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31/08/2012

L’expropriation pour le bien des autres

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Hollande vient d’annoncer aujourd’hui qu’un « projet de loi était prêt » qui permettra « de céder gratuitement les terrains de l’Etat aux collectivités et bailleurs sociaux qui s’engagent dans des programmes de construction ». Les grands groupes immobiliers vont donc s’en mettre plein les poches.

Mais il a dit également :

« De la même manière, les propriétaires privés seront invités à céder plus rapidement qu’aujourd’hui leur terrain à bâtir »

Pour rappel :

Mallaury Nataf, l’actrice de série TV, avait ému une partie des Français en relatant son parcours de SDF et le manque de places d’hébergement (il existe des dizaines de centres d’accueil en Ile de France). Aucune association « anti raciste » n’avait relevé les propos que cette dernière avait tenus dans l’hebdomadaire TV Figaro du 7/02/12 :« Dans ces centres, il y a 80% d’Africains, 10% de musulmans, 10% de Maghrébins et pratiquement aucun français. ».

Dans les faits, Sarkozy a créé la loi DALO (droit au logement opposable), obligeant la France (donc les contribuables français) à loger toute personne suite au mouvement du canal Saint Martin et de l’association « des enfants de Don Qui Chotte ». De là sont nés des dizaines de Centre d’Hébergement d’Urgence et de Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale afin de fournir un toit aux sans abris. Melle Nataf a révélé une vérité : ce ne sont pas les SDF français qui ont bénéficié de ces structures.

Dans la pratique, une personne sans logement ou en hébergement temporaire doit déposer une demande DALO qui passe par une commission présidée par le préfet. Les personnes logées dans les centres sont donc prioritaires dans l’attribution des logements HLM. Il est à noter également que bon nombre de familles africaines ont été expulsées parce qu’elles ne payaient pas leur loyer (un lien à faire avec les transferts d’argent vers l’Afrique ou la progression annuelle de 9% des vols vers ce continent ?).

Une étude de la DRIHL (Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement) du 20/12/2011 sur « le relogement des personnes hébergées en Ile de France » confirme les propos de Melle Nataf : Les personnes interrogées sont majoritairement nées à l’Etranger (79.7%) et principalement dans un pays d’Afrique sub-saharienne (77,9%). A cela se rajoutent les déclarations de Nicolas Sarkozy le 23/12/11 dans le Monde : « le turnover dans les logements sociaux ne fonctionne pas ». « On ne peut pas passer toute sa vie dans un logement qu’on a obtenu à l’âge de 30 ans ».

D’un côté la loi oblige à reloger massivement des étrangers et d’un autre, le chef veut que les plus anciens bénéficiaires des HLM laissent leur place. Un pas de plus est franchi dans la logique de substitution de population !

Bref, la France compterait 3,6 millions de mal logés. Notons cette citation (Télérama 18/11/11) : « Il faut construire, et massivement, dit Jean-Baptiste Ayrault, de l’association Droit au logement (DAL). Il manque dans les grandes agglomérations un million de logements, dont 600 000 HLM. Rien qu’en Ile-de-France, il en faudrait 70 000 par an pour rattraper le déficit, on est à peine à 40 000. ».

Quelle ironie dès lors que l’on sait que notre pays accueille officiellement 190 000 immigrés/an (dont 5% pour travailler) et qu’il faut bien les loger. Si l’Etat a dépensé, via l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine, plus de 40 milliards d’euros en 30 ans (essentiellement pour l’habitat) dans 530 zones à fortes concentrations d’immigrés, on se rend compte que nos impôts n’auront pas permis de faire réduire le ratio offres/demandes de logements. Le Parisien du 17/05/11 signalait que le coût des logements anciens avait augmenté de 141% en 12 ans. Cette augmentation du prix de vente aurait-elle un lien avec le constat de Malika Sorel (11/03/10) : « Le taux d’immigrés propriétaires de leur logement est passé de 34% en 1992 à 40% en 2002, les personnes nées françaises étant 56% à être propriétaires à cette dernière date ».

On se rend compte que les logements sociaux se voient attribués de façon prioritaire aux immigrés via la loi DALO, que l’Etat construit essentiellement dans les zones à forte immigration et que cette dernière pèse directement sur le prix de vente soit en rentrant en concurrence avec les français soit en raréfiant le marché.

Le comble de l’ironie a été atteint le 4/02/12 par Libération et le président Sarkozy avec une photo pour illustrer la visite d’un chantier de logements sociaux par ce dernier à Mennecy : il était entouré de 7 personnes originaires d’Afrique. Des ouvriers immigrés coûtant peu cher et dociles viennent construire des logements sociaux pour d’autres immigrés. La boucle est bouclée, notre présence ne servant qu’à financer les grandes entreprises, les immigrés salariés et les chantiers pour permettre à une nouvelle population de vivre mieux : c’est cela la mondialisation. (Article paru sur Salut Public)

La droite voulait virer les locataires anciens des HLM pour laisser leur place à l’immigration massive, la gauche va plus loin en expropriant les gens….

Anthonin Lamoureux

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Mélenchon débordé par sa « base »

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Comment faut-il entendre les déclarations de Jean-Luc Mélenchon au sujet des émeutes d’Amiens-Nord ? Le 20 août, le porte-parole du Front de Gauche qualifie leurs acteurs de « bouffons », de « crétins », de « larbins du capitalisme ». Ils « n’ont rien à voir avec la contestation de la société capitaliste », dit-il.

 

Ce sont ces propos qui ont fait réagir sur Rue89 certains militants du Front de Gauche, pour qui le brûleur de poubelle est apparemment le héraut de lendemains qui chantent.

 

Florilège :

 

Ces propos nous semblent erronés et dommageables pour la dynamique prometteuse engagée lors de la présidentielle. Alors que le Front de Gauche est en passe de devenir la principale alternative aux politiques d’austérité, il n’a rien à gagner à tourner le dos aux révoltes urbaines et aux luttes des quartiers populaires, toile de fond de la radicalisation en Europe.

Loin d’être le fruit de « casseurs » à mettre au ban de la contestation du capitalisme, les émeutes participent de l’actualité politique et sociale de ces quatre dernières années. Notamment en Grèce et en Grande-Bretagne, où la gauche radicale a réalisé des percées significatives.

Elles sont des émeutes politiques et s’inscrivent dans ce que le géographe David Harvey appelle « les résistances à la dépossession ».

 

Exemple d’une vision bobo-parano du rôle des forces de l’ordre :

 

Que s’est-il passé à Amiens-Nord à la veille des émeutes ? D’après des riverains, des policiers ont réalisé un contrôle « très agressif » à proximité d’un repas de deuil, puis malmené et gazé la famille qui demandait qu’on respecte son recueillement.

 

Dans la famille « les damnés du tiers-monde » :

 

On aurait pu attendre de l’ancien candidat qu’il retourne à Amiens pour réclamer l’amnistie des émeutiers présumés jugés le 17 août – qu’il se montre solidaire des dépossédés.

Mais le rejet de ces émeutes par Mélenchon s’inscrit dans la longue histoire des rendez-vous manqués entre la gauche sociale et politique et les mouvements de l’immigration coloniale et postcoloniale.

En France, les dépossédés sont aussi racialisés : les descendants de colonisés sont depuis au moins trois décennies les premières victimes du démantèlement des services publics, de la réduction des droits sociaux et de la marginalité urbaine.

 

Au fait, Cédric Durand, économiste ; Razmig Keucheyan, sociologue ; Julien Rivoire, enseignant ; Flavia Verri, enseignante, n’oubliez pas que malgré ce rappel de bon sens, les « dépossédés-racialisés » (périphrase qui semble dans leur bouche désigner les délinquants-émeutiers) aiment bien Mélenchon.

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EMISSION n°108 :"MILITER EN RESEAU / L'EXEMPLE DU MAS"

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Avec Méridien Zéro, Tous à l’abordage et pas de quartier !

 
Faites vous les relais de la voie dissidente, rebelle, autonome, sociale, nationale et radicale en diffusant ce message à vos proches.
 
Une salutation spéciale à nos généreux donateurs de cet été sans qui tout ceci ne serait pas possible.
 

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Survie de l’euro ou hyper- inflation et retour à l’étalon or ?

IL est temps pour les socialistes  d’arrêter de croire au Père Noël ! Gerhard Schroeder a fait de l’Allemagne un pays  plus compétitif que la France avec un écart qui n’est plus tenable.  Si des mesures courageuses et drastiques ne sont pas prises immédiatement en France, l’Union monétaire va tout simplement éclater ! IL y aura alors retour aux monnaies nationales avec des très fortes dévaluations , l’hyper-inflation  et un possible retour à l’étalon or !

Une situation catastrophique  en Europe

La Catalogne ,les régions de Murcie et de Valence demandent l’aide de Madrid (5millards d’euros sans conditions pour la Catalogne) ;l’Espagne  a déjà obtenu  en juin un prêt de 100 milliards d’euros pour renflouer ses banques et doit rembourser en octobre 30 milliards d’euros de créances. Les revenus fiscaux du gouvernement portugais continuent de s’éroder tandis que le coût du service de la dette augmente, rendant encore plus difficile l’objectif de réduction du déficit. Le gouvernement irlandais souhaite renégocier son plan de sauvetage avec des conditions  rétroactives similaires à celles de l’Espagne, ce que l’Allemagne refuse. Quant à l‘Italie, elle souhaite des interventions de la BCE pour plafonner ses taux obligataires et une licence bancaire au MES afin de  pouvoir emprunter auprès de la BCE ! Et pour parachever le tout une sortie de la Grèce est de plus en évoquée ; la dette de la Grèce au deuxième trimestre  2012 est  passée à  303,5 milliards d’euros contre 280,3 milliards d’euros au premier.

La situation de la France n’est pas  brillante et se rapproche de celle de l’Italie. Tout cela n’est pas sans nous rappeler le marasme économique qui suivit le krach de 1929 aux Etats-Unis ; il  dura jusqu’à la deuxième guerre mondiale..

L’euro  ne peut survivre qu’avec un peu d’inflation après des mesures structurelles  drastiques  dans chaque pays

L’Allemagne acceptera un assouplissement de la politique monétaire et une très légère inflation pour régler le problème des dettes souveraines que si les  divers gouvernements européens dont la France apportent au préalable  des changements  économiques structurels et  prennent le taureau  de la compétitivité par les cornes !

