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30/11/2011

Arno Klarsfeld : "Claude Guéant est un homme de droite raisonnable qui dit des choses évidentes"

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Le président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration revient sur son opposition au droit de vote des étrangers et défend Claude Guéant en reprochant à une certaine gauche de l'associer au FN.

Atlantico : Vous venez de publier une tribune dans Le Monde où vous indiquez être « hostile au droit de vote des étrangers » non-communautaires aux élections locales. Pourquoi cette prise de position ?

Arno Klarsfeld : Le vote est lié à la citoyenneté depuis la Révolution française. Les Européens peuvent certes voter dans chaque pays de l’Union, mais il existe une citoyenneté européenne.

Le vote des étrangers non-communautaires est reconnu dans beaucoup moins de pays européens que la presse française ne veut bien le dire.

C’est le cas au Royaume-Uni, mais pour les membres du Commonwealth uniquement (une sorte de citoyenneté existe donc bien, là encore).

En Allemagne ou en Italie, les non-communautaires ne peuvent pas voter.

Cette possibilité n’est offerte que dans de « petits » pays comme l’Irlande, les pays baltes ou scandinaves.

Par conséquent, il n’existe pas de pays avec une immigration forte comme en France où les étrangers peuvent voter.

Dans notre pays, on considère que les étrangers qui entrent sur notre territoire sont amenés à devenir français. Après cinq années passées sur notre sol, il est possible de demander la nationalité française, si l’on accepte les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité et surtout laïcité et égalité hommes/femmes.

Disons les choses clairement : de l’autre côté de la Méditerranée, ces deux dernières valeurs ne sont guère partagées.

Ce n’est pas être provocateur que de dire cela.

Bien sûr cela engendre chez beaucoup de personnes hypocrites de gauche des cris indignés, alors que c’est un fait : dans les pays d’Afrique du Nord, l’égalité hommes/femmes est peu appliquée et la laïcité ne figure pas pour l’instant dans leur mode de vie.

Une vague fondamentaliste touche actuellement le monde musulman.

Elle touche aussi la France d’une certaine façon puisqu'une grande partie des Tunisiens de France a voté pour des listes fondamentalistes lors des dernières élections tunisiennes.

Selon moi, le moment n’est donc pas venu de donner le droit de vote aux étrangers alors qu’il existe encore des problèmes d’intégration : beaucoup de gens qui viennent d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne ne sont pas encore intégrés et n’ont pas encore intégré les valeurs de laïcité et d’égalité hommes/femmes.

Selon vous, une "vague fondamentaliste" touche réellement la France ?

Une vague fondamentaliste touche la France puisque qu’une grande partie des Tunisiens de France a voté pour des listes fondamentalistes.

Mais le parti Ennahda qui a remporté les élections tunisiennes est plutôt un parti islamiste modéré...

Toute religion peut être interprétée dune manière ou d’une autre.

J'utilise le terme "fondamentaliste" car ce parti prône un retour aux fondamentaux de l’Islam, où ne règne pas l'égalité hommes/femmes.

Vous êtes le Président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Vos propos ne sont-ils pas susceptibles de renforcer les difficultés d'intégration ?

Quand je dis que l’intégration en France n’est pas encore une réussite, je suis dans mon rôle.

Je ne peux que constater les choses : en Seine-Saint-Denis, il y a des quartiers communautaristes avec une forte aspiration religieuse, par exemple.

Que pensez-vous donc de la proposition de loi socialiste de permettre aux étrangers non-communautaires de voter aux élections locales ?

J’y serais favorable si la plupart des étrangers était intégrée, s’il n’y avait pas cette vague fondamentaliste.

Cela n’a rien à voir avec la provenance des étrangers.

Mon point de vue repose sur les valeurs que certains étrangers n’ont pas encore acquises.

Une majorité d’étrangers ou seulement une partie des étrangers vivant en France ?

Écoutez, si une grande partie des Tunisiens de France a voté pour des listes islamistes alors que beaucoup d’entre eux vivent en France depuis plusieurs années, c’est bien la marque que l’intégration n’a pas été une réussite !

C’est une évidence de dire cela. Commençons par intégrer les gens qui sont ici.

Les résultats du vote des Tunisiens de France lors des dernières élections tunisiennes ont montré qu'un peu plus de 30% d'entre eux avaient voté pour les islamistes ?

Cela signifie donc que plus des 2/3 n'ont pas voté en leur faveur...

Certes, mais le Congrès pour la République (CPR), le parti qui arrive en deuxième position, se situe à seulement 11% : c'est près de trois fois moins que les quelques 30% du vote des Tunisiens de France pour Ennhada qui arrive en tête.

Vous avez soutenu dernièrement Claude Guéant. Qu’avez-vous pensé de la Une de Libération de ce mardi matin sur le ministre de l’Intérieur titrée : « Guéant, la voix de Le Pen » ?

L’éditorial est scandaleux.

Claude Guéant est un homme de droite raisonnable qui dit des choses évidentes.

Malheureusement, lorsqu’on dit de telles choses, une partie de la gauche militante qui attend des postes et des récompenses essaye de diaboliser et de comparer un homme de centre-droit à un parti qui reste populiste et xénophobe, puisqu’il veut se débarrasser de toutes les considérations humanitaires en excluant des gens qui ont toutes leurs attaches en France.

Claude Guéant souhaite accepter moins d’étrangers en France.

C’est différent du FN.

Ces étrangers ne sont pas encore présents sur notre sol, la France n’a donc pas encore de responsabilité vis-à-vis d’eux.

Parce que sinon, on a une responsabilité pour tous les Somaliens, les Ethiopiens, pour une bonne partie de la planète finalement.

Dès qu’ils sont sur notre territoire, nous avons la responsabilité d’être la patrie des droits de l’Homme, de les traiter dignement.

Lorsqu’ils ont toutes leurs attaches en France, il ne faut pas les expulser.

Mais nous n’avons pas la responsabilité d’accueillir nécessairement plus d’étrangers.

Diminuer l’immigration légale correspond au droit de la nation

Mais quand Claude Guéant indique vouloir connecter "les fichiers des étrangers résidant en France et les fichiers de Sécurité sociale" afin de "lutter contre ces fraudes spécifiques", ne vise-t-il pas directement les étrangers résidant en France ?

Claude Guéant a indiqué ce mercredi qu’il ne visait pas directement les étrangers.

Et n'oublions pas que c'est François Mitterrand qui avait déclaré en 1989, qu'en matière d'immigration le seuil de tolérance avait été atteint dès les années 1970 !

Et que dire de Manuel Valls qui critique aujourd'hui Claude Guéant mais qui en juin 2009, alors qu'il se promenait dans la ville dont il est maire, regrettait devant les caméras la présence trop importante de noirs sur un marché : "belle image de la ville d'Evry... tu me mets quelques blancs, quelques white, quelques blancos", disait-il.

Claude Guéant n'a jamais stigmatisé les étrangers à partir de la couleur de leur peau

Ça ne vous agace pas de passer en permanence pour un soldat du sarkozysme ?

J’ai mon indépendance : sur plusieurs sujets, j’ai été le premier à exprimer mon désaccord avec les propositions UMP, notamment lorsqu’il fut question de supprimer le droit du sol.

Mais j’ai une grande affection pour Nicolas Sarkozy.

Il a des années-lumière d’avance sur François Hollande.

Je crois qu’il m’aime bien car il sait que je suis rationnel, gentil et raisonnable.

Propos recueillis par Aymeric Goetschy

Source : Atlantico.fr

Les gros capitalistes poussent au fédéralisme européen

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Sans surprise.

Mais il est toujours bon d’accumuler les citations les plus emblématiques.

Ainsi, Laurence Parisot, présidente du Medef, signe une tribune dans L’Immonde, sobrement intitulée « Créons d’urgence les Etats unis d’Europe ! »

Un fédéralisme qui équivaut donc à un abandon total de notre souveraineté :

« La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s’appelle Etats unis d’Europe, fédéralisme européen, délégation de souveraineté. Elle offrirait enfin aux Européens un projet, une ambition, une fierté.

Mais elle nous oblige à changer nos habitudes, à conférer une responsabilité politique plus grande aux institutions européennes, à considérer d’emblée à leur échelle européenne les questions sociales, et pas seulement budgétaires et fiscales.

Il faut vouloir avancer vers un territoire reconfiguré, vers une nouvelle patrie, vers l’an I d’une véritable pratique de notre histoire fédérale. »

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Le candidat anti-blancs à l’élection présidentielle soupçonné de blanchiment !

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Alerté par Tracfin, en octobre, le parquet de Paris vient de saisir, selon le Journal du Dimanche du 27 novembre, la Brigade de répression de la délinquance économique d’une enquête préliminaire visant Patrick Lozès, l’ex-président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) et candidat à l’élection présidentielle. Il est soupçonné d’abus de confiance et de blanchiment.

(source)

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Pascal BERNARDIN – L’enseignement au service du mondialisme

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Novlangue médiatique : « Islamistes modérés » et « populistes extrémistes »

Nouveau pouvoir libyen sous influence islamiste.

Succès électoral d’Ennhada, parti islamiste tunisien.

Victoire électorale des islamistes du Parti de la justice et du droit au Maroc.

Frères musulmans en position de force en Egypte.

Le message des « révolutions arabes » est clair : les régimes laïcs et autoritaires, fruits du nationalisme arabe issu de l’Occident et enfants tardifs du kémalisme, ne cèdent pas la place à des démocrates libéraux mais à des islamistes.

Les médias de la superclasse mondiale qui avaient salué, début 2011, les « révolutions arabes » se tranquillisent néanmoins fin 2011, en parlant « d’islamistes modérés ».

Une manière de se rasséréner, tout en continuant à rassurer la population française confrontée à une poussée de l’Islam sur son propre territoire.

« Islamiste modéré », un mot vide de sens

                                                                                                                                                     Pourtant ce terme d’islamiste modéré est vide de sens : les islamistes en question ne sont ni « extrémistes » ni « modérés » ; ce sont tout simplement des musulmans qui se réfèrent à l’islam comme guide de l’action politique.

Dans le Dictionnaire historique de l’islam, paru aux PUF en 1996, Dominique et Jeanne Sourdel, professeurs émérites, écrivent : « L’islamisme est actuellement une tendance qui consiste à exiger l’application stricte des préceptes de la loi religieuse ou chari’a. (…) Les islamistes prônent le jihad, d’une part dans leur propre pays contre les « mauvais » musulmans et les gouvernants corrompus de manière à instaurer si besoin est un Etat purement islamique, d’autre part, de façon plus générale, contre les valeurs séculières qui dominent le monde non musulman. »

Attitude non dénuée de cohérence puisque l’islam est une totalité qui ne distingue pas le domaine de Dieu de celui de César.

