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27/01/2012

Samedi 11 février, à Paris, conférence de Synthèse nationale sur l'évolution de la Droite nationale entre 1968 et 2012 à l'occasion de la sortie du nouveau livre d'Anne Kling...

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Invitation :

Samedi 11 février 2012

de 14 h 30 à 18 h 00


Espace Dubail

(18, passage Dubail - Paris Xe) 

Conférence de Synthèse nationale

1968 - 2012 : L'EVOLUTION DE LA DROITE NATIONALE...

Avec :

Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale :

 Histoire du mouvement national depuis 1968. 

 

Jérôme Bourbon, Directeur de Rivarol :

La situation politique actuelle et la Droite nationale.

 

Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France :

Les perspectives et l'avenir de la Droite nationale.

 

Pierre Vial, Président de Terre et peuple : 

Combat culturel et combat politique

 

Anne Kling, Ecrivain :

 Le FN, tout ça pour ça.

 

Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire,

 présentera et conclura cette conférence.

 

Participation :

10,00 € (5,00 € pour les étudiants et les chômeurs)

Deux grands rendez-vous avec la Droite nationale...

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Samedi 11 février,

15 h 18 h, à Paris :

Conférence publique de

Synthèse nationale

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Samedi 3 mars,

de 14 h 30 à 18 h 30, à Paris

Grande réunion nationale de soutien

à la candidature de Carl Lang

à l'élection présidentielle

organisée par

l'Union de la Droite Nationale

 

Retenez ces dates, venez nombreux...

Samedi 28 janvier, Robert Spieler prendra la parole à la réunion des Amis de Rivarol à Paris...

Rivarol-pot-2012-parisi.jpg

Interventions (entre autres) de Robert Spieler,

d'André Gandillon et de Jérôme Bourbon...  

cliquez sur le Site de Rivarol ci-dessous :

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LA VÉRITABLE GENÈSE – ET L'ÉVANGÉLIE SCANDINAVE

1.

Tout le monde connaît l'histoire d'Adam et Eve et du Paradis perdu. Bien moins connaissent le récit de la fin du monde – du Ragnarökr, du « Crépuscule des Dieux » – selon la mythologie nordique (ce qui est dommage car, on le verra, cette prophétie est de la plus haute actualité!). Et très peu savent, enfin, que finalement les deux récits ne font qu'un ; de toute façon moi, j'en ai fait la « découverte » tout seul – et tout étonné, je vous le jure! Cependant, la chose me paraît suffisamment importante pour que je me hâte de la partager avec tous les « hommes de bonne volonté ».

 

2.

On sait que la christianisation des peuples scandinaves a été facilitée par certaines correspondances étranges entre la mythologie ancestrale nordique et l'imaginaire chrétien. Aussi le dieu suprême Wotan (Odinn, dans le texte) s'est-il auto-crucifié pour atteindre la plus haute sagesse, et la mort et la résurrection du dieu « blanc » et innocent Balder rappellent curieusement le destin du Christ, aussi bien que le drame du très populaire Saint-Sébastien. Hasard ou providence divine ? Ici, nous allons envisager une troisième hypothèse, à savoir l'existence d'une sous-strate de mythologie indo-européenne dans le texte biblique lui-même. Donc, bien plus qu'une certaine modernité grecque chez Saint-Paul, nous allons découvrir la présence des éléments de religion européenne dans l'Ancien Testament même – et cela depuis la toute première page.

            Je propose alors une lecture « lente », attentive, des trois premiers chapitres du livre de la Genèse (b'reshit, en hébreu), en signalant un par un les correspondances remarquables que j'y ai trouvées, sans oublier d'indiquer en particulier celles que je considère comme des véritables preuves de notre « troisième hypothèse ».

 

3.

Certes, tous les mythes de création se ressemblent, pour des raisons logiques inéluctables: « D'abord, il n'y avait rien (ou le chaos, ou le vide, ou la nuit), puis le monde fut ! ». Pour établir un rapport de fait entre deux « corpus » de ce genre, il faut par conséquent savoir faire la distinction entre ce qui ne saurait être autrement (pour des raisons logiques, physiques, voire astronomiques) et ce qui a priori semble superficiel et « arbitraire » – ce dernier devenant, paradoxalement, bien plus « essentiel » (pour notre enquête) que les idées supposées « universelles » qui ne sont en réalité que de simples contraintes narratives.

            Aussi le fait que la Genèse biblique commence par le « chaos » (tohu-bohu, en hébreu) ne prouve-t-il strictement rien: ce serait le cas de toute cosmogonie, en tout temps. Cependant, le texte biblique (Genèse 1.2) parle en particulier d'un abîme et cette fois il rejoint effectivement, au niveau de l'imaginaire, la mythologie nordique selon laquelle le monde fut créé au-dessus d'un gouffre (gap, en vieux nordique). Encore une fois: que la création présuppose le rien, est logique; que ce rien prenne la forme particulière d'un gouffre, peut être signifiant. Je remarque toutefois que la correspondance en question se fait uniquement au niveau du sens: le nom de l'abîme hébreu t'hôm n'a aucun rapport immédiat avec le nom de l'abîme nordique Ginunga-gap (pour le sens, voir ci-dessous). Autrement dit, il n'y a (à quelques exceptions près, à examiner par la suite) aucune parenté linguistique entre les deux « textes ».

 

4.

En Genèse 1.5, nous lisons pour la première fois la formule « Et le soir fut, et le matin fut... », preuve que pour l'auteur de ce texte, le jour commence le soir – ou bien, si vous préférez, que la nuit précède le jour. On y voit souvent un trait original – oriental, mais cela est tout simplement faux. Les auteurs romains (César, Tacite) sont très clairs : et les Gaulois et les Germains considérèrent que le jour commence le soir. Pourquoi donc cette bizarrerie ? L'explication, quoique simple, ne se devine pas : en réalité, c'est le mois qui commence le soir, parce que – pour les anciens, toujours enracinés dans le monde réel – le mois commence avec la nouvelle lune, et la nouvelle lune n'apparaît que le soir, juste après le coucher du soleil. Évidemment, si le mois commence le soir, le premier jour du mois commence ce soir même, donc le jour en général commence le soir. C'est une définition technique qui s'imposa aux premiers astronomes. Or, justement, nous savons – au moins depuis la découverte, en 1991, de l'Observatoire de Goseck (près de la ville actuelle de Magdebourg, mais 5 000 ans avant notre ère) – que les premiers astronomes furent Européens. La formule biblique « et le soir fut, et le matin fut... (waihi °æræb waihi boqær) » exprime donc une notion indo-europénne : la Gylfaginning – cette synthèse de la cosmogonie nordique faite par Snorri Sturluson au XIIIème siècle – dit clairement que la Nuit précède le Jour.

            En revanche, la cosmogonie scandinave n'évoque pas les sept jours de la semaine, – tout au plus Buri, l'aïeul des dieux, fut-il créé en trois jours. Il semble en effet bien plus probable que l'articulation biblique de la création en sept jours soit une ratiocination après coup, pour impressionner les croyants. Osons étayer cette hypothèse d'une démonstration rigoureuse: (a) dans le texte de la Genèse, chaque jour de la création (sauf, comme par oubli, le deuxième) est pour ainsi dire « signé » par la phrase « Et Dieu vit que c'était bon »; (b) or, le sixième jour, ayant créé les animaux vivants etc., Dieu « vit que c'était bon » (Genèse 1.26), puis il crée l'homme à son image, puis il revoit toute la création et re-dit que c'est bon (Genèse 1.31); (c) donc ou bien l'homme fut créé un 6ème jour bis, pour ainsi dire comme « bonus », ou bien – plus probablement – il fut d'abord créé le septième jour, cerise sur le gâteau, puis relégué, lors d'une rédaction ultérieure du texte, au sixième jour, pour sauvegarder l'orthodoxie du shabbath. Tout cela nous montre bien qu'il n'y a aucun rapport intrinsèque entre la création et les sept jours de la semaine (qui, d'ailleurs, n'a rien d'obligatoire en soi: la semaine romaine, par exemple, en comprenait huit).

 

5.

En Genèse 1.9, Dieu crée la terre. Il faut bien rendre compte de l'existence de la terre, c'est sûr; la question est: comment la définir ? Par opposition au ciel, par exemple, comme en Genèse 1.1, ou par rapport au chaos, au vide, au noir, comme en Genèse 1.2 ? Ici, la terre est définie, elle, par opposition aux eaux : « Que les eaux … se rassemblent à un seul endroit et que le sec apparaisse ! ». La terre est donc identifiée au sec, – or cette définition-identification est proprement indo-européenne : le mot même terre (du latin terra) signifie « sec » (cf danois tør, anglais dry). Comme nous l'avons déjà anticipé, il n'y a ici aucun rapport avec le mot hébreu (une racine YBŠ), mais en ce qui concerne le sens, il est indiscutable que le texte biblique fait ici écho à une conception indo-européenne de la terre.

 

6.

Quant au Soleil, à la Lune et aux Étoiles, il est normal de les nommer dans cet ordre, comme le fait Genèse 1.14-17, ainsi que l'ancien texte nordique Völuspa.

            De même, le fait que la Genèse et la Völuspa soulignent, à même titre et avec pratiquement les mêmes mots, qu'au début « aucune herbe ne poussait » (Genèse 2.5) – en vieux nordique:

 

            Mais nulle herbe (gras ekki) ne poussait –

 

ne nous oblige à aucune conclusion, étant donné l'intérêt universel de cette chose qui se trouve à la base de la chaîne alimentaire.

            En revanche, lorsque le texte biblique affirme qu'« une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol » (2.6), cela ne peut pas ne pas nous rappeler le nom du pays des dieux scandinaves: Niflheim = « la Maison de la Brume ». Niflheim est le monde du Nord, vivable tant pour les dieux que pour les hommes, – par opposition à Muspelheim, le monde du Sud, où règnent le feu et la chaleur et qui de ce fait est inaccessible même aux dieux. À cet égard, il faut remarquer que le mot biblique ('ed ) que l'on traduit par « vapeur » est extrêmement rare : on ne le retrouve qu'une seule fois ailleurs, dans le livre de Job (36.27), sous la forme 'edû. Cela permet l'hypothèse que ce n'est pas un vrai mot hébreu, voire qu'il s'agit d'un emprunt à l'indo-européen, en l'occurrence de la racine *dhûmos  (qui a donné le danois damp  « vapeur » ainsi que le français fumée), probablement par l'intermédiaire du sumérien DUNGU « nuage ».

             Mais même s'il n'en est rien, la question reste : pourquoi ce mot rarissime à ce moment précis ? On pourrait penser à une allusion au nom du jardin biblique qui sera énoncé pour la première fois peu après (Genèse 2.8): Eden – qui signifierait dans ce cas « lieu de vapeur ». Or cela n'est pas possible, car Eden s'écrit en hébreu avec une autre consonne initiale (perdue dans la traduction): °edæn, par opposition à 'ed (en fait, c'est un autre mot sumérien: EDEN « plaine herbue »). Tant mieux, car la vraie explication – qui tient compte de ces subtilités de l'écriture – est encore plus excitante: nous voilà enfin arrivés à la création de l'homme – par l'humidité !

            Il semble en effet que l'on ait lu un peu vite, et pas assez attentivement, le passage où l'homme est fait de « poussière ». On oublie que la montée de la « vapeur » eut lieu immédiatement avant et qu'elle était donc sans doute une condition nécessaire à la création de l'homme. Relisons le texte (Genèse 2.6-7), en notant les mots hébreux les plus importants en écriture consonantique (les voyelles étant tellement secondaires dans les langues sémitiques que le plus souvent elles ne s'écrivent pas – et de toute façon pas à l'époque) ; relisons le texte, dis-je, le texte, en prêtant attention au jeu des consonnes:

 

            Et voilà qu'une vapeur ('D) montait de la terre ('RS) et arrosait toute la surface du sol ('DMH). Et Dieu façonna l'homme ('DM) avec la poussière (°PR) de la terre ('DMH).

 

'DM se prononce, on le sait, 'Adam: c'est le nom de l'Homme. Pourquoi s'appelle-t-il ainsi ? Le texte répond, selon l'interprétation courante : parce qu'il est créé avec de la terre : 'DMH, à prononcer 'adamâ. C'est sans doute ce que veut insinuer le texte, mais en réalité nous ne savons pas (du point de vue strictement scientifique de la comparaison des langues sémitiques) s'il y a un vrai rapport étymologique entre les deux. On évoque souvent le mot 'adom « rouge », mais justement les Hébreux n'étaient pas des peaux-rouges, que l'on sache ! Dans ce cas, le récit serait plutôt d'origine éthiopienne, car les Éthiopiens racontent – assez joliment, d'ailleurs – la création des hommes comme suit :

 

            Lorsque Dieu créa les hommes, il les mit au four. Or la première fois, il les a laissés trop cuire : ils sont devenus noirs ; ce sont les Nègres. La deuxième fois, il ne les a pas laissé cuire assez : ils sont devenus pâles ; ce sont les Arabes. La troisième fois, cependant, il les a laissé cuire juste le temps qu'il fallait: ils sont devenus rouges; ce sont les Éthiopiens.

 

Nous proposons toutefois de suivre une autre piste : si l'on admet volontiers le rapport (toujours possible) entre 'DM « homme » et 'DMH « terre », comment ne pas voir celui entre 'DM et 'D « vapeur »? Si le texte explique le nom de l'Homme – Adam – comme « celui de la terre », ne l'explique-t-il pas en même temps comme « celui de la vapeur »? Et ne serait-ce pas là la raison pour l'occurrence exceptionnelle du mot 'D ? Cela est plus que possible : c'est plausible. Quant à la « poussière », le mot hébreux °PR désigne tout ce qui n'est pas rocher, pierre, caillou – c'est-à-dire le sable et la poussière, mais aussi ce mélange de « poussière » et d'eau qu'est  l'argile (dont on connaît l'importance, en tant que matière première, en Mésopotamie). Rien en effet de plus naturel que de façonner de la « poussière » une fois trempée ; il suffisait « qu'une vapeur montât et arrosât toute la surface du sol ».

            Or, les deux définitions de l'homme que nous venons de citer sont, toutes les deux, indo-européennes !

            Pour la définition de l'homme par la terre, elle reste manifeste dans les langues romaines: latin homo « homme » et humus « terre » (cf. « exhumer » etc.) sont visiblement issus de la même racine. Cela dit, le lien entre « homme » est « terre » est assez universel pour que cette coïncidence ne doive pas nous étonner outre mesure.

            Pour la définition de l'homme par l'humidité, par contre, il faut  chercher vers la mythologie scandinave. Dans la Gylfaginning, un homme et une femme sont nés de l'aisselle gauche du géant Ymir endormi. Cette image nous laisse d'abord perplexe (même si nous savons que pour l'augure romain, tourné vers le sud, le côté gauche est celui du Soleil levant), mais en réalité elle ne fait que répéter, en termes plus anthropomorphiques, la « naissance » d'Ymir lui-même qui, cette fois, est un processus purement physique et expliqué comme tel. La création a lieu dans l'abîme Ginnungagap, puisque s'y rencontrent l'air chaud issu de Muspelheim et le givre de Niflheim:

 

            Lorsque le souffle d'air brûlant rencontra le givre, celui-ci se mit à fondre et dégoutta. De ces gouttes ruisselantes jaillit alors la vie sous l'action de la source de chaleur, et une forme humaine [= Ymir] apparut.

 

On a le droit de s'émerveiller ici – non seulement devant l'imagerie sublime, mais surtout devant le fait que ce texte antique explique l'origine de la vie par une véritable théorie scientifique : il a fallu attendre la fin du XXème siècle pour que la science moderne retrouve cette connaissance profonde, sous les noms de « morphogenèse » (René Thom) ou de « structures dissipatives » (Ilya Prigogine). La science moderne pense en effet que l'organisation d'un « système complexe » – tel qu'un être vivant – présuppose une situation d'extrême déséquilibre thermo-dynamique – exactement comme celle que nous venons de constater dans le Ginnungagap.

