31.10.2011

Un quart des Allemands trouvent des bons côtés au nazisme...

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La polémique née au début du mois de septembre avec le licenciement de la présentatrice de télévision Eva Herman, évincée pour avoir loué le rôle social des femmes sous le régime hitlérien, continue de troubler l'Allemagne.

Un sondage publié le 18 octobre 2008 dans le magazine Stern devrait encore un peu plus échauffer les esprits tant ses résultats sont surprenants : selon cette enquête, réalisée par l'institut Forsa, un quart des Allemands jugent que le régime d'Adolf Hitler a aussi eu des bons côtés, en matière de construction d'autoroutes, de politique familiale ou de criminalité, par exemple.

Ils sont même 37 % chez les plus de 60 ans, la génération qui a grandi sous le Troisième Reich. C'est dans la tranche des 45-59 ans que cet avis est le moins partagé, où 15 % voient des aspects positifs au régime hitlérien.

Entre les deux, les plus jeunes sont un cinquième à ne pas condamner en bloc la période nazie.

Au total, 25 % des personnes interrogées voient des bons côtés au nazisme, 70 % n'en voient pas, et 5 % disent ne pas savoir, selon ce sondage réalisé auprès d'un échantillon représentatif de la population de mille trois personnes, les 11 et 12 octobre.

Et si un tel sondage avait lieu en France au sujet du Maréchal Pétain et de son travail pour la France, quel serait le réel pourcentage de gens a penser qu'il fut le sauveur de la France ?

Source : France Eternelle via jeune nation

Réunion de rabbins sur l'abattage casher

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La plus grande réunion de rabbins européens depuis l'Holocauste s'est ouverte à Varsovie pour évoquer notamment la question de l'abattage rituel d'animaux interdit récemment aux Pays-Bas. "La question brûlante et unique pendant cette conférence est celle de la shehita" ou la méthode casher de l'abattage rituel des animaux, a indiqué à l'AFP le grand rabbin de Pologne, Michael Schudrich. "Il doit bien y avoir un endroit où les droits religieux rencontrent ceux des animaux. Pour nous, c'est ridicule parce que la shehita est une méthode humanitaire", a-t-il déclaré.

En juin, les Pays-Bas ont adopté une loi exigeant que les animaux soient étourdis avant l'abattage juif casher ou musulman halal, à moins qu'il soit prouvé qu'ils souffrent moins lors d'un abattage sans étourdissement. Les chefs religieux juifs et musulmans estiment qu'en étourdissant les animaux, on viole les règles de l'abattage rituel.

"Nous nous rappelons bien que la dernière fois où la shehita était interdite dans beaucoup de pays en Europe c'était sous l'occupation nazie", a noté M. Schudrich. "Même si personne ne dit que les Pays-Bas sont nazis, cela réveille de mauvais souvenirs", a-t-il ajouté.

Considérant l'interdiction néerlandaise comme "un malentendu énorme", M. Schudrich a insisté sur le fait que la tradition de l'abattage casher, vielle de 4.000 ans, "est l'une des méthodes les plus sensibles et humanitaires d'abattre un animal - qui meurt dans les secondes qui suivent". "Il semble que les problèmes actuels des Pays-Bas sont moins liés aux aspects humanitaires réels de la shehita qu'à leurs problèmes internes avec des minorités", a observé M. Schudrich.

Source : Le Figaro

Les Palestiniens gagnent leur siège à l'Unesco

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Les Israéliens s'y attendaient : les Palestiniens ont engrangé lundi à Paris une victoire diplomatique significative en obtenant, lors d'un vote de 193 nations, le statut de membre à part entière de l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), l'une des principales agences de l'ONU.

Israël s'était résigné à cette percée des Palestiniens, qui enregistrent ainsi un premier succès dans leur démarche d'adhésion à l'ONU en tant qu'Etat membre à part entière.

«La Conférence générale (ndlr : qui réunit l'ensemble des Etats-membres) décide de l'admission de la Palestine comme membre de l'Unesco», selon la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, parmi les pays présents.

«Ce vote permettra d'effacer une infime partie de l'injustice faite au peuple palestinien», a déclaré devant la Conférence générale le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Ryiad al-Malki.

La France a voté en faveur de l'adhésion des Palestiniens

En dépit de ses mises en garde ces derniers jours contre une démarche qu'elle jugeait prématurée, la France a voté en faveur de l'adhésion des Palestiniens comme membres à part entière de l'Unesco.

Les Etats-Unis, l'Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que l'Italie et le Royaume Uni se sont abstenus.

La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l'adhésion.

Les pays qui ont soutenu la demande d'adhésion de la Palestine à l'Unesco verront leur influence sur Israël s'affaiblir, a affirmé dans la foulée l'ambassadeur israélien auprès de l'Unesco, Nimrod Barkan.

De leur côté, les Etats-Unis, qui jugent cette adhésion «prématurée» et «contreproductive», avaient prévenu qu'en cas de vote positif, ils suspendraient leur financement aux activités de l'Unesco.

Les Etats-Unis contribuent à hauteur de 22% au budget de l'organisation.

Les Américains sont tenus par deux lois américaines du début des années 1990 qui interdisent le financement d'une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu'Etat membre à part entière, en l'absence d'accord de paix avec Israël.

Source : Le Parisien

Affaire Marguerite Biermann / Consistoire Israélite : jurisprudence luxembourgeoise encourageante face au lobby sioniste !