« Modérés » ou non, les islamistes tunisiens, libyens, marocains et égyptiens ont tous pour projet d’islamiser la société, ce qui implique :
- de rapprocher le droit local des préceptes de la chari’a ;
- d’en revenir à une conception soumise et minorée de la femme, dont le voile islamique est le symbole visible ;
- de marginaliser, sinon d’éliminer, les minorités chrétiennes catholiques, coptes ou évangélistes.

Toutes choses que font d’ailleurs, tranquillement mais fermement, les « islamistes modérés » de l’AKP turque qui sert de modèle.

Là encore il n’y a pas lieu d’être surpris : dans leurs réactions au modèle occidental, les peuples musulmans se retournent vers leurs racines.

Quoi de plus normal ?

D’autant que l’islam n’est pas seulement une religion, c’est aussi, c’est surtout une civilisation.

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » : une imposture

Confondre « modération politique » et « libéralisme économique » est une imposture : un fait que les oligarchies occidentales sont incapables de comprendre.

D’où l’usage du mot « modéré » qui sert de cache-sexe à une réalité qui sinon les révulserait.

Sur le site Oummah.com Mohamed Tahar Bensaada propose une explication complémentaire : selon Le Monde, « Ils (les islamistes) n’ont pas de doctrine économique précise – et sont souvent, en la matière, très libéraux ».

Et le commentateur d’Oummah d’ironiser ainsi : « Le terme magique est lancé : “libéraux” ! C’est donc cela qui explique que tous les médias sont unanimes à parler de la victoire des “islamistes modérés” ?

Les termes “modérés” et “libéraux” sont donc devenus synonymes dans le nouveau dictionnaire de la science politique française et on ne le savait pas ? ».

Et l’analyste musulman de poursuivre : « L’imposture intellectuelle est plus grave. D’abord, on fait preuve de légèreté en cherchant à confondre “modération politique” et “libéralisme économique” (…)

Ensuite, la “modération” et le “libéralisme” encensés le sont en fait pour des raisons que généralement les éditorialistes ne divulguent pas et qu’il faut aller rechercher entre les lignes.

Le “libéralisme” qui vaut aux “islamistes” la sympathie relative des médias et des intellocrates occidentaux signifie que ces derniers ont montré patte blanche et qu’ils ne vont pas tomber dans le “protectionnisme” et le “nationalisme économique” synonymes d’une tentative de renégociation des rapports de dépendance qui lient leurs pays aux centres du capitalisme mondial ! »

« Populiste extrémiste » : un terme disqualifiant

Les médias de la superclasse mondiale gardent leurs réserves de répulsion aux « populistes » : ces mouvements qui partout en Europe sont à l’écoute des peuples, ce qui les conduit :
- à s’opposer à la poursuite de l’immigration de peuplement que les nations européennes subissent ;
- à refuser l’implantation de coutumes étrangères contraires à leurs règles d’urbanisme (mosquées avec minarets) ou leurs modes de vie (voile islamique, abattage hallal, hallalisation des cantines et des restaurants, invasion des préceptes religieux à l’école, à l’hôpital, dans l’entreprise) ;
- à réaffirmer leur identité européenne et chrétienne ;
- à refuser que les valeurs issues de leurs traditions soient placées sur le même plan que celles de religions étrangères ;
- à défendre la séparation du spirituel et du temporel et la laïcité ;
- à remettre en cause le libréchangisme mondial.

Populistes européens et islamistes du Maghreb et du Machrek ont néanmoins un point commun : les uns et les autres s’inscrivent dans une démarche identitaire.

Ils veulent que leurs peuples restent ou redeviennent eux-mêmes.

De ce point de vue-là, les uns et les autres s’opposent à la marche triomphale du mondialisme.

Car ils rétablissent, sinon des frontières physiques, du moins des frontières mentales et psychologiques.

Il est donc naturel que les médias de la superclasse mondiale s’opposent aux populistes européens en les qualifiant « d’extrémistes » pour mieux les disqualifier.

Il l’est moins qu’ils baptisent « modérés » les islamistes qui prennent le pouvoir au sud de la Méditerranée et dans les banlieues européennes.

Le formatage de l’opinion par les médias de la superclasse mondiale

Utiliser les termes « extrémistes » et « modérés » pour définir une idéologie politique est d’ailleurs stupide.

La modération, l’extrémisme ou la radicalité ne sont pas en soi des idéologies, ce sont des attitudes, des comportements qui dépendent des personnalités et des circonstances.

Cette confusion des termes et des analyses s’explique : les médias de la superclasse mondiale ne cherchent pas à éclairer l’opinion, ils cherchent à la formater ; les médias de la superclasse mondiale ne sont pas des médias d’information mais des médias de manipulation qui appliquent les commandements du discours dominant : faisant contre mauvaise fortune bon cœur à propos des évolutions au sud de la Méditerranée, ils continent de militer pour des sociétés les plus ouvertes possibles au nord.

Andrea Massari : Chercheur à la Fondation Polémia.

Source : Nouvelles de France

L'agression de la Syrie par l'OTAN pourrait déraper en un conflit de grande ampleur

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La presse israélienne s'est inquiétée de la présence en Méditerranée de plusieurs navires de guerre russes (1), mais ce n'est rien à côté de ceux qui se profilent à l'horizon (2).

Le porte-avions Maréchal Kouznetsov a quitté Mourmansk le 13 novembre.

A bord, une trentaine d'avions de chasse et des d'hélicoptères, des missiles à capacité nucléaire d'une portée de 550 km.

Le destroyer anti-sous-marin Amiral Chabanenko fait partie de l'escadre qui l'accompagne.

Après des exercices en mer de Barentz, le Kouznetsov a pris la direction de la Méditerranée orientale via l'Atlantique nord.

Il devrait mouiller à Tartous mi-janvier, où il sera sans doute rejoint par des éléments de la flotte russe de la mer Noire, comme cela a été le cas en 2008.

L'attaque de la Syrie par l'OTAN - France et Turquie en tête - a pour objectif le renversement du président Bachar al-Assad et la mise hors-la-loi du parti Baas syrien. Abdelhalim Khaddam, ancien vice-président syrien réfugié à Paris, ou Rifaat al-Assad, autre ancien vice-président, réfugié en Espagne, qui complotent concurremment pour s'emparer de la direction du parti, se bercent d'illusions s'ils croient que les Frères Musulmans laisseraient l'un d'entre eux accéder au pouvoir.

Vladimir Poutine : "Que la France s'occupe de ses oignons !"

Nicolas Sarkozy n'a tiré aucun d'enseignement des conséquences catastrophiques provoquées par l'effondrement du régime libyen.

Il s'apprête à reconnaître officiellement le CNS (Conseil National Syrien) qui devraitemménager dans les locaux de l'ambassade, rue Vanneau.

Le Canard enchaîné a révélé que des instructeurs du Service action de la DGSE, du COS (Commandement des opérations spéciales) et du MI6 britannique forment les extrémistes armés de l'Armée syrienne libre (ASL) à la guérilla urbaine, au Liban et en Turquie (3).

Des livraisons d'armes sont effectuées clandestinement.

Si la Ligue Arabe le demande - Alain Juppé fait tout pour cela - la France s'associera aux sanctions imposées au peuple syrien, notamment en suspendant ses transactions financières et commerciales, et les vols vers Damas et Alep.

Les Syriens résidant en France, pro-Assad ou simplement opposés à l'agression de leur pays, seront inquiétés, expulsés ou assignés à résidence.

La diabolisation du régime baasiste et ses déficiences en matière de communication médiatique sont telles qu'il ne faut pas s'attendre à ce que le mouvement anti-guerre mobilise de grandes foules, sauf si la guerre dérape en conflit de grande ampleur.

A Moscou, le 18 novembre dernier, Vladimir Poutine a dit clairement à François Fillon qu'en Syrie la France ferait mieux « de s'occuper de ses oignons » (4).

Sergueï Lavrov, son ministre des Affaires étrangères, a qualifié de « provocations politiques à l'échelle internationale » (5), les pressions exercées par les Occidentaux sur l'opposition syrienne pour qu'elle dénigre les réformes démocratiques initiées par le président Bachar al-Assad et ses offres de dialogue.

Espérons que la présence de la flotte russe en Méditerranée sera suffisante pour calmer les ardeurs guerrières de Nicolas Sarkozy et des faucons de l'OTAN.

Gilles Munier

Source : Voxnr.com

Petit manuel de diversion (variations sur un thème d'Alain Soral)

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1 - Faire semblant de résoudre les problèmes qu'on a soi-même créés en les présentant comme des solutions. Exemple : qualifier la mondialisation de "remède à la crise" quand on représente le grand patronat.

2 - Présenter comme solution ce que l'on s'est acharné à détruire. Exemple : se revendiquer de l'éthique en politique quand on s'appelle Delanoë, du "vivre ensemble" quand on s'appelle Julien Dray ou du "travailler plus" quand on s'appelle Sarkozy...

3 - Présenter comme relevant de l'évidence l'association de concepts antinomiques : la démocratie et le système représentatif ; la démocratie et le capitalisme financier ; la conservation de l'ordre et le libéralisme économique ; la défense de l'Etat et la promotion du "progrès sociétal". Réciproquement, présenter comme antinomiques des causes pourtant indissociables : la défense du peuple et la promotion d'une éthique protectrice, référée au sens au lieu d'être abandonnée, comme aujourd'hui, au consensus des dominants.

4 - Entretenir la confusion entre de faux amis pour "racheter" un concept ou au contraire le discréditer par amalgame. Dans le premier cas : liberté/libéralisme. Dans le second cas : frontières/rejet de l'autre.

5 - Faire d'une solution évidente un épouvantail pour s'éviter de la mettre en œuvre et la désigner à la vindicte d'indignés dociles. Exemple : l'arrêt de l'immigration.

6 - Faire passer certaines de ses victimes pour des faiseurs de victimes (c'est-à-dire des coupables). En persuader d'autres qu'elles sont victimes de ces faiseurs de victimes (c'est-à-dire d’innocentes et saintes victimes). Brouiller les pistes pour que chacun soit perçu tantôt comme victime, tantôt comme faiseur de victimes, et qu'il tire de là un mélange explosif de honte culpabilisante et de ressentiment arrogant. Laisser macérer la situation de manière à ce que chaque catégorie de victimes donne de bonnes raisons à l'autre de se conformer au stéréotype attendu. Exemple : SOS-racisme, les blagues de Hortefeux, la défense de l'Islam par Terra Nova, le soutien de Guéant à Charlie Hebdo.

Vous venez d'inventer le mouvement perpétuel de la haine. Par la même occasion, vous venez de fournir le ressort idéal d'un "Reich de mille ans" qui ne serait plus qu'un vaste camp de concentration exclusivement peuplé de kapos...
 

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Chronique de la France asservie et résistante...

Chronique de Robert Spieler publiée dans Rivarol (N°3023 du 23 novembre 2011)

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Il faut le reconnaître : Marine Le Pen est grandiose. Elle a un vrai talent médiatique et une capacité époustouflante à donner envie de parler d’elle. Je ne résiste pas à la tentation.