Pour que l’euro survive, c’est au tour de la France de prendre des mesures courageuses (diminution du nombre de fonctionnaires ,la France ayant un  surplus de 2 millions de fonctionnaires par rapport à l’Allemagne, diminution des charges sociales des entreprises, introduction de la « TVA emploi »,flexibilité du marché du travail, passage de l’âge de la retraite à 65ans, politique sociale moins généreuse, arrêt immédiat  de la folle immigration extra-européenne  de 250 000 personnes par an dont le coût annuel est de plus de 70 milliards d’euros ! Ce n’est qu’après des efforts de reprise en main de l’économie réelle  par tous les pays de la zone euro que l’Allemagne acceptera peut être finalement les rachats d’obligations de la dette des Etats par la BCE. « Une telle politique est pour moi proche d’un financement des Etats par la planche à billets » a pu déclarer Jens Weidmann, le jeune patron de la Buba..

La situation des Etats-Unis n’est pas plus brillante :l ’étalon or comme solution ultime à la crise

En 1933, le taux d’endettement global des Etats-Unis (dette publique, dette des entreprises, dettes des particuliers) était de 299,8%. Il est aujourd’hui d’environ 380% ! Si rien ne change, les Etats-Unis vont eux aussi tout droit dans le mur ! Les Républicains veulent empêcher la FED de pratiquer »l’assouplissement quantitatif », c'est-à-dire le rachat des de titres du Trésor américain et en ce sens ils rejoignent totalement  le point de vue de la Buba  allemande. Le Parti républicain va proposer dans sa convention à Tampa la création d’une commission pour étudier un retour à l’étalon-or !

Selon le cabinet Capital Economics, sur la base d’une masse monétaire de l’ordre de 2560 milliards de dollars, avec seulement 262 millions d’onces d’or en stock à la Fed, le prix du métal fin s’envolerait jusqu’à 10 000 dollars l’once contre 1670 dollars aujourd’hui.

CE n’est pas pour rien que dans le monde entier toutes les banques centrales sont à l’achat et que plus aucune ne procède à des ventes d’or .George Soros et le banquier Paulson sont de nouveau acheteurs d’or afin de se protéger contre la dévaluation des devises, la hausse de l’inflation et le possible effondrement de l’euro. En période de récession, il faut être liquide, mais lorsque le pouvoir d’achat de la monnaie s’effrite, l’or brille à nouveau de tous ses feux .

La France , si aucune mesure n’est prise par le gouvernement socialiste, est sous la menace d’une dépression économique, d’un krach financier avec explosion de l’euro , alors que c’est elle qui   a poussé à la création de l’euro pour arrimer l’Allemagne à l’Ouest après la réunification allemande et la chute du Mur de Berlin. Sans redressement de la compétitivité française,  sans la restauration de l’équilibre de  ses  comptes la France contribuera à l’explosion de l’euro , à la dévaluation des monnaies nationales et à une gigantesque hyper-inflation dans toute l’Europe,  avec  un possible retour à l’étalon or dans le monde entier, les Etats-UnIs  inclus.

 M.Rousset

Le Blog de Marc ROUSSET

Les Bouquins de Synthèse nationale ont leur site !

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Les Bouquins de Synthèse nationale ont

désormais leur site de présentation : cliquez ici

La manipulation… c’est maintenant !

Les fausses questions spontanées de soi-disant curieux au premier ministre.
Une technique classique, mais l’hypocrisie socialiste est toujours admirable !

 

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Syrie : Fabius donne des leçons de morale

                                                                                        

Monsieur sang contaminé ose mettre en garde la Syrie… A peine croyable…

«Il est certain que nous jugeons M. Bachar al-Assad responsable de l’utilisation de ces armes et s’il y avait la moindre tentative d’en faire utilisation directement ou indirectement la réponse serait immédiate et fulgurante», a dit Laurent Fabius.

Washington et Paris ont déjà prévenu que l’utilisation d’armes chimiques par Damas constituerait une ligne rouge et entraînerait une réaction internationale.

«Nous sommes absolument intransigeants sur ce point. Ces armes bactériologiques et chimiques sont d’un danger extrême», a insisté le ministre. Interrogé sur la nécessité d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU pour intervenir, il a souligné que «le bactériologique et le chimique, c’est d’une autre nature que les armes ordinaires».

«La réglementation est différente, là il est certain que compte tenu des conséquences on ne peut pas supporter même un instant la manipulation de ces armes», a-t-il ajouté sans préciser quelle procédure s’appliquerait pour une éventuelle intervention internationale.

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30/08/2012

RTL et la bête immonde

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Ainsi donc, je serais d’extrême-droite. Je viens de l’apprendre en lisant un article de la bible de la bien-pensance, je veux parler bien sûr du magazine « culturel » Télérama, dans lequel le PDG de RTL, Christopher Baldelli, déclare :

RTL, complaisante avec l’extrême droite ? J’ai viré Robert Ménard bien avant qu’i>TELE ne s’y résolve.

Il en a mis du temps Monsieur Baldelli pour découvrir ma prétendue appartenance à cette mouvance qu’il s’emploie, on l’a compris, à combattre. Il m’a pourtant invité sur son antenne pendant presque deux ans dans l’émission animée par Christophe Hondelatte, « On refait le monde ». Il n’avait pas alors d’états d’âme, me confiant même, en sus, le portrait, chaque samedi, de « L’incontournable » de la semaine. Je me souviens encore de ses félicitations quand, dans le grand studio de la station, il m’a remis le trophée de la « langue de vipère » de l’année, attribuée par les auditeurs. Il ne devait pas avoir eu le temps de m’écouter sur ses propres ondes… Ou alors s’était-il résigné – la mort dans l’âme, j’imagine – à me supporter, l’audimat étant au rendez-vous et le standard de RTL acquis à mes propos et à ceux que la bonne presse baptisait déjà « les nouveaux réacs » ?

Mais, me répondra-t-on, vous n’aviez pas encore écrit, avec Emmanuelle Duverger, votre pamphlet Vive Le Pen !

C’est vrai. Là encore, homme de radio fort occupé, Monsieur Baldelli ne doit pas avoir le loisir d’ouvrir un livre et, encore moins, de le parcourir, même si, en l’occurrence, il se réduit à une trentaine de pages. Dommage, il aurait pu lire, dès la première page, cette phrase qui l’aurait rassuré : « Il ne s’agit pas de défendre ici Le Pen, père ou fille, mais de dénoncer cette traque de tout ce qui est supposé exprimer sympathie ou même vague intérêt pour des idées, des analyses qu’il est si aisé de proscrire d’un retentissant “facho”. »

« Puisque le peuple vote contre RTL, il faut dissoudre le peuple. »

Allez, j’arrête. Quand on veut se débarrasser de son chien, on l’accuse de la rage. Que monsieur Baldelli n’aime pas ce que je pense, c’est son droit le plus strict. Qu’il invente des arguments, c’est déjà plus problématique. Mais qu’il fasse fuir ses auditeurs, c’est plus embêtant (et inquiétant pour ses actionnaires) : RTL ne vient-elle pas de perdre sa première place au profit de NRJ ?

Et que propose Monsieur Baldelli pour retrouver son leadership ? De supprimer, entre autres, la fameuse « langue de vipère ». On ne demandera donc plus son avis au public. Il faut dire que ce dernier est bien mal inspiré qui plébiscite inlassablement ces « fachos » que pourchasse notre cher PDG.

Monsieur Baldelli pourrait paraphraser Bertolt Brecht :

Puisque le peuple vote contre RTL, il faut dissoudre le peuple.

Blog : robertmenard.fr

Chômage : « La dégradation de l’emploi sera durable » affirme Michel Sapin

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Rendus publics lundi, les chiffres du chômage pour juillet 2012 ne sont pas bons, c’est le moins que l’on puisse dire. Et après 15 mois de hausse consécutifs, la tendance ne semble pas près d’être inversée. Sur un an, c’est la région administrative Bretagne qui a été la plus touchée.

En France métropolitaine, le nombre des demandeurs d’emploi de catégorie A (sans activité) a augmenté de 1,4 % (+41 300) en juillet, pour s’établir à 2.987.100. Il faut remonter à août 1999 pour trouver des chiffres équivalents. Si l’on intègre les DOM, la barre des 3 millions de chômeurs est déjà franchie en août.

Avec les demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre des chômeurs a atteint dans l’Hexagone 4.453.800 fin juillet, soit une progression de 53.800 de plus que fin juin. Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les moins de 25 ans et les plus de 50 ans qui sont les plus touchés avec une progression de plus 1,7% contre 1% pour les 25-49 ans.

Les salariés en CDI ne semblent plus épargnés par cette accélération de la hausse du chômage et le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée -1,7 million d’inscrits (catégories A, B et C) depuis plus d’un an dont 468.500 depuis plus de trois ans – a fait un bond de 1,9% en juillet et de 21,8% sur un an. Un phénomène inquiétant dans la mesure où ces personnes durablement éloignées du marché du travail perdent leur qualification, ce qui implique pour elles un retour à l’emploi plus difficile, même en cas d’amélioration de la situation.

Interrogé mardi matin sur RTL, Le ministre du travail Michel Sapin est resté très prudent. «La dégradation de l’emploi sera durable mais elle n’est pas éternelle», a-t-il déclaré, invitant les Français à faire preuve de «patience» (!). L’Insee prévoit en effet une poursuite de la dégradation avec un taux de chômage à 9,9% en métropole fin 2012 (10,3% DOM compris).

Pour tenter d’améliorer la situation, le Gouvernement table sur les 150.000 « emplois d’avenir » – subventionnés par l’Etat à hauteur de 75% environ – qui concerneront « les jeunes de 16 à 25 ans peu qualifiés, sans diplôme ni formation, issus de quartiers “défavorisés” ou de zones rurales “enclavées” ».

Ces emplois, qui seront proposés « pour l’essentiel dans le secteur public » devraient donc bénéficier en grande partie à une population issue de la « diversité » vivant dans les quartiers dits « sensibles ». L’aide de l’État sera d’une durée d’un à trois ans quelle que soit la forme du contrat, avec une forte incitation à la conclusion de contrats à durée indéterminée (CDI).

Concernant la mise en œuvre d’un tutorat senior/jeune sous la forme de « contrats de génération », Michel Sapin a précisé qu’il allait « saisir les partenaires sociaux pour qu’ils négocient rapidement les conditions de mise en œuvre dans les entreprises ». Il espère que cette mesure-phare du candidat Hollande entrera en vigueur « au début de l’année prochaine ».Le ministre socialiste ne se fait toutefois guère d’illusions. Interrogé sur la réelle efficacité des emplois aidés, il a reconnu qu’elle était « faible ».

