17/05/2013

Le 26 mai, pas seulement contre la loi Taubira...

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Alain Escada

 

Président de Civitas cliquez ici

 

Le 26 mai, il s'agira de manifester, une fois de plus, pour défendre le mariage, la famille et la France catholique. Car il faut bien se rendre compte que le mariage entre personnes de même sexe n'est que la première étape d'un plan que le gouvernement a déjà rendu public dans des documents officiels qu'hélas personne ne lit. La suite ?

 

-La légalisation de ce qu'on appelle pudiquement la procréation médicalement assistée puis la gestation pour autrui (plusieurs actuels ministres avaient signé dès 2010 un manifeste en faveur d'un tel projet) qui consiste en réalité à louer les ventres des femmes et à pratiquer la marchandisation de l'être humain pour permettre à des duos homosexuels, par définition stériles, de pouvoir acheter des enfants et s'en prétendre les parents.

 

Mais le "Programme d'actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre" va bien plus loin ! Et annonce :

 

- L'introduction dès l'école maternelle de programmes banalisant l'homosexualité et la théorie du gender. Pour rappel, selon cette absurde théorie du gender, ce n'est pas la réalité anatomique et biologique qui fait de vous un homme ou une femme mais seulement ce qui se passe dans votre cerveau, si bien qu'au nom de la soi-disant liberté sacralisée jusqu'à la folie, vous seriez en droit si cela vous chante de vous proclamer homme les jours pairs et femme les jours impairs ! Des représentants du lobby homosexuel seront chargés par le ministère de l'éducation nationale de marteler ces théories contre-nature dès la plus petite enfance.

 

Des crèches ont déjà été inaugurées dans ce but afin d'encourager les petits garçons à jouer avec des jouets de petites filles et inversément.

 

- Le formatage de l'opinion sera organisé à travers des formations professionnelles obligatoires pour les enseignants, le personnel médical, les services sociaux, les forces de l'ordre, la magistrature,..., formations destinées à imposer la soumission au lobby homosexuel et à la théorie du gender.

 

- Un organisme va être créé afin de traquer ceux qui pensent mal et les faire traduire en justice. Les représentants du lobby homosexuel siègeront parmi la direction de ce nouvel organisme.

 

- La critique du lobby homosexuel et la critique de la théorie du gender vont être inscrites dans le code pénal comme des discriminations condamnables et seront criminalisées.

 

- Les employeurs devront prouver qu'ils ne pratiquent aucune discrimination à l'embauche sur base de l'orientation sexuelle. Ce qui dans la pratique équivaut à mettre en place un système de quota de personnel homosexuel/bisexuel/transexuel pour éviter d'être suspect.

 

- Le fait de conseiller à un homosexuel de se corriger sera considéré comme une attitude sectaire.

 

- Les nouveaux immigrés se déclarant homosexuels et discriminés pour cette raison dans leur pays d'origine pourront s'établir en France.

 

- L'histoire du lobby homosexuel sera valorisée par le ministère de la culture.

 

- Les ambassadeurs français soutiendront le lobby homosexuel dans le pays dans lequel ils sont affectés.

 

Même les formations du BAFA et du BAFD devront inclure ces thématiques. Et les associations familiales, pour être jugées représentatives, devront compter des "familles homoparentales". Jusqu'en dans les moindres détails, tout est imaginé pour subvertir l'ensemble de la société, particulièrement dès le plus jeune âge. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol a d'ailleurs déclaré à la télévision (5 avril, France 2, émission Ce soir ou jamais) : "Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l'Etat".Une déclaration qu'il faut également relier à l'intention de Vincent Peillon d'imposer des cours de morale laïque dans tous les établissements scolaires. Car la haine de la famille a pour corollaire la haine de la religion.

 

Tout cela reflète un authentique totalitarisme. Allons-nous assister à cela sans réagir alors que nous sommes avertis de la perversion de ce projet gouvernemental ? Ce serait impensable !

 

Par le passé, des lois votées ont néanmoins été bloquées par la détermination populaire. L'enjeu civilisationnel rend notre détermination indispensable et oblige à refuser toute concession.

 

C'est pourquoi CIVITAS convie tous les défenseurs de la Famille lucides à manifester le 26 mai prochain avec un message clair et une attitude résolue. Il n'y a pas d'exemple d'un gouvernement qui cède devant une foule festive. Seule la ferme détermination d'une foule peut faire reculer un monde politique en perpétuelle quête de réélection. 

Vendredi, c'est le jour de Rivarol...

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3,50 €, chez votre marchand de journaux...

"Les guerres d'Afrique, des origines à nos jours", un nouveau livre de Bernard Lugan

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Le long déroulé de l’histoire du continent africain est rythmé par une succession de guerres. Les plus anciennes sont figurées sur les parois peintes du Sahara et de l’Afrique australe ; les plus récentes font l’actualité, de la Libye au Kivu et de la Somalie au Mali.

 

Dans l’Afrique d’ « avant les Blancs », la guerre entraîna la mutation de nombre de sociétés et fut créatrice d’empires, dont ceux d’el Hadj Omar, de Samory, de Rabah, de Shaka Zulu, etc.

 

Avec la conquête coloniale, à l’exception de l’échec italien en Ethiopie, les guerres tournèrent toutes à l’avantage des colonisateurs, même si, ici ou là, des batailles retardatrices dont le livre rend compte, furent occasionnellement remportées par les Africains.

 

La parenthèse impériale fut ensuite refermée sans affrontements majeurs, les guérillas nationalistes n’y étant jamais en mesure de l’emporter sur le terrain.

 

Après les indépendances, l’Afrique fut ravagée par de multiples confits qui firent des millions de morts et des dizaines de millions de déplacés.

 

Après la « guerre froide », l’Afrique redevint l’actrice de ses propres guerres, donc de sa propre histoire. Les placages idéologiques et politiques qui lui avaient été imposés depuis des décennies volèrent alors en éclats et le continent s’embrasa. Durant la décennie 2000-2010, 70% des décisions de l’ONU et 45% des séances du Conseil de Sécurité furent consacrées aux conflits africains.