Marine Le Pen et la Chine

 

C’est le site Rue 89 qui le révèle : Autoproclamée « candidate des PME » et du « made in France », face à des candidats, tels Sarkozy et Hollande qui promeuvent le « made in China », elle promet une loi « Achetons français ». Très, très bien. Oui, mais il y a un tout petit problème. Les militants du FN qui l’applaudiront dans les prochaines semaines brandiront des banderoles « made in China ». Un des lecteurs de Rue 89 est tombé, cet été, à Nankin, sur un stock de banderoles proclamant « Marine, la voix du peuple, l’esprit de la France. » Allez savoir ce que ces banderoles allaient faire, bradées sur un marché chinois. Mystère…

 

Marine Le Pen et le LAOS

 

Non, il ne s’agit pas de ce pays d’Extrême-Orient, voisin de la Thaïlande. Il s’agit du mouvement nationaliste grec LAOS, dont plusieurs membres viennent d’intégrer le gouvernement d’Union nationale, aux côtés des conservateurs mais aussi des socialistes du Pasok, suscitant d’ailleurs la fureur du PS. Parmi les nouveaux ministres, figure, en tant que ministre des transports, notre ami Makis Voridis : un homme remarquable, excellent orateur, maitrisant parfaitement la langue française et nationaliste intransigeant, mais ouvert sur la nécessaire Europe des Nations libres. Le LAOS (Alarme populaire orthodoxe) a obtenu, aux dernières élections, plus de 5% des suffrages et représente une force montante en Grèce. Le secrétaire départemental frontiste de la Haute-Loire, Pierre Cheynet, a eu l’idée totalement saugrenue de saluer sur Twitter la nomination de Makis Voridis comme étant « une excellente nouvelle ». Mais est-il fou, ou complètement fou ? Le site officieux duFN, NPI, le lui explique : « L’entrée de l’extrême droite grecque au gouvernement euromondialiste d’Athènes n’est pas une ‘excellente nouvelle’, n’en déplaise à ceux qui ont le mémoire courte… » Et bien… Mais que reproche le FM (Front mariniste) à Makis Voridis ?

 

Du calme, on va vous expliquer. Le FN explique qu’ « il avait dégoisé le 8 novembre 2009 durant un quart d’heure lors du premier congrès du Parti de la France à Villepreux », précisant, on ne comprend pas très bien, qu’ « avec de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis. » J’étais présent, ce jour là, à Villepreux, et je peux vous assurer que Makis Voridis n’a, à aucun moment évoqué la situation de la Droite nationale en France, ni critiqué le FN.

 

Certes, il est un ami très proche de Carl Lang. Je vous le dis, en vérité, au risque de choquer certains de mes lecteurs : ces gens là sont des malades, de grands malades… En attendant, le pauvre Pierre Cheynet, gollnischien qui plus est (ceci expliquant peut-être cela), se trouve confronté à un choix cornélien : Être fusillé ou pendu à un croc de boucher… Je vous tiendrai au courant.

 

Marine Le Pen et l’Afrique

 

Marine Le Pen vient de donner une interview au mensuel Jeune Afrique, où, en dehors de considérations pertinentes, elle assène quelques énormités. Elle déclare ainsi : « Les Tunisiens ont choisi d’élire des islamistes. C’est leur plus grand droit. Nous n’avons aucune leçon à leur donner », rajoutant cependant : « J’espère qu’ils n’auront pas à le regretter. » D’après Jeune Afrique, Marine Le Pen se réjouit du réveil des peuples pendant le printemps arabe. Les chrétiens libyens, égyptiens, tunisiens ne tarderont pas à apprécier ce réveil des peuples… Elle déclare ne pas « avoir de problèmes avec les musulmans. Seulement avec les fondamentalistes qui ne respectent pas les lois et les valeurs de la France. » Bon, passons…

 

Au fait, le saviez-vous ? Marine Le Pen a cherché à rencontrer, lors de son voyage aux Etats-Unis, Nafissa Diallo, celle par laquelle le scandale DSK est arrivé. Histoire de « lui manifester sa sympathie ». Peut-être aussi pour lui demander conseil quant à la campagne présidentielle en France. On est là dans le domaine de la haute politique. A défaut de rencontrer Obama, pouvoir s’entretenir avec Nafissa Diallo, c’était après tout pas si mal. Mais la rencontre n’a malheureusement pas eu lieu. Damned, encore raté…

 

Marine Le Pen et le Halal (suite)

 

J’avais évoqué, dans un précédent RIVAROL ce curieux personnage qu’est Paul Lamoitier, conseiller régional du FN dans le Pas-de-Calais et principal fournisseur de viande Hallal dans le Nord de la France. Contradictoire avec la supposée position anti-Hallal du FN ? Pas du tout. Marine Le Pen vole à son secours. Elle explique, avec une profondeur de pensée inouïe, que Lamoitier ne fait que « répondre à la demande ». En voici un argument… A ce compte, davantage de mosquées, car davantage de musulmans, davantage d’immigration, car davantage d’immigrés, davantage de mariages homosexuels, car davantage de gays. Et puis, tant qu’on y est, davantage de bateaux pour convoyer les immigrés de Libye et de Tunisie en France, via Lampedusa. Il paraît qu’il y a de la demande…

 

Marine Le Pen et la franc-maçonnerie

 

En vue de l’élection présidentielle, 400 « Frères » du Grand Orient de France, la première organisation de la maçonnerie française, reçoivent, à leur siège parisien, rue Cadet, les principaux candidats à la présidentielle. Après François Hollande, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon ; Eva Joly et Nicolas Sarkozy seront les prochains invités. Pas Marine Le Pen, malgré ses efforts louables à reprendre dans ses discours les thématiques franc-maçonnes, la République, la laïcité, etc… C’est trop injuste… Le grand maître du G.O., Guy Arcizet, estime que le FN reste un parti antirépublicain qui cherche à « blanchir ses racines antirépublicaines. » En fait, les francs-maçons attendent de Marine Le Pen qu’elle tue le père et qu’elle renvoie Jean-Marie Le Pen au gagatorium. C’est ce que lui conseillentaussi ses plus proches conseillers. Elle serait avisée de ne pas suivre leur avis, car on imagine la réaction de fauve blessé de Jean-Marie Le Pen…

 

Monsieur Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, s’émeut

 

Monsieur d’Ornellas, à qui d’aucuns donnent du Mgr, s’émeut au sujet de la pièce de théâtre blasphématoire de Romeo Castellucci, qui a suscité de vives réactions de la part des militants catholiques. A cause du contenu de la pièce ? Parce que le visage du Christ est couvert d’excréments ? Mais décidément, vous n’avez rien compris ! Ecoutons cette prodigieuse caricature de cafard moderniste. « Il y a une erreur de perspective dans l’interprétation du spectacle. Ca renvoie à l’intériorité de chacun. Le visage du Christ, que dit-il par rapport à la déchéance humaine ? Est-ce que je peux me mettre posément, paisiblement, devant cette question ? C’est ça que fait Castellucci ». C’est beau et profond ; il n’y a rien à dire.

 

Le journaliste le questionne : « Les fondamentalistes se trompent ? » Réponse définitive de Monsieur d’Ornellas : « Complètement. » Les fondamentalistes… Hier, ils les appelaient les intégristes. Mais fondamentalistes, c’est mieux . Ca fait fondamentalistes islamistes, charia, violences aux femmes, égorgements, etc… Beaucoup plus efficace !

 

Le journaliste poursuit : « On a l’impression que les fondamentalistes prennent de plus en plus de place au sein de l’Eglise traditionnelle. » Et le cafard en soutane de s’émouvoir. Un colossal émoi : « Pas au sein de l’Eglise ! Ils ne représentent qu’eux-mêmes. C’est un groupe de fondamentalistes qui, me semble-t-il, demeure fondamentaliste. » Quelle profondeur dans l’argumentaire ! Et Mgr Cafard de préciser : « L’Eglise, elle est pour le dialogue, le respect. Je suis heureux que Castellucci, par son art, puisse questionner le visage du Christ. »

 

Allez, les amis, une petite pause pour rigoler… Et on poursuit. Le journaliste lui demande : « Vous avez vu cette pièce ? » Réponse : « Non, je veux aller voir cette pièce. » Il n’a pas vu cette pièce, mais s’autorise à s’indigner à l’encontre de ceux qui ont vu la pièce qu’ils ont jugée, eux, de visu, blasphématoire. De mieux en mieux… Mais ce n’est pas fini…

 

Et voici qu’il se lance dans un lèche-bottisme doucereux : « Mais j’ai lu tout ce que Castellucci a dit de cette pièce, et ça m’a beaucoup intéressé ; et personnellement, j’aimerais rencontrer Castellucci pour dialoguer avec lui. Car peut-être ces provocations artistiques, peut-être qu’elles sont difficiles à comprendre pour beaucoup (extraordinaire, lui a compris, sans même avoir vu la pièce : un génie…). « C’est pas parce qu’elles sont difficiles à comprendre qu’il faut que nous ayons peur.» Ben voyons…

 

Cela me donne des idées. Je vais m’improviser, comme Castellucci, en auteur de pièce de théâtre et en metteur en scène. J’imaginerais bien Mgr d’Ornellas, le visage couvert d’excréments, affublé, je ne sais pas pourquoi, d’un tutu rose (enfin si, je sais ; regardez la vidéo sur le blog Altermedia) et coiffé d’une perruque blonde de grande folle. Il s’agira bien sûr d’une démarche artistique qui me permettra, non de questionner, comme Castellucci, le visage du Christ, mais celui de Monsieur d’Ornellas, et de questionner l’indicible bêtise de ceux qui, comme dans le Camp des Saints de Jean Raspail, seront les premiers à être égorgés quand les hordes déferleront. En attendant, qu’ils aillent au diable !

 

Dieudonné finit clochard

 

Dieudonné qui finit clochard, planqué dans une cave sordide. C’est triste, mais rassurez vous, c’est une blague. Allez sur le blog contre info voir ce reportage hyper drôle diffusé dans l’émission Groland de Canal+. Le « présentateur » l’annonce, le ton grave : « On déplore un nouveau cas de fatwa, pas en Arabie Saoudite, pas en Iran ; non, c’est bien en France, ce pays de plus en plus arriéré. »Et l’on entend le « journaliste » envoyé sur le terrain déclarer à voix basse, l’air terrorisé : « Je suis quelque part en France, aux côtés de la dernière victime d’une fatwa, l’humoriste Dieudonné : spectacles annulés, interdiction de télé, bandes annonces censurées… » « Ca se vit comment ? », demande-t-il à Dieudonné, qui lui répond : « Je change d’endroit tous les jours ; je ne sors que la nuit, déguisé en éboueur. » Et Dieudo, habillé en clochard, de poursuivre : « Assieds-toi, je vais te montrer mon dernier sketch, celui du rabbin nazi. » Le pseudo journaliste manque de s’évanouir. Et Dieudonné de se mettre à invectiver, en état de transe, les colons israéliens. Le « journaliste » disparaît, derechef, du champ de la caméra. Le présentateur l’appelle à revenir à l’écran. Celui-ci se présente, effrayé, déclarant : « Attendez, je ne savais pas que c’était à ce point. C’est comme si moi, journaliste, je commençais à dire la vérité. Faudrait être dingue… »

 

Le pseudo présentateur conclut par ces mots : « Il serait peut-être temps que ce Monsieur comprenne qu’un noir, ça n’ouvre pas sa gueule. Ca se l’ouvre dans une trompette. »

Trop drôle !