Crédit photo : Marie-Lan Nguyen/wikimedia, licence CC

Source : Novopress.info

Sarkozy payé 250 000 euros pour une conférence ?

Le Canard enchainé affirme que l'ancien président se serait vu proposer la somme de 250 000 euros pour tenir une conférence de 45 minutes.

250.000 euros pour 45 minutes de conférence, soit plus de 5.500 euros par minute, soit 92 euros la seconde. Telle serait, selon Le Canard enchainé, la proposition faite à Nicolas Sarkozy par la banque d'investissement Morgan Stanley pour s'offrir les services de l'ancien président.

 

 

La prestation serait donc "une conférence de 45 minutes, avec photos comprises".

 

Une information qu'un article du Point, daté de juillet 2008, rend d'autant plus crédible. L'hebdomadaire rapportait alors ces confidences de Sarkozy : "Quand j'vois les milliards que gagne Clinton, moi, je m'en mets plein les poches ! Je fais ça pendant cinq ans, et ensuite, je pars faire du fric comme Clinton, 150 000 euros la conférence."

Source : Planet.fr

29/08/2012

Affiches honteuses de la CAF

La Caisse d’Allocations Familiales stigmatise les Blancs à propos des fraudes massives qu’elle subit.

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Or, tout le monde sait bien d’où viennent ces fraudes :

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Pussy Riot, une écrivaine suisse nous appelle à la réflexion par Laurent Brayard

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lène Richard-Favre est une écrivaine suisse, vivant à Genève, qui a des attaches anciennes avec la Russie, celle d’hier et celle d’aujourd’hui. Par le biais de son blog, qui a été relayé par La tribune de Genève, elle a donné son opinion sur l’affaire des Pussy Riot. Son avis est intéressant, car il s’agit de celui d’une connaisseuse de la culture et du monde russe, une qualité peu courante en Occident. Elle a accepté de répondre aux questions de La Voix de la Russie.

Laurent Brayard, La Voix de la Russie : Hélène Richard-Favre bonjour, je vous remercie tout d'abord de répondre à nos questions, vous êtes donc écrivain et vous résidez en Suisse si j'ai bien compris, vous êtes également russophile et vous avez donné un avis tranché sur l'affaire « Pussy Riot », mais avant tout, dites-nous en un peu plus à votre sujet :

Hélène Richard-Favre : Oui, je suis écrivaine et vis à Genève. J'y ai étudié le russe et connu l'ex-URSS comme étudiante. Depuis 2005, c'est comme écrivain que j'ai été invitée à me rendre en Russie car tous mes recueils de nouvelles ont été traduits en russe et publiés à Moscou. C'est ainsi que j'ai pu mesurer non seulement les changements intervenus depuis l'époque soviétique mais aussi ceux qui se poursuivent d'année en année au sein de la société russe. Cependant, on ne peut se satisfaire d'évaluer la situation de ce pays avec les seuls critères occidentaux. Ainsi doit-on nuancer les appréciations et éviter de tomber dans le cliché ou l'image un peu trop facile et caricaturale. La Russie a une histoire et une culture qui n'ont rien à envier à celles d'autres pays occidentaux. Et cette richesse ne doit pas être occultée par une affaire de punks que certains n'hésitent déjà pas à comparer à d'illustres personnalités du monde artistique ou intellectuel russe. C'est aller un peu vite en besogne et méconnaître soit les unes soit les autres.

La Voix de la Russie: Hélène, venons-en tout de suite au vif du sujet, vous vivez dans un pays partiellement francophone, qui possède une des rares vraies démocraties européennes, vous avez pris une position contre les Pussy Riot, expliquez-nous pourquoi ?

Hélène Richard-Favre : Je tiens à préciser avant tout que ma réaction à l'affaire Pussy Riot a surtout consisté à indiquer dans ses grandes lignes le parcours de ce groupe et son lien à celui qui a été fondé en 2007 et qui s'appelle Voïna (guerre). Il m'a aussi paru nécessaire de situer cette affaire dans un contexte plus large que celui de la prestation des Pussy Riot dans la Cathédrale du Christ Sauveur de Moscou. Dès lors, je me permettrai de nuancer votre propos. Je n'ai pas pris position contre les Pussy Riot. J'ai retracé les grandes lignes de leur parcours et invité à réfléchir sur l'accueil que l'on réserverait à ce genre d'actions en Occident. Car les raccourcis empruntés par certains medias plus prompts à stigmatiser la Russie actuelle que de s'interroger sur la portée des prestations de ce groupe m'a laissée songeuse.

J'ai avant tout réagi à certains propos simplificateurs et réducteurs qui ont accompagné le traitement médiatique de ce dossier en Occident. Dans le déferlement d'articles qui a suivi le procès et son verdict, je n'ai trouvé que bien peu d'appréciations nuancées. Or un tel dossier ne peut s'envisager de manière manichéenne. Il pose de graves questions qui ont trait à l'identité profonde de chacun, croyant ou non et ne se résume pas à l'attaque en règle d'un pays dont n'on a vu remonter à la surface que ses aspects les plus sombres.

La Voix de la Russie: Les Pussy Riot comme vous le faites remarquer dans votre blog ont fait de la provocation un système, elles se définissent comme punks mais moi-même étant fan de cette musique, je leur conteste ce « titre », qu'en pensez-vous vous-mêmes, qu'est-ce qui peut bien motiver ces jeunes filles ?

Hélène Richard-Favre : Il m'est difficile de me prononcer sur leur statut de punk. Par contre, les liens entre le groupe Voïna et Bansky, l'une des figures les plus représentatives du Street art, sont établis. Pour le reste, je connais mal la musique dont vous vous dites vous-même fan, je ne m'estime dès lors pas en mesure d'évaluer la qualité de celle des Pussy Riot. Ce qui frappe, par contre, est la violence de leurs prestations. Elles ont certes déclaré vouloir la guerre, elles l'ont menée et elles en paient désormais le prix. Mon dernier sujet de blog évoque cet aspect de leur action et ses conséquences. http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/08/23/la-guerre.html

La Voix de la Russie: Le fait que vous soyez une femme, et peut-être une mère, est intéressant, j'aimerais avoir à ce sujet un avis plus intime, celui de votre genre bien que vous ne puissiez y être réduite bien entendu, mais qu'est-ce qui vous choque à ce propos, dans votre essence au sujet des Pussy Riot ?

Hélène Richard-Favre : Ma réaction a été dictée davantage par la quête du sens des actions de ce groupe de femmes que par un regard de femme porté sur d'autres. Ainsi, les scènes sexuelles filmées dans un musée ou dans un supermarché ne m'ont pas paru relever de l'art. S'exhiber dans des lieux tels qu'un musée ou un supermarché face à une caméra qui filme des scènes de type orgiaque alors que l'une des femmes était enceinte, ne m'a pas semblé dénoter une esthétique à relever. C'est plutôt insulter l'art que l'honorer.

La Voix de la Russie: En Europe l'affaire des Pussy Riot est instrumentalisée comme un outil de combat pour casser « du curé » comme nous pourrions le dire vulgairement en France, les FEMEN qui nous avaient habitué à autre chose ont réalisé un acte encore plus incroyablement provocateur en sciant un Christ en Ukraine planté là en l'honneur des victimes de Staline, que pensez-vous de cela et de leur appel à la population à s'attaquer aux « églises russes » ?

Hélène Richard-Favre : L'image de cette femme filmée seins nus en train de scier une croix est un acte outrancier et outrageant. Je ne le conçois pas comme artistique.

La Voix de la Russie : Peut-être ne le savez-vous pas, mais le groupe Anonymous dans la foulée des professionnels de la provocation ont attaqué et bloqué le site du tribunal de Moscou pendant un certain temps, pour « défendre les Pussy Riot », tandis que Madonna lors de son dernier concert à Moscou a piétiné une croix orthodoxe au talon durant son spectacle en portant une cagoule Pussy Riot, les provocations ne manquent pas, je voudrais savoir comment vous expliquez cette orgie soudaine qui de mon avis propre ne fait que commencer ?

Hélène Richard-Favre : Vous ne croyez pas si bien dire ! Cet après-midi, un groupe punk a investi la Cathédrale Saint-Pierre de Genève pour manifester son soutien aux Pussy Riot et réclamer leur libération. Il n'y a pas eu de dégâts matériels mais un lieu de culte a été violé. Et à Genève, c'est une première que la Cathédrale le soit. Aucune plainte n'a été déposée. Pour ma part, j'ai réagi par la publication immédiate d'un nouvel article. Le cinquième depuis vendredi, jour du jugement des Pussy Riot. http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/08/24/geneve-punk-a-...

La Voix de la Russie : Dans un de mes propres articles je disais que les Pussy Riot réalisaient là surtout une opération financière de grande envergure pour leur « carrière future », pensez-vous effectivement que leur fortune est faite, via les contrats qui pleuvront sur elles à leur sortie de prison ?

Hélène Richard-Favre : Je n'ai pas réfléchi à cet aspect. Je me suis plutôt demandé quels étaient les appuis dont bénéficiaient les Pussy Riot pour mener leur guerre au pouvoir en place. Car ce besoin de détruire par la violence physique et symbolique a peut-être rencontré d'autres intérêts que ceux affichés par les Pussy Riot. C'est une question qui se pose et qui mériterait qu'on s'en préoccupe. Ne serait-ce que pour y apporter l'infirmation ou la confirmation du bien-fondé.

La Voix de la Russie : Vous avez parlé des buts des Pussy Riot, notamment celui d'ébranler l'image de la Russie, dans une guerre de l'information, j'aimerais que vous nous expliquiez pourquoi et qui pourrait y avoir intérêt ?

Hélène Richard-Favre : La couverture médiatique du procès des Pussy Riot et surtout celle du verdict a relevé de l'inflation. Par ailleurs, lire quelques grands titres de la presse française évoquer le Goulag ou convoquer les ombres de personnalités du passé politique ou culturel russe plutôt que de se borner à rendre compte d'une peine infligée en 2012 à des jeunes provocatrices russes m'a semblé inadapté. C'est ce traitement démesuré d'une information qui méritait un simple relai qui m'a paru n'avoir de raison que celle de refléter le but avoué des Pussy Riot d'attaquer le pouvoir de leur pays.