 

Les guerres d’Afrique, des origines à nos jours, Bernard Lugan, Les éditions du Rocher, 2013. 408 pages, 72 cartes et planches 37,00 €, franco de port.

 

Sortie du livre le 1er juin 2013 mais il est disponible à l’Afrique Réelle dès le 17 mai et peut y être commandé dès à présent.

 

Bernard Lugan cliquez ici

 

16/05/2013

Du fantasme sportif aux fantasmes politiques

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Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

L’argent, décidément, n’achète pas tout… La preuve, le Qatar n’avait pas pris ses précautions pour assurer la sécurité de l’après-victoire du PSG contre les sauvageons. Certes, les Autorités françaises non plus ! Nous, on a l’habitude, mais les Quataris, eux, ne savaient pas. Au moins, auront-ils appris que la France n’est pas « le leur pays » où ce genre de facéties n’est sans doute même pas imaginable… Là-bas, le premier hooligan qui éternue sans dire « pardon » étant probablement illico bastonné et jeté dans un cul de base fosse.

 

Maintenant, ils savent pour la prochaine fois – si prochaine fois, il y a ! – qu’ils devront débourser quelques centaines de milliers d’euros d’investissement supplémentaire pour que la remise de la coupe aux joueurs victorieux se déroule dans la joie et l’allégresse… On sait ce qu’il en a été lundi dernier : vandalisme, pillage, 32 blessés (dont 1 policier et 2 gendarmes)… Tandis que les « ultras » du Club braillaient leur colère d’être interdits de tribunes depuis des mois, les « chances pour la France » déboulaient de leurs ghettos pour venir faire leurs courses… Coût du passage en caisse : autour de deux millions d’euros, estime-t-on.

 

« Pourquoi tout a-t-il ainsi dégénéré, alors qu’on s’attendait à ce que les “ultras” manifestent leurs aigreurs… et que l’occasion était trop belle pour que les racailles se privent de s’adonner à la joie d’un “shopping” » entend-on depuis les événements ?

 

Mais s’y attendait-on vraiment coté gouvernement ? Toute la question est là, car ses membres sont tellement imbibés jusqu’à l’ivresse de bonne conscience politiquement correcte qu’ils ne pouvaient sans doute imaginer que le sacro-saint football – qui a remplacé dans leur « idéal citoyen » la sacro-sainte patrie de leurs aïeux – soit ainsi bafoué…

 

Qui pouvait oser ? « Eux », tout simplement… tout ceux qui ne sacralisent pas ce sport, voire tous ceux qui sont dégoûtés que s’étalent sans cesse à la une des médias les sommes colossales qu’encaissent joueurs, entraîneurs, intermédiaires et autres personnes gravitant autour de la « planète foot ».

 

C’est moins par laxisme que par utopie qu’un gouvernement socialiste et une municipalité socialiste n’ont pas vu le « coup venir ».

 

Et c’est tout autant par fantasme politique que le premier s’est montré aussi brutal dans la répression lors des récents rassemblements de la « Manif pour tous » dans lesquels il appréhendait ni plus ni moins qu’un nouveau « 6 Février 34 », une menace de « putsch fasciste », voire une résurgence d’on-ne-sait quelle conspiration cagoularde…

 

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».

Interpellations : selon que vous manifesterez contre le mariage gay ou que vous serez casseur

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Avant-hier soir, les manifestants opposés à la destruction du mariage n’ont une fois de plus, rien lâché. Un premier rendez-vous était donné près de l’Hôtel Matignon pour débuter la soirée. Déjà sur place, les forces de l’ordre ont rapidement appelé les CRS et gendarmes mobiles en renfort.

Avant même d’avoir pu déployer une banderole, les manifestants étaient traqués

La centaine de manifestants s’est rapidement déplacée vers les Invalides. Une dizaine d’interpellations ont eu lieu. Puis des groupes se sont constitués dans différents lieux parisiens. Un premier est parti de la gare de Lyon pour rejoindre la place de la Bastille en bloquant la rue de Lyon. Sept personnes ont été alors interpellées. Puis un deuxième groupe s’est formé devant le Lutetia, manifestant bruyamment sur le carrefour Sèvres-Raspail. Environ quinze personnes ont encore été interpellées. Les deux groupes ont ensuite convergé vers la rue de Rivoli où une quinzaine de manifestants ont à nouveau été raflés par les forces de l’ordre.

Au total dix camions de gendarmes mobiles et cinq à sept cars de CRS traquaient ces manifestants pacifiques.

Une cinquantaine d’interpellations pour avoir déployé une banderole et marché sur les rues parisiennes. Par comparaison, lors des émeutes de lundi (image en Une) suite à la victoire du PSG, seuls trente-six casseurs ont été interpellés.

 

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Esclavage : Repentances, exigences et Black mic-mac – Chronique de Claude Lorne

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Il fallait s’y attendre : instituée par Jacques Chirac en 2006, la « Journée de la mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions » a, cette année, donné lieu au déluge de repentances et de mensonges par omission de la part du pouvoir, et d’exigences ahurissantes de la part des « victimes ».

Motus sur la traite arabo-africaine, les chrétiens razziés et l’esclavage moderne

Le 12 mai, après ses deux prédécesseurs, François Hollande a battu sa coulpe – sur la poitrine des Français dont la quasi-totalité n’a en rien profité de la traite, au contraire des « dynasties bordelaises » (1), comme l’a rappelé le même jour Jean-Yves Le Gallou sur Polémia (2) – à l’occasion de ce nouveau « devoir de mémoire » pour ce qui a été qualifié de « crime contre l’humanité » dans la loi Taubira de 2005.