 

Des rabbins brûlent le drapeau israélien

 

Tandis que les Indignés anti-Wall Street manifestaient à New-York, quelques centaines de Juifs, menés par des rabbins manifestaient, à quelques centaines de mètres de là, contre l’existence d’Israël et contre le sionisme, brulant le drapeau israélien. Cela parait incroyable, mais c’est vrai. Qui sont ces curieux antisionistes, que personne n’osera cependant de qualifier d’antisémites ? Encore que, par les temps qui courent…

 

En fait, il existe un courant judaïque traditionnaliste, dont le socle est la Torah, qui s’oppose radicalement au sionisme. Ce courant considère que la prétention de l’Etat d’Israël à parler au nom de tous les juifs contrevient à l’obligation faite par la Torah d’empêcher la profanation du nom de Dieu. Le sionisme contreviendrait aussi, pour cette étrange secte, à l’obligation de préserver la vie humaine, du fait de la « rage » que provoque l’Etat d’Israël au sein des nations, faisant ainsi courir des risques au peuple juif. Il existe aussi un fort courant antisioniste au sein des juifs ultra-orthodoxes, les Haredim, pour qui le Talmud interdit la création d’un Etat juif, tant que le messie n’est pas arrivé. Ce mouvement, le Neturei Karta, qui est à l’origine des manifestations antisionistes de New-York, estime que l’Etat d’Israël est une cause d’injustices pour les Palestiniens, ce qui va à l’encontre des préceptes de la Torah. Il reproche aussi au sionisme l’instrumentalisation de l’holocauste et de l’antisémitisme pour justifier ses actions.

 

Curieux, n’est-ce pas ?

 

Les « indignés catholiques » de Paris sont des « groupuscules fascistes »

 

Les communistes ont déposé, lors d’une réunion plénière du Conseil de Paris, un vœu, dénonçant les « groupuscules royalistes, antiparlementaires, fascistes et/ou intégristes religieux» qui prétendent interdire la représentation de la pièce excrémentielle de Castellucci « par des démonstrations de force sauvages ». Le vœu a été bien entendu adopté. Les groupes « Communistes et élus du parti de gauche », « Europe Ecologie-Les Verts », « Socialiste, radical de gauche et apparentés » ont voté pour. Et l’ « Union pour une majorité de Progrès » (UMP) ? Et bien, ils ont voté le vœu communiste, se déclarant même solidaires des condamnations du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Le groupe « Centre et Indépendants » s’est quant à lui, héroïquement abstenu, l’élue centriste du 16ème, Valérie Sachs votant cependant pour la motion.

 

Que voulez-vous que je vous dise ?

 

Chaque vendredi, retrouvez la chronique de la France asservie et résistante de Robert Spieler dans Rivarol (3,50 €, chez votre marchand de journaux)...

 

Le blog de Robert Spieler cliquez ici

RAPPEL, dimanche 4 décembre : XVIe TABLE RONDE DE TERRE & PEUPLE A RUNGIS (94)...

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Le plan d'accès est téléchargeable ici :

 

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Synthèse nationale n°25 (novembre décembre 2011) est sorti : ABONNEZ-VOUS !

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Mondialisation, démondialisation : les enjeux…

L'Editorial de Roland Hélie : Evitons les pièges du Système…

Patrick Parment :La problématique autour d’une victoire annoncée du sieur François Hollande…

● Bernard Bres : Dossier mondialisation, démondialisation, les enjeux…

● Un grand entretien avec Pierre Hillard, universitaire sur la démondialisation…

● Pieter Kerstens : Des nouvelles de l’Oncle Sam…

● Arnaud Raffard de Brienne : Chassons les voleurs du pouvoir…

● Lionel Baland : L’énigme Otto Rösch et la tache brune du SPO...

Jean-Claude Rolinat : France Allemagne : la Sarre, une pomme de discorde oubliée…

● Robert Spieler : Pourquoi la 5e journée de Synthèse nationale a failli ne pas avoir lieu…

● Yves Darchicourt : Histoires et légendes d’Europe, le royaume du Prêtre Jean…

● L’Union de la Droite Nationale est née…

● Francis Bergeron : Hergé réhabilité par Spielberg

● Les rubriques de Philippe Randa, Luc Barbulesco, Patrick Gofman, Pieter Kerstens, Jean-Paul Chayrigues de Olmetta…

 

Le numéro 25 (130 pages) : 12,00 €

Abonnement simple : 50,00 €

Abnt de soutien : 100,00 €

Chèque à l'ordre de Synthèse nationale

Vous pouvez aussi commander la revue par internet : en bas de la colonne de droite de ce site.

 

Commandez ce numéro 25

ou abonnez-vous : cliquez ici

28/11/2011

Préparez-vous à des émeutes lors de l’effondrement de l’euro, prévient le Foreign Office

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The Telegraph a publié hier des informations inquiétantes concernant l’opinion sur l’euro des milieux dirigeants britanniques.

Alors que l’Italie et l’Espagne sont en grande difficulté avec leur dette, des ministres britanniques croient que l’effondrement de l’euro est de plus en plus plausible.

Les diplomates se préparent à aider les Britanniques à l’étranger dans l’éventualité d’un effondrement bancaire et d’émeutes liées à la crise de la dette.

Le Trésor, a d’ailleurs confirmé plus tôt ce mois-ci que la planification pour l’éventualité d’un effondrement est actuellement en cours.

Un ministre important a révélé l’ampleur de la préoccupation du gouvernement affirmant que la Grande-Bretagne est en train de prévoir la chute de la zone euro et que ce n’est qu’une question de temps !

Le British Foreign & Commonwealth Office a donné des instructions récentes aux ambassades et aux consulats concernant la planification d’urgence, leur demandant de se préparer à des scénarios extrêmes, à des émeutes et à des graves troubles sociaux.

Les diplomates britanniques doivent se préparer à aider des dizaines de milliers de citoyens britanniques dans les pays de la zone euro et à envisager les conséquences d’un effondrement financier qui rendrait les gens incapables d’accéder à leurs comptes bancaires, ou même de retirer du liquide.

Les traités de l’Union Européenne, qui ont défini les règles d’adhésion, ne contiennent aucune disposition pour que les états membres puissent en sortir.

Si les gouvernements de la zone euro n’arrivent plus à acquitter leurs dettes, les banques européennes qui détiennent leurs obligations risquent l’effondrement.

Certains analystes croient que ce genre d’évènement pourrait provoquer l’effondrement global du système, rendant les banques incapables de rendre l’argent aux épargnants et détruisant les entreprises dépendantes du crédit bancaire.

Certains économistes estiment que dans le pire des cas, l’effondrement de l’euro réduirait de moitié le PIB de ses États-membres et déclencherait un chômage massif.

Source : Novopress.info

Démonstration de force de CasaPound à Naples !

Ils étaient plus de 2.000 militants du mouvement de la droite radicale et sociale italienne Casapound à braver la volonté d’interdiction et de censure de la Mairie de Naples, ainsi que les menaces des groupuscules d’extrême gauche, en se rassemblant samedi au cœur de la ville pour imposer leur droit à la parole et à l’expression publique.

L’objectif de ce rassemblement était double : protester contre le coup d’état légal représenté par l’arrivée de l’oligarque Carlo Monti au pouvoir et répondre aux violentes agressions dont ont été victimes les militants napolitains de Casapound ces derniers mois.

L’ambiance était donc électrique sur la place Carlo-III et la confrontation entre les forces de sécurité massivement déployées et la foule des militants patriotes italiens et européens (des Français avaient notamment fait le déplacement pour exprimer leur solidarité), exaspérés par les injustices et les attaques impunies, aurait aisément pu mal tourner, sans le sang froid et la maturité des cadres du mouvement. Une attitude calme et digne, consistant à montrer sa force pour ne pas avoir à l’utiliser, qui tranche avec les exactions et pillages commis quelques semaines auparavant par les groupes d’extrême gauche à Rome et qui a été soulignée par l’ensemble des médias transalpins.

C’est donc au terme d’une journée sans incidents que Gianlucca Iannone, président de CasaPound, a pu prendre la parole devant une vaste forêt de drapeaux et de bannières pour dénoncer avec force la dictature de la banque et de l’usure, dont les groupes prétendument « antifascistes » sont les idiots utiles et les chiens de garde.

Crédit photos : CasaPound Italia

Source : Novopress.info

Cohn-Bendit : « Il faut en finir avec les Verts ! »

En finir avec les Verts ? Qu’on se rassure, ce mot d’ordre n’est pas de Daniel Cohn-Bendit – l’ancienne icône de Mai 68 devenu le héraut de la mondialisation libérale sous l’étiquette d’EELV – mais de son frère Gabriel, qui vient de publier aux Editions Mordicus « A bas le Parti vert! Vive l’écologie », un petit pamphlet réjouissant et tonique.

                                                                                                                             Installé à Saint Nazaire depuis près d’un demi siècle, aujourd’hui âgé de 75 ans, Gabriel Cohn-Bendit aura eu en effet un parcours politique et idéologique passablement original : un passage en 1956 au Parti communiste, puis un stage chez les trotskystes, qui sera suivi d’un séjour au PSU, avant d’entrer au groupe « Socialisme ou barbarie » pour aboutir finalement chez les Verts – avant de les quitter.

Celui qui se définit comme « un intermittent du spectacle politique » appelait en janvier dernier toute la gauche à se rassembler derrière DSK.

Comme il l’a avoué, lucide, à Libération : « Tous les principes auxquels j’ai cru pendant 20 ans se sont effondrés les uns après les autres ».

Professeur d’allemand, il participe en 1981 à la création du lycée expérimental de Saint Nazaire – expérience d’éducation alternative et utopiste à l’origine de multiples polémiques – où il enseignera jusqu’en 1997.

Total non conformiste, G. Cohn-Bendit va prendre dans les années 1980 des positions sur la Seconde Guerre mondiale et la déportation qui sentent le souffre et qui lui vaudront des conflits avec la LICRA, allant même jusqu’à cosigner un livre « intolérable intolérance » avec l’avocat Eric Delcroix.

S’il admet aujourd’hui s’être fourvoyé il déclare : « Je ne renie en rien mon point de vue sur l’impérative liberté d’expression ».

En 2002 il dénonce Lutte ouvrière, le parti d’Arlette Laguiller – « qui n’est pas une sainte » -comme étant une secte dirigée par un gourou, avec un fonctionnement hallucinant de moines soldats.

