des centaines d’automobilistes avaient été bloqués sur le périphérique parisien (photo), alors que plusieurs invités à un mariage extra-européen dansaient sur le bitume… Des cérémonies qui dégénèrent souvent en émeutes comme à Brest, Orléans ou au Vésinet et à Trappes dans les Yvelines.

Novopress.info.JPG

Le conflit du Trône et de l’Autel – “La Nouvelle Revue d’Histoire” N° 63, novembre 2012

nrh-63-une.jpg

“Le conflit du Trône et de l’Autel”, par Dominique Venner – Editorial de La Nouvelle Revue d’Histoire n°63, novembre-décembre 2012

Tout grand évènement religieux a des causes politiques et historiques. Cette observation se vérifie particulièrement en Europe dans l’histoire du christianisme, en raison des liens étroits et conflictuels établis entre l’Église et l’État, le Sacerdoce et l’Empire, le Trône et l’Autel. Tel est le sujet du dossier de la NRH de novembre 2012 (n° 63). Si vous prenez le temps de le lire, vous découvrirez certainement une face des choses qui vous paraîtra neuve. L’étude historique comme nous la pratiquons n’a pas pour but de rabâcher les clichés entretenus par une transmission paresseuse des savoirs scolaires. Elle à pour but de nous donner des instruments pour comprendre les mystères du passé et ceux du présent afin de construire notre avenir.

Il existe bien d’autres religions (ou de sagesses religieuses) à travers le monde et d’origine vénérable, mais aucune n’a eu un destin comparable au christianisme, en ce sens où aucune n’a édifié sur la longue durée une telle institution de pouvoir se posant à la fois en rivale ou en appui du Trône ou de l’État. Analyser cette particularité excède naturellement les limites de cet éditorial (1). Je me limiterai donc à rappeler deux particularités historiques majeures.

À la suite d’une série d’imprévus historiques majeurs, à la fin du IVe siècle de notre ère, un culte d’origine orientale et en constants changements fut adopté comme religion d’État obligatoire d’un Empire romain devenu largement cosmopolite. Pour faire bref, je ne crois pas du tout à la vieille thèse selon laquelle la nouvelle religion aurait provoqué la décadence de l’Empire. En revanche, c’est évidemment parce que « Rome n’était plus dans Rome » depuis longtemps, que les empereurs, à la suite de Constantin et de Théodose (malgré l’opposition de Julien), décidèrent, pour des raisons hautement politiques, d’adopter cette religion.

En trois gros siècles (l’espace de temps qui nous sépare de Louis XIV), la petite secte juive des origine était devenue une institution sacerdotale frottée de philosophie grecque que saint Paul avait ouverte à tous les non-circoncis (Galates, 3-28), une religion qui se voulait désormais celle de tous les hommes.

Ce projet d’universalité chrétienne coïncidait avec l’ambition universelle de l’Empire. Il en était même le décalque, ce qui favorisa son adoption après des périodes de conflits (sans parler des nombreuses hérésies). Pour un empire à vocation universelle, une religion qui se voulait celle de tous les hommes convenait mieux que la religion des dieux autochtones de l’ancienne cité romaine. On pense rarement à cette réalité capitale. Tout plaidait politiquement en faveur de cette adoption, et les apologistes chrétiens n’ont pas manqué de le souligner. À la différence de l’ancienne religion civique, la nouvelle était individuelle et personnelle. Par la prière, chaque fidèle était en relation implorante avec le nouveau Dieu. Celui-ci ne s’opposait pas au pouvoir impérial : « Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Les difficultés surgiront ultérieurement sur la délimitation du territoire accordé à César (le Trône) et à Dieu (l’Autel).

Par la voix de saint Paul, l’Église naissante avait justifié l’autorité des Césars : « Tout pouvoir vient de Dieu » (Romains, 13). À la condition toutefois que les Césars lui reconnaissent le monopole de la religion et de la parole sacrée. À cet égard, l’Empire multiethnique de l’époque ne pouvait souhaiter mieux qu’une religion prête à le servir en unifiant tous les peuples et toutes les races dans l’adoration d’un même Dieu sans attache ethnique.

L’empereur Constantin, imité en cela par ses successeurs en Orient (Byzance) était bien décidé à intervenir dans les affaires d’une Église qu’il voulait soumise, et à mettre de l’ordre dans les disputes théologiques grosses de désordres. Son autorité s’imposa ainsi au Concile de Nicée (326) qui établit les fondements de l’orthodoxie catholique en donnant une assise au mystère de la trinité divine. Devenue obligatoire, ce qui impliquait la conversion de tout titulaire d’autorité, l’Église naissante devint une formidable machine de pouvoir, épousant les structures de cette non moins formidable institution qu’était l’Empire.

Un siècle après Constantin et Théodose, surgit un nouvel imprévu historique aux conséquences colossales. Depuis longtemps, le gigantisme de l’Empire avait conduit à le diviser en deux : empire d’Occident (capitale Rome en attendant Ravenne) et empire d’Orient (capitale Constantinople). Une primature était accordée à Constantinople en raison du déplacement oriental du centre géométrique, ethnique et économique, de l’Empire. Cela d’autant que la présence toujours accrue à l’Ouest de populations germaniques, dites « barbares », créait une instabilité mal maîtrisée.

C’est ainsi qu’en 476, le dernier empereur fantoche d’Occident (Augustule) fut déposé par un chef hérule nommé Odoacre qui renvoya les insignes impériaux à Constantinople. Cet évènement signait la fin discrète de l’empire d’Occident (2). Ne subsistaient à l’Ouest que deux pouvoirs issus partiellement de l’ancienne Rome. Celui d’abord des rois et chefs germaniques adoubés par l’Empire, qui sont à l’origine de tous les royaumes européens. Celui, ensuite, plus ou moins concurrent d’une Église, riche et puissante, représentée par ses évêques, héritiers de l’administration diocésaine romaine.

Ce serait trop simplifier les choses que de distinguer alors pouvoir politique et pouvoir religieux, tant ce dernier disposait d’une part notable de la richesse et de la puissance publique. Mais dans ce monde neuf d’un Occident en ébullition, vont apparaître bientôt deux autres pouvoirs juxtaposés aux précédents, celui du pape, évêque de Rome, et celui des empereurs d’Occident et de rois qui, à la façon de Philippe le Bel, se voudront « empereur en leur royaume ». Ainsi se dessine le cadre historique d’équilibres et de conflits qui se sont prolongés jusqu’à nous (2).

Dominique Venner

Notes

  1. J’ai développé les observations de cet éditorial dans mon livre Le Choc de l’Histoire (Via Romana, 2011). Notamment p. 108 et suivantes, que complètent les réflexions du chapitre Mystique et politique(p. 155).
  2. L’Empire d’Occident fut relevé en l’an 800 par Charlemagne, ce qui suscita l’irritation de l’empereur byzantin.

30/10/2012

L’anti-Modernité : une révolte contre-productive ? par Daniel COLOGNE

 

Je ne regrette pas les années passées dans la compagnie livresque de René Guénon et Julius Evola. L’un a concrétisé sa critique principielle de la modernité en « s’installant en Islam ». L’autre a mené, jusqu’à son décès survenu en 1974, un inlassable combat pour « orienter convenablement tous les révoltés contre le monde moderne » (Georges Feltin-Tracol).

