Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/10/2011

Un quart des Allemands trouvent des bons côtés au nazisme...

281011_103107_PEEL_tJPSnt.jpg

La polémique née au début du mois de septembre avec le licenciement de la présentatrice de télévision Eva Herman, évincée pour avoir loué le rôle social des femmes sous le régime hitlérien, continue de troubler l'Allemagne.

Un sondage publié le 18 octobre 2008 dans le magazine Stern devrait encore un peu plus échauffer les esprits tant ses résultats sont surprenants : selon cette enquête, réalisée par l'institut Forsa, un quart des Allemands jugent que le régime d'Adolf Hitler a aussi eu des bons côtés, en matière de construction d'autoroutes, de politique familiale ou de criminalité, par exemple.

Ils sont même 37 % chez les plus de 60 ans, la génération qui a grandi sous le Troisième Reich. C'est dans la tranche des 45-59 ans que cet avis est le moins partagé, où 15 % voient des aspects positifs au régime hitlérien.

Entre les deux, les plus jeunes sont un cinquième à ne pas condamner en bloc la période nazie.

Au total, 25 % des personnes interrogées voient des bons côtés au nazisme, 70 % n'en voient pas, et 5 % disent ne pas savoir, selon ce sondage réalisé auprès d'un échantillon représentatif de la population de mille trois personnes, les 11 et 12 octobre.

Et si un tel sondage avait lieu en France au sujet du Maréchal Pétain et de son travail pour la France, quel serait le réel pourcentage de gens a penser qu'il fut le sauveur de la France ?

Source : France Eternelle via jeune nation

Réunion de rabbins sur l'abattage casher

thumbnail.jpg

La plus grande réunion de rabbins européens depuis l'Holocauste s'est ouverte à Varsovie pour évoquer notamment la question de l'abattage rituel d'animaux interdit récemment aux Pays-Bas. "La question brûlante et unique pendant cette conférence est celle de la shehita" ou la méthode casher de l'abattage rituel des animaux, a indiqué à l'AFP le grand rabbin de Pologne, Michael Schudrich. "Il doit bien y avoir un endroit où les droits religieux rencontrent ceux des animaux. Pour nous, c'est ridicule parce que la shehita est une méthode humanitaire", a-t-il déclaré.

En juin, les Pays-Bas ont adopté une loi exigeant que les animaux soient étourdis avant l'abattage juif casher ou musulman halal, à moins qu'il soit prouvé qu'ils souffrent moins lors d'un abattage sans étourdissement. Les chefs religieux juifs et musulmans estiment qu'en étourdissant les animaux, on viole les règles de l'abattage rituel.

"Nous nous rappelons bien que la dernière fois où la shehita était interdite dans beaucoup de pays en Europe c'était sous l'occupation nazie", a noté M. Schudrich. "Même si personne ne dit que les Pays-Bas sont nazis, cela réveille de mauvais souvenirs", a-t-il ajouté.

Considérant l'interdiction néerlandaise comme "un malentendu énorme", M. Schudrich a insisté sur le fait que la tradition de l'abattage casher, vielle de 4.000 ans, "est l'une des méthodes les plus sensibles et humanitaires d'abattre un animal - qui meurt dans les secondes qui suivent". "Il semble que les problèmes actuels des Pays-Bas sont moins liés aux aspects humanitaires réels de la shehita qu'à leurs problèmes internes avec des minorités", a observé M. Schudrich.

Source : Le Figaro

Les Palestiniens gagnent leur siège à l'Unesco

1695158_photo-1320043611938-4-0_640x280.jpg

Les Israéliens s'y attendaient : les Palestiniens ont engrangé lundi à Paris une victoire diplomatique significative en obtenant, lors d'un vote de 193 nations, le statut de membre à part entière de l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), l'une des principales agences de l'ONU.

Israël s'était résigné à cette percée des Palestiniens, qui enregistrent ainsi un premier succès dans leur démarche d'adhésion à l'ONU en tant qu'Etat membre à part entière.

«La Conférence générale (ndlr : qui réunit l'ensemble des Etats-membres) décide de l'admission de la Palestine comme membre de l'Unesco», selon la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, parmi les pays présents.

«Ce vote permettra d'effacer une infime partie de l'injustice faite au peuple palestinien», a déclaré devant la Conférence générale le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Ryiad al-Malki.

La France a voté en faveur de l'adhésion des Palestiniens

En dépit de ses mises en garde ces derniers jours contre une démarche qu'elle jugeait prématurée, la France a voté en faveur de l'adhésion des Palestiniens comme membres à part entière de l'Unesco.

Les Etats-Unis, l'Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que l'Italie et le Royaume Uni se sont abstenus.

La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l'adhésion.

Les pays qui ont soutenu la demande d'adhésion de la Palestine à l'Unesco verront leur influence sur Israël s'affaiblir, a affirmé dans la foulée l'ambassadeur israélien auprès de l'Unesco, Nimrod Barkan.

De leur côté, les Etats-Unis, qui jugent cette adhésion «prématurée» et «contreproductive», avaient prévenu qu'en cas de vote positif, ils suspendraient leur financement aux activités de l'Unesco.

Les Etats-Unis contribuent à hauteur de 22% au budget de l'organisation.

Les Américains sont tenus par deux lois américaines du début des années 1990 qui interdisent le financement d'une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu'Etat membre à part entière, en l'absence d'accord de paix avec Israël.

Source : Le Parisien

Affaire Marguerite Biermann / Consistoire Israélite : jurisprudence luxembourgeoise encourageante face au lobby sioniste !

Retour, dans cette vidéo, sur l’« affaire Biermann » et les méthodes d’un certain groupe de pression, affaire qui, bien qu’elle se soit déroulée au printemps dernier au Luxembourg et y ait fait grand bruit, est certainement passée inaperçue pour bon nombre de nos lecteurs français – non sans raisons… – et mérite à ce titre de refaire la une, même tardivement ! Ce n’est pas tous les jours que l’on peut se féliciter d’une telle victoire face au lobby qui n’existe pas. Jugez-en par vous-même en écoutant, dans cet entretien accordé à mediane.tv, Maître Sébatien Courtoy, un ténor du Barreau de Bruxelles ayant bâti sa réputation en obtenant l’acquittement dans nombre d’affaires d’antisémitisme et de négationnisme, qui lui furent confiées en Belgique, en France, aux Pays-Bas, et, maintenant, au Grand-Duché du Luxembourg.

En résumé, cette affaire opposait une jeune octogénaire luxembourgeoise au Consistoire Israélite du Luxembourg et au Procureur général, qui l’avaient attaquée en justice pour des propos tenus au cours d’une émission sur les ondes de la radio RTL Luxembourg, dans laquelle elle avait déclaré que les Juifs luxembourgeois se rendaient complices des crimes commis par l’État d’Israël, en raison de leur silence et de leur mutisme face à ces crimes.

Elle avait, en substance, comme l’explique dans cette vidéo son avocat, Maître Sébastien Courtoy, exprimé l’opinion qu’en ne dénonçant pas les crimes barbares commis par l’État israélien, les Juifs luxembourgeois devenaient, de fait, complices de ces crimes et que ceci ne pouvait qu’aboutir à faire perdre aux Juifs luxembourgeois leur respectabilité au sein de la nation luxembourgeoise.

Dans la même émission, Marguerite Biermann avait également affirmé que, si l’État israélien pouvait impunément se livrer à des actes de barbarie en Palestine, c’était parce que l’État israélien bénéficie des relais internationaux de puissants lobbys juifs qui jouent sur la culpabilité des nations, née de l’Holocauste commis sur les Juifs au XXème siècle.

Au terme d’une audience tendue et houleuse, et d’une plaidoirie particulièrement éloquente, virulente et sans concession, Mme Marguerite Biermann fut acquittée, le 9 mars 2011, par la Cour d’appel de Luxembourg, du chef de toutes les préventions, à savoir la prévention d’incitation à la haine raciale et d’injure envers la Communauté juive du Luxembourg et du Consistoire Israélite de Luxembourg, réformant ainsi le jugement de condamnation qui avait été initialement rendu, en 1ère instance, par le tribunal correctionnel.

Outre l’acquittement de Marguerite Biermann, on retiendra surtout que la Cour d’appel de Luxembourg a dit, pour droit, que le Consistoire Israélite du Luxembourg n’est juridiquement et légalement pas habilité à agir en justice au nom des citoyens juifs luxembourgeois.

Ceci ne signifie rien d’autre que le musèlement absolu et définitif du lobby sioniste au Grand-Duché du Luxembourg, puisque le Consistoire Israélite ne pourra à l’avenir plus intenter aucun procès devant les Cours et Tribunaux luxembourgeois pour des infractions alléguées de négationnisme et/ou d’antisémitisme contre la communauté juive luxembourgeoise.

Dans cet entretien, Maître Sébastien Courtoy revient également sur les méthodes d’un certain réseau d’influence, stipendié par un certain État, qui fait régulièrement intervenir les mêmes personnes dans les tribunaux belges, français et luxembourgeois, utilisées tour à tour comme plaignantes ou comme témoins.

On se prend à rêver, en France, d’une décision de justice aussi forte vis-à-vis de certaines associations « françaises » procédurières qui ont fait de l’intimidation de citoyens honnêtes et courageux leur fond de commerce…

Source : Medialibre.eu

Bariza Khiari vice-présidente du Sénat français

250px-Bariza_Khiari_Senat.jpg

La Franco-algérienne Bariza Khiari a été élue mercredi dernier vice-présidente du Sénat et, partant, membre du bureau de la Haute chambre passée à gauche depuis les dernières élections sénatoriales du 25 septembre.
Membre du Parti socialiste, Bariza Khiari siégeait déjà dans la législature précédente et s’est particulièrement distinguée par un nombre important de propositions de lois ou de résolutions sur l’immigration, les discriminations, la reconnaissance de l’Etat palestinien, la laïcité…

Tout comme elle a produit et publié de nombreux appels ou tribunes dont, entre autres : « Femmes et Islam » ou encore « Musulmans citoyens pour les droits des femmes ». Au-delà du PS, son engagement militant s’est aussi exprimé très tôt dans le Mrap et d’autres associations de lutte contre les discriminations.