Laurent Brayard, La Voix de la Russie : Je vous remercie sincèrement d'avoir donné votre avis et de nous avoir fait partager vos analyses pertinentes et je vous dis merci aussi de nous faire l'honneur de nous suivre sur le site de La Voix de la Russie. Merci à vous Hélène Richard-Favre et à bientôt !
 

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Laurent Joffrin veut réguler les e-mails parce qu’on y dit des choses pas vraies

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Le patron du Nouvel Observateur plaide pour une plus forte régulation d’Internet, parce que les internautes s’échangent de fausses informations par e-mail alors que les « vraies informations » sont dans les journaux.

Etrange coup de gueule de Laurent Joffrin en ce lundi de rentrée. Dans un éditorial en forme de réquisitoire, le patron de la rédaction du Nouvel Observateur s’en prend au manque de régulation sur Internet, qui permet aux gens de faire circuler n’importe quoi par e-mail.

L’objet du courroux est ce texte sur la commission Jospin, qui affirme que la « Commission de rénovation et de déontologie » présidée par l’ancien Premier ministre coûterait au total plus de 2,2 millions d’euros, essentiellement en rémunérations des membres. « Tout est faux dans ces accusations« , corrige Joffrin, qui s’énerve de ce que « par capillarité, de boîte e-mail en boîte e-mail, le texte circule sans que personne ne puisse s’y opposer et sans que les vraies informations sur le sujet, publiées par la presse sérieuse, ne soient jamais prises en compte« .

« Les adversaires de toute régulation d’Internet devraient – parfois – réfléchir aux implications de leur allergie à toute application à la toile des règles professionnelles ou des lois en vigueur dans les autres médias« , critique le patron de presse. Lorsqu’il était le directeur de Libération, Joffrin avait voulu taxer les FAI puis taxer Google, pour financer les « rédactions, qui sont les auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie« .

« Il faut rappeler que si le Net est un magnifique outil de diffusion, il ne produit rien« , avait aussi osé écrireLaurent Joffrin.

Comme modèle de régulation d’Internet, le chantre de la déontologie professionnelle à géométrie variable avait apporté son soutien à la loi Hadopi.

Mais cette fois, l’on voit mal ce que veut Laurent Joffrin, concrètement ?

Comme il le dit lui-même, « il est très difficile d’engager des poursuites en diffamation contre un texte anonyme‘ » et »ceux qui le font circuler n’encourent aucune sanction« . Faut-il donc désormais contrôler ce que les internautes s’envoient par e-mail comme correspondance privée, pour vérifier qu’ils ne s’envoient pas de fausses informations, comme les libelles circulaient autrefois sous le manteau (le droit de la presse, qui s’applique sur Internet comme ailleurs, aux sites de presse qui ont pignon sur rue comme aux blogs amateurs, prévoit déjà des sanctions pour la diffusion de fausses nouvelles) ?

Peut-être Laurent Joffrin veut-il plutôt obliger les internautes à recevoir dans leur boîte à lettres les journaux sérieux comme Le Nouvel Obs, pour avoir enfin les « vraies informations » ?

Il est étonnant qu’en sa grande sagesse, Laurent Joffrin ne comprenne pas que le problème n’est pas Internet ou le manque de régulation d’Internet, mais les internautes et l’éventuel manque d’éducation des internautes. Certains manquent peut-être de l’éducation nécessaire pour prendre avec recul les informations qu’ils reçoivent. Comme ils manquaient hier d’éducation pour prendre avec recul les informations qu’ils lisaient dans les journaux. Aucune source quelle qu’elle soit ne détient jamais la vérité en toutes circonstances. L’enjeu est de savoir comparer les sources, de pouvoir être auteur de sa propre réflexion.

C’est un enjeu d’éducation nationale, pas de censure.

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Quand Parisot veut sauver les rentiers

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Laurence Parisot monte au créneau pour défendre les revenus du capital que le gouvernement souhaite aligner sur les revenus du travail. Elle aurait mieux fait de lire « Alternatives économiques », avant de se proclamer défenseure des rentiers du capital ! A quelques heures de l’ouverture de l’université d’été du Medef, Laurence Parisot vient de lancer un anathème contre le gouvernement. Elle estime : « (…) qu’aligner les impôts sur les revenus du capital et ceux du travail comme le veut le gouvernement limiterait l’accès aux capitaux, plus personne n’ayant, par exemple, intérêt à placer son épargne en actions si la taxation des plus-values de cession est alourdie (…) »En clair, si elle conçoit parfaitement qu’on puisse taxer à loisir les revenus du travail, pas touche aux revenus des actionnaires et autres rentiers des affaires. Cette déclaration tombe en même temps qu’un article fort intéressant sur : « Les inégalités en France », publié par « Alternatives économiques » dont l’Observatoire des inégalités a publié des extraits. Qu’y apprend t-on ?

LES RICHES N’ONT CESSÉ DE S’ENRICHIR DEPUIS LES ANNÉES 90

« Dans les années 1990 et 2000, les riches se sont enrichis beaucoup plus vite que les autres et dans des proportions spectaculaires. Entre 2004 et 2007, tandis que les 90 % les plus modestes de la population voyaient leurs revenus déclarés augmenter de 9 % en moyenne, les 1 % les plus aisés connaissaient, eux, une hausse de 16 %, et les 0,01 % de 40 % (…) En pratique, l’essor des riches pendant cette période aura bien davantage consisté à garantir des gains considérables aux détenteurs de capital dans un contexte de croissance molle (…) »

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27/08/2012

POUR QUE LES CHOSES SOIENT CLAIRES. Considérations sur le blanc. Par Pierre SIDOS

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Le continent européen - limité par l'Atlantique, l'Oural, l'Arctique, le nord de la Méditerranée - est le berceau géographique de l'épanouissement de la civilisation européenne.

La civilisation européenne, de nature helléno-romano-chrétienne, est incarnée dans une catégorie d'êtres humains, bien caractérisés par la finesse des traits physiques et d'exceptionnelles qualités intellectuelles, laquelle constitue une famille raciale particulière dite européenne.

La race européenne, au cours de son développement historique, s'est répartie en activités nationales distinctes, avec en plus une participation collective à la propagation sur les autres continents des bienfaits évidents du génie de l'Occident.

L'unité du genre humain n'implique pas la recherche de l'uniformisation contre-nature des êtres, qui conduit au chaos universel. À l'inverse, c'est la reconnaissance de ce qui est naturel, qui assure l'ordre du monde. Et, si l'origine génétique de chacun est l'élément irrécusable de son identité, le point de départ de son identification foncière doit se rapporter à un continent : l'Europe pour le Blanc (ou leucoderme, ou caucasoïde), l'Afrique pour le Noir (ou mélanoderme, ou négroïde), l'Asie pour le Jaune (ou xanthoderme, ou mongoloïde).

La coloration claire de la peau des Européens, comparée à celle des autres habitants de la planète, les a classés comme étant blancs. Ainsi, l'Européen est ordinairement qualifié de Blanc, et le peuple de France étant fondamentalement européen, n'est pas un Français naturel celui qui n'est pas Blanc.

* * * *


De toutes les couleurs, le blanc est celle dont les vertus sont les plus manifestes, les plus rayonnantes. Le blanc reste l'apanage des héros, de la fiancée fidèle, du coeur pur, de l'âme forte et fière.

La lumière nous apparaît blanche, alors qu'elle est composée de sept couleurs (rappel : le spectre solaire comprend le violet, l'indigo, le bleu, le vert, le jaune, l'orange, le rouge).

De tous temps la couleur blanche est le symbole de la pureté, de la vertu, de la candeur. Les vestales romaines, vénérées du peuple, étaient vêtues de blanc. Dans la Gaule de la même époque les druides cueillant le gui portaient des tuniques blanches. Les premiers chrétiens ensevelissaient leurs morts aux catacombes dans un linceul blanc, et c'est en souvenir de cette pratique que les prêtres chantant la messe en latin passèrent un surplis blanc sur leur soutane noire. Aux XVIIème et XVIIIème siècles le blanc fut la nuance dominante dans l'uniforme de l'infanterie française. Dans les cimetières les tombes et les croix des enfants morts sont blanches. Le jour de la Toussaint la plupart des orchidées déposées ce jour-là sont blanches, une préférence nette vis-à-vis des autres teintes de cette fleur altière, sobre, durable. Et si la race blanche est celle qui de toutes a fait le plus dans le domaine des arts et de la connaissance, peut-être n'est-ce pas un hasard ou une coïncidence.

* * * *


Le blanc est la couleur centrale de l'emblème de France : le drapeau national tricolore bleu-blanc-rouge, formé de trois bandes verticales de largeur égale. Toute addition symbolique en surcharge étant à proscrire, ainsi que la mise en berne en signe de deuil.

La croix celtique stylisée, expression graphique du nationalisme régénéré, doit toujours être représentée en utilisant la couleur blanche. Cette blancheur a une signification exemplaire de clarté à l'opposé, entre autres variations, d'un coloriage en noir ou d'une disposition sur fond de couleur noire.

Le fait de revêtir une pièce d'habillement de couleur blanche, lors d'évènements importants de la vie sociale, indique clairement une pensée saine, une intention délicate. Dans cet esprit, les personnes adhérant aux idées lumineuses de la doctrine nationaliste - les jeunes hommes tout d'abord - se doivent, en certaines circonstances, de porter une chemise blanche visible comme tenue d'honneur.


Pierre SIDOS,

Fondateur de l'Œuvre française,

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La République livre le patrimoine français au monde entier

                                                                                                                                                        

 

Un cas exemplaire des méfaits du mondialisme a eu lieu ces jours-ci : un investisseur chinois a racheté le château de Gevrey-Chambertin (Bourgogne) et son célèbre domaine viticole.

Malgré une forte mobilisation, les viticulteurs locaux n’ont pas réussi à rivaliser avec les 8 millions que le Chinois, propriétaire de casinos à Macao (un vrai métier de voyou), a proposé aux revendeurs. Une somme dépassant largement l’évaluation du bien à 3,5 millions par les professionnels.

Bien sûr, la République, fidèle à ses principes libéraux et cosmopolites, n’a pas levé le petit doigt pour faire barrage à cette spectaculaire conquête étrangère de notre patrimoine ni pour donner un coup de pouce aux viticulteurs français.

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Jeudi prochain : c'est la rentrée du Local avec l'historien et écrivain Eric Miné...