Retour, dans cette vidéo, sur l’« affaire Biermann » et les méthodes d’un certain groupe de pression, affaire qui, bien qu’elle se soit déroulée au printemps dernier au Luxembourg et y ait fait grand bruit, est certainement passée inaperçue pour bon nombre de nos lecteurs français – non sans raisons… – et mérite à ce titre de refaire la une, même tardivement ! Ce n’est pas tous les jours que l’on peut se féliciter d’une telle victoire face au lobby qui n’existe pas. Jugez-en par vous-même en écoutant, dans cet entretien accordé à mediane.tv, Maître Sébatien Courtoy, un ténor du Barreau de Bruxelles ayant bâti sa réputation en obtenant l’acquittement dans nombre d’affaires d’antisémitisme et de négationnisme, qui lui furent confiées en Belgique, en France, aux Pays-Bas, et, maintenant, au Grand-Duché du Luxembourg.

En résumé, cette affaire opposait une jeune octogénaire luxembourgeoise au Consistoire Israélite du Luxembourg et au Procureur général, qui l’avaient attaquée en justice pour des propos tenus au cours d’une émission sur les ondes de la radio RTL Luxembourg, dans laquelle elle avait déclaré que les Juifs luxembourgeois se rendaient complices des crimes commis par l’État d’Israël, en raison de leur silence et de leur mutisme face à ces crimes.

Elle avait, en substance, comme l’explique dans cette vidéo son avocat, Maître Sébastien Courtoy, exprimé l’opinion qu’en ne dénonçant pas les crimes barbares commis par l’État israélien, les Juifs luxembourgeois devenaient, de fait, complices de ces crimes et que ceci ne pouvait qu’aboutir à faire perdre aux Juifs luxembourgeois leur respectabilité au sein de la nation luxembourgeoise.

Dans la même émission, Marguerite Biermann avait également affirmé que, si l’État israélien pouvait impunément se livrer à des actes de barbarie en Palestine, c’était parce que l’État israélien bénéficie des relais internationaux de puissants lobbys juifs qui jouent sur la culpabilité des nations, née de l’Holocauste commis sur les Juifs au XXème siècle.

Au terme d’une audience tendue et houleuse, et d’une plaidoirie particulièrement éloquente, virulente et sans concession, Mme Marguerite Biermann fut acquittée, le 9 mars 2011, par la Cour d’appel de Luxembourg, du chef de toutes les préventions, à savoir la prévention d’incitation à la haine raciale et d’injure envers la Communauté juive du Luxembourg et du Consistoire Israélite de Luxembourg, réformant ainsi le jugement de condamnation qui avait été initialement rendu, en 1ère instance, par le tribunal correctionnel.

Outre l’acquittement de Marguerite Biermann, on retiendra surtout que la Cour d’appel de Luxembourg a dit, pour droit, que le Consistoire Israélite du Luxembourg n’est juridiquement et légalement pas habilité à agir en justice au nom des citoyens juifs luxembourgeois.

Ceci ne signifie rien d’autre que le musèlement absolu et définitif du lobby sioniste au Grand-Duché du Luxembourg, puisque le Consistoire Israélite ne pourra à l’avenir plus intenter aucun procès devant les Cours et Tribunaux luxembourgeois pour des infractions alléguées de négationnisme et/ou d’antisémitisme contre la communauté juive luxembourgeoise.

Dans cet entretien, Maître Sébastien Courtoy revient également sur les méthodes d’un certain réseau d’influence, stipendié par un certain État, qui fait régulièrement intervenir les mêmes personnes dans les tribunaux belges, français et luxembourgeois, utilisées tour à tour comme plaignantes ou comme témoins.

On se prend à rêver, en France, d’une décision de justice aussi forte vis-à-vis de certaines associations « françaises » procédurières qui ont fait de l’intimidation de citoyens honnêtes et courageux leur fond de commerce…

Source : Medialibre.eu

Bariza Khiari vice-présidente du Sénat français

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La Franco-algérienne Bariza Khiari a été élue mercredi dernier vice-présidente du Sénat et, partant, membre du bureau de la Haute chambre passée à gauche depuis les dernières élections sénatoriales du 25 septembre.
Membre du Parti socialiste, Bariza Khiari siégeait déjà dans la législature précédente et s’est particulièrement distinguée par un nombre important de propositions de lois ou de résolutions sur l’immigration, les discriminations, la reconnaissance de l’Etat palestinien, la laïcité…

Tout comme elle a produit et publié de nombreux appels ou tribunes dont, entre autres : « Femmes et Islam » ou encore « Musulmans citoyens pour les droits des femmes ». Au-delà du PS, son engagement militant s’est aussi exprimé très tôt dans le Mrap et d’autres associations de lutte contre les discriminations.

Source : Le Soir d'Algérie

Peu de responsables politiques français se sont particulièrement et officiellement insurgés contre les dernières mesures françaises qui ont mis le feu aux poudres entre les deux pays et contre notamment la décision du pouvoir français d’inclure l’Algérie dans la liste des zones à risques terroristes. L’élue Bariza Khiari, sénatrice du Parti socialiste et vice-présidente du Groupe d’amitié France-Algérie, a, elle, décidé de ne pas se taire.

De notre bureau de Paris,
Khedidja Baba-Ahmed

L’élue à la Chambre haute vient de déposer une question écrite au Sénat, portant le numéro 830, intitulée « Inscription de l’Algérie dans la liste des zones à risques terroristes », et dont voici le contenu :

« Mme Bariza Khiari attire l’attention du ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales sur l’émotion des Algériens suite à la décision française d’inclure l’Algérie dans la liste des zones à risques terroristes.