Mais pas un mot, bien sûr, de la traite négrière arabo-africaine [voir le "Génocide voilé"], sujet d’ailleurs désormais tabou dans nombre d’ « écoles de la République » sous la pression des élèves et des parents musulmans ; et encore moins des « captifs d’Allah » : plus d’un million de chrétiens razziés de la Dalmatie à l’Ecosse par les Barbaresques entre le XVe et le début du XIXe siècle (3). Silence total également sur l’esclavage moderne pratiqué en France même par des résidents, voire des naturalisés, originaires du Maghreb, du Moyen-Orient ou d’Afrique noire. Bien que plus de cent vingt procès soient actuellement pendants de ce chef devant la seule Cour d’appel de Paris, pas question d’ulcérer par un rappel inopportun « ceux qui sont chez eux chez nous », et moins encore les richissimes investisseurs du Golfe arabo-persique.

De l’impudence du CRAN…

En revanche, le CRAN, Conseil représentatif des associations noires de France calqué sur le CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, a parlé ou plutôt gueulé pour deux. Son nouveau président, le Martiniquais Louis-Georges Tin, a ainsi annoncé en fanfare avoir « assigné en justice la Caisse des dépôts et consignations, la banque d’Etat qui a joué un rôle considérable dans l’esclavage » et s’est ainsi rendue « complice de crime contre l’humanité » en encaissant « des sommes équivalant à 21 milliards de dollars » entre 1825 et 1946 en échange de l’indépendance de Haïti qui aurait ainsi été frappée d’ « une double peine » car « cette rançon a précipité Haïti dans une spirale infernale d’instabilité et de misère ».

En conséquence de quoi la CDC, qui se serait également « enrichie grâce à l’exploitation colonialiste », est sommée « d’abonder à hauteur d’au moins 10 millions d’euros un fonds de dotation pour financer des recherches », sans parler du montant des « réparations », avec intérêts cumulés.

L’agitateur Tin, par ailleurs militant homosexuel qui s’illustra dès l’Ecole normale supérieure en y créant l’association « Homonormalités » avant de diriger le Dictionnaire de l’homophobie (publié en 2003 aux Presses universitaires de France avec une préface de Bertrand Delanoë), n’oublie qu’une chose : la somme de 150 millions de francs-or que devait acquitter Port-au-Prince avait été fixée conjointement par le président haïtien Pétion et Charles X le 11 juillet 1825 en compensation de l’expropriation et de l’expulsion des colons français, consécutives à la déclaration unilatérale d’indépendance de l’île.

Cette somme, d’ailleurs ramenée par Louis-Philippe en 1838 à 90 millions de francs, ne paraissait pas extravagante. Haïti n’était-elle pas à l’époque la colonie française la plus riche de toute l’Amérique grâce aux immenses profits résultant d’une industrie sucrière très dynamique et de celle de l’indigo ?

… à l’hypocrisie de Christiane Taubira

Mais qu’importent ces « points de détail de l’histoire » ? Le camarade Tin, qui a été à bonne école, celle de « l’industrie de l’Holocauste » (dénoncée par Norman Finkelstein dans le livre éponyme, paru en 2001 aux éditions de La Fabrique), tient à ses indemnisations léonines et, sous couvert de corriger le tir, sa copine Christiane Taubira a aussitôt apporté sa pierre à la stèle de la « mémoire » en préconisant une gigantesque réforme foncière.

« Il faudrait envisager, sans ouvrir de guerre civile, des remembrements fonciers, des politiques foncières », expliquait le garde des Sceaux dans Le Journal du dimanche. « Il y a des choses à mettre en place sans expropriation, en expliquant très clairement quel est le sens d’une action publique qui consisterait à acheter des terres. En Guyane, l’Etat avait accaparé le foncier, donc là, c’est plus facile. Aux Antilles, c’est surtout les descendants des “maîtres” qui ont conservé les terres, donc cela reste plus délicat à mettre en œuvre. » Mais, ajoutait Mme le ministre en tablant sur la mauvaise conscience systématiquement instillée aux Français, « les temps sont mûrs pour faire cette politique intelligemment et de façon équitable… Cela fait dix ans que je le dis, je crois que c’est vraiment possible. »

Les Antilles et la Guyane menacées de « haïtisation » ?

En quelques décennies, du fait de la corruption, de l’impéritie, de l’incompétence et des rivalités sanglantes entre Noirs et Mulâtres, la si enviable prospérité de la « Perle des Antilles » ne fut plus qu’un souvenir et Haïti, indépendante depuis plus de deux siècles maintenant, est devenue l’un des Etats les plus pauvres du monde, ne subsistant, de manière végétative, que de l’aide internationale, des subventions des ONG et de l’argent envoyé au pays par des immigrés (au Canada, aux Etats-Unis et en France) dont l’exode est continu.

Les « descendants d’esclaves » antillais et guyanais menacés par la redistribution des terres souhaitent-ils vraiment connaître ce glorieux destin ? Et la grande bourgeoise Taubira elle-même qui, dans sa déclaration de patrimoine, faisait état de propriétés en Guyane, est-elle prête à morceler ses terres pour les offrir aux plus pauvres ?

Mais tout cela n’est que gesticulations même si, au final, celles-ci risquent de nous coûter très cher. Avec sa réforme foncière, le ministre de la Justice essaie de redorer son blason, bien terni en Guyane par sa défense du mariage gay auquel sont opposés presque tous ses compatriotes. Quant à Louis-Georges Tin, son coup d’éclat s’inscrit dans la sombre lutte qui se livre pour la direction du CRAN, entre ressortissants des Dom-Tom et Africains : un tel Black mic-mac (4) que Libération, caution antiraciste s’il en est, titrait le 6 mai sur « Le Cran à l’arrêt et à couteaux tirés ».

Un front noir plutôt fissuré

Dès l’annonce de l’assignation de la CDC, le pharmacien d’origine béninoise Patrick Lozès, ancien président du CRAN et aspirant à le redevenir, déplorait « cette dérive qui consiste à réduire la mémoire de l’esclavage à une transaction matérielle et à des considérations financières » et il condamnait solennellement « cette initiative intempestive » qui s’appelle « un rendez-vous manqué avec l’Histoire ». Et toc !