Source : Le Soir d'Algérie

Peu de responsables politiques français se sont particulièrement et officiellement insurgés contre les dernières mesures françaises qui ont mis le feu aux poudres entre les deux pays et contre notamment la décision du pouvoir français d’inclure l’Algérie dans la liste des zones à risques terroristes. L’élue Bariza Khiari, sénatrice du Parti socialiste et vice-présidente du Groupe d’amitié France-Algérie, a, elle, décidé de ne pas se taire.

De notre bureau de Paris,
Khedidja Baba-Ahmed

L’élue à la Chambre haute vient de déposer une question écrite au Sénat, portant le numéro 830, intitulée « Inscription de l’Algérie dans la liste des zones à risques terroristes », et dont voici le contenu :

« Mme Bariza Khiari attire l’attention du ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales sur l’émotion des Algériens suite à la décision française d’inclure l’Algérie dans la liste des zones à risques terroristes.

Depuis janvier 2010, le dispositif de sécurité aérienne oblige l’ensemble des ressortissants algériens à se soumettre à un contrôle corporel strict et systématique dans les aéroports.

Cette annonce est intervenue quelques jours après la décision américaine d’élargir sa propre liste des pays à risques terroristes.

Or la France a signé un accord très abouti de coopération en 2008 avec le gouvernement algérien en matière de lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, les efforts du gouvernement algérien dans ce domaine sont manifestes.

C’est pourquoi en sa qualité de vice-présidente du groupe d’amitié France-Algérie, elle s’inquiète des conséquences de cette décision sur les relations entre les deux pays et souhaite s’interroger sur les raisons objectives qui ont abouti à l’inscription de l’Algérie sur la liste des pays à risques ».

Là est le contenu de la question écrite de la sénatrice, forcément succincte de par les contraintes de forme mais qu’elle développera oralement puisque la question a été inscrite à la session du 4 mai prochain.

Que répondra le ministre de l’Intérieur, comment justifiera-t-il cette mesure et d’autres déclarations pour le moins incompréhensibles ?

On le saura peut-être avant le 4 mai ou tout au moins à cette date.

Bariza Khiari ne s’est pas arrêtée à cette interpellation officielle.

On l’a vue cette semaine prendre part à un débat organisé par la chaîne TV France 24, intitulé « France-Algérie : la crise », animé par Antoine Cormery et réunissant, outre la sénatrice, Marouane Benahmed, directeur exécutif de la rédaction de l’hebdomadaire Jeune Afrique, Julia Ficatier, du journal La Croix, Farid Boukercha, membre du FLN France, et Taoufik Mjaïd, journaliste à la chaîne arabe de France 24.

Si ce dernier journaliste francotunisien s’est particulièrement fait remarquer par des interventions tendant toutes à enfoncer l’Algérie, Bariza Khiari et Merouane Benahmed ont réussi, par le simple déroulé des faits, à rappeler que la première des violences est venue de la loi de février 2005 adoptée par l’Assemblée nationale française qui reconnaît au système colonial en Algérie « des bienfaits ».

Et de souligner que le projet des députés algériens n’est qu’une réplique à ce texte.
K. B.-A.

Source : Le Soir d'Algérie du 27 février 2010

 Remarque : Voter Hollande, candidat officiel du PS, en 2012 c'est voter pour le cosmopolitisme, pour Israel et pour l'Algérie en même temps : bref pour l'Occident totalement dégénéré !

Génial ! N'est-il pas ?

La Libye sous le pouvoir des milices islamistes. Point de situation.

Les nouvelles images du lynchage du colonel Kadhafi qui commencent à être diffusées sur le net annoncent un « hiver libyen » plein de douceurs et de mièvreries… Mais au-delà de la mort atroce de l’ancien chef de l’Etat libyen, quelle est la situation sur le terrain au moment où ces lignes sont écrites ?
 
Plus que jamais, le CNT ne représente que lui-même et c’est d’ailleurs pourquoi ildemanda avec une grande insistance, mais en vain, que l’Otan maintienne sa présence. Ce pseudo gouvernement sait en effet qu’il porte un péché originel : celui d’avoir été mis en place par l’Otan, donc par les « impérialistes » et les « mécréants ». Ses lendemains vont donc être difficiles. D’autant que ses principaux dirigeants, tous d’anciens très hauts responsables de l’ancien régime et donc des « résistants de la dernière heure », commencent à être mis en accusation par certains de ces chefs de guerre qui détiennent désormais les vrais pouvoirs.
 
Le président du CNT, Mustapha Abd el Jalil, a déclaré que la charia serait désormais la base de la Constitution ainsi que du droit, que la polygamie, interdite sous Kadhafi, serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal. Enfermé dans leur européocentrisme, les Occidentaux ont considéré que ces déclarations étaient « maladroites ». Leur erreur d’analyse était une fois de plus totale car ces propos à but interne étaient destinés à amadouer les milices islamistes auxquelles le pouvoir du CNT est suspendu. Pour mémoire, Mustapha Abd el Jalil, l’ami de BHL, était le président de la Cour d’appel de Tripoli qui, par deux fois, confirma la condamnation à mort des infirmières bulgares et en 2007, le colonel Kadhafi le nomma ministre de la Justice. En dépit de son passé kadhafiste, Abd el Jalid est pourtant respecté par certains islamistes car il est proche des Frères musulmans, mais son pouvoir ne dépasse pas son tapis de prière.
 
La Libye est en effet éclatée entre plusieurs zones contrôlées par des chefs de guerre jaloux de leur autonomie et prêts à s’entre-déchirer, comme en Somalie. Ces territoires ont tous une ouverture sur la mer et une profondeur vers l’intérieur pétrolier ou gazier, ce qui fait que, comme je le disais il y a déjà plusieurs semaines déjà, le pays est aujourd’hui découpé en « touches de piano ».
 
Benghazi est sous le contrôle de plusieurs milices islamistes, elles-mêmes éclatées en un grand nombre de petits groupes plus ou moins autonomes, mais c’est à Tripoli que se joue l’unité de la Libye.
 
Dans la capitale, le chef du CNT, Mustapha Abd el Jalid s’appuie sur le TMC (Tripoli Military Council) qui engerbe plusieurs milices islamistes pouvant mobiliser entre 8000 et 10 000 combattants. Le chef du TMC, originaire de Tripoli, est Abd el-Hakim Belhaj dit Abu Abdullah Assadaq. Ayant combattu en Afghanistan, ce partisan du califat supra frontalier fonda le Libyan Islamic Fighting Group dans les années 1990. Ayant fui la répression anti islamique du régime Kadhafi, il retourna en Afghanistan où il fut arrêté en 2004 puis remis à la police libyenne avant d’être libéré au mois de mars 2010, à la veille de l’insurrection de Benghazi.
 
Durant la guerre civile, le TMC fut armé et encadré par les services spéciaux du Qatar et il reçut une aide « substantielle » de la part de certaines unités « spécialisées » de l’Otan. Ce fut lui qui prit d’assautle réduit de Bab al-Aziya à Tripoli. Plusieurs autres milices islamistes se partagent la ville et n’acceptent pas le leadership reconnu au TMC par Mustapha Abd el Jalil. Pour encore compliquer l’embrouille locale, le 2 octobre, fut fondé le Tripoli Revolutionists Council ou TRC, par AddallahAhmed Naker al-Zentani, originaire de Zentan mais indépendant des milices berbères de cette dernière ville.
 
A Misrata, les milices se considèrent comme l’élite des révolutionnaires et leur prestige est immense depuis qu’elles ont capturé le colonel Kadhafi. Ce furent certains de leurs hommes, gentils démocrates si chers aux médias français, qui lynchèrent et sodomisèrent vivant l’ancien guide et qui, comme « trophée », emportèrent son corps dans leur ville.
 
Misrata est sous le contrôle du Misurata Military Council (MSR), qui engerbe plusieurs milices dont la principale est la Misurata Brigade. La situation est cependant confuse car les combattants sont divisés en plusieurs dizaines de groupes commandés par des chefs indépendants rassemblant au total plusieurs milliers d’hommes. A la différence du TMC, le MSR n’a pas besoin d’aide étrangère car il dispose d’énormes quantités d’armes pillées dans les arsenaux de l’ancienne armée.
 
Les miliciens de Misrata ont une forte tendance à l’autonomie et ils ne semblent pas vouloir accepter de se soumettre au CNT. De plus, ils se méfient des originaires de Benghazi. Pour pouvoir espérer prendre le contrôle de la ville, le CNT devra donc, comme à Tripoli, s’appuyer sur certaines milices contre les autres, ce qui promet bien des « incidents ». Des tentatives de rapprochement ont été faites en direction de Salim Joha, chef de l’Union on Libya’s Revolutionary Brigades, mais rien de concret ne s’est produit pour le moment. Le CNT pourrait également tenter d’amadouer Misrata en nommant Abdul Rahman Swehli Premier ministre, ce qui lui permettrait du même coup d’échapper à la main-mise des clans de Benghazi.
 
Autre zone ayant échappé au contrôle du CNT, le pays berbère de Zentan avec sa puissante milice ancrée sur djebel Nefuza. Ce furent les Berbères qui permirent l’assaut sur Tripoli en prenant à revers les forces de Kadhafi, opération préparée par les forces spéciales de l’Otan.
 
Zentanest contrôlée par le Zentan Military Council (ZMC), dont les milices arborent le drapeau amazigh. Militairement, les milices berbères sont les mieux formées de toute la Libye, leurs cadres étant d’anciens officiers libyens. Les deux principales unités berbères sont la Zentan Brigade commandée par Muktar al-Akdhar et la Kekaa Brigade, chacune forte d’environ 1000 combattants. Ces milices ont refusé de quitter Tripoli en dépit des ordres du CNT, ce qui provoqua de graves tensions. Le 3 octobre, après un ultimatum du CNT, la Brigade Kekaa se livra même à une véritable tentative d’intimidation, paradant dans Tripoli et attirant la réplique des islamistes. La guerre civile fut alors évitée de justesse, mais ce n’est que partie remise…
 
Ceux qui, poussés par BHL, décidèrent d’intervenir en Libye et de s’immiscer dans une guerre civile qui ne concernait en rien la France, vont désormais porter la très lourde responsabilité des évènements dramatiques qui s’annoncent et qui vont se dérouler à quelques heures de navigation de nos côtes.
 

Après l’affaire d’Outreau, l’affaire d’outrés ?