Depuis janvier 2010, le dispositif de sécurité aérienne oblige l’ensemble des ressortissants algériens à se soumettre à un contrôle corporel strict et systématique dans les aéroports.

Cette annonce est intervenue quelques jours après la décision américaine d’élargir sa propre liste des pays à risques terroristes.

Or la France a signé un accord très abouti de coopération en 2008 avec le gouvernement algérien en matière de lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, les efforts du gouvernement algérien dans ce domaine sont manifestes.

C’est pourquoi en sa qualité de vice-présidente du groupe d’amitié France-Algérie, elle s’inquiète des conséquences de cette décision sur les relations entre les deux pays et souhaite s’interroger sur les raisons objectives qui ont abouti à l’inscription de l’Algérie sur la liste des pays à risques ».

Là est le contenu de la question écrite de la sénatrice, forcément succincte de par les contraintes de forme mais qu’elle développera oralement puisque la question a été inscrite à la session du 4 mai prochain.

Que répondra le ministre de l’Intérieur, comment justifiera-t-il cette mesure et d’autres déclarations pour le moins incompréhensibles ?

On le saura peut-être avant le 4 mai ou tout au moins à cette date.

Bariza Khiari ne s’est pas arrêtée à cette interpellation officielle.

On l’a vue cette semaine prendre part à un débat organisé par la chaîne TV France 24, intitulé « France-Algérie : la crise », animé par Antoine Cormery et réunissant, outre la sénatrice, Marouane Benahmed, directeur exécutif de la rédaction de l’hebdomadaire Jeune Afrique, Julia Ficatier, du journal La Croix, Farid Boukercha, membre du FLN France, et Taoufik Mjaïd, journaliste à la chaîne arabe de France 24.

Si ce dernier journaliste francotunisien s’est particulièrement fait remarquer par des interventions tendant toutes à enfoncer l’Algérie, Bariza Khiari et Merouane Benahmed ont réussi, par le simple déroulé des faits, à rappeler que la première des violences est venue de la loi de février 2005 adoptée par l’Assemblée nationale française qui reconnaît au système colonial en Algérie « des bienfaits ».

Et de souligner que le projet des députés algériens n’est qu’une réplique à ce texte.
K. B.-A.

Source : Le Soir d'Algérie du 27 février 2010

 Remarque : Voter Hollande, candidat officiel du PS, en 2012 c'est voter pour le cosmopolitisme, pour Israel et pour l'Algérie en même temps : bref pour l'Occident totalement dégénéré !

Génial ! N'est-il pas ?

La Libye sous le pouvoir des milices islamistes. Point de situation.

Les nouvelles images du lynchage du colonel Kadhafi qui commencent à être diffusées sur le net annoncent un « hiver libyen » plein de douceurs et de mièvreries… Mais au-delà de la mort atroce de l’ancien chef de l’Etat libyen, quelle est la situation sur le terrain au moment où ces lignes sont écrites ?
 
Plus que jamais, le CNT ne représente que lui-même et c’est d’ailleurs pourquoi ildemanda avec une grande insistance, mais en vain, que l’Otan maintienne sa présence. Ce pseudo gouvernement sait en effet qu’il porte un péché originel : celui d’avoir été mis en place par l’Otan, donc par les « impérialistes » et les « mécréants ». Ses lendemains vont donc être difficiles. D’autant que ses principaux dirigeants, tous d’anciens très hauts responsables de l’ancien régime et donc des « résistants de la dernière heure », commencent à être mis en accusation par certains de ces chefs de guerre qui détiennent désormais les vrais pouvoirs.
 
Le président du CNT, Mustapha Abd el Jalil, a déclaré que la charia serait désormais la base de la Constitution ainsi que du droit, que la polygamie, interdite sous Kadhafi, serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal. Enfermé dans leur européocentrisme, les Occidentaux ont considéré que ces déclarations étaient « maladroites ». Leur erreur d’analyse était une fois de plus totale car ces propos à but interne étaient destinés à amadouer les milices islamistes auxquelles le pouvoir du CNT est suspendu. Pour mémoire, Mustapha Abd el Jalil, l’ami de BHL, était le président de la Cour d’appel de Tripoli qui, par deux fois, confirma la condamnation à mort des infirmières bulgares et en 2007, le colonel Kadhafi le nomma ministre de la Justice. En dépit de son passé kadhafiste, Abd el Jalid est pourtant respecté par certains islamistes car il est proche des Frères musulmans, mais son pouvoir ne dépasse pas son tapis de prière.
 
La Libye est en effet éclatée entre plusieurs zones contrôlées par des chefs de guerre jaloux de leur autonomie et prêts à s’entre-déchirer, comme en Somalie. Ces territoires ont tous une ouverture sur la mer et une profondeur vers l’intérieur pétrolier ou gazier, ce qui fait que, comme je le disais il y a déjà plusieurs semaines déjà, le pays est aujourd’hui découpé en « touches de piano ».
 
Benghazi est sous le contrôle de plusieurs milices islamistes, elles-mêmes éclatées en un grand nombre de petits groupes plus ou moins autonomes, mais c’est à Tripoli que se joue l’unité de la Libye.
 