À la fin de la décennie 1970, on commence à parler de « post-modernité », de « condition post-moderne » (Jean-François Lyotard), mais c’est plutôt une « hypermodernité » que d’aucuns diagnostiquent dans les événements de l’histoire la plus récente. On est donc en droit de se poser cette question : la position à contre-courant n’a-t-elle pas eu pour effet d’accentuer ledit courant ? L’anti-modernité serait-elle une révolte contre-productive ?

Ce sont les pays de la plus ancienne sagesse (l’Inde, la Chine) qui mettent aujourd’hui le plus d’acharnement à épouser la cadence infernale du productivisme occidental. « Enrichissez-vous rapidement » : ce mot d’ordre qui fait la synthèse de Guizot et de Marinetti est devenu la devise d’une terre où les sages d’autrefois faisaient équivaloir un million d’années de l’histoire humaine et un instant de la respiration divine. La volonté de puissance matérielle est désormais la seule raison de vivre de la pseudo-élite de milliardaires de cette Extrême-Asie où, il y a 2 500 ans, on cherchait « la Voie » en évitant de « tailler du bois à la place du Grand Charpentier ».

Loin d’offrir à l’Occident, via ses écoles soufies, un modèle de redressement spirituel, l’Islam des dernières décennies est traversé par des tendances qui le font apparaître comme une hideuse « machine à fabriquer de la haine » (Bernard-Henri Lévy) et qui constituent l’expression hypermoderne de la guérilla dont le nom même date de l’enlisement de Napoléon en Espagne (1808). Ce terrorisme aveugle, insoucieux des dégâts collatéraux parmi des milliers d’innocents, est une caricature de la « guerre sainte » (« grande » ou « petite »), une version meurtrière et dévoyée de la mors triumphalis qui promettait au guerrier de la Tradition une ascension paradisiaque dans les bras des Walkyries.

Moins par conviction profonde que par honnêteté intellectuelle, Guénon a examiné les potentialités de l’Église catholique romaine de restaurer spirituellement l’Occident. Dans le sillage de Georges Feltin-Tracol, il n’est pas interdit de penser qu’Evola voyait dans le catholicisme « une adaptation des vieux polythéismes européens ». Force nous est cependant d’admettre que les courants de « renouveau » qui traversent aujourd’hui l’Église vont dans le sens d’une protestantisation : contact direct de l’individu avec Dieu, charismes attribués sans discernement à des laïcs, influence de l’évangélisme nord-américain, sans parler des talibans bien spécifiques, tout aussi dangereux que ceux d’Asie Centrale, réchauffés en leur sein par des sectes manichéennes.

Notamment inspiré par Otto Weininger, Evola développe une Métaphysique du sexe tout en nuances, où la supériorité principielle du H sur le F s’accomode de la bisexualité concrète de tout être humain et de la subtile distinction entre sexe intérieur et sexe apparent. Bien que cet ouvrage ait été revendiqué comme livre de chevet par la célèbre chanteuse Dalida, les media véhiculent plus que jamais, depuis le début des années 2000, l’égalitarisme homme-femme façon Kate Millett et Simone de Beauvoir.

Dans ce domaine, les repères sont tellement brouillés qu’on a vu des chefs de file de partis identitaires mettre l’égalité des sexes au fronton de leur programme. Un ex-commissaire de police ainsi reconverti en suffragette s’est rangé aux côtés des amazones hystériques de la laïcité face aux prétendus périls du foulard et de la burqa. En Belgique et en France, Mesdames Antoinette Spaak et Élisabeth Badinter ont sommé les femmes musulmanes de se dévoiler pour mesurer avec leurs consœurs occidentales « éclairées » tout le chemin parcouru depuis Lucy pour la conquête des droits du « deuxième sexe ».

Nous voici à l’évocation du darwinisme, un des dogmes intouchables de la modernité. Sur ce point aussi, la critique guénonienne et évolienne a eu un effet paradoxal. Censée rebelle à toute vérité absolue, la modernité oppose depuis peu, à ceux qui persistent à se révolter contre elle, son dogmatisme de substitution, sa religion de rechange, ses « valeurs-fétiches » dont Georges Feltin-Tracol a pu écrire qu’elles exercent une « tyrannie morale », voire une « insupportable théocratie ».

Le progressisme est une de ces « valeurs-fétiches ». Encore convient-il d’écouter le sage conseil de Paul Virilio et de ne pas confondre le progrès et sa propagande. Ce n’est pas parce que les média présentent la Gay Pride comme une fête nationale qu’il faut tenir tous les homosexuels pour des exhibitionnistes. Sur les ondes et les écrans, les dépénalisations de l’avortement et de l’euthanasie apparaissent comme d’irréversibles « avancées ». Il ne faut cependant pas réagir comme si Simone Veil et Willy Peers avaient poussé toutes les femmes à se débarrasser de leurs enfants non désirés. Le progrès ne consiste pas à tuer un enfant dans le ventre de sa mère ou à abréger les souffrances d’un vieillard. Il ne réside que dans une édulcoration juridique somme toute banale. Qui oserait en effet traiter d’assassins le médecin qui accorde à son patient le droit de mourir dans la dignité ou la jeune femme qui refuse d’assumer les conséquences d’un moment d’égarement ?

C’est dans la mesure même où la critique anti-moderne s’en prend à « l’état de droit » comme à un bloc monolithique que la modernité impose son « processus d’indistinction » (Alain de Benoist) au bout duquel même les plus légitimes discriminations passent pour des injustices.

Dans l’une de ses livraisons de 2009, la revue Éléments met en garde contre le non-discernement des « articulations historiques contingentes », auxquelles il faut opposer les articulations idéologiques essentielles. L’État de droit n’est pas indissociable du libéralisme. Le fait que l’embryon des « droits de l’homme » (l’habeas corpus) ait vu le jour en Angleterre au XVIIe siècle n’autorise nullement à penser le « droits-de-l’hommisme » échevelé des années 2000 comme la « super-structure » d’une « nouvelle classe » bourgeoise, dont les intérêts seraient par essence liés au monde anglo-saxon, à la thalassocratie, voire à « l’humanisme occidental » dénoncé d’une manière « sloganique » (Éric Louvier) dénuée de toute réflexion.

Sur la base de critères secondaires (couleur de la peau, appartenance ethno-religieuse, marginalisation sociale, comportement sexuel minoritaire), le principe de non-discrimination de l’État de droit peut parfaitement être respecté par un régime non moderne, dont la doctrine officielle serait le retour aux inégalités naturelles, aux hiérarchies transversales, aux « races de l’esprit ». Pour cette dernière grande idée, les évoliens militent depuis trois décennies pour constater que le discours dominant demeure l’égalitarisme réduisant les humains à ce qu’ils ont de plus ordinaire en commun (double sens du latin laicus), tandis que la révolte anti-moderne reste entachée de racisme, « ennemi gémellaire » de l’universalisme, selon une heureuse formule de Georges Feltin-Tracol. Tradition et modernité seraient-elles des « ennemis gémellaires » ? Posons-nous enfin cette bonne question, sans quoi notre lutte contre un Système doté d’une immense faculté de récupération risque de déboucher sur une « impasse intellectuelle majeure » (Rodolphe Badinand).

La « démonie de l’économie » (Evola) et « le règne de la quantité » (Guénon) nous a préservés de l’absurde tentation de réduire l’homme à sa capacité de travail social. Nous avons mobilisé les plus vieux mythes de l’humanité pour étayer notre vision du travail comme pénible par définition, issu d’une « chute » et d’un « péché originel » (perspective biblique), résultant de la sortie de « l’Âge d’Or » (point de vue des légendes païennes), mais toujours connoté par les idées de souffrance, de peine, voire de torture.