L’avocat François Souchon témoigne de l’injustice et de la répression incroyable dont sont victimes les catholiques arrêtés par la police lors des différentes manifestation d’indignation devant et dans le théâtre de la ville.

François SOUCHON, Avocat au barreau de CHARTRES :

En ma qualité d’avocat, j’ai été appelé à assumer la défense de ces catholiques de toutes générations et de tous milieux, qui depuis quelques jours ont manifesté par un courage sans précédent leur indignation face à une des injures publiques la plus grave faite à l’image au combien sacrée et chère au cœur de tout chrétien.

En effet, depuis quelques jours, se joue au théâtre de la ville à Paris une pièce dont le thème est un vieillard déféquant sur scène pendant plus d’une heure, un second acteur jouant son fils venant lui essuyer les fesses à intervalles réguliers. Les excréments sont ensuite utilisés pour recouvrir et badigeonner un portrait géant du Christ.

Cette « œuvre » destinée à une caste bourgeoise d’initiés privilégiés est subventionnée par les fonds publics, en pleine période de crise, lorsque tant de gens, auxquels nos hommes politiques ventripotents imposent une politique d’austérité, peinent à joindre les deux bouts, y compris ces catholiques dont les impôts sont utilisés pour les injurier gravement dans ce qu’ils ont de plus cher, pour la seule et unique satisfaction des quelques amis du multimilliardaire Pierre BERGE, mécène du « festival d’automne » organisé conjointement par la mairie de Paris et le Ministère de l’inculture.

Pour avoir simplement et sans violence osé s’en indigner, ces catholiques ont fait l’objet d’une véritable rafle généralisée, par cars entiers de police, avant de subir un acharnement judiciaire particulièrement aberrant.

Dans les faits, si quelques jets d’œufs ou d’huile ont agrémenté les premières représentations, la très large majorité de mes clients n’a en réalité strictement rien fait d’autre que de se lever de leur siège dans le théâtre pour siffler ou manifester leur désapprobation par des mots simples, sans injures ni grossièretés. Certains autres se sont contentés d’une prière.

Un tarif de groupe leur a été appliqué à tous, sans distinguer les simples « siffleurs » des lanceurs d’oeufs : atteinte à la liberté d’expression, violence avec arme et dégradation de biens… !

Pire encore, de simples spectateurs non catholiques et sans aucun rapport avec cette action contestataire, des personnes qui venaient au théâtre pour se détendre ont été arrêtés pour avoir quitté leur fauteuil, souhaitant rentrer chez eux parce que la pièce les ennuyait.

Ainsi tous ceux qui ne partagent pas le goût de Monsieur le Maire de Paris et de Monsieur le Ministre pour les matières fécales sont passibles de poursuites pénales et de détention !!!

Mais surtout, j’ai pu constater que tout était mis en œuvre pour priver intégralement mes clients des droits de la défense les plus essentiels et les plus fondamentaux.

Le Code pénal et le Code de Procédure Pénale ont tout simplement fait l’objet d’une suppression spéciale pour ces catholiques.

Deux nuits de suite, je suis passé de commissariat en commissariat pour assister mes clients placés en garde à vue. Alors que je me présentais au poste du Vème arrondissement de Paris, muni de ma carte professionnelle, il m’a tout simplement été interdit de voir mes clients et de leur parler après que le policier de l’accueil ait passé un coup de téléphone… !

Il a été signifié à mes clients qu’ayant été arrêtés à Paris, ils n’avaient pas le droit de désigner pour leur défense un avocat du barreau de Chartres : premier mensonge.

Il leur a ensuite été signifié que le même avocat ne pouvait défendre à la fois plusieurs des personnes impliquées dans l’affaire : second mensonge.

L’on a tenté faire signer à mes clients un procès-verbal signifiant la fin de leur garde à vue de 24 H, alors qu’ils en étaient déjà à leur 32ème heure de garde à vue !

Et des telles manœuvres se sont répétées et multipliées durant toute la procédure.

Si dans les autres commissariats les entretiens se sont mieux passées, les officiers de police judiciaire, censés être maîtres de la décision de placer ou non un citoyen en garde à vue, m’ont confié que ce pouvoir leur avait été ôté dans cette affaire précise et qu’ils avaient subi eux-mêmes d’extraordinaires pressions venant « de très haut ».

D’autres policiers se sont dits révoltés que les maigres moyens dont ils disposent soient mobilisés dans une affaire aussi absurde et ont même déclaré ouvertement aux personnes placées en garde à vue leur sympathie à l’égard de leur cause.

Alors qu’on me laissait entendre que mes clients seraient libérés sous peu après leur arrestation, les policiers me confiaient qu’ils avaient finalement reçu de « nouvelles instructions » pour que la garde à vue soit prolongée au maximum !

Il semble donc que la mairie de Paris et le Ministère de l’ inculture aient donné leurs « instructions » et leurs ordres à tous les intervenants de la chaîne judiciaire, interférant ainsi pour leur propre compte dans l’enquête, ce qui est parfaitement illégal et constitue un remarquable abus de pouvoir.

Certains ont été placés en garde à vue au milieu d’individus retenus pour une agression au couteau. Ces individus étaient libérés quelques heures après leur arrestation, alors que l’on signifiait à mes clients une prolongation de leur détention, soit de nouveau 24 heures en cellule, à raison d’ « instructions spéciales »…

48 heures de garde à vue pour avoir sifflé dans un théâtre !!!

J’ai vu de jeunes filles à peine sorties de l’adolescence, menottées et le regard brisé…pour avoir dit une prière.

Ces catholiques ont ensuite été déférés devant « le Juge des Libertés et de la Détention ».

Je me suis présenté à l’audience pour 19 d’entre eux avec l’intention de plaider l’absence de mesures contraignantes.

Le juge a commencé l’audience en énonçant la décision…qu’il avait déjà prise sans même avoir jugé. Il m’a été purement et simplement interdit de plaider ! Le juge me signifiant que sa décision – déjà prise avant l’audience – ne saurait être contestée tant sur le principe que sur le fondement.

Avec le plus grand sérieux, ce magistrat invoquait « une conspiration contre la liberté d’expression », seul instant de cette tragique histoire où il m’a fallu retenir un fou rire.

Accusant mes clients d’entrée en force dans le théâtre (alors qu’ils avaient acheté leur place), ce juge les accusait d’atteinte à la liberté d’expression avant de leur expliquer, toujours avec le plus grand sérieux, que « la liberté ne doit pas nuire à autrui »… !

Sauf aux catholiques apparemment.

En une seule et même audience, ce juge a rendu une sentence générale applicable à toutes ces fournées de malheureux, sans se pencher à aucun moment sur les faits ni les actes, exerçant sa fonction de la manière des plus industrielles, visiblement très empressé de satisfaire un ministre ou un maire pour le bon avancement de sa carrière.

Mes clients ont donc tous été placés sous contrôle judiciaire, le magistrat leur expliquant que s’ils s’avisaient de rencontrer de nouveau leurs compagnons d’infortune ou de s’approcher du théâtre, ils seraient placés en détention jusqu’au procès… !

Enfin il leur rappelait que leur comportement – dont il ignorait tout – pouvait être sanctionné par trois ans de prison. Rien que ça. Heureusement le ridicule ne tue pas, sans quoi un magistrat nous aurait déjà quitté.

Après l’Affaire d’OUTREAU, l’affaire d’outrés ?

En résumé, pour avoir simplement sifflé ou prié dans un théâtre exposant des excréments sur le visage de leur Père, dans une mise en scène payée avec leurs impôts en période de crise, ces catholiques ont été arrêtés, maintenus en garde à vue durant 48 h, menottés, condamnés sans jugement, traités comme des chiens, des trafiquants de drogue ou des terroristes, privés de leur droit à une défense, isolés de leur avocat et placés sous contrôle judiciaire.

En toute humilité je dois avouer que je ne m’attendais pas à une telle ampleur dans la violation des droits de la défense les plus élémentaires, sans parler de la justice sur le fond.

La nausée m’est montée.

Malgré tout je garde l’espoir que devant le Tribunal Correctionnel devant lequel ces malheureux sont convoqués, la justice sera rendue par de véritables magistrats, droits, intègres, impartiaux et indépendants.

Source : La Porte Latine

Compte-rendu de la manifestation de samedi

Compte-rendu de la manifestation de samedi

La manifestation organisée par Civitas et soutenue par divers mouvements et associations a connu un beau succès, avec près de 5000 personnes, foulant le pavé parisien sous la pluie, derrière une première banderole indiquant « La France est chrétienne et doit le rester ».
Il s’agissait de dénoncer les attaques haineuses et méprisantes dont sont victimes le christianisme et la figure du Christ dans les milieux prétendus « culturels ».
Une longue marche, digne, où se succcédaient slogans, chants et prières.
La préfecture avait détourné le trajet de la manifestation, la faisant aboutir sur une place exigüe, loin des lieux où se déroulait le blasphème.
Après un discours énergique d’Alain Escada, secrétaire général de Civitas, et une allocution de l’abbé de Cacqueray, supérieur de la Fraternité Saint Pie X en France, la manifestation s’est dispersée.
A la suite de quoi, plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés par groupes vers la place du Chatelet, voulant protester face au théâtre où la pièce se déroulait en présence de Frédéric Mitterrand, « ministre de la culture ».
Le premier groupe de jeunes catholiques arrive sur place et fait reculer (sans violence) une ligne de CRS sur cinquante mètres. Puis, ceux-ci paniquent et balancent du gaz lacrymogène sur la foule, n’épargnant pas les prêtres présents. Les coups de matraque tombent aussi.
Un prêtre brandit un crucifix aux CRS en leur criant « vous voulez le gazer lui aussi ?! »
Dans un face-à-face tendu, les catholiques s’agenouillent et commencent à réciter le chapelet, prêtres traditionalistes en première ligne.
Le reste des manifestants est arrivé (environ 400 personnes au total), et recommence ce qui a été fait les soirs précédents : prières, chants, slogans (dont un savoureux « Mitterrand en Thaïlande ! »), pendant 2 heures, avant une dispersion vers 23h.

Pour soutenir les catholiques qui vont avoir des frais de justice suite à ces quinze jours de protestations, c’est ici :
soutienauxmilitants.com

Pour l’anecdote, signalons la présence, durant la marche, d’un groupe de musulmans du Centre Zahra (chiite), et sur la place du Chatelet, d’un petit groupe d’islamistes de « Forsane Alizza ».