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La fin des Cent jours !

francois_hollande-humour_GF.jpg Comme chaque année, la rentrée politique est placée sous le signe du folklore. Les socialistes, après le sommeil des cent jours de François Hollande, vont devoir se réveiller. Sur le fond, je ne pense pas qu’il faille s’attendre à de grands bouleversements étant entendu que Hollande s’inscrit dans la même veine libérale que Sarkozy. Aucune action pour limiter la liberté de manœuvre des banques, rien en direction de la BCE (Banque centrale européenne) pour qu’à l’image des Etats-Unis, elle actionne la planche à billets pour donner de l’air aux Européens, rien en direction d’un recours au protectionnisme pour protéger nos emplois, nulle opposition réelle à la chancelière allemande qui veut nous imposer son hérétique pacte de stabilité.

Donc, si nous n’avons rien à attendre de Flanby, l’action de son gouvernement sera à l’image de la Sécu, plein de trous. Et les Français vont se mettre à râler comme d’habitude, avec raison. Si Manuel Valls jour des biceps avec les Roms – il ferme des camps – que compte-t-il faire d’une population abonnée à la rapine et à la mendicité, du moins en ce qui concerne ceux qui nous arrivent par pelletées de Roumanie et de Bulgarie ? Cela vaut aussi pour l’immigration en général. Laissons Valls se faire les dents, il semble plus pragmatique qu’idéologue.

Qu’Arnaud Montebourg vienne nous dire que l’énergie nucléaire, c’est l’avenir, voici qui nous rassure face aux délires écolos de la mère Duflot qui se voit désormais en reine d’un jour. Que dire des ardeurs hallucinées d’une Marisol Touraine qui marche à côté de ses pompes avec ses solutions issues tout droit du manuel du parfait technocrate. Je ne parle pas de Christine Taubira qui est en train de vider les prisons.

Tout ça, évidemment, ne constitue pas une politique et Jean-Marc Ayrault ne nous a jusqu’à ce jour guère éclairé, occupé qu’il est à mettre un peu d’ordre dans ce grand chambard socialiste.

A droite, c’est Bouglione, dans la guerre picrocholine que se livrent deux nains, Jean-François Copé et François Fillon. Fillon est un nuisible, sans opinion aucune, mais un pur arriviste qui s’est pris le chou depuis qu’il a joué au Premier ministre fantôme. L’autre, Copé est un ambitieux qui veut devenir vizir. Et, le grand défaut de Copé c’est de n’être jamais qu’un énarque et de raisonner comme tel. Prenez les énarques, secouez, vous verrez, à droite comme à gauche, ils ont les mêmes solutions. De surcroît, ces deux zigues sont abonnés aux droits de l’homme et toute la quincaillerie qui va avec, à savoir les lobbies, les francs-macs, les banquiers divers et véreux qui arrosent toute cette clique.

Enfin, la droite nationale est pour tous ces gens-là, le diable. Sauf que le diable ne cesse de cartonner aux élections. Que la majorité des militants UMP, moins stupides, veulent des alliances avec les nationaux. Et c’est là qu’on va bien rigoler. Car les prochaines élections sont en 2014. Et à l’UMP, ils sont comme ce roi dans la fable : à poil sur un cheval.

Le Journal du Chaos

Shoahtisme : l’Allemagne pire que la France

Une animatrice d’une radio de Bavière (sud de l’Allemagne) a été renvoyée pour avoir plaisanté à l’antenne avec le slogan « le travail rend libre », qui se trouve à l’entrée du camp d’extermination nazi d’Auschwitz, selon l’agence allemande DPA.

La présentatrice de 39 ans, après avoir évoqué le beau temps dans la région le dernier samedi de juillet et les gens qui devaient néanmoins travailler ce jour-là, leur avait adressé un « le travail rend libre » (Arbeit macht frei), en guise d’encouragement.

La phrase figure à l’entrée du camp de concentration nazi d’Auschwitz (dans la Pologne actuelle), le plus connu des lieux de l’holocauste perpétré par les nazis contre les juifs d’Europe, où environ 1,3 million de personnes, dont 1,1 million de Juifs, ont trouvé la mort entre 1940 et 1945.

Une assistante de 19 ans, chargée de répondre au standard de la radio, et qui avait conseillé aux auditeurs appelant pour protester de « prendre la chose avec humour », a elle aussi été licenciée, rapporte DPA.

« La présentatrice n’a pas du tout réfléchi à ce moment là. Mais une fois que la phrase était lachée, on ne pouvait plus la rattraper », a déclaré à l’agence le responsable de la station Radio Gong, Georg Dingler.

Les deux femmes ont regretté leurs paroles, mais leur licenciement était inévitable, a-t-il poursuivi. « Notre station combat l’extrême-droite depuis longtemps, et elle continue à le faire », a-t-il précisé.

A la suite d’une plainte d’un couple, une enquête pour incitation à la haine raciale a été ouverte, a indiqué à DPA le porte-parole du parquet de Munich, Peter Preuss.

Source : Medialibre .eu

Communiqué du Parti Solidaire Français "Social"

Mes chers compatriotes, bonjour.
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Au nom du Parti Solidaire Français, le mouvement épris d’humanisme et de solidarité française auquel vous montrez, chaque jour plus ardemment, votre attachement, je vous ferai part, aujourd’hui des sentiments que m’inspire la situation économique de notre nation en perdition.
Les mauvaises nouvelles se succèdent à une cadence infernale sur le terrain social pour le trio homogène dans l’incompétence que forment Ayrault le mal nommé, Arnaud Montebourg l’infatué, et le juif roumain, strauss-kahnien repenti, Moscovici. Mosco ---vici, c’est celui, en somme, qui est venu, qui a vu et qui… est déjà vaincu. Vaincu par le naufrage de nos industries. Mais voulait-il seulement les sauver ?
La plupart de nos industries, de l’aéronautique à l’automobile, sont en effet affreusement touchées par des restructurations prévues de longue date par le grand capital.
Dans l’accomplissement de ces sinistres besognes, les syndicats sont assurément complices. (Attention, je ne parle pas de tous les syndiqués. Cela s’entend.)
Car enfin, de quels résultats, les grandes centrales peuvent-elles se prévaloir auprès des travailleurs qu’elles ont abandonnés et voués à la rapacité des actionnaires et des banquiers cosmopolites ?
Les gouvernants « socialistes » peuvent bien jurer aujourd’hui qu’ils vont remuer ciel et terre pour sauver les emplois sacrifiés. C’est du pipeau, un mensonge éhonté dont ils devront répondre un jour devant le peuple de France !
L’Etat PS va s’évertuer, à l’instar de l’Etat UMP, à créer quantité d’emplois précaires pour caser les licenciés, tout du moins une partie d’entre eux !
L’Etat PS va aussi promouvoir l’assistanat, qui est pourtant le poison mortel du travail puisqu’il incite à une oisiveté rémunérée.
La preuve est déjà faite que la politique de nos socialistes de façade ne se distingue en rien de celle des gouvernements libéraux et capitalistes qui les ont précédés. Cette politique calamiteuse persiste dans l’erreur majeure consistant à maintenir à l’écart du monde ouvrier, et même de tout travail productif, les Français de souche, confortés dans une paresse ambiante, savamment orchestrée par la société de loisirs, par les media et par un système éducatif qui continuera – cela ne fait aucun doute – à marcher sur la tête, à coups non seulement de sacralisation de l’enfant-roi, de braderie des diplômes, de laxisme, de cursus bidons, interminables et onéreux, mais aussi d’égalitarisme utopique et délétère entre enseignants et élèves.
Je veux aussi tordre le cou à l’idée reçue selon laquelle les Français ne veulent pas travailler, selon laquelle les Français sont des paresseux par nature.
Si la paresse est bien, hélas, perceptible dans notre pays, il est juste de dire qu’elle a été, en quelque sorte, inoculée aux Français par les forces de l’argent apatride, par les politiciens au service de celles-ci, sur plusieurs décennies, avec un cynisme effroyable, en tirant notamment vers le bas les salaires de certaines activités par un afflux d’allogènes.
Eh bien, moi, je dis que les hommes politiques de notre pays, les journalistes de notre pays, les responsables de notre pays qui osent prétendre que leurs compatriotes ne sont que des fainéants, incapables d’effectuer certains travaux, devraient être condamnés avec sévérité pour oser colporter un mensonge aussi abject.
Non, infâmes menteurs, le peuple français n’est pas un peuple de branleurs ! Le peuple français a prouvé, tout au long de son histoire, sa capacité à bâtir, à dompter la nature, à inventer, à innover, à créer, mais aussi à assurer à ses fils le pain quotidien par un labeur, un sens du sacrifice qui ont suscité l’admiration et le respect de tous les autres peuples.
Oui, le rayonnement de la France, par les arts, par le génie de son peuple, est surtout le fruit du travail de tous les maillons de la chaîne de notre communauté à travers des siècles de civilisation française ! Sachez-le une fois pour toutes !
Les Français de souche doivent, c’est possible, se remettre au travail dans la joie, sans pour autant aliéner leur liberté.
Pour cela, une politique associant prospérité et élévation spirituelle, harmonie par le travail doit être mise en œuvre par nos Pouvoirs publics.
Le seul moyen de s’extirper du piège fatal de la décadence est l’application d’un corporatisme national révolutionnaire qui passera par l’élaboration d’une Charte nationale du Travail et la création d’un véritable statut de communauté d’entreprise.
Il faut en finir avec le libéralisme économique mortifère pour notre économie, avec le syndicalisme de classe ; il faut en finir avec l’étatisme, avec tous les égalitarismes fallacieux, tous fléaux qui ont fait le lit du chômage de masse, de l’immigration incontrôlée, de la désindustrialisation, de la démoralisation de nos travailleurs privés d’emploi véritable.
Tout Français a droit à un travail ! Tout de même ! Tout Français a le droit de s’épanouir professionnellement, de nourrir sa famille, d’avoir une place au soleil de France.
La Révolution nationale que nous mettrons en œuvre ensemble - si Dieu le veut ! -, doit rétablir ce droit fondamental. Elle doit proposer un idéal social, politique et économique pour la paix et la cohésion sociale, pour une solidarité effective entre les Français.
C’est le Grand Jacques –je veux parler de Jacques Doriot – qui s’écriait avec justesse au siècle dernier : « Au capital, sa place, mais rien que sa place. Au travail, sa place, mais toute sa place ! »
Eh bien, mes amis, défendons ensemble le travail français ! A bas les banksters ! A bas la haute finance internationale ! Le fascisme vaincra !
 