Il n’épargne pas non plus le facteur Besancenot dont il décrie le goût du secret et l’angélisme alors qu’il se prétend héritier de Trotsky « qui ne fut que le précurseur de Staline ».

Cécile Duflot : pour G. Cohn Bendit "une carriériste forcenée"

Aujourd’hui c’est donc à EELV « qui n’est plus qu’un cache sexe pour les Verts » que s’en prend l’enseignant nazairien.

Qualifiant dans le quotidien Sud Ouest Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé de politiciens « carriéristes forcenés, l’exemple des récentes négociations avec le PS est un cas d’école », il estime que ceux-ci ne cherchent qu’à obtenir des députés et des mairies qu’ils distribueront aux plus obéissants.

La candidature à la présidentielle d’Eva Joly -« pas plus mauvaise que les autres » – est, selon lui, inutile.

Quant au fonctionnement non démocratique du parti de madame Duflot, Gabriel Cohn Bendit multiplie à plaisir les anecdotes – ainsi en Bretagne, lors des dernières Européennes, la candidate qui suivait la tête de liste Yannick Jadot, quoique arrivée largement en tête fut écartée par le « politburo », les votes n’étant que « consultatifs » (sic).

Le frère de “Dany” accuse EELV d’avoir ruiné l’engouement des Français pour l’écologie en avalant plus ou moins de couleuvres.

Sur la sortie du nucléaire Gabriel Cohn Bendit regrette que le débat ne s’articule qu’entre pro et ayatollahs anti nucléaire et qu’il se laisse confisquer par des sectes intégristes.

Pour lui la sortie « de suite ou dans un délai de 5 ou 10 ans est totalement utopiste…. on n’a pas besoin d’une prédiction mais d’une stratégie il est temps que la France commence sa révolution énergétique en ne se laissant pas enfermer dans une dépendance mono énergétique ».

Gabriel Cohn Bendit milite aujourd’hui pour une nouvelle formation politique « débarrassée des oripeaux sectaires congénitaux » d’EELV en se demandant « comment en sommes nous arrivés là ? »

De désillusions en désillusions, « Gaby » finira peut être par trouver les bonnes réponses… C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Crédit photo : Michel Briand Licence CC.

Source : Novopress.info

Kemi Seba l’africain clash Stéphane Durbec du Front National

Lors de l’émission hebdomadaire “Afro Insolent”, retransmise en direct d’Afrique, Kemi Seba est revenu le 24/11/11 sur le différend qui l’oppose à Stéphane Durbec, responsable d’origine africaine du Front National en PACA.

L’occasion pour lui de rappeler les racines africaines de Stéphane Durbec et de manifester son incompréhension devant le fait qu’un africain puisse défendre la France plutôt que l’Afrique.

L’occasion également de dénoncer les dérives d’un système mondial qui provoque ces “chocs culturels” et qui fait que des individus peuvent défendre une civilisation qui n’est pas la leur.

 Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

Source : Novopress.info

Raphaël Enthoven : “La démondialisation est une thèse nationale-socialiste”

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Le philosophe de la “gauche-bobo”, Raphael Enthoven (photo ci-dessus) participait hier, au cours du Forum Libération 2011 à Lyon, à un débat intitulé « Peut‑on se construire sans frontières ?».

Il s’en est pris très violemment au concept de démondialisation qu’Arnaud Montebourg avait mis en avant lors des primaires socialistes.

Selon l’ex de Carla Bruni :

« La démondialisation est une idée fausse parce qu’elle repose sur l’idée qu’on peut remonter le temps ; elle est arrogante parce qu’elle suppose que la petite France peut changer le monde.

Le lexique de Montebourg est douteux, historiquement.

Ce ne sont pas des thèses socialistes‑nationales mais nationales‑socialistes ».

Une réduction ad hitlerum que n’aurait pas reniée Bernard‑Henri Botul‑Levy : cela tombe bien, Raphael Enthoven fut jadis son gendre !

Crédit photo : Galvezj/Wikipédia sous licence Creative Common

 Source : Novopress.info

L’EPURATION LINGUISTIQUE CONTINUE…EN FLANDRE !

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Le changement de peuple, au programme des deux grands partis jacobins et mondialistes qui se partagent le pouvoir en France va bon train.

Si chacun peut l’observer à l’échelle nationale, le travail de génocide identitaire se produit également par petites touches, à l’échelle locale, ainsi que le relate innocemment la Voix du Nord dans son édition hazebrouckoise du 1er octobre 2011.

En question, l’épuration linguistique qui se poursuit en Flandre.

Après l’affaire du collège Michel de Swaen, « dont le nom ne disait plus rien à la population de Petite Synthe » (on se souvient que le nom de notre grand poète flamand fut remplacé par celui de Lucie Aubrac), après la campagne de ch’timisation à outrance orchestrée par la Voix du Nord, dans le sillage du succès du film tourné à Bergues, voici que la municipalité de VIEUX BERQUIN éradique les derniers noms flamands du village :

« Mardi au conseil de Vieux-Berquin, les élus étaient amenés à se prononcer sur le classement des voies communales et sur la modification du nom de rues.

Ainsi et tout à fait officiellement, Vierschaere devient rue de Borre, Gagelstraete rue de Pradelles, Swartenbrouck rue de l’Alger, Meterbecque ou Halm Straete, rue de Steenwerck.

Certains élus ont légèrement regretté que les anciennes dénominations ne soient pas restées.

D’un autre côté, on peut imaginer la difficulté des nouveaux habitants à prononcer jusqu’au nom de leur rue… » (VdN du 1er oct.2011).

Nous pourrions ironiser facilement sur la « difficulté des nouveaux habitants à prononcer SWARTENBROUK » et confirmer que « Rue de l’Alger » ne posera aucun problème à l’avenir !

Mais pas d’humour déplacé, la patrouille rôde !

Une fois de plus, comme à Petite Synthe, à Bergues et ailleurs, les élus du peuple donnent une prime à l’ignorance et renient tout l’héritage culturel de leurs ancêtres.

Du passé flamand, ils font table rase.

Rappelons-leur quand même que le village de Vieux Berquin (Oud-Berkin ou Noord-Berkin), village natal de Jules Lemire, est bien en Flandre, sur la frontière linguistique et que le flamand y fut longtemps la langue d’usage.

Les toponymes donnés par nos ancêtres avaient une signification pratique et se transmettaient de génération en génération.

Voici le sens de ces toponymes jetés à la poubelle par des inconscients :

VIERSCHAERE : tribunal des échevins ou assemblée judiciaire qui tire son nom des quatre bancs occupés par le représentant du Seigneur, par la loi, le demandeur et le défenseur.
GAGELSTRAETE : « gagel » est un nom de plante présent dans de nombreux toponymes flamands, hollandais et frisons. Il s’agit d’une espèce locale de myrte, ou selon d’autre sources, du « fragon” ou petit houx. Il n’est pas impossible non plus qu’il s’agisse d’une déformation de « galgenstraete », ou « rue du gibet ». En tout état de cause, il convenait de conserver un toponyme de cette qualité !
SWARTENBROEK : littéralement « marais noir », la couleur noire évoquant sans doute le lieu d’une ancienne tourbière ou d’un étang ayant subsisté après l’enlèvement de la tourbe (en flamand, tourbe se dit « veen »…signalons une ancienne « veenstraete » à Rubrouck, qu’un idiot a traduit par…rue de Vénus !).
METERBECQUE : « meter » est peut-être le nom d’une plante, « meterne » (moyen néerlandais), issu du latin « matrina » ou « chrysanthenum parthenium », (nos ancêtres avaient une connaissance approfondie des plantes), mais plus probablement le nom d’un ruisseau, la « Meteren-beek », écrite sous la forme « Meterbecque » en 1644 (Karel De Flou) qui traverse la commune.
HALMSTRAETE : « halm », tige, chaume, rue du/des chaume/s.

Il convient de conserver les noms anciens en l’état et de ne pas les retoucher.

Malheureusement, lorsque ce ne sont pas des amnésiques qui suppriment purement et simplement nos toponymes, ce sont des cuistres qui les remplacent par des traductions hasardeuses voire stupides.

Un bel exemple : la Renebeke entre Broxeele et Volckerinckhove : un premier imbécile a traduit Becque de la Reine !, puis est venu un second qui retraduit l’erreur en flamand et en en a fait Conninginne Becque… avec un « n » superflu !

Sans compter l’ineffable « Broekstraete », rue du marais, traduite en « rue des culottes », le mot « broek » ayant deux sens : marais et pantalon !

Le génie français est sans limites !

Pour ceux qui en douteraient encore, l’éradication de l’identité flamande se poursuit méthodiquement, cyniquement, dans l’indifférence générale, notamment de celle des élus qui devraient être en première ligne pour la défendre.

L’actualité de ce mois d’octobre aura malheureusement été riche sur ce plan !

Le vendredi 21 octobre, le Conseil Régional du Nord Pas de Calais se penchait sur une motion de soutien aux langues régionales (dont l’arabe et le berbère !!) présentée par un élu écologiste.

La motion fut rejetée avec 28 voix pour et 60 contre, dont les élus socialistes.

Ceux du FN la rejetèrent également au motif que cette motion confondait sciemment langues régionales et langues issues de l’immigration.

Les réactions des élus socialistes sont proprement ahurissantes de totalitarisme et frisent le racisme.

Morceaux choisis : « Il n’est pas possible de donner de nouveau (SIC !) des droits à cette culture. Tu comprends…avec l’extrême droite… », «…la région ne doit pas financer le folklore… », « Ce n’est pas à la région de dire au ministère de l’éducation nationale ce qu’il doit enseigner ».

Quant à Michel Delebarre, le maire de Dunkerque, il ignore la différence entre le flamand et le néerlandais !

Les émules de l’abbé Grégoire et des sans-culottes viennent d’exprimer clairement qu’ils sont hostiles à une partie de la région.

Les Flamands sauront s’en souvenir et appliquer la réciprocité !

« Les peuples ne meurent pas, ils se suicident » (A.Toynbee). …et il est des cas où on les suicide !

Il en va de la Flandre et des Flamands comme du reste du pays : il faut que les peuples de souche disparaissent pour faire place aux peuples et aux cultures de remplacement.

Et ceux qui comme nous osent dénoncer ce « génocide de substitution » sont voués aux gémonies, diabolisés et persécutés.

Nous invitons les Flamands de France à riposter auprès de leurs élus.

Nous les appelons à la vigilance et à empêcher désormais par tous les moyens qu’on touche à la mémoire de leurs ancêtres !

Nous les invitons à afficher de façon ostentatoire leur identité flamande et leur emblème : le Lion des Flandres.

Nous ne disparaîtrons pas sans nous battre ! Leve Vlaenderen !