La manifestation improvisée place du Chatelet :

 

 

Photos de la marche :

 





 Source : Contre-info.com

Christianophobie : tout n’est pas permis !

romeo_castellucci_2_0.jpg

Ils étaient 5000 à manifester à Paris, samedi 29 octobre, contre la « christianophobie », et, particulièrement, contre la pièce scatologique et blasphématoire de Romeo Castellucci, dans laquelle le visage du Christ est enduit d’excréments.
Même si on peut prendre des distances quant au caractère chrétien de l’identité française, ce qui est sans doute en partie vrai, et qu’il est vital de défendre une liberté d’expression au demeurant très entamée par la police de la pensée actuelle, on peut comprendre la protestation contre la pièce infâme de Castellucci.
Bien entendu, cette manifestation a eu moins d’écho que d’autres, plus conformes aux dogmes de l’oligarchie.
Un cortège de trois pelés d'Act'up et de deux tondues de Ni pute ni soumise aurait eu plus d'audience et de sympathie médiatiques qu'un défilé de cathos, surtout si la hiérarchie de l'Eglise, toujours avide de se faire reconnaître par une société matérialiste et corrompue, et partageant de plus en plus les postulats protestants, « excommunie » les récalcitrants.
Monseigneur André vingt-trois, et toute la kyrielle des évêques et archevêques de France, devraient se demander sérieusement pourquoi les messes sont si peu fréquentées, pourquoi l’Eglise se vide, et pourquoi le niveau de réflexion en son sein, qui devient un discours sociologisant et politiquement correct, est ravalé à un étiage aussi médiocre.

Le spectacle n’était pas aussi intéressant, dans la rue ou sur la scène, qu’il ne l’était dans les travées de la salle du Théâtre de la ville, lorsque plusieurs dizaines de manifestants s’avisant de montrer leur mécontentement il y a quelques jours, les spectateurs les conspuèrent et applaudirent à l’intervention musclée des CRS.
Les commentateurs de l’avenir se gausseront sans doute de ce paradoxe : des bobos parisiens, imprégnés de vulgate contemporaine, baignant dans un conformisme qui, sous une apparence provocatrice, ne fait qu’entériner la stupidité destructrice du monde moderne, si uniforme, si bêta dans sa régression infantile, se mirent à huer la contestation et à soutenir frénétiquement la répression.
Décidément, il y avait en ce temps obscur quelque chose de pourri dans le royaume de France.
Le bobo montre bien dans quel camp il est, et ce n’est certes pas dans celui de la liberté libre, sinon dans celui d’une comédie triste, où les masques, les hypocrites (mot grec qui signifie « acteurs ») sont légions.
Bien plus grave.
On est toujours l'intégriste de quelqu'un, surtout du système, d'ailleurs, lui, complètement intégriste dans sa promotion totalitaire de la modernité imbécile, incapable de comprendre la vraie altérité (qui est spirituelle) autrement que sous une forme artificielle et mensongère et qui, dans un autre temps, sélectionne ses oukases et ses indignations.
La société postmoderne a consumé toute contestation « progressiste » dans la braise laissée par la pseudo-révolution de 68.
Elle en a même fait son fondement, en l’utilisant comme arme de destruction massive contre les traditions, la mémoire, un passé qu’elle exècre comme signe d’étrangeté et de véritable critique de sa superficialité et de ses crimes. Il vaut mieux alors réduire sa portée, le disqualifier, l’assimiler au fascisme, au diable, à l’innommable.

Cependant, elle manifeste ainsi l’impossibilité contemporaine de penser.
Car exercer cette capacité hautement inconfortable, c’est être confronté à l’altérité radicale, et non à ces fausses saillies qui jouent avec les signes de la révolte, et qui ne sont que la vile résignation à la chair triste, au rictus laid du sarcasme aveugle, et au jeu très intéressé, rémunérateur, de l’audace. Tout cela est bête, mensonger, du plus pur conformisme, et pour tout dire appartient à l’art pompier d’aujourd’hui, pour une bourgeoisie décadente et sans goût.

On voudrait donc que la religion ne fût qu’une option privée, inoffensive et aussi anodine qu’une bouteille de soda dans un rayon, et que toute profession de foi appartînt à cet entremêlement confus de discours qui affadit les choix, et les opacifie dans un brouillard relativiste.
Tout se vaudrait, dans la meilleure des tolérances possibles.
Cause toujours, cela n’a plus guère d’importance.

Cette société, qui a oublié ce qu’est la religion, qui ne croit plus qu’en le pouvoir de l’argent, qui se gausse cyniquement de l’authenticité des convictions, qui a érigé l’opinion en spectacle de la misère intellectuelle, doit apprendre à respecter.
Tout n’est pas permis.
D’ailleurs, elle ne nous fait pas faute de nous le rappeler, quand ça l’arrange.
 
Source : Voxnr.com

Territoire enraciné ou nouvelle région artificielle ? par Robert PAGAN

Aujourd’hui, le sujet qui fait débat au sein de la classe politique locale concerne le projet de métropole qui doit voir le jour très bientôt. Le moins que l’on puisse dire est que ce projet qui sera porté sur les fronts baptismaux en janvier 2012 semble plutôt mal parti.

Déjà, le nom qui a été choisi nous semble assez peu heureux : « Métropole Côte d’Azur » qui donne une orientation touristique et économique. Il eut été plus judicieux de faire un choix historique en choisissant de l’appeler « Métropole Comté de Nice » qui a pour elle de définir un territoire historique et culturellement homogène, en regroupant toutes les communes de notre ancien Comté. Cette option nous aurait permis de redéfinir un territoire qui a une longue histoire et d’obtenir, à l’image de la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne, toutes proportions gardées, une certaine autonomie dans notre pouvoir de décision. Nous aurions pu envisager une grande région européenne en nous liant aux provinces du Piémont et de la Ligurie.

Mais nos politiciens, aux ordres de la République française une et indivisible, ont préféré faire le choix de ce concept de Côte d’Azur qui n’a pas de réalité charnelle et reprend le côté « bling-bling » mis au goût du jour par le président hexagonal. Ils ont préféré cautionner la division de notre pays qui a été, depuis 151 ans, intégré dans un ensemble hétérogène qu’est le département pour ensuite être mis sous la coupe d’une ville rivale dans une région sans nom, sans âme et sans passé. Au lieu de reformer un ensemble cohérent qui a une légitimité historique, ils ont accolé des villes d’outre-Var telles Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer et Vence (non pas que nous voulions rejeter celles qui souhaiteraient nous rejoindre) à l’agglomération niçoise tout en rejetant Le Broc et Gattières (cette dernière qui fait tout de même partie du Comté de Nice). Et, à cet égard, le début de l’aventure n’augure rien de bon : l’ensemble des communes qui ont adhéré à cette nouvelle structure rejette le projet présenté par le gouverneur français (le préfet des Alpes-Maritimes), la première adjointe de Nice – Côte d’Azur s’est abstenue lors du vote constitutif, ce qui n’a pas manqué d’étonner tout le monde, Le Broc et Gattières sont maintenus à l’écart, Coaraze veut s’en aller, La Tour n’est pas encore admise, Saint-Jean – Cap Ferrat ne veut pas entrer, Beaulieu est plus que sceptique et la communauté mentonnaise qui comprend plusieurs commune du Comté de Nice, après avoir voulu intégrer cette métropole, lui tourne le dos à présent.

C’est réellement une occasion historique qui a été gâchée, une de plus me direz-vous, mais les politiciens locaux qui se disent Niçois dans l’âme, qui viennent nous faire de grandes déclaration de leur attachement à cette terre et à cette culture, auraient été bien inspiré de saisir l’occasion qui leur était donné de récréer un territoire ancré dans la mémoire collective du Peuple Nissart, de saisir l’occasion de s’affranchir tant que faire se peut du centralisme jacobin si pesant, de sortir de cette région artificielle symbolisée par un sigle de quatre lettres, de se retourner vers l’Est, où est son avenir, pour retrouver, enfin, les six communes du Comté de Nice sous administration italienne (Apricale, Dolceacqua, Isolabona, Perinaldo, Pigna et Rochetta-Nervinia), nos six sœurs abandonnées.

Oui, notre avenir est à l’Est, cela semble si évident. Qu’est-ce que 150 années comparé à près de cinq siècles d’histoire (entre la dédition de 1388 à la Savoie et l’annexion par la France, 472 années se sont écoulées), ceci pour faire court puisque le Pays Niçois existait bien avant cette date, sans aucun lien (ou dépendance) avec la France : notre pays existait même avant que la France, elle, n’existe. Ce poids de l’histoire, nous le ressentons tous, d’autant plus que ce furent des siècles où les libertés et privilèges du peuple nissart étaient préservées, alors que depuis 1860 nous nous sentons enfermés dans des ensembles administratifs pesants et coercitifs (l’État, la région et le département).

Cela est dû, en grande partie, au fait que nous sommes en concurrence, dans une région dominé par une métropole qui a une mentalité totalement différente de la nôtre, parce qu’elle a une histoire différente de la nôtre, une culture différente de la nôtre, cette ville qui se veut l’alter ego de la capitale française, la deuxième ville de France. Une ville qui, ne pouvant supplanter sa capitale, veut tout dominer dans le territoire qu’on lui a donné à contrôler et ne veut surtout pas lâcher la bride à celle qu’elle considère comme une concurrente dangereuse, la cinquième ville de France qui n’en a que le titre sans les prérogatives, je veux parler de Nice. Oui, nous sommes en concurrence avec Marseille sur tout les plans et elle le sait : notre avenir est bouché à l’Ouest et il ne faut rien en attendre. En revanche, vers l’Est, nous avons des possibilités de retrouver nos libertés en étant un des piliers du trépied GénovaTorinoNissa (Gènes – Turin – Nice), villes qui ont tout pour être complémentaires et qui souhaitent un peu s’affranchir de leurs capitales respectives.