            Du point de vue philologique, signalons que Ymir signifie « jumeau », ce qui implique déjà l'idée de la reproduction et du couple : dans les Védas, le premier couple humain s'appelle Yama et Yami. Plus étonnant: le thème des jumeaux est toujours présent dans le texte hébraïque, quoique dissimulé sous la forme d'un « jeu de mots »: le nom de l'abîme t'hôm – dont on a cherché l'origine en Babylone – n'est en réalité qu'une légère déformation (« anagramme ») du mot tô'amîm « jumeaux » ! Il en va de même, sans doute, pour l'expression tohu-bohu que l'on traduit à l'improviste par « vide » ou « confusion », mais qui est tout simplement une autre variation sur le thème, cette fois sous forme de « mot-jumeau ». – Au niveau du sens, cependant, c'est une vraie trouvaille, car nous comprenons alors que l'abîme va, si j'ose dire, de pair avec les jumeaux : s'il y a les Deux, il y a aussi l'Entre-Deux (le gap, l'abîme) – et inversement.

 

 

7.

Nous admettons donc que les anciens du Nord ont compris et expliqué l'origine de la vie en termes on ne peut plus propres, mais qu'en même temps leur imagination poétique a permis d'exprimer ce savoir en termes métaphoriques ou anthropomorphiques (nous interpréterons la présence du serpent au Paradis de la même façon). Mais ce n'est pas tout ! Car cette histoire de l'aisselle du géant va nous permettre de décrypter un passage biblique qui autrement resterait incompréhensible. Selon Genèse 2.21-22, Dieu créa la femme en faisant tomber « un profond sommeil sur l'homme », puis il en enleva une côte pour façonner, de cette matière osseuse, la femme. Est-ce une image qui nous frappe par sa beauté ou son symbolisme ? C'est-à-dire... Est-ce qu'elle admet une explication naturelle ? Est-ce que, par exemple (tout néophyte a dû se poser ces questions !), l'homme n'a pas le même nombre de côtes à gauche qu'à droite, ou pas le même nombre que la femme ? Pas du tout. – En revanche, la mythologie comparée éclaire tout : le sommeil d'Adam est le sommeil d'Ymir-Yama, et la côte est venue remplacer (par métonymie) l'aisselle parce que l'auteur du texte hébreu ne comprend plus le fond thermo-dynamique de l'histoire ; il pense peut-être que l'aisselle est moins sublime que la côte, il craint l'odeur et préfère une version expurgée – et par-là même dépourvue de sens !

            Cette fois, nous sommes très proches de la preuve que le récit biblique est en effet dérivée d'une source nordique – ou, si l'on préfère, d'une source indo-européenne antérieure. Il ne s'agit plus simplement de correspondances et de coïncidences qui risquent toujours d'être ou bien inévitables ou bien dues au plus pur des hasard ; il s'agit d'éléments du récit biblique qui sont demeurés incompréhensibles malgré plus de 2 000 ans d'exégèse – et qui tout d'un coup s'éclairent ! Les exégètes n'ont pas cherché les clefs là où, depuis toujours, elles se trouvaient ! Obnubilés par l'opposition supposée absolue du paganisme européen et de la « lux ex oriente », les savants de la chrétienté ont préféré fouiller Babylone et Ougarit ; ils ont déchiffré toutes les langues barbares ; ils ont radiographié tous les papyrus, – ils n'y ont toujours pas trouvé le « missing link ». Ils ne savaient pas qu'ils tenaient déjà la réponse – dans leur propre tradition ancestrale que pourtant ils méprisaient (et ignoraient) parce que païenne et donc à peine humaine.

 

8.

Revenons donc à la création de l'homme.  Ayant façonné celui-ci avec de la « poussière » trempée, Dieu lui « insuffle un souffle de vie par les narines » (Genèse 2.7). Rien d'étonnant que la même chose ait lieu dans la cosmogonie scandinave et que ce soit le dieu suprême Wotan qui donne « le souffle et la vie » au premier homme – comme à la première femme, d'ailleurs, car dans le récit nordique l'homme n'est pas antérieur à la femme (comment le serait-il ?). Il est vrai que les premiers êtres humains du Nord ne sont pas faits de « poussière », mais de bois – question de tradition artisanale régionale (du reste, les deux morceaux de bois dont ils sont façonnés ont été trouvés par leur créateur sur la plage : nous sommes donc toujours près de l'eau !). L'homme et la femme nordiques s'appellent Askr et Embla. Askr est le frêne – nous y reviendrons; quant à Embla, l'on a proposé de l'identifier avec la vigne (vieux haut allemand embila), ce qui est très intéressant – vu que le nom sumérien de la vigne GESTIN semble signifier « arbre de la vie » : serait-il possible que les deux arbres du récit biblique s'identifient ainsi à Askr et Embla, au premier couple humain ? Décidément nous ne sommes pas au bout de nos surprises !

            Pour le moment, il suffit de remarquer que le Dieu suprême des Scandinaves, au moment où il insuffla le souffle de la vie au premier couple, n'était pas seul. Ils étaient trois frères divins – Wotan, Vili et Vé : Wotan donna le souffle et la vie, Vili l'intelligence et le mouvement, Vé la forme et les sens. Cela correspond assez bien aux célèbres « trois fonctions » de Dumézil, mais qu'en est-il en ce qui concerne le texte biblique ? – Constatons d'abord que dans cette version, Dieu refuse explicitement de donner l'intelligence à l'homme: « Tu ne mangeras pas le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal... » (Genèse 2.17). Plus tard, le malin serpent va proposer une théorie pour expliquer ce qui doit d'abord nous étonner : pourquoi diable Dieu veut-il créer un homme débile ? - mais ne soyons pas méchants. Plus sérieusement, nous voyons encore une fois que le récit nordique nous offre une clef pour résoudre les éternels mystères de la « révélation » chrétienne. Car le dieu biblique apparaît lui aussi en pluriel ! Déjà en Genèse 1.1, Dieu s'appelle 'elohîm, ce qui est formellement, en hébreu, un pluriel du mot 'el: « un dieu ». Pire: plus tard, par exemple dans le passage de Genèse 2.7 que nous avons traduit ci-dessus, il reçoit un nom supplémentaire : par « Dieu » nous avons rendu le double nom YHWH 'elohîm. On explique cela par une vague référence à quelque polythéisme primaire qu'heureusement les Hébreux auraient surmonté. Nous, nous proposons d'être beaucoup plus précis: « Dieu » est au pluriel dans le texte biblique parce que celui-ci est une version transformée d'un récit plus ancien où le monde fut créé par une trinité divine originaire. Cette trinité n'a d'ailleurs pas été complètement effacée par la rédaction monothéiste du texte ; aussi en Genèse 18.2  Abraham reçoit-il la visite de « trois hommes » – qu'il reconnaît immédiatement comme « mon Seigneur » ; les chrétiens, bien sûr, n'ont pas hésité à y voir une anticipation de la Trinité telle qu'elle fut mise en place par le Concile de Nicée en 325 !

 

9.

Cela dit, l'apparition d'une trinité divine au bord du Ginnungagap a quelque chose de surprenant... On pourrait penser – et certains l'ont pensé – que de telles coïncidences doivent s'expliquer par le fait que Snorri Sturluson, au XIIIème siècle, fût déjà sous l'influence du christianisme.  Après tout, n'est-ce pas, la Bible est beaucoup plus ancienne que la Gylfaginning !  C'est exact, mais cela concerne l'ancienneté des manuscrits – et non de ce dont ils traitent : la grande épopée de la mythologie finnoise – la Kalevala – ne fut éditée qu'en 1835 ; elle n'est pas pour autant postérieure aux Caprices de Marianne !

            Seule l'analyse comparative peut décider de l'ancienneté de telle tradition par rapport à telle autre. Certes, si la tradition A présuppose la tradition B, B est forcément antérieure, plus « originale » ; ce qui complique la chose, est qu'il y a plusieurs modalités de « présupposition » – dont certaines assez tordues ! Si A cite, approuve ou condamne B, tout va bien : B est plus ancienne, et A l'admet. Mais A peut aussi faire semblant d'ignorer l'existence même de B, pour des raisons plus ou moins avouables : elle peut sincèrement vouloir s'établir à son compte, ou elle peut tacitement exploiter l'héritage de B, tout en prétendant en être l'auteur. Dans ce cas, nous pouvons soupçonner – à la manière de Freud – une dépendance « refoulée » de A par rapport à B, mais nous ne pouvons le savoir qu'en faisant appel à une troisième tradition C, c'est-à-dire par la comparaison. C'est grâce à elle qui nous échappons (Dieu merci !) au labyrinthe de miroirs psychanalytiques, à l'interminable jeu de soupçon et d'illusion.

            La trinité est un bel exemple. Un seul trait suffit pour nous assurer que la « trinité » de la mythologie scandinave ne soit d'aucune façon dérivée de celle du christianisme : quelques vers qui racontent, de manière tout à fait anecdotique, qu'à la faveur d'un voyage prolongé de Wotan, ses deux frères, Vili et Vé, partageaient sa femme Frigg. Car si un tel épisode n'est guère au goût du christianisme, il trouve son pendant exact dans l'épopée indienne du Mahâbhârata : dans l'histoire – chère à Wikander et Dumézil – des frères tri-fonctionnels Pândava (l'un des frères part en voyage et ramène une femme qu'il sera ensuite obligé de partager avec ses frères, - le fait qu'un tel ménage soit aussi contraire aux mœurs de l'Inde qu'à celles de la Scandinavie, ne fait qu'accentuer l'intérêt de cet épisode). La conclusion est sans appel : si nous trouvons la même anecdote en Islande et au nord du Gange, c'est qu'elle fait partie de l'héritage indo-européenne commun et qu'elle était donc racontée à une époque où la langue hébraïque n'existait même pas.

 

10.

Après ce discours de la méthode, revenons au texte. En Genèse 2.9, l'arbre de la vie est mis « au milieu du jardin »; sans surprise, l'arbre cosmique des Scandinaves – le frêne Yggdrasil – se trouve également au centre de Niflheim, au « sanctuaire des dieux ». Les deux arbres ont plusieurs traits en commun – notamment la présence d'un serpent sur lequel nous reviendrons. Sous les racines d'Yggdrasil se trouve une source qui donne naissance à douze fleuves ; dans Genèse 2.10 il ne s'agit que de quatre fleuves, mais cette nuance est mineure, car de toute façon le géant Ymir se nourrissait de quatre « fleuves » de lait. On peut penser (mais point prouver) que les douze fleuves correspondent aux douze constellations du zodiaque, et les quatre fleuves, bien entendu, aux quatre points cardinaux.

            Plus étonnant est la présence de tout un bestiaire autour d'Yggdrasil. À son sommet, dans les branches, un aigle (doublé d'un faucon) et quatre cerfs qui en broutent les jeunes pousses (leurs noms semblent en effet indiquer qu'elles symbolisent en quelque sorte le temps qui passe) ; à sa base le serpent Nidhoggr qui en ronge les racines ; enfin, circulant sur le tronc, l'écureuil Ratatoskr qui « transmet les paroles haineuses que s'échangent l'aigle et le serpent ». Bref, l'arbre Yggdrasil est un véritable microcosme où tout le drame du monde se répète.

            De tout ce zoo, il ne reste dans le récit biblique que le serpent – avec juste l'indication qu'il n'était pas seul : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux... » (Genèse 3.1). Cependant, nous avons le droit d'admettre que ce n'est pas par hasard que le serpent biblique se mêle de l'histoire du fruit défendu : il y a un rapport, osons le mot, beaucoup plus serré entre l'arbre et le serpent ! Dans les plus anciennes versions sumériennes de l'épopée de Gilgamesh, en effet, le serpent s'est déjà installé aux racines (UR) de l'arbre sacré nommé halub  (à reprocher du nom de l'un des arbres sacrés des indo-européens: *grab- « chêne »). Dans ce récit, d'ailleurs, la déesse INANA trouve l'arbre au bord de l'eau (de l'Euphrate) – tout comme la trinité des dieux nordiques trouvèrent Ask et Embla au bord de la mer ; faut-il préciser, encore une fois, que l'existence même de cette version intermédiaire et bien plus ancienne que la Bible exclut l'hypothèse que le serpent Niddhoggr soit un simple emprunt au christianisme ?

            L'origine de cette association entre arbre et serpent est bien plus profonde : vu l'importance cosmologique d'Yggdrasil (« ses branches s'étendent au-dessus du monde entier et dominent le ciel »), nous pensons  que si l'arbre correspond à l'axe de l'univers (c'est-à-dire à l'axe de rotation de la Terre, vue depuis la Terre), le serpent correspond à l'écliptique, c'est-à-dire à cette zone assez étoilée du ciel où peut avoir lieu une éclipse. Si, en effet, l'on observe le ciel pendant quelques générations, on voit que cette zone apparaît comme un gigantesque serpent « autour » de la Terre (ses « ondulations » étant dues à l'inclinaison de l'axe de la terre). Le serpent n'a donc rien de fabuleux : en cosmologie, l'image du serpent s'impose parce que c'est l'image de la réalité même. Dire que, lors d'une éclipse, le Soleil est « dévoré par le serpent » est à peine une métaphore. Nous comprenons alors que le serpent Nidhoggr – pour méchant qu'il soit – n'est que l'avatar du vrai Serpent : celui qui, chez les Scandinaves, s'appelle Jormungandr, le « serpent entourant la terre ». Si, dans Gylfaginning, ce n'est pas ce serpent, mais son frère, le loup Fenrir (ou un fils de Fenrir), qui dévorera le Soleil lors du Crépuscule des Dieux, cela n'est qu'une élaboration secondaire : le grand Serpent restant inerte jusqu'à la fin du monde, les Nordiques expliquent le cours normal du Soleil en disant qu'il est chassé par le loup Hati (« Haine ») qui finira par l'attraper.

 

11.

Pour le moment, un autre détail du récit nordique de la fin du monde nous intéressera. Car si tout finit mal – très mal – pour Wotan, Thor & Cie, il y a aussi une bonne nouvelle : même si la plupart des dieux succombent et que tout le vieux monde est incendié par les forces du mal, ce n'est pas la fin de la race humaine : un seul couple – la femme Lif et l'homme Liftrasir – survit, en se cachant dans un bois nommé Hoddmimir (« trésor de mémoire »). Bonne nouvelle pour l'humanité – et pour notre enquête : la preuve ! Car que se passe-t-il en Genèse 3.8 ? Adam et Eve – couple seul au monde – « se cachent au milieu des arbres du jardin » ! Eh bien, je suis prêt à admettre que deux mythes qui traitent de l'origine du monde et de l'homme peuvent avoir beaucoup d'éléments en commun sans pour autant être issus l'un de l'autre ou d'une source commune : il est normal de parler d'un arbre au milieu du monde – et même d'un serpent qui va avec – car il s'agit là des structures géométriques universelles. Il est normal aussi de parler d'un seul couple pour évoquer l'humanité tout entièren: il s'agit là d'une technique poétique (pars pro toto) sans doute également universelle. Mais que, dans les deux récits en question, le couple se cache dans la verdure : voilà que je n'arrive pas à comprendre autrement que par une parenté entre ces deux mythes. Ni la nécessité, ni le hasard n'explique une telle coïncidence d'image. Après tout, bien que pouvant tout faire (courir, coïter, s'endormir) – ils choisissent de se cacher. Et en admettant qu'ils se cachent, ils pourraient toujours se cacher n'importe où (dans une cave, dans l'eau, en se couvrant de poussière) – mais ils choisissent de se cacher dans un bois. Je vois bien que ce n'est pas pour la même raison que le couple humain se cache dans le bois, dans les deux récits : chez les Nordiques, le monde est en feu ; dans la Bible, c'est une histoire de gosses qui ont fait une connerie. Mais justement, c'est comme ça que fonctionne le « rewriting » : dans la Bible, la narration a été complètement renversée pour devenir l'histoire de la « chute » de l'homme (et surtout de la femme – que craignent, on le sait, les sémites). Dans la mythologie nordique, bien entendu, les humains ne sont pour rien dans le cataclysme : ce sont les dieux eux-mêmes qui ont provoqué la fin du monde, par des actes manqués ou même malhonnêtes, et ce sont les dieux qui périront. Comme dit Nietzsche, à propos des dieux grecs : assumer la faute – et pas simplement la punition – est plus noble.           