Dans la capitale, le chef du CNT, Mustapha Abd el Jalid s’appuie sur le TMC (Tripoli Military Council) qui engerbe plusieurs milices islamistes pouvant mobiliser entre 8000 et 10 000 combattants. Le chef du TMC, originaire de Tripoli, est Abd el-Hakim Belhaj dit Abu Abdullah Assadaq. Ayant combattu en Afghanistan, ce partisan du califat supra frontalier fonda le Libyan Islamic Fighting Group dans les années 1990. Ayant fui la répression anti islamique du régime Kadhafi, il retourna en Afghanistan où il fut arrêté en 2004 puis remis à la police libyenne avant d’être libéré au mois de mars 2010, à la veille de l’insurrection de Benghazi.
 
Durant la guerre civile, le TMC fut armé et encadré par les services spéciaux du Qatar et il reçut une aide « substantielle » de la part de certaines unités « spécialisées » de l’Otan. Ce fut lui qui prit d’assautle réduit de Bab al-Aziya à Tripoli. Plusieurs autres milices islamistes se partagent la ville et n’acceptent pas le leadership reconnu au TMC par Mustapha Abd el Jalil. Pour encore compliquer l’embrouille locale, le 2 octobre, fut fondé le Tripoli Revolutionists Council ou TRC, par AddallahAhmed Naker al-Zentani, originaire de Zentan mais indépendant des milices berbères de cette dernière ville.
 
A Misrata, les milices se considèrent comme l’élite des révolutionnaires et leur prestige est immense depuis qu’elles ont capturé le colonel Kadhafi. Ce furent certains de leurs hommes, gentils démocrates si chers aux médias français, qui lynchèrent et sodomisèrent vivant l’ancien guide et qui, comme « trophée », emportèrent son corps dans leur ville.
 
Misrata est sous le contrôle du Misurata Military Council (MSR), qui engerbe plusieurs milices dont la principale est la Misurata Brigade. La situation est cependant confuse car les combattants sont divisés en plusieurs dizaines de groupes commandés par des chefs indépendants rassemblant au total plusieurs milliers d’hommes. A la différence du TMC, le MSR n’a pas besoin d’aide étrangère car il dispose d’énormes quantités d’armes pillées dans les arsenaux de l’ancienne armée.
 
Les miliciens de Misrata ont une forte tendance à l’autonomie et ils ne semblent pas vouloir accepter de se soumettre au CNT. De plus, ils se méfient des originaires de Benghazi. Pour pouvoir espérer prendre le contrôle de la ville, le CNT devra donc, comme à Tripoli, s’appuyer sur certaines milices contre les autres, ce qui promet bien des « incidents ». Des tentatives de rapprochement ont été faites en direction de Salim Joha, chef de l’Union on Libya’s Revolutionary Brigades, mais rien de concret ne s’est produit pour le moment. Le CNT pourrait également tenter d’amadouer Misrata en nommant Abdul Rahman Swehli Premier ministre, ce qui lui permettrait du même coup d’échapper à la main-mise des clans de Benghazi.
 
Autre zone ayant échappé au contrôle du CNT, le pays berbère de Zentan avec sa puissante milice ancrée sur djebel Nefuza. Ce furent les Berbères qui permirent l’assaut sur Tripoli en prenant à revers les forces de Kadhafi, opération préparée par les forces spéciales de l’Otan.
 
Zentanest contrôlée par le Zentan Military Council (ZMC), dont les milices arborent le drapeau amazigh. Militairement, les milices berbères sont les mieux formées de toute la Libye, leurs cadres étant d’anciens officiers libyens. Les deux principales unités berbères sont la Zentan Brigade commandée par Muktar al-Akdhar et la Kekaa Brigade, chacune forte d’environ 1000 combattants. Ces milices ont refusé de quitter Tripoli en dépit des ordres du CNT, ce qui provoqua de graves tensions. Le 3 octobre, après un ultimatum du CNT, la Brigade Kekaa se livra même à une véritable tentative d’intimidation, paradant dans Tripoli et attirant la réplique des islamistes. La guerre civile fut alors évitée de justesse, mais ce n’est que partie remise…
 
Ceux qui, poussés par BHL, décidèrent d’intervenir en Libye et de s’immiscer dans une guerre civile qui ne concernait en rien la France, vont désormais porter la très lourde responsabilité des évènements dramatiques qui s’annoncent et qui vont se dérouler à quelques heures de navigation de nos côtes.
 

Après l’affaire d’Outreau, l’affaire d’outrés ?

L’avocat François Souchon témoigne de l’injustice et de la répression incroyable dont sont victimes les catholiques arrêtés par la police lors des différentes manifestation d’indignation devant et dans le théâtre de la ville.

François SOUCHON, Avocat au barreau de CHARTRES :

En ma qualité d’avocat, j’ai été appelé à assumer la défense de ces catholiques de toutes générations et de tous milieux, qui depuis quelques jours ont manifesté par un courage sans précédent leur indignation face à une des injures publiques la plus grave faite à l’image au combien sacrée et chère au cœur de tout chrétien.

En effet, depuis quelques jours, se joue au théâtre de la ville à Paris une pièce dont le thème est un vieillard déféquant sur scène pendant plus d’une heure, un second acteur jouant son fils venant lui essuyer les fesses à intervalles réguliers. Les excréments sont ensuite utilisés pour recouvrir et badigeonner un portrait géant du Christ.

Cette « œuvre » destinée à une caste bourgeoise d’initiés privilégiés est subventionnée par les fonds publics, en pleine période de crise, lorsque tant de gens, auxquels nos hommes politiques ventripotents imposent une politique d’austérité, peinent à joindre les deux bouts, y compris ces catholiques dont les impôts sont utilisés pour les injurier gravement dans ce qu’ils ont de plus cher, pour la seule et unique satisfaction des quelques amis du multimilliardaire Pierre BERGE, mécène du « festival d’automne » organisé conjointement par la mairie de Paris et le Ministère de l’inculture.