D’ailleurs, certains de nos hommes politiques l’ont bien compris quand on voit certaines positions ou déclarations de leur part. Quand Christian Estrosi souhaite une ligne à grande vitesse de Gènes à Nice. Quand Bernard Asso déclare dans Nice Matin qu’il nous faut nous tourner vers le Piémont pour nos besoins énergétiques. Quand Jean-Marc Giaume et Bernard Asso mettent en place un jumelage avec nos sœurs piémontaises. Quand nos échanges culturels se multiplient de part et d’autre des Alpes. Nous le pensons depuis longtemps, notre avenir va finir par rejoindre notre passé. Et, nous pensons, nous l’avons déjà dit, que la ligne ferroviaire à grande vitesse que l’État français n’a pas été capable de construire pour rapprocher Nice de l’Europe du Nord, cette ligne-là, doit passer par Turin et Chambéry (nos anciennes capitales) pour rejoindre Lyon, Paris, Bruxelles, Londres et Amsterdam avec une bifurcation vers Milan pour mettre Nice à portée directe de l’Europe centrale et orientale. Voilà où est notre avenir.

C’est pourquoi lorsque l’on entend le maire de Nice déclarer que la métropole aura un vocation mondiale, nous ne comprenons pas qu’il n’ait pas fait le choix d’une « Métropole Comté de Nice » seule à même à susciter l’émergence d’une grande région européenne aux marches de l’Hexagone à l’instar de ce que préfigure la Catalogne (encore une de nos tranches d’histoire).

Nous avons la chance d’avoir un territoire qui a longtemps eu le privilège d’être une île non entourée d’eau, cette insularité qui nous a longtemps préservé de l’assimilation dont ont été victimes de nombreuses régions de France et qui nous a permis de développer une culture originale, ouverte à tous, sans se renier elle-même.

Allons-nous, longtemps encore, accepter d’être sous double tutelle de Paris et de Marseille ? Quand allons-nous saisir les chances qui se présentent à nous de nous émanciper ? Cette chance se présente aujourd’hui, avec l’opportunité de créer (ou de recréer) notre territoire historique riche d’une grande et longue histoire : il faut faire comprendre aux maires de nos communes que le peuple nissart souhaite autre chose que leur « Métropole Côte d’Azur ». Nous voulons que soit institué une nouvelle métropole : la « Métropole Comté de Nice » afin de retrouver une partie de notre souveraineté et de notre dignité. Et, nous pourrons dire, à l’inverse du titre d’une œuvre célèbre : « À l’Est, il y a du nouveau ! »

Robert Pagan

• Paru d’abord dans l’info-lettre mensuelle Le « Ficanas » enchaîné, n° 32, mai 2011.

 

Source : Europe Maxima

29/10/2011

Terre & Peuple : la 16e Table Ronde aura bien lieu !

Terre&Peuple : la 16e Table Ronde aura bien lieu !

terre & peuple drapeau.jpg
La XVIe Table Ronde de Terre & Peuple devait se tenir le 13 novembre prochain à Villepreux sous le thème " Lobbies et groupes de pression en France " C'était sans doute insupportable pour certaines officines qui, usant de menaces et de chantage, ont privé Terre&Peuple de son traditionnel lieu d'acceuil.

Mais c'était sans compter sur la combativité de Pierre Vial et de ses camarades qui sont parvenus à faire en sorte que la Table Ronde se tienne quand même - le 4 décembre à Rungis - et sur le même thème : cliquez ici

europe,france,identité,terre&peuple,ndp,synthèse nationaleRappelons que Pierre Vial (Président de Terre & Peuple, membre du Bureau National de la Nouvelle Droite Populaire) prendra la parole de vendredi 11 novembre lors de la 5e journée de Synthèse Nationale où sera disponible le dernier numéro paru de Terre & Peuple Magazine (équinoxe d'automne 2011)

 

 

Sarko-show : une réaction de Carl LANG

france,crise,austérité,sarkozy,immigration,droite nationaleCommuniqué de Carl Lang : candidat de la droite nationale aux élections présidentielles

Lors de son allocution télévisée, le président Sarkozy a confirmé que les prévisions de croissance seraient revues à la baisse, entrainant un besoin d’économies de 6 à 8 milliards d’Euros.

Qui va payer ? Où va-t-on trouver l’argent ? A quoi s’attendre cette fois-ci ?

Jamais, au cours de son intervention, le président Sarkozy n’a envisagé comme source d’économies le poste de dépenses sans doute le plus coûteux de notre pays : L’immigration.

La seule certitude est de voir s’aggraver encore les politiques de persécution fiscale des contribuables et le refus du pouvoir de s’attaquer aux gaspillages publics, aux dépenses indécentes de fonctionnement, au train de vie de l’Etat et à la politique d’immigration qui ruine la France.

C’est pourquoi Carl LANG et le Parti de la France réclament qu’un chiffrage du coût réel de l’immigration soit rendu public. Les Français ont le droit de savoir que la suppression des dépenses annuelles en matière d’immigration permettrait non seulement de trouver les 8 milliards du jour, mais aussi de combler l’essentiel des déficits publics de l’année.

Il est urgent d’instaurer dans notre pays le patriotisme social afin que l’ensemble des aides sociales, familiales et publiques Françaises soient réservées exclusivement aux Français.

Il est temps de rendre la France aux Français !

...

Source : Blog de Marie-Paule et Yves Darchicourt

 

Droite Nationale : rassemblement - résistance - reconquête !

france,synthèse nationale,ndp,pdf,mnr,droite nationale

A l'initiative de Synthèse Nationale et de la Nouvelle Droite Populaire, c'est quelques 5000 militants et sympathisants du combat nationaliste et identitaire qui ont reçu ou vont recevoir une circulaire appelant à la mobilisation générale pour défendre l' identité de la France et celle de la civilisation européenne.

Synthèse Nationale organise sa prochaine journée nationale et identitaire le vendredi 11 novembre prochain sous le thème : rendons la France aux Français ! La NDP - qui participe activement au rassemblement des forces vives de la Droite Nationale française où elle incarne la sensibilité nationaliste, sociale et identitaire tiendra le lendemain 12 novembre son Conseil National avec en toile de fond l'objectif des élections présidentielles - en soutenant Carl Lang le candidat du rassemblement - et des élections législatives de 2012.

Pour consulter le texte de la circulaire : cliquez ici

Source : Blog de Marie-Paule et Yves Darchicourt

IL RESTE ENCORE DE LA PLACE DANS LA CREUSE !

Un correspondant m'envoie l'info suivante, suivie de ses commentaires. Comme je les partage à 100% et que je suis paresseuse, je transcris le tout tel quel. Merci à lui!

"Arno Klarsfeld : “Orienter les demandeurs d’asile où il y a de la place, dans l’Yonne ou la Creuse par exemple”

Jeudi 27 octobre 2011. Source: La Voix du Nord

Depuis septembre 2O11, Arno Klarsfeld est président de l'OFII (Office Français pour l'Intégration et l'Immigration).

660564394.jpg 

"Nommé en septembre par le Président SARKOZY, Président de l'Office Français pour l'Intégration et l'Immigration (OFII), le médiatique avocat Arno Klarsfeld est de passage aujourd'hui dans la métropole lilloise où il visitera un centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA). ...

- Que pensez-vous de la circulaire discutée jusqu'au sein de l'UMP qui restreint la possibilité pour les étudiants étrangers de travailler en France ensuite ?

« Le principe en lui-même ne me paraît pas choquant en temps de crise. On dit juste qu'un employeur doit d'abord regarder parmi les Français ou les étrangers en situation régulière - ce qui exclut toute préférence nationale - si quelqu'un est apte à occuper cet emploi avant de se tourner vers un étudiant étranger. »

- D'après Christian Salomé de l'Auberge des migrants, rien qu'à Calais, 120 demandeurs d'asile sont à la rue. L'État n'a-t-il pas obligation de les héberger ? 

« Il y a eu un afflux de demandeurs d'asile ces dernières années et certains CADA sont donc engorgés.

C'est pourquoi j'ai proposé au ministre de l'Intérieur que l'État puisse orienter les demandeurs d'asile où il y a de la place, dans l'Yonne ou la Creuse par exemple et pas forcément là où ils font leur demande. 

Et puis il faut diminuer les délais, aujourd'hui de vingt mois, de la domiciliation au recours.

Sachant qu'il y a dévoiement du droit d'asile (50 000 demandes pour 10 000 acceptées) : beaucoup utilisent ce droit comme un biais pour demeurer sur le territoire le temps du traitement de la demande. » 

Arno-Klarsfeld-2.jpg

Merci Arno!

Ca c'est une idée géniale et originale !!!

Remarque que comme ça, sans le vouloir bien sûr, tu vas réveiller de leur torpeur tous les gens qui se croient "à l"abri" des joies et des richesses infinies de la "Diversité"....
...Et qui se foutent très égoïstement de ce qui peut arriver ailleurs que chez eux.

Une seule chose me tracasse. ...Toi qui as servi si glorieusement dans les Gardes Frontières israéliens, je voudrais savoir si tu sais :

- Combien il y a de demandeurs d'asile en Israël et comment sont-ils traités ?

- Si on ne pourrait pas envoyer "nos" demandeurs d'asile dans les territoires occupés par Israël , puisque vous y construisez des milliers de logements chaque année.

Source : Blog d'Anne Kling

Douglas Rushkoff, auteur de « La vérité sur le judaïsme »

 Source : France Eternelle

Catholiques et musulmans unis contre le blasphème subventionné ?

francs_maons_en_tenue_de_crmonie1_66yzhubot7cwowo48swog04cc_brydu4hw7fso0k00sowcc8ko4_th.jpg

Le Parti Antisioniste de Yahia Gouasmi a d’ores et déjà annoncé son intention de participer à la marche contre la christianophobie organisée aux Tuileries samedi prochain.

Certes le P.A.S n’est nullement confessionnel, mais il n’est un secret pour personne qu’il rassemble, pour le moment, principalement des musulmans.

Mais d’autres s’y mettent aussi.

Sur le site de Forzane Aliza, par exemple, ainsi que le rapporte le site contre-info.com du Renouveau Français de Thibault de Chassey,on peut lire que l’organisation salue « l’action de protestation du Renouveau Français, bien que notre engagement se situe à des années-lumières de ce mouvement et que nous avons conscience que parmi leur troupe se trouvent des islamophobes patentés.

… Force est de constater que les Musulmans demeurent dans une léthargie humiliante à l’heure où le lobby judéo-maçonnique oeuvre jour et nuit pour attaquer les symboles et forces vives de notre communauté.