            Il y a plus. On a vu que la dernière-première femme du monde se nomme Lif, en nordique : « Vie ». Cela rappelle textuellement Genèse 3.20 : « Adam appela sa femme Eve (hawwâ), car elle devait être la mère de tous les vivants ». Dans le récit nordique, remarquons-le en passant, la femme n'est pas nommée par, ni même après ou d'après l'homme (comme en Genèse 2.23) – c'est plutôt l'homme qui est nommé d'après elle : Liftraser « survivant ». Mais plus important : l'interprétation du nom d'Eve que propose le texte biblique, est étymologiquement impossible en hébreu : hawwâ ne saurait être dérivée de hayâ « être, vivre » ; ce n'est pas le même « h » ! C'est un jeu de mots – voire une blague. Ou plutôt : c'est le signe que le texte hébreu constitue l'essai pénible de refaire, en bricolant, ce qui dans un autre texte, d'une autre langue, était simple et clair.

 

12.

En fait, si la scène est bien la même dans les deux récits, les interprétations en sont strictement opposées : chez les Nordiques, l'humanité est au point de rebondir ; dans la Bible, c'est la chute qui s'annonce. Adam a beau avoir croqué dans le fruit qui le rendrait égalable à Dieu en intelligence ; il n'est toujours pas assez futé pour comprendre que s'il se cache dans le bosquet, il sera certainement découvert ! On connaît la suite : le serpent, la femme, l'homme et la terre dont il est fait sont tous maudits par leur créateur inepte, et Adam et Eve sont chassés du jardin d'Eden qui sera désormais gardé    par « les chérubins qui agitent une épée flamboyante pour garder le chemin de l'arbre de vie » (3.24).

            Quant à ces derniers, il y a de quoi s'interroger. On sait que dans les Dix Commandements (Exode 20.4), Dieu interdit formellement à l'homme de faire des images sacrées (des pæsæl, c'est-à-dire des statues façonnées à la main (pes)) ; cela ne l'empêche pas de lui ordonner, quelques pages plus tard (Exode 25.18sq), d'en produire – en or ! – pour orner « l'Arche de l'Alliance ». Vivre en fidèle avec de telles contradictions doit être un peu exaspérant, mais ce qui nous intéresse ici est que les figurines que commande Dieu à cette occasion s'appellent justement des chérubins (k'rûbim). Le mot désigne donc couramment des images faites, tandis que dans la Genèse il s'agit visiblement d'êtres suffisamment vivants pour « agiter une épée flamboyante ». Donc pourquoi ce mot ? Et pourquoi, au demeurant, une seule épée ?

            La réponse, encore une fois, se trouve dans la mythologie nordique. Nous avons vu que, selon celle-ci, le monde est partagé en deux : au Nord Niflheim, domaine des dieux, des géants et des hommes ; au Sud Muspelheim, domaine du feu, inaccesible à tous ceux qui n'en sont pas originaires. Or Muspelheim est gardé par un être nommé Surt (« noir », cf. allemand schwarz  – et cf. le récit éthiopien de la création) qui, lui, agit une épée flamboyante. Vous verrez d'ailleurs cette épée et son éclat lors de la fin du monde, quand Niflheim sera envahi par Surt et tous les Fils de Muspel qui finiront par tout incendier. Cela vous rappelle quelque chose ? Les « Muspelmans », le Maure, le Cimeterre, le Feu ? Londres 2011 ? Je vous avais prévenus : la prophétie de la Völuspa est de la plus haute actualité !

 

13.

Mais ne nous laissons pas entraîner : si l'étymologie de Muspel n'est pas claire, elle n'a certainement rien à voir avec le phénomène tout récent et sans conséquence des « musulmans »... – Par contre, voilà ce qui s'est passé, il y a presque 3 000 ans, lorsque d'un mythe on en a fait un autre. Le pays inaccessible pour des simples raisons physiques – Muspelheim, l'empire du feu – est devenu le Paradis perdu, pays défendu pour des raisons morales, mais toujours défendu par des avatars de Surt brandissant l'épée de flamme. (Du coup l'axe Nord-Sud a été remplacé par celui, plus « moderne », Est-Ouest : la Bible précise que les chérubins furent postés « à l'est du jardin d'Eden » ce qui en ferait logiquement un endroit à l'ouest du monde des hommes). Comme d'habitude nous ne trouvons que des traces, presque imperceptibles, de cette transformation – mais l'important est que nous les trouvions : si la traduction française dit bien « une épée flamboyante » – là où logiquement on s'attendait à ce que chaque chérubin portât la sienne – c'est pour rendre au mieux la formule hébraïque « flamme d'épée tournante (lahat ha-hæræb ham-mitheppækæt) » qui, elle, traduit littéralement les mots de la Völuspa (en parlant de l'arme de Surt) : skinn af sverdi « éclat d'épée ». En clair : un poète peut très bien invertir substance et accident, en disant « éclat d'épée » au lieu de « épée éclatante », et pourtant rester original ; mais si deux poètes le font, ils ne sauraient être originaux tous les deux. Il y a donc un rapport. – Du reste, le lecteur très attentif aura déjà compris que nous tenons ici également la clef de l'énigme des chérubins : c'est encore un jeu de mots ! En effet, la racine HRB de hæræb « épée » est suffisamment proche de la racine KRB des chérubins pour en justifier, dans la tête du scribe hébreu, le rapprochement. En plus, la racine HRB signifie-t-elle aussi « sécheresse, dévastation » – attributs propres au pays de Surt, sinon au jardin d'Eden !

 

14.

Résumons en rajoutant. Tout le monde connaît l'histoire de Noé et du déluge : c'est un épisode qui, dans la Genèse, se produit peu après la création du monde, mais apparemment sans rapport logique, a priori, avec celle-ci. Or dans la mythologie nordique, il y a aussi – surprise ! – un déluge qui extermine, cette fois, toute la race des géants – sauf un qui y échappe grâce à une construction en bois (ludr) qui lui servira plus tard comme cercueil (on sait que les rois Vikings furent « enterrés » dans leur navire drakkar). Ce géant va donc, comme Noé, assurer la survie de sa race, et son nom Bergelmir semble bien contenir la racine berg « montagne » (cf. Genèse 8.4: « l'arche se posa sur les montagnes d'Ararat »). Mais en plus, il compte parmi ses descendants un nommé Nori (ou Norfi) ; pour la deuxième fois nous trouvons donc ce qui pourrait être un emprunt linguistique. Il est vrai que le nom hébreux Noah est d'abord un jeu de mots sur nawah « se poser » (c'est le verbe même utilisé dans le passage que nous venons de citer ; l'évocation, en Genèse 5.29, de la racine NHM « consoler » n'est pas sérieuse), et nous trouvons en effet un écho de cette notion dans les Vaftrudnismal où il est dit de Bergelmir que

 

            ce très savant géant

            sur une bière fut posé.

 

Cela n'empêche toutefois pas que Noah soit une ré-interprétation « inspirée » du nom nordique Nori qui, lui, signifie « à l'étroit » (cf anglais narrow). De toute façon, la tradition nordique – qui insiste sur le fait que Bergelmir se sauve grâce à son « bois à mourir » – nous propose une explication de ce que personne ne comprend depuis 2 000 ans : à savoir pourquoi le texte (Genèse 6.14sq), plutôt que de parler tout simplement d'un bateau pour échapper au déluge, préfère parler d'une « arche » (tebâ) – encore un vocable rare que les savants ont rapproché d'un mot égyptien dbt qui signifie, justement, « cercueil ».  

            À noter dans tout cela que si, dans le récit hébreu, le déluge se produit pour des raisons de justice divine, sans doute, mais néanmoins accidentelles, le déluge nordique est une conséquence directe de la création du monde : en tuant l'archi-géant Ymir, la trinité originaire de la théologie nordique déclenche – probablement malgré eux – un « déluge » de sang qui a failli exterminer – non pas la race humaine (qui n'existe pas encore), mais la race des géants. Celle-ci est certainement étrangère à celle des dieux, mais il n'est pas question que le déluge se produisît comme « punition divine » ou assimilé : le texte de Gylfaginning raconte tout simplement que la création du monde eut cette conséquence, mais que néanmoins un seul parmi les géants était suffisamment fort pour échapper au désastre, ce qui explique que les géants existent toujours.

 

15.

En guise de conclusion, insistons sur trois observations déjà évoquées qui se vérifient ici une fois encore.

            D'abord, le fait que dans la mythologie nordique il y ait un rapport logique (ou physique) entre création et déluge, tandis que la version biblique n'en propose qu'une « justification » morale franchement incohérente (Genèse 6.5-7: YHWH vit que l'homme ('Adam) fait beaucoup de mal – donc il va tout exterminer – « jusqu'au bétail, aux reptiles et aux oiseaux » – drôle de justice !), est un indice que la tradition nordique est bien la plus ancienne. L'opération inverse – effacer, jusqu'à la dernière trace, toute la dimension morale, pour établir une logique purement naturelle – serait en effet plus que païenne : elle serait diabolique ! Par contre, on comprend que le scribe hébreu invente des explications ad hoc là où la suite naturelle des événements a été rompue – que ce soit que celle-ci ne l'intéresse pas ou que tout simplement il ne la comprenne plus.

            Puis, il y a chez le scribe hébreu une forte tendance à « expliquer », faute de mieux, ce qui se passe par des « jeux de mots » qui cependant n'ont jamais de valeur étymologique. Par contre, le récit nordique n'évoque même pas l'étymologie du nom du géant Nori ; il suffit que celui qui écoute la narration éprouve le plaisir esthétique du mot juste pour dépeindre quelqu'un qui survit « à l'étroit » sur un morceau de bois qui de toute façon deviendra sa tombe ! L'équilibre parfait entre « signifiant » et « signifié » n'a pas besoin de commentaire ; la fascination de l'étymologie (fausse, en plus) n'arrive qu'au moment où le sens est perdu (que l'on songe à la « philosophie » de Jacques Derrida). Comme dira Goethe: « Là où manquent les concepts, il y a toujours un mot qui tombe à pic ».

            Enfin, le texte hébreu propose une ré-interprétation de la création du monde en termes de culpabilité humaine et punition divine qui sont totalement absents de la tradition nordique.  Ajoutons qu'il propose aussi ce que l'on pourrait appeler une mainmise ethnique sur la narration. Pour le conteur (skald) nordique, il était tout à fait possible de chanter l'exploit d'un géant qui survit au déluge – même si les géants ne sont pas du tout nos amis. Pour l'hébreu, ce n'est plus possible : si quelqu'un a fait quelque chose de formidable, ce doit forcément être un de nous ! Aussi l'ingénieux Nori devint-il l'incestueux Noé. Cette attitude demande un certain travail de « rewriting » ; c'est là le drame d'un peuple qui, au fond, n'a jamais fait que des emprunts.

 

16.

Faut-il encore une preuve ? La voici. Juste avant le déluge, le texte biblique remarque : « Les géants étaient sur la terre ces jours-là... » (Genèse 6.4). Quel rapport ? Pour le lecteur lambda, aucun. Nous, par contre, savons déjà que dans la version originale le déluge ne concernait que les géants ; la phrase biblique en est la trace. Faut-il encore une preuve ? La voici. Le nom de ces géants est un mot aussi rare que 'ed « vapeur », et la seule racine qui y ressemble un peu (NPL) a le sens contraire : « tomber, avorter ». Il est donc très probablement question d'un mot étranger. Le nom de ces géants, alors ? Nefilîm, c'est-à-dire « ceux de Niflheim », les Nibelungen. Les géants bibliques portaient le nom des dieux scandinaves !

 

Mon travail est fait.

 

Par Louis NEFER

 

Bibliographie

 

Biblia Hebraica Stuttgartensia, Deutsche Bibelstiftung

 

La Bible (très agréable édition par la Société Biblique de Genève – à 1,50 €!)

 

L'Edda (traduction par François-Xavier Dillmann), Gallimard

 

Electronic Text Corpus of Sumerian Literature (www.etcsl.orinst.ox.ac.uk)

 

C. Autran: Sumérien et indo-européen, Geuthner

 

Lucien-Jean Bord: Petit lexique du sumérien à l'usage des débutants, Geuthner

 

Georges Dumézil: Mythe et Épopée, Gallimard

 

Wilhelm Gesenius: Hebräisches und aramäisches Handwörterbuch über das Alte Testament, Spinger-Verlag

 

Pierre Vial et al: Fêtes païennes des quatre saisons, Les Éditions de la Forêt

 

Très bonne analyse, excellent travail qui s'ajoute aux nombreuses conclusions de "spécialistes" dont on n'entend jamais parler, et pour cause !

 

Les Hébreux, et leurs divers successeurs, ont toujours été de médiocres copistes, des falsificateurs par dessus le marché !

 

Leurs "écrits", et c'est aujourd'hui reconnu, par les chercheurs sérieux, ne sont que le résultat d'un syncrétisme de notions qu'ils ont mal assimilées et qu'ils ont mélangées en dépit du bon sens ; leur "esprit" trop matérialiste privait les Hébreux de comprendre l'essence du Monde.

Ne pouvant le comprendre, ils ont voulu en être les maîtres, d'où leur "complexe raciste" qui ne les a jamais quitté de penser qu'ils étaient le "peuple élu" d'un Dieu qu'ils ont créé à leur image.

Eternels donneurs de "leçons morales" qui étaient de leur niveau, mais qui ne pouvaient contenter ni satisfaire l'esprit libre des peuples du Nord qui se moquaient bien de ces stupidités !

 

D'où cette guerre éternelle entre eux (hommes sombres, mesquins, etc.) et la clareté (dans tous les sens du terme) des Hyberboréens !

 

Guerre de "Race" incontestablement !

 

L'histoire de Monde, depuis notre ère plus spécifiquement, peut effectivement se résumer entre le combat à mort entre l'esprit juif qui "empoisonne", "réglemente", "interdit", "condamne" etc. et l'esprit aryen qui lui, tout au contraire, est lumineux et créateur !

 

Adolf Hitler l'avait bien compris ! Mais malheur aux vaincus !

 

Phillip GRAF

VIIIème congrès de l'OEuvre française à Lyon - Dimanche 5 Février 2012

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Source : cliquez sur l'image ci-dessous :

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Salutations Nationalistes !

 

Résistance 92 

Roger Holeindre : pourquoi j’ai quitté le Front National …

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Lettre Nationaliste et Identitaire

Source : cliquez sur l'image ci-dessous

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Émission de Radio Courtoisie du 2 février 2011, entretien avec Martial Bild.                                

Il y a un an déjà, que l’une des plus grandes et des plus appréciées figures du mouvement se retirait du FN. 

Roger Holeindre explique son (notre) combat et pourquoi, fondateur du Fn, ll quitte le mouvement qu’il a servi durant 40 ans. 