Les utopistes narratifs et programmatiques des temps modernes ont consolidé cette vision. Les récits de voyages nous ont emmenés, non vers des « pays de nulle part » (ou-topos), mais vers des lieux idéaux où l’on se sent bien (eu-topos) parce qu’on y travaille de moins en moins. Les premières doctrines socialistes inscrivaient la diminution du temps de travail dans le développement normal de l’histoire de la « race humaine aux destins d’or vouée » (Émile Verhaeren). En 1911, le gendre de Karl Marx publiait un Droit à la paresse, tandis que jouaient encore en culottes courtes des sociologues qui annonceraient, un demi-siècle plus tard, une « civilisation des loisirs », une « révolution silencieuse » où le progrès technique délivrerait l’humanité d’une large part de pénibilité du travail, une « ère nouvelle » où serait déchiré « le vieux cahier des charges », comme le chantait Nougaro en 1988 (Il faut tourner la page).

On nous dit aujourd’hui que, pour faire face à la crise et relancer la croissance, il faut travailler plus, tant au niveau de la prestation hebdomadaire qu’à l’échelle de la vie tout entière. Presque aussi absurde que le service militaire obligatoire, cette idée figure parmi celles que l’on peut critiquer tant du point de vue traditionnel que moderne. C’est vers ce type de critique qu’il faut braquer de nouveaux faisceaux de clarté, afin de dépasser le clivage dans lequel les pseudo-Lumières cherchent à nous enfermer, pour abandonner le stérile et obsolète antagonisme Tradition – Modernité.

J’ai cité Verhaeren et pour terminer, à travers un coup d’œil sur ses recueils Les Campagnes hallucinées et Les Villes tentaculaires, je vais suggérer aux générations futures de notre famille de pensée l’approfondissement de nos lettres et de nos arts européens, et tout particulièrement de notre patrimoine poétique, qui recèle peut-être de plus vives sources de lumière que les grandes œuvres théoriques du traditionalisme.

Certains poèmes de Verhaeren évoquent la Tradition et la Modernité par des images fortes davantage que par l’enchaînement parfois rébarbatif des concepts, et ce dans la féconde perspective d’une « synthèse des mondes » aux antipodes des lassantes antinomies toujours recommencées.

Mais il faut d’abord faire justice d’un préjugé. Verhaeren n’est pas un chantre du modernisme. Certes, il est fasciné par les cheminées d’usines et les locomotives à vapeur, mais il reste sensible au charme des béguinages et des beffrois. Le rythme de la vie moderne lui inspire une esthétique nouvelle désarticulant la strophe en vers hétérométriques, mais il n’abandonne jamais complètement l’usage de l’alexandrin. Il est socialiste sans jamais oublier que la conquête des droits implique l’assomption de devoirs correspondants. Il perd la foi catholique en 1885, mais dix ans plus tard, il écrit encore :

« Et qu’importent les maux et les heures démentes,

Et les cuves de vice où la cité fermente,

Si quelque jour, du fond des brouillards et des voiles,

Surgit un nouveau Christ, en lumière sculpté,

Qui soulève vers lui l’humanité

Et la baptise au feu de nouvelles étoiles. »

Reflété par l’agglomération urbaine dévorant la campagne, l’affrontement de la Modernité et de la Tradition se poursuit dans l’enceinte même de la cité, où coexistent désormais les joyaux d’architecture passée et le réseau de plus en plus dense du chemin de fer, que le jeune Verhaeren a vu s’étendre dans la seconde moitié du XIXe siècle.

« Et les vitraux, peuplés de siècles rassemblés

Devant le Christ – avec leurs papes immobiles

Et leurs martyrs et leurs héros – semblent trembler

Au bruit d’un train lointain qui roule sur la ville. »

(Les cathédrales)

Lorsque Émile Verhaeren décède en 1916, à l’âge de 61 ans, dans un stupide accident ferroviaire en gare de Rouen, Julius Evola n’est encore qu’un artilleur perdu dans l’anonymat des tranchées et René Guénon n’a pour carte de visite que quelques années d’errance dans l’univers glauque de l’occultisme parisien. Mais les vers prophétiques du poète couvrent aujourd’hui de leur voix sonore les lourdes ratiocinations philosophiques sur le matérialisme devenu planétaire :

« Oh l’or, là-bas, comme des tours dans les nuages,

L’or étalé sur l’étagère des mirages,

Avec des millions de bras tendus vers lui,

Et des gestes et des appels, la nuit,

Et la prière unanime qui gronde,

De l’un à l’autre bout des horizons du monde ! »

(La Bourse).

Point n’était besoin de déclarer des « guerres en chaîne » (Raymond Aron) et de remplir les rayons des bibliothèques pour deviner que le capitalisme sortirait vainqueur de toutes les révolutions qui ont cherché à l’abattre.

L’or de Verhaeren n’est pas seulement l’objet de la quête frénétique du profit. C’est aussi le métal précieux qui symbolise le premier âge du monde bien avant qu’Evola et Guénon n’appellent Hésiode et Virgile à la rescousse pour en célébrer les bienfaits perdus.

L’Âge d’Or selon Verhaeren n’est pas une théocratie parfaite, une royauté sacrée, un système de castes que n’altère aucun dysfonctionnement. C’est une source de lumière décrite en termes d’esthète :

« Plus loin que la vertu ou le vice,

Par au delà du vrai, du faux, de l’équité,

Et plus haute que n’est la force et la justice,

Luit la beauté. »

 

(Les idées)

« Clef du cycle humain », la beauté est « large accord » et « totale harmonie ». Toujours dans le même texte, Verhaeren ajoute :

« Les temps sont datés d’elle et marchent glorieux

Dès que sa volonté leur est douce et amie. »

Nous verrons plus loin que le « cycle humain » s’ouvre sur la beauté et se clôt avec la sagesse, mais il arrive que le poète attende aussi la beauté dans le futur,

« Vers les temps clairs, illuminés de fêtes ,

[car]

Quiconque espère en elle est au delà de l’heure

Qui frappe aux cadrans noirs de sa demeure. »

 

Sous les auspices de la sagesse ou de la beauté, ou des deux à la fois, le « temps des Dieux » reviendra et redonnera vie au « cœur antique de la terre » qui « pourrit » dans

« La plaine et le pays sans fin

Où le soleil est blanc comme la faim. »

(Les Plaines).

Dans cette attente alternent des périodes d’assombrissement et des phases de renouveau : l’Égypte, la Grèce, Florence, Paris. Le décadentisme linéaire contre-productif est étranger à Verhaeren qui salue l’humanisme du Quattrocento comme une authentique renaissance et le classicisme français indépendamment de son articulation historique avec l’absolutisme et le centralisme du « Roi-Soleil ».

Étonnante est la place que réserve Verhaeren au Christianisme dans le mouvement général de l’histoire. Le Dieu unique des chrétiens apparaît comme l’ultime avatar du polythéisme. Évoquant les ostensoirs des cathédrales, le poète écrit :

« Ils conservent, ornés de feu,

Pour l’universelle amnistie,

Le baiser blanc du dernier Dieu,

Tombé sur terre en une hostie. »

Certaines strophes ont des accents nietzschéens :

« L’esprit de la campagne était l’esprit de Dieu;

Il eut peur de la recherche et des révoltes;

Il chut; et le voici qui meurt, sous les essieux

Et sous les chars en feu des nouvelles récoltes. »

Mais avant la « mort de Dieu », c’est l’éclipse de l’astre diurne qui hante le poète et ne laisse dans l’obscurité que la crainte de la mort.