Cette action de protestation contre la pièce de Roméo Castellucci aurait dû être l’occasion pour les Musulmans de montrer leur amour de Issa, “Jésus” ( que la paix soit sur lui), au lieu de cela, ce sont des Chrétiens, adeptes de la Trinité qui ont pris les devants pour marquer leur opposition, alors que cette tâche incombe aux Musulmans. »

Contacté par Nouvelles de France, Abou HAMZA le responsable de Forsane Alizza a déclaré être « affligé que les musulmans n’aient pas agi les premiers » car « Issa (que la paix soit sur lui) est un grand prophète de l’islam ».

« En voyant prier sur la scène ces jeunes du Renouveau français, j’ai été touché par l’amour que portent ces chrétiens à leur religion ».

Chez nos amis d’ islametinfo.com, on peut lire que « Le collectif « Renouveau Français » ainsi que d’autres groupuscules tel qu’Action Française, ont décidé de mettre fin à ces attaques Christianophobes faites par les extrémistes laïcards qui camouflent leur haine de la religion derrière la liberté d’expression à géométrie variable…

Juste à titre d’information, nous soutenons ces actions qui doivent être encouragées par les Musulmans, en effet nous aimons en Allah et reconnaissons Issa (as) comme Prophète et Messager de Dieu… »

D’un autre côté, les musulmans, tout comme les catholiques, comptent en leur sein pléthore de gauchistes toujours prompt à ramper devant la mafia maçonnique, sioniste et hétérophobe.

C’est ainsi que Saphir News par exemple, rendait compte de la plainte de la mairie sans donner le moindre détail de l’action entreprise par le RF, et semblait tacitement approuver la démarche de l’Hôtel de Ville.

Alors même que, rappelons le, Jésus est l’un des principaux prophètes de l’Islam.

Souhaitons que des hommes et des femmes de toute confessions soient nombreux à se joindre à cette manifestation contre la christianophobie, et que demain, les chrétiens et les autres se joignent également aux manifestations contre l’islamophobie !

L’histoire dira peut-être que le futur « Front Patriotique », à ériger sur le modèle libanais, sera né le 29 octobre, Place des Tuileries, à Paris !

Source : Medialibre.eu

Le scatophile Delanoë finance le judaïsme, l’islam… et l’antichristianisme

 

Vous savez que Delanoë mène la guerre aux automobilistes, rackettés sans vergogne, pour alimenter les caisses de la mairie.

Vous savez aussi que le « théâtre de la Ville » – versant actuellement dans la christianophobie excrémentielle – est financé très majoritairement par les fonds publics, dont ceux de la mairie de Paris.

Vous savez peut-être que, si elle est intransigeante sur le laïcisme dès qu’il s’agit de vestiges de notre civilisation chrétienne, la mairie a les yeux de Chimène pour, en vrac, la Gay pride, l’islam et le judaïsme
Par exemple, le « Fonds social juif unifié » a touché une subvention parisienne de 180 000 euros en 2011, et « l’Union des Etudiants juifs de France » une aide de 31 000 euros juste pour son opération « Souccot [une fête religieuse juive] expliqué à nos potes » dans un quartier cosmopolite.

Source : Contre-info.com

Le Vatican appelle au mondialisme

 

Contre-info dénonce régulièrement les menées mondialistes, instiguées par divers courants, lobbies ou sectes, à l’encontre de l’ordre naturel, du réalisme et du patriotisme les plus élémentaires.

Il ne serait pas honnête de notre part de se taire quand elles viennent d’où elles ne devraient pas.

Les autorités vaticanes modernes, depuis l’aggiornamento religieux du concile Vatican II, ont aussi une nouvelle approche politique.

Les prises de position ne manquent pas, y compris au plus haut niveau, qui célèbrent la démocratie, qui condamnent le nationalisme, qui promeuvent le mondialisme…

En 2009, Benoît XVI lui-même avait déclaré dans son encyclique Caritas in Veritate qu’il était urgent que soit mise en place une véritable « Autorité politique mondiale » « pour le gouvernement de l’économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise (…) ».

Des arguments similaires à ceux d’Attali, vous l’aurez remarqué.

A présent, le Saint-Siège, par la voix du « Conseil pontifical Justice et Paix », enfonce le clou au travers d’un document de 18 pages qui vient de paraître, intitulé : « Pour une réforme du système financier international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle ».

On y appelle à la création d’une autorité politique mondiale et d’une banque mondiale, pour entre autres, protéger la démocratie.

Morceaux choisis :

« On voit, sur le fond, se dessiner en perspective l’exigence d’un organisme assurant les fonctions d’une sorte de ‘Banque centrale mondiale’ réglementant le flux et le système des échanges monétaires, à la manière des banques centrales nationales. »

« Cette transformation s’effectuera au prix d’un transfert, graduel et équilibré, d’une partie des attributions nationales à une Autorité mondiale et aux Autorités régionales, ce qui s’avère nécessaire à un moment où le dynamisme de la société humaine et de l’économie, ainsi que le progrès de la technologie, transcendent les frontières qui se trouvent en fait déjà érodées dans l’univers mondialisé. »

« Si aucun remède n’est apporté aux différentes formes d’injustice, les effets négatifs qui s’en suivront au plan social, politique et économique seront de nature à engendrer un climat d’hostilité croissante et même de violence, jusqu’à miner les bases mêmes des institutions démocratiques, celles qui sont également considérées [par qui?! NDCI] comme les plus solides et les plus sûres. »

En septembre dernier, Mgr Vegliò, en sa qualité de président du Conseil pontifical pour les migrants, s’était exprimé de façon délirante sur l’immigration et le nationalisme.

Mgr Vegliò

Le prélat avait commencé par décrire ce qui constitue, à ses yeux, « l’actuel contexte européen » (nous n’avons pu nous empêcher d’annoter son charabia) :

« Nous constatons dans les faits que l’Europe est un continent historiquement multiculturel [sic]. Le visage qu’il présente actuellement est le résultat de la coexistence de diverses cultures, aussi grâce aux mouvements migratoires. À la fin du XXème siècle et au commencement du XXIème siècle, deux phénomènes se sont manifestés, certainement liés entre eux.
D’un côté, cette période peut être définie comme “ère de l’émigration”, mais, de l’autre, elle a été aussi “l’ère du nationalisme”, où l’on a observé des actes de refus et de marginalisation systématique et même violente des populations minoritaires, comme aussi l’adoption de politiques hostiles à la différence culturelle
[plutôt favorable à la sauvegarde de la différence, non?!], qui, de manière plus ou moins visible, ont incité à la peur de la diversité.
Dans tous ces cas, les flux migratoires ont été perçus comme menace à l’identité des populations autochtones
[sans blague ?!].
Évidemment, la méfiance vis-à-vis de l’étranger et le rejet de celui-ci, avec ses éléments culturels, idéologiques, religieux ou éthiques différents, n’est pas une nouveauté. De fait, la lecture attentive de l’histoire révèle que la diversité culturelle a été la source de nombreux conflits et de guerres entre les peuples, qui se prolongent jusqu’à aujourd’hui.
Face à la réaction immédiate de soupçon et de peur que le divers et l’inconnu puissent provoquer la perte de l’identité, il faut rapppeler que l’identité collective comme l’identité personnelle ne sont pas statiques mais dynamiques, et qu’elles se construisent et se renouvellent chaque jour dans les relations réciproques. Peut-être est-il également utile d’affirmer que l’histoire de l’Europe comme continent, en conformité avec l’histoire de la majorité des Etats qui la composent, est marquée par l’héritage reçu de peuples variés
[à quel point?!], qui ont produit une évidente hybridation culturelle.
Cela permet de dire que la diversité culturelle n’est pas seulement une conséquence de l’immigration contemporaine, mais qu’il s’agit d’une caractéristique de l’identité européenne, sans laquelle il serait impossible de comprendre son présent et son passé. Du reste, le respect de la diversité culturelle et religieuse est inscrit dans le Traité de l’Union européenne et dans sa Charte des droits fondamentaux
[ah, ben dans ce cas...]. 
Parce que toute les cultures sont enfermées dans certaines limites, la rencontre entre cultures diverses et leur connaissance paisible, réciproque et sans préjugés, est surtout une richesse, un élément positif, indépendamment des difficultés que peut produire la coexistence entre personnes de cultures diverses ».

Pour le prélat militant, le réveil du nationalisme a provoqué le « refus violent de la diversité ».
Alors que c’est précisément le contraire : la violence de la « diversité » (comprendre « l’invasion migratoire ») a logiquement réveillé le nationalisme.

Source : Contre-info.com

28/10/2011

Adieu Yann Fouéré – Ce grand défenseur de la cause bretonne s’en va à 101 ans

RESISTANCE 92.jpg

Lettre nationaliste et identitaire

Communiqué d’ADSAV

ADSAV.jpg

Disparition de Yann Fouéré

Un grand patriote vient de nous quitter et je ne pense pas qu’il soit judicieux de répéter sur cet espace militant ce que tout le monde est censé connaître de la biographie de Yann Fouéré et de son engagement pour sa patrie ; la Bretagne. Le site de la Fondation Yann Fouéré est une excellente source de renseignements.

Pour ce qui me concerne, je suppose que les éloges des militants qui l’ont côtoyé et milité à ses côtés, ses amis, ses fidèles lecteurs seront nombreux et sincères. J’ose espérer, par contre, que tous ceux qui l’ont combattu dans le mouvement breton, ont utilisé les calomnies, les médisances, les ragots, les insultes, auront la décence de se taire. Yann a toujours préféré le combat construit, solide, cherchant à faire vibrer l’intelligence.

J’ai connu Yann au début des années 70 en adhérant à Strollad Ar Vro. Puis lors de la création du POBL, en 1982, après ma libération des geôles françaises… et ainsi pendant près de 40 années. Yann Fouéré a toujours été fidèle à ses idées : nationaliste breton et fédéraliste européen. Ce combat pour une Bretagne Libre dans l’Europe des peuples était en quelque sorte son chemin de croix. Fin politique il a toujours su m’impressionner dans les circonstances les plus tendues. Excellent écrivain, il a su, par ses nombreux ouvrages, éveiller la conscience politique de beaucoup de Bretons. Yann Fouéré a voué sa vie à la Bretagne… tout le monde ne peut en dire autant.

Un article lui avait été consacré il y a quelques temps dans la revue War Raok. Il va de soi qu’un autre article, plus détaillé sur vie de militant exemplaire, sera en bonne place dans le prochain numéro.