Pour avoir simplement et sans violence osé s’en indigner, ces catholiques ont fait l’objet d’une véritable rafle généralisée, par cars entiers de police, avant de subir un acharnement judiciaire particulièrement aberrant.

Dans les faits, si quelques jets d’œufs ou d’huile ont agrémenté les premières représentations, la très large majorité de mes clients n’a en réalité strictement rien fait d’autre que de se lever de leur siège dans le théâtre pour siffler ou manifester leur désapprobation par des mots simples, sans injures ni grossièretés. Certains autres se sont contentés d’une prière.

Un tarif de groupe leur a été appliqué à tous, sans distinguer les simples « siffleurs » des lanceurs d’oeufs : atteinte à la liberté d’expression, violence avec arme et dégradation de biens… !

Pire encore, de simples spectateurs non catholiques et sans aucun rapport avec cette action contestataire, des personnes qui venaient au théâtre pour se détendre ont été arrêtés pour avoir quitté leur fauteuil, souhaitant rentrer chez eux parce que la pièce les ennuyait.

Ainsi tous ceux qui ne partagent pas le goût de Monsieur le Maire de Paris et de Monsieur le Ministre pour les matières fécales sont passibles de poursuites pénales et de détention !!!

Mais surtout, j’ai pu constater que tout était mis en œuvre pour priver intégralement mes clients des droits de la défense les plus essentiels et les plus fondamentaux.

Le Code pénal et le Code de Procédure Pénale ont tout simplement fait l’objet d’une suppression spéciale pour ces catholiques.

Deux nuits de suite, je suis passé de commissariat en commissariat pour assister mes clients placés en garde à vue. Alors que je me présentais au poste du Vème arrondissement de Paris, muni de ma carte professionnelle, il m’a tout simplement été interdit de voir mes clients et de leur parler après que le policier de l’accueil ait passé un coup de téléphone… !

Il a été signifié à mes clients qu’ayant été arrêtés à Paris, ils n’avaient pas le droit de désigner pour leur défense un avocat du barreau de Chartres : premier mensonge.

Il leur a ensuite été signifié que le même avocat ne pouvait défendre à la fois plusieurs des personnes impliquées dans l’affaire : second mensonge.

L’on a tenté faire signer à mes clients un procès-verbal signifiant la fin de leur garde à vue de 24 H, alors qu’ils en étaient déjà à leur 32ème heure de garde à vue !

Et des telles manœuvres se sont répétées et multipliées durant toute la procédure.

Si dans les autres commissariats les entretiens se sont mieux passées, les officiers de police judiciaire, censés être maîtres de la décision de placer ou non un citoyen en garde à vue, m’ont confié que ce pouvoir leur avait été ôté dans cette affaire précise et qu’ils avaient subi eux-mêmes d’extraordinaires pressions venant « de très haut ».

D’autres policiers se sont dits révoltés que les maigres moyens dont ils disposent soient mobilisés dans une affaire aussi absurde et ont même déclaré ouvertement aux personnes placées en garde à vue leur sympathie à l’égard de leur cause.

Alors qu’on me laissait entendre que mes clients seraient libérés sous peu après leur arrestation, les policiers me confiaient qu’ils avaient finalement reçu de « nouvelles instructions » pour que la garde à vue soit prolongée au maximum !

Il semble donc que la mairie de Paris et le Ministère de l’ inculture aient donné leurs « instructions » et leurs ordres à tous les intervenants de la chaîne judiciaire, interférant ainsi pour leur propre compte dans l’enquête, ce qui est parfaitement illégal et constitue un remarquable abus de pouvoir.

Certains ont été placés en garde à vue au milieu d’individus retenus pour une agression au couteau. Ces individus étaient libérés quelques heures après leur arrestation, alors que l’on signifiait à mes clients une prolongation de leur détention, soit de nouveau 24 heures en cellule, à raison d’ « instructions spéciales »…

48 heures de garde à vue pour avoir sifflé dans un théâtre !!!

J’ai vu de jeunes filles à peine sorties de l’adolescence, menottées et le regard brisé…pour avoir dit une prière.

Ces catholiques ont ensuite été déférés devant « le Juge des Libertés et de la Détention ».

Je me suis présenté à l’audience pour 19 d’entre eux avec l’intention de plaider l’absence de mesures contraignantes.

Le juge a commencé l’audience en énonçant la décision…qu’il avait déjà prise sans même avoir jugé. Il m’a été purement et simplement interdit de plaider ! Le juge me signifiant que sa décision – déjà prise avant l’audience – ne saurait être contestée tant sur le principe que sur le fondement.

Avec le plus grand sérieux, ce magistrat invoquait « une conspiration contre la liberté d’expression », seul instant de cette tragique histoire où il m’a fallu retenir un fou rire.

Accusant mes clients d’entrée en force dans le théâtre (alors qu’ils avaient acheté leur place), ce juge les accusait d’atteinte à la liberté d’expression avant de leur expliquer, toujours avec le plus grand sérieux, que « la liberté ne doit pas nuire à autrui »… !

Sauf aux catholiques apparemment.

En une seule et même audience, ce juge a rendu une sentence générale applicable à toutes ces fournées de malheureux, sans se pencher à aucun moment sur les faits ni les actes, exerçant sa fonction de la manière des plus industrielles, visiblement très empressé de satisfaire un ministre ou un maire pour le bon avancement de sa carrière.