« Et les grands bras des Christs funèbres,

Aux carrefours, dans les ténèbres,

Semblent grandir et tout à coup partir,

En cris de peur, vers le soleil perdu. »

Verhaeren semble préfacer ici le monothéisme solaire d’Hermann Wirth (1885 – 1981) et la vision d’une humanité conviée à enrichir le « progrès » (uniquement horizontal et matériel) par une Aufgang (ascension spirituelle, dimension verticale).

« Ô race humaine aux destins d’or vouée. »

Dieu et Satan sont présentés comme des « ennemis gémellaires ». Pour affermir la foi en l’un, l’autre sème la peur. Face aux mauvaises récoltes et à leurs granges ravagées par les intempéries, les paysans ne savent plus à qui adresser leurs prières, à l’Être Suprême qui devrait rayonner de miséricorde ou à son complice destructeur inavouable :

« Le Satan noir des champs brûlés

Et des fermiers ensorcelés

Qui font des croix de la main gauche. »

(Pèlerinage)

Devant les ambiguïtés des chrétiens d’aujourd’hui, Verhaeren récrirait sans doute ces vers qui dépeignent les croyants d’avant 1914 :

« Luttant avec des cris et des antinomies,

Au nom du Christ, le maître abominable ou doux,

Selon celui qui interprète ses paroles. »

(Les idées)

Le matérialisme est évidemment dénoncé comme un symptôme crépusculaire :

« Comme un torse de pierre et de métal debout

Le monument de l’or dans les ténèbres bout. »

La modernité ne coïncide pas pour autant avec l’agonie de la civilisation. Verhaeren place dans la recherche scientifique son espoir d’une définitive résurrection à l’horizon d’un avenir lointain.

« C’est la maison de la science au loin dardée,

Par à travers les faits jusqu’aux claires idées. »

(La Recherche).

La science est à la fois une accumulation de savoir et un trésor de sagesse. Aussi Verhaeren imagine-t-il « les derniers paradis » comme des campagnes à la paix retrouvée, « un monde enfin libéré de l’emprise des villes » et de leur voracité tentaculaire, des champs « délivrés de leur folie » et « affranchis de leurs présages », une terre nouvelle

« Où s’en viendront rêver, à l’aube et aux midis,

Avant de s’endormir dans les soirs clairs, les sages. »

(Vers le futur)

De ce rêve de poète qui unifie le meilleur de la Tradition et de la Modernité en une synthèse « s’élevant au ciel », il y a peut-être beaucoup plus à attendre que des constructions philosophiques, si brillantes soient-elles, qui les opposent en un conflit sans issue et nous entraînent dans une impasse en sous-sol majeur.

 

Daniel Cologne

 

Source : Europe Maxima

Sly le révélateur par André WAROCH

 Le succès colossal d’Expendables II est l’occasion de faire le bilan de la carrière de Sylvester Stallone, et d’essayer de comprendre l’évolution de son image telle qu’elle fut livrée, selon les époques, par les médias occidentaux et particulièrement français. Et de ce qu’elle révèle de la psychologie profonde de nos « élites », ces fameuses élites médiatiques « qui-nous-disent-ce-qu’on-doit-penser » et dont il serait plus exact de dire que leur fonction, plus subtile, est de nous signifier lesquelles de nos pensées peuvent être exposées au jugement public, et lesquelles doivent rester entre quatre murs. Puisque que c’est de ce contrôle idéologique et culturel impitoyable de la population, c’est de cette censure permanente de l’agora que découle, en fin de compte, leur domination politique.

Remontons jusqu’au milieu des années 80. Stallone semble être devenu le roi du monde. Coup sur coup, Rocky IV et Rambo II se sont installés au sommet du box-office planétaire. Toutes muscles dehors, l’acteur, bannière étoilée au vent, y affronte et terrasse les communistes, que ceux-ci soient russes ou vietnamiens. Ce patriotisme, sincère, naïf et assumé, qui trouve toujours un écho favorable dans l’Amérique profonde, va néanmoins lui mettre à dos cette classe médiatique. Sa carrière, à partir de là, va décliner irrémédiablement.

De plus, alors que la menace soviétique s’éloigne puis s’éteint, un pan essentiel de la culture de droite aux États-Unis s’effondre comme un Mur de Berlin virtuel. Les films de Sly (et accessoirement ceux de Chuck Norris, qui met sa carrière cinématographique en sommeil au début des années 90) apparaissent subitement appartenir à une autre époque, exalter un combat sans objet. Peu à peu, Schwarzenegger, plus calculateur, plus cynique, va s’imposer comme le nouveau roi des acteurs-athlètes, alternant savamment films d’action de facture « classique », œuvres de S.-F. ambitieuses, et comédies dans lesquelles il va, avec beaucoup d’à-propos, s’auto-parodier volontairement. Pendant ce temps, Stallone va s’entêter dans des films « de droite » qui vont marcher de moins en moins bien et attiser les quolibets.

 

Mais plus qu’aux États-Unis, c’est en France, alors, que le nom de Stallone commence à déclencher immanquablement des ricanements aussi mauvais que pavloviens. Car l’image qui s’impose alors de Sly est celle d’une « montagne de muscles sans cervelle ».

Il est inutile de chercher une quelconque origine « populaire » dans ce phénomène. De manière très cynique, on pourrait presque dire que, d’une certaine manière, le « peuple », dès cette époque, a disparu dans ce pays, remplacé par « l’opinion publique », c’est-à-dire l’agora censurée.

La haine que les élites médiatiques éprouvent pour l’idéologie dont Stallone est le vecteur, n’a que peu à voir, finalement, avec sa lutte contre le communisme soviétique avec lequel elles ont rompu depuis déjà longtemps. Il est, à ce titre, très intéressant d’examiner, vingt-cinq ans plus tard, le casting de stars d’Expendables II : Stallone, le véritable maître-d’œuvre du projet, est accompagné et secondé, dans l’ordre de leur notoriété, par Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, Jean-Claude Van Damme, Chuck Norris et Dolph Lundgren. On se croirait dans un congrès du Parti républicain. Si Norris et Willis ont toujours apporté à ce dernier leur soutien public, Schwarzenegger a carrément été élu gouverneur républicain de Californie. Quant à Stallone, s’il ne s’est jamais engagé officiellement pour tel ou tel parti, il suffit de voir le film Cobra réalisé en 1986, dans lequel il incarne un Dirty Harry bodybuildé, pour comprendre quel est son positionnement concernant ces questions clivantes à Hollywood que sont la peine de mort et la lutte contre le crime.

Cette sur-représentation d’acteurs de droite déclarés est absolument extraordinaire quand on connaît l’état politique du cinéma américain, dont les comédiens sont de gauche à 90 %, et fait de ce film une riposte à Ocean’s Eleven qui regroupait d’autres stars plus récentes, plus efféminées, plus bourgeoises, plus « intellectuelles », et ayant bien sur massivement soutenu, par la suite, l’élection du Messie Obama.

La seconde remarque concernant ces six noms est la suivante : trois d’entre eux sont européens.

Pour le formuler autrement : pour faire les films qu’ils avaient envie de faire, des films d’action, des films d’aventure, des films de S.-F., des films d’arts martiaux ou des films de guerre, le Suédois Lundgren, l’Autrichien Schwarzenegger et le Belge Van Damme ont ressenti le besoin impérieux de s’exiler aux États-Unis. Tout comme l’Anglais Ridley Scott, qui a réalisé en 2000, pour le compte des studios hollywoodiens, le film Gladiator, véritable plongée dans les racines romaines et antiques de l’Europe.