Cette polémique constitue le nouvel épisode d’un feuilleton dont le clou avait été précédemment la tentative de Madeira Diallo, « militant historique de la cause noire, qui s’était proclamé publiquement président du CRAN » en lieu et place de Tin. Du coup, ce dernier avait, selon Libération, « qualifié la manipulation de “coup d’Etat” et immédiatement saisi en référé le Tribunal de grande instance de Paris », lequel a rendu fin avril un arrêté « faisant défense » à Madeira Diallo s’usurper la présidence sous peine d’une astreinte de 100 euros par infraction constatée.

Pour M. Tin, le doute n’est pas permis : Diallo n’est que « l’homme de paille » de Lozès aujourd’hui menacé par une enquête de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) pour blanchiment et abus de confiance. Lui serait en effet reproché un détournement de subventions publiques, à concurrence de « 130.000 euros perçus entre janvier 2009 et août 2011 sur son compte », ainsi que des « virements de l’ordre de 240.000 euros versés sur le compte de sa société par World Children’s Fund » ; on se demande bien, d’ailleurs, quel était l’intérêt dans cette affaire de cette dernière organisation humanitaire internationale créée par Joseph Lam, un Chinois originaire de Hong Kong, la protection de l’enfance malheureuse ne figurant pas dans les statuts du CRAN.

Culpabiliser à tout prix les Français

Ces sommes ont-elles été détournées pour financer la (très éphémère) campagne de Lozès à la présidentielle de 2012 sous l’appellation « Allez la France »-sic ? En tout cas, on sait qu’une partie importante a été versée en 2007 à la Sofres pour « un coûteux sondage, dans lequel 56% des Noirs de France assuraient subir des discriminations ».

Voilà à quoi sert notre argent : à financer des opérations destinées à culpabiliser toujours plus les Français. Et tel est aussi l’objectif de Louis-Georges Tin : convaincre les descendants des « colonialistes français » qu’ils sont – et eux seuls – responsables et coupables de la faillite haïtienne et, d’une manière générale, de toutes les banqueroutes, disettes, guerres tribales et autres fléaux ravageant de manière endémique leurs anciennes possessions.

 

Claude Lorne

 

Notes :

 

(1) Titre d’une étude de Paul Butel parue en 1991 aux éditions Perrin. Parmi les fondateurs de dynastie : Jacques Adami, Alexandre Jacob, Jacob Azevedo, les frères Bethmann et Eschenauer, M. Hirschfeld, David et Moïse Gradis, la famille Journu-Kappelhoff, Edouard Kerstein, Jacob Mendès (ancêtre de Pierre Mendès-France), Edouard Weiss, etc.
(2) « Descendants d’esclaves ou descendants de maîtres d’esclaves ? »
(3) « A quand une repentance pour les « captifs en Barbarie » ? – Giles Milton,
Captifs en Barbarie, Petite Bibliothèque Payot, 2008 :

(4) Il ne faut voir aucun racisme dans cette expression : il s’agit du titre d’un film réalisé en 1986 par Thomas Gilou avec une kyrielle d’acteurs noirs dont Cheikh Doucouré, Sidi Lamine Diarra, Khoudia Seye.

 

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15/05/2013

Panorama actuel des retraites en France

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Il ne fallut pas longtemps après les élections législatives de 2012 pour que la « gauche » fasse vœu d'une nouvelle réforme en matière de retraite. Si ce n'est pas toujours le même joueur qui dispose de l'ovale, force est de constater que « gauche » et « droite » se passent le ballon régulièrement en toute entente, en vue d'aplatir au final au profit du camp capitaliste et mondialiste. Remarquons au passage que le sieur Sarkozy n'a pas du tout réglé l'épineux problème des retraites, malgré un comportement bouillonnant (1). Si tel n'avait pas été le cas, le gouvernement nouvellement nommé n'eut pas été obligé de revoir la copie.

Intuitivement le terme même de retraite, peut être parce qu'il est conjugué au singulier, mais aussi parce que nous l'associons simplement à la fin de la vie professionnelle, semble indiquer une certaine forme d'uniformité. Tel n'est pas le cas puisque, aussi bien l'âge de la retraite, que le montant mensuel financier de celle ci, diffèrent de beaucoup d'un retraité à un autre. Si donc les actuels quinze millions de retraités touchent une pension moyenne de 1.256 euros mensuels, les disparités sont d'importance.

Ce que l'on appelle régime général mérite bien son nom puisqu'il s'applique à environ 70% des actifs. On y trouve les salariés du privé, hors professions libérales, artisans, commerçants, agriculteurs qui eux, sont astreints à des règles différentes. La dernière réforme eut pour conséquence d'imposer comme âge légal minimum de départ 62 ans à partir de la génération née en 1955. A partir de cette génération, la durée de cotisation pour une retraite à taux plein est de 166 trimestres, soit 41,5 ans. En ce qui concerne les générations suivantes et jusqu'en 2020, le nombre de trimestres est fixé par décret. Au-delà de cette date, il y a flou juridique : on comprend alors bien que la dernière loi concernant le sujet n'a pas résolu les problèmes. De plus, si d'aventure, un salarié n'a pas satisfait à la durée de cotisation requise, il lui faudra attendre 67 ans pour partir en retraite. Dans les faits, les salariés partent en retraite à 62,2 ans. Leur pension moyenne annuelle est de 10.756 euros pour les non-cadres et de 20.000 euros pour les cadres.