« … elle ne représente pas mes idées, elle ne représente pas les idées de son père …/… On ne peut pas faire de la politique en oubliant 30 ou 40 ans de politique française, si pour être deringardisé ou dédiabolisé il ne faut pas parler de la guerre de 14, pas parler de la guerre de 39/45, pas parler de la libération, pas parler de l’épuration, pas parler de la guerre d’Indochine et de la guerre d’Algérie, je n’en suis pas … /… je ne crois pas qu’elle croit ce qu’elle dit… » 

Roger HOLEINDRE sur RADIO COURTOISIE le 02/02/2011  


Roger HOLEINDRE Pourquoi j'ai quité le FN de... par La-flamme

 

Courte biographie de Roger Holeindre – Popeye :

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Nous passons sur les grands moments connues qui ont amené Roger Holeindre, de très jeunes résistant combattant en 1944 aux Jeunesses Patriotes et Sociales de 1968 en passant par les guerres en Indochine et en Algérie, l’OAS, les Comites Tixier-Vignancour et le Front Uni de Soutien au Sud-Vietnam.

Membre Fondateur du Front national en 1972, président créateur du Cercle National des Combattant. Il est aussi jusqu’en janvier 2011, le 1er vice –président du FN.
Au sein du FN, il poursuit l’œuvre de Jean-Pierre Stirbois en incarnant le courant nationaliste et solidariste.

Etant le cadre le plus connu et le plus aimé au Fn (après Jean-Marie Le Pen évidement), il sera l’artisan principal permettant de retenir le plus possible de cadres et d’adhérents autour du président du FN, lors de la crise mégrétiste de 1998.

En 2010, lors de la campagne pour la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, il prend position en faveur de Bruno Gollnisch.
Suite à l’annonce anticipée de la victoire de Marine Le Pen, Roger Holeindre quitte le Front National. Il annonce son départ le 15 janvier 2011 en avouant ne pas se reconnaître dans les idées et la stratégie de la fille de Jean-Marie Le Pen : « Marine Le Pen n’incarne en rien les valeurs que je défends depuis toujours ».

Salutations Nationalistes !

Résistance 92

 

Samedi prochain, 28 janvier, à Tours : 2e MARCHE DE LA FIERTE TOURANGELLE...

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Lettre Nationaliste et Identitaire

Samedi prochain, 28 janvier, à Tours : 2e MARCHE DE LA FIERTE TOURANGELLE...

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 Source : http://voxpopuliturone.blogspot.com

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 Salutations Nationalistes !

Résistance 92

VOILA, IL EST SORTI !

Maintenant, il sera possible de m’insulter en toute connaissance de cause …

 

 

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TABLE DES MATIERES

 

Avant-propos

 

Une naissance laborieuse…

1981 ! La gauche s’installe dans ses meubles

Le succès pointe enfin le bout de son nez !

Premier palier : les européennes de 1984

Encore plus fort : les législatives de 1986

Le FN s’incruste dans le paysage politique

Qui craint le grand méchant loup, méchant loup, méchant loup… ?

Touche pas à mon Front !

Le clan Le Pen

Héritiers de père en fille

Les finances du FN et assimilés

Attention, une Le Pen peut en cacher une autre

Purges et départs à répétition

Le piège médiatique

La « dédiabolisation » côté FN

Marine Le Pen et la communauté juive de France

La dérive idéologique

Conclusion

 

Annexes

Bibliographie

 

 

256 pages. 18 €

Pour commander : envoyer chèque (18 € + 3 € frais de port) et adresse du destinataire clairement indiquée à Anne Kling - Editions Mithra - BP 60291 - 67008 STRASBOURG Cedex

Rappel :

Le livre d'Anne Kling sera en vente demain samedi 28 janvier au pot de Rivarol.

Source : Le Blog d'Anne KLING

Dans Rivarol ce vendredi : un grand entretien entre Anne Kling et Robert Spieler...

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Anne KLING : “Jamais le FN n’a fait trembler le système

RIVAROL: Vous êtes l’auteur de plusieurs livres de référence, dont La France LICRAtisée, Révolutionnaires juifs et Le CRIF, un lobby au cœur de la République. Votre nouveau livre a pour titre: FN… Tout ça pour ça!, sous-titré La très étonnante évolution du FN. Dites-nous quels sont vos objectifs en écrivant un livre tout de même critique envers le FN. Et très réservé à l’égard de Marine Le Pen.

Anne Kling : En retraçant l’historique d’un mouvement qui a toujours été considéré par le clan Le Pen comme une propriété personnelle et en établissant un état des lieux actuel, j’ai démontré une véritable appropriation du mouvement qui a été à l’origine de tous les échecs. Jamais son inamovible président n’a cherché à faire du FN un parti d’alternance crédible et ce, malgré des circonstances historiquement favorables. Il l’a géré comme un espace lui permettant, à lui personnellement, d’exister sur la scène politique française. Et même au premier rang, du fait d’une diabolisation qui en réalité a été bénéfique aux deux partenaires: au système et à Jean-Marie Le Pen.

A l’heure où la fille du chef a pris le relais, dans un matraquage médiatique dont le système a le secret, nous devons nous demander ce que cache la stupéfiante promotion dont elle est l’objet. Car ce virage à 180° est éminemment suspect. Après avoir diabolisé, ou fait mine de le faire, le père durant trente ans, voilà que tout à coup le système dédiabolise la fille à tour de bras et lui ouvre toutes grandes les portes de ses media. Dans quel but ?

R. : Vous affirmez que le système avait besoin du FN?

A. K. : Il est évident que le système avait besoin du FN qui remplissait plusieurs fonctions des plus utiles. Celle de bouc-émissaire, la fameuse «lepénisation des esprits» étant naturellement de sa faute et non de celle des irresponsables politiques incapables de résoudre les problèmes qu’ils avaient eux-mêmes créés. Celle de soupape de sécurité car il fallait bien que le bon peuple pût exhaler sa rancœur à intervalles réguliers avant de rentrer sagement dans le rang. Et bien sûr, il a servi, c’était même sa fonction principale, à maintenir la gauche au pouvoir puisque la droite a toujours eu interdiction formelle, pour des raisons de moralité, de s’allier au diable.

Or, à partir du début des années 2000, ce scénario bien huilé a commencé à connaître quelques couacs. Une nette recrudescence d’actes avérés d’antisémitisme dans les banlieues dites sensibles a provoqué une sensible évolution et une instrumentalisation nouvelle du mouvement.

Tout à coup, avec un bel ensemble, les media du système se sont mis à ouvrir toutes grandes leurs colonnes, leurs radios, leurs télés, à la fille du président du parti maudit. Pour quelles raisons? Parce qu’elle était télégénique et avait la langue bien pendue? Allons donc! Son père lui aussi était télégénique et n’avait pas sa langue dans sa poche. Parce qu’elle faisait vendre du papier? Et alors? Son père en faisait vendre tout autant.

L’explication est trop courte et il faut chercher ailleurs en creusant un peu plus profond. Il faut chercher du côté des raisons politiques d’une dédiabolisation du parti qui est actuellement orchestrée comme l’avait été en son temps son exact contraire. A quelles fins ?

R. : Vous évoquez la naissance du FN. Qui ne fut pas créé par Jean-Marie Le Pen…

A. K. : A la création officielle du FN, le 5octobre 1972, Jean-Marie Le Pen a déjà passablement bourlingué à travers la IVe République, avec des succès divers: élu député poujadiste de la Seine en 1956, à l’âge de 27 ans, réélu en 1958 sous l’étiquette du CNIP, il est finalement battu aux législatives de 1962. Commençait alors pour lui une longue traversée du désert politique.

Il va être inopinément remis en selle par Ordre Nouveau (ON). Ce mouvement nationaliste, né en 1969, envisage dès 1971 la création d’un parti unitaire, d’un front national destiné à rassembler la famille nationaliste éparpillée, un peu sur le modèle du Mouvement Social Italien (MSI). Ce rassemblement est officiellement annoncé lors du 2e congrès d’ON en juin 1972, sous le nom de Front national pour l’unité française (FNUF). Ses initiateurs se mettent en quête d’un président pour en prendre la tête mais, pour diverses raisons, se voient opposer un refus de la part des candidats initialement pressentis : Georges Bidault, Jacques Soustelle, Jean-Louis Tixier-Vignancour et Pierre Sergent.

 

La nouvelle fédération voit néanmoins le jour quelques mois plus tard, le 5 octobre 1972. Son appellation initiale un peu compliquée est réduite dans les faits à Front national tout court. Elle se dote d’un bureau central de six membres, à savoir deux représentants d’ON : Alain Robert et François Brigneau, un ancien de l’OAS: Roger Holeindre, Pierre Bousquet, du journal Militant, Jean-Marie Le Pen et son ami Pierre Durand. Le problème de la présidence étant toujours ouvert, c’est finalement Le Pen, en raison de sa notoriété et de ses états de service comme ancien député, qui est désigné à ce poste par ses associés. Le voilà enfin président. Certes, mais en liberté étroitement surveillée par Ordre Nouveau. La dissolution d’Ordre Nouveau, en même temps que celle de la Ligue communiste d’Alain Krivine, va rebattre les cartes. Le Pen est désormais seul maître à bord…

R. : Et puis, en 1981, l’arrivée de la gauche au pouvoir…

A. K. : Jusqu’à cette date fatidique, les résultats électoraux du FN sont des plus médiocres, lui interdisant tout rôle d’aiguillon ou de nuisance. C’est la gauche enfin officiellement aux commandes— et son subtil président— qui vont puissamment aider au décollage d’un mouvement qui se révélera fort utile à l’avenir. Pour eux.

N’oublions pas que François Mitterrand et Jean-Marie Le Pen se connaissent bien pour s’être croisés dans les couloirs de la IVe République. Tous deux ont été élus députés le 2janvier 1956, quoique naturellement dans des formations différentes. Et, à l’époque, ils avaient siégé de concert à la commission des affaires étrangères. Par la suite, en 1962, ils s’étaient retrouvés témoins à décharge lors du procès du général Salan.

 

N’oublions pas davantage les nombreuses accointances de jeunesse du président socialiste avec l’extrême droite, ainsi que ses amitiés fidèles, qui lui furent abondamment reprochées par la suite en de nombreux ouvrages. C’est qu’il n’avait pas la vision manichéenne de l’histoire imposée par les lobbys, qui est désormais de règle.

 

Sans forcément aller jusqu’à l’entente avérée, il faut reconnaître que bien des points de convergence existaient entre les deux compères. Proximité qui facilita grandement le jeu de rôles «toi méchant moi gentil» qui ne tarda pas à s’installer pour le plus grand bénéfice de chacun.

 

Alors qu’il n’exista jamais le moindre atome crochu entre Chirac et Le Pen dont la vive animosité réciproque a imperturbablement traversé les décennies pour subsister aujourd’hui, intacte.

R. : Pourquoi cet étonnant anti-lepénisme de Chirac? Vous parlez notamment dans votre livre de «promesses de Chirac aux officines juives».

A. K. : Sans vouloir sonder les reins et les cœurs, on peut hasarder sans trop de crainte de se tromper au moins deux raisons essentielles à cette hargne constante dont les conséquences politiques furent importantes: tout d’abord les forts penchants communistes de Chirac dès sa jeunesse, alors que Le Pen a toujours fait preuve d’un anticommunisme sincère et virulent. Et deuxièmement, ses liens étroits, tout au long de sa carrière, avec les responsables communautaires juifs.

Voilà pour les raisons “avouables”. Moins avouable, mais politiquement facile à comprendre, à partir du moment où il lui sera strictement défendu de s’allier avec lui, la droite aura elle aussi intérêt à diaboliser le FN qui empiétait fâcheusement sur ses terres et venait saccager ses plates-bandes. Evidemment, si elle avait eu le droit de s’entendre avec ce concurrent encombrant, les choses eussent été différentes. Mais la gauche et les responsables communautaires juifs le lui avaient expressément interdit.

 

Car Chirac avait effectivement pris des engagements fermes auprès de ces responsables. Le fait n’est en rien un mystère puisque LeMonde le relate en ces termes le 26mars 1986: «Enfin, les associations B’nai B’rith lancent un appel à la vigilance, attirent l’attention des partis de la nouvelle majorité contre toute tentation de vouloir reprendre les slogans extrémistes sur l’insécurité et les idées xénophobes à l’encontre des immigrés et rappellent aux représentants de ces partis leurs engagements pris, au cours des forums du B’nai B’rith, devant la communauté, déclarations reprises après proclamation des résultats du vote, de ne s’allier en aucun cas au Front national».

Voilà qui a le mérite de la clarté. Le B’nai B’rith a interdit tout rapprochement de la droite et de l’extrême droite. Et la droite obéit servilement.

En 1987, Chirac récidivera devant le CRIF en réaffirmant solennellement que jamais il ne contracterait d’alliance, ni à titre personnel, ni en tant que responsable d’un mouvement politique, avec tel ou tel parti d’extrême droite. Ce qui ne l’empêchera pas de perdre en 1988.

R. : Pourquoi Mitterrand a-t-il favorisé l’implantation du FN dans le paysage politique français ?

La suite vendredi dans Rivarol, chez votre marchand de journaux ou en lisant le livre d'Anne Kling "FN Tout ça pour ça..." (cliquez ici).

Le livre d'Anne Kling sera en vente samedi prochain au pot de Rivarol.

25/01/2012

Le handicap structurel France /Allemagne face à l’euro et l’Europe Puissance

Selon  Marc  Rousset, écrivain, économiste, auteur de

« La Nouvelle Europe Paris-berlin-Moscou »

Si la France veut sauver l’euro et les chances de l’Europe Puissance, encore faut-il  qu’elle effectue un sursaut d’une façon urgente pour surmonter ses handicaps  économiques structurels et  un différentiel de compétitivité par rapport à l’Allemagne d’environ 13%.

La divergence actuelle franco-allemande n’est pas tenable !

Si l’on ajoute à ce facteur  intra-communautaire, les effets catastrophiques de la concurrence des pays émergents et du libre échangisme mondialiste, il ne faudra  pas s’étonner si le  chômage continue d’augmenter  en France d’une façon considérable  en 2012 !

Etat des lieux de l’ handicap structurel  de la France par rapport à l’Allemagne

Outre-Rhin, on vient de célébrer un nouveau record des exportations qui ont passé le cap des 1000 milliards d’euros en 2011.

Les ventes françaises à l’export sont de 400 milliards d’euros, soit 40% du volume de l’Allemagne, alors qu’en 1999, lors de l’introduction de l’euro, ce même ratio des exportations françaises était de 58% !                                                                                                                                                    

En 2007, l’industrie française consacrait 6,6% de sa valeur ajoutée à la R&D contre 9,9% en Allemagne(1).

Contrairement à la France où la recherche publique est presque égale à celle du secteur privé, les deux tiers de la recherche allemande sont réalisés par les entreprises privées.

Alors que la France privilégie la recherche fondamentale, c’est la recherche appliquée qui l’emporte outre-Rhin. L’Allemagne dépose 396 brevets pour 10 millions d’habitants contre 144 seulement pour la France.

Le taux de chômage est  de 6,8% en Allemagne alors qu’il dépasse 9,5%  en France.

Celui  des jeunes  Allemands  n’est que de 9,7%  alors qu’il dépasse 22,5% en France. Le taux d’emploi des seniors est de 77,5% en Allemagne contre 65% en France.

Le déficit allemand  est de 1,5% du PIB contre 5,7% pour l’Allemagne !

L’excédent  de la balance commerciale allemande  est de 150 milliards d’euros en 2011 contre un déficit  de 75 milliards d’euros pour la France!

Alors que la part de marché de la France dans le monde est tombée à 3,8%, celle de l’Allemagne dépasse 9%, faisant de ce pays le premier exportateur mondial.

La part de l’industrie représente plus de 35%du PIB allemand ; elle  ne compte plus que 14,9% dans celui de la France, soit un pourcentage  encore  inférieur,  contrairement aux croyances,  à celui de la Grande Bretagne  malgré  son  ratio d’activité bancaire et financière  très élevé de 14% du PIB.