Je ne résiste pas au plaisir de citer un grand penseur de la dégénérescence de l’Europe, Guillaume Faye, dans son maître-livre L’archéofuturisme paru en 1998 :

« Le succès des superproductions hollywoodiennes s’explique par leur caractère imaginatif et épique, par leur rigorisme dramaturgique, l’ultra-professionnalisme de la production et de la distribution, une technicité parfaite… Ce qui rattrape largement la fréquente indigence des scénarios ou des bombardements de clichés infantiles et sirupeux. Hollywood fait du “ Jules Vernes filmé ”, et souvent avec des scénarios écrits par des Européens dégoûtés de l’absence de dynamisme de la production européenne.

Les Français et les Européens ont perdu le sens de l’épopée et de l’imagination. Qu’est-ce qui nous empêcherait de les retrouver ? Qui nous l’interdit ? Pourquoi aucun Européen n’a-t-il eu l’idée de traiter (à notre manière, sans doute plus intelligente, et tout autant dramaturgique) les thèmes de E.T., Jurassic Park, d’Armageddon ou de Deep Impact, de Twister, de Titanic ? »

En France, le dernier à avoir pu rivaliser sur le terrain du film d’action avec les Américains a été Jean-Paul Belmondo. Entre 1975 et 1983, il a triomphé dans des films musclés, à grand spectacle, truffés de cascades. La question se pose alors de savoir pourquoi « Bébel » n’a pas eu d’héritier. Et au-delà du simple film d’action de « musclé », il faudrait parler évidemment, comme le souligne Guillaume Faye, de la fin du cinéma épique populaire en Europe, dont Belmondo était en fait une survivance.

En France, à quel genre de films sont consacrés aujourd’hui les plus gros budgets du cinéma ? À des comédies, Astérix et Taxi en tête, qui sont, en fait, des parodies des grands films épiques d’autrefois. Comme si les Français et les Européens n’étaient plus capables d’autre chose, quand ils essaient de sortir du cinéma intellectuel, nombriliste et pseudo-élitiste, que de dérision.

Alors pourquoi les Européens n’ont-t-ils pas pu faire Gladiator ? Et plus révélateur encore pour nous, pourquoi Christophe Lambert n’a-t-il pu incarner Vercingétorix que dans un film américain (même si celui-ci se révéla être un navet infâme) ? Vercingétorix, symbole du patriotisme français, qui tenta de repousser par les armes l’invasion étrangère ? Poser la question, c’est apporter la réponse.

Imaginons un film sur ce héros national tourné en France : à quoi pourrait-il ressembler, à part à une comédie grotesque tournant en ridicule les mythes nationaux (ce qu’a été Astérix) ?

Il y a bien une autre option, évidemment, c’est le film de repentance : les soldats gaulois, racistes et moustachus, se montreraient injustement cruels avec les immigrés italiens, mais le chef arverne, révolté, prendrait fait et cause pour les opprimés. Son homosexualité latente s’éveillerait ensuite à l’occasion d’une nuit d’amour avec un jeune éphèbe de Rome arraché des griffes des beaufs celtiques. La bataille finale d’Alésia montrerait tout de même Vercingétorix luttant contre l’ennemi étranger, mais accompagné de son nouveau fiancé ayant trahi la cause de César par amour, ainsi que de quelques Noirs et Arabes dont on expliquerait qu’ils ont traversé les mers pour défendre la liberté et le progressisme contre les fascistes romains, même si l’histoire officielle (de toute façon raciste) n’en garde pas trace.

Le retour fulgurant, avec les deux Expendables, de Sylvester Stallone et de ses collègues sur le devant de la scène, alors qu’on les croyait morts et enterrés depuis quinze ou vingt ans – mis à part Bruce Willis – ne peut pas être interprété idéologiquement : après tout, le film d’action ne s’est jamais arrêté aux États-Unis. Ce qui s’était essoufflé, c’est le sous-genre « héros musclé et surpuissant » qui avait été remplacé justement, entre autres, par la série des Die Hard avec Willis.

On voit bien, à la vision de ce film, ce qui peut unir entre eux ces acteurs qui ont vraiment l’air de s’entendre comme larrons en foire : ils assument, sans aucun état d’âme, la violence inhérente au monde des hommes. On n’essaie pas de comprendre, encore moins d’excuser son ennemi : on l’anéantit. La rupture est alors inévitable entre ces « hommes de toujours », comme dirait Philippe Murray, et la nouvelle Europe des hommes d’après.

En 2005, Arnold Schwarzenegger, en tant que gouverneur de Californie, refuse de gracier un condamné à mort. Il est exécuté le lendemain. Alors, en Autriche, à Graz, ville natale de « Schwarzie », on s’insurge. Car, quelques années auparavant, on avait débaptisé le stade de Graz-Liebenau pour lui donner le nom de la star. Éclairé sur sa véritable philosophie, le conseil municipal, soudain outré, s’apprête à voter une procédure pour de nouveau débaptiser l’enceinte, quand Schwarzenegger, de lui-même, retire à la ville le droit d’utiliser son patronyme. Le bâtiment reprend alors son ancienne appellation. Le conseil n’a pas suivi les recommandations de l’opposition des Verts, qui souhaitait donner au stade le nom du condamné à mort, Stanley Williams, chef de gang, condamné pour quatre homicides.

Les « élites » médiatiques européennes et américaines partagent peu ou prou la même idéologie, la même vision du monde, et se considèrent investies de la mission sacrée d’imposer cette vision à la planète entière, et d’abord en Occident, puisqu’elles y ont déjà pris le contrôle des canaux de communication. Aux États-Unis, toutefois, leur domination est entravée par le conservatisme très fort, et lui aussi d’essence religieuse, de la population de base. L’expression convenue des « élites déconnectées du peuple » est beaucoup plus pertinente s’agissant du cas américain que pour ce qui concerne l’Europe, où il ne s’agit que d’un argument démagogique servi par l’opposition pendant chaque campagne électorale. Si l’on veut bien reprendre cette expression au pied de la lettre, on pourrait même dire que c’est le contraire qui est vrai : les peuples européens n’ont jamais été autant connectés aux « élites », buvant ses paroles comme un nourrisson boirait le lait empoisonné d’une mère perverse. Ils n’ont jamais autant été privés de l’idéologie alternative et des ressorts psychologiques qui leur permettraient de se mobiliser et de s’organiser pour défendre leurs intérêts. Les peuples européens sont comme un fruit qu’on a pressé pour en vider tout le suc, tout le contenu vital.

Plus que toute autre chose, c’est le caractère immensément populaire des films et de la personnalité de Sylvester Stallone, qui, depuis trente ans, lui vaut la haine des « élites » occidentales.

 

André Waroch

 

Source : Europe Maxima

Encore 500 millions d’euros d’aides directes à la presse en 2013

images.jpg

Alors que l’on nous rebat les oreilles avec la crise, la cure d’austérité, la baisse des dépenses publiques, les niches fiscales, les efforts que devraient consentir les Français pour renflouer les banques, les journalistes eux, ne semblent pas devoir se serrer la ceinture. Les médias aux ordres sont maintenus une année de plus sous perfusion pour continuer à nous servir des mensonges quotidiennement.

Excellent article du cri du contribuable :

 

« En 2013, les seules aides directes à la presse prévues au titre de la loi de finances représentent 516 millions d’euros. Au final, aides directes plus aides indirectes dépassent le milliard d’euros.