En ce qui concerne les salariés du système public, l'âge légal du départ en retraite est le même que pour le secteur privé. Pour autant, il existe des nuances; ainsi pour les catégories à risque (pompiers, policiers,...), l'âge légal de départ en retraite peut varier de 52 ans à 57 ans, selon la génération. Quant à la durée de cotisation pour le taux plein, elle a été portée à 166 trimestres, soit 41,5 ans, pour la génération née en 1955, partant à 62 ans. Pour autant, on constate dans les faits que l'âge moyen de départ est de 58,8 ans chez les agents de l'Etat, 58,6 ans dans les collectivités locales et chez les hospitaliers, 55 ans. Quant à la rémunération, la pension moyenne est de 22 983 euros pour les fonctionnaires d'Etat et de 14 959 euros dans les collectivités et les hôpitaux.

Troisième volet, le cas des des régimes spéciaux. A la SNCF par exemple, l'âge légal de départ est de 55 ans, et de 50 ans pour les agents de conduite jusqu'en 2017. La durée de cotisation est de 166 trimestres, soit 41,5 ans à compter du 1er juillet 2018. Au sein de la compagnie, l'âge moyen de départ effectif est de 55,1 ans en 2011 avec une pension moyenne de 22 769 euros. A la RATP, l'âge légal de départ est de 60 ans pour les sédentaires et à 55 ans pour le personnel naviguant jusqu'en 2017. L'âge moyen de départ a été de 54,4 ans en 2011 avec une pension moyenne de 22 288 euros.

Il va de soi que chaque gouvernement prend garde de ne pas exciter les corporatismes, repoussant toujours l'harmonisation des régimes qui serait bien la moindre des choses. Que certaines catégories cependant, ou plutôt que certains métiers bénéficient d'avantages, cela semble bien normal. Pour autant, le problème essentiel n'a jamais été posé: réfléchir puis définir ce que doit être la troisième période de la vie.
 
Alain Rebours
 
Notes :
 
(1) synonymes: excité, agité, énervé, enragé, fébrile, forcené, nerveux, remuant, surexcité, tout-fou, transporté, troublé, turbulent.

 

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Les mystères du “Printemps français” – par Dominique Venner

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Pourquoi les manifestations françaises contre le mariage gay sont-elles aussi importantes et jamais lassées ? Pourquoi sont-elles un phénomène unique en Europe ? Les réponses sont plus complexes que ne le disent les politologues qui manquent de culture historique. Il faut en effet se souvenir que la France a toujours connu une vie politique et intellectuelle particulièrement conflictuelle.

C’est la France qui inventa 1789, la Révolution et la Contre-Révolution, la droite et la gauche, la Terreur et la révolte populaire de la Vendée. C’est elle qui inventa au XIXème siècle le bonapartisme, les différentes sortes de royalisme et de républicanisme, puis, au XXème siècle, le fascisme et l’antifascisme. C’est elle qui inventa, après 1940 le pétainisme et le gaullisme (François Mitterrand était un ancien pétainiste). On ne peut ignorer que cette période s’est conclue par une atroce guerre civile (1943-1944) et une sanglante épuration.

C’est encore la France qui inventa, à la fin de la guerre d’Algérie (1962), une révolte militaire sans précédent opposant gaullistes et antigaullistes (souvent ex-gaullistes) : plusieurs généraux emprisonnés, ainsi que de très nombreux officiers et quantité de civils. Cette même période (1962) a laissé des traces profondes dans les jeunes générations issues des Européens d’Algérie (Pieds Noirs). Par la suite, c’est encore en France que l’on a vu naître, avec le Front national, le premier grand mouvement « populiste » européen contre l’immigration afro-maghrébine voulue par les mondialistes.

Il faut conserver à l’esprit cette longue histoire conflictuelle pour interpréter le « printemps français ». Il faut encore se souvenir que la France est le dernier pays au monde (avec la Corée du Nord) où subsiste un parti communiste contrôlant une organisation syndicale puissante fonctionnant comme une mafia usant de violences. Ce parti communiste est l’allié électoral du parti socialiste au pouvoir. Il faut se souvenir aussi que beaucoup de cadres de l’actuel parti socialiste sont d’anciens trotskistes qui disposent d’une influence considérable dans l’Éducation nationale, la Justice et les médias. Cela signifie qu’à la différence de l’Allemagne par exemple, subsiste toujours en France un potentiel de guerre civile qui n’attend qu’une occasion pour s’éveiller.

Et, justement, à la suite des provocations méprisantes du président Hollande et de son gouvernement, cette affaire du mariage gay est devenue une occasion d’affrontements pacifiques qui a jeté dans les rues des centaines de milliers d’opposants, et notamment de jeunes mères avec leurs enfants. Au début, l’Église catholique a joué son rôle dans cette mobilisation, puis elle s’est officiellement retirée. On peut noter au passage que l’Espagne, pays où l’Église est plus forte qu’en France, le mariage gay a été adopté sans susciter une telle opposition.

À l’origine, on pensait que le projet socialiste de loi sur le mariage gay était l’un de ces attrape-nigauds par lesquels les politiciens amusent la galerie. Et puis on a compris que derrière l’attrape-nigauds s’était glissé l’un de ces projets pervers par lesquels les fanatiques de la déconstruction et de la mondialisation veulent détruire les dernières charpentes qui structurent les société européennes. Il faut rappeler que le mariage n’est pas qu’une question d’amour. Ce n’est pas un simple contrat, c’est une institution en vue des enfants à venir. Il garantit à l’enfant son identité représentée par un vrai père et une vraie mère. C’est ce qu’a voulu annuler la loi Taubira qui remplace le droit des enfants par le droit accordé à des adultes gay de s’offrir des enfants selon les critères de la société de consommation.

Pour toutes ces raisons, le projet de mariage gay a été ressenti comme une atteinte insupportable à l’un des fondements sacrés de notre civilisation. D’où les immenses manifestions populaires des 13 janvier et 24 mars à Paris, puis du 5 mai un peu partout, en attendant celles du 26 mai.