Thomas WERLET
 

26/08/2012

Quand les escrocs en col blanc gouvernent impitoyablement, sans foi ni loi

Pourquoi des personnages comme Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor US, poursuivent-ils leur mission de représentant des Etats-Unis alors qu’ils devraient être entre quatre murs ? Plus on creuse sur les scandales liés à la manipulation du Libor, plus on s’aperçoit qu’il s’agit de l’un des grands crimes du siècle.

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Quand il s’exprime pour commenter les silences complices de Timothy Geithner sur les manipulations du Libor, l’ancien gou­verneur de l’Etat de New York, Eliot Spitzer, n’hésite pas à comparer son crime à celui des pires pédophiles lourdement condamnés pour crime.

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« Le rôle de Geithner a été dévoilé lors de la déposition de l’ancien directeur de la Barclays, Robert Diamond, devant une commission d’enquête du Parlement britannique. En effet, il a révélé que Barclays avait été en contact avec la Réserve fédérale de New York à l’époque où Geithner la dirigeait, au sujet du Libor. La Fed de New York, censée garder Wall Street dans le collimateur, joue un rôle de régulation tout spécial. A la suite des propos de Diamond, une série de courriels ren­dus publics a confirmé que les autorités de la Fed, y compris Geithner, n’ont rien fait pour arrêter les menées des banques qui fixaient le Libor, dont ils étaient au courant. Pire, ils ont accordé à ces mêmes banques des milliers de milliards de dol­lars de fonds et de crédits. Barclays à elle seule a obtenu 868 milliards de dollars de prêts, au loyer de 0 % ! Geithner a personnellement envoyé un email aux autorités britanniques le 1er juin 2008, leur suggérant de renforcer la gouvernance et d’établir une procédure crédible de déclaration des taux, et d’éliminer l’incitation à faire de fausses déclarations. Il savait donc bel et bien que la procédure comportait de sérieux défauts. Pourquoi n’a-t-il pas intenté de poursuites contre ceux qui trichaient ? » (Source Strategic Alert)

Chose incroyable, malgré ces magouilles honteuses, la marionnette préférée de Wall Street qui a su rouler dans la farine des millions d’électeurs, un certain Barack Obama, à qui Wall Street devrait ériger une statue pour le remercier d’avoir ridiculisé le peuple américain durant cinq longues années, a récompensé Geithner en faisant de lui LE secrétaire au Trésor du pays !

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Pour l’heure, des enquêtes se multiplient contre les banques qui furent renflouées après avoir spolié leurs clients. Des actions sont même intentées par des gouvernements locaux et d’Etat, ainsi que les fonds publics de retraite, et d’autres qui ont été victimes de la manipulation des taux. Ces entités ont perdu des milliards de dollars, du fait que le guichet in­vestissement des banques universelles leur ont vendu des swaps sur taux d’intérêt et d’autres formes d’assurance contre le risque, alors que le guichet banque des mêmes institutions truquaient les taux, obligeant leurs clients à payer beaucoup plus.

Des responsables de Baltimore font valoir que la ville a dû payer la différence à cause de la manipulation des taux sur des centaines de millions de dollars empruntés par la ville. Et de Californie, la ville d’Oakland a renvoyé Goldman Sachs en raison de l’assurance frauduleuse qu’elle lui a vendue. 75 % des grandes villes américaines ont des contrats de swaps liés au Libor. En 2010, des municipalités ont versé 4 milliards de dollars de sanctions pour avoir annulé de tels contrats.

Entre-temps, pour verser les honoraires aux escrocs, les gou­vernements sont obligés de couper les budgets de santé, d’édu­cation et de sécurité, de fermer des postes de police, des services de pompiers, des hôpitaux etc., pour équilibrer le budget.

Non seulement le secrétaire d’Etat au Trésor n’est pas en prison, mais il ose jouer au conseiller des Etats européens, que ses amis banquiers ont torpillé par des manipulations incessantes sur les taux. Il faut bien comprendre Timothy Geithner : comme il semble pouvoir transgresser sans limite les lois des hommes, pourquoi s’arrêter en si bon chemin. D’autres pensaient jouir de certains passe-droits, même à la tête d’institutions supranationales. Mais il arrive (parfois) un moment où certaines factions oligarchiques décident de s’offrir une victime qui, du jour au lendemain, se retrouve nue comme un ver. De cela, Timothy Geithner devrait réfléchir à deux fois.

Source : LIESI

Excellence ou décadence

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Réflexions d’un jour d’août à Paris.

Vendredi 3 août. J’étais à Paris pour la maquette du numéro à venir de La NRH (n° 62, avec un dossier décoiffant sur « Les droites radicales en Europe, 1900-1960 », en kiosques le 1er septembre). Je n’avais pas mis le nez dehors depuis plusieurs jours. En fin d’après-midi, je sortis un instant pour avaler un sandwich dans une brasserie. Face au comptoir (je ne m’accoude pas), j’entends derrière moi un brin de musique et des commentaires qui me firent me retourner. Moi qui suis brouillé avec la télévision depuis une bonne dizaine d’années, je découvre un grand écran plat et que vois-je, stupéfait ? La retransmission en direct d’une épreuve des Jeux Olympiques de Londres. Pas n’importe quelle épreuve. Une séquence de dressage équestre, ce qu’il y a de plus beau et de plus envoûtant dans l’art supérieur de l’équitation, fait d’extrême perfection. Entre dans l’arène, si je puis dire, en réalité la carrière de dressage, une jeune et mince cavalière, Jessica Michel, montée sur Riwera de Hus, une puissante jument bai. Dans sa tenue noire et blanche d’une stricte élégance, la cavalière est toute concentration. Après s’être sobrement présentée devant la tente du jury, elle enchaîne une série de figures rythmées. Sous l’apparence de la plus grande facilité, ce sont des figures incroyablement difficiles. Tout l’art du cavalier de dressage est d’enchaîner les mouvements en employant ses aides (mains, hanches, jambes) de façon invisible. Devant moi, la cavalière semble communiquer avec sa monture comme par télépathie, sans effort, enchaînant avec fluidité les différentes « allures ». Le grand art consiste à donner l’illusion d’une aisance gracieuse, alors que tout est le résultat d’années de travail intense en manège et de dispositions rares. J’observe, médusé, oubliant ce qui m’entoure. Voici le passage, un trot d’une grande lenteur dans lequel le cheval se projette avec force, souplesse et facilité apparente. Vient ensuite le pas espagnol, très spectaculaire et majestueux. Puis un départ au petit galop, suivi de l’épaule en dedans et de la croupe en dedans, figures dans lesquelles le cheval se déplace latéralement, toujours avec un naturel apparent, alors qu’il n’y a jamais rien de naturel dans ces allures. Viennent encore le piaffer, qui est un galop sur place, et la pirouette, où l’avant-main (les antérieurs) du cheval décrit un cercle autour de l’arrière-main. Toutes ces « allures » ont été conçues jadis pour un usage militaire, afin d’assurer au cavalier et sa monture une rapide et parfaite aisance de mouvements dans les circonstances imprévues d’une bataille.

 

J’imagine que le spectateur le moins informé ne peut qu’éprouver une sorte d’ivresse presque sacrée devant la beauté et l’harmonie de l’élégant centaure formé par le cavalier et le cheval. Quand il s’agit comme ici d’une jeune cavalière, émouvante dans sa féminité, en contraste avec la puissante animalité de la monture, l’effet plonge l’ancien cavalier que je suis dans une exaltation esthétique et sensuelle que je dirais religieuse. Dans cette reprise, la chorégraphie de la cavalière et du cheval était proche de la perfection. Mais j’eus droit à un surcroit de joyeuse ferveur quand, l’épreuve terminée, le jury ayant rangé ses crayons, les applaudissements éclatèrent dans les tribunes du public. Alors, on vit la jeune cavalière, si concentrée et sévère jusque-là, se détendre d’un coup avec un magnifique sourire. Lâchant les rênes, tout en maintenant des jambes sa monture, elle leva les mains comme une petite fille, à hauteur de ses épaules, agitant ses gants blancs avec un sourire primesautier.

 

Gagné par l’émotion, en cet instant rare, je me disais que, si les signes de décadence sont écrasants au sommet de nos sociétés, subsistent ailleurs, de façon invisible et ignorée, des trésors d’énergie, d’abnégation et de beauté. Voilà ce que je voulais confier à mes lecteurs et lectrices : mon enthousiasme durant un instant privilégié et les pensées qui l’ont accompagné.

 

Dominique Venner

Nous irons tous au paradis

lance-armstrong-va-perdre-ses-7-titres-les.jpgA l’heure où Neil Amstrong casse sa pipe, Lance voit sa gloire piétinée pour cause de dopage. Certes, Neil a fait frémir la terre entière un soir de juillet 1969, en posant le pied sur la Lune, puis il est rentré chez lui faire autre chose. Lance, lui, nous a fait frémir pendant une bonne dizaine d‘années. Frémir n’est pas le terme exact. Bander non plus d’ailleurs. Surpris et étonné, peut-être. Enfin, il s’est rempli les fouilles et a rempli celles du tour de France et de ses annexes. Ca fait du monde.

Deux héros modernes et, une fois n’est pas coutume, Américains tous les deux. Sauf que du lunaire, je l’avoue, je m’en tape. Je préfère Tintin. J’irai pas sur la Lune où je n’ai rien à foutre, mais j’enjambe mon vélo tous les jours. Je suis chaque été le Tour et j’enquille sur la saison tauromachique. S’il tenait qu’à moi, j’enverrai tous les « anti » biner les betteraves sous la garde de José Bové. Je dois pas être très fréquentable. Mais je m’en fous.

Revenons à Lance Amstrong. Je n’ai jamais eu de sympathie particulière pour ce coureur, froid, distant, sans substance comme nous dirions au pays des Gaulois. Il me faut de la tourbe, du rugueux voire du gentil un peu simplet, genre Richard Virenque ou intelligent comme Thomas Voelckler. Le modèle absolu restant ce grand seigneur que fut Anquetil. Indépassable ! Mais, j’ai adoré la hargne et le talent immense du « blaireau », Breton teigneux comme on les aime. Toutefois, il faut reconnaître à Amstrong un immense talent, dopage ou pas. Comme me l’avouait un de mes amis, grand spécialiste de la pédale (mais pas PD), un bourrin même dopé reste un bourrin. Un bon, dopé, devient meilleur. C’est injuste, mais c’est comme ça. Tous ceux qui suivent le tour de France savent combien le coup de pédale coûte cher. Au physique comme au moral. Dopage ou pas. Le dopage serait-il inhérent à ce sport qui est passé en quelques années du coup de pinard à la caféine pour finir dans l’EPO ?