Régis DE MOL Président de l’Alliance Régionale Flandre-Artois- Hainaut
Plus d’info ICI et LA

 Source : Altermedia.info

Une monnaie locale pour contrôler notre économie… par Bob LENISSART

Pour que le peuple du Comté de Nice puisse agir, ici et maintenant, sur son destin, il faut bien sûr qu’il retrouve l’usage de sa langue, qu’il vive sa culture au quotidien et, aussi, qu’il se donne les moyens de générer de la croissance chez lui, sans attendre des autres.

Pour cela il existe un moyen : créer sa propre monnaie complémentaire.

Crise mondiale… Hypertrophie de l’économie

Nous arrivons, à présent, dans le cycle des grandes crises mondiales qui n’ont fait que commencer.

Nous avons eu les effondrements spectaculaires de certaines banques aux États-Unis, suivi de l’effondrement d’autres banques dans le monde.

Les gouvernements soutenant le système mondialiste marchand ont volé au secours d’une grande partie de celles-ci.

Il ne fallait pas que les fondations du trône sur lequel ils étaient assis viennent à s’écrouler, les emportant du même coup.

Ensuite, nous avons eu les répercutions de cette crise au niveau des entreprises transnationales qui ont réglé le problème sans se préoccuper des conséquences dans les différents pays touchés par leurs décisions.

Enfin, nous avons vu, après l’Amérique du Sud, plusieurs pays européens touchés par cette crise (le tout augmenté par les tares de la Zone euro), pays qui ont fini par se retrouver dans une situation de faillite.

Chez nous, en Europe, le phénomène a été accentué par la forme même de la structure communautaire mise en place.

Il n’a échappé à personne que la Communauté européenne est une construction totalement artificielle, car purement économique, et qui, à l’origine, a été construite fondamentalement à l’envers.

En un mot, on a mis la charrue avant les bœufs.

Nos grands penseurs qui ont rêvé de cette Europe, ont naïvement pensé qu’il suffirait de créer des structures économiques communes pour que l’Europe ne fasse plus qu’une. Ils ont naïvement pensé qu’une monnaie commune réunirait les peuples de cette Europe.

Ils ont fondé ce monstre informel sur une philosophie capitaliste libérale qui ne fait pas partie de la culture économique des peuples d’Europe (que cela plaise ou non, les peuples européens ont, au niveau économique, une philosophie corporatiste… cette philosophie corporatiste qui échappe totalement à la mentalité américaine).

De cette façon, on a laissé un marché ouvert en Europe là où il aurait fallu protéger nos économies (et, donc, nos travailleurs) contre les prédateurs du mondialisme.

Dans le même temps, on a créé une structure indépendante pour gérer la monnaie européenne qui échappe à tout pouvoir politique.

L’aboutissement du système est arrivé à son terme : l’économie a envahi toutes les structures de nos sociétés.

Elle est devenue, en Europe, la première fonction là où elle n’était que la troisième. De là viennent tous nos malheurs.

Les tares de l’euro

L’erreur fondamentale des concepteurs de l’euro a été de vouloir unifier l’Europe sous une monnaie unique sans laisser la possibilité aux États membres de pouvoir agir en cas de déficit de leur balance commerciale (dévaluer par exemple).

Si un pays voit sa balance commerciale passer dans le rouge, il ne lui est pas possible de dévaluer la monnaie et comme la valeur de l’euro varie, en grande partie, en fonction de la balance commerciale de la Zone euro dans son ensemble cela met certains États dans une position pour le moins inconfortable.

Comme actuellement, la balance commerciale de la Zone euro a un léger excédent, la valeur de l’euro monte, alors que plusieurs pays membres ont d’énormes déficits commerciaux.

Ils n’ont plus d’autre recours que de se mettre en faillite (Grèce, Portugal, Espagne…, et qui sera le suivant ?).

Le deuxième problème de conception de cette monnaie unique est l’absence totale de régulation commerciale à l’intérieur de la Zone : les pays aux balances négatives ne peuvent absolument pas rééquilibrer leurs comptes avec les pays aux balances positives.

La seule possibilité qui leur est offerte est de diminuer les prestations de l’État, ce qui a pour effet de pénaliser leurs citoyens.

On nous avait présenté l’euro comme un moyen de protection face à la mondialisation, c’est en fait tout le contraire que nous constatons : la Zone euro pousse à la concurrence sociale.

Pour en terminer avec les tares de cette monnaie unique, nous nous trouvons face à une banque centrale (n’ayant pas de comptes à rendre aux politiques) qui a tout pouvoir pour gérer cet euro, banque qui n’a qu’un seul but : lutter contre l’inflation.

Un peu d’histoire sur les monnaies

La monnaie a, de tout temps été, un instrument politique en même temps qu’un outil économique. Le fait de « battre monnaie » était un acte fort, marqueur de souveraineté.

De plus, c’était un moyen de générer la confiance avec un outil d’échange qui était garanti par le souverain.

Ainsi, cela permettait de développer le commerce et la richesse des populations d’un territoire délimité.

Mais, cela n’interdisait nullement, au niveau local, le troc ou d’autres systèmes d’échanges.

Cela a perduré longtemps dans les États souverains en Europe.

Le changement initial, qui a induit tous les suivants, a été l’introduction de la monnaie – papier et cela a été accentué par les structures hyper-centralisées de certains États.

La pseudo-Révolution française instituant le jacobinisme, forme de pouvoir centralisateur et, donc, forcément réducteur, suivi au XIXe siècle par la Révolution industrielle ont accéléré le mouvement.

Il restait cependant, au pouvoir politique, la possibilité de faire varier le taux des monnaies pour réguler l’économie et l’emploi.

Mais du jour, où les structures européennes ont été mises en place, sans qu’un pouvoir politique européen n’ait vu le jour (c’est-à-dire un État européen souverain et indépendant, émanation des toutes les composantes des peuples d’Europe), la machine a déraillé.

C’est une constante de l’histoire : sans un pouvoir politique qui puisse la contrôler, l’économie devient folle.

Il eut fallu qu’un pouvoir européen, fort, fruit de la volonté de tous, soit mis en place, pouvoir politique capable de « battre monnaie » et d’agir sur celle-ci, pour que le rêve européen devienne une réalité durable.

Au lieu de cela, on a mis en place un seul pouvoir économique, qui échappe totalement aux politiques puisque le Parlement de Strasbourg n’est qu’une chambre d’enregistrement, voire de propositions de lois destinées à contraindre les populations dans le sens voulu par le marché.

Et dans ce cas, sans contrôle, l’économie capitaliste se développe suivant sa propre logique qui est une logique de profit, sans se préoccuper des dégâts collatéraux qu’elle peut occasionner.

Les défauts de ce système sont accentués par le fait que l’on a développé une économie virtuelle, axée sur la spéculation, qui s’éloigne de plus en plus du réel.

Le réel finit toujours par rattraper le virtuel. Le naturel arrive, in fine, à éliminer l’artificiel. Que voulons-nous dire par là ?

Cela veut dire que ce qui est bâti sur du virtuel s’écroulera, à un moment ou à un autre, à partir de l’instant où il viendra, tôt ou tard, se confronter au réel.

Cela veut dire que toutes les constructions artificielles, qu’elles soient politiques, ethniques ou économiques, qui inévitablement conduisent dans le mur, seront abandonnées au profit de solutions naturelles qui se situent au niveau local, c’est-à-dire, bien souvent, au niveau d’un peuple et de son territoire.

Quelles solutions pourraient être inventées au niveau local pour échapper au règne de l’euro et de son emprise ?

Une solution, la « Solution » serait de mettre en place une monnaie locale.

Qu’est-ce qu’une monnaie locale ?

Une monnaie locale, appelée aussi monnaie complémentaire, est, en sciences économiques, une monnaie non soutenue par un gouvernement national.

Cette monnaie n’a pas nécessairement cours légal.

Elle est destinée à être échangée dans une zone restreinte (nous verrons plus loin que la zone restreinte n’a pas un caractère fortement limitatif).

En fait, de parler de monnaie locale veut dire que l’on se place dans un discours philosophique, politique et économique hors du commun.

L’avantage des monnaies locales est qu’elles circulent beaucoup plus rapidement que les monnaies nationales, qu’elles permettent à une communauté d’utiliser complètement ses ressources productives et d’éviter que la richesse d’une communauté aillent vers d’autres régions ou pays, favorisant, ainsi, l’économie locale.

Pour nous résumer, une monnaie locale est une monnaie « interne », créée par une association, une municipalité ou une structure territoriale.

Elle va servir dans les échanges locaux de biens et services, sur le modèle des S.E.L. (systèmes d’échanges locaux).

Le rôle de cette monnaie locale est de permettre une relocalisation de l’économie en favorisant les échanges locaux sans dresser de nouvelles barrières douanières.

Non seulement, elle fournit des ressources nouvelles pour valoriser la production locale, mais elle permet, aussi, d’échapper à certaines taxes comme la T.V.A. par exemple.

À l’inverse, elle crée, pour les produits soumis à la T.V.A., une protection douanière (la T.V.A. devenant un droit de douane local).

Il faut savoir que nous employons déjà des monnaies complémentaires telles que les tickets restaurant ou les « Smiles » récoltés chez certains commerçants.

Il faut savoir, également, que des monnaies locales (ou complémentaires) existent dans l’Hexagone et qu’elles sont répandues dans le monde entier.

Une des premières expériences de monnaie locale a vu le jour en juillet 1932, à Wörgl en Autriche (avec les bons-travail).

Il y a, en Suisse, le W.I.R., qui est né en 1934 et fonctionne encore aujourd’hui (60 000 P.M.E. adhèrent à ce système).

Plus près de nous, a été créé, en 2006, dans l’État du Massachusetts, dans la région du Berkshire, une monnaie locale, les « brekshares », qui fonctionne à merveille (trois cent cinquante commerces locaux acceptent les « brekshares », deux millions de billets émis et cinq banques participantes), en Allemagne, il existe une soixantaine de monnaies locales (par exemple, il y a le « regio » qui fédère une trentaine de monnaies locales) qui, même si elles n’apportent pas d’avantages particuliers, sont régulièrement utilisées par les Allemands à cause de leur réticence vis-à-vis de l’euro.

Enfin, en France, il existe, déjà, des monnaies locales comme l’« abeille » à Villeneuve-sur-Lot et la « mesure » sur Romans-en-Isère.

Nous citerons, également, le « sol » qui vient d’être adopté par la ville de Toulouse qui est plutôt une monnaie solidaire, utilisable par carte à puce et Internet, et qui devrait, dans le projet toulousain, voir apparaître des billets.

Pourquoi créer, dans un territoire donné, une monnaie locale ?

— D’abord parce qu’elle permet de privilégier la fonction d’échange de la monnaie par opposition à sa capitalisation.

— Parce qu’en convertissant des euros en monnaie locale, je contribue à soutenir l’économie régionale et les associations locales (grâce au principe de taux d’intérêt négatif) : je fais donc, ainsi, un véritable acte militant.

— Parce qu’elle aurait un effet d’entraînement sur le tissu de P.M.E. locales (qui représentent quand même l’essentiel des possibilités de créations d’emploi).