Les manifestants souvent très jeunes ne sont pas homogènes. Pour une part ce sont des bourgeois catho non-violents, issus des JMJ, séduits par le nouveau discours tolérant de l’Église en matière d’amour conjugal. Leurs références sont Gandhi et Martin Luther King… Mais, pour une autre part, ce sont de jeunes identitaires mobilisés par le dynamisme insolent des manifestations. L’avenir dira laquelle des composantes l’emportera sur l’autre par sa vitalité et sa détermination.

Dominique Venner

 

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Belgique : 7.000 clandestins capturés chaque année pour des faits criminels

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Au cours des quatre dernières années en Belgique, 28.412 clandestins ont été capturés pour avoir commis des faits criminels, soit une moyenne de 7.003 par an. Ces personnes viennent principalement d’Algérie, du Maroc, de Roumanie, de Tunisie, des Territoires palestiniens, de Serbie, de Pologne, de Bulgarie et d’Albanie.

Les informations fournies proviennent de la réponse à une question parlementaire posée le 17 décembre 2012 par le sénateur du Vlaams Belang Filip Dewinter au secrétaire d’État pour l’Asile et l’Immigration à propos des délits commis par les clandestins. Le secrétaire d’État ne sait cependant pas répondre à la question de savoir combien ont été condamnés en conséquence de ces faits, ni combien ont été expulsés du pays.

 

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Guérilla à Paris autour du sacre du PSG : les racailles de banlieue principaux responsables

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Le bilan des émeutes multiethniques ayant ravagé le cœur de Paris, lundi, en marge de la cérémonie du troisième titre de champion de France du PSG, s’avère lourd. En terme d’image pour la France : les scènes de pillage tournent en boucle sur les chaînes de télévision du monde entier. Mais aussi sur le plan humain et matériel : on dénombre 32 blessés et 42 personnes interpellées, tandis qu’autour de la place du Trocadéro, des dizaines de vitrines de magasins ont été brisées par les voyous. Des deux roues et voitures ont aussi été défoncés ou brûlés en grand nombre.

L’Etat socialiste a reculé devant les émeutiers, mais a eu la main plus lourde il y a quelques semaines contre les manifestants opposés au mariage homosexuel. L’opposition parlementaire réclame la démission du ministre de l’Intérieur ainsi que celle du préfet Bernard Boucault. Mais Manuel Valls préfère dénoncer ses collègues de droite comme des fauteurs de « désordre ». Un petit jeu politicien stérile pour mieux noyer le poisson : car la grande majorité des casseurs sont issus de l’immigration extra-européenne.

Les vidéos et photos de l’événement ne laissent planer aucun doute en effet sur l’identité des acteurs de cette guérilla. D’ailleurs, le politologue Mathieu Zagrodzki, spécialiste des questions de sécurité, constate que « ce qui s’est passé au Trocadéro ressemble aux violences urbaines en banlieues » plutôt qu’aux exactions d’ultras authentiquement parisiens. Dans un communiqué, la tribune Boulogne du Parc des princes déclare ainsi se détacher « intégralement et radicalement de ces incidents », indiquant qu’aucun des siens n’a pris part à ces graves troubles. Les casseurs, venus la plupart de la périphérie de Paris, préféraient, eux, arborer des drapeaux de l’Algérie ou agonir les policiers du fameux « nique ta mère » du parler racaille, tout en multipliant les rodéos urbains à bord de scooters, sous les yeux des CRS… Propriétaires du PSG depuis 2011, les Qataris voulaient immortaliser le premier sacre parisien au pied de la Tour Eiffel. L’opération médiatique a viré au cauchemar.

 

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Manuel Valls a financé les casseurs du Trocadéro venus de la tribune d’Auteuil du PSG

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De 1998 à 2002 Manuel Valls était vice‑président chargé des finances du Conseil régional d’Ile‑de‑France. La collectivité socialiste a alors passé plusieurs conventions avec le PSG. Avec deux objectifs : casser les supporters français de souche et patriotes de la tribune de Boulogne ; faire venir des spectateurs des banlieues.

Pour cela, Valls a mis à leur disposition des billets gratuits. Le Conseil régional a aussi aidé au développement de la tribune d’Auteuil du Parc des Princes : celle dont sont venus les casseurs du Trocadéro.

A force d’arroser les banlieues, les socialistes sont des arroseurs arrosés…

 

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Chronique de la France asservie et… résistante

Robert Spieler.jpgRobert SPIELER.

 

RIVAROL N° 3093 du 8 mai 2013

 

LES IMBECILES, ça ose tout, et c’est à cela qu’on les reconnaît. Le Syndicat de la magistrature, qui s’y connaît en stupidités ne recule devant rien et verse dans le grandiose. Vilipendé, poursuivi en justice pour son « mur des cons », il n’a pas fallu plus de 48 heures d’une relative discrétion pour qu’il retrouve toute son arrogance. Il ose dénoncer « une violation de sa sphère syndicale », et dénonce « un journaliste qui filme en cachette l’intérieur d’un local syndical à l’insu de ses occupants ». Le SM s’en prend aussi au site Atlantico, qui a révélé l’affaire, et qui est accusé d’être « proche de la droite la plus dure ». Une plaisanterie : Atlantico est de sensibilité libérale-conservatrice et serait plutôt proche de l’UMP, et certes pas de l’Œuvre française.

 

L’INCROYABLE ARROGANCE DU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

 

Mais ce n’est pas fini. Ne doutant de rien, le voici qu’il se pose en victime : « En plus de 40 années de combats pour les droits des magistrats et les libertés publiques, le Syndicat de la magistrature a dû faire face à de multiples tentatives visant à l’empêcher de s’exprimer ». Amusant si on y réfléchit. Ce sont plutôt les juges rouges qui ont muselé l’expression des militants nationaux et nationalistes. Ils osent même donner des leçons à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui, après avoir tergiversé, avait fini par dénoncer « un acte insupportable, stupide et malsain ». Le SM lui a écrit : « Vous venez de vous inscrire dans cette longue tradition, nous le regrettons vivement. » Le syndicat rouge fait référence aux persécutions que subissent depuis des décennies les juges rouges. Tout le monde l’ignorait. Tout le monde le sait aujourd’hui.