Les Allemands ont 10 000 entreprises de taille intermédiaire (de 250 à 5000 salariés) alors que la France n’en a que 5000 (2) avec une plus faible ouverture à l’exportation..

Si la France dispose de 39 entreprises mondiales et l’Allemagne de seulement 37 entreprises (3), le «  Mittelstand «  allemand  et même les grandes entreprises allemandes irriguent  le territoire allemand d’activités et d’emplois alors que les grandes entreprises françaises (automobile)  font de manière croissante leur chiffre d’affaires hors du territoire national, y paient peu d’impôts et y créent proportionnellement moins d’emplois.

Le sursaut salutaire de l’Allemagne  tout supportant le coût de la réunification égal à la dette française  actuelle !

Le fait d’armes de Gerhard Schroeder, c’est l’agenda 2010,un ensemble de mesures impopulaires lancées entre 2003 et 2005 : réforme du marché du travail, réforme du système de santé, réforme des retraites qui d’ici quelques années passera à 67ans !

Tandis que La France reste engluée dans les envolées lyriques,  les propos socialistes  lénifiants,  la rhétorique syndicale  archaïque, les paralysies de la SNCF et de la RATP, le blocage de l’administration par les fonctionnaires, l’Allemagne pratique le « Mut der Veränderung » (courage du changement), le consensus moderne , l’efficacité , la compétitivité à l’exportation, les réformes de structure et l’économie sociale de marché  de Ludwig Erhard !

Alors que la part des dépenses publiques dans le PIB allemand, suite à la réunification, avait atteint 54% en 1996,elle n’était plus, suite à une diminution spectaculaire,  que de 48% en 1998, 44%en 2001, 43,7% en 2007 tandis  qu’en France pendant toute cette période le taux français se maintenait à 54%.

Alors que les comptes de l’assurance maladie sont dans le vert outre-rhin, ils sont dans le rouge en France et toutes choses égales par ailleurs, la France qui compte 5 200 000 fonctionnaires devrait en avoir 3 000 000 , soit un surnombre  astronomique et dont personne ne parle, de 2 millions, une partie de ce  chiffre  correspondant  à des effectifs de fonctionnaires  devant être privatisés et réduits !

Par ailleurs, la plupart des critiques du « modèle allemand » oublient que l’économie allemande a subi pendant 20 ans, les coûts de la réunification, soit une ponction annuelle de l’ordre de 65 milliards d’euros à 100 Milliards d’euros par an (4). Cela a  représenté  donc en 20 ans pour l’Allemagne, la petite bagatelle du  montant de la dette  française actuelle !

Le déclin suicidaire de  la France , suite à au laxisme de l’UMPS  depuis 30 ans !

Comme le remarque Denis Kessler, ancien VP du MEDEF, l’illusionniste  Nicolas Sarkozy appelle plan de rigueur quelque chose de l’ordre de 10 milliards d’euros, dont 9 milliards d’impôts supplémentaires et 1 millliard de dépenses non identifiées !

Si l’on imagine le ridicule de  ce type de discours dans l’entreprise, c’est tout comme si un Président , face aux difficultés et à une faillite inéluctable s’écriait : « Messieurs les Administrateurs, les pertes sont importantes, on a donc décidé d’augmenter les prix de  nos articles de manière massive sans réduire les dépenses, tout en ayant l’intention d’en faire quelques-unes .. mais on ne sait pas encore lesquelles. !!!.»

Or, la France ne s’en sortira pas si elle n’abaisse pas ses dépenses publiques de 56% à 46% du PIB par rapport à l’Allemagne , soit  10% du PIB, soit 200 milliards d’euros !

Monsieur Sarkozy , pour se faire élire, ne fait donc rien.. et François Hollande lui, se chargerait  de nous enfoncer encore davantage !

En septembre 1981, suite aux premières et folles mesures de François Mitterrand (35h, hausse du SMIC, nationalisations, contrôle des changes, instauration de la couverture médicale universelle (CMU), retraite  à 60 ans..) le « Frankfurter  Allgemeine Zeitung » titrait déjà : « La France va-t-elle devenir un pays du tiers-monde ? »

De 2000 à 2009, la France a perdu trois points de parts de marché dans la zone euro, là où justement les questions de change ne se posent pas, cela au moment même où l’Allemagne gagnait de son côté trois points.

Les Français ont préféré s’endetter pour augmenter leur consommation plutôt que de conserver leur part de marché dans le monde en améliorant leur compétitivité.

Les prélèvements publics cumulés rapportés à la valeur ajoutée des entreprises sont  les plus élevés de la zone euro , soit 14,5% en France en 2008 , contre 7,8% en Allemagne !

Le salaire net que reçoit le salarié français est faible  alors que le salaire brut, compte tenu des charges sociales de son employeur, est très élevé.

Le salarié français qui coûte cher à son employeur a l’impression d’être mal payé.

Et tout cela parce que le budget de l’Etat, le déficit du budget social et les folles dépenses  de personnel des  collectivités décentralisées sont mal gérés  et donc payés par les salariés français !

Les deux  seule erreurs de l’Allemagne : la  facture à venir de la sortie du nucléaire  et un budget de la défense ridicule !

Le groupe industriel Siemens estime le coût total de la sortie du nucléaire entre 1 400 et 1 700 milliards d’euros, soit la dette française actuelle et le coût de la réunification !  Mais ce chiffre est le haut de la fourchette car Siemens a pris en compte le remplacement des centrales nucléaires par d’autres moyens de production.

La fourchette la plus basse est l’estimation de l’électricien allemand RWE à « seulement » 300 milliards d’euros !

L’Allemagne , premier producteur de lignite du monde, subventionne ses mines de charbon pour diminuer sa dépendance du gaz russe (35% en 2012) et de pétrole russe (35% en 2012) qui va croitre encore davantage avec la montée en puissance deu gazoduc  Nordstream.

L’Allemagne  est aussi un des plus grands pollueurs d’Europe, ce qui est un peu cocasse lorsqu’on connait la virulence des  verts (die Grünen) dans ce pays.

On mesure la folie énergétique et démagogique allemande si l’on prend conscience  des subventions massives des énergies renouvelables et du fait que le MWH du nucléaire « amorti » est de 45 euros, celui de l’éolien terrestre de 80 euros et celui de l’éolien offshore de 120 à 150 euros (5)

En matière de budget défense, il faut aussi  savoir que si la France est déjà  à 1,5% du PIB , alors qu’il devrait être à 3% minimum  pour assurer l’avenir de nos forces armées ainsi que celui d’équipements militaires  suffisants, compétitifs exportables.

Il n’est que de 1% en Allemagne , mais avec un PIB supérieur d’environ  50%  à celui de la France. La défense, après la monnaie, doit être le test de la volonté des Européens de survivre en unissant réellement leurs destins.

La scandaleuse, stupide et immorale intervention en Libye n’aurait pas eu lieu sans le soutien américain en AWCS et munitions tandis que  l’armée française se rapproche de plus en plus dangereusement d’une simple « armée d’Afrique » avec des effectifs insuffisants  tout juste capables de faire face à une explosion des banlieues .

Il importe  aussi que les industriels français et allemands  du secteur  militaire naval  ou terrestre coopèrent sous peine de disparaître face à la concurrence des Etats-Unis .

Les réalisations telles que l’A400M, l’hélicoptère NH90  et  la surveillance satellitaire où la France a la responsabilité des images optiques et l’Allemagne celle des images radar doivent être multipliées !

La chance de la France : L’Allemagne a besoin de l’euro !

Les Allemands viennent de réaliser que le commerce extérieur de leur pays est réalisé à plus de 63% dans la zone euro .

En 2009, les exportations allemandes vers l’Autriche étaient encore supérieures à celles de la Chine ; de plus, l’Allemagne n’exportera pas «  ad vitam eternam » des BMW fabriquées en Allemagne vers la Chine !

Les deux tiers de l’excédent commercial  allemand , soit 150 milliards d’euros, sont  obtenus avec la zone euro et non pas  avec  la  Chine, l’Inde et le Brésil. Les entreprises allemandes pourraient supporter au maximum  un euro à 1,55 dollars,  mais ensuite, elles perdraient leurs parts de marché, ce qui serait le cas si un nouveau DM s’appréciait de façon brutale ou si la France dévaluait de façon massive, suite à son incompétence et à son laxisme, avec l’hyperinflation ,la  ruine des retraités et des détenteurs d’obligations à la clé

Bref, comme l’a très bien résumé Angela Merkel : « L’échec de l’euro serait l’échec de l’Europe ! ». Monsieur François Hollande, au lieu de nous faire rêver avec ses promesses inconsidérées ferait mieux de s’inspirer auprès de Monsieur Peer Steinbrûck, ministre des finances SPD et défenseur rigoureux  du respect des disciplines pour sauver l’euro !

Il faudra cependant  que l’Europe passe aussi un jour au protectionnisme et quitte, Allemagne comprise, ce monde fou libre échangiste, dont la dernière usine terrain en friche  et zéro ouvrier de Lejaby est , après la délocalisation en Tunisie,  un symbole accusateur, tout comme la délocalisation de Renault au Maroc, des exemples indiscutables  incontournables qui font honte et peine à voir…avec en prime  la bêtise  et la lâcheté de nos politiciens muets  ainsi que  les mensonges  hypocrites du MEDEF !

En conclusion, si la France ne redresse pas son économie, si l’Allemagne se replie sur elle-même, l’échec, le repli et la décadence européenne continueront d’être au rendez -vous !  L’avenir, c’est  le renforcement  aujourd’hui de «  l’axe Paris-Berlin «  avec une Allemagne qui s’autonomise de plus en plus par rapport aux Etats-Unis et demain  matin « l’axe Paris-Berlin-Moscou »(6).

Les Allemands ont compris l’intérêt de défendre l’euro et que l’avenir de l’Allemagne est en Europe ! L’abandon d’un symbole aussi fort que l’euro serait le pire des échecs, la mort d’une grande idée qui était  française  à l’origine !

A nous Français  de nous montrer dignes, de mettre fin à cet inacceptable handicap structurel, de ne plus jouer à l’autruche  et d’effectuer un  sursaut  économique  semblable à celui effectué par le général de Gaulle en 1958 pour relever la  France en faillite de la IVème république  qui était cependant  moins malade dans sa tête que la France  inconsciente, laxiste, décadente,  droit de l’hommiste  et politiquement correcte   d’aujourd’hui !

MarcRousset

(1)    Etats Généraux de l’Industrie-Paris-2010

(2)    Cour des Comptes 2011

(3)    Classement de « Fortune 500 »

(4)    Interview de  Peer Steinbruck-Der Spiegel,n°37,12 septembre 2011

(5)    France-Allemagne-Editions Tallandier-P 126-2011

(6)  Marc Rousset-La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou-Editions Godefroy de Bouillon-2009

Hallucinant : les comptes de SOS Racisme !

PETIT RECAPITULATIF D'UNE PETITE PARTIE DE VOTRE ARGENT ...

Information transmise depuis Paris par Florence M. DRILLON

Ci-dessous le bilan comptable de l’association SOS Racisme.  Ci joint le lien du site internet du Journal officiel où il figure.

http://www.observatoiredessubventions.com/2010/les-subven.../ 

A la page 3 figure un récapitulatif des dons, adhésions et subventions.
Le montant des subventions est assez impressionnant

*     … Ministère de l’Éducation nationale : 80 000 €
*     … Ministère de la jeunesse et des sports : 46 000 €
*     . . .Mairie de Paris : 40 000 €
*     … Conseil régional IDF : 35 000 €
*     … Conseil Développement CDVA : 30 000 €
*     … FASILD/ACSE : 348 000€
 
Total subventions : 579 000 € 
 
Parmi les donateurs, on remarque la présence de Pierre Bergé (100 000 €), nouveau propriétaire du Monde, et la Ford Foundation (72 724 €), célèbre organisation philanthropique américaine.
Il semblerait également que certains frais soient anormalement élevés, voire même à la limite de la légalité :
* … Contraventions au code de la route : 1 608 €
* … Développement site internet : 10 000 €
* … Frais de R&D : 10 000 €
* … Matériel de bureau : 114 489 €
* … Matériel informatique : 10 000 €
* … Frais de séminaire : 33 930 €
* ...  Frais de voyages : 60 290 €
* … Facture téléphones portables et box internet : 77 796 €
* ...  Les internautes seront ravis de voir une partie de leurs impôts destinés à cette  association de trouble à l’ordre public. 

AUX ARMES FRERES DE "SANG" !

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Accords compétitivité-emploi : L'envers du décor du « chantage à l'emploi » !

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La TVA sociale que le président essayera de nous vendre dimanche soir, n'est en fait qu'un écran de fumée destiné à masquer les accords-compétitivité-emploi qui vont modifier en profondeur le code du travail au seul profit des entreprises !

Comme vous avez du le remarquer, le dernier élément de langage du gouvernement et de l'UMP, pour faire oublier les chiffres cauchemardesques du chômage est : Restaurer notre compétitivité ! Problème pour les salariés, ils vont le payer lourdement !

Que les salariés ne s'y trompent pas ! La discrétion du gouvernement et l'UMP sur le fonctionnement des accords compétitivité-emploi, est volontaire. En effet, expliquer clairement à quelques semaines de la présidentielle et des législatives que : « (...) cette mesure doit permettre aux entreprises de négocier le temps de travail des salariés en fonction de l'activité du moment (...) En échange d'une garantie de maintien des emplois (...) » 

Source : Guerre Sociale

Le Juif Attali favorise d'immigration de masse

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Dans l'émission 'Elysée 2012" sur la chaine I télé, Attali, le Atila des nations, défini ce qui doit être pour la sauvegarde économique et démographique de notre pays.

ar le truchement de statistiques sorties dont ne sait où et surtout allant curieusement dans son sens, il explique pourquoi il faut encore et toujours plus d'immigrés dans notre pays. 300 000 pour être précis chaque année.

Plusieurs problèmes auxquels nous auront à faire face:

1- La démographie

Un petit calcule rapide permet d'établir une augmentation annuelle de l'immigration de 0.5 %. En 10 ans, 5 % de la population sera issue de ce flot supplémentaire d'immigrés, nous assisterons alors à un
changement de la démographie en France, les naissances étrangères seront définitivement plus nombreuses que les naissances françaises de souche.

2- L'économie

sans être économiste, je n'en suis pas moins capable de réfléchir. Dans une France en crise, avec un chômage galopant, une précarité de plus en plus grande et vécue par les français, faire venir, pour des raisons soit disant économiques, une main d'œuvre souvent pas qualifie, en plus, me parait être une forfaiture.
L'image du gâteau même si simpliste au demeurant est toujours parlante: l'économie de la France est comparable à un gâteau qui au fil de la crise diminue, hors ce gâteau est a diviser en autant de parts qu'il y a d'individus en France. Certains n'ont pas de part identique à leurs voisins et d'autres n'ont pas de part du tout. Si nous faisons augmenter le nombre de personnes à partager ce gâteau plus personne ne pourra le gouter. Personne ? si ceux qui se sont gardé depuis longtemps la plus grosse part.

3- La disparition de la Nation

Un reversement de nature ethnographique, un appauvrissement de notre économie, les deux étant liés à une immigration toujours plus importante et une politique mondialiste nous forçant au métissage, nous assisterons à la disparition des nations.


Le dessein des cosmopolites est clairement défini dans les propos de ce monsieur Attali, faire de l'humanité, une fois unifiée après la disparition du dernier rempart contre la mondialisation que sont les Nations,un immense marché où l'humain sera à la fois esclave de sa propre consommation et esclave du système qui le forcera à travailler pour consommer.

Ce monde idyllique d'un supermarché mondial est pour tout être humain un cauchemar, mais sans réaction immédiate, ce cauchemar deviendra réalité.