Alors que beaucoup de médias se félicitent de la disparition des niches fiscales, il en est une sur laquelle la corporation a tiré le rideau.

Celle permettant aux journalistes de déduire de leurs revenus imposables une allocation pour frais d’emploi de 7 650 euros. Grâce à cet avantage, un journaliste gagnant 3 000 euros par mois peut réduire le montant de son impôts sur le revenu de 50%.

Des aides largement dilapidées

Fin octobre, Michel Françaix, député socialiste de l’Oise et membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l ‘Assemblée, a présenté les conclusions d’un audit sur la presse tricolore dont le site Owni a tiré les infos clés.

Le chiffre d’affaires du secteur est évalué à 10 milliards d’euros, dont environ 1,1 milliard d’aide.

En 2013, les seules aides directes prévues au titre de la loi de finances représentent 516 M€. Rapporté au 40 000 journalistes encartés, cela représente plus de 10 000 € par tête de pipe.

Selon Michel Françaix une grande partie de l’argent public versé à la presse est mal employé. Comme un emplâtre sur une jambe de bois, il sert à renflouer des médias condamnés à mort par l’évolution technologique sans assurer la relève du secteur.

Parmi les mauvais exemples d’acharnement thérapeutique, le député cite notamment les 50 centimes versés à France Soir pour chaque numéro vendu ou les béquilles financières fournies au groupe Hersant pour éviter la conflagration.

Le tout sans résultat autre que de faire des trous dans le bas de laine des finances publiques puisque l’un comme l’autre ont basculé dans les oubliettes de la petite histoire médiatique.

Tous les medias se bousculent au guichet quand il s’agit d’empocher des euros. En 2011, ce sont Le Monde (15 millions), Le Figaro (14,5 millions) et Ouest France (14 millions) qui ont perçu les plus gros chèques.

L’Humanité a empoché plus de 3 millions d’euros au titre de l’aide à la pluralité, La Croix (2,94 millions) et Libération (2,87 millions).

De son côté, Le Petit Quotidien (4 pages destiné aux enfants à partir de cinq ans pour que chaque jour, du lundi au samedi inclus, « votre enfant prenne la bonne habitude de la lecture quotidienne ») a profité de plus de 2,5 millions de subventions.

Plus d’un milliard d’aides au total

Ces aides directes ne prennent pas en compte le super taux de TVA réduit à 2,1%, pour la presse papier, ni les aides postales, ni les aides au développement du portage, ni « l’enveloppe » SNCF, ni celle données aux diffuseurs

Au final, aides directes + aides indirectes dépassent le milliard d’euros.

C’est notamment la presse magazine qui bénéficie des aides fiscales les plus fortes (35% des bénéficiaires) contre 24% pour la PQR (presse quotidienne régionale) et 15% pour la presse nationale. Michel Françaix préconise de limiter la TVA réduite aux seuls journaux d’information. Cela reviendrait notamment à priver la presse people de ce viatique.

Pour le député de l’Oise, c’est dans le numérique que se joue l’avenir de l’information. Michel Françaix met en cause le manque de transparence du fonds d’aide au développement de la presse en ligne.

Doté d’une vingtaine de millions d’euros/an, ce fonds a pu être utilisé pour contribuer au financement du salaire brut des journalistes affectés au numérique, ce qui a donné lieu à un important effet d’aubaine et à un gâchis d’argent public, déplore le député.

Des subventions pour les patrons du CAC 40

Si cette distribution pouvait parfois se justifier lorsque les médias étaient tenus à bout de bras par des indépendants, elle ne l’est plus depuis que la plupart des titres ont été racheté par des groupes financiers.

Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines. Bernard Arnault possède Les Echos, Investir et Radio Classique. Dassault a mis Le Figaro dans sa besace. François Pinault, Le Point, l’Agefi, La Recherche, l’Histoire, etc.

Ce n’est pas au contribuable mais à ces sociétés de remettre au pot pour maintenir ces titres à flot si elles le souhaitent. Pourquoi perfuser ces gazettes aux frais du contribuable alors que 72% des Français ne leur font plus confiance ?

Les Français sont-ils pour autant mieux informés que les autres Européens ? Niet !, répond Benjamin Dormann (qui parle quant à lui de 2 Md € annuels de subventions) dans un livre récent intitulé « Ils ont acheté la presse ».

Beaucoup de titres sont coupés de la société civile et se contentent de distiller les poncifs du politiquement correct. Leur insolence ne dépasse jamais le point de rupture au-delà duquel il serait impossible de demander des subventions. C’est la « soupe aux sous », persifle Benjamin Dormann.

« L’essentiel de la presse dite d’opposition est passée au fil des ans, sans l’assumer, du rôle de porte-parole des descendants historiques du « J’accuse ! » à la chambre d’écho des acteurs financiers partisans du « J’achète ! », assure-t-il.

Le pire est que cette cascade de subventions est improductive puisqu’elle ne permet pas d’étoffer le débat d’idée.

Contrepoints.org qui, comme Contribuables Associés, refuse les subsides publics, demande que cesse la distorsion de concurrence. « Pour permettre enfin le retour à une démocratie saine, nous demandons la fin au plus vite de ces subventions qui pervertissent la liberté de la presse et permettent aux politiques de s’assurer la loyauté des journalistes », réclament les pétitionnaires.

Supprimer les subventions versées au cinquième pouvoir ? Vite, ça presse !

Fabrice Durtal »

Contre-info.JPG

Quand M6 promeut le « mariage » homosexuel

017A00D505213888-c1-photo-201035013.jpg

C’est aujourd’hui que débute la saison 1 de la série « Modern Family » sur M6. Une série tout à fait d’actualité à en juger par la bande-annonce diffusée sur la chaîne, faisant la promotion d’un couple gay très sympathique ayant adopté une petite vietnamienne.

Evidemment, y voir de la grossière propagande dans le but de manipuler l’opinion publique en plein débat sur la loi pour le « mariage » gay serait pour le moins paranoïaque ! Ceux qui prétendraient pareille ineptie sombreraient vite dans la ridicule théorie de la conspiration anti-chrétienne (ah ah ah !)…

Présentation des personnages sur le site officiel : Mitchell et Cameron Tucker sont ensemble depuis cinq ans. Ils viennent juste de sauter le pas en adoptant une petite fille de nationalité vietnamienne, Lily. Cameron a une sacrée personnalité et s’emballe très vite alors que Mitchell, lui, est le plus sérieux des deux. Chacun apporte quelque chose à l’autre et ils sont déjà des pères très doués…!

On notera – pur hasard bien sûr – que les créateurs de la série sont Steven Levitan et Christopher Lloyd II, marié à une certaine Arleen Sorkin. Rappelons au passage que M6 appartient à la Fondation Bertelsmann, pour laquelle Pierre Hillard prétend – de manière absurde, of course ! – qu’elle aurait vendu son âme au Nouvel Ordre Mondial !! Vraiment n’importe quoi…

Contre-info.JPG

Marie-France Garaud : « La France n’est plus un Etat »

Marie-France Garaud, présidente de l’Institut International de Géopolitique, était l’invitée de Frédéric Taddéi sur France 3, dans l’émission Ce soir ou jamais. Elle y dénonce la disparition de l’Etat et de ses fonctions régaliennes :

Contre-info.JPG

Le monopole du bitume

Francephi.jpg

Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

 

3773708648_2.jpgS’il y en a un qui a retenu la leçon, c’est bien Jean-François Copé, actuel secrétaire général de l’UMP et candidat à la présidence de ce parti. Quelle leçon ? Celle qu’a érigé en modèle de conquête élyséenne Nicolas Sarkozy, le premier président de ce parti, justement.