 

LA CHASSE AU TRAÎTRE

 

Dans cette affaire, le Syndicat de la magistrature a montré son vrai visage. Le général Philippe Schmitt, père de la pauvre Anne-Lorraine, assassinée dans le RER D par un multi-récidiviste, et qui figure sur le « mur des cons », déclare fort justement : « On voit à travers de tels actes le mépris et la haine que ces magistrats éprouvent pour des familles comme nous ». Patrick Ollier, député UMP des Hauts-de-Seine et ancien ministre des Relations avec le Parlement, figurait lui

aussi sur le « mur des cons ». Il vient de déclarer : « J’ai été très étonné d’y trouver ma photo. Je suis un con et je ne sais pas pourquoi. » Bon, on lui expliquera… En attendant, les chiens mènent l’enquête. Qui est le traître qui a filmé et éventuellement diffusé les images du « mur des cons » ? C’est un journaliste, ça c’est sûr. Mais qui ? Le Syndicat rouge a son idée : « Le Syndicat de la magistrature estime, après avoir décortiqué les images, que ces dernières ont été prises par une équipe d’une chaîne de télévision nationale ». Car le Syndicat, qui ne manque pas de talent, sait aussi « décortiquer les images ». Très fort… Mais le quotidien Libération s’est, lui aussi, mis à la chasse à l’homme.

 

HOURRA ! LE TRAÎTRE A ÉTÉ DÉBUSQUÉ ET SERA FUSILLÉ !

 

Le syndicat national des journalistes a apporté son soutien, non au journaliste poursuivi par la meute, mais au Syndicat de la magistrature. Étonnant, mais pas tant que cela. Libé livre la solution de l’énigme : « Le journaliste incriminé est en effet engagé à droite, et est décrit comme “déontologiquement problématique” ». Il s’agit de Claude Weill-Raynal, journaliste à France 3, qui, courageusement, dénonce les collusions entre le SNJ-CGT et le SM. Il vient de déclarer : « Ils veulent ma tête. Je suis fier d’avoir tourné ces images. Je ne pense pas ternir l’image de France 3. J’ai révélé l’action néfaste d’un syndicat majeur et aligné sur les positions politiques de la CGT. » Conséquence : la direction nationale de la rédaction de France 3 a ouvert, lundi 29 avril, une procédure disciplinaire à l’encontre de Clément Weill-Raynal qui aurait fait « le choix de dissimuler l’existence des (images) à sa hiérarchie ».

 

UNE FOURRIÈRE PARISIENNE QUI DÉPORTE DES BÉBÉS

 

Une maman a vécu un moment de panique, le vendredi 27 avril, dans le seizième arrondissement de Paris. Alors qu’elle accompagnait un de ses enfants à l’école, sa voiture, mal garée, a été emmenée à la fourrière. Avec son bébé de trois semaines à l’intérieur… Selon Le Parisien, l’incident s’est produit vers 8 heures 30 devant une école maternelle située rue Descamps, où des voitures étaient mal garées. La fourrière en a enlevé plusieurs, dont la Renault Scenic où se trouvait le nourrisson. Dieu merci, sa mère a pu le récupérer grâce à une autre maman, qui l’a emmenée à la fourrière de l’avenue Foch. Elle a été effarée de découvrir, à l’entrée de la fourrière, un énorme sigle : « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre), de sinistre mémoire. Bon, là, j’exagère un peu, mais tout le reste est vrai. L’enfant était, Dieu merci, encore vivant. Elle a pu récupérer son véhicule, et accessoirement son bébé. Le sculpteur César n’était heureusement pas passé par là et n’avait pas compressé la voiture. Cerise sur le gâteau, la même histoire s’est répétée dans la journée, dans la même fourrière. Cette fois-ci, c’est un enfant de neuf ans qui dormait dans un véhicule. Une enquête administrative a été ouverte par la préfecture de police, qui n’a, décidément aucun humour.

 

RACHIDA DATI EN BANDE DESSINÉE

 

Une bande dessinée intitulée Au nom des pères, évoque sur le ton de l’humour et de la caricature la recherche de paternité de Zohra, quatre ans, l’enfant de l’ex-ministre. Parmi les personnalités qui figurent dans la bande dessinée, on retrouve bien sûr Nicolas Sarkozy mais aussi le PDG du groupe de casinos et d’hôtels de luxe Lucien Barrière. Il s’agit de Dominique Desseigne, qui fait l’objet d’une assignation en reconnaissance de paternité de Zohra Dati, qu’il conteste. Rachida Dati avait tout fait pour tenter de faire interdire la parution. Las, elle a été déboutée, et le président du TGI de Versailles, qui présidait l’audience, a estimé que l’ouvrage ne « dépasse pas les lois de

la satire politique » et ne « porte pas atteinte à l’intimité de la vie privée » de l’ex-ministre et de sa fille, « alors que la médiatisation par Madame Dati de la parentalité de sa fille a accompagné sa vie politique depuis quatre ans. » Et pan sur le bec ! L’avocat de l’éditeur s’en réjouit et considère que la justice a « retenu d’une part le droit à l’humour et d’autre part la complaisance de Mme Dati en matière d’utilisation de sa propre vie privée. » Autre bande dessinée qui paraîtra le 15 mai : Moi, Président, ma vie quotidienne à l’Elysée. Un album humoristique consacré au Pingouin. On

craint pour lui le pire… Nicolas Sarkozy avait eu droit, lui aussi à sa bande dessinée, dont le titre était La face karchée de Sarkozy.

 

 

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COMBIEN D’“ATTAQUES TERRORISTES” EN EUROPE EN 2012 ?