EdB


Source :

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Nouveau mensonge: « SANS LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN, LA SHOAH N’AURAIT PAS EU LIEU »

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source: liberation

L’avocat juif Serge Klarsfeld est coauteur de l’appel «Respect pour les victimes du génocide arménien», avec Charles Aznavour, Robert Guédiguian, Bernard Henri Lévy, Michel Onfray ou encore Erol Ozkoray.

Pourquoi cet appel ?

Une loi reconnaissant le génocide arménien existe depuis dix ans. Mais si le déni de la Shoah est puni, celui du génocide arménien ne l’est pas. Je défends donc ce rééquilibrage, d’autant que ce négationnisme n’est pas le fait d’un individu, d’un mouvement, mais d’un Etat, la Turquie. La France est, depuis mai 1915, à l’avant-garde du combat contre ce génocide. C’est à ce moment qu’est née l’idée d’un tribunal pénal international pour juger ce crime de «lèse-humanité».
Le tribunal de Nuremberg s’en est inspiré.
Hitler ordonnait à ses troupes d’être impitoyables car «personne ne se souvient du massacre arménien».
Mon intime conviction est que, sans ce génocide, la Shoah n’aurait pas eu lieu. Il a fallu que les Etats-Unis, la France et le RoyaumeUni rééduquent l’Allemagne pour qu’elle reconnaisse la Shoah. Il y a plus de chances de faire changer les choses de l’extérieur que de l’intérieur. A l’intérieur, ceux qui disent la vérité risquent leur vie et, en France, on n’aurait pas le droit de punir les mensonges sur le génocide ?

Certains critiquent des visées purement électoralistes destinées à rallier les 500 000 Arméniens vivant en France…
Ce qui est important, c’est l’unanimité politique autour de cette loi. Les Arméniens ne s’y trompent pas : ils voient bien que le clivage traverse les partis, car certains craignent de froisser les Turcs, qui sont des partenaires commerciaux importants.

Pourtant, la commission des lois du Sénat a rejeté la proposition…

La commission des lois est sensible à l’influence de son rapporteur, Robert Badinter, mais ne reflète pas l’équilibre de la Chambre. Nous avons le droit d’être en désaccord avec M. Badinter, nous l’avons déjà été à propos du discours du Vel d’Hiv.
Il a promulgué une loi [destinée à faciliter la libération des détenus âgés, ndlr] pour libérer Papon et je ne l’ai pas vu comme avocat contre Bousquet ou Touvier.
Par ailleurs, pendant que les socialistes votaient contre la proposition à la commission des lois du Sénat, la majorité socialiste tenait une réunion appelant à voter pour. Du reste, Jean-Pierre Bel, le président du Sénat (PS) va voter en faveur de la loi.

Des historiens tels que Pierre Nora se positionnent contre cette loi, au nom du fait que le Parlement n’a pas à donner de vision de l’histoire. Qu’en dites-vous ?

Le lobby des historiens refuse que d’autres qu’eux-mêmes fassent l’histoire.
Pour ma part, je pense qu’il est positif que le Parlement dise l’histoire, que c’est son rôle.
Je trouve qu’il le fait rarement, mais bien. D’ailleurs, la France commémore le 14 Juillet ou le 8 Mai par des lois mémorielles.
Le Parlement doit donner des repères aux Français quant à la morale politique. Rien n’empêche les historiens de faire un travail sérieux. Les juges ont réclamé ces lois.
Désormais, ils ne devront plus juger en fonction de l’histoire, mais en fonction d’une loi.

Commentaire:

Il est insuportable de voir quelles ignominies utilisent certaines personnes pour détourner les faits, de rendre l'Histoire légale ou illégale pour servir les intérêts pseudo-mémoriels d'une catégorie d'individus.

Les arguments injurieux utilisés par cet individu parlant de l'Allemagne "rééduquée", dire entre les lignes que les historiens n'ont qu'à se fier à la loi pour écrire l'Histoire. Que les juges n'apprendront l'Histoire qu'à travers les textes de loi pour juger selon les diktats officiels.
La loi s'empare de l'Histoire, les historiens seront soumis à la loi pour ne pas exprimer une pensée discordante sur tel ou tel fait.
Le lobby qui n’existe pas règne sur l'Histoire par les lois qu'il impose aux nations. Les libertés d'interpréter les faits seront interdites ou soumises à la lecture juridique des faits.
Lentement mais surement voila que disparaissent les nations libres, voila que l'Histoire va être réécrite et notre avenir redéfini par des gens qui ne sont ni de nous, ni de chez nous, qui ne veulent qu'une chose : imposer leur vision et leur monde, celui d'un super état mondial, un supermarché, un esclavage généralisé.
Attali parle d'hyper démocratie, nous y allons en courant, conduits par des bergers invisibles mais bien réels.
Le combat n'est pas pour demain, il a commencé hier, les nationalistes présents tout au long de l'Histoire sont là et bien là, c'est à nous qu'il incombe de lutter contre la mort programmée de notre Nation.
Quand tout le monde se couche ou trahit, les nationalistes sont debout et sonnent le tocsin.
Ils dorment sur le champ de bataille comme le faisait l'Empereur, prêts à donner la réponse aux coups de buttoir du système.
Debout face à l'ennemi, le militant nationaliste ne recule pas.
EdB
Source :

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Qu'y a-t-il de plus débile qu'un lipdub UMP ? Une chorégraphie sectoïde du PS


Le changement, c'est maintenant: le signe de... par francoishollande

Notre réponse, et la seule possible :
 

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Source : Guerre Sociale

 

DERIVE PRO-SIONISTE D’UNE CERTAINE « EXTRÊME DROITE »

Etant donné la teneur de plusieurs commentaires récents, je crois utile, afin de rafraîchir certaines mémoires, de republier un texte bien éclairant de Pierre Vial, qui date du 5 juillet 2010 mais qui est toujours d’actualité.

Ce texte figure ci-après. Vous le compléterez fort utilement en allant sur le lien suivant:

 

http://www.terreetpeuple.com/reflexion/collabos-et-renegats/cette-extreme-droite-pro-israelienne.html

 

Grandes manoeuvres Juives de séduction à l'égard de l'extrême droite Européenne

(Terre & Peuple Magazine n°44- Eté 2010)

 

Au sein de la communauté juive, beaucoup s’inquiètent des sombres perspectives qui s’offrent à elle. En Israël, où l’évolution démographique, compte-tenu des différences de taux de natalité chez les Juifs et chez les Arabes, va donner arithmétiquement à ces derniers, à plus ou moins long terme (en fait, dans quelques années), une position majoritaire.

Qu’adviendra-t-il le jour où cette masse se révoltera violemment ? La situation est tout aussi inquiétante en ce qui concerne la diaspora : en France et dans bien d’autres pays où l’immigration arabo-musulmane progresse sans cesse, les Juifs ressentent un sentiment d’insécurité. A juste titre car ils peuvent s’attendre à courir de graves dangers si l’impact du conflit du Proche-Orient met le feu aux poudres à l’échelle de la planète, la communauté juive devenant alors la cible de règlements de compte sanglants. Face à ces menaces, qui ne relèvent en rien de la science fiction, certains milieux juifs ont le souci, pour renforcer leur potentiel “militaire” d’autodéfense, de faire flèche de tout bois, y compris en essayant de trouver des alliés – ou plutôt des troupes supplétives, de style “harkis” – au sein de l’extrême droite européenne. En utilisant un argument simple mais efficace auprès des naïfs : tous ceux qui ont à faire face à la menace arabo-musulmane doivent s’unir à travers le monde, en oubliant d’éventuels griefs qui sont désormais d’importance secondaire.

La stratégie est ancienne. Ceux qui ont vécu l’époque de la guerre d’Algérie peuvent se souvenir de certains faits révélateurs : le soutien apporté par Jean-Marie Le Pen à l’expédition de Suez, à laquelle il participa et qui fut montée pour aider Israël contre l’Egypte ; le rôle, dans le camp “Algérie française”, de Jacques Soustelle, par ailleurs président de l’Alliance France-Israël ; la participation active (et efficace) à l’OAS de Juifs pieds-noirs. Aujourd’hui, avec la présence
massive d’immigrés d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, l’argument de “l’union sacrée” entre Juifs et Européens a pris un poids nouveau (d’autant plus nécessaire qu’après la “grosse bavure” contre les navires cherchant à gagner Gaza Israël bat le rappel de ses fidèles). Cet argument est mis en avant par des gens dont certains sont déjà bien connus au sein de l’extrême droite européenne et dont d’autres méritent de l’être. Car leurs éventuelles dupes doivent être mises en garde. Passons rapidement sur les plumitifs. Après les ouvrages (par ailleurs bien documentés) d’Alexandre del Valle (pseudonyme), qui lui permirent d’être bien accueilli dans divers cercles d’extrême droite (jusqu’au jour où l’on apprit qu’il était invité à prendre la parole aux réunions du B’naï B’rith…), après La nouvelle question juive de Guillaume Faye (2007), qui sema la consternation chez ses plus vieux amis, après le soutien constant apporté à Israël par une presse dite “de droite” – dont le fleuron est sans doute Valeurs actuelles, sous la houlette d’un François
d’Orcival qui cherche depuis si longtemps à faire oublier ses engagements de jeunesse – une offensive d’une tout autre ampleur est désormais engagée. Il s’agit de l’opération Zemmour. Ce journaliste, qui a participé le 13 février 2002, avec Michel Gurfinkiel (de Valeurs actuelles), à une réunion de la loge “France” du B’naï B’rith, est une plume vedette du Figaro et un chroniqueur quotidien très écouté de RTL. Il a le grand mérite d’énoncer sans complexe quelques vérités simples concernant l’immigrationinvasion.Par exemple, dans Petit frère (un roman axé sur l’assassinat d’un jeune juif par un jeune arabe, ami d’enfance), il décrit ainsi la France : “Un pays d’Arabes et de Noirs. Des millions et des millions. Ils tirent la France vers le bas. Avec eux, on devient un pays du tiers-monde. Les Français ont peur d’eux. Ils n’osent plus rien leur dire”. Ce qu’il résume par une formule-choc : “Nous vivons la fin de l’empire romain” (Actualité juive, 9 novembre 2006). Tout cela est évidemment bien vu et il est utile de le dire. Mais…

La bonne question est : pour qui, pour quoi roule Zemmour ?

Il rappelle volontiers ses origines : “Mes ancêtres étaient des Juifs berbères” (RMC, 7 janvier 2008). Sa famille séfarade installée en France lors de la guerre d’Algérie, il a vécu son enfance et sa jeunesse à Drancy au coeur de la communauté juive locale, en faisant toutes ses études dans des établissements confessionnels donnant une éducation juive traditionnelle.

Il a appliqué le principe d’endogamie, vital pour toute communauté, en épousant une séfarade,
Mylène Chichportich. Il ne cache pas ses liens sentimentaux forts avec sa communauté d’origine (ce qui est bien normal). Lorsque a couru le bruit que ses déclarations fracassantes allaient provoquer sa déchéance professionnelle, on a vu se mobiliser beaucoup de gens, en particulier sur le net, pour signer des pétitions de soutien en sa faveur. Est-ce pour cette raison que Zemmour n’a subi finalement aucun ennui ? Nous n’aurons pas la naïveté de le croire. Nous pensons qu’il y a une “opération Zemmour destinée à susciter au sein de la droite de la droite une sympathie pour le message qu’incarne Zemmour : face à l’immigration-invasion, union sacrée des Européens, des Américains et des Juifs (Israël étant “le bastion de l’Occident” face à l’islam, qu’il faut donc soutenir inconditionnellement).

Ficelle assez grosse, qu’a raison de pointer du doigt Henry de Lesquen : “Zemmour est la sucrette qui fait passer le poison de l’idéologie dominante. (…) Il est devenu une « icône » pour la droite de la droite, pour une foule de braves gens qui s’imaginent sans doute que le salut vient encore aujourd’hui des juifs, comme il y a 2 000 ans”. Qui en profite ? “Le système dans son ensemble, qui a missionné le berger Zemmour pour conduire les brebis de la droite dans les filets du politiquement correct” (La voix des Français, mai 2010).

Sur le plan purement politique, l’opération de séduction fonctionne bien. Assurée par des relais au
sein de mouvements d’extrême droite. Ainsi Fernand Cortès, tête de liste dans l’Aude d’une
Ligue cache sexe du Bloc Identitaire aux dernières élections régionales a signé la pétition “Raison
garder” lancée par des sionistes “de droite”. Il explique ainsi la position du Bloc Identitaire : “Ses
relations avec la communauté juive sont bonnes (je suis bien placé pour en parler car je suis à l’origine de leur développement) et elles deviennent excellentes car de très nombreux Juifs deviennent sympathisants du BI et le soutiennent résolument”. Interrogée par des militants au sujet de cette déclaration, la direction du Bloc est restée muette. Qui ne dit mot consent…

Au Front National, Marine Le Pen, elle, a annoncé la couleur : elle est membre du groupe Europe-Israël au Parlement européen, a souhaité (en vain jusqu’à présent) faire pèlerinage en Israël et, si l’on en croit Marc George, ex-secrétaire général d’Egalité et Réconciliation, le mouvement d’Alain Soral, celui-ci a mis en contact Marine avec Gilles-William Goldnadel, ultra-sioniste et “agent israélien notoire” (Rivarol, 14 mai 2010). Quant à Bernard Antony – brouillé avec le FN en raison de certaines prises de position de Marine – il n’a jamais caché qu’en tant que chrétien il était fondamentalement attaché aux sources juives du christianisme – ce qui est parfaitement logique.

Le plus important n’est sans doute pas là. Il est dans le travail d’influence mené par certains agents d’Israël dont le prototype est un certain Patrick Brinkmann. Celui-ci, officiellement citoyen germano-suédois, dispose de fonds très importants censés provenir de sa (grosse) fortune personnelle…

Il a commencé par bien cacher son jeu. Après avoir assisté à la Table Ronde de Terre&Peuple en 2006 et s’être déclaré très favorablement impressionné par cette réunion, Brinkmann avait manifesté la volonté de créer une structure de liaison et de coordination entre le plus grand nombre possible de mouvements identitaires européens, baptisée Kontinent Europa Stiftung (“Fondation Continent Europe”), qui devait prendre l’initiative d’activités internationales axées sur l’identité européenne (voir Terre&Peuple Magazine, n° 32, été 2007). Cette initiative parut tout à fait sympathique et fut donc approuvée par Terre et Peuple, en France, le Thule-Seminar en Allemagne, TierrayPueblo en Espagne. Mais lorsque les dirigeants de ces mouvements proposèrent d’organiser une première rencontre européenne destinée à faire connaître la KES, Brinkmann tergiversa longuement. Tout en manifestant progressivement, en contradiction avec ses premières déclarations, des prises de position tellement ambiguës qu’on pouvait se poser des questions sur ses véritables motivations.

Si bien que Pierre Vial (Terre et Peuple) et Pierre Krebs (Thule-Seminar) décidèrent de rompre leurs relations avec lui. Tout s’éclaira récemment lorsque Brinkmann annonça son intention de financer largement, en Allemagne, certaines campagnes électorales de mouvements “de droite” très hostiles à l’islam, à condition que les organisations profitant de ses largesses affichent leur soutien à Israël. Il a explicité son point de vue en déclarant à une agence de presse : “Notre culture européenne est judéo-chrétienne (…) C’est une chance que le destin des juifs et des chrétiens soit entrelacé (…) J’ai visité Israël, je suis allé à Yad Vashem non comme un touriste mais pour pleurer. (…) Le judaïsme va de pair avec la culture européenne”. Dans la foulée, il a annoncé qu’il organisait pour 2011 un “pèlerinage européen” à Jérusalem, car il faut “une entente entre l’Europe et Israël pour leur survie”. Brinkmann a noué des rapports suivis avec les animateurs de mouvements d’extrême droite dans divers pays (entre autres, en Autriche et en Espagne, comme cela vient d’être révélé dans ce pays par une revue à grand tirage qui est
l’équivalent de Play-boy…), en annonçant vouloir financer leurs campagnes électorales (il a la réputation d’être riche, mais on peut se demander quelle est la véritable origine de ces fonds…). Quel sera, pour ces mouvements, le prix politique à payer ?