 

À défaut d’avoir brillé durant son quinquennat à la tête de notre pays, celui-ci était passé maître dans l’art de la communication, soit, pour parler comme les « djeuns » –et comme les moins « djeuns » d’ailleurs – de la manière de « faire du buzz ». Et pas seulement sur Internet.

 

La déclaration-menace de JFC de faire descendre dans la rue « les Françaises et les Français qui s’indignent et qui s’inquiètent pour l’avenir de notre pays et des enfants de France » a fait mouche : toute la gauche s’est immédiatement étranglée d’indignation… et son rival François Fillon en est resté muet de stupéfaction !

 

La droite dans la rue ! En voilà une idée ! Une idée saugrenue pour certains, jugée peu convenable par les plus bourgeois dans les rangs UMP… et carrément odieuse par la gauche qui voit là un véritable hold-up sur ses traditions.

 

Car pour la gauche et ses ténors, elle seule est habilitée à occuper les rues pour brailler… Voilà maintenant plus de six décennies qu’elle s’est appropriée le monopole du bitume et c’est au moment où elle contrôle la totalité des institutions politiques, qu’elle a réalisé le Grand Chelem des victoires électorales, qu’un malapris lui dispute son terrain de revendications habituels.

 

Ceux qui ont quelques connaissances historiques savent qu’avant la dernière guerre mondiale, la rue était loin d’appartenir à la gauche… De l’Action française aux Croix-de-Feu, puis au Parti social français du colonel de La Roque, en passant par de multiples autres formations plus ou moins importantes, mais plus nationales que socialistes, c’était à celui qui tiendrait le pavé le plus haut… Et le 6 février 1934, il s’en est fallu d’un pont que les députés faillis soient « pendus à la lanterne »… D’un pont et d’un chef !

 

Mais ce n’est sans doute pas à cette époque-là que songe Jean-François Copé. Ses connaissances historiques de la France ne vont pas s’y loin. Lui se contente de songer au défilé de 1984 contre le projet de loi Savary, à Versailles, où un million de personnes avaient manifesté pour la  défense de l’école libre. Le projet de loi visant à la création d'un grand service public de l'éducation, projeté par Alain Savary, alors ministre de l'Éducation nationale, fut alors retiré par François Mitterrand. La rue avait fait reculer le Pouvoir. 30 ans après, la gauche en fait encore des cauchemars.

 

On imagine donc la terreur des caciques à la rose sous le nez desquels le responsable de l’UMP agite le spectre de manifestations possibles pour contrecarrer les projets de lois accordant le droit de vote aux immigrés ou le mariage des couples homosexuels et leurs droits à l’adoption d’enfants.

 

Il est facile de brandir des sondages affirmant qu’une majorité de plus en plus grande de Français est favorable à ces deux mesures… Mais sans doute serait-il plus difficile d’ignorer des centaines de milliers de Françaises et de Français qui battraient le pavé pour affirmer leur opposition à de tels obsessions spécifiques d’une France d’en haut sortie de l’ENA ou des rangs trotskystes…

 

Imaginons une manifestation contre le droit de vote des immigrés au premier rang de laquelle défileraient les ex-salariés d’Hermès-Métal, de Carrefour, de Viveo, de PSA, de Cofinoga, de la sidérurgie lorraine, etc., etc.

 

Et une autre contre le mariage et l’adoption accordés aux couples homosexuels dans laquelle se côtoyeraient catholiques, musulmans et juifs, tous unis, pour un jour et une cause, tous choqués pareillement en leur âme et conscience face à une réforme qui bouleversera la structure familiale, fera disparaître les notions de père et mère du Code civil et engagera l’avenir de milliers d’enfants…

 

En mai 68, c’était sous les pavés, la plage… et désormais, sur le bitume, si c’était le peuple ? Chiche !

 

 

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».

Syrie : Les Etats-Unis veulent « avant tout » la tête d’Assad

bachar.jpg

« La situation en Syrie est très complexe mais pour les Etats-Unis, la chose la plus importante est que Bachar El Assad quitte le pouvoir pour donner une chance à quelque chose de nouveau. » C’est en ces termes sans ambiguïté que l’ambassadeur des Etats-Unis à Rome, David Thorne, a résumé la position de son pays vis-à-vis des événements tragiques de Syrie. Cette déclaration avait pour cadre un débat organisé par l’agence de presse italienne « Adnkronos ».

Pour certains observateurs, cette déclaration confirme que les Etats-Unis se préoccupent davantage de la chute d’Assad que de l’existence du peuple syrien, passant volontairement sous silence les exactions commises par les « rebelles » faussement présentés comme les champions de la démocratie.

Novopress.info.JPG

“La coupe de la repentance déborde” par Bernard Lugan


La coupe de la repentance déborde par BernardLugan

Dans une intervention audiovisuelle, Bernard Lugan explique pourquoi, en tant qu’historien, il s’insurge contre les deux derniers actes de repentances de François Hollande : l’île de Gorée et la répression de la manifestation du 17 octobre 1961.

Novopress.info.JPG

Hervé Juvin : vers un “spoil system” à la française ?


Hervé Juvin : vers un "spoil system" à la... par realpolitiktv

Hervé Juvin se penche sur un aspect méconnu de la gouvernance socialiste en France dans les rapports qu’entretient le gouvernement avec l’administration française, et plus particulièrement la haute administration, avec un phénomène comparable au “spoil system” américain. Analyse sans concession.

Le “spoil system” était une particularité du système politique américain. Chacun des deux partis pouvant prétendre à la présidence et pouvant prétendre à la majorité au Congrès débarquait avec ses troupes de fonctionnaires de tous niveaux, en particulier des dirigeants d’administrations centrales, acquises à sa cause et prêtes à défendre, à promouvoir et à appliquer les décisions du gouvernement. Ce système américain s’opposait aux systèmes en place dans les États-nations d’Europe occidentale et en particulier au système français. (…)

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

Novopress.info.JPG

In memoriam : hommage à la civilisation européenne

Scoop ! Eh oui il fut une époque où l'Europe avait autre chose à offrir que Laurent Ruquier, Mariano Rajoy, Cyril Hanouna, Jimmy Saville, Mario Draghi, les Glucksmann, Cécile Duflot, Elio Di Rupo ou Christophe Willem pour ne citer qu'une très très courte liste de cas forts emblématiques du Grand Rien contemporain.

Jadis, l'Europe était capable de faire don au monde de Bach et de Haendel.

logo.gif

Laurence Parisot inquiète les petits patrons

parisot-cgt.jpg

« Situation gravissime», «ouragan», «patrons en panique». En surjouant la Cassandre médiatique afin d’arracher au gouvernement un transfert massif de charges patronales compensé par des hausses de TVA ou de CSG, Laurence Parisot, la présidente du Medef, déjà débordée par les «pigeons», divise ses pairs.

A l’Union professionnelle des artisans (UPA), on est vent debout contre ses exhortations à augmenter la taxe sur la valeur ajoutée. «En 1995, lorsque Juppé avait augmenté cet impôt de 2 %, la demande des particuliers était devenue atone, argumente Jean Lardin, son président. Nous avions souffert.» Dans les rangs des dirigeants sociaux de l’Usgeres (union de syndicats et groupement d’employeurs), on raille les prétentions du Medef à parler haut et fort alors que le coût du travail est en débat depuis… quinze ans : «Sous Nicolas Sarkozy, Laurence Parisot s’était satisfaite d’un transfert de charges de 12 milliards d’euros. Et maintenant, rien n’est assez.»