 

Selon le dernier rapport d’Europol, 219 attaques terroristes auraient été perpétrées en 2012 dans les États membres de l’Union européenne. En France, le nombre d’attentats ou d’agressions dus à des islamistes est passé en un an de 46 à 91. Le nombre de terroristes islamistes arrêtés en Europe passe de 122 à 159. 18 attaques ont eu pour auteurs des extrémistes de gauche, soit 19 de moins qu’en 2011. Quant aux « groupuscules néonazis », les chiffres sont effrayants : deux attaques en un an dans toute l’Europe… Au fait, BHL, ainsi que Franz-Olivier Giesbert, patron du Point, viennent d’être condamnés à 1 000 euros d’amende et 1 000 euros de dommages et intérêts pour avoir qualifié le Bloc Identitaire de « groupuscule néo-nazi » dans une tribune parue en décembre 2010 dans Le Point.

 

LE BELGE, LA MÉTÉO ET LA RACAILLE

 

Il s’appelle Luc Trullemans. Il est Belge, ce qu’on peut lui pardonner à titre tout à fait exceptionnel. Il est, ou plutôt était, le « Monsieur météo » de RTL. Il avait eu un petit problème, au volant de sa voiture. Il roulait à 50 /60 km/h. Pas assez vite pour la voiture qui le suivait. Il se fait dépasser. Une queue de poisson. Il klaxonne vigoureusement. La voiture s’arrête et « des gens du sud, habillés

en tenues traditionnelles » sont sortis du véhicule, l’agressant verbalement, déclarant qu’il n’était qu’un « petit Belge », qu’ils « étaient chez eux », et qu’il n’avait pas « à imposer ses règles ». L’un des individus a donné un coup dans la voiture du Belge. Du coup, le Belge, pas content, s’est lâché sur Facebook, écrivant : « La racaille, j’en ai marre. Ces gens-là n’ont rien à faire chez nous. » Du coup, il est suspendu d’antenne. Du coup, il tente de se justifier, déclarant qu’il « avait agi sous le coup de la colère » et qu’il visait « une minorité d’Arabes. Ceux qui font le marché gare du

Midi le dimanche ne (lui) posent pas de problème ». Mais ça ne suffit pas. Le directeur de RTL envisage un licenciement. Du coup, notre Monsieur météo en remet une couche dans l’auto-flagellation, en déclarant : « Je ne suis pas raciste. D’ailleurs j’ai eu une relation de 5 ans avec une Algérienne ». Du coup, il sera viré quand même. Ça lui apprendra à se coucher…

 

LE PRÉSIDENT ITALIEN : FASCISTE, PUIS STALINIEN, PUIS FÉAL DE GOLDMAN SACHS

 

Giorgio Napolitano, le Président italien, a 88 ans. Il vient de désigner Enrico Letta à la présidence du Conseil. Ce dernier n’avait pas craint de saluer « le courage et la lucidité d’analyse de la Goldman Sachs ». Courageux et lucide, il vient de désigner Cecile KyengeKashetu, d’origine congolaise, comme ministre. Très fier de lui, il la qualifie de « première ministre de couleur de l’histoire italienne ». La ministre vient de déclarer que sa priorité était la réforme du code de la nationalité pour imposer le droit du sol, ajoutant : « L’idée d’une société métissée, sans distinction

entre eux et nous, est de moins en moins utopique ». Mais revenons à Giorgio Napolitano. Voici ce qu’il écrivait, à l’âge de 16 ans, alors qu’il était membre des Gruppi Universitari Fascisti : « L’ Opération Barbarossa civilise les peuples slaves. Puisque notre fidèle allié est lancé à la conquête de la Russie, il y a un besoin absolu d’un corps expéditionnaire italien pour soutenir le titanesque

effort de guerre allemand », évoquant la « barbarie des territoires orientaux ». Quinze ans plus tard, le même Napolitano insultait les communistes italiens qui avaient pris leurs distances avec l’invasion soviétique de la Hongrie. En 2011, il soutenait l’invasion de la Libye. Et aujourd’hui, il a nommé comme président du Conseil Enrico Letta, membre du comité européen de la Commission Trilatérale, qui participait en 2012 à la réunion du Groupe Bilderberg aux Etats-Unis. La boucle est

bouclée.

 

COMMENT ÉTABLIR UN PÉRIMÈTRE DE SÉCURITÉ AUTOUR D’UNE MANIFESTATION DU FN ?

 

Une militante du FN a eu une riche idée lors de la manifestation du Front National à Paris le 1er mai. Pour assurer la sécurité de son espace vital, des fois que des islamistes auraient eu la tentation de venir perturber la manifestation, elle a attaché un saucisson sur son drapeau français: «C’est pour faire un périmètre de sécurité» a-t-elle déclaré, le plus sérieusement du monde, à une journaliste estomaquée.

 

 

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CAHUZAC FAIT VENDRE (AUX 3 SUISSES)

 

Les « 3 Suisses » sont cette société de vente par correspondance, quelque peu en perte de vitesse ces derniers mois. Ils ont cependant trouvé, grâce à Cahuzac, le moyen de faire parler d’eux et de créer le buzz. Jouant sur l’ambiguïté entre le compte de Cahuzac en Suisse et le compte dont dispose chez elle chaque client, les 3 Suisses ont mis en ligne une publicité mettant en scène une jeune femme, dont un bandeau noir barre les yeux, avec ce slogan : « J’avoue… moi aussi j’ai un compte aux 3 Suisses ; pas vous ? » Les détournements sont parfois assez amusants. Nous avions eu récemment droit à une fausse pub qui a circulé sur twitter : « Chez Findus, nous sommes très à cheval sur la qualité » Findus n’avait apprécié que modérément la plaisanterie…

 

LE SALON DU LIVRE DE CASABLANCA: APOLOGIE DU NAZISME ET ANTISÉMITISME

 

Le plus important salon du livre du monde arabe fait fort : près de 250 stands marocains, libanais, syriens, égyptiens, saoudiens, palestiniens, etc... Parmi les best-sellers proposés, on y trouve Mein Kampf, Les Protocoles des sages de Sion, Le Sionisme et le nazisme, Le Début et la fin du peuple juif