Mes clients ont donc tous été placés sous contrôle judiciaire, le magistrat leur expliquant que s’ils s’avisaient de rencontrer de nouveau leurs compagnons d’infortune ou de s’approcher du théâtre, ils seraient placés en détention jusqu’au procès… !

Enfin il leur rappelait que leur comportement – dont il ignorait tout – pouvait être sanctionné par trois ans de prison. Rien que ça. Heureusement le ridicule ne tue pas, sans quoi un magistrat nous aurait déjà quitté.

Après l’Affaire d’OUTREAU, l’affaire d’outrés ?

En résumé, pour avoir simplement sifflé ou prié dans un théâtre exposant des excréments sur le visage de leur Père, dans une mise en scène payée avec leurs impôts en période de crise, ces catholiques ont été arrêtés, maintenus en garde à vue durant 48 h, menottés, condamnés sans jugement, traités comme des chiens, des trafiquants de drogue ou des terroristes, privés de leur droit à une défense, isolés de leur avocat et placés sous contrôle judiciaire.

En toute humilité je dois avouer que je ne m’attendais pas à une telle ampleur dans la violation des droits de la défense les plus élémentaires, sans parler de la justice sur le fond.

La nausée m’est montée.

Malgré tout je garde l’espoir que devant le Tribunal Correctionnel devant lequel ces malheureux sont convoqués, la justice sera rendue par de véritables magistrats, droits, intègres, impartiaux et indépendants.

Source : La Porte Latine

Compte-rendu de la manifestation de samedi

Compte-rendu de la manifestation de samedi

La manifestation organisée par Civitas et soutenue par divers mouvements et associations a connu un beau succès, avec près de 5000 personnes, foulant le pavé parisien sous la pluie, derrière une première banderole indiquant « La France est chrétienne et doit le rester ».
Il s’agissait de dénoncer les attaques haineuses et méprisantes dont sont victimes le christianisme et la figure du Christ dans les milieux prétendus « culturels ».
Une longue marche, digne, où se succcédaient slogans, chants et prières.
La préfecture avait détourné le trajet de la manifestation, la faisant aboutir sur une place exigüe, loin des lieux où se déroulait le blasphème.
Après un discours énergique d’Alain Escada, secrétaire général de Civitas, et une allocution de l’abbé de Cacqueray, supérieur de la Fraternité Saint Pie X en France, la manifestation s’est dispersée.
A la suite de quoi, plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés par groupes vers la place du Chatelet, voulant protester face au théâtre où la pièce se déroulait en présence de Frédéric Mitterrand, « ministre de la culture ».
Le premier groupe de jeunes catholiques arrive sur place et fait reculer (sans violence) une ligne de CRS sur cinquante mètres. Puis, ceux-ci paniquent et balancent du gaz lacrymogène sur la foule, n’épargnant pas les prêtres présents. Les coups de matraque tombent aussi.
Un prêtre brandit un crucifix aux CRS en leur criant « vous voulez le gazer lui aussi ?! »
Dans un face-à-face tendu, les catholiques s’agenouillent et commencent à réciter le chapelet, prêtres traditionalistes en première ligne.
Le reste des manifestants est arrivé (environ 400 personnes au total), et recommence ce qui a été fait les soirs précédents : prières, chants, slogans (dont un savoureux « Mitterrand en Thaïlande ! »), pendant 2 heures, avant une dispersion vers 23h.

Pour soutenir les catholiques qui vont avoir des frais de justice suite à ces quinze jours de protestations, c’est ici :
soutienauxmilitants.com

Pour l’anecdote, signalons la présence, durant la marche, d’un groupe de musulmans du Centre Zahra (chiite), et sur la place du Chatelet, d’un petit groupe d’islamistes de « Forsane Alizza ».

La manifestation improvisée place du Chatelet :

 

 

Photos de la marche :

 





 Source : Contre-info.com

Christianophobie : tout n’est pas permis !

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Ils étaient 5000 à manifester à Paris, samedi 29 octobre, contre la « christianophobie », et, particulièrement, contre la pièce scatologique et blasphématoire de Romeo Castellucci, dans laquelle le visage du Christ est enduit d’excréments.
Même si on peut prendre des distances quant au caractère chrétien de l’identité française, ce qui est sans doute en partie vrai, et qu’il est vital de défendre une liberté d’expression au demeurant très entamée par la police de la pensée actuelle, on peut comprendre la protestation contre la pièce infâme de Castellucci.
Bien entendu, cette manifestation a eu moins d’écho que d’autres, plus conformes aux dogmes de l’oligarchie.
Un cortège de trois pelés d'Act'up et de deux tondues de Ni pute ni soumise aurait eu plus d'audience et de sympathie médiatiques qu'un défilé de cathos, surtout si la hiérarchie de l'Eglise, toujours avide de se faire reconnaître par une société matérialiste et corrompue, et partageant de plus en plus les postulats protestants, « excommunie » les récalcitrants.
Monseigneur André vingt-trois, et toute la kyrielle des évêques et archevêques de France, devraient se demander sérieusement pourquoi les messes sont si peu fréquentées, pourquoi l’Eglise se vide, et pourquoi le niveau de réflexion en son sein, qui devient un discours sociologisant et politiquement correct, est ravalé à un étiage aussi médiocre.