Mais pourquoi vient-on casser les pieds des coureurs ? Parce que ce sport est populaire, franchouillard c’est-à-dire nationaliste. Quand un coureur gagne, c’est tout un pays qui applaudit.

Et, ça énerve toute cette gauche bobo qui se roule dans la merde des droits de l’homme et du politiquement correct. Surtout quand ces mecs sont de surcroît des journalistes sportifs de l’idiotvisuel. Faut obéir aux loges, aux lobbies et toute la connerie universelle.

Parce que de vous à moi, ce ne sont pas nos seuls coureurs qui se dopent, mais bien une large frange du monde sportif – notamment tous les lascars qui n’ont que leurs pieds pour exister. Parce que les jeux Zolympiques – à l’image du foot d’ailleurs – c’est d’abord une histoire de pognon dont les athlètes ne sont jamais que le retour sur investissement, c’est-à-dire les esclaves. Exception faite, peut-être, des quelques sports dont on ne parle jamais (tir au pistolet, à l’arc, canoé-kayak, etc.). Si on contrôlait tous les athlètes sérieusement, ces jeux zolympiques mettraient illico les clés sous la porte. Mais le libéralisme a besoin de fabriquer des héros « modernes » pour vendre ses saloperies : Nike, Addidas, Coca Cola, etc.

En attendant Athènes paie toujours la facture et Londres va mettre du temps à s’en remettre. D’ailleurs les rosbeefs vendent tout, mobilier et immobilier compris ce qui est un signe.

En fait, il faudrait supprimer tous ces raouts qui n’ont pour but que d’enrichir les grabataires de la finance mondiale. L’intérêt du sport, c’est qu’il soit d’abord collectif, car c’est la meilleure préparation à la guerre.

Donc, des compétitions purement nationales et européennes, mais pas au-delà. Car au-delà on s’en fout. Moi, le Kényan, je m’en bas les c…. Ensuite les épreuves. Qu’est-ce que j’en ai à faire qu’un mec mette dix minutes pour faire 100 mètres ? Au marathon, suffit de partir le matin pour arriver le soir. Y aura de toute manière un premier et un dernier et aux Thermopyles ils se sont tous battus de la même manière. Au moins le vainqueur n’est pas une pharmacie ambulante qui court plus vite qu’une balle de kalachnikov ! Idem du vélo. Le tour de France ? Les mecs partent le matin, peinards, s’arrêtent au bistrot quand ça les chante et arrivent dans la soirée avec au max 100 bornes dans le guidon. Ca vous choque ? Y aura, là aussi, un premier et un dernier. Et côté dopage – faut les monter les côtes – un peu de caféine et du champagne ! Basta. Z’avez vu les papys se taper le Galibier, le Tourmalet, le Ventoux ? Pas utile de leur coller trois cols dans la journée. Bref, rester à l’échelle humaine. Car, je dois avouer que des moyennes à 45-48 km/h sur 200 bornes, ça m’impressionne et ça respire automatiquement la seringue.

Maintenant, si le dopage est inhérent au sport, alors il faut m’expliquer et le faire sous contrôle médical. Et pas faire rêver des gosses sur l’air de « baisse la tête t’auras l’air d’un coureur ! »

Pour revenir et en finir avec Amstrong, il a fini par baisser les bras des actions en justice, manière de dire « j’en ai plus rien à faire, faites ce que vous voulez, j’ai fait mon boulot ». De toute manière, on ne pourra pas lui retirer ses victoires. Il est et restera le vainqueur de six ou sept tours, d’autant que nombre de ses suivants se sont faits gauler au dopage ! Il aurait amassé une fortune de 100 millions de dollars ! Grand bien lui fasse, tant mieux pour lui. Il a joué le système et le système s’en est servi. Les dirigeants du tour de France s’en souviennent aussi, je suppose. Ils auraient pu avoir la décence de prendre sa défense. Seul Laurent Jalabert a eu cette élégance !

Source : Le Journal du Chaos

Les écolos : petitesse et décadence

 

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Il est à peu près certain qu’Eva Joly a été envoyée à l’abattoir. C’était peut-être la dernière à croire à sa mission. Elle ne savait pas qu’elle se devait de couvrir de la plus petite ombre qui soit le score du PS. Choisir Nicolas Hulot aurait été beaucoup plus périlleux, et, pour tout dire, incontrôlable. C’était en perspective un très bon résultat, des troubles assurés avec un PS ouvertement libéral, donc productiviste, et un deuxième tour problématique. Le système avait choisi Hollande, malgré sa préférence évidente pour Sarkozy (lequel était (provisoirement ?) grillé), et c’est pourquoi un Cohn-Bendit a tout fait pour faire mordre la poussière à une Joly dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’était pas très calibrée pour susciter l’enthousiasme du Français moyen. Ce qui, rétrospectivement, ne la rend pas, à vrai dire, antipathique, y compris dans ses naïvetés de pucelle de la République, quand elle demande à ce que les troupes, les beaux légionnaires, soient remplacées, sur les Champs Elysées, par les hordes de la « diversité ». Je sais bien qu’une telle idée produit inévitablement chez tout patriote un hérissement de poil bienvenu, mais au moins, cela fait rire, et l’on a tellement d’occasions de pleurer !

« Dany le Rouge », comme disent de moins en moins les journalistes, « Daniel, le caméléon atlantiste », faudrait-il rectifier, a remis la « Effa Choli » à sa place, celle d’une allogène qui n’a rien à faire ici, surtout pas à demander à ce que soit tenu un referendum sur le Pacte de stabilité, lequel doit définitivement enlever tout autonomie à l’Etat français. Qu’elle en organise un en Norvège ! Autrement dit, va te faire voir dans ton pays, chez ta mère ! Pour un peu, il la traitait de sale Nordiste. Demander son avis au peuple ! Encore une preuve du manque de professionnalisme d’Eva. Le roi fainéant Chirac, Gaston Lagaffe épicurien et brouillon, avait déjà mis la patte dans ce satané piège, et l’on a vu, en 2005, ce qu’il en était advenu, malgré toute la pression de la caste europhile française, de l’instituteur au président, en passant par les experts et les médias. La démocratie ? On n’en parle que pour attaquer la Libye ou la Syrie. Sinon, on ne veut voir qu’une seule tête ! Et maintenant, rompez !

Il faut dire que l’enragé soixante-huitard ne se sent pas trop mal dans les habits bien confortables du capitalisme moderne, lequel sait reconnaître les siens. On sait que « Dany » aime l’argent. Il ne remet plus par exemple une partie de ses indemnités d’élu à Ecologie Les Verts. Toujours ça de gagner. Et combien rapporte aussi la villégiature au Conseil d’administration de l’université de Nanterre ? Mais bon, la chair est faible, et Cohn Bendit, qui a déjà fait ses preuves de ce côté-là, est bien placé (si l’on peut dire). Ce qui rend en revanche particulièrement répugnant ce personnage, c’est le mépris agressif dans lequel il tient ses interlocuteurs (souvenons-nous de notre pauvre Bayrou), les accents hautains et haineux de sa grande gueule de tribun de trottoir, sa faconde, l’aisance de celui qui sait qu’il est le maître, qu’il est intouchable, et qu’il évolue dans le libéralisme mondialiste comme un poisson dans l’eau. Quant à l’écologie…

Justement, où en sont les revendications écologistes, hormis celle qui consiste à se laver les dents sans trop faire couler le robinet, comme nous l’enjoignait Voynet, laquelle a été bien récompensée en obtenant une petite place bien chaude au Sénat, en compagnie de Robert Hue et de tous les recyclés de la Ripoublique ? On n’entend peu parler du gaz de schiste et du nucléaire. Il semblerait même que le silence, dans ces affaires, soit d’or.

Cela n’empêche pas Duflot de les faire, ses petites affaires, et de récompenser les copains et les coquins en leur attribuant la médaille, celle de la légion que l’on n’ose plus qualifier d’ « honneur » tellement elle est galvaudée, et à vrai dire salie par certaines poitrines indignes.

Comment faire oublier ce péché de parvenue, qui fait très mauvais genre parmi des aspirants à la vie champêtre, simple et naïve ? Il est vrai que les thèmes « sociétaux », comme la lutte pour les droits homo ou des sans papier l’ont emporté sur la défense de notre misérable nature, qui en voit de belles ! Notre ministre, bien que la saison du carnaval soit passée, s’est déguisée en Pussy Riot, comme d’autres s’affublent d’un Teeshirt à la Che. Oui, ça fait tendance, et on a l’avantage inestimable de plaire aux pseudo rebelles de studios télé. Evidemment, critiquer Israël, la guerre colonialiste etc. serait une autre paire de manche ! On ne va pas lui demander non plus d’organiser une orgie avec ses camarades du gouvernement au musée du Louvre, ou de se fourguer un morceau de foie gras dans le vagin (pas écolo !). En revanche, s’afficher groupie des Pussy, outre que cela n’oblige pas à une trop grande fatigue intellectuelle (bien qu’il existe derrière ce geste stupide une haine véritable de la Russie résistante), c’est comme ces cocotiers ou cette mer du Sud qu’on place en arrière-plan pour vanter des bagnoles. Une connotation sensorielle et affective qui donne l’impression qu’on en est. Cela fait vendre. De la réclame. Un petit plus sur l’étiquette. Pour faire oublier que ce que l’on doit faire boire au citoyen n’est que de la soupe à la grimace.

Claude Bourrinet

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Feu sur la Suède ! par Georges FELTIN-TRACOL

 

Dans Hamlet, Marcellus s’exclame que « quelque chose est pourri dans le royaume de Danemark (1) ». Aujourd’hui, il décalerait son jugement vers le Nord-Est et estimerait que la pourriture s’est désormais installée en Suède.

Certains lecteurs se sont étonnés de la virulence de l’article « Vers une Europe suédoise… » qu’on trouve dans un chapitre d’Orientations rebelles (2). Cette sévérité à l’égard de ce pays scandinave est plus que jamais méritée.