Car certains mouvements dits “populistes”, dont les succès électoraux révèlent – et c’est une très bonne chose en soi – une volonté populaire de résister à l’invasion immigrée, se révèlent par ailleurs très perméables à l’influence sioniste. Aux Pays-Bas, le Parti pour la Liberté est en constante progression aux élections. Son chef, Geert Wilders, est allé prêcher aux États-Unis en faveur d’une “alliance des patriotes face à la montée du péril islamiste”. Il a déclaré à New-York en novembre 2009 : “Je viens en Amérique avec une mission. (…) Je soutiens Israël (…) parce que c’est notre première ligne de défense? (…) J’ai vécu dans ce pays et je l’ai visité des douzaines de fois (…) Israël est un phare, une lumière dans l’obscurité de l’Orient, la seule démocratie. La guerre contre Israël est une guerre contre l’Occident”.

Bien entendu ce message a été abondamment relayé en France, sur internet, par les sites sionistes, qui font le forcing pour convaincre les identitaires européens de faire “l’union sacrée”.
Parfois en des termes inouïs, qui devraient normalement tomber sous le coup de la loi (mais…). Ainsi, un fou furieux utilisant le pseudo (transparent pour un séfarade) de Charles Dalger
appelle au massacre de ceux qu’il appelle les “nazislamiste” (un terme, repris par d’autres agitateurs, dont le caractère obsessionnel est révélateur).

Par ailleurs il y aurait beaucoup à dire sur les relations de chefs de mouvements d’extrême droite,
en Autriche, en Italie, au Danemark avec des agents d’influence sioniste.
Soyons bien clairs : est évidente, indiscutable, impérative la nécessité de lutter par tous les moyens
contre l’invasion-immigration et nous mettons toute notre énergie dans ce combat pour l’identité et la survie des peuples européens. Mais en étant lucides. Et donc en refusant de nous laisser piéger et manipuler pour servir de troupes d’appoint pour la défense des intérêts juifs, c’est-à-dire une cause qui, légitimement, est celle des Juifs mais qui n’est donc pas la nôtre.


PIERRE VIAL

Le blog d'Anne KLING

T.E.R St Etienne Lyon : Trois mois de grève payés pour les conducteurs

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Sous le titre : L'Eldorado existe. De Périscope pour DN.France

 

Depuis le 3 novembre 2011, les trains (T.E.R) ne circulent plus entre St Etienne et Lyon, suite à une grève des conducteurs. Il faut savoir que cette ligne est l'une des plus chargées de France après celles de la région parisienne avec plus de quarante liaisons quotidiennes dans les deux sens. Cette grève est menée par les syndicats C.G.T Sud Rail et F.O. La C.F.D.T et l'U.N.S.A ne participent pas à la grève, la trouvant totalement injustifiée.

L'objet du conflit ?

Une réorganisation des services. Après une réunion avec la direction de la S.N.C.F., la C.F.D.T et l'U.N.S.A ont déclaré que toutes les revendications syndicales avaient été satisfaites, à savoir l'autonomie du dépôt de St Etienne par rapport à celui de Lyon et l'embauche d'un vingtaine de personnes d'ici la fin 2012.

Pourtant la grève continue. Pourquoi ?

Des élections paritaires auront lieu à la S.N.C.F en mars prochain. Les syndicats grévistes (CGT SUD RAIL et F.O) veulent se présenter en meilleurs défenseurs des intérêts du personnel et font de la surenchère dans l'espoir de récolter le maximum de voix.
Vous devez vous poser une question.

Comment est-il possible de faire 3 mois de grève et de tenir financièrement ?

C'est impossible, direz-vous. Et vous avez raison. Mais nos syndicalistes gauchistes ont trouvé la parade. Voici les explications. Vous savez que depuis l'instauration du service minimum, tout gréviste doit se déclarer 48 heures à l'avance.
Or la S.N.C.F établit un plan de transport en fonction des effectifs qui travaillent. Les camarades se déclarent grévistes lors du préavis de 48 heures, mais le jour J, ils se présentent à leurs postes de travail et déclarent qu'ils viennent travailler.
Mais les trains n'existent pas, car la S.N.C.F a établi son plan de trafic en fonction des réponses reçues lors du préavis. On ne met pas en route des trains en une demi-heure !

Résultat : les trains ne circulent pas mais les conducteurs sont payés normalement car ils se sont présentés à leur prise de service tout en se déclarant grévistes 48 heures auparavant. On fait grève depuis bientôt trois mois, mais on touche l'intégralité de son salaire. La grève peut durer à perpétuité avec un tel système et les camarades auraient tort de se gêner. Voila une quinzaine de jours, la C.G.T s'est retirée du conflit, face à l'impopularité du conflit.

Mais les enragés de F.O et Sud Rail continuent la grève. La C.F.D.T et l'U.N.S.A ont déclaré qu'une telle situation était inacceptable et que la justice devait ordonner la reprise immédiate du travail et déclarer illégale le mouvement. Pour que les syndicats de salariés tiennent de tels propos, il faut vraiment qu'ils en aient "marre" des gauchistes et des enragés qui font la loi. En effet, quelle grève héroïque mène-t-il ! En ne perdant pas un centime sur leur fiche de paie.

Cette situation est odieuse et révoltante. Les usagers de la ligne St Etienne-Lyon sont en majorité des ouvriers, employés, petits fonctionnaires, étudiants. Ce ne sont pas des "riches". Depuis bientôt trois mois, ils galèrent dans des conditions épouvantables, ont des dépenses supplémentaires sans compter la fatigue. Des étudiants n'arrivent pas à l'heure pour un examen, ou des candidats pour une entrevue d'embauche.

En face, que voyons-nous ?

Des conducteurs de trains embauchés à vie, en retraite à 50 ans, goguenards ou méprisants face aux difficultés des voyageurs. Il est vrai que ce sont des gauchistes purs et durs, qui se battent pour conserver leurs privilèges. Elle est belle, la solidarité prolétarienne, messieurs les gauchistes !

Nous avons affaire à des nantis, des gavés, des repus, des profiteurs et des escrocs.

La liste pourrait être longue. Ces gens là, non content d'être des privilégiés, profitent du système. Nous savons que la S.N.C.F est en déficit perpétuel et ne survit que grâce aux subventions de l'Etat (donc des contribuables). Nous vous avons conté cette histoire pour que le maximum de personnes sachent quelle est la MENTALITE et l'ETAT D'ESPRIT de messieurs les gauchistes qui vitupèrent chaque jour contre les patrons et se déclarent les défenseurs du peuple. Nous le savions depuis longtemps. Ces individus défendent leurs rentes de situation et leurs privilèges.

Le peuple, ils crachent sur lui ou s'en servent comme alibi. C'est comme si nous affirmions que Strauss-Kahn ou Jack Lang sont des défenseurs des gens modestes.
Pour couronner le tout, Régis Juanics, député socialiste de la 1ère circonscription de la Loire, veut jouer au médiateur pour sortir du conflit.

Ce socialiste extrêmiste, qui fait une cour effrénée aux gauchistes de tout poil, aux islamistes, adresse une lettre comminatoire à la directrice régionale de S.N.C.F, la sommant de négocier immédiatement avec les syndicats F.O et Sud Rail.

Alors que la CGT s'est retirée du conflit et que la C.F.D.T. et l'U.N.S.A stigmatisent cette grève, quelle impudence et quel fanatisme !

Evidemnent, Monsieur Régis Juanico ne subit pas les conséquences du conflit. Chaque matin, un chauffeur vient le chercher à son domicile pour que Monsieur puisse poser son c... sur une chaise et toucher ses indemnités de député de la Loire, conseiller général de la Loire, conseiller municipal de St Etienne et conseiller de St Etienne Métropole.

Un vrai cumulard et un profiteur du système, lui aussi !

Et Mossieur donne des leçons de morale !

Quant à nos grévistes, ils devraient remercier, s'ils étaient honnêtes, le système capitaliste qu'ils abhorrent. Car le capitalisme leur permet de toucher l'intégralité de leur salaire alors qu'ils sont en grève depuis bientôt trois mois.
Ce n'est pas à Cuba ou en Corée du Nord, les deux derniers régimes marxistes de la planète, qu'ils pourraient se permettre de pareilles fantaisies.


OUI, VRAIMENT, EN FRANCE, POUR CERTAINS, L'ELDORADO EXISTE BEL ET BIEN.

Source :

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MNR Hebdo n°01 Magazine d'information politique de la Droite Nationale

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Le premier numéro de MNR Hebdo, magazine internet d'information politique de la Droite Nationale, est paru.

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Le Bla Bla Bilan de Sarko

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Critiques sur ce bilan :

La réforme des retraites, qui se traduit par "repousser l'age du départ légal", ainsi que par le non droit à la retraite pour des populations qui mourront avant, comme ceux qui font des travaux pénibles. "On" attendait une prise en compte de ces travaux pénibles, pour détermner l'age de départ à la carte, comme ce fut le cas pour certains dans le service publique dés 1945.

L'autonomie des universités se traduit par une délocalisation régionale, donc une augmentation des impôts au profit des collectivités territoriales, et une main mise politique sur les programmes de formation.

Interdire la burqa ne résout pas les problèmes et en particulier celui du prosélytisme islamique. Chaque jour, l'islam est scandé dans les rues, par des discours de haine, des provocations, ou par des signes religieux distinctifs de la vie civile. D'autres ont choisi de construire des mosquées, ce qui défugure le paysage français. De toute façon, stigmatiser une partie de la population immigrée ne résout pas le problême. Le vrai problême, c'est la politique d'immigration menée par les gouvernements, de droite comme de gauche, qui se fichent de l'identité française, et sont vendu à la mondialisation, le "métissage" généralisé pour conséquense.

La peine plancher contre les récidivistes, conjuguée à l’annulation du retour au pays des délinquants ("la double peine"... Pensez-donc, les pauvres délinquants !), se traduit par une prise en charge complète de ces délinquants à vie. Faute de pouvoir les insérer au préalable dans la société, comment le seraient-ils après leur séjour en prison ?

Reconduire 30 000 clandestins à la frontières, c'est bien maigres quand on compare le solde migratoire européen +500 000 (faute de stats françaises honnêtes), ce chiffre semble être une goutte dans un océan. Et, de toutes façons, ce n'est pas le problème. Il faut casser à la foi les filières ainsi que les raisons pour lesquelles le immigrés viennent en Europe. Cela passe par le développement de l'économie des pays d'origine et par un partenariat avec ceux-ci. Il faut instaurer la préférence nationale en matière d'embauches...

L'exonération des heures supplémentaires devait dans le programme s’accompagner de l’abandon des charges sociales pour les petites entreprises. Seule une réduction significative des charges et des taxations des PME permettrait de lutter efficacement contre le travail au noir.

La suppression des droits de successions reste compliquée, et oblige à régler d'avantage d’honoraire à un notaire qui se conduit en véritable agent de l'Etat. l'Etat a trouvé là une bonne affaire.

Le minimum vieillesse revalorisé reste une promesse, et de toute façon pour être équitable, il faudrait qu'il soit égal au salaire minimum d'un travailleur. Si on estime qu'il y a un droit au salaire minimum, alors des retraités devraient avoir ce droit équivalent.

Les plans pour améliorer notre système de santé ont montré des manques de personnels, que l'on va chercher à l'étranger par la politique de la discrimination positive. Les Français ont apprécié les services de santé, où l'on meurt dans les couloirs, faute de personnels. Ils ont apprécié les revendications de musulmans qui rejetaient des soins apportés par des hommes médecins à leurs femmes, ou des femmes médecins aux hommes de leur religion, pendant que eux attendent dans le couloirs.

Avec un tel bilan, qui va voté pour Sarkosy ? Les immigrés peut être... Finalement ce sont eux qui s'en sortent le mieux...

 

Laurent Vergne pour NDP Bourgogne.

Jeudi soir, au Local :

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Un journal et une librairie pour Serge Ayoub...

Le leader de Troisième voie reprend l’ancienne librairie Primatice, à Paris, et lance son journal, Salut public.

 

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Politique, patron de bar, commerce et journalisme. Serge Ayoub serait-il un serial entrepreneur ? L’extrême droite bruisse des initiatives de celui qui tente, depuis 2010, de faire renaître un courant « solidariste ». La refondation de Troisième voie, mouvement politique national-révolutionnaire, semble désormais pérenne. Changement d’époque oblige, le discours porté est plus socialisant que géopolitique. En témoigne notamment la bannière du Front populaire solidariste, sous laquelle Troisème voie fédère divers groupes de radicaux. A Paris, Le Local, bar de Serge Ayoub, accueille régulièrement des conférences.

 

Il faut aujourd’hui ajouter à ce petit univers une nouvelle boutique: l’ancienne librairie Primatice, tenue de 2006 à 2011 par Philippe Randa, qui s’est aujourd’hui retiré en province et se consacre à ses activités éditoriales. Serge Ayoub s’est associé en novembre à Xavier Verdavoine, ancien associé de Philippe Randa, pour reprendre le fond de commerce. Il en résulte une boutique totalement transformée, plus proche du magasin de vêtements que de la librairie. Fini les étagères pleines de livres, place à un décors moderne, très « street ». L’enseigne « Primatice » devrait également bientôt disparaître pour faire place à « BAD », acronyme de « Base autonome durable ». Un nouveau nom à consonance virile qui offre la possibilité de futurs jeux de mots.

 

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Côté articles, de nombreux sweats et T-shirts, de marques prisées par le milieu nationaliste, telles que Spirit of the street ou Casual, à côté de la marque made in Troisième voie, Local against global. Pas de Fred Perry, la marque étant jugée trop chère: le discours socialisant est donc adapté au commerce. Malgré cela, on remarque quelques détails qui montrent que le public visé par la boutique ira sans doute au-delà de l’officiel solidarisme, avec ici quelques t-shirt d’inspiration néo-nazie, ou l’écusson de la division française SS Charlemagne, même si ces symboles restent minoritaires parmi les articles proposés. Des DVD sont également entreposés, principalement ceux produits par Troisième voie, même si dans un coin Pierre Vial, ou encore Pierre Sidos, pointent leurs têtes sur une jaquette. On trouve également de la musique, des livres ou des revues telles que la nationale-bolchevique Rébellion ou des vieux numéros jaunis de Hara-Kiri. Bref, un rassemblement hétéroclite témoignant de la volonté d’affirmer une contre-culture underground et nationaliste.

Salut public

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La nouveauté à l’extrême droite en ce début d’année 2012, c’est également la sortie du Salut public, journal lancé par le même Serge Ayoub (qui en est le rédacteur en chef), aidé financièrement par quatre autres membres de Troisième voie. La maquette, très esthétique, d’inspiration futuriste et néoconstructiviste a également été réalisée par un membre du mouvement. Il est prévu d’en tirer 15 000 exemplaires par numéro, disponible au prix de 3 euros. La publication s’articule autour de cinq séquences: politique, économie, international, social et culture.