— Parce que la T.V.A. sera le différentiel qui pratiquement deviendra une taxe d’importation de produits non élaborés au pays. Cela favorisera la production locale.

— De plus, nous savons bien que, si les monnaies complémentaires représentent une chance locale, elles sont aussi une voie de sécurisation de l’économie mondiale, ne serait que par l’effet d’amortissement progressif des variations.

Bernard Lietaer, à cet égard, nous dit que « la résilience d’un système – quel qu’il soit – est d’autant plus grande que ce système est pluriel et à forte inter-connectivité ».

Un organisme pluricellulaire est plus résilient que le monocellulaire.

La forêt alpine l’est d’avantage que la forêt landaise, et un système monétaire articulant monnaies officielles et monnaies complémentaires davantage qu’un système à monnaie unique.

C’est pourquoi il nous paraît important de nous pencher sur ce problème de la monnaie dans notre Comté de Nice.

Même nos hommes politiques seraient bien inspirés d’examiner avec attention l’intérêt qu’il y aurait à créer cette monnaie complémentaire : ils pourraient régler des problèmes d’emploi de leurs électeurs potentiels par la redynamisation des entreprises locales.

Ils pourraient aussi voir l’argent dépensé dans notre région rester dans cette région : « La monnaie est comme le sang d’un être vivant : il ne faut pas qu’elle sorte du corps qu’elle est censée irriguer, sinon ce dernier dépérit ».

Nous avons vu que définir le monde entier comme limites de ce corps ne fonctionne pas puisque l’argent peut partir migrer dans des parties éloignées de certaines régions vitales de l’organisme (système de condensation ou de migration de la monnaie dans certaines parties du système) : cela entraîne un gonflement de certaines parties du corps au détriment du reste.

Il faut donc définir une zone d’un écosystème viable économiquement parlant et y créer une banque centrale locale qui générera et contrôlera la monnaie en cours dans ce territoire.

C’est pourquoi il nous semble qu’un territoire comme le Comté de Nice pourrait créer sa propre monnaie (dans le cadre d’une nouvelle Métropole – Comté de Nice par exemple), une monnaie qui nous permettrait de créer une solidarité active entre tous les gens vivant sur ce territoire.

Demain, nous pourrions faire nos échanges avec la monnaie complémentaire locale : « Aloura, Madama, voules ben de lou miéu pei ben fres. Es mancou car : 9 céba e 50 cébéta dou kilò. (Alors, Madame, vous voulez bien de mon poisson bien frais. Il n’est pas cher : 9 céba et 50 cébéta du kilo) ».

Le jour où nous entendrons ce dialogue au marché, nous aurons déjà accompli un grand pas vers la réappropriation de notre environnement économique et culturel.

Bob Lenissart

 

• D’abord mis en ligne sur le site Racines du pays niçois / Raïs dou Païs nissart, le 29 juin 2011.

 

Source : Europe Maxima

Démondialisation égale survie des peuples européens par Marc ROUSSET

Un mot nouveau, le plus souvent critiqué dans les médias, a fait son apparition : la démondialisation.

Selon Pascal Lamy, socialiste carriériste à l’O.M.C. baignant dans le libre échangiste anglo-saxon, style Dominique Strauss-Kahn et Christine Lagarde, la démondialisation est un concept réactionnaire (1).

Les droits de douane nourriraient la xénophobie et le nationalisme, bref, la démondialisation ne serait rien d’autre que « l’horreur national-protectionniste ».

Quant à Patrick Artus, suite aux fonctions rémunérées qu’il exerce chez dans le Système, il n’est pas à une contradiction près !

Après avoir écrit Globalisation, le pire est à prévoir (2), il pense désormais qu’il serait fou de « refuser la mondialisation » (3).

Frédéric Lordon (4), lui, se demande, à juste titre, si la Chine dont le salaire mensuel moyen est de 150 euros, ne deviendra pas à son tour victime de délocalisation au Vietnam, au salaire moitié moindre de 75 euros !… à moins que la mondialisation ne connaisse un rebond en direction du continent africain « encore entièrement à enrôler et qui cassera tous les prix ».

Il s’interroge aussi pour savoir si les rapports entre les nations doivent se concevoir sous l’exclusive perspective de la marchandise et constate que les libéraux lessivent les entendements au point de faire oublier qu’entraver un peu la circulation des conteneurs et des capitaux n’interdit nullement de « promouvoir la plus grande circulation des œuvres, des étudiants, des artistes, des chercheurs, des touristes, comme si la circulation marchande était devenue la jauge exclusive du degré d’ouverture des nations (5) ».

Avec la même approche que le Prix Nobel Maurice Allais, je suis intervenu plusieurs fois dans tous mes ouvrages (6) et de multiples chroniques pour montrer que le libre échange mondialiste était en fait un véritable suicide économique de l’Occident orchestré par les sociétés multinationales.

Ce qui est bon pour les entreprises multinationales est de plus en plus nuisible aujourd’hui pour les États-Unis (taux de chômage réel de 17,2 %) et les salariés européens qui perdent leurs emplois industriels !

Un protectionnisme européen salvateur, afin de garder les économies d’échelle compétitives que ne peut offrir un espace national, s’imposera donc lors des révolutions nationales à venir !

L’Union européenne n’est aujourd’hui qu’un agent de la décadence industrielle et de la mondialisation, « un sas de décompression » selon Régis Debray, au service des entreprises multinationales avec des conséquences gravissimes pour les peuples européens : désindustrialisation, précarisation, perte de « savoir faire » industriel, paupérisation, déqualification des emplois, développement des services à la personne sans aucun intérêt technologique, perte d’identité et immigration extra-européenne.

Au-delà du dogme libre échangiste mondialiste, il est possible de concevoir une économie mondiale avec plusieurs espaces autarciques autocentrés et des flux d’échanges maîtrisés entre ces espaces.

La démondialisation correspond au simple bon sens de nos pères et à la nécessité de défense urgente, de survie identitaire et économique des peuples européens !

Marc Rousset

Notes

1 : Éditorial, dans Le Monde, 1er Juillet 2011.

2 : Patrick Artus et Marie-Paule Virard, Globalisation, le pire est à prévoir, La Découverte, 2008, 166 p.

3 : Patrick Artus, « Ce n’est pas le moment de refuser la mondialisation », dans Flash Économie – Natixis, n° 472, 21 juin 2011.

4 : Frédéric Lordon, dans Le Monde Diplomatique, août 2011, p. 8.

5 : Ibid., p 9

6 : dont Marc Rousset, La Nouvelle Europe Paris – Berlin – Moscou, Éditions Godefroy de Bouillon, 2009,

Source : Europe Maxima

26/11/2011

PS et écolos prêts à diluer le poids de la France au Conseil de Sécurité de l'ONU

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Après la polémique sur le nucléaire, l'ONU, l'accord EELV/PS prévoit de réformer le Conseil de sécurité de l'organisation internationale en accueillant de nouveaux membres permanent. Une erreur ?
 
La campagne présidentielle française vient soudain de s’élever sur les hauteurs béantes de la géopolitique.
Entre deux trocs de centrales nucléaires et de circonscriptions, le programme commun aux socialistes et aux écologistes prévoit de redistribuer les rôles au Conseil de sécurité, en accueillant de nouveaux membres permanents (une proposition classique de la diplomatie française) et, horresco referens, en envisageant d’abandonner le siège de la France dans cette institution clé des Nations Unies.

La réforme du Conseil de sécurité est, depuis vingt ans au moins, un serpent de mer des relations internationales.
Elle se fonde sur deux critiques légitimes.
Le Conseil, dont les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) ont été désignés en 1945, ne reflète plus vraiment le monde tel qu’il est.
Il serait plus légitime s’il était élargi à d’autres puissances économiques (Allemagne, Japon) ou aux nouveaux géants qui émergent au sud (Afrique du Sud, Brésil, Inde…).
 
D’autre part, le Conseil ne remplit pas bien sa mission de maintien de la paix mondiale.
En partie parce que les Etats membres permanents usent et abusent de leur droit de veto sur les décisions du Conseil (les résolutions), bloquant celle qui leurs sont défavorables.
 
suite sur atlantico.fr
 

La crise pousse les classes moyennes vers les solutions politiques radicales

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Un panel de 120 Français des classes moyennes amené à converser sur la plateforme collaborative FreeThinking. L'étude s'est déroulée du 10 au 19 novembre. Objectif : mieux comprendre leur perception de la crise des dettes souveraines, du plan de rigueur Fillon II et des proposition du B20 et du patronat Français. (Épisode 1/3)

Pour les Français qui se sont exprimés durant ces 10 derniers jours, une confirmation qui n'est pas une bonne nouvelle : la rigueur du plan Fillon II est nécessaire mais insuffisante. Parce qu'elle ne s'attaque pas aux problèmes de fond mais se contente de coller des rustines, des "vieux chewing-gums", selon l'expression de l'un d'entre eux, sur des fuites qui ne sont pas réellement traitées.


Ce qui est fait à leurs yeux, c'est essentiellement colmater ce qui peut l'être à coup d'expédients budgétaires et de recettes marginales nouvelles. Ceci les amène à formuler trois reproches majeures :

Un plan Fillon II injuste, forcément injuste.

Suite sur Atlantico.fr

Source : Guerre Sociale.net

Sofitelgate : un "complot" qui tombe à pic !

C'est reparti pour un tour !

L'affaire DSK rebondit médiatiquement de la crapulerie sexuelle au complot politico-judiciaire genre " affaire Dreyfus ", l'anti-sémitisme (pour l'instant) en moins.

france,usa,médias,strauss-kahn,justice,sociétéUn article du journaliste Edward Jay Epstein dans le " New-York Review of Books " - un hebdomadaire réputé pour être la publication de l'élite intellectuelle américaine et (ceci n'expliquant pas forcément cela) à fort petit tirage - permet aux avocats de Dominique Strauss-Kahn de ne plus exclure la réalité d'une entreprise délibérée visant à le détruire politiquement.

Le " bonheur des dames " victime d'un complot !

Aubaine inespérée pour les " bavards " de DSK dont l'image vient à nouveau d'être entachée par l'affaire du Carlton et les bavardages inconsidérés de Dodo la Saumure, une " Carlton connexion " qui intéresse bougrement l'avocat de Nafitessou Diallo dans la perspective de la procédure civile qui pourrait bien " nettoyer " financièrement l'amateur de câlins soudardesques.

E.J.Epstein semble être un de ces " journalistes d'investigation " qui sont les personnages récurents des films et séries US. Edward Jay s'est spécialisé dans les " mystères " supposés entourer de grands évènements style 11 Septembre, attaques à l'anthrax, réseaux sulfureux d'Hollywood, assassinat de JF Kennedy, tentative d'assassinat de Castro...comme nombre de ses confrères d'ailleurs qui, du pulitzerisable émargeant New-York Times au gratte-papier vivotant au Tombstone Chronicle, rêvent de faire exploser un nouveau Watergate, et accessoirement de vendre leurs bouquins.