Longtemps dominé par une sociale-démocratie égalitariste et féministe, cet État poursuit son projet de rééducation des mentalités dans un incroyable réductionnisme anthropologique. Après une loi sotte de 1979 qui proscrit la fessée et la gifle administrées aux enfants par leurs parents et une loi absurde en 1999 qui pénalise les clients des prostituées, ce qui ravit les vieilles peaux ménopausées du féminisme hystérique, on risque d’atteindre le comble du ridicule si le Parti de Gauche (P. G.) parvenait à ses fins.

 

L’extrême gauche anti-masculine

 

Le P. G. est l’ancien Parti communiste ainsi renommé en 1990. Il cumule de lourdes tares « soviétoïdes » et cultive une véritable empathie envers les dernières modes sociétales les plus insensées. Pour preuve, ses élus à l’assemblée régionale de Sörmland ont déposé, le 12 juin 2012, une proposition visant à interdire aux hommes l’usage des toilettes dans la position debout pour des motifs hygiéniques, médicaux et même sexuels ! Comme l’aurait dit feu Philippe Murray, l’« Empire du Bien » frappe encore. Il est comique de remarquer que les mêmes défendent par ailleurs la dépénalisation des drogues soi-disant douces… Reste à savoir comment s’appliquerait cette mesure si elle était votée. Les mictions deviendraient-elles publiques, seraient-elles placées sous vidéo-surveillance ou bien cantonnées au seul domicile, ce qui permettrait la destruction des pissotières et la relance des couches-culottes ?

Reconnaissons toutefois que cette intention cinglée n’est pas propre à la Suède. En Allemagne – autre pays gravement touché par un décervelage massif – fleurissent des pictogrammes qui prohibent d’uriner debout. Là encore, que se passe-t-il si l’on ne respecte pas l’injonction graphique ? Un tribunal suivrait-il un simple témoignage auditif des voisins d’à-côté ? Voilà de belles batailles juridiques en perspective…

La folle proposition du Parti de Gauche paraît encore plus inepte que les suggestions de son homologue hexagonal. Elle contribue en fait à l’établissement subreptice d’un intolérable suprémacisme féministe. Au nom d’une égalité démentielle infondée entre les sexes (qui sont en réalité complémentaires), les pétroleuses du néo-matriarcat veulent féminiser les hommes afin que ceux-ci deviennent des « gonzesses phalliques ». Cette entreprise anti-naturelle est aidée par l’abjecte idéologie du genre (gender) qui nie et abolit toutes les différences sexuelles.

Plusieurs crèches et écoles maternelles embrassent déjà cette théorie mortifère. Les enfants sont désormais appelés “ hen ”. “ Hen ” qui n’est ni “ han ” (il), ni “ hon ” (elle), est utilisé dans les milieux gynocratiques et homosexualistes depuis les années 1960. Pour ses promoteurs, il s’agit d’éduquer les bambins hors des considérations de genres. Et gare au gosse qui y contrevient ! Il sera reconditionné

La décomposition suédoise perturbe aussi les relations internationales. Au-delà d’une neutralité affichée et après la fin de la Guerre froide, la Suède appartient au complexe militariste occidental – Daniele Ganser le signale (3) – et montre un zèle certain à satisfaire les désirs de Washington. Les États-Unis n’ont pas apprécié la divulgation de leurs notes par WikiLeaks. Ne pouvant pas abattre son fondateur, Julian Assange, par un drone comme un résistant taliban en Afghanistan, car il demeure quand même citoyen australien, la Maison Blanche a avec le soutien de quelques officines suédoises monté un sordide complot sexuel contre lui. Julian Assange a été accusé de viols et d’agressions sexuelles par deux accortes suédoises qui l’avaient hébergé. Or la vigueur du nouvel ordre puritain féminocentré est si puissante dans cette « Arabie Saoudite du féminisme » (Assange) que la qualification pénale du viol a pris une tournure grotesque quand on sait que les Suédoises ont la réputation fondée d’incroyables « chaudasses ».

Arrêté en Grande-Bretagne, emprisonné dans des conditions humiliantes avant d’être placé en liberté surveillée, Julian Assange se réfugie, le 19 juin dernier, à l’ambassade de l’Équateur à Londres après que la justice britannique a validé son extradition vers Stockholm. Le gouvernement souverainiste de gauche radicale du président Rafael Correa lui a accordé l’asile politique, le 16 août (4). Assiégé dans l’ambassade équatorien, Assange se permet de narguer superbement Scotland Yard et ses Charlot Holmes… On a ainsi découvert un Diplomatic and Consular Premises Act adopté en 1987 qui autorise le gouvernement britannique à lever l’immunité diplomatique des représentations étrangères. On entend d’ici les cris d’orfraie si la Russie disposait d’une loi semblable… Le cabinet de David Cameron qui entend faire respecter la décision de justice a bien sûr exprimé son indignation au sujet de la condamnation méritée des Pussy Riot à Moscou. Les mêmes qui se scandalisent du procès – légitime et bien clément finalement de ces trois dégénérées – ne s’élèvent pas contre les scandaleuses conditions de détention du soldat étatsunien Bradley Manning depuis deux ans. Deux poids, deux mesures… Ah ! si Assange avait reçu la bénédiction financière de Soros, il coulerait à cette heure-ci des jours heureux aux Bahamas…

 

Bélarus : 1 – Suède : 0

 

Non seulement la Suède veut traquer le mâle et pourchasser ceux qui enfreignent l’Hégémonie yankee, elle se prend même pour un pâle Zorro et contribue à un indécent prosélytisme en faveur du Nouvel Ordre mondial et de la sacro-sainte religion des droits de l’homme. Pas étonnant dès lors que le gouvernement suédois dénonce le Bélarus. Le 4 juillet 2012, un petit avion affrété par une agence de publicité suédoise (le pourrissement des esprits) et rempli de militants droit-de-l’hommistes viole l’espace aérien bélarussien et largue près de 800 ours en peluche porteurs de tracts exigeant la liberté d’expression (À quand un pareil parachutage en Grande-Bretagne, en Allemagne ou en France où cette dernière y est vraiment menacée ?). Le 8 août, Minsk réplique par la fermeture de l’ambassade suédoise au Bélarus et l’expulsion de tout son personnel. Le ministre suédois des Affaires étrangères, l’ineffable Carl Bildt, ancien gauleiter de l’entité fantoche de Bosnie-Herzégovine (1995 – 1997), a protesté et appelé l’Union européenne à la rescousse. Celle-ci va débloquer, le 27 août, vingt millions d’euros sur la période 2011 – 2013 pour soutenir les « médiats indépendants » (ne toussons pas !) et la « société civile » bélarussienne. En pleine crise économique, l’eurocratie poursuit donc le gaspillage de l’argent des contribuables européens.

L’attitude infecte de la Suède témoigne de sa profonde décadence. Certes, ont surgi récemment les Démocrates suédois. Ce mouvement politique patriotique perturbe les compromissions de la partitocratie locale, mais cela reste imparfait. Confronté à de fortes pressions médiatiques, les Démocrates suédois est, au contraire des Pussy Riot moscovites, réellement transgressifs. L’Occident globalitaire aime la transgression ? Fort bien ! Transgressons donc les dogmes immigrationnistes et multiculturalistes ! Si les Suédois n’osent pas (encore) critiquer la présence croissante des allochtones extra-européens, poids du politiquement correct oblige, ils ne cachent pas en revanche leur aversion pour leurs voisins norvégiens. Près de 59 % de 3800 internautes suédois sondés répondent que les Norvégiens sont mauvais pour faire la queue (rien à voir avec le Sofitel de New York !). Le site suédois Expressen a publié une étude de la sociologue Eva Olsson qui explique que, pour les Suédois, les Norvégiens qu’ils ont occupés jusqu’en 1905 « ne savent pas conduire sur des ronds-points, se garent sur les places pour handicapés […], sont immoraux et achètent plein de tabac et d’alcool (5) ». Le climat intellectuel de la société suédoise est morbide.

Cette ambiance maladive tranche avec la vivacité, la grande santé de l’État bélarussien qui manifeste par son action une saine virilité politique qu’un Français d’Europe du XXIe siècle, héritier de l’œuvre de Louis XI, de Richelieu, de Louis XIV, de Napoléon Bonaparte, de Napoléon III, de Philippe Pétain et de Charles de Gaulle, ne peut qu’applaudir.

Oui, le contraste est saisissant entre la veulerie suédoise et par-delà elle, euro-bruxelloise, et le sain esprit de résistance du Bélarus. Il est heureux qu’existent encore des réservoirs d’énergie vitale en Europe. Une fois déjà, la Suède a été vaincue à la bataille de la Poltava en 1709. Que les Suédois prennent donc garde de ne pas connaître tant à Londres qu’à Minsk de nouvelles Poltava diplomatiques !

Georges Feltin-Tracol

 

Notes

 

1 : William Shakespeare, Hamlet, acte 1, scène IV, Mercure de France, 1962, traduction de Yves Bonnefoy, p. 47.

2 : cf. Georges Feltin-Tracol, Orientations rebelles, Les Éditions d’Héligoland, 2009, pp. 113 – 120.

3 : cf. Daniele Ganser, Les armées secrètes de l’O.T.A.N. Réseaux Stay Behind, Gladio et terrorisme en Europe de l’Ouest, Éditions Demi-Lune, coll. « Résistances », 2007, sur la présence d’unités clandestines pro-O.T.A.N. en Suède, pp. 339, 340, 341 et 343.

4 : Lors de la campagne présidentielle française de 2012, Rafael Correa a apporté son soutien officiel au candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélanchon. À l’occasion de sa rentrée politique aux « Remue-Méninges » de son Parti de Gauche à Saint-Martin d’Hères en Isère, Mélanchon a permis l’intervention téléphonique d’Assange à la clôture de cette université d’été, le 24 août. Que pense Clémentine Autin, militante de la Fédération pour une alternative sociale et écologique, en guerre permanente contre le mâle, du soutien qu’apporte son candidat à Julian Assange ? Ce genre de contradictions risque à terme de faire éclater le Front de Gauche.

5 : Dans Marianne du 18 au 24 août 2012. À la vue de cette hostilité envers leurs voisins de l’Ouest, c’est à se demander si Anders Behring Breivik, cet équivalent norvégien, masculin et solitaire des Pussy Riot, n’aurait pas été subtilement manipulé par les services secrets suédois…

 

Source : Europe Maxima