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29/06/2012

Contre la repentance permanente, samedi prochain, 30 juin, la NDP apporte son soutien à la manifestation patriotique pour défendre l'Honneur de l'armée française en Algérie !

Un communiqué de la Nouvelle Droite Populaire :

 

Depuis des décennies, l’honneur de l’armée française est quotidiennement bafouée par les thuriféraires de la bien-pensance institutionnalisée. La gauche, après avoir incité à la colonisation au XIXe siècle, ne manque jamais une occasion de cracher sur l’œuvre de la France dans son Empire.

 

En ce cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, toutes les opportunités sont bonnes pour dénigrer l’armée française et donner des gages au président algérien Boutéflika. Avec Hollande à l’Elysée, l’aire de la repentance permanente inaugurée sous Chirac a de beaux jours devant elle… Il est plus que temps de réagir.

 

La Nouvelle Droite Populaire appelle les nationalistes sincères à se joindre samedi prochain 30 juin, à 14 h 00, Place de l’Etoile (angle avenue Kleber et avenue d’Iéna), à la manifestation patriotique organisée par le Comité de liaison du Mémorial de l’Honneur français pour dénoncer les mensonges et la désinformation orchestrée par le pouvoir et rendre hommage aux soldats morts pour la France en Algérie.

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Les Bleus au kärcher

 

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Tribune libre de Robert Ménard*

Ras-le-bol des faux-culs. Ras-le-bol de ces journalistes, de ces « spécialistes » qui font semblant de découvrir que les Bleus n’ont pas changé, qu’ils sont, pour certains, de sales gosses, de petites frappes à qui on a envie de mettre une paire de gifles. Ras-le-bol de ces responsables du foot qui semblent découvrir que la « charte de bonne conduite » de 2010 n’était qu’une feuille de papier, que Samir Nasri n’est pas « inélégant » mais seulement un grossier personnage. Non, les « vieux démons » n’ont pas refait surface, ils ont toujours été là. Il fallait jeter tout ce monde par dessus bord aux lendemains du Mondial. Et faute de l’avoir fait, il faudrait aujourd’hui, comme le dit fort justement Mourad Boudjellal, le président du club de rugby de Toulon, finaliste du Top 14, « kärchériser cette équipe de France ». Et ne pas se contenter d’en sanctionner trois ou quatre comme s’apprêteraient à le faire les dirigeants du foot français.

C’est qu’on a l’impression de se répéter, de revoir la même scène depuis l’épisode de Knysna en Afrique du Sud. Y compris sur l’affaire des primes. 100 000 euros par tête de pipe quand, sur quatre matchs, on en a gagné un seul, oui, il y a de quoi crier au scandale. Ces jeunes gens ont parfois un pois chiche à la place du cerveau mais ils savent compter : c’est eux-mêmes qui avaient négocié ce « petit » pactole – pour le commun des mortels s’entend – dans le cas où ils parviendraient au quart de finale de cet Euro 2012…

Aussi, je propose à Valérie Fourneyron, notre nouvelle ministre des Sports, une idée toute simple. Que ces « petits caïds de banlieue », comme les avait nommés Roselyne Bachelot avec à propos, gagnent autant qu’ils peuvent dans leurs clubs respectifs, je vois mal au nom de quoi ou de qui on pourrait y trouver à redire. Mais en équipe de France, les règles pourraient être différentes. On y représente la France, on porte son maillot. Nous n’avons aucune raison de supporter leur grossièreté, leur arrogance et, en prime, leur voracité financière.

J’ai entendu des socialistes répondre à ceux qui craignaient qu’en encadrant les salaires des patrons des entreprises publiques, on voit ces très chers P-DG fuir à l’étranger, je les ai entendus répliquer qu’on trouverait toujours des gens tout aussi capables pour prendre la relève. Je suis sûr qu’on pourrait faire le même pari avec les Bleus. D’ailleurs, quand on voit leur indigence sur le terrain, on ne prendrait guère de risques… 

*Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters sans frontières. Il anime trois rendez-vous quotidiens du lundi au vendredi, à 7h33 et à 8h03 sur Sud Radio et à 17h45 sur I-télé.

Source : Nouvelles de France

Déconstruction d’une histoire mythique - Comment fut inventé le peuple juif

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Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.

Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.

Le judaïsme, religion prosélyte

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.
 
Shlomo Sand

notes :

Shlomo Sand est historien, professeur à l’université de Tel-Aviv, auteur de Comment le peuple juif fut inventé, Ed. Fayard. Ce texte a été publié pour la première fois dans Le Monde diplomatique - Août 2008.

1 - Texte fondateur du judaïsme, la Torah — la racine hébraïque yara signifie enseigner — se compose des cinq premiers livres de la Bible, ou Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.
2 - Cf. David Ben Gourion et Yitzhak Ben Zvi, « Eretz Israël » dans le passé et dans le présent (1918, en yiddish), Jérusalem, 1980 (en hébreu) et Ben Zvi, Notre population dans le pays (en hébreu), Varsovie, Comité exécutif de l’Union de la jeunesse et Fonds national juif, 1929.
3 - La Mishna, considérée comme le premier ouvrage de littérature rabbinique, a été achevée au IIe siècle de notre ère. Le Talmud synthétise l’ensemble des débats rabbiniques concernant la loi, les coutumes et l’histoire des Juifs. Il y a deux Talmud : celui de Palestine, écrit entre le IIIe et le Ve siècle, et celui de Babylone, achevé à la fin du Ve siècle.
4 - Parlé par les Juifs d’Europe orientale, le yiddish est une langue slavo-allemande comprenant des mots issus de l’hébreu.
5 - Dans la mythologie grecque, Clio était la muse de l’Histoire.

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Israël : l’opération « Retour à la maison » bat son plein

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JÉRUSALEM (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) - L’opération « Retour à la maison » vise à expulser d’Israël tous les clandestins d’origine sub-saharienne.

Les autorités israéliennes estiment à plus de 60.000 le nombre d’immigrés africains – venus essentiellement du Soudan, du Soudan du Sud et de l’Erythrée – qui se trouvent actuellement illégalement en Israël. Deux cent quarante Sud-Soudanais ont déjà regagné cette semaine leur pays à bord de deux avions affrétés par les autorités de l’Etat hébreu. Le gouvernement ne fait que répondre aux inquiétudes exprimées à de nombreuses reprises par la population juive. Ainsi, en mai dernier, une manifestation contre l’immigration d’origine sub-saharienne, plus violente que les autres, avait dégénéré en pogroms anti-africains dans le sud de Tel-Aviv. Mises à part quelques réticences du côté des associations de droits de l’homme, cette politique reçoit l’approbation d’une très large majorité de l’opinion publique juive.

Rafles policières donc, mais aussi aide au retour… Le ministre israélien de l’Intérieur, Elie Yishaï, a adressé hier un ultimatum aux clandestins originaires de Côte d’Ivoire. « Ils ont jusqu’au 16 juillet pour quitter le pays a ainsi annoncé Elie Yishaï dans un communiqué. Ceux qui partiront avant cette date obtiendront un pécule tandis que les autres seront expulsés ».Le ministre, dirigeant du parti talmudique Shass, a précisé que les Ivoiriens qui partiront volontairement toucheront 500 dollars par adulte (soit 400 euros) et 100 dollars par enfant. Des enfants qui, donc, ne seront pas séparés de leurs parents ! « Il s’agit d’une étape importante pour le rapatriement des clandestins et le retour d’un sentiment de sécurité pour les habitants de localités israéliennes », a souligné le ministre.

Pour le premier ministre Benyamin Netanyahu, c’est carrément le « rêve sioniste » que la présence de ces populations exogènes risquerait de faire disparaître. Et le ministre de l’Intérieur d’appeler : « A protéger le caractère juif et démocratique d’Israël ».

Israël érige également une clôture anti-immigrés à l’ouest du pays…

Déjà expert en matière de construction de mur (ainsi du mur de plus de 700 km qui sépare Israël de la Samarie-Judée, érigé à partir de 2002 sur une idée du travailliste Yitzhak Rabin), l’Etat hébreu édifie actuellement un nouveau mur le long de la frontière égyptienne, celui-ci pour tenter d’empêcher les infiltrations d’immigrés passant par le Sinaï. Quelque 170 km sur les 250 prévus sont déjà construits et l’ouvrage devrait être achevé d’ici la fin de l’année 2012.

Curieusement, ces informations, qui pourraient donner de “mauvaises” idées aux Français et aux Européens, ne font pas les gros titres de la grande presse hexagonale. Un oubli sans doute…

Image en Une : drapeau israélien. Domaine public.

Source : Novopress.info

ET SIMONE ? ELLE N’ETAIT PAS INVITEE ?

Là, je ne comprends plus. Elle aurait fait un tabac, pourtant. Parce que, question notoriété… Et c’est justement cela que recherchait Yad Ezer L’Haver, l’association « caritative » qui, pour se faire de la pub et du fric, n’a rien trouvé de mieux que d’organiser cette semaine un concours pour désigner une… miss shoah 2012 !

Oui, vous avez bien lu : pour désigner une miss parmi les rescapées de l’enfer nazi !! Au départ, je n’ai même pas prêté attention à l’info, tellement ça me paraissait délirant. Une invention que même la bébête immonde n’aurait pas osé imaginer.

Eh bien, j’avais tort, EUX l’ont fait. ils en sont donc à ce point-là ?

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Officiellement, la sémillante gagnante d’hier soir portera le titre envié de Miss Holocaust Survivor.

Elles avaient été 300 à s’inscrire et avaient subi une première sélection (encore…), pour se retrouver à 65. En fin de compte, après une nouvelle sélection, elles étaient 14 sur la ligne de départ hier soir, à Haïfa. Le raout s’est tenu en présence de 600 personnes, dont deux ministres. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour donner un coup de pouce supplémentaire à la « narrative shoah » qui, comme Moloch, réclame sans cesse de nouvelles proies. Et oblige à se triturer sans fin les méninges. Le boulot, on ne vous dit pas !

Bref, les concurrentes qui ont défilé hier soir affichaient gaillardement entre 74 et 97 ans au compteur. Ce qui prouve à l’évidence qu’il y a une vie après la shoah. Encore une fois, notre Simone nationale y aurait eu toute sa place. Elle aurait peut-être même gagné, qui sait ? Et on aurait tous été très fiers d’elle.

Non seulement elles ont défilé mais elles ont également raconté (brièvement, espérons-le pour l’assistance) leur douloureux parcours. J’imagine la bobine d’Hitler s’il avait pu assister à cet événement carrément surréaliste ! Des trucs pareils, ça ne s’invente pas. Et pourtant…

Le jury était composé de trois anciennes reines de beauté et d’un spécialiste psycho-gériatrique (oui, quand même). Il a couronné Hava Hershkovitz, 79 printemps et toutes ses dents. Bien conservée, il faut le reconnaître.

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Elle avait été assistée, comme ses consoeurs, par une firme de cosmétiques qui a été accusée de se faire de la pub, elle aussi. Ce que les gens sont méchants, d’autant que je ne suis pas sûre que ce soit tellement une bonne pub.

Soyons justes, ces folies-bergères nouveau genre ont été très diversement appréciées en Israël. Beaucoup ont été horrifiés et redoutent, à juste titre je le crains, que les zaffreux zantisémites n’en fassent leurs choux gras. L’organisateur, Shimon Sabag, balaie ces critiques avec mépris: ses clientes se sont bien amusées, paraît-il, et lui, il a rempli son tiroir-caisse. Et maintenant, tout le monde connaît son assoce. Alors, de quoi se plaint-on ?

Anne Kling

La petite fée de l’Assemblée et le « caillera » de Meaux

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            Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

Les paroles s’envolent, les écrits restent, a-t-on coutume de dire, mais on oublie les images qui, assurément, sont peut-être plus dangereuses encore.

Que n’a-t-on entendu de commentaires scandalisés, ces derniers jours, sur les comportements des joueurs de l’équipe de France de football : insultes, doigts d’honneur, mépris, soit toute la panoplie complète et habituel des « cailleras » (racaille en verlan), tous bouffis, en ce qui concerne ceux-là, de monstrueuses et ô combien imméritées rémunérations qui ne font que renforcer le dégoût bien naturel qu’ils inspirent, non seulement à leur supporters, mais sans doute désormais à l’ensemble de la population française…

Mais tous les « cailleras » ne hantent pas seulement les stades de football ou les cités de non-droits… Certains, qu’on peut estimer pires, hantent les palais dorés de la République : ils n’en sont ni moins riches, ni moins arrogants que leurs simiesques cousins sportifs ou dealers et inspirent plus encore la nausée.

Ainsi Jean-François Copé, secrétaire national de l’UMP, dont une vidéo que l’on peut visionner sur internet(1) permet de découvrir le comportement : le moins qu’on puisse dire est que cet « Homoncule »(2) ne peut que soulever le cœur de tout honnête homme ou de toute femme qui se respecte.

Le jour de l’élection du président de l’Assemblée nationale, Marion Maréchal-Le Pen, jeune et jolie élue du Front National-Rassemblement Bleu Marine de 22 ans, fait partie, comme le veut le protocole, du Bureau d’âge et assiste le doyen François Scellier, avec les cinq autres benjamins de l’Assemblée Nationale.

Les députés venant déposer leur bulletin dans l’urne la salue, parfois d’un simple hochement de tête, souvent d’une courtoise poignée de main… Lorsqu’arrive son tour, Jean-François Copé la toise avec mépris, puis pivote pour la croiser et aller déposer son bulletin dans une seconde urne dans son dos.

Si « l’événement » a été rapporté par quelques journalistes, il n’a guère eu d’échos… et on n’a entendu aucune « chienne de garde » du féminisme, généralement si prompte à réagir contre toute atteinte à l’honneur féminin, dénoncer cette pitoyable attitude où la haine le dispute à la grossièreté, la morgue à la goujaterie, surtout vis-à-vis d’une toute jeune femme sans doute alors quelque peu impressionnée par sa fonction.

Nul sourcilleux démocrate, nul auto-proclamé républicain n’a crû bon de fustiger cette intolérable attitude vis-à-vis d’une élue du suffrage parlementaire.

En visionnant l’attitude d’une rare bassesse humaine du secrétaire national de l’UMP, on ne peut qu’être certain que le même personnage ne doit pas non plus, hésiter à entrer lorsqu’il se trouve « face à la porte de gauche au fond du couloir » ! Celle sur laquelle est indiqué pourtant : « Gentleman only » !
 

notes :

(1) http://www.dailymotion.com/video/xrtgcl_l-elegance-de-j-f...