Basé sur des " sources anonymes " le papier du rouletabille yankee s'articule sur des détails ou des flous permettant surtout des suppositions ; mais il est pain béni pour les deux défenseurs de DSK qui - payés quelques 1000 $ de l'heure (sans compter les gratifications des "enquêteurs" de 200 à 700 $ la journée, les expertises, la facturation des courriers, du téléphone et même des photocopies) - après avoir obtenu l'abandon des poursuites pénales, ont à coeur d'assurer le service après-vente en le tirant d'affaire au civil.

Ce qui amènera des mal intentionnés à se demander si ces miraculeuses " investigations " journalistiques et leurs interrogations n'ont pas été " suggérées " par la défense de Strauss-Kahn.

Tout est possible dans la belle Amérique !

Source : Reconquête Identitaire

Un Sarkozy peut en cacher un autre : la vérité sur la situation des banques européennes..

Le Sarkozy pour qui ...la zone euro est au bord du gouffre !

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Sarkozy a annoncé sur la chaîne financière américaine CNBC mercredi 23 novembre que la zone euro est proche du point de non-retour.

Comme le rapporte le blog de finance Zero Hedge, il a aussi soutenu ouvertement que les autorités européennes doivent maintenant mettre en place un plan de sauvetage des banques à l’'image du plan Paulson, ou TARP, élaboré par les Etats-Unis en septembre 2008 pour recapitaliser les banques américaines.

Pas de confusion : ce n’'est pas le Sarkozy qu'’on connaît le plus, le président de la République, mais son demi-frère, «celui qui sait se servir d'une calculatrice», lance Zero Hedge.

Il s'agit d'Olivier Sarkozy (fils de Pal Sarkozy et Christine de Ganay), financier respecté au Etats-Unis selon BFM Business, et maintenant à la tête du fond d’investissement Carlyle.

Toujours d’'après BFM Business, c’'est la deuxième fois en moins d’un mois qu’'Olivier Sarkozy vient s’'exprimer sur CNBC.

La première fois, c’'était au lendemain du sommet de la zone euro fin octobre.

BFM Business rappelle d’'ailleurs que le demi-frère du président de la République en avait profité pour préciser la prononciation du nom «Sarkozy» en français !

Dans sa dernière intervention, mercredi 23 novembre, il a prédit un avenir très sombre pour la zone euro.

Selon lui, le point de non-retour est plus proche que ce qu'’on imagine, puisque c’'est maintenant au tour de l'’Allemagne, le «bon élève» de l'’Europe, de voir que sa dette commence à moins intéresser sur les marchés.

Le quotidien "Les Echos" souligne en effet que l'’agence de la dette allemande n'’a réussi à vendre que 3,64 milliards d'’euros de titres à 10 ans, alors qu'’elle visait 6 milliards.

Le reste a donc été pris par la banque centrale allemande, la Bundesbank.  

Trouver 2.100 milliards de dollars

Mais pour Olivier Sarkozy, comme l’'explique BFM Business, si les dettes souveraines représentent un problème, elles ne sont pas la priorité.

Il s'inquiète plutôt des difficultés de financement des banques européennes.

Le problème, selon lui, c'est que le système bancaire en Europe a besoin de beaucoup plus que ce que la BCE et même le Fonds européen de stabilité financière (FESF) sont capables de donner.

Avec le plan Paulson en 2008, le Département du Trésor américain  a racheté pour environ 212 milliards de dollars de titres toxiques détenus par les banques en difficulté, explique Olivier Sarkozy.

Et cette injection d’'argent a permis au secteur bancaire de se débloquer (il était miné par le montant des emprunts à rembourser s’'élevant à 3.000 milliards de dollars), et aux banques de gagner du temps.

Mais voilà ajoute-t-il, à l'’aide d'’une rapide démonstration de maths, pour la zone euro, la situation est bien plus grave:

«En Europe, ces 3.000 milliards sont 30.000 milliards de dollars.

Donc si vous multipliez les 212 par 10, vous obtenez 2.120 milliards.

Selon moi, les problèmes des banques européennes sont plus gros que ceux des bilans des banques américaines.

Donc si vous voulez stabiliser les 30.000 milliards de dollars, et à mon avis ce n’est pas ce que vous voulez faire, mais ce que vous devez faire, vous n'’avez pas le choix, vous allez devoir trouver 2.100 milliards de dollars, et je pense même peut-être plus.»

Il est assez difficile de vérifier si les banques européennes ont effectivement besoin de 30.000 milliards de dollars, on sait en tout cas que le Trésor américain n’a pas versé 212 milliards de dollars comme l'avance Olivier Sarkozy, mais plutôt près de 700 milliards.  

Photo: Une fissure au Tate Modern, à Londres, en 2007. REUTERS/Luke MacGregor

Information transmise par François FERRIER

La dernière cartouche d'un Seigneur de la guerre !

Cet article a été dejà publié hier, mais sans la lettre du Colonel Robert JAMBON ;

cette lettre est disponible dans le présent article : cliquez sur le lien "Lettre"

 

Un Samouraï de l'Honneur et de la Fidélité nous a quittés.

 

 

Le jeudi 3 novembre 2011, ont eu lieu à RIOLS (Hérault) les obsèques du colonel Robert JAMBON, Commandeur de la Légion d’’Honneur.

 

Cet officier qui avait passé quelques années dans les maquis H’mong des Hauts Plateaux s’est tiré une balle dans la tête le 27 octobre 2011 devant le monument aux morts indochinois à Dinan. 

 

Comme le commandant Denoix de Saint Marc, comme tous ceux qui ont versé leur sang pour la liberté des peuples d’’Indochine, il avait mal vécu d’’avoir abandonné ses compagnons de combat H’mong. 

 

Sa souffrance n’’a trouvé que cet ultime exutoire pour, peut-être,  dire son mépris aux grands de ce monde qui supportent sans sourciller  - et dans le silence assourdissant des media -  l’actuel anéantissement d’’une race par un peuple voisin. 

Plus probablement, il a estimé que son honneur et la fidélité qu’il devait à ses hommes tombés à ses côtés exigeaient qu’il tombe à son tour et de la même manière à côté de leur mémorial.

 

Il a laissé derrière lui une fort belle lettre,  "Ma dernière cartouche",  que vous lirez peut-être, si vous avez le temps... Lettre

 

 

Cette information nous a été transmise par François FERRIER

 

Le colonel Robert JAMBON entre dans la "longue mémoire" des "héros de notre sang" que nous honorons !

 NOTRE HONNEUR S'APPELLE FIDELITE

Marine, Bayrou, PS, EELV… : CIA et atomes crochus !

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La candidature à la présidentielle, finalement avortée, de Jean-Louis Borloo avait également comme utilité pour l’Elysée d’asphyxier celle de François Bayrou qui en a fait sans surprise l’annonce hier soir sur TF1.

Une entrée en lice du président du Modem, qui aura aussi (surtout ?) pour effet d’éroder encore un peu plus les intentions de vote en faveur de François Hollande qui subit actuellement une prévisible dégringolade dans les sondages.

Si son parti à été étrillé à toutes les élections depuis 2007, M. Bayrou n’en conserve pas moins un capital de sympathie certain, qui handicapera au premier chef le candidat socialiste chassant sur les mêmes terres centristes et européistes que l’ex ministre de l’Education.

Une entreprise de séduction formalisée par Manuel Valls lors des primaires socialistes, qui s’était déclaré favorable à un large rassemblement politique en 2012 qui pourrait comprendre Dominique de Villepin, Corinne Lepage et l’ex troisième homme de la présidentielle de 2007…

Une main tendue visant à renvoyer M. Bayrou au souhait qu’il avait formulé il y a quatre ans, celui d’élaborer un gouvernement avec des éléments de « gauche » et de « droite ».

Ce à quoi Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch avaient alors répondu « qu’on pourrait aussi chercher des gens pour diriger le pays à l’extérieur d’une classe politique qui a fait la preuve de tous ses échecs ».

« Sauver la France impose de renoncer à des pratiques qui ont été celles des trois partis au gouvernement depuis trente ans ».

Logiquement, M. Bayrou n’a pas ménagé lors de son passage au JT de TF1 le bilan du sarkozysme, mais il n’a pas épargné non plus la direction du PS.

Notamment au sujet de l’accord signé entre la rue de Solferino et Europe Ecologie-les Verts (EELV) qui a été soutenu par la secrétaire nationale Cécile Duflot et largement validé par son « Conseil fédéral ».

Au terme de celui-ci, a été entériné l’arrêt de 24 centrales nucléaires sur les 58 en activité sur notre sol, le passage d’ici 2030 de 75 à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité en France.

Mardi dans Libération, M. Bayrou dénoncé ce marchandage en des termes très durs : « d’un président, les Français attendent qu’il propose sa vision, non qu’il la négocie » a-t-il déclaré estimant désormais « insoutenable » le projet socialiste.

Le plus drôle, c’est qu’Eva Joly est pratiquement sur la même longueur d’onde.

Mercredi, la candidate d’EELV a catastrophé ses « amis » en refusant de dire si elle appellerait à voter pour Hollande au second tour de la présidentielle, arguant que l’accord conclu « ne la fait pas rêver », et que « (pour elle) , la sortie du nucléaire est une vraie question », « morale » et « industrielle».

Marine Le Pen se joint à la camarilla anti-française en y allant elle aussi de son couplet anti-nucléaire, concurrençant bientôt José Bové au concours du meilleur agent de la CIA : « au moment où les pays fournisseurs de pétrole sont déstabilisés les uns après les autres (…) se priver aujourd’hui du nucléaire est totalement irresponsable. »

Certes, « à terme, c’est effectivement une énergie dangereuse, il faut donc garder en vue la nécessité de se séparer du nucléaire.

Mais pour l’instant nous n’avons pas assez investi dans la recherche (…) pour que les énergies renouvelables remplacent le nucléaire (…) ».

On est curieux de savoir ce que préconise Marine Le Pen sur la situation en Syrie par exemple, sujet sur lequel elle n’a pas dit le moindre mot..

Selon l’Union Française de l’Electricité (UFE), qui regroupe les professionnels de l’énergie en France (EDF, GDF-Suez…) si l’ accord PS-EELV était formalisé en l’état, son surcoût pour nos finances s’élèverait à 60 milliards d’euros, et même à 125 milliards selon les calculs de l’Institut Montaigne, somme à laquelle il convient d’ajouter le coût du démantèlement des 24 centrales (plusieurs dizaines de milliards d’euros) , dont l’arrêt amputerait par ailleurs le résultat opérationnel d’EDF de 4,9 milliards d’euros.

L’incidence sur l’emploi serait toute aussi importante puisque la filière nucléaire fait travailler environ 250 000 personnes en France.

L’étude réalisée par Price Waterhouse Coopers pour Areva, estime que 160 000 postes seraient supprimés dans ce cas de figure d’ici à 2030.

Source : Medialibre.eu