Et les choses risquent de ne pas s’arranger pour la patronne des patrons qui, à force de déclarations tonitruantes, fait quasiment figure de première opposante au gouvernement : d’ici à son départ, prévu pour juillet 2013, Laurence Parisot va devoir faire face aux arguments des prétendants à sa succession qui chercheront à se démarquer de son bilan. Premier à s’être déclaré, Jean-Claude Volot, l’ancien président de la Médiation interentreprises, s’est taillé un franc succès en appelant le Medef «à se prendre en main» et ne pas attendre d’impulsion de l’Etat. « C’est aux chefs d’entreprise de rebâtir des filières gagnantes à l’export », s’enflamme ce PDG d’un groupe aéronautique en plein boom, défenseur acharné du made in France :«Soixante-quinze milliards d’euros de déficit commercial, ce sont 75 milliards de la richesse française qui chaque année partent à l’étranger !» Un discours bien plus fédérateur que les imprécations de Parisot.

3 ème voie.jpg

L’Europe source de solidarité ?

SommetEuropeenSalle@UE120130-270x162.jpg

La création de l’Europe a été mise en avant au nom de la solidarité et de la fraternité. Lisez bien ce témoignage poignant et gardez en tête le principe de l’ Aide médicale d’état et les milliards envoyés en Afrique…

Avec les budgets d’austérité à répétition, des centaines de milliers de Grecs au chômage se retrouvent sans couverture santé, ni même les moyens de se payer des traitements pourtant vitaux. Un réseau parallèle de médecins lutte contre ce drame.

Le docteur Kostas Syrigos, à la tête du plus grand service d’oncologie de Grèce, pensait avoir tout vu. Mais rien ne l’avait préparé à la situation d’Elena, une chômeuse qui s’était vue diagnostiquer un cancer du sein un an plus tôt.

Quand il la reçoit, sa tumeur a atteint la taille d’une orange et a ouvert dans sa peau une plaie qu’elle éponge tant bien que mal avec des serviettes en papier. “Nous étions vraiment ébahis”, se souvient le docteur Syrigos, en charge du service d’oncologie de l’hôpital général Sotiria, dans le centre d’Athènes. “Tout le monde était en larmes. Ce sont des choses qu’on voit dans les manuels de médecine, mais pas en vrai. Jusqu’à présent, quiconque tombait malade dans ce pays pouvait toujours se faire soigner.

Depuis que la crise de la dette s’est installée, c’est toute la vie en Grèce qui est sens dessus dessous. Mais rares sont les domaines dans lesquels le changement a été aussi brutal que dans la santé. Tout récemment encore, le pays avait un système de santé classique. Les Grecs qui perdaient leur emploi bénéficiaient d’une couverture santé et d’allocations chômage pendant un an, mais ils continuaient par la suite d’être accueillis dans les hôpitaux, même s’ils n’avaient pas les moyens de s’offrir les soins.

Tout a changé à partir de juillet 2011 et de la signature, entre Athènes et ses bailleurs de fonds, d’un nouveau plan d’aide devant permettre d’éviter la faillite. En vertu de cet accord, les Grecs en fin de droits doivent désormais assumer eux-mêmes leurs dépenses de santé.

“Le chômage, c’est la mort”

Près de la moitié des 1,2 million de chômeurs de longue durée sont sans assurance santé en Grèce, et, selon Savas Robolis, directeur de l’Institut du travail de la Confédération générale des travailleurs grecs, ce chiffre devrait encore augmenter dans ce pays où le taux de chômage atteint 25 %, et où l’économie est moribonde.

Face à cette nouvelle donne, ils sont de plus en plus nombreux à devoir chercher de l’aide en dehors du système de santé traditionnel. Elena, par exemple, a été envoyée au docteur Syrigos par les médecins d’un réseau parallèle qui s’est mis en place pour venir en aide aux non-assurés. “Dans la Grèce d’aujourd’hui, le chômage, c’est la mort”, assène l’oncologue, homme imposant et froid d’apparence qui s’adoucit dès lors qu’il parle de ses patients.

Une évolution inédite en Grèce, et même, sans doute, en Europe. Le changement est particulièrement frappant en cancérologie, où les traitements sont longs et coûteux. Quand une personne sans assurance se fait diagnostiquer un cancer, “le système l’ignore, tout bonnement”, s’indigne le docteur Syrigos. “Elle n’a accès ni à la chimiothérapie ni à la chirurgie, ni ne serait-ce qu’aux médicaments.

Le système de santé fonctionne de plus en plus mal, et cela pourrait encore s’aggraver si le gouvernement procède à une nouvelle coupe de 1,5 milliard d’euros dans ses dépenses de santé, comme il l’a proposé dans le cadre d’un nouveau plan d’austérité visant à glaner des fonds d’aide supplémentaires. Alors que les caisses de l’Etat sont vides, on assiste à une raréfaction du matériel médical, qui contraint même certains patients à apporter eux-mêmes pour leurs soins seringues, stents et autres fournitures.

3 ème voie.jpg

Une manifestation anti-Roms dégénère

300px-StormingBastille-270x212.jpg

Des habitants de la ville d’Hellemmes, dans la banlieue de Lille, ont manifesté samedi contre l’implantation prochaine d’un village d’insertion pour cinq familles roms. Farouchement opposés au projet, et rassemblés sous le slogan « Cysoing [ville où les habitants ont réussi à stopper un projet similaire] y est arrivé, Hellemmes y arrivera », les opposants ont défilé devant le chantier du village, avant de rallier la mairie, raconte Nord Eclair.

Le groupe de 200 personnes a fini par trouver le maire, Frédéric Marchand, dans une salle communale. L’élu a été violemment pris à partie par la foule, qui lui a demandé pêle-mêle d’accueillir les Roms dans son jardin et d’aider « les vrais Hellemmois ». Le dialogue étant impossible, le maire a décidé de quitter les lieux, mais il en a été empêché par la foule, dont quelques leaders appelaient à le « bloquer ». La violente altercartion a été filmée par Nord Eclair.

3 ème voie.jpg

Quand le DAL met un homme dehors de chez lui pour loger des trafiquants de drogue étrangers !

DAL-270x179.jpg

Nous publions, après vérifications, un témoignage effarant sur les méthodes de l’association DAL (droit au logement), témoignage émanant d’une internaute dont nous tairons volontairement et par mesure de sécurité le nom et la commune.

” Je viens de lire avec effarement que le Dal à encore frappé. La semaine dernière je découvre que le Dal s’est octroyé le droit d’occuper illégalement ma petite maison que je viens d’hériter de mon père !!!! En y logeant 9 sans papiers.

J’ai lutté une semaine avec pression et force … la police ne pouvant rien faire ils étaient là depuis plus de 48h.

J’ai réussi à les déloger en usant des pauvres moyens en ma possession mais avec l’aide de bons amis musclés. Le DAL est une honte pour la France. Ce sont des gens dangereux qui ont profité de ma faiblesse après la mort de mon père. Qui m’ont humilié, me traitant de nanti et tout ce qui s’en suit.

C’était mal me connaître, je les ai harcelé toutes les heures, les menaçant de plainte notamment.

Après investigation je découvre que le président du Dal local (NDLR : sud de la France) vit dans une très grande maison et qu’il roule sur l’or.

Honte à ces gens qui défendent le droit au logement pour tous alors qu’ils m’ont empêché d’habiter dans ma propre maison, scène totalement surréaliste.

3 ème voie.jpg