Le spectacle n’était pas aussi intéressant, dans la rue ou sur la scène, qu’il ne l’était dans les travées de la salle du Théâtre de la ville, lorsque plusieurs dizaines de manifestants s’avisant de montrer leur mécontentement il y a quelques jours, les spectateurs les conspuèrent et applaudirent à l’intervention musclée des CRS.
Les commentateurs de l’avenir se gausseront sans doute de ce paradoxe : des bobos parisiens, imprégnés de vulgate contemporaine, baignant dans un conformisme qui, sous une apparence provocatrice, ne fait qu’entériner la stupidité destructrice du monde moderne, si uniforme, si bêta dans sa régression infantile, se mirent à huer la contestation et à soutenir frénétiquement la répression.
Décidément, il y avait en ce temps obscur quelque chose de pourri dans le royaume de France.
Le bobo montre bien dans quel camp il est, et ce n’est certes pas dans celui de la liberté libre, sinon dans celui d’une comédie triste, où les masques, les hypocrites (mot grec qui signifie « acteurs ») sont légions.
Bien plus grave.
On est toujours l'intégriste de quelqu'un, surtout du système, d'ailleurs, lui, complètement intégriste dans sa promotion totalitaire de la modernité imbécile, incapable de comprendre la vraie altérité (qui est spirituelle) autrement que sous une forme artificielle et mensongère et qui, dans un autre temps, sélectionne ses oukases et ses indignations.
La société postmoderne a consumé toute contestation « progressiste » dans la braise laissée par la pseudo-révolution de 68.
Elle en a même fait son fondement, en l’utilisant comme arme de destruction massive contre les traditions, la mémoire, un passé qu’elle exècre comme signe d’étrangeté et de véritable critique de sa superficialité et de ses crimes. Il vaut mieux alors réduire sa portée, le disqualifier, l’assimiler au fascisme, au diable, à l’innommable.

Cependant, elle manifeste ainsi l’impossibilité contemporaine de penser.
Car exercer cette capacité hautement inconfortable, c’est être confronté à l’altérité radicale, et non à ces fausses saillies qui jouent avec les signes de la révolte, et qui ne sont que la vile résignation à la chair triste, au rictus laid du sarcasme aveugle, et au jeu très intéressé, rémunérateur, de l’audace. Tout cela est bête, mensonger, du plus pur conformisme, et pour tout dire appartient à l’art pompier d’aujourd’hui, pour une bourgeoisie décadente et sans goût.

On voudrait donc que la religion ne fût qu’une option privée, inoffensive et aussi anodine qu’une bouteille de soda dans un rayon, et que toute profession de foi appartînt à cet entremêlement confus de discours qui affadit les choix, et les opacifie dans un brouillard relativiste.
Tout se vaudrait, dans la meilleure des tolérances possibles.
Cause toujours, cela n’a plus guère d’importance.

Cette société, qui a oublié ce qu’est la religion, qui ne croit plus qu’en le pouvoir de l’argent, qui se gausse cyniquement de l’authenticité des convictions, qui a érigé l’opinion en spectacle de la misère intellectuelle, doit apprendre à respecter.
Tout n’est pas permis.
D’ailleurs, elle ne nous fait pas faute de nous le rappeler, quand ça l’arrange.
 
Source : Voxnr.com

Territoire enraciné ou nouvelle région artificielle ? par Robert PAGAN

Aujourd’hui, le sujet qui fait débat au sein de la classe politique locale concerne le projet de métropole qui doit voir le jour très bientôt. Le moins que l’on puisse dire est que ce projet qui sera porté sur les fronts baptismaux en janvier 2012 semble plutôt mal parti.

Déjà, le nom qui a été choisi nous semble assez peu heureux : « Métropole Côte d’Azur » qui donne une orientation touristique et économique. Il eut été plus judicieux de faire un choix historique en choisissant de l’appeler « Métropole Comté de Nice » qui a pour elle de définir un territoire historique et culturellement homogène, en regroupant toutes les communes de notre ancien Comté. Cette option nous aurait permis de redéfinir un territoire qui a une longue histoire et d’obtenir, à l’image de la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne, toutes proportions gardées, une certaine autonomie dans notre pouvoir de décision. Nous aurions pu envisager une grande région européenne en nous liant aux provinces du Piémont et de la Ligurie.

Mais nos politiciens, aux ordres de la République française une et indivisible, ont préféré faire le choix de ce concept de Côte d’Azur qui n’a pas de réalité charnelle et reprend le côté « bling-bling » mis au goût du jour par le président hexagonal. Ils ont préféré cautionner la division de notre pays qui a été, depuis 151 ans, intégré dans un ensemble hétérogène qu’est le département pour ensuite être mis sous la coupe d’une ville rivale dans une région sans nom, sans âme et sans passé. Au lieu de reformer un ensemble cohérent qui a une légitimité historique, ils ont accolé des villes d’outre-Var telles Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer et Vence (non pas que nous voulions rejeter celles qui souhaiteraient nous rejoindre) à l’agglomération niçoise tout en rejetant Le Broc et Gattières (cette dernière qui fait tout de même partie du Comté de Nice). Et, à cet égard, le début de l’aventure n’augure rien de bon : l’ensemble des communes qui ont adhéré à cette nouvelle structure rejette le projet présenté par le gouverneur français (le préfet des Alpes-Maritimes), la première adjointe de Nice – Côte d’Azur s’est abstenue lors du vote constitutif, ce qui n’a pas manqué d’étonner tout le monde, Le Broc et Gattières sont maintenus à l’écart, Coaraze veut s’en aller, La Tour n’est pas encore admise, Saint-Jean – Cap Ferrat ne veut pas entrer, Beaulieu est plus que sceptique et la communauté mentonnaise qui comprend plusieurs commune du Comté de Nice, après avoir voulu intégrer cette métropole, lui tourne le dos à présent.