(2) En alchimie, l’homoncule est une réplique d’un être humain.

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».

La chimère d’Al-Andalus – Mensuel de l’Observatoire de l’islamisation de juin

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Sommaire, éditorial et vidéo

Sommaire

- L’historien arabisant Serafin Fanjul entre à l’Académie d’histoire espagnole
> Un spécialiste de l’Andalousie qui dénonce le mythe de coexistence heureuse des trois monothéismes.
> La vérité sur les morisques

> Traductions de son livre “La chimère d’Al-Andalous” [Image en Une : Al-Andalus en l'an 1000 (on nomme ainsi la partie de la péninsule ibérique occupée par les musulmans). La Recounquista a déjà libéré une partie de la péninsule, la quasi-totalité ayant été conquise au départ. Cliquer sur l'image pour la voir en entier. Crédit image : Crates, via Wikipédia, licence CC.]

- Dossier: l’Eglise face à l’islam
> étude comparative entre les positions de l’épiscopat français et celles de la FSSPX sur la question islamique.
> Mgr Lefebvre : ce qu’il a écrit sur l’islam
> Pourquoi la régularisation de la situation de la Fraternité St Pie X avec Rome est une chance.

- Portrait: Tareq Al-Suwaidan
> Directeur de la chaîne saoudienne Al-Risala
> Un prédicateur des Frères Musulmans à l’audience mondiale
> Son plan pour le retour du califat mondial

- Allemagne: l’Académie du roi Fadh dans l’œil du cyclone
> l’influence salafiste de l’institution saoudienne
> Son rôle dans les émeutes de Bonn et Solingen
> Des perquisitions judiciaires dans toute l’Allemagne

- Livre: Esclaves blancs, maîtres musulmans
> Le livre de l’historien Robert C.Davis

Editorial

Il n’y aura pas de changement
Par Joachim Véliocas. Directeur de la rédaction.

Beaucoup pensent que l’accès au pouvoir de F.Hollande va fondamentalement changer la donne. Droit de vote des étrangers? Il était donné de facto par le gouvernement précédent, qui en naturalisant entre 120 000 et 150 000 étrangers chaque année, fabriquait déjà des électeurs de gauche. Régularisation des clandestins? Depuis 10 ans, Nicolas Sarkozy à l’Intérieur et après 2007 ses proches ont régularisé en moyenne 25 000 clandestins chaque année, jusqu’à signer des accords avec la CGT afin de régulariser les travailleurs clandestins de la restauration…

Les avancées territoriales du Maroc, de l’Algérie et de la Turquie via le financement et le contrôle de Grandes mosquées destinées à devenir des centres de vie sociale pour les colons musulmans, se poursuivra à un rythme régulier, les écoles secondaires musulmanes reconnues par l’état continueront à s’ouvrir. Doucement mais sûrement, le grignotage se poursuivra.

Pour ceux qui s’illusionnent sur une intégration tranquille de peuples entiers dans la civilisation française, nous ne pouvons rien contre leur croyance folle de l’avènement d’un multiculturalisme qui n’a jamais émergé dans l’Histoire, Juge froide et dépassionnée qui ne relate que des juxtapositions de populations.
La chimère d'Al-Andalus - Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation de juin                                                                                     Comme l’écrit le professeur de littérature arabe et historien de Al-Andalus Serafin Fanjul, qui vient d’entrer le 22 avril dernier à l’Académie d’histoire espagnole pour son expertise sur l’époque de la colonisation islamique dans la Péninsule ibérique :

« L’observation des sociétés antiques et modernes induit des conclusions pessimistes sur le résultat d’une mise de groupes humains aux différences marquées sur une même terre, spécifiquement dues au facteur religieux –mais aussi ethnique et culturel– se faisant un élément désagrégateur majeur qui génère des conflits. […] l’incongruité paradoxale d’un côté, de chanter les merveilles de la coexistence de communautés très distinctes, alors que celles-ci, dès qu’elles disposent de la force nécessaire, essayent de s’imposer et d’effacer les minoritaires, ou– en se donnant une cohésion géographique et démographique– constituent des entités politiques nouvelles et différenciées de l’agglomérat antérieur »

Et Fanjul exhortant à porter la réflexion sur les précédents Yougoslaves, Turcs, Libanais, Phillippins, Indonésiens, Irlandais, Indiens, en ironisant sur les « rencontres, forums, symposiums et colloques » inter-religieux…

Nous avons traduits pour la première fois en français de larges extraits de ses deux ouvrages majeurs :
- “La chimère d’Al-Andalus” (éditions Siglo XXI, 2004 )

- “Al-Andalus contre l’Espagne- la construction du mythe”. (2000)
Pour comprendre les dures réalités de l’époque de l’Andalousie musulmane. Les extraits traduits sont à lire dans le mensuel de l’Observatoire de juin.

Source : Observatoire de l’islamisation. Le mensuel peut y être acheté et téléchargé en ligne.

Source : Novopress.info

Un tribunal allemand interdit la circoncision

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COLOGNE (NOVOpress) - Selon le jugement délivré par un tribunal allemand, mardi dernier, la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux constitue une blessure corporelle passible d’une condamnation.

A la suite d’une complication médicale survenue chez un enfant de 4 ans circoncis à la demande de ses parents musulmans, le tribunal de grande instance de Cologne a estimé que « Le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision ». Le tribunal ajoute « Que cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Avec cette jurisprudence, le droit de l’enfant au respect de son intégrité physique prime sur le droit des parents.

Cette décision a été immédiatement contestée par le Conseil central des juifs d’Allemagne qui y voit « Une intervention insensible, gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses ». Le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) proteste également.

Photo : circoncision religieuse juive. Crédit photo : Cheskel Dovid via Wikipédia, licence CC.

Source : Novopress.info

Vendredi, c'est le jour de Rivarol...

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28/06/2012

Un peu d'histoire : c'était le 28 juin 1936 !

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Quelques jours avant la tenue de son premier Congrès national, le P.P.F. édita un disque (largement diffusé, dès le premier tirage, à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires) contenant sur une face » France, libère-toi ! » et sur l'autre face un appel de Jacques Doriot, résumant les thèmes développés dans le « discours de fondation », l'Appel du 28 juin...

L'appel du 28 juin

Français !

Le Parti Populaire Français groupe des hommes venus de partout : communistes, socialistes, radicaux, volontaires nationaux, ligueurs, nationaux, d'autres qui n'avaient jamais fait de politique.

Ouvriers, paysans, intellectuels, producteurs et commerçants y sont fraternellement unis.

Ceux pour qui la question sociale primait les problèmes nationaux y ont retrouvé le culte de la patrie ; les patriotes y ont appris que la justice sociale est la condition élémentaire de la grandeur de la nation.

Le Parti a ainsi préparé la réconciliation, nationale et sociale, qu'il veut réaliser dans toute la France.

Cette réconciliation est indispensable au redressement du pays, menacé d'un danger considérable : le communisme.

Animé jadis d'un idéal de justice sociale, ce parti est devenu l'instrument servile de l'Etat Russe. Il se propose de faire en France une révolution sanglante sur le modèle soviétique au moment où le marxisme a fait une faillite éclatante chez Staline.

Pour arriver à ses fins, il détruira par la violence notre patrimoine national, nos institutions, notre capital, nos classes moyennes, notre paysannerie, nos libertés.

Il ferait peser sur notre pays ta plus abominable des tyrannies, sans profit pour la classe ouvrière, puisqu'au terme de son expérience sanglante, il remplacerait, comme en Russie, la bourgeoisie par une nouvelle caste de parvenus soviétiques. De plus, il plongerait notre pays dans la guerre civile et étrangère.

Cette armée soviétique, campée sur notre sol, n'a pu prendre ses positions dans la classe ouvrière française qu'à cause de l'incohérence de notre système économique, de l'incompréhension et de l'égoïsme des classes dirigeantes, qui ont laissé trop de misère s'abattre sur les masses laborieuses.

Pour vaincre définitivement le marxisme, il faut que règne la justice sociale et pour que règne la justice sociale, il faut refaire la France.

Le Parti Populaire Français fera de l'Etat le guide moral de tout le peuple et l'arbitre indépendant de ses conflits économiques et sociaux. Il organisera l'économie française, en substituant au désordre actuel, un système de groupements corporatifs déterminant librement les conditions de la production. Il instituera la collaboration permanente des ouvriers, des techniciens, des patrons et rendra parallèles les progrès techniques et les progrès sociaux.

Il reliera l'avenir de la France à son glorieux passé, en faisant de la région française le centre de la vie économique et culturelle.

Il fera de l'Empire une unité politique et économique ; il donnera aux peuples coloniaux, vivant sous notre tutelle, plus de bien-être et plus de liberté.

Notre jeunesse admirable aura ainsi une œuvre grandiose à accomplir.

Ayant retrouvé son équilibre intérieur, sa paix sociale, sa puissance économique, la France, forte et invincible, sera à l'abri de la guerre.

Le Parti Populaire Français vous appelle.

Venez avec lui pour barrer la route à la dictature soviétique et refaire une France indépendante, puissante, heureuse.

P.P.F. vaincra !

Serment prêté par les adhérents du Parti Populaire Français

« Au nom du peuple et de la patrie, je jure fidélité et dévouement au Parti Populaire Français, à son idéal, à son chef.

« Je jure de consacrer toutes mes forces à la lutte contre le communisme et l'égoïsme social.

« Je jure de servir jusqu'au sacrifice suprême la cause de la révolution nationale et populaire d'où sortira une France nouvelle, libre et indépendante.

Quant au salut, il servait aussi à appuyer le serment des doriotistes : la main droite bien ouverte, les doigts joints, légèrement inclinés en avant, soit au niveau de la figure, soit au-dessus de la tête.

C'est le geste, écrivait Raymond Millet, d'un officier qui fait signe à ses soldats d'avancer derrière lui. La seconde formule : « En avant, avec Jacques Doriot ! » ayant vite succédé à la première : «  En avant, Saint-Denis ! ».

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HYMNE DU PARTI POPULAIRE FRANCAIS

FRANCE, LIBÈRE-TOI !

Refrain :

Libère-toi ! France, libère-toi  

Secoue le joug des luttes fratricides

Que l'Etranger importe sous ton toit 

Sous le couvert de promesses perfides. 

Que le Français soit maître de ses lois. 

Hors du pays les fauteurs de querelles ! 

Nous ne subirons pas votre tutelle. 

Libère-toi ! France, libère-toi !

I

La liberté que nos ancêtres

Ont payée du prix de leur sang

Est menacée de nouveaux Maîtres, 

Lève-toi ! O peuple tout-puissant. 

Déjà la rouge dictature

Reflet sanglant de combats inhumains.

Se repaît de notre blessure : 

Debout,  Français !  Saint-Denis  te  tend la  main !

II

Méfiez-vous de ces émissaires.

Fossoyeurs de l'Humanité,

Parlant un  langage de guerre 

Sous le signe de la Fraternité.

Halte-là !...  Nous sommes en  France

Et vos espoirs guerriers seront vains.

Notre ennemie, c'est la souffrance !

Malheur à ceux qui en sèment le grain !  

III

Unissez-vous, hommes de science,

Ouvriers, humbles paysans,

joignez la force à l'expérience. 

En commun soyez les artisans, 

Les pionniers de la vie nouvelle

Où plus léger sera notre tribut.

Ecoute Doriot qui t'appelle,

Enfant de France, vers le plus noble but.

Pour l’hyperclasse mondiale et l’ONU, l’Union européenne doit « saper l’homogénéité » de ses Etats membres !

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Comme l’indique un article de la BBC, au moins les choses sont claires pour Peter Sutherland (photo ci-contre), représentant spécial de l’ONU pour les affaires de migration en tant que dirigeant du « Forum Mondial sur la Migration et le Développement » : L’UE devrait « faire de son mieux pour saper l’homogénéité » de ses Etats membres !

Interrogé par le sous-comité aux affaire internes de l’UE de la Chambre des Lords en Angleterre, qui mène actuellement une enquête sur les migrations globales, il a pris pour modèle « les Etats-Unis, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande » qui « sont des sociétés d’immigrés » s’accommodant donc « plus facilement des gens d’autres horizons que nous le faisons nous-mêmes », qui « entretenons un sens d’homogénéité et de différence par rapport aux autres. Et c’est exactement ce que l’Union Européenne, selon moi, devrait s’efforcer de saper. »

Avant d’ajouter devant le comité de la Chambre des Lords que les migrations étaient une « dynamique cruciale pour la croissance économique » dans certaines nations de l’UE, « malgré le fait que cela soit difficile à expliquer aux citoyens de ces Etats ». La population vieillissante et en déclin dans des pays comme l’Allemagne ou le Sud de l’UE était « l’argument-clef, je rechigne à utiliser ce mot car des gens l’ont attaqué, pour le développement d’Etats multiculturels », a-t-il ajouté. « Il est impossible de considérer que le degré d’homogénéité que l’autre argument implique puisse survivre car les Etats doivent devenir plus ouverts, au niveau des gens qui les peuplent. Tout comme le Royaume-Uni l’a démontré. »

Homme aux multiples casquettes, Peter Sutherland est aussi président non-exécutif de Goldman Sachs International, recteur à la London School of Economics, ancien président du géant du pétrole BP et membre important du Groupe Bilderberg. Ainsi que le patron européen du Transatlantic Policy Network, un institut euro-américain ultra-puissant dont le but est de faire émerger un bloc euro-atlantique unifié dans tous les domaines d’ici 2015. Et de 2001 à 2010, il a présidé la section Europe de la Commission Trilatérale.

Source : Novopress.info

[Tribune libre] Un lâcher de ballons

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RENNES via Polémia Décidément les censeurs du politiquement correct ont fort à faire en ce moment, alors que les faits divers mettant en scène les comportements violents ou criminels de personnes étrangères ou d’origine étrangère « donnent le sentiment » (ça, c’est du politiquement correct !) de se multiplier.

La malheureuse affaire de Rennes qui a vu la mort d’un élève de 5e, Kylian, âgé de 13 ans, étranglé par un autre âgé de 16 ans, en donne une nouvelle illustration.

Ainsi le journal Le Monde, lorsqu’il présente les faits dans son édition du 26 juin 2012, se surpasse. Mais à vouloir trop en faire il finit quand même par nous faire découvrir une triste vérité. Les faits sont têtus, disait Lénine !