Pour conclure, je dirai que la Bretagne, le peuple breton, tous les peuples sous le joug du colonialisme français, mais également tous les peuples européens privés de leurs droits les plus élémentaires, viennent de perdre un grand défenseur de la LIBERTÉ

 

Padrig MONTAUZIER.

 

PM.jpg

Le 21 Octobre 2011

Communiqué de BREIZ ATAO

Breiz ATAO.jpg

BREIZ ATAO rend hommage à Yann Fouéré

Breiz 25.10.jpg

BREIZATAO – BREIZH (25/10/2011)

 

Des membres de BREIZ ATAO ont rendu un dernier hommage à Yann Fouéré en la basilique Notre Dame de Bon Secours de Gwengamp ce mardi 25 octobre 2011.

 

À noter les efforts remarqués d’Adsav ! pour faire flotter au vent les drapeaux d’une Europe dont Yann espérait qu’elle pourrait en brandir cent.

 

Autour de la figure de ce grand combattant breton s’étaient assemblés militants nationalistes et fédéralistes européens – dont Jeune Bretagne – dans un élan unitaire bienvenu.

 

Une polémique a eu lieu autour de la nom parution dans “Le Télégramme” de l’avis de décès de Yann Fouéré.

 

À l’instar de Yann Ber Tillenon, qui dirige l’association fondée jadis par Yann Fouéré “Kervreizh”, il convient d’y voir là un hommage vibrant à ses qualités d’authentique rebelle au service du pays.

 

Quelle satisfaction !

 

Yann à présent veille sur nous et notre lutte, nous invite du Ciel à défendre les droits imprescriptibles de BREIZH, notre nation.

 

Ce qui appelle cet appel d’Alan Eon au congrès d’Adsav en 2004

 

“Et du Ciel mes chers camarades, je serai avec vous !”

 

FEIZ HA BREIZH !

 

BEVET BREIZH!

 

BREIZ ATAO !

 Résistance 92

Quand la gauche libérale se réclame de la « droite sociale »

wauquiez_droite_sociale_5lbhwyyjg38c8ogogcsgcwogg_brydu4hw7fso0k00sowcc8ko4_th.jpg

A la tête d’un petit club fantomatique d’autopromotion baptisé avec humour « Droite sociale » (un pléonasme, le libéralisme étant à la droite ce que le cancer est à la vie…), Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur, a le don de faire parler de lui… et de rendre une copie hors-sujet. Lors d’une conférence de presse tenue hier à l’Assemblée nationale, il a présenté quelques mesures pour alimenter le projet présidentiel de l’UMP pour 2012. Il a notamment proposé de « réserver une partie des logements sociaux à ceux qui travaillent et pour lesquels ça permet d’avoir un accès à l’emploi plus facile ». « Faire du social dans notre pays ne peut pas consister à le faire en oubliant ceux qui travaillent », aussi a-t-il émis le souhait d’ « incorporer dans les clauses prioritaires d’accès au logement social la prise en compte de l’accès à l’emploi. »

Il n’est pas venu à l’idée de M. Wauquiez, que si la préférence nationale était appliquée et l’immigration de peuplement jugulée, l’accès des logements sociaux serait garanti à tous les Français. Notamment à ceux qui, victimes de la politique euromondialiste de l’UMP, viennent gonfler le nombre des demandeurs d’emploi, chômage qui a connu une nouvelle augmentation de 0,9% le mois dernier

En mai dernier, Laurent Wauquiez avait déjà tenté une opération de diversion médiatique en souhaitant astreindre les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA) à cinq heures par semaine de « service social » et limiter les minima sociaux à 75% du Smic. Mesures visant à surfer là aussi sur la légitime exaspération des Français qui, au terme de l’enquête réalisée en octobre 2010 par l’Ifop pour la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), estimaient à 80% qu’il y a trop d’assistanat et que certains abusent des aides sociales.

Lutter contre les parasites professionnels, les fraudeurs, aider les salariés les plus modestes, certes. Mais le double langage du gouvernement dans ce domaine est insupportable. Bruno Gollnisch pour sa part considère avec Médialibre que la crise rend indispensable la protection que l’Etat peut apporter aux Français : aux huit millions de pauvres de notre pays, aux chômeurs, aux jeunes couples ne pouvant se loger décemment, aux femmes seules, Bref, tous ceux qui souffrent dans notre pays du système économique et financier ultra libéral.

 Source : Medialibre.eu

Rappel : manifestation anti-christianophobe à Paris le 29 octobre organisée par l’institut Civitas.

gologota_manif29oct2011.jpg

Le Renouveau français appelle à s’y rendre.

11theatre.jpg

Manifestations au Théâtre de la Ville : Delanoë aime les excréments !

images.jpg

 Communiqué de presse du maire de Paris, Bertrand Delanoë :

« Depuis une semaine, chaque soir, des militants fanatisés tentent d’empêcher la tenue du spectacle de Romeo Castellucci, « Sur le concept du visage du fils de Dieu », au Théâtre de la Ville.

Je tiens à exprimer ma consternation et mon inquiétude face à ces faits inacceptables qui se reproduisent chaque soir et devant la manifestation prévue demain par les groupements qui en sont à l’origine.

Elle prendra de toute évidence fin par une nouvelle confrontation entre le public et les manifestants place du Châtelet, pouvant donner lieu, encore une fois, à des dérives, des dérapages, voire à des violences.

Nous ne pouvons tolérer au coeur de Paris, ville qui promeut à travers le monde les valeurs humanistes de liberté et de démocratie, de telles expressions d’intégrisme et d’intolérance.

C’est pourquoi, depuis une semaine, la Ville de Paris et le Théâtre de la Ville ont décidé de déposer systématiquement plainte contre toute personne qui tente de perturber les représentations de la pièce.

Ces événements graves, ces agissements et ces menaces, ont mis une pression violente sur le public, le personnel du théâtre, les artistes et le metteur en scène.

Face à cette brutalité, tous ont fait front, avec le soutien constant de la Ville de Paris et de mon adjoint chargé de la culture, Christophe Girard.

Je remercie le public pour sa patience et sa compréhension, le personnel du théâtre et le personnel municipal pour la détermination qu’ils ont montré dans cette épreuve ainsi que les forces de police d’avoir maintenu l’ordre public.

Grâce à la mobilisation de tous, le spectacle a pu continuer.

L’oeuvre de Romeo Castellucci a pu être vue par des milliers de spectateurs qui ont été, pour la plupart, bouleversés par son humanité.

Je souhaite également réaffirmer ma gratitude et ma confiance à Emmanuel Demarcy-Mota qui, avec la plus grande fermeté, ainsi que diplomatie et sang froid, a rempli la mission qui lui a été confiée : faire vivre le théâtre.

A Paris comme ailleurs, nous défendrons toujours, ensemble, la liberté de création et d’expression, valeurs suprêmes de notre République et condition de notre vivre ensemble. »

 Source : Contre-info.com

Vert-de-gris

vert-de-gris-610x819-custom.jpg

Source : Nouvelles de France  

Sapir: « L’accord signé ne fait que prolonger l’agonie de l’euro »

Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord, vers 4 heures ce jeudi matin, pour tenter de sauver l’euro. Pourtant, selon Jacques Sapir, ce plan anticrise est le « pire accord envisageable », car il va contribuer à nous plonger encore davantage dans la récession et priver l’Europe de son indépendance. D’autant plus qu’il ne suffira pas à sauver la Grèce.

eurocollapse.jpg

L’accord réalisé la nuit dernière ne fera que prolonger l’agonie de l’Euro car il ne règle aucun des problèmes structurels qui ont conduit à la crise de la dette. Mais, en plus, il compromet très sérieusement l’indépendance économique de l’Europe et son futur à moyen terme. C’est en fait le pire accord envisageable, et un échec eût été en fin de compte préférable.

Nos gouvernements ont sacrifié la croissance et l’indépendance de l’Europe sur l’autel d’un fétiche désigné Euro.

Huit mesures actées

Si nous reprenons les mesures qui ont été actées nous avons :

1. Une réduction partielle de la dette mais ne touchant que celle détenue par les banques. Autrement dit c’est 100 milliards qui ont été annulés et non 180 (50% de 360 milliards). Cela ne représente que 27,8%. La réalité est très différente de ce qu’en dit la presse. Cela ramènera la dette grecque à 120% en 2012, ce qui est certes appréciable mais très insuffisant pour sortir le pays du drame dans lequel il est plongé.

2. Le FESF va se transformer en « fonds de garantie » mais sur les 440 milliards du FESF, seuls 270 milliards sont actuellement « libres ». Comme il faut garder une réserve c’est très probablement 200 milliards qui serviront à garantir à 20% les nouveaux emprunts émis par les pays en difficultés. Cela représente une capacité de 1000 milliards d’emprunts (200 / 0,2). C’est très insuffisant. Barroso avait déclaré qu’il fallait 2200 milliards et mes calculs donnaient 1750 milliards pour les besoins de la Grèce (avant restructuration) du Portugal et de l’Espagne. Cet aspect de l’accord manque totalement de crédibilité.

3. La recapitalisation des banques est estimée à 110 milliards. Mais, l’agence bancaire européenne (EBA) estimait ce matin la recapitalisation à 147 milliards (37 de plus). De plus, c’est sans compter l’impact du relèvement des réserves sur les crédits (le core Tier 1) de 7% à 9% qui devra être effectif en juin 2012. Il faudra en réalité 200 milliards au bas mot, et sans doute plus (260 milliards semblent un chiffre crédible). Tout ceci va provoquer une contraction des crédits (« credit crunch ») importante en Europe et contribuer à nous plonger en récession. Mais, en sus, ceci imposera une nouvelle contribution aux budgets des États, qui aura pour effet de faire perdre à la France son AAA !

4. L’appel aux émergents (Chine, Brésil, Russie) pour qu’ils contribuent via des fonds spéciaux (les Special Vehicles) est une idée très dangereuse car elle va enlever toute marge de manoeuvre vis à vis de la Chine et secondairement du Brésil. On conçoit que ces pays aient un intérêt à un Euro fort (1,40 USD et plus) mais pas les Européens. La Russie ne bougera pas (ou alors symboliquement) comme j’ai pu le constater moi-même lors d’une mission auprès du gouvernement russe en septembre dernier.