C’est réellement une occasion historique qui a été gâchée, une de plus me direz-vous, mais les politiciens locaux qui se disent Niçois dans l’âme, qui viennent nous faire de grandes déclaration de leur attachement à cette terre et à cette culture, auraient été bien inspiré de saisir l’occasion qui leur était donné de récréer un territoire ancré dans la mémoire collective du Peuple Nissart, de saisir l’occasion de s’affranchir tant que faire se peut du centralisme jacobin si pesant, de sortir de cette région artificielle symbolisée par un sigle de quatre lettres, de se retourner vers l’Est, où est son avenir, pour retrouver, enfin, les six communes du Comté de Nice sous administration italienne (Apricale, Dolceacqua, Isolabona, Perinaldo, Pigna et Rochetta-Nervinia), nos six sœurs abandonnées.

Oui, notre avenir est à l’Est, cela semble si évident. Qu’est-ce que 150 années comparé à près de cinq siècles d’histoire (entre la dédition de 1388 à la Savoie et l’annexion par la France, 472 années se sont écoulées), ceci pour faire court puisque le Pays Niçois existait bien avant cette date, sans aucun lien (ou dépendance) avec la France : notre pays existait même avant que la France, elle, n’existe. Ce poids de l’histoire, nous le ressentons tous, d’autant plus que ce furent des siècles où les libertés et privilèges du peuple nissart étaient préservées, alors que depuis 1860 nous nous sentons enfermés dans des ensembles administratifs pesants et coercitifs (l’État, la région et le département).

Cela est dû, en grande partie, au fait que nous sommes en concurrence, dans une région dominé par une métropole qui a une mentalité totalement différente de la nôtre, parce qu’elle a une histoire différente de la nôtre, une culture différente de la nôtre, cette ville qui se veut l’alter ego de la capitale française, la deuxième ville de France. Une ville qui, ne pouvant supplanter sa capitale, veut tout dominer dans le territoire qu’on lui a donné à contrôler et ne veut surtout pas lâcher la bride à celle qu’elle considère comme une concurrente dangereuse, la cinquième ville de France qui n’en a que le titre sans les prérogatives, je veux parler de Nice. Oui, nous sommes en concurrence avec Marseille sur tout les plans et elle le sait : notre avenir est bouché à l’Ouest et il ne faut rien en attendre. En revanche, vers l’Est, nous avons des possibilités de retrouver nos libertés en étant un des piliers du trépied GénovaTorinoNissa (Gènes – Turin – Nice), villes qui ont tout pour être complémentaires et qui souhaitent un peu s’affranchir de leurs capitales respectives.

D’ailleurs, certains de nos hommes politiques l’ont bien compris quand on voit certaines positions ou déclarations de leur part. Quand Christian Estrosi souhaite une ligne à grande vitesse de Gènes à Nice. Quand Bernard Asso déclare dans Nice Matin qu’il nous faut nous tourner vers le Piémont pour nos besoins énergétiques. Quand Jean-Marc Giaume et Bernard Asso mettent en place un jumelage avec nos sœurs piémontaises. Quand nos échanges culturels se multiplient de part et d’autre des Alpes. Nous le pensons depuis longtemps, notre avenir va finir par rejoindre notre passé. Et, nous pensons, nous l’avons déjà dit, que la ligne ferroviaire à grande vitesse que l’État français n’a pas été capable de construire pour rapprocher Nice de l’Europe du Nord, cette ligne-là, doit passer par Turin et Chambéry (nos anciennes capitales) pour rejoindre Lyon, Paris, Bruxelles, Londres et Amsterdam avec une bifurcation vers Milan pour mettre Nice à portée directe de l’Europe centrale et orientale. Voilà où est notre avenir.

C’est pourquoi lorsque l’on entend le maire de Nice déclarer que la métropole aura un vocation mondiale, nous ne comprenons pas qu’il n’ait pas fait le choix d’une « Métropole Comté de Nice » seule à même à susciter l’émergence d’une grande région européenne aux marches de l’Hexagone à l’instar de ce que préfigure la Catalogne (encore une de nos tranches d’histoire).

Nous avons la chance d’avoir un territoire qui a longtemps eu le privilège d’être une île non entourée d’eau, cette insularité qui nous a longtemps préservé de l’assimilation dont ont été victimes de nombreuses régions de France et qui nous a permis de développer une culture originale, ouverte à tous, sans se renier elle-même.

Allons-nous, longtemps encore, accepter d’être sous double tutelle de Paris et de Marseille ? Quand allons-nous saisir les chances qui se présentent à nous de nous émanciper ? Cette chance se présente aujourd’hui, avec l’opportunité de créer (ou de recréer) notre territoire historique riche d’une grande et longue histoire : il faut faire comprendre aux maires de nos communes que le peuple nissart souhaite autre chose que leur « Métropole Côte d’Azur ». Nous voulons que soit institué une nouvelle métropole : la « Métropole Comté de Nice » afin de retrouver une partie de notre souveraineté et de notre dignité. Et, nous pourrons dire, à l’inverse du titre d’une œuvre célèbre : « À l’Est, il y a du nouveau ! »

Robert Pagan

• Paru d’abord dans l’info-lettre mensuelle Le « Ficanas » enchaîné, n° 32, mai 2011.

 

Source : Europe Maxima

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