Celui qui n’a pas de nom

On sait que le prénom de l’auteur du meurtre a été changé : il s’appelait Souleymane, mais le journal l’appelle Vladimir, on ne sait trop pourquoi.

Mais ce changement cosmétique ne nous égare pas car l’auteur de l’article, Serge Le Luyer, nous précise quand même qu’il était issu « d’une famille de réfugiés tchétchènes » et qu’il avait des « problèmes linguistiques ». La référence au terme « réfugiés » est sans doute destiné à faire pleurer dans les chaumières. Mais on aura quand même traduit : Kylian n’a pas été assassiné par un Breton de souche…

Evidemment, le journal ne nous dit par contre rien de la victime ni de sa famille. Ils n’intéressent pas, ils dérangeraient même. La seule mère qui est citée est, bien sûr, celle de Souleymane. C’est d’ailleurs une constante médiatique dans ce genre de situation : ne jamais donner la parole aux proches des victimes, mais uniquement aux proches des prévenus ou des coupables. Avec eux, en effet, on ne risque pas le dérapage !

La mère et les amis éplorés (du meurtrier)

Que nous dit en effet cette pauvre mère ? D’après l’avocat elle « ne pleure pas seulement sur le sort de son fils mais aussi sur la vie fauchée de Kylian ». On appréciera la poésie des Tchétchènes : le pauvre Kylian a vu sa vie « fauchée ». Une fatalité en quelque sorte. Inch Alllah ! La pauvre dame est tellement triste qu’elle ne semble pas avoir établi de relation de cause à effet entre le sort de son fils (il a été écroué) et la mort de Kylian.

Autre constante médiatique : on « ne comprend pas », bien sûr, le geste de Souleymane. C’est en tout cas ce que disent « les jeunes membres de la communauté tchétchène de Rennes ». On découvre donc qu’à Rennes il y a une « communauté » tchétchène et qu’ils se sont rassemblés devant le tribunal « par solidarité avec notre ami ». Par solidarité, vous avez bien lu. Des fois que Souleymane ait été injustement mis en cause, sans doute. Ah ! Toujours cette maudite tchétchénophobie !

Un collège bien tranquille

On nous explique aussi que le quartier de Cleunay où se situe l’établissement scolaire qui a été le théâtre du drame était « paisible » et que tout le monde y est « sous le choc » depuis les faits. C’est encore une constante du politiquement correct : tous les quartiers où se déroule ce genre de drame sont réputés « paisibles » ou « sans histoires ». C’est à se demander ce que serait un quartier « chaud » pour les médias. On y tirerait à l’arme automatique ou au mortier, sans doute.

Quant à l’expression « sous le choc », il faut la traduire par tout le monde a peur en réalité, ce qui est évidemment moins médiatique.

La justice en marche

Mais heureusement la justice, l’implacable justice française, suit son cours. L’article insiste longuement, en effet, sur l’extraordinaire découverte faite par les magistrats : « L’autopsie a permis de confirmer que le décès résultait bien d’une strangulation, les constatations étant bien compatibles avec les déclarations de la plupart des témoins qui ont vu le mis en cause serrer le cou de la victime », a ainsi déclaré le procureur de la République. Voilà qui doit nous rassurer. Nous sommes dans un Etat de droit, que diable ! L’autopsie a établi que le fait de serrer le cou correspondait bien à une strangulation. La criminologie, c’est quelque chose.

Des témoins ou des spectateurs ?

Ce qui nous rassure moins, c’est que le drame a eu de nombreux témoins, justement.

L’article nous dit qu’un surveillant a demandé (sic) à Souleymane de lâcher prise ; puis que ce même surveillant et deux professeurs ont essayé de ranimer la victime ; puis que les élèves qui ont « assisté à la scène de violence » (resic) sont retournés en classe et que leurs professeurs ont « évoqué la violence dans les établissements scolaires ». Ah ! Les braves professeurs ! Toujours la fibre pédagogique. Bravo la « communauté éducative » ! Enfin, une cellule psychologique a été mise en place avec des médecins scolaires…

Mais, bien sûr, tout ce petit monde, qui a suivi le spectacle, a été incapable de s’interposer ni d’empêcher Souleymane d’étrangler Kylian. Mais c’est vrai que Souleymane, nous dit-on, « pratique la boxe en club ». C’est sans doute pourquoi des adultes n’ont pu le maîtriser ?

Mais, au fait, quel est le mobile du crime ? On ne sait pas, sinon que les regards de Souleymane et de Kylian « se sont croisés ». L’auteur de l’article, comme l’avocat, reviennent lourdement sur cet échange de regards. Comme si tout le monde semblait trouver normal que l’on tue pour un regard dans une école.

La solution : le lâcher de ballons

Enfin l’apothéose : on apprend qu’un lâcher de ballons aura lieu lundi à 14 heures à l’endroit même où le meurtre a eu lieu. Le lâcher de ballons est, comme la marche silencieuse avec ou sans bougies, un modèle du genre. Car les marches silencieuses comme les ballons ont l’avantage de ne pas faire de bruit : avec elles, pas de risque de voir poser les bonnes questions. C’est la panacée, le remède miracle contre la délinquance, contre la voyoucratie, contre la loi des bandes et des caïds dans nos villes, nos cités et nos écoles. Au Moyen Age on faisait, dans la même veine magique, des processions contre les épidémies.

En voyant ces gentils ballons s’élever dans la cour du collège de Cleunay, nul doute que les criminels vont se repentir et que le calme et la sécurité reviendront dans les écoles.

Pleure comme une femme ce que tu n’as pu défendre comme un homme, dit une légende arabe !

 

Michel Geoffroy

Jeudi soir, au Local :

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26/06/2012

Mercredi 27 juin : REUNION DE LA DELEGATION FRANCILIENNE DE LA NDP...

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Participation : ndp@club-internet.fr

Les ignobles falsifications raciales des journalistes

Vous savez que les journaleux du Système aiment à cacher l’origine immigrée africaine ou maghrébine de nombreux agresseurs, violeurs et meurtriers, en ne citant pas leurs noms ou en les modifiant. De même, ils aiment à modifier les noms de victimes françaises pour leur donner une consonance exotique.
Le but est de masquer les effroyables conséquences de l’immigration massive sur la sécurité des Français.

En voici encore un ignoble exemple avec Le Monde, à propos du meurtre d’une jeune Breton de 13 ans par un immigré de 16 ans, Souleiman :

L’Immonde n’a pas de scrupule à stigmatiser certaines communautés pour en défendre d’autres.

Dessin de Chard

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Fractures françaises

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 Cet article du géographe Christophe Guilluy, en libre accès sur le site du Nouvel Économiste, propose une leçon inédite de géographie sociale qui explique parfaitement les derniers résultats électoraux du Front national.

La transformation des anciens quartiers populaires en quartiers bourgeois et l’appropriation d’un parc de logements historiquement destinés aux couches populaires par des catégories supérieures ne suscitent aucun émoi particulier. Alors que les discours incantatoires sur le manque de logements sociaux n’ont jamais été aussi présents, rares sont les politiques qui s’émeuvent aujourd’hui de la conquête par une petite bourgeoisie du parc privé “social de fait” des grandes villes.
Ce silence est d’autant plus étourdissant que c’est ce parc privé, et non le parc social, qui, jusqu’à aujourd’hui, a toujours répondu majoritairement aux besoins des couches populaires, et l’ampleur de cette perte ne sera que très partiellement compensée par la construction sociale.

Le changement de destination d’un parc de logements occupés depuis deux siècles par des catégories modestes est d’autant moins dénoncé qu’il bénéficie aux catégories supérieures et aux prescripteurs d’opinions. On arrive ainsi à une situation ubuesque où ces catégories moyennes et supérieures, celles qui participent le plus à l’éviction des catégories populaires et à l’appropriation de leurs logements, sont aussi celles qui plébiscitent le plus la mixité dans la ville et qui soulignent la nécessité de construire des logements sociaux.

En réalité, et au-delà des discours grandiloquents, ce sont des logiques foncières et patrimoniales qui déterminent les dynamiques à l’œuvre. Ainsi, si les espaces publics dans les grandes villes ont donné lieu à un partage savant qui permet de maintenir le décorum ouvriériste ou ethnique, les commerces ethniques et les hard-discounters côtoient désormais les bistrots-bobos et les supérettes bio. En revanche, la répartition du patrimoine immobilier ne fait l’objet d’aucune “négociation” de la part des couches supérieures. On accepte à la rigueur le maintien d’un parc social marginal (surtout s’il est destiné aux petites classes moyennes), mais pas le maintien dans le parc privé des catégories populaires. Dans ces quartiers, les bobos sont en train de se constituer un patrimoine d’une très grande valeur en acquérant de grandes surfaces industrielles, artisanales ou en réunissant de petits appartements. Les services des impôts ont ainsi enregistré une explosion des ménages payant l’ISF dans tous les quartiers populaires des grandes villes et notamment à Paris.

Pour se maintenir dans les grandes métropoles, les catégories modestes n’ont qu’une solution : intégrer le parc de logements sociaux. Hier, très majoritairement locataires dans le parc privé ou propriétaires, les catégories populaires sont dorénavant de plus en plus locataires dans le parc social. De la même manière, alors que la part des propriétaires occupants n’a cessé d’augmenter dans les grandes zones urbaines, celle des propriétaires occupants modestes baisse. Ce basculement du statut d’occupation est un indicateur culturel de la place qu’on accorde aux catégories populaires dans les grandes agglomérations.

L’embourgeoisement des grandes villes entraîne ainsi une socialisation du statut d’occupation des couches populaires. Cette dépendance croissante vis-à-vis de l’Etat est une caractéristique des couches populaires résidant dans les grandes métropoles embourgeoisées. Elle est d’autant plus grande que, par ailleurs, la part des revenus sociaux a fortement augmenté pour ces populations qui éprouvent de grandes difficultés à s’intégrer à un marché de l’emploi très qualifié. L’évolution de leur statut souligne la marginalisation et la précarisation dont elles font désormais l’objet dans les grandes villes. La différence avec les catégories ouvrières de la ville industrielle est considérable. Intégrées économiquement et politiquement, les catégories populaires étaient hier moins dépendantes de l’Etat.

Le processus d’embourgeoisement des métropoles risque de s’accentuer par le double effet d’une spécialisation du marché de l’emploi mais aussi de l’influence croissante d’un pouvoir “vert”, qui tend à améliorer la qualité de vie dans les grandes villes en les rendant de plus en plus attractives. L’intérêt des catégories supérieures pour l’achat d’appartements en ville, au détriment des zones périurbaines ou rurales, n’a jamais été aussi élevé.

L’émergence de la ville mondialisée

Le mouvement de recomposition sociale des métropoles ne se résume pourtant pas à un simple processus d’embourgeoisement. Il s’accompagne aussi d’un renouvellement des couches populaires grâce à l’arrivée de populations issues de l’immigration. La sociologie traditionnelle héritée de l’ère industrielle s’efface peu à peu pour laisser la place à une sociologie issue du développement métropolitain et de la mondialisation. Ce double mouvement de gentrification et d’immigration participe à un processus de substitution de population complexe, où les couches populaires traditionnelles, ouvriers et employés, sont remplacées par des couches moyennes et supérieures et par des couches populaires immigrées.

Il apparaît ainsi que la spécialisation du marché du travail des grandes villes vers des emplois très qualifiés, qui a contribué à l’éviction des catégories populaires traditionnelles, ne représente pas un frein à l’arrivée des couches populaires immigrées. Le passage d’une immigration de travail à une immigration familiale a orienté les nouveaux flux migratoires vers les territoires qui concentraient déjà des populations immigrées. L’importance du parc de logements sociaux et de logements privés dégradés a rendu possible l’accueil et le maintien de ces nouvelles couches populaires dans des métropoles où le prix des loyers et des logements avait explosé.

L’arrivée de ces nouvelles couches populaires, souvent peu ou pas qualifiées, sur un marché de l’emploi très qualifié explique l’importance des difficultés sociales de certains de ces quartiers. La déconnexion au marché de l’emploi métropolitain masque une autre réalité, celle de l’exploitation de ces populations précaires. La main-d’œuvre immigrée, parfois illégale, et mal rémunérée répond fort bien aux besoins de certains secteurs économiques.

Si l’immigration présente un intérêt certain pour le patronat (dumping social, pression à la baisse des salaires, affaissement de la protection sociale), en revanche, on ne souligne pas assez un autre aspect de cette nouvelle exploitation, qui permet d’offrir un train de vie “bourgeois” aux nouvelles couches supérieures sans en payer véritablement le prix. La nounou et la femme de ménage immigrées, et parfois sans papiers, ne ponctionnent que marginalement le budget des cadres. De la même manière, c’est bien grâce à l’exploitation en cuisine des immigrés que le bobo peut continuer à fréquenter assidûment les restaurants pour une note assez modique. Produit de la mondialisation libérale, la ville prospère non seulement sur un marché de l’emploi très qualifié et bien rémunéré, mais aussi sur un marché de l’emploi précaire caractérisé par une forte pression sur les coûts salariaux. Perceptible dans toutes les métropoles, le remplacement des couches populaires traditionnelles, protégées et structurées politiquement, par des couches populaires immigrées sans poids politique s’inscrit dans une logique économique qui favorise une recomposition sociale basée sur les extrêmes de l’éventail social : couches supérieures et intellectuelles d’un côté, catégories populaires immigrées de l’autre.

Le problème est que la majorité des prescripteurs d’opinions et des responsables politiques, qui le plus souvent vivent dans ces grandes villes, confondent cette “sociologie métropolitaine” avec la sociologie française dans son ensemble. Ceci explique la facilité avec laquelle la représentation d’une société divisée entre des couches supérieures (le plus souvent “blanches”) et des couches populaires précarisées issues des minorités s’est imposée de gauche à droite.

Une nouvelle sociologie de la jeunesse

La nouvelle sociologie des villes a également donné naissance à une nouvelle jeunesse, une jeunesse particulièrement inégalitaire. Les quartiers où la transformation sociale a été portée par un double mouvement d’embourgeoisement et d’immigration ont ainsi vu apparaître une jeunesse issue de l’immigration et une jeunesse issue de la gentrification.