5. L’engagement de Berlusconi à remettre de l’ordre en Italie est de pure forme compte tenu des désaccords dans son gouvernement. Sans croissance (et elle ne peut avoir lieu avec le plan d’austérité voté par le même Berlusconi) la dette italienne va continuer à croître.

6. La demande faite à l’Espagne de « résoudre » son problème de chômage est une sinistre plaisanterie dans le contexte des plans d’austérité qui ont été exigés de ce pays.

7. L’implication du FMI est accrue, ce qui veut dire que l’oeil de Washington nous surveillera un peu plus… L’Europe abdique ici son « indépendance ».

8. La BCE va cependant continuer à racheter de la dette sur le marché secondaire, mais ceci va limiter et non empêcher la spéculation.

Les piètres conclusions que l’on peut en tirer…

Au vu de tout cela on peut d’ores et déjà tirer quelques conclusions :

- Les marchés, après une euphorie passagère (car on est passé très près de l’échec total) vont comprendre que ce plan ne résout rien. La spéculation va donc reprendre dès la semaine prochaine dès que les marchés auront pris la mesure de la distance entre ce qui est proposé dans l’accord et ce qui serait nécessaire.

- Les pays européens se sont mis sous la houlette de l’Allemagne et la probable tutelle de la Chine. C’est une double catastrophe qui signe en définitive l’arrêt de mort de l’Euro. En fermant la porte à la seule solution qui restait encore et qui était une monétisation globale de la dette (soit directement par la BCE soit par le couple BCE-FESF), la zone Euro se condamne à terme. En recherchant un « appui » auprès de la Chine, elle s’interdit par avance toute mesure protectionniste (même Cohn-Bendit l’a remarqué….) et devient un « marché » et de moins en moins une zone de production. Ceci signe l’arrêt de mort de toute mesure visant à endiguer le flot de désindustrialisation.

- Cet accord met fin à l’illusion que l’Euro constituait de quelque manière que ce soit une affirmation de l’indépendance de l’Europe et une protection de cette dernière.

Pour ces trois raisons, on peut considérer que cet accord est pire qu’un constat d’échec, qui eût pu déboucher sur une négociation concertée de dissolution de la zone Euro et qui aurait eu l’intérêt de faire la démonstration des inconséquences de la position allemande, mais qui aurait préservé les capacités d’indépendance des pays et de l’Europe.

Les conséquences de cet accord partiel seront très négatives. Pour un répit de quelques mois, sans doute pas plus de six mois, on condamne les pays à de nouvelles vagues d’austérité ce qui, combiné avec le « credit crunch » qui se produira au début de 2012, plongera la zone Euro dans une forte récession et peut-être une dépression. Les effets seront sensibles dès le premier trimestre de 2012, et ils obligeront le gouvernement français à sur-enchérir dans l’austérité, provoquant une montée du chômage importante. Le coût pour les Français de cet accord ne cessera de monter.

Politiquement, on voit guère ce que Nicolas Sarkozy pourrait gagner en crédibilité d’un accord où il est passé sous les fourches caudines de l’Allemagne en attendant celles de la Chine. Ce thème sera exploité, soyons-en sûrs, par Marine Le Pen avec une redoutable efficacité. Il importe de ne pas lui laisser l’exclusivité de ce combat.

La seule solution, désormais, réside dans une sortie de l’euro, qu’elle soit négociée ou non.

Jacques SAPIR

 Marianne

via FortuneFdesouche.com

Tribune libre d'Alexandre Latsa : Vers l’Eurasie !

actu.jpg

La semaine dernière, j’ai écrit une tribune dans laquelle je soutenais que l’Europe de l’ouest aurait intérêt à sortir du giron atlantiste pour construire une alliance économique et politique avec le bloc euro-oriental en création autour de l’alliance douanière Russie/Biélorussie/Kazakhstan.
Il me semble que pour une union européenne endettée, en panne d’élargissement, et très dépendante sur le plan énergétique, cette orientation pourrait apporter de nouveaux marchés à l’exportation, la sécurité énergétique, un potentiel de croissance économique important et aussi une vision politique nouvelle.

Suite a la publication de ce texte, un de mes lecteurs, David, m’a envoyé le commentaire suivant : "j'ai du mal à saisir ce que ton union eurasienne pourrait faire avec l'UE (…)
Tu vois l'Europe aller jusqu'au Kazakhstan"?

La question de David est fondamentale, à mon avis.
La première réponse que j’ai envie de lui faire est la suivante : L’Europe n’est pas que l’UE, dont la dernière vague d’élargissement date de 2004, et sachant qu’aucune autre vague d’élargissement n’est à ce jour sérieusement envisagée.
L’espace européen compte 51 états, et l’UE n’en est qu’à 27 membres.
L’UE n’est à mon avis en rien une finalité, mais une étape dans la construction d’une grande Europe continentale, allant de Lisbonne a Vladivostok, une Europe par nature eurasiatique puisqu’étalée géographiquement en Europe et en Asie.

Les discussions sur les limites de l’élargissement de l’UE ont amené à des contradictions : La Russie ne serait pas européenne peut on souvent lire, alors que généralement pour les mêmes commentateurs, l’Ukraine, la Biélorussie ou la Turquie devraient à contrario intégrer l’Europe.
Il faudrait en effet expliquer en quoi la Russie ne serait pas européenne, si l’Ukraine, la Biélorussie ou encore la Turquie le sont.
Aujourd’hui, ni l’UE à 27 en état de quasi banqueroute, ni la Russie seule n’ont cependant la force et les moyens de pouvoir faire face aux géants que sont l’Amérique sur le déclin, ou les deux grands de demain, l’Inde et surtout la Chine, quasi-assurée de devenir la première puissance mondiale au milieu de ce siècle.
La Russie comme les états européens de l’ouest sont donc aujourd’hui et chacun de leur côté engagés dans une politique de création d’alliances afin de renforcer leurs positions régionales, et leur influence globale.

Après l’effondrement de l’Union Soviétique, l’extension vers l’est de l’union européenne semblait inévitable.
Cette extension, accompagnée d’un élargissement de l’OTAN, s’est faite dans un esprit de confrontation avec le monde post soviétique.
Mais la renaissance de la Russie ces dernières années et le choc financier de 2008 ont lourdement modifié la situation.
La crise financière terrible que connaît l’union européenne est sans doute la garantie la plus absolue que l’UE ne s’agrandira plus, laissant certains états européens sur le seuil de la porte, Ukraine en tête.
Andrei Fediachine le rappelait il y a quelques jours: "En cette période de crise, peu de puissances européennes veulent penser à une éventuelle adhésion à l’UE d’un autre pays pauvre de la périphérie orientale (…l’Ukraine…) Qui plus est l’extension à un pays de près de 46 millions d’habitants qui connaît constamment une crise politique et économique".

Quand à la Russie, membre à part de la famille européenne, il serait bien naïf de penser que sa reconstruction ne se fasse pas via une consolidation maximale des relations avec les états de son étranger proche, c'est-à-dire dans l’espace post soviétique, et dans une logique eurasiatique.

Alors que l’Europe de l’ouest sert actuellement de tête de pont à l’Amérique, qui lui impose un réel bouclier de Damoclès avec le bouclier anti-missile, il est grand temps d’envisager une collaboration entre l’Europe et l’espace post soviétique et de s’intéresser à ce qui se passe à l’est, autour de cette nouvelle union douanière animée par la Russie.
La semaine dernière a d’ailleurs été riche en événements de très grande importance.
La récente condamnation de l’égérie de la révolution orange à sept ans de prison a sans doute contribué à éloigner un peu plus l’Ukraine de l’union européenne et la rapprocher un peu plus de l’union douanière animée par la Russie.
Pendant que le président russe se trouvait la semaine dernière en Ukraine, l’union européenne annulait une rencontre avec le président ukrainien alors même que les discussions concernant la création d’une zone de libre échange avec l’Ukraine étaient en cours.
Au même moment les 11 états de la CEI (l’Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Moldavie, l'Ouzbékistan, la Russie, le Tadjikistan, le Turkménistan et donc l'Ukraine) ont signé un accord sur la création d’une zone de libre échange.
Le même jour le Premier ministre Mykola Azarov a affirmé que l’Ukraine réfléchissait désormais a une adhésion à l'Union douanière Russie-Bélarus-Kazakhstan, ne jugeant pas contradictoire la potentielle appartenance a ces deux zones de libre échange.

Plus à l’est, c’est de Moscou qu’est venu la plus forte onde de choc puisque le premier ministre Vladimir Poutine a annoncé la plausible constitution d’une union eurasienne a l’horizon 2015.
Le premier ministre a du reste rappelé que la coopération dans le cadre de la Communauté économique eurasiatique (CEEA) était la priorité absolue pour la Russie.
Ce projet d’union eurasienne s’appuie sur l’Union douanière en vigueur avec la Biélorussie et le Kazakhstan, et a laquelle peuvent adhérer tous les Etats membres de la Communauté économique euro-asiatique.
Le Kirghizstan (union douanière) et l’Arménie (union eurasienne) ont du reste déjà affirmé leur soutien à ces projets d’intégration eurasiatique.

L’organisation en cours, au centre du continent eurasiatique n’est pas qu’économique ou politique, mais également militaire, avec la création en 2001 d’une structure de collaboration militaire eurasiatique: l’organisation de la coopération de Shanghai.
Cette organisation comprend 6 membres permanents que sont la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. L’Inde, l’Iran, la Mongolie et le Pakistan sont des membres observateurs, tandis que le Sri Lanka et la Biélorussie ont le statut de partenaires.
L’OCS rassemble donc aujourd’hui 2,7 milliards d’habitants.

Cette année, c’est l’Afghanistan qui a demandé le statut d’observateur tandis que la Turquie (seconde puissance militaire de l’OTAN) à demandé elle à adhérer complètement a l’organisation. Des états arabes comme la Syrie ont l’année dernière également manifesté leur intérêt envers la structure.
On peut aujourd’hui légitimement se demander quand est ce que des états européens choisiront d’adhérer à l’OCS, pour compléter cette intégration continentale.

Cette évolution globale traduit le glissement inéluctable vers un monde multipolaire qui ne sera plus sous domination occidentale.
Pour les européens de l’ouest, il est temps de regarder vers l’est et leur continent.
Le nouveau pôle eurasiatique, qui s’organise autour de la Russie, est probablement le plus prometteur.
 
Alexandre LATSA