Le journal affiche son ambition militante, même s’il est officiellement indépendant de Troisième voie. Sa ligne éditoriale a pour ambition d’effectuer une analyse solidariste des problèmes actuels. De fait, elle affiche clairement son identité nationale-révolutionnaire. Ne serait-ce qu’en regardant les contributeurs de ce premier numéro. Y ont en effet signé, outre Serge Ayoub et Hugo Lesimple, Claude Bourrinet (nouveau responsable du site Voxnr), Sébastien de Rouen (ancien du mouvement soralien Egalité & réconciliation, aujourd’hui dans les rangs de Troisième voie), Evgueni Ivanov (ancien responsable des éditions Eurasia) ou encore Christian Bouchet (ancien de Troisième voie version années 1980, de Nouvelle Résistance, d’Unité radicale, aujourd’hui au Front national). On trouve la contribution d’un Ivoirien, David Asmel, membre des Jeunes patriotes, mouvement pro Gbagbo, qui se revendique également nationaliste-révolutionnaire. S’il est aujourd’hui impossible de prédire de la réussite ou non de la publication, et si elle sera capable de combler la place laissée vacante par la disparition de Flash, un second numéro est bien prévu, avec notamment, la contribution du néo-eurasiste russe Alexandre Douguine.

Julien Licourt

Source : Préférence nationale

Chronique de la France asservie et résistante...

Photo 011.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°3030 du 20 janvier 2012)

 

C’est Fred Guilledoux, journaliste au quotidien La Provence qui raconte cette incroyable escroquerie : 5 milliards d’euros détournés. Ils sont aujourd’hui installés avec leurs familles à Herziliya, dans la quartier de Pituach, le « Neuilly » israélien. Une station balnéaire huppée, à proximité de Tel-Aviv. Des yachts, des déplacements en hélicoptère, des villas à 2 millions de shekels (5 millions de dollars), des escapades en jet en Floride. Heureux de vivre dans le luxe, mais inquiets quand même… « Ils » ? Une bande d’escrocs juifs, la plupart originaires de Marseille.

 

Des escrocs juifs détournent 5 milliards de dollars

 

L’affaire remonte au 1er janvier 2008, lorsque le protocole de Kyoto a instauré un système de droit à émettre des quantités limitées de dioxyde de carbone (CO2) en vue de lutter contre le réchauffement climatique. « Des droits à émettre » que les bons élèves peuvent revendre aux cancres. Des escrocs ont compris qu’ils pouvaient intervenir sur ce marché en facturant une TVA qu’ils ne rembourseraient pas. Conséquence : de colossaux profits réalisés au détriment des Etats. « Les mecs du CO2 », comme on les appelle dans le Milieu ont pour ancêtres ces pieds-noirs de la jewish connection qui « tenaient » Paris dans les années 1970 et ont été portés à l’écran dans « Le Grand Pardon ». Après avoir touché le jackpot, ils ont utilisé « la loi du retour » pour se mettre à l’abri en Israël. La« loi du retour » avait été votée en 1950 par la Knesset et garantit à tout juif, escroc ou non, le droit d’immigrer en Israël et d’éviter toute extradition. Mais l’affaire n’est pas terminée. Le Milieu, qui s’était fait gruger au passage, et les voyous qui avaient pris tous les risques en jouant les hommes de paille sans voir la couleur des sommes vertigineuses détournées, n’apprécient pas franchement et cherchent à se venger. Fin 2010, le cerveau parisien du CO2 était assassiné. La maffia russe, puissante en Israël tente de les racketter. Du coup, ils prennent des mesures de sécurité incroyables, avec notamment des gardes du corps qui accompagnent leurs enfants à l’école. Et ils cherchent à se faire très discrets. Mais ils poursuivent leurs petites affaires. Ils agissent aujourd’hui sur les marchés du gaz et de l’électricité…

 

Le CRIF s’indigne

 

Il ne s’indigne pas du montant de l’escroquerie. Non, non, mais du contenu de l’article du 4 janvier de La Provence dans lequel on pouvait lire : « l’arnaque à la TVA est devenue une spécialité du milieu juif ». Michèle Teboul, présidente du CRIF Marseille-Provence suffoque et écrit au journal : « De quel milieu parle-t-on ici ? S’agit-il de milieu dans le sens mafia ou bien d’un milieu ethnico-religieux ? L’ambiguïté de cette phrase nous interpelle par la stigmatisation qu’elle peut entraîner. » Et elle rajoute : « Stigmatisation que d’autres avant les Juifs ont eu à subir ces derniers temps. » Il fallait oser. Remarquez qu’elle aurait aussi pu évoquer la Shoah. Mais ce sera pour une prochaine fois…

 

L’archevêque annule une messe en l’honneur de Jeanne d’Arc

 

Comme tous les ans, une messe était annoncée le vendredi 6 janvier, dans la crypte de la cathédrale de Strasbourg. L’office devait être célébré par le curé de la cathédrale, le chanoine Michel Wackenheim, dans le rite romain traditionnel. Une cinquantaine de personnes étaient présentes. Elles ont appris sur place que Mgr Grallet avait interdit la célébration sans fournir la moindre explication. Pas très étonnant, à vrai dire, quand on connaît l’oiseau. Il avait pris l’initiative, il y a quelques semaines, de rassembler à Strasbourg les représentants d’une dizaine de religions : orthodoxes russes, roumains, grecs, arméniens, anglicans, hindouistes, et même des baha’is (religion ‘inventée’ au 19ème siècle en Iran). Les représentants des quatre principales religions d’Alsace, dont l’islam en étaient évidemment. L’objectif était de signer un « décalogue pour la paix » où figure notamment cette phrase : « Que soit édifié et consolidé un monde de solidarité et de paix fondé sur la justice. » Le mensuel édité par la ville de Strasbourg nous précise que cet acte se situe dans la lignée de l’ « Appel pour le respect mutuel et le dialogue », initié par le maire socialiste Roland Ries. Ce dernier avait déclaré, à propos des menus servis dans les cantines scolaires de Strasbourg : « Nous servons de la viande hallal par respect pour la diversité mais pas de poisson le vendredi, par respect pour la laïcité. » En attendant, Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, vient de déclarer sur BFM TV : « L’islam n’est plus à considérer comme une simple religion, mais comme un fait politique majeur de notre temps. C’est un phénomène absolument socio-politique, c’est une idéologie de lutte, c’est une idéologie d’agression. » Si c’est lui qui le dit…

 

BHL, la tête de turc

 

Bernard-Henri Lévy est une de nos têtes de turc préférées, mais nous ne sommes plus les seuls sur le créneau. Les Guignols de l’info, sur Canal+, l’ont proprement ridiculisé dans une séquence dont le titre est : BHL Charia express, en référence à DHL, société spécialisée dans le transport ultra rapide de colis. On entend ceci dans cette pseudo publicité : « Envie d’instaurer les islamistes dans votre pays ? Ayez le reflexe BHL Charia express. Sur simple demande, BHL met en œuvre un réseau logistique ultra performant capable d’intervenir dans n’importe quel pays au monde (on voit à l’écran des avions militaires français), pour renverser le pouvoir en place et le remplacer par un régime islamique. Avec Charia express, la loi islamique est livrée chez vous en moins de 9 mois… Appelez Charia express, parce que l’envie de lapidation, ça n’attend pas… » Excellent, n’est-ce pas ?

 

Le pauvre BHL a quelques soucis. Il est en effet mis en examen, suite à un article paru dans Le Point, au lendemain des "Assises internationales sur l’islamisation de nos pays". S’étant mis en tête de « défendre l’honneur des musulmans », il n’avait rien trouvé de plus malin que de qualifier le Bloc Identitaire de groupuscule « néo-nazi ». Ces derniers n’ont apprécié que modérément et ont porté plainte. Mais ce n’est pas tout. Un des organisateurs de ces Assises était Pierre Cassen, responsable de Riposte laïque. BHL, ni une, ni deux, a attaqué violemment, avec des mots tels « racisme », « extrême droite », « rouge-brun »…Bernard Cassen qu’il confond avec Pierre Cassen. Problème : Bernard Cassen n’est pas n’importe qui. Il est le fondateur d’ATTAC et journaliste au Monde Diplomatique. Il ne goûte absolument pas la plaisanterie et traîne, lui aussi, notre BHL préféré devant les tribunaux…

 

Jean-Marie Le Pen déconseille à Marine Le Pen de se rendre en Israël

 

JMLP était interrogé, il y a quelques jours, sur la chaîne i télé. La journaliste le questionne : « Votre fille Marine rencontre l’ambassadeur d’Israël à l’ONU et souhaite être invitée en Israël. » Il paraît stupéfait : « Elle a dit cela ? ». Réponse : « Elle a dit cela sur notre plateau. Elle a dit qu’elle attendait, qu’elle espérait l’invitation. Est-ce que vous la soutenez ? » JMLP : « Personnellement je lui déconseillerai de se rendre en Israël, parce que rien ne le justifie et qu’elle n’a pas une situation politique en France telle qu’elle puisse se permettre de faire ce genre de démarche. » Et JMLP de rajouter : « Je n’accepte pas les oukases de la société dominante, je n’entre pas dans le jeu du politiquement correct. » Il est probable que certaines initiatives ou propos tenus dans l’entourage de Marine Le Pen agacent prodigieusement son père. On a ainsi pu voir dans une vidéo d’une visite guidée du siège de campagne de MLP, sis au 64 boulevard Malesherbes à Paris, un portrait de Charles De Gaulle dans le bureau de Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne de MLP, et ancien soutien de Jean-Pierre Chevènement. Philippot déclare : « De Gaulle c’est pour moi la référence absolue ». Et le journaliste Jacques Demarthon précise : « Florian Philippot n’a jamais voté pour Jean-Marie Le Pen à une présidentielle et n’aurait pu travailler pour le fondateur du FN. » Pas sûr que le Menhir goûte ce genre de propos.

 

« Le califat est notre but ultime »

 

C’est la déclaration faite par Mohamed Badie, guide des Frères musulmans égyptiens, grands vainqueurs des élections législatives, dans le journal égyptien Al-Masy Al-Youm, qui rapporte ses propos : la Tunisie, la Libye, l’Egypte pourraient fusionner dans un califat dans les décennies prochaines. Son prédécesseur, Muhammed Mahdi Akef, avait déjà déclaré que « l’Etat islamique mondial » et « la conquête de l’Europe » étaient un objectif. Il avait précisé : « Nous immigrons partout et il y aura encore un long chemin avant de prendre le contrôle de l’Europe. » Mohamed Badie explique : « Le projet (de califat) commence avec la création d’un gouvernement solide et se terminera par l’établissement d’un califat juste. » Rappelons qu’Alain Juppé collabore avec les frères musulmans à Bordeaux, en vue de leur mettre à disposition un terrain pour la construction d’une grande mosquée…

 

Pendant ce temps, le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, se promène, façon de parler, en Tunisie libérée et en Turquie. Il a promis, à Tunis, de ne pas céder « un seul bout de la Palestine. Nous n’allons pas céder Al Qods (Jérusalem), nous allons continuer le combat et nous n’allons pas lâcher nos armes », appelant « les peuples de la Révolution à bâtir l’armée d’Al Qods. » « Nous n’allons pas reconnaître Israël », a-t-il scandé, la foule reprenant en chœur : « Mort à Israël ; la révolution tunisienne soutient la Palestine ; l’armée de Mahomet est de retour. » A l’entrée du lieu où se tenait le meeting, la foule s’essuyait les pieds sur une étoile de David…

 

Bravo, Bernard-Henri Lévy, pour cette brillante réussite…

 

Délinquance étrangère : les chiffres

 

Des statistiques très précises existent. Elles sont tout à fait officielles et paraissent dans le bilan annuel du ministère de la Justice. Elles sont basées sur les condamnations par la justice et non sur les infractions constatées par la police, et prennent en compte les ‘étrangers’, et non ‘les personnes d’origine étrangère’, ces dernières statistiques étant au demeurant interdites. Ces statistiques ne retiennent que les condamnations relevant de la justice pénale, et excluent les infractions concernant par exemple les sans-papiers qui relèvent de la justice administrative. Voilà les chiffres : En 2010, 12,64% des condamnés pour crimes (punissables de plus de 10 ans de prison) étaient des étrangers, cette proportion étant de 12,58% pour les délits. Pour information, on comptait officiellement 6% d’étrangers dans la population active totale. On constate donc une large surreprésentation des étrangers dans la délinquance. Inutile de relever que si l’on prenait en compte les personnes d’origine étrangère, mais bénéficiant de la nationalité française, les résultats seraient considérablement plus impressionnants. Il suffit de voir ce qu’est la population carcérale, aujourd’hui en France. On ne trouve évidemment aucune information officielle en France. C’est le Washington Post qui l’écrit : « En France, 60 à 70% des détenus sont de religion musulmane…

 

Mais l’Allemagne n’est pas mieux lotie. La chancelière Merckel est obligée de le reconnaître : « Près de la moitié des actes violents des moins de 21 ans sont commis par des personnes issues de l’immigration. Nous ne pouvons pas nous taire. »

 

En Norvège, 100% des viols qui ont donné lieu à une plainte en 2008 à Oslo, l’ont été par des immigrés « non-européens », en majorité africains et kurdes.

 

En Suisse, plus de 60% des détenus sont des étrangers, en grande majorité musulmans, d’après les chiffres livrés par les statistiques fédérales suisses.

 

En Espagne, 70% des détenus sont musulmans, d’après le ‘Département des Affaires islamiques ‘ de Dubaï.

 

En Italie, près de 40% des détenus sont des étrangers.

 

Voilà où les collabos nous ont menés…

 

En Israël, ça ne rigole pas

 

La Knesset, le Parlement israélien, vient d’adopter une loi permettant de placer les immigrants clandestins africains en détention, jusqu’à trois ans, sans jugement. L’objectif est de tenter de dissuader un nombre croissant de clandestins, originaires principalement du Soudan et d’Erythrée, de rejoindre l’Etat hébreu en passant par la frontière poreuse entre Israël et l’Egypte. La loi prévoit aussi jusqu’à 15 ans de prison pour les personnes organisant le passage de clandestins. Une barrière va être construite tout le long de la frontière israélo-égyptienne, ainsi qu’un ‘centre de rétention’ (qu’en termes élégants ces choses sont formulées !) dans le désert du Néguev. Il est vrai, selon des statistiques officielles, qu’il y avait 52.487 immigrants illégaux en Israël, fin 2011, et que rien qu’en 2011, près de 17.000 Africains sont entrés clandestinement, dont 3 000 pour le seul mois de décembre.

 

Chaque vendredi, retrouvez la chronique de Robert Spieler dans Rivarol. En vente chez votre marchand de journaux: 3,50 €.

 

Le blog de Robert SPIELER

Samedi 11 février, à Paris, conférence de Synthèse nationale sur l'évolution de la Droite nationale entre 1968 et 2012 à l'occasion de la sortie du nouveau livre d'Anne Kling...

SN-11-02-2012-Flyer.jpg

Enorme succès : plus de 10 000 personnes ont consulté l'intervention d'Anne Kling lors de la dernière Table-ronde de Terre et peuple...


XVIe TABLE RONDE de TERRE ET PEUPLE... par terreetpeuple

22/01/2012

Un cours qui est largement enseigné à l'ENA

Les dix stratégies de manipulation de masses

 

Par Noam Chomsky

 

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des "Dix Stratégies de Manipulation" à travers les médias. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l''économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles » (Le foot, les jeux olympiques, Johnny, etc)


2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d'abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté.

 (Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.)

 

3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s'ils avaient été appliqués brutalement.

 (baisse des retraites et allongement de la durée du travail)

 
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 (L'augmentation importante de la pression fiscale ne se fera pas avant les élections de 2012)


5/ S'’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 (Les français sont trop gros, trop gros, trop gros,.. Les boissons sucrées sont surtaxées : nous les paierons plus cher)


6/ Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion
Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements

 (La terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés)


7/ Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 (80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyenne ou supérieure) 


8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire, et inculte

 (Voir certaines émissions de TV particulièrement populaires)


9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution !..

 (Vous êtes au chômage par manque de formation ! : suivez un stage et tout ira mieux)


10/ Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux
connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 (Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et payent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité ce qui revient au même

 Rapporté par François Ferrier