Cette sociologie inégalitaire de la jeunesse est à l’origine de l’accentuation des écarts socioculturels constatés dans certains collèges des grandes villes. Dans tous les quartiers populaires qui s’embourgeoisent, on assiste à une augmentation concomitante du nombre d’enfants de cadres et d’enfants issus de l’immigration, notamment dans les XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements parisiens. Cette situation inédite revêt par ailleurs une dimension “ethnoculturelle”. Une partie de la jeunesse “petite bourgeoise”, le plus souvent blanche, “côtoie” ainsi une jeunesse populaire issue des “minorités visibles”. Ce “contact”, ou plutôt cette coexistence, entre les extrêmes de l’éventail social et culturel est souvent source de tensions et parfois de violences. Certaines manifestations ou rassemblements de jeunes et d’étudiants, comme les manifestations lycéennes de février et mars 2005, ont ainsi dégénéré en violences “anti-Blancs 78”. La cohabitation entre une jeunesse issue de l’immigration et une jeunesse issue de la gentrification, distinction dont on parle peu, est pourtant devenue un enjeu considérable dans des villes de plus en plus inégalitaires.

Une société sur le chemin d’un modèle communautaire

Le modèle métropolitain est plébiscité par les élites et plus largement par les catégories qui bénéficient le plus de la mondialisation. Modèle économique, il dessine aussi les contours d’un nouveau modèle d’organisation sociale. Dans ce système, les inégalités sociales laissent la place aux inégalités ethnoculturelles au plus grand bénéfice des classes dominantes. Mieux encore, il apparaît que des populations a priori en conflits d’intérêts, couches supérieures et couches populaires immigrées, adhèrent dans une même euphorie au processus d’intégration à l’économie-monde et aux valeurs d’une société multiculturelle “déterritorialisée”. Comment expliquer ce paradoxe ?

Jamais la “bourgeoisie” ou la “petite bourgeoisie” n’a vécu dans des espaces aussi inégalitaires. Cette accentuation des inégalités au cœur des lieux de pouvoir n’a pourtant débouché sur aucun conflit social majeur. Si les violences urbaines et les émeutes sont récurrentes, elles ne traduisent nullement une contestation radicale du système et restent donc inoffensives. L’économie de marché et l’idéologie libérale ne souffrent d’aucune remise en cause dans les quartiers dits sensibles. D’ailleurs, les émeutes n’ont jamais débouché sur la moindre conquête d’acquis sociaux mais sur des relances de la politique de la ville centrée sur la discrimination positive.

Laboratoire sociologique et idéologique, les grandes métropoles montrent leur capacité à gérer une société de plus en plus inégalitaire en substituant la question ethnoculturelle à la question sociale. Cette opération vise à désamorcer par avance tout conflit de classes, potentiellement très coûteux. Paradoxalement, dans ce système, les inégalités socioculturelles favorisent la cohabitation. Les différences de classes entre couches populaires immigrées et catégories supérieures disparaissent, tandis que les différences culturelles sont valorisées. La diversité culturelle des grandes métropoles participe ainsi à un efficace brouillage de classe qui permet aux couches supérieures urbaines de maintenir leur domination.

On comprend dans ce contexte l’attachement de plus en plus marqué des classes dominantes des pays développés à une diversité qui rend acceptables les inégalités en faisant disparaître toute concurrence. La lutte des classes pour l’égalité sociale laisse ainsi la place à un combat pour la diversité et à une légitimisation de l’inégalité. Ne doutons pas d’ailleurs que les minorités visibles puissent obtenir rapidement une meilleure représentation, notamment politique, c’est le prix, relativement modique, de la continuité du système. On comprend donc que, dans les métropoles, l’immigration soit majoritairement perçue comme un processus positif. Elle empêche toute résurgence du conflit de classes, assure la pérennité d’un système de plus en plus inégalitaire socialement pour un coût relativement modeste en comparaison des bénéfices tirés de la mondialisation économique.

Débarrassé d’une “question sociale”, aujourd’hui délocalisée dans les espaces périurbains et ruraux où se concentrent désormais la majorité des ouvriers et des employés, le champ politique des métropoles s’avère particulièrement apaisé. Les débats politiques se focalisent sur les sujets de société où les socialistes et les Verts excellent. Des majorités vertes et roses se sont ainsi constituées dans la plupart des grandes métropoles et confirment le choix d’une “gestion sociétale” de la ville inégalitaire.

Dans ce système, les rapports entre dominants et dominés ne se déployant désormais plus que sur un registre sociétal, les nouvelles couches populaires ne peuvent plus jouer que sur la victimisation et la mauvaise conscience des couches supérieures pour influencer le jeu politique. Les politiques publiques en direction des couches populaires (politique de la ville) ou plus largement les mesures de discrimination positive ne sont pas le fruit d’une négociation sociale mais d’abord celui d’un compromis sociétal sur une base ethnoculturelle.

On peut d’ailleurs se demander si aujourd’hui les métropoles ne sont pas le laboratoire d’un “communautarisme à la française”. Car si le renforcement des flux migratoires et les concentrations ethnoculturelles favorisent un communautarisme de fait, il convient de s’interroger sur une “gestion de plus en plus communautaire” des politiques municipales. Si cette dérive s’explique par la sociologie particulière des métropoles, elle est aussi favorisée par une nouvelle bourgeoisie dont les idéaux l’éloignent de l’égalitarisme républicain.

La mobilité est l’une des caractéristiques des habitants des métropoles. Dans la logique de la mondialisation libérale, les individus doivent être mobiles, nomades. La positivité des concepts de “villes en mouvement”, de “mondialisation des échanges”, de “mobilité” permet de légitimer la recomposition sociale, c’est-à-dire l’embourgeoisement des villes et la relégation des couches populaires. La “mobilité” et le “nomadisme” ne décrivent plus seulement des déplacements dans l’espace, mais représentent des valeurs positives indépassables. Il apparaît ainsi que, pour les élites, le “world way of life” passe par une mobilité permanente des personnes.

Dans ce contexte, l’immigration devient peu à peu la norme. Peu importe que le fait migratoire ne concerne en réalité qu’à peine 3 % de la population mondiale, la mobilité des personnes apparaît désormais comme un horizon indépassable. L’immigration sera ainsi perçue comme un progrès, jamais comme un arrachement.

Dans les métropoles, cette idéologie, qui confère au “bougisme”, est d’autant plus forte que la mobilité caractérise l’ensemble de l’éventail social, des couches supérieures aux couches populaires immigrées. La sociologie des métropoles est aussi une sociologie de la mobilité. Cette dernière constitue une part de l’identité des habitants des grandes villes et sous-tend un rapport particulier au territoire et à la Nation.

Cette “déterritorialisation”, qui se confond parfois avec une “dénationalisation”, explique que les métropoles mondialisées soient les territoires qui plébiscitent le plus la gouvernance européenne en attendant la gouvernance mondiale.

Christophe Guilluy

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[Tribune libre] Lettre sur l’identité à mes amis souverainistes, par Dominique Venner

 

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Quand on appartient à une nation associée à Saint Louis, Philippe le Bel, Richelieu, Louis XIV ou Napoléon, un pays qui, à la fin du XVIIe siècle, était appelé « la grande nation » (la plus peuplée et la plus redoutable), il est cruel d’encaisser les reculs historiques répétés depuis les lendemains de Waterloo, 1870, 1940 et encore 1962, fin ignominieuse de la souveraineté française en Algérie. Une certaine fierté souffre nécessairement.

Dès les années 1930, beaucoup d’esprits français parmi les plus audacieux avaient imaginé trouver dans une Europe à venir en entente avec l’Allemagne, un substitut à cet affaiblissement constant de la France. Après la catastrophe que fut la Seconde Guerre mondiale (qui amplifiait celle de 14-18), naquit un projet légitime en soi. Il fallait interdire à tout jamais une nouvelle saignée mortelle entre Français et Allemands. L’idée était de lier ensemble les deux grands peuples frères de l’ancien Empire carolingien. D’abord par une association économique (la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier), puis par une association politique. Le général de Gaulle voulut concrétiser ce projet par le Traité de l’Elysée (22 janvier 1963), que les Etats-Unis, dans leur hostilité, firent capoter en exerçant des pressions sur la République fédérale allemande.

Ensuite, on est entré dans les dérives technocratiques et mondialistes qui ont conduit à l’usine à gaz appelée “Union européenne”. En pratique, celle-ci est la négation absolue de son appellation. La pseudo “Union européenne” est devenue le pire obstacle à une véritable entente politique européenne respectueuse des particularités des peuples de l’ancien Empire carolingien. L’Europe, il faut le rappeler, c’est d’abord une unité de civilisation multimillénaire depuis Homère, mais c’est aussi un espace potentiel de puissance et une espérance pour un avenir qui reste à édifier.

Pourquoi une espérance de puissance ? Parce qu’aucune des nations européennes d’aujourd’hui, ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Italie, malgré des apparences bravaches, ne sont plus des États souverains.

Il y a trois attributs principaux de la souveraineté :

1er attribut : la capacité de faire la guerre et de conclure la paix. Les USA, la Russie, Israël ou la Chine le peuvent. Pas la France. C’est fini pour elle depuis la fin de la guerre d’Algérie (1962), en dépit des efforts du général de Gaulle et de la force de frappe qui ne sera jamais utilisée par la France de son propre chef (sauf si les Etats-Unis ont disparu, ce qui est peu prévisible). Autre façon de poser la question : pour qui donc meurent les soldats français tués en Afghanistan ? Certainement pas pour la France qui n’a rien à faire là-bas, mais pour les Etats-Unis. Nous sommes les supplétifs des USA. Comme l’Allemagne et l’Italie, la France n’est qu’un État vassal de la grande puissance suzeraine atlantique. Il vaut mieux le savoir pour retrouver notre fierté autrement.

2ème attribut de la souveraineté : la maîtrise du territoire et de la population. Pouvoir distinguer entre les vrais nationaux et les autres… On connaît la réalité : c’est l’État français qui, par sa politique, ses lois, ses tribunaux, a organisé le « grand remplacement » des populations, nous imposant la préférence immigrée et islamique avec 8 millions d’Arabo-musulmans (en attendant les autres) porteurs d’une autre histoire, d’une autre civilisation et d’un autre avenir (la charia).

3ème attribut le la souveraineté : la monnaie. On sait ce qu’il en est.

Conclusion déchirante : la France, comme État, n’est plus souveraine et n’a plus de destin propre. C’est la conséquence des catastrophes du siècle de 1914 (le XXe siècle) et du grand recul de toute l’Europe et des Européens.

Mais il y a un « mais » : si la France n’existe plus comme État souverain, le peuple français et la nation existent encore, malgré tous les efforts destinés à les dissoudre en individus déracinés ! C’est le grand paradoxe déstabilisateur pour un esprit français. On nous a toujours appris à confondre l’identité et la souveraineté en enseignant que la nation est une création de l’État, ce qui, pour les Français, est historiquement faux.

C’est pour moi un très ancien sujet de réflexion que j’avais résumé naguère dans une tribune libre publiée dans Le Figaro du 1er février 1999 sous le titre : « La souveraineté n’est pas l’identité ». Je le mettrai en ligne un jour prochain à titre documentaire.

Non, la souveraineté de l’État ne se confond pas avec l’identité nationale. En France, de par sa tradition universaliste et centraliste, l’Etat fut depuis plusieurs siècles l’ennemi de la nation charnelle et de ses communautés constitutives. L’État a toujours été l’acteur acharné du déracinement des Français et de leur transformation en Hexagonaux interchangeables. Il a toujours été l’acteur des ruptures dans la tradition nationale. Voyez la fête du 14 juillet : elle célèbre une répugnante émeute et non un souvenir grandiose d’unité. Voyez le ridicule emblème de la République française : une Marianne de plâtre coiffée d’un bonnet révolutionnaire. Voyez les affreux logos qui ont été imposés pour remplacer les armoiries des régions traditionnelles. Souvenez-vous qu’en 1962, l’État a utilisé toute sa force contre les Français d’Algérie abandonnés à leur malheur. De même, aujourd’hui, il n’est pas difficile de voir que l’État pratique la préférence immigrée (constructions de mosquées, légalisation de la viande hallal) au détriment des indigènes.

Il n’y a rien de nouveau dans cette hargne de l’État contre la nation vivante. La République jacobine n’a fait que suivre l’exemple des Bourbons, ce que Tocqueville a bien montré dans L’Ancien Régime et la Révolution avant Taine et d’autres historiens. Nos manuels scolaires nous ont inculqué une admiration béate pour la façon dont les Bourbons ont écrasé la « féodalité », c’est-à-dire la noblesse et les communautés qu’elle représentait. Politique vraiment géniale ! En étranglant la noblesse et les communautés enracinées, cette dynastie détruisait le fondement de l’ancienne monarchie. Ainsi, à la fin du XVIIIe siècle, la Révolution individualiste (droits de l’homme) triomphait en France alors qu’elle échouait partout ailleurs en Europe grâce à une féodalité et à des communautés restées vigoureuses. Relisez ce qu’en dit Renan dans sa Réforme intellectuelle et morale de la France (disponible en poche et sur Kindle). La réalité, c’est qu’en France l’État n’est pas le défenseur de la nation. C’est une machine de pouvoir qui a sa logique propre, passant volontiers au service des ennemis de la nation et devenant l’un des principaux agents de déconstruction identitaire.

Source : Novopress.info

Le NPA de Besancenot soutient des guérillas pro-impérialistes meurtrières en Syrie

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Le conflit en Syrie qui dure depuis 15 mois entre l’armée syrienne et les forces « rebelles » pro-impérialistes s’est intensifié ces dernières semaines, avec des pertes importantes du côté de l’armée du Président Bachar al Assad ainsi que de la population syrienne.

Parmi les atrocités les plus importantes on compte le massacre de Houla, près de Homs. Commis par les « rebelles », ce massacre a servi de prétexte à une campagne politique des puissances impérialistes pour dénoncer le régime d'Assad et développer leur propagande en faveur d’une intervention en Syrie. (Lire aussi : Le massacre de Houla a été perpétré par l’Armée syrienne libre, selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung)

Depuis le début du conflit syrien, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France soutient l’Armée syrienne libre (ASL), qu’il présente cyniquement comme fer de lance d’une révolution syrienne. Sa réaction au massacre de Houla donne un exemple flagrant du soutien de la pseudo-gauche petite-bourgeoise pour les crimes les plus sanglants des soutiens de l’impérialisme au Moyen-Orient.

Dans l’article intitulé "Syrie, les signes du déclin" du 8 juin, écrit par Ghayath Naïssé, le NPA évoque le massacre de Houla, cachant la responsabilité des « rebelles ». Il écrit : « Les réactions au massacre de Houla près de Homs, perpétré par les forces du régime et ses milices, et qui a fait une centaine de victimes dont des dizaines d’enfants, se sont révélées intransigeantes, condamnant le régime en place. Plusieurs pays ont expulsé les ambassadeurs syriens pour renforcer l’isolement du régime ».

La réaction du NPA à cet évènement est caractéristique au plus haut point. Avant même que les faits soient avérés, il déclarait noir sur blanc que le massacre était « perpétré par les forces du régime ». En fait, le massacre commis par des sunnites « rebelles » touchait la minorité chiite de Houla et quelques familles sunnites hostiles à l’opposition. Cependant, le NPA a immédiatement adopté la présentation de la plupart de la presse bourgeoise, se conformant ainsi aux besoins politiques de l’impérialisme français.

Le NPA agit de la sorte malgré le fait qu’une trop grande précipitation à s’aligner sur la presse bourgeoise lui a déjà fait commettre des erreurs de fait, notamment dans ses analyses du meurtre du journaliste français Gilles Jacquier par « l’opposition » syrienne. Le NPA, comme la plupart des médias et des autres partis de la « gauche » bourgeoise, avait attribué à Assad la responsabilité de la mort de Jacquier.
Depuis la révélation que les « rebelles » étaient responsables du massacre de Houla, le NPA n’a rien publié sur son site pour corriger son erreur.

Le NPA agit de mauvaise foi, sachant bien que cette campagne de presse, à laquelle il participe, fait partie d’une campagne politique de « plusieurs pays » pour favoriser leur intervention en Syrie. L’ASL est financée par les régimes monarchiques réactionnaires du Golfe, armée lourdement par la France et les Etats-Unis sous commandement de ces puissances, et basée en Turquie. Les pays impérialistes interviennent militairement en Syrie par l’intermédiaire de cette armée.

Naïssé lui-même remarque que les réactions des grandes puissances s’inscrivent « dans le cadre d’une politique de pression sur le régime d’Al Assad ». Citant des grèves de commerçants à Damas et à Alep, Naïssé caresse l’espoir que l’opposition pro-impérialiste pourrait faire chuter le régime : « L’abandon du régime d’Al Assad par la bourgeoisie commerçante serait un indice majeur de la décomposition importante de la base sociale du régime syrien ».

Ceci témoigne de l’optique de classe du NPA, qui imbibe les attitudes des états-majors impérialistes et qui n’a rien d'un point de vue prolétarien. Se désintéressant totalement de l’impact de la guerre sur le prolétariat syrien, Naïssé pose plutôt la question suivante : Est-ce que Paris et Washington peuvent faire chuter Assad en suscitant un mouvement de l’opinion de la classe dirigeante syrienne ?

Son optique est violemment hostile à la conception marxiste, selon laquelle le renversement d’Assad ne peut être progressiste que s’il se fait par une révolution menée par le prolétariat. Une lutte prolétarienne en Syrie ne pourrait se développer que dans un combat acharné contre les intégristes sunnites meurtriers de « l’opposition » armée jusqu’aux dents par l’impérialisme et soutenue par le NPA.

Pour se donner une fausse couverture de « gauche », Naïssé termine son article en critiquant les tentatives de négociation qui se déroulent entre Washington et Moscou sur la Syrie. La Russie, qui a pour seul allié la Syrie au Moyen Orient, souhaite défendre ses intérêts, notamment sa base navale dans la ville syrienne de Tartus. Elle est hostile à une invasion de la Syrie par des puissances occidentales, comme ce fut le cas l’année dernière en Lybie avec l’instauration d’un régime fantoche pro-américain après une guerre dévastatrice.

Il écrit : « Avec la poursuite du soutien des gouvernements russe, chinois et iranien, les alliés du régime [Assad] assassin, les positions américaine et européenne affichées jusqu’à présent déboucheraient, elles, sur une ‘transition organisée’. … La position de la gauche révolutionnaire syrienne repose sur le refus de cette solution d’en haut, tout comme de l’intervention militaire étrangère qui signifieraient toutes deux l’écrasement et la défaite de la révolution populaire ».

En fait, la critique par Naïssé d’une « solution d’en haut » envisagée par les puissances impérialistes est réactionnaire et incohérente. Elle cache le fait que ce que Naïssé appelle la « révolution populaire » est déjà une « intervention militaire étrangère » qui a fait des milliers de morts dans une guerre civile pilotée par les impérialistes. Le NPA n'intervient dans le dialogue russo-américain que pour encourager Washington et ses alliés à poursuivre leur opération de manière plus féroce, sans négociations.

Naïssé termine ainsi son article : « Révolution permanente jusqu’à la chute de l’oppression et de l’exploitation! ». Il essaie ainsi de faire passer l’activité des escadrons de la mort pro-impérialistes, responsables du massacre de Houla, pour une activité fondée sur les théories révolutionnaires de Léon Trotsky, ce qui est un faux grossier et répugnant.

En Syrie, il n'existe actuellement aucun mouvement indépendant de la classe ouvrière pour renverser le régime d’Assad. Il y a plutôt des violences commises par des bandes armées, contrôlées par les puissances impérialistes qui visent à changer l’orientation de la bourgeoisie syrienne en faveur des Etats-Unis pour la mise en place d’un régime droitier. Cela s’appelle une contre-révolution, dont le NPA est le plus fervent défenseur.
 
Anthony Torres et Alexandre Lantier

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Les législatives sans le peuple par Michel GEOFFROY et Andrea MASSARI

Les soirées électorales sont ainsi faites que les réalités concrètes y sont souvent camouflées. L’élection de Jacques Bompard à Orange avait mille fois plus de sens que la débâcle de Ségolène Royal à La Rochelle. Mais on en a moins parlé… Voici une première réaction, encore à chaud, de Polémia. Michel Geoffroy et Andrea Massari s’interrogent sur la légitimité réelle des nouvelles instances de gouvernement. Nous publierons une étude chiffrée d’Étienne Lahyre d’ici quelques jours.

 

Polémia

 

N.D.L.R. : Polémia vient de mettre en ligne cette remarquable étude d’Étienne Lahyre en format pdf, le 22 juin dernier, dans le cadre de l’article « Résultats des législatives 2012 : attention à l’intoxication médiatique ! » sous le titre de « Législatives 2012 : analyse et décryptage. Défaite politique de la droite parlementaire, victoire idéologique de la droite nationale ». Une analyse de haut vol !

 

Europe Maxima

1 – Une abstention record

 

Au deuxième tour de l’élection législative, le 17 juin 2012, 47,60 % des électeurs se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. C’est un record absolu sous la Ve République. Plus de la moitié des moins de 44 ans se sont abstenus, tout comme la majorité des employés et des ouvriers. Illustration du désintérêt pour l’élection : durant l’entre-deux-tours, les couvertures des magazines (Le Nouvel Observateur, L’Express, Marianne) titraient, non sur l’enjeu du scrutin, mais sur la guerre des concubines présidentielles (« La première femme contre la première dame », selon France Dimanche).

 

2 – Une assemblée à la représentativité douteuse

 

Avec 16,5 % des inscrits au premier tour, le Parti socialiste a la majorité absolue. Avec 2 % à l’élection présidentielle, les écologistes disposent de 18 élus. Avec 18 % à l’élection présidentielle, le Front national dispose de 2 élus.

On notera, en contrepoint, que les minorités ethniques disposent au titre de la « diversité » de 10 députés et de 3 ministres.

Précisons que la circonscription de Marine Le Pen avait été redéfinie par le gouvernement Fillon pour rendre la victoire de la gauche plus facile (avec l’ancien découpage Marine Le Pen aurait été élue avec 53 % des suffrages !).

Marine Le Pen (18 % à la présidentielle), Jean-Luc Mélenchon (11 %), François Bayrou (9 %) sont exclus de l’Assemblée nationale : soit trois personnalités représentatives de 38 % des électeurs.

 

3 – La stratégie centriste de Fillon, Copé, Juppé a démobilisé les électeurs U.M.P.

 

Avec la « stratégie Buisson », celle d’un langage à droite toute, Nicolas Sarkozy est parvenu à rassembler 48,5 % suffrages, le 6 mai 2012. A contrario, la mollesse de la campagne législative Copé/Fillon a accentué la démobilisation naturelle de l’électorat. L’U.M.P. ne retrouve que 44 % des suffrages, soit 4,5 points de moins qu’à la présidentielle.

Les reports du F.N. vers l’U.M.P. ont été découragés par les déclarations politiquement correctes des Juppé, Dati, Jouanno (tous non candidats), N.K.M. [Nathalie Kosciusko-Morizet] et autres Copé.

A contrario, les médias ont beaucoup glosé sur la défaite des élus U.M.P. de la « Droite populaire », sans voir que beaucoup d’entre eux partaient de situations très défavorables; pourtant, dans leurs circonscriptions, Jean-Paul Garraud, Brigitte Barèges ou Bernard Carayon, quoique battus, limitent les pertes par rapport à la moyenne nationale.

 

4 – L’union à droite, cela marche : le populiste Bompard élu à Orange

 

L’élection de Jacques Bompard à Orange a été très largement passée sous silence par les médias. Or Bompard a été particulièrement bien élu, obtenant près de 59 % des suffrages. Parti de 22 % au premier tour, il a réuni sur son nom la quasi-totalité des 40 % de suffrages dispersés sur le Front national, l’U.M.P. et les candidats divers droite. Ce brillant résultat est le fruit d’une fidélité sans faille à ses convictions politiques, d’un travail de terrain constant et d’une habile stratégie électorale. C’est dans ce contexte, propre au Comtat Venaissin, que Marion Le Pen a été élue à Carpentras avec l’aide de l’équipe de campagne de son suppléant intelligemment choisi parmi la Ligue du Sud de Bompard.

 

5 – Les reports U.M.P./F.N. ont existé et le Front national est donc entré dans un processus de normalisation politique

 

Là où le F.N. était fort, il a bénéficié de bons reports de l’U.M.P. : notamment à Hénin-Beaumont dès le premier tour; dans le Gard pour Gilbert Collard qui a même bénéficié, au deuxième tour, d’un « vote utile » en sa faveur; et aussi dans les Bouches-du-Rhône où deux candidats F.N. ont atteint 49 % : des chiffres insuffisants pour gagner mais néanmoins très significatifs, puisque supérieurs aux résultats obtenus en 1988 et 1997. De même, Florian Philippot a bénéficié de bons reports U.M.P. en Lorraine.

Le Front national est donc bien entré dans un processus de normalisation politique, au grand dam de la gauche et de l’oligarchie.

Cela tient à la fois à la personne et à l’action de Marine Le Pen, mais aussi au fait que la situation générale de notre pays et de l’Europe confirme les analyses de la droite identitaire. Le discours d’ostracisme vis-à-vis du Front national est donc de moins en moins audible, dans un pays de plus en plus en crise. Le Front de gauche, malgré un soutien systématique de l’oligarchie médiatique, a d’ailleurs été incapable de supplanter le Front national, en particulier à cause de sa position sur l’immigration.

 

6 – La partialité médiatique a une fois de plus biaisé l’élection en faveur des médiagogues

 

Il y a une grande différence entre un référendum et une élection représentative. À un référendum les électeurs votent pour des idées et des projets. À une élection représentative les électeurs votent aussi en fonction des images des candidats. Ainsi certains candidats – N.K.M. par exemple – sont angélisés. D’autres sont diabolisés, comme le furent Christian Vanneste (éliminé dès le premier tour), Nadine Morano ou Jean-Paul Garraud. Et l’opinion est, volens nolens, influencée par les personnalités les plus présentes dans les médias qui sont précisément celles qui tiennent le discours le plus convenu et le plus politiquement correct.

 

7 – Hollande : des pouvoirs réduits, une légitimité faible

 

Les médias ont glosé sur les pouvoirs rassemblés par Hollande : la majorité absolue de l’Assemblée nationale, la majorité du Sénat, la majorité des collectivités territoriales.

Mais ces pouvoirs sont limités par ceux des organisations internationales : l’Union européenne, l’Organisation mondiale du commerce, l’O.T.A.N. Sa marge de manœuvre est dérisoire.

En interne, ses pouvoirs sont limités par les organes juridictionnels : sait-on, par exemple, que depuis 40 ans, 90 % des lois et décrets sur l’immigration ne sont pas le fait des députés mais celui du Conseil d’État, de la Cour de cassation, du Conseil constitutionnel, de la Cour de justice européenne, de la Cour européenne des droits de l’homme ?

Hollande a été choisi (à défaut de D.S.K. [Dominique Strauss-Kahn], indisponible) comme gérant d’apparence des intérêts de la super-classe mondiale. Sa marge de manœuvre est faible. De retour de la conférence du Bilderberg (où il a séjourné, en Virginie, du 29 mai au 3 juin), Érik Israélewicz, directeur du Monde (dont Matthieu Pigasse, de la banque Lazard, est l’actionnaire de référence), fixe la feuille de route présidentielle : dans des éditoriaux à l’arrogance mal dissimulée, le patron du Monde dit au président de la République ce qu’il doit faire, sur l’euro, l’Europe, la Grèce, le redressement des comptes publics et même comment il doit recadrer sa concubine…

 

8 – Hollande, une légitimité fragile

 

Or Hollande, malgré les discours euphoriques de médias versatiles, a une légitimité faible : il n’a obtenu que 48,64 % des votants du deuxième tour, davantage par rejet de Nicolas Sarkozy que par adhésion. Et il n’a obtenu la majorité des suffrages exprimés que par le vote des minorités ethniques dont les représentants les plus agités ont fêté la victoire en agitant des drapeaux étrangers.

Aux législatives, on l’a dit, et là aussi malgré la mobilisation du vote ethnique en sa faveur, le Parti socialiste n’a rassemblé que 16,1 % des suffrages.

Jamais sous la Ve République la coupure entre le pays légal et le pays réel n’a donc été aussi profonde; l’usure du système politique français, de moins en moins représentatif, est manifeste et le clivage gauche/droite recouvre donc de plus en plus un clivage identitaire, ce qui va contribuer à radicaliser le débat politique.

Sur le plan du style, la « présidence normale » et son gouvernement se sont coulés dans la continuité de l’hyperréactivité émotionnelle, les morts de militaires et de gendarmes et les blessures de policier servant cyniquement de carburant électoral. C’est une stratégie médiatique efficace à court terme mais dangereuse dans la durée.

Bon courage, M. Hollande.

 

Michel Geoffroy et Andrea Massari

• Texte d’abord mis en ligne sur Polémia, le 19 juin 2012.

25/06/2012

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Chronique de la France asservie et… résistante

POUR justifier sa politique du “ni-ni”, plaçant sur le même plan extrême-droite et extrême-gauche, Alain Juppé se scandalisait sur France Inter quant au fait que l’on puisse reprocher à la “droite” d’obscurs rapports avec le FN, alors que le PS fréquente Mélenchon, qui lui-même « a des amis antisémites »… Alerte ! Merluche accusé de négationnisme, d’antisémitisme, de révisionnisme, ça commençait à chauffer…

MÉLENCHON ET SES AMIS ANTISÉMITES

Les lecteurs de RIVAROL connaissent René Balme, maire de Grigny, candidat Front de gauche aux élections législatives, qui s’était autorisé quelques privautés sur son blog sur des sujets éminemment sulfureux. Nous l’avions évoqué dans une rubrique précédente. Mais à quoi Juppé faisait-il allusion quand il accusait Mélenchon d’avoir des « amis antisémites » ? En fait, le Front de gauche avait relayé un appel du compositeur grec communiste à l’immense talent, Mikis Theodorakis, en faveur de la Grèce, où il proclamait son antisémitisme. Voici ce qu’il déclarait le 3 février 2011, dans un entretien donné à la chaîne de télévision grecque HIGH : « Oui, je suis antisémite et antisioniste. J’aime le peuple juif et j’ai vécu avec lui, mais les Américains juifs se cachent derrière tout, les attentats en Irak, les attaques économiques en Europe, en Amérique, en Asie ; les Juifs américains sont derrière Bush, Clinton, et derrière les banques. Les Juifs américains sont derrière la crise mondiale qui a touché la Grèce. » Sacré Mélenchon… Hormis Juppé qui ne sait pas se tenir, l’UMP se la joue plutôt discret sur cette affaire. Explication : c’est le ministre aux Affaires culturelles de Villepin, après avoir été celui de Raffarin, Renaud Donnedieu de Vabres, qui épingla en personne la Légion d’honneur sur le costume d’evzone de Theodorakis… Ah ces Tartuffes !

“LES SIONISTES ONT AMENÉ LA SHOAH”

Immense indignation à Jérusalem : une douzaine de graffitis, de près de deux mètres de haut, ont été découverts, lundi 11 juin, à l’intérieur de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Sept graffitis peints en blanc et rouge ont été retrouvés sur des murs autour du mémorial dédié aux combattants du ghetto de Varsovie. D’autres ont été inscrits près d’un wagon de chemin de fer symbolisant la déportation des juifs par les nazis. Parmi ces inscriptions, figurent des slogans tels : « Si Hitler n’avait pas existé, les sionistes l’auraient inventé » ou encore : « Merci Hitler pour cette merveilleuse Shoah, c’est uniquement grâce à toi que nous avons obtenu un Etat de la part de l’ONU » (référence à la création de l’Etat d’Israël en 1948). Autres graffitis ; « Les sionistes ont amené la Shoah » et « Les guerres des sionistes ne sont pas celles du peuple juif. » Qui sont les auteurs de ces messages violemment antisionistes ? Des nazis parachutés sur Yad Vashem ? Pas du tout. En fait, tous les regards se tournent vers une minorité d’activistes, juifs ultra-orthodoxes, antisionistes violents qui rejettent absolument la création d’Israël, et qui dénoncent l’exploitation de la Shoah. Selon eux, la création d’Israël est un blasphème car celle-ci ne pourra se faire qu’après la venue du Messie. Cette étrange secte, présente aux Etats-Unis, mais aussi en France, rassemble quelques centaines de familles à Méa Shéarim, quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem. En attendant, il n’y a pas que de mauvaises nouvelles : Le mouvement juif conservateur aux Etats-Unis a officiellement autorisé les rabbins de sa sensibilité à célébrer des mariages gays. La commission officielle du mouvement pour les lois juives a statué à l’unanimité qu’il était possible de célébrer la cérémonie du mariage pour les lesbiennes et les homosexuels. Précision importante : elle a aussi adopté un règlement pour les divorces. On est contents pour eux…

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RAUS ! (DEHORS !)

Les autorités israéliennes viennent de commencer à expulser des centaines d’immigrants africains en situation irrégulière, sud-soudanais pour la plupart, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

300 immigrés clandestins ont accepté une proposition humaniste de « retour volontaire » assortie d’une incitation de 1 000 euros par adulte, selon le ministère.

La chasse à l’homme non israélien s’organise ; 240 étrangers en situation irrégulière ont été appréhendés depuis quinze jours — la plupart originaires du Soudan du Sud — dans le cadre d’une opération spéciale en vue de leur expulsion. 1 500 Sud-Soudanais ont d’ores et déjà été pris dans les rets du filet et sont en attente d’expulsion. 60.000 immigrés clandestins, la plupart venus de la Corne de l’Afrique via le Sinaï égyptien, ont réussi à s’infiltrer en Israël et n’ont d’autre espérance que d’être expulsés afin d’éviter les violentes manifestations racistes dont ils viennent récemment d’être victimes. Voilà comment cela se passe dans un pays qu’on dit si pacifique…

“LE DEVOIR DE CONQUÉRIR ROME ET L’ANDALOUSIE”

L’Observatoire de l’islamisation nous le raconte : le Dr Subhi Al-Yajizy, doyen des études coraniques à l’université islamique de Gaza, vient d’affirmer sur Al-Aqsa TV, le 25 mai : « La conquête de l’Andalousie est un vieux rêve, quelque chose que les musulmans doivent espérer et nous continuerons à l’espérer dans l’avenir. Nous plaçons nos espoirs en Allah et dans la confiance que le jour viendra où notre triomphe ne sera pas limité à la Palestine. Nos espoirs sont d’aller au-delà pour élever la bannière du califat sur le Vatican, la “Rome” d’aujourd’hui, en conformité avec le hadith du prophète Mahomet : “Constantinople doit être conquise, et ensuite Rome” » Telle était, selon la tradition musulmane, l’injonction de Mahomet, qui s’est en partie réalisée avec la chute de Constantinople en 1453. Lors du 23e congrès de l’UOIF, en avril 2009, réuni à Paris, le Frère musulman koweïtien Tareq Al-Suwaidan rappela ce même hadith et fut ovationné. Aucune réaction des collabos catholiques. Silence du côté du cardinal Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, favorable à la construction de mosquées en Europe, et qui n’eut aucune réaction quand le grand mufti d’Arabie séoudite réclama récemment la destruction de toutes les églises de la Péninsule arabe.

TERREUR EN PERSPECTIVE POUR LES CHRÉTIENS ÉGYPTIENS

Mohammed Mersi, candidat des Frères musulmans, est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle en Egypte, devant le candidat de l’ancien régime et de l’armée, Ahmed Shafiq. Les chrétiens coptes, qui soutiennent ce dernier, sont prévenus. Voici les propos du candidat islamiste, parus dans le media populaire El Bashayer, le 27 mai, et traduits par le Washington Times. Il a déclaré vouloir « parvenir à la conquête islamique de l’Egypte pour la deuxième fois, et faire convertir tous les chrétiens à l’islam, ou leur faire payer la jizia (impôt islamique que subissent les dhimmis) ». Il ajoute : « Ils doivent savoir que la conquête arrive, que l’Egypte sera islamique, qu’ils devront payer la jizya ou émigrer ».

LES OPINIONS POLITIQUES DES JOURNALISTES

On sait que les journalistes sont massivement de gauche, et qu’il faut être totalement inconscient pour un étudiant de droite de vouloir s’aventurer dans ce milieu. En dehors de Valeurs Actuelles, il n’y a guère de revues qui laissent la parole à des journalistes quelque peu hors-norme. Quant au Figaro, n’en parlons pas… Le Celsa, une école de journalisme rattachée à l’université de la Sorbonne, vient de réaliser une simulation de vote au premier tour de l’élection présidentielle. Résultat sans surprise : Nicolas Sarkozy à 12 % ; François Hollande à 37,5 % ; Jean-Luc Mélenchon à 25 % ; Marine Le Pen à 0 %. Au CFJ (Centre de formation du journalisme), c’est encore plus simple : aucun candidat de droite n’obtient le moindre suffrage. A l’hebdomadaire Marianne, on note cependant un début d’ouverture puisque François Bayrou était soutenu par 8 % des journalistes. Bon, d’accord, ni Sarkozy, ni Le Pen n’avaient obtenu la moindre voix. François Hollande en était à 40% et Jean-Luc Mélenchon à 30 %. Ce dernier insulte copieusement les journalistes et les apprentis-journalistes (voir Chroniques précédentes). Mais apparemment ils aiment ça. En attendant, comme c’est étrange : d’après une étude TNS-Sofres, « plus d’un Français sur deux ne fait plus confiance aux media et encore moins aux journalistes qui y travaillent ».

LES AVANTAGES FISCAUX DES JOURNALISTES

Il y a d’autres raisons que leurs convictions politiques qui expliquent pourquoi 85 % des journalistes ont soutenu François Hollande. L’avantage fiscal créé en 1934, pour les journalistes, supprimé par Juppé et rétabli en partie par Jospin, explique aussi cette sympathie. Depuis 1999, les journalistes sont autorisés à retrancher 7 650 euros de leur salaire imposable, au nom des frais professionnels non remboursés par leurs employeurs. Un avantage fiscal conséquent. Prenons l’exemple d’un journaliste célibataire gagnant 2 500 euros par mois. Sans cet avantage fiscal, il payerait 2 534 euros d’impôt sur le revenu. Avec, il ne paye que 1 477 euros. Pas suffisant pour les journalistes les plus riches qui exigent le rétablissement d’une déduction de 30 %, avantage datant de 1934. Avant les primaires socialistes, les syndicats de journalistes avaient demandé à François Hollande de rétablir cet abattement. Devinez qui étaient les porte-paroles des journalistes ? Ça ne s’invente pas : Valérie Massonneau, que tout le monde connaît sous le nom de Trierweiler, et Audrey Pulvar… M. Hollande leur a promis qu’il leur rétablirait ce droit, dès septembre 2012, s’il est élu. Et il est certain que Valérie Trierweiler et Audrey Pulvar sauront le lui rappeler. En 2008, la demande de rétablissement de la déduction intégrale de 30 % avait déjà été formulée auprès de Nicolas Sarkozy, qui refusa. Dès lors la campagne anti-Sarkozy commença dans la presse. Mais revenons aux chiffres. Avec cet abattement, un journaliste gagnant 2.500 € par mois pourrait à partir de 2012 déduire 9 000 € au lieu de 7 650 €. Audrey Pulvar et David Pujadas gagnent aux environs de 12.000 € par mois ; ils pourront donc déduire 54.000 € ; Laurence Ferrari gagne 400 000 € par an, cela lui fait une déduction de 120 000 €. Jean-Michel Apathie 40 000 € par mois soit une déduction de 144 000 €. Alain Duhamel  56 000 € par mois soit une déduction de 207 600 €. De plus, les journalistes de l’audiovisuel lui ont demandé un abattement supplémentaire de 10 % pour les frais dits « frais esthétiques » du fait qu’ils doivent en permanence faire des soins esthétiques pour être présentables devant les caméras. Soit 40 % d’abattement. Décidément, la vie est belle et de gauche pour les journalistes…

TRIERWEILER COUPABLE DE COMPLICITÉ DE DÉTOURNEMENT DE FONDS PUBLICS ?

C’est le site ultra-sioniste et très à droite Dreuz.info, auquel collaborent notamment Guy Millière et Alexandre Del Valle, qui pose la question pertinente : l’Etat a-t-il le droit d’entretenir la concubine du Président ? Valérie Trierweiler est-elle coupable de complicité de détournement de fonds publics ? Il semble, en effet, qu’elle ne dispose d’aucun droit à bénéficier d’avantages tels que ceux qui viennent de lui être octroyés : un directeur de cabinet et plusieurs membres de “cabinet”, dont un responsable de sa communication. Ce dernier n’était évidemment pas au courant de la petite fantaisie twittesque anti-Royal que la mégère s’était autorisée, créant le scandale que l’on sait. Certes, les épouses des chefs de l’Etat avaient, dans le passé, un secrétariat ou un cabinet à l’Elysée, pour gérer leur courrier et leurs menues activités. Mais une « première petite amie », comme l’appellent les Américains ? Valérie Trierweiler est-elle chargée d’une quelconque mission de service public ? L’article 432-15 du code pénal évoquant le « détournement de fonds publics ou privé » peut donner, demain, du grain à moudre à la Cour des Comptes. Pauvre Hollande…

DAVID CAMERON OUBLIE SON ENFANT DANS UN PUB

Il n’y a pas qu’en France que les fantaisies des puissants font rire. L’aventure arrivée au Premier ministre britannique, David Cameron, est digne de ces histoires que l’on lit l’été dans les magazines. Un tel a oublié sa femme sur une aire d’autoroute et ne s’en est rendu compte que 200 km plus loin… David Cameron et son épouse Samantha ont, eux, oublié Nancy, leur fille de huit ans, dans un pub, après un déjeuner que l’on imagine arrosé. Du coup, Cameron se justifie piteusement et fait profil bas, très bas, déclarant : « Nous étions désemparés : nous sommes responsables à 100 % de ce qui s’est passé. » “Désemparés” est sans doute le terme british pour dire “bourrés”… C’est plutôt une bonne nouvelle pour Hollande. Il aura des munitions pour répliquer à Cameron si celui-ci s’autorisait à rire des déconvenues conjugales du compagnon de la présidente de la République. A ce propos, les Guignols de l’info font très fort sur Canal+. Ils présentent Hollande comme un benêt à la botte de sa harpie. On le voit aux côtés de Trierweiler, interrogé par PPDA. Le téléphone de Hollande sonne. Il le tend à sa compagne, lui disant : « C’est pour toi », et complète à l’attention de PPDA : « C’est Obama ». PPDA lui demande : « Michèle ? » (l’épouse d’Obama). “Non”, lui répond Hollande : « C’est Barak, mais Valérie me tient au courant de tout. » Et Valérie de se tourner vers Hollande, lui disant : « Tu peux nous laisser trois minutes, c’est important. » Et Hollande de tourner les talons. Séquence meurtrière pour son image. On n’ose imaginer ce qu’ils auront inventé après la pantalonnade Trierweiler/Royal… Hollande semble vraiment très, très mal parti !

Robert SPIELER.

Bienvenue dans l’État PS !

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SANS surprise les socialistes ont emporté largement les élections législatives et obtiennent leur meilleur résultat depuis 1981. Car en 1988 et en 1997 ils avaient dû s’appuyer sur les députés communistes et écologistes pour réunir une majorité. La gauche dispose désormais de tous les pouvoirs : elle a l’Elysée, Matignon, la majorité absolue au Sénat et à l’Assemblée nationale ; elle dirige 23 régions sur 26 (l’UMP n’administre que la Guyane, la Réunion et l’Alsace), 61 départements sur 101, 29 villes de plus de cent mille habitants sur 41. Si l’on ajoute à cela qu’elle exerce une domination quasiment absolue sur le monde judiciaire, associatif, médiatique, culturel, syndical voire cultuel, il est permis de s’inquiéter sur les espaces de liberté qui nous resteront. D’autant que les nouveaux ministres et députés ne sont pas de la génération Mitterrand, ce sont des post-soixante-huitards se moquant éperdument de la patrie, de l’armée, de la famille, de la morale traditionnelle, de la civilisation et des valeurs chrétiennes. Seul élément positif, la gauche ne dispose pas de la majorité des trois cinquièmes (il lui aurait fallu pour cela 378 députés, elle en a en tout 343) qui lui aurait permis de réformer la Constitution à sa guise et notamment d’imposer le droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales. Certes il n’est pas exclu que certains parlementaires du centre et de droite mêlent leurs voix à la gauche pour approuver cette réforme mais il sera néanmoins difficile d’atteindre le seuil requis d’autant que l’opposition UMP-Nouveau Centre n’a aucun intérêt à ce que les étrangers hors Union européenne puissent voter, les allogènes se prononçant massivement pour la gauche ainsi qu’on l’a vu à la présidentielle.

Dans quelques jours le Premier ministre Jean-Marc Ayrault prononcera son discours de politique générale et l’on connaîtra plus en détails le catalogue des mesures que la nouvelle équipe gouvernementale compte mettre en œuvre mais il faut d’ores et déjà s’attendre à un matraquage fiscal de grande ampleur, Martine Aubry ayant annoncé qu’il y avait d’« énormes marges de manœuvres » pour faire entrer l’argent. Les revenus du capital seront les premiers touchés, certains s’en réjouissent en les opposant aux revenus du travail. La réalité n’est pas si simple car on ne voit pas pourquoi les Français qui ont pu épargner grâce à leurs efforts et qui ont souscrit des assurances vie ou fait d’autres placements seraient sanctionnés. L’impôt sur le revenu et la CSG vont également augmenter, au moins pour les classes moyennes et supérieures... L’objectif de l’Etat PS est de nous déposséder dans tous les domaines, de nous priver de notre terre, de nos droits de Français et de nous spolier. Les milliards qui seront ainsi prélevés serviront à créer 150 000 emplois jeunes réservés en priorité aux jeunes de banlieue et à embaucher 60 000 nouveaux fonctionnaires. Donc non seulement on accroît les prélèvements mais de plus on dépense davantage de sorte que la dette et les déficits se creuseront. Une évolution à la grecque est des plus vraisemblables à moyen terme.

ON le sait, le Parti socialiste est par excellence le parti de l’étranger, le camp de l’anti-France. Les allogènes ont voté massivement pour lui et en retour le PS s’ouvre à eux. Le Monde.fr s’en félicite ouvertement : « Essentiellement “blanche” jusqu’à présent, lʼAssemblée nationale va refléter un peu plus les couleurs de la France après les élections législatives du dimanche 17 juin. Huit députés d’origine africaine, maghrébine, asiatique ou brésilienne vont rejoindre les élus d’outre-mer ou originaires de ces départements sur les bancs du Palais-Bourbon. Tous ces nouveaux élus sont issus des rangs du Parti socialiste. Cinq nouveaux députés sont originaires du Maghreb : Kader Arif (Haute- Garonne), Malek Boutih (Essonne), Kheira Bouziane (Côte-d’Or), Chaynesse Khirouni (Meurthe-et-Moselle) et Razzy Hammadi (Seine-Saint-Denis) ; une du Tchad, Seybah Dagoma (Paris) un de l’Iran, Pouria Amirshahi (Français de l’étranger), et un du Brésil Eduardo Rihan Cypel (Seine-et-Marne). Deux autres, Hélène Geoffroy, élue dans le Rhône, et Corinne Narassiguin (Français de lʼétranger) viennent de départements dʼoutre-mer. Une autre députée ultra-marine, la ministre George Pau- Langevin, seule Noire élue en 2007 en métropole, a conservé son mandat à Paris. » N’en doutons pas, tout sera fait pour favoriser la colonisation de notre pays par les immigrés du Tiers-Monde et si les socialistes et leurs alliés ne peuvent accorder le droit de vote aux étrangers, il leur suffira de contourner l’obstacle en les naturalisant en masse et en régularisant les clandestins. C’est ainsi qu’ils ont agi à chaque fois qu’ils ont été aux responsabilités. C’est un moyen de se faire des électeurs nouveaux sans aucune difficulté. Et avec la loi SRU sur le logement social ils imposeront les allogènes partout en France, les municipalités récalcitrantes devant s’acquitter d’amendes qui vont quintupler !

Si les minorités ethniques seront particulièrement gâtées, les minorités sexuelles le seront tout autant. Non seulement à travers l’adoption du mariage homosexuel mais aussi à travers l’autorisation accordée aux invertis de donner leur sang, ce qui est une pure folie. Au nom de la soumission au lobby gay, on met gravement en danger la santé publique. Les socialistes sont dans ce domaine des récidivistes puisqu’ils sont directement à l’origine du crime du sang contaminé. Là encore par idéologie et refus des discriminations il fallait permettre aux prisonniers, pour beaucoup homosexuels et drogués, de donner leur sang et pour faire des économies on ne le faisait pas chauffer comme il l’eût fallu. Or, ils ne tiennent aucun compte de ce précédent. Il faut dire que le Premier ministre de l’époque Laurent Fabius a fait une belle carrière malgré cet abominable scandale et qu’il est de nouveau à un poste très prestigieux, le Quai d’Orsay, ce qui en fait le numéro deux du gouvernement. Soyons-en persuadés, les hommes qui nous dirigent sont des criminels et il ne s’agit pas là hélas d’une hyperbole.

Jérôme BOURBON

24/06/2012

Tribune libre : L’Europe se dirige à terme vers une Union carolingienne

Selon Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de

« La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

« Charlemagne a encore de l’avenir » a pu dire Charles de Gaulle !  « Il ne faut pas moins d’Europe, mais plus d’Europe » a déclaré de son côté  la chancelière Angela Merkel  tout en appelant «  à donner un signal et à nous rapprocher dans une union politique ».

Ne pas se fier aux apparences de l’olibrius François Hollande

 Dans l’immédiat, il est certain qu’avec « François, le cauchemar des entreprises » titre d’un article dans  le quotidien Süddeutsche Zeitung,  l’Europe  n’en prend pas le  chemin. François Hollande cherche à nier les réalités économiques et à finasser avec l’Italie et l’Espagne ; il  ne trouve grâce en Allemagne que dans le parti « die Linke » l’équivalent du Front de gauche de Jean Luc Mélenchon  tout aussi stupide mais moins burlesque. François Hollande ne connait pas suffisamment l’Allemagne et commence à réaliser qu’il va lentement mais sûrement  au KO, à «  l’échec et mat », à la capitulation pure et simple, au-delà de son petit jouet sur la croissance de 120 milliards d’euros (emprunts de la Banque Européenne d’investissements ,fonds européens non encore utilisés) . L’Allemagne aurait bien tort de ne pas vouloir lui donner son petit hochet , afin  lui permettre de  garder la face et de continuer à  illusionner ses électeurs socialistes . La Chancelière allemande a préféré ne pas s’attarder à Rome  pour voir à Gdansk  la « Mannschaft » triompher  au football contre la Grèce (tout un symbole). Mario Monti  adhère sur le fond, aux  thèses d’Angela  Merkel . Les sociaux démocrates du SPD  qui auraient eu tort pour des raisons de politique interne allemande, de refuser l’invitation à l’Elysée,  se sont empressés  de rallier le pacte budgétaire européen lors du vote prochain au Bundestag. Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle souligne qu’on ne peut pas combattre une crise des déficits avec de nouvelles dettes et qu’il n’est plus possible d’acheter de la croissance avec des dettes. La croissance doit être le résultat de réformes structurelles qui améliorent la compétitivité. Au delà des obstacles apparents que représente  François Hollande, l’Europe, dans son malheur  et son déclin actuel tant politique, militaire, démographique, moral qu’économique  ne se dirige-t- elle pas à terme vers une UnIon carolingienne, noyau dur d’une Europe Puissance à construire pour survivre dans le monde multipolaire du XXIème siècle ?

Faire du mal économique  européen de l’euro  un bien  politique : « Alles oder Nichts »! (Tout ou Rien)

Milton Friedmann a prétendu  à juste titre que l’Europe, sans harmonisation budgétaire, fiscale et sociale  a mis la charrue avant les bœufs en introduisant l’euro .Le laxisme socialiste français et des pays de l’Europe du sud  aura également beaucoup contribué à l’intenable situation actuelle car la France était même  légèrement plus compétitive que l’Allemagne lors de l’introduction de l’euro. La  Chancelière apporte cependant  une réponse qui n’est pas sans rappeler les propositions passées   de Karl Lamers et Wolfgang Schaüble à Edouard Balladur : « Nous devons créer une structure politique qui va de pair avec notre monnaie unique ». La France, orgueilleuse et hautaine, mais beaucoup plus forte économiquement  à l’époque, offusquée par l’atteinte portée  à son aura politique , avait refusé de les étudier sérieusement .

 Guido Westerwelle souligne que l’Europe est notre meilleure garantie de prospérité dans un monde multipolaire qui se globalise avec de nouveaux centres de pouvoir. A la France de faire en sorte  qu’une véritable préférence communautaire soit établie et que l’Europe passoire ne soit plus l’Europe offerte , le sas de décompression, comme le remarquait Régis Debray, vers le libre échangisme mondialiste .La France doit reprendre l’idée allemande, mais  faire aussi  comprendre à l’Allemagne qu’avec des structures compétitives, on peut lutter entre Européens , à armes égales, mais certainement pas avec des salaires trente  fois moins élevés , que ce soit en Chine ou au Maroc, comme le vient de le prouver Renault en implantant une nouvelle usine ultra -moderne  avec des salaires marocains , à quelques heures des côtes françaises , et cela sans aucune protection douanière européenne. Aux dirigeants français de savoir alors  également dire « Non » au « Nein »allemand, avec menace de ne plus jouer le jeu , et de revenir aux monnaies nationales, voire aux frontières nationales ! « Alles oder Nichts « (tout ou rien), prendre les Allemands à leurs propres mots,  voilà ce que devrait proposer une France responsable à l’Allemagne, en acceptant l’idée allemande, mais sans se laisser rouler pour autant dans la farine, d’autant plus qu’à terme, l’Allemagne elle même ne pourra plus supporter la  concurrence des pays émergents !

De plus pour survivre  économiquement au XXIème siècle, il faut un marché minimum de 150  miIlions de consommateurs, ce qui permet des économies d’échelle avec  des débouchés suffisants, des structures économiques et technologiques compétitives, et ce qui permet aussi de pouvoir financer des projets  technologiques modernes  publics ou privés d’avenir  tels qu’AIrbus,  Galiléo, Ariane, projets spatiaux et aéronautiques, industrie navale, armements terrestres…Pour paraphraser Lénine(1), il est donc possible d’affirmer  qu’ avec moins  d’Européens véritablement unis dans une structure carolingienne  on peut donc faire plus qu’avec l’actuelle Union européenne anglo-saxonne, libre échangiste sous protectorat militaire américain

A quand une véritable défense européenne franco-allemande ?

IL faut faire exactement le contraire de ce que préconise Michel Rocard et tout en gardant la dissuasion nucléaire française, mettre en place une défense européenne crédible, opérationnelle, moderne, crainte, établie sur le Rhin et dont le quartier général serait à Strasbourg et non pas à Bruxelles, tout un symbole !

Le mythe de la France a toujours été  de se constituer en unique héritière de Charlemagne. Le mythe de l’Allemagne a toujours été celui de la continuation de l’Empire Romain, avec le Saint Empire Romain Germanique.

L’Europe n’en finit pas de subir les conséquences du Traité de Verdun en 843 par lequel les fils de Louis Le Pieux réglaient le partage de l’Empire Carolingien : ce qui allait devenir l’Allemagne à Louis Le Germanique, ce qui allait devenir la France à Charles Le Chauve, et ce qui allait devenir l’objet des guerres civiles européennes entre ces deux pays, la Lotharingie pour Lothaire.

La France et l’Allemagne sont liées par une «  communauté de destin »(« Schicksal Gemeinschaft ») .Edouard Husson remarquait que s’il y a un noyau en Europe, c’est bien celui constitué par la société française et allemande ; l’alliance de l’aveugle et du paralytique garde un sens si chacun sait soigner ses maux (étatisme et laxisme socialiste  d’un côté, pacifisme de l’autre) (2).A quand un Quartier général européen à Strasbourg puisque ,suite à l’obstruction britannique, celui constitué à Bruxelles n’en finit pas de rester dans les limbes chiraquiennes et  comprend en tout et pour tout  aujourd’hui   8 personnes ! De qui se moque-ton ? Là aussi, ce serait à la France de prendre les Allemands à leurs propres mots  et de mettre en place une véritable structure de défense en dehors de l’OTAN  équidistante de la Russie et des Etats-Unis! L’Europe continentale européenne resterait  dans l’Alliance Atlantique tout en  se rapprochant de la Russie  par une  Alliance Continentale où l’on pourrait reprendre schématiquement le traité  révisé et renégocié de l’Alliance Atlantique en remplaçant tout simplement le mot Etats-Unis par Russie !

Prenons en considération la proposition de l’Allemagne, mais en nous faisant respecter ,  sans brader les intérêts économiques de la France, sans se laisser  embarquer dans un monde libre échangiste mondialiste  qui convient pour l’instant surtout à Angela Merkel .Exigeons la mise en place d’une défense européenne et gardons toujours en mémoire ces paroles prophétiques du Général de Gaulle ,le 29 Mars 1949,lors de sa conférence de Presse  au Palais d’Orsay « Moi je dis qu’il faut faire l’Europe  avec un accord entre Français et Allemands. Une fois l’Europe faite sur ces bases, alors on pourra essayer, une bonne fois pour toutes, de faire l’Europe toute entière avec la Russie aussi, dût- elle changer de régime. Voilà le programme de vrais Européens. Voilà le mien »

Marc ROUSSET

(1)       « Mieux vaut moins mais mieux  » selon Lénine

(2)       Edouard Husson- Une autre Allemagne - Gallimard, 396 p - 2005

23/06/2012

Ici, c'est chez nous ! - par Pieter Kerstens

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C’est l’été ! Il faut en profiter….changeons de mentalité : arrêtons de nous culpabiliser, cessons de nous ridiculiser, retrouvons notre dignité et notre honneur !

OUI, nous sommes blancs, européens, chrétiens et fiers de l’être.
Comme d’autres sont bleus, verts, rouges ou magentas, zoroastriens, orthostatiques ou taxinomistes et natifs du Monomotapa, de Karakalpakie ou de Tchouvachie, car on ne choisit pas ses origines, on les assume. A l’inverse de ce que les gourous « droits de l’hommiste » et les saltimbanques de la Pensée Unique veulent nous imposer, le métissage global, durable et obligatoire est un véritable suicide pour nos peuples. Depuis des siècles, les chevaux naissent dans les écuries, les veaux voient le jour dans les étables et les truies mettent bas des porcelets dans les porcheries. Et ce n’est pas parce qu’un agneau naîtrait dans un poulailler que l’on devrait le nommer « poussin ».

Il faut mettre le holà aux errements législatifs et réviser les lois liberticides qui confisquent les libertés de réunion, de presse, d’opinion et de conscience à tous ceux qui s’opposent aux dogmes du Politiquement Correct et aux inquisiteurs de la Police de la Pensée.

Mais du moment que tout le monde ne dit rien, pourquoi les bouffons qui nous dirigent devraient-ils se gêner ?

Et puisque le peuple vote mal, on va changer le peuple:

Par importations massives et successives, on va diluer le lait européen dans un chaudron de cacao…Et pour ceux qui préfèrent un verre de vin, obligation sera faite d’y rajouter un litre d’eau …

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Clairement, l’Europe ne doit plus être le dépotoir de l’Afrique et Bruxelles ne doit pas être la poubelle de l’Europe, comme les mafieux des partis libéro-socialo-écolo humanistes le considèrent depuis 50 ans, eux qui favorisent la venue chez nous de millions d’individus qui rejettent nos us, nos lois et nos coutumes et refusent même le moindre commencement d’un début d’intégration, sans parler d’une parfaite assimilation, à compter de la 3ème ou 4ème génération.

Et on devrait les respecter ?

Les Giscard d’Estaing, H.Khol, F.Mitterrand, Tony Blair, J.L Zapatero -puis Mariano Rajoy- Margaret Thatcher, Jacques Delors, Silvio Berlusconi, N.Sarközy (maintenant F.Hollande) ou Barroso -entre autres- sont les responsables d’un crime tendant à la destruction de nos groupes nationaux, du point de vue ethnique, racial et religieux.

EUX, se sont rendus coupables de génocide !

Pour nous, les Rebelles, il est l’heure de restaurer le droit du sang et d’abolir le droit du sol. Bien évidemment les étrangers pourront, s’ils le désirent, bénéficier de la naturalisation de « par le sang versé » pour la défense des sols nationaux, de la culture gréco-romaine et de la civilisation européenne.

L’Europe est une terre de cathédrales et de beffrois et non de minarets ou de mosquées !


Pieter KERSTENS.

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Où la liberté s’étiole

luc.jpgInterdits des urnes, interdits de rues, quel espace reste-t-il aux mouvements nationalistes (et assimilés) en France ?
Le pouvoir socialiste n’aura pas tardé à verrouiller les quelques espaces de liberté qui restaient encore. Les urnes sont de fait inaccessibles aux mouvements réellement nationalistes par un double phénomène.
Tout d’abord le choix des modes de scrutin qui, loin d’être innocent, soumet directement le résultat de toute consultation électorale à un vrai déni de démocratie. De toutes nos institutions, peu sont réellement accessibles.
Les assemblées parlementaires en premier lieu nous en donnent la démonstration à chaque scrutin. Le Sénat est élu par de grands électeurs eux-mêmes issus du filtre des scrutins locaux. La majorité du corps électoral est issue des assemblées municipales, dont la détermination passe par un puissant correcteur démocratique dénommé la prime au vainqueur. En clair, ça signifie que lors d’une élection municipale, d’où proviennent les grands électeurs, la liste arrivée en tête rafle la moitié des sièges disponibles plus un nombre d’élus proportionnel à son résultat propre sur la seconde moitié. Par exemple, après un second tour avec 3 listes en présence, celle arrivée avec 40% des voix devant la seconde qui n’en obtient que 39% détiendra (50%+(40% de 50%)) 70% des sièges contre 20% pour la seconde liste. Mécaniquement, ce déséquilibre se répercute sur les résultats des élections sénatoriales.
Ce n’est pas mieux pour l’Assemblée Nationale, qui n’a de nationale que le nom et qui ne mérite certainement pas la circonlocution journalistique de « représentation nationale » trop souvent utilisée pour la désigner. Nous en avons encore eu la preuve il y a quelques jours, le scrutin uninominal à deux tours est profondément anti-démocratique. Pour s’en convaincre, au-delà des résultats de la semaine dernière qui sont assez parlants, un simple raisonnement inductif le confirme. En deux mots, imaginons une assemblée composée de 100 circonscriptions (dont le nombre d’électeurs est le même) dans une nation ou deux partis s’affrontent. On sait que le premier, que nous appellerons A, obtient 60% des suffrages. Le second, B, 40%. Si on élit les représentants à l’assemblé avec un système proportionnel, on retrouve 60 députés A et 40 députés B. Si un utilise un scrutin uninominal majoritaire (pour le coup à un seul tour puisqu’il n’y a que deux candidats dans chaque circonscription, mais ça fonctionne aussi avec deux tours), on peut rencontrer plusieurs cas qui biaiseront le résultat.
1/ La proportion des électeurs de chaque parti est la même dans toute les circonscriptions qu’au niveau national. Dans ce premier cas de figure, c’est un député du parti A qui l’emporte dans toutes les circonscriptions. Et donc le parti B qui est pourtant une opposition importante ne sera pas représenté à l’assemblée !
2/ Les votes sont très différents selon les circonscriptions, la proportion nationale étant toujours la même. Ainsi, dans une minorité de circonscription (45), le représentant du parti A arrive largement en tête avec 75% des voix, mais les candidats de ce même parti sont tous battus de peu (48% contre 52% pour leurs adversaires B) dans les 55 circonscriptions restantes. Ainsi, avec la même proportion de vote national (60% pour A et 40% pour B), c’est le parti B qui remporte les élections avec 55% des sièges.
On comprends aisément qu’un même système électoral qui peut tout à la fois déboucher sur l’absence totale d’opposition (cas que nous connaissons le plus souvent en France) ou donner la victoire à un parti pourtant minoritaire n’a que peu de valeur démocratique. Quand à l’argument des tenants du système actuel qui consiste à mettre en avant la nécessité de dégager une vraie majorité à chaque législature, il ne tient pas si un des résultats possibles est de remettre le pouvoir entre des mains illégitimes.
Le même argument de la nécessité absolue de dégager une majorité nette est utilisé pour justifier aussi la prime au vainqueur, à laquelle j’ai fait référence plus tôt, lors des consultations municipales. Ainsi 1% d’écart entre deux listes (même moins d’ailleurs, une seule voix d’écart !) aboutissent à un déséquilibre proprement ahurissant en terme de nombre d’élus, du simple au triple parfois. Pourtant la grande majorité de nos voisins utilisent un système proportionnel sans bloquer pour autant la vie communale locale.
Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient approfondir cette réflexion sur les différents modes de scrutin, sachez enfin qu’à côté des deux systèmes majoritaire et proportionnel, il existe d’autres systèmes moins connus comme le vote pondéré. Sur les diverses méthodes existantes, arrêtons-nous quelques instants sur la méthode Borda. Imaginons le résultat d’une triangulaire ou le candidat A a obtenu 40% des suffrages, le candidat B 39% et le C 21%. Dans le mode actuel retenu en France, le candidat A est élu car arrivé en tête. La méthode Borda permet de tenir compte des préférences réelles des électeurs. Ainsi, au lieu de leur demander pour quel candidat ils veulent voter, on leur demande de les classer par ordre de préférence.
Imaginons le résultat suivant :
30% pour A puis C puis B
10% pour A puis B puis C
30% pour B puis C puis A
09% pour B puis A puis C
10% pour C puis A puis B
11% pour C puis B puis A
On retrouve bien le même résultat global (40% pour A, 39% pour B et 21% pour C)
Application de la méthode Borda :
On attribue 3 points à chaque fois que le candidat arrive en tête, 2 en seconde position et 1 en dernière.
Candidat
1er
2ème
3ème
Total
A
40x3= 120
19x2=38
41
120+38+41=199
B
39x3=117
21x2=41
40
117+41+40=198
C
21x3=63
60x2=120
19
63+120+19=202
La méthode Borda détermine que c’est le candidat C qui, in fine, correspond le plus au choix des électeurs. C’est une méthode similaire qu’utilisait le Sénat Romain jusqu’en l’an 105.
Toute cette démonstration pour prouver que le choix du système de scrutin est prépondérant en démocratie, et que notre courant de pensé est volontairement tenu à l’écart du jeu démocratique.
 
Le second phénomène majeur qui nous empêche durablement de siéger dans quelque assemblée que ce soit est la présence indiscutable d’une force politique à vocation hégémoniste, et dont la prépondérance est soigneusement entretenue par le système. En effet le Front National joue, au corps défendant d’une majorité de ses militants et électeurs, le rôle d’aimant à vote nationaliste. La plupart de nos camarades qui ont essayé de faire entendre une voix différente lors des élections s’en sont rendu compte. Quel que soit le candidat, le simple fait de lui appliquer une flamme tricolore sur l’affiche de propagande l’assure de faire la quasi-totalité des voix du vote nationaliste. Or, cette suprématie des urnes est, on le sait, démentie dans les faits. Car il y a autant, si ce n’est plus, de vie militante hors que dans le FN. Pourquoi ? Parce que c’est l’intérêt bien compris du système politico-journalistique que de maintenir l’illusion d’un FN nationaliste et protestataire pour étouffer, sciemment, toute velléité de réflexion propre de la part du peuple. Ainsi, la machine médiatique ne parle que de lui, ne voit que lui, s’en sert à l’envie positivement lorsqu’il s’agit de capter les voix natios et négativement si d’aventure il venait à prendre trop d’importance.
Cette double stratégie du blocage des urnes et du miroir aux alouettes est suffisamment puissante pour nous interdire toute vie publique durablement. Ou du moins tant qu’il y aura des complicités au sein de ceux qui devraient défendre les mêmes idées que nous mais qui préfèrent abandonner leurs convictions contre un peu de respectabilité.
 
Mais jusqu’à présent, il restait un second atout dans notre manche : les manifestations et l’agitation de rue. Puisque nos forces militantes, toutes chapelles confondues, sont inversement proportionnelles à notre force électorale, la rue devenait la vitrine naturelle de la pensée non-conforme. Las, même elle commence à nous être interdite. Nos camarades Lyonnais viennent ainsi de se voir une nouvelle fois privés de manifestation, même s’ils ont bien fait de maintenir le rassemblement prévu. Ce nouvel épisode, le second en un mois, tend à prouver qu’il sera de plus en plus difficile, sous le nouveau pouvoir, de continuer à s’exprimer publiquement. Car si la liberté de manifester n’est pas remise en cause directement, les préfets vont user et abuser du prétexte fallacieux du risque de trouble à l’ordre public pour chasser le peuple de la rue. Prétexte que les anarcho-communistes ont déjà parfaitement intégré. Il leur suffit maintenant de prévoir une soi-disant contre-manifestation pour donner au système qu’ils servent toutes les bonnes raisons de nous censurer. Je ne peux d’ailleurs pas m’empêcher, en écrivant ces lignes, de faire quelques connexions avec les paragraphes précédents et de me remémorer la façon dont une conseillère régionale du grand parti hégémonique cité ci-dessus avait tenté de désinformer certains camarades pour leur faire croire que la manifestation que nous organisions le 8 octobre à Lille était annulée. Ressentiment personnel ? Collusion d’intérêt avec le système ? Sans tomber dans la paranoïa, la question reste posée.
 
Quel espace de liberté reste t-il donc aux femmes et aux hommes libres ?
Peut-être celui-là, l’écran sur lequel vous êtes en train de lire ces lignes. Internet. Mais là non plus, rien n’est sûr.
En premier lieu car c’est peut-être un outil formidable, mais ne nous leurrons pas non plus, il touche principalement des camarades ayant déjà pris conscience de l’état du monde. Il est efficace pour nous permettre de communiquer entre nous, de nous concerter, de nous engueuler parfois, mais il ne sert que peu à ramener de nouveaux sympathisants. Il réclame de faire un effort de recherche d’information, il ne s’impose pas comme le fait un élu ou une manifestation.
En second lieu, les évènements récents doivent nous rappeler la précarité de ce que l’on qualifie parfois d’espace de liberté. Souvenons-nous entre autre de la volonté de l’ex-président Sarkozy de contrôler la toile, et de faire la chasse à la pensée non-conforme. Sous prétexte bien entendu de lutte contre la pédophilie et le terrorisme. Comme si les pédophiles et les terroristes avaient attendu internet. La chasse aux sorcières numériques n’est qu’une question de temps, et assoir la totalité de son activité militante sur ce seul médium serait une erreur majeure.
 
En tout état de cause, les pistes restantes devenant plus rares, il ne reste plus guère que les bonnes vieilles méthodes de propagande (tractage, affichage, etc.) et la diffusion de nos idées par des biais plus ingénieux (monde associatif, monde du travail, etc.)
Ou alors nous défendre, mais jusqu’où serons nous prêts à aller pour sauvegarder nos libertés face aux assauts du système ? Réponse dans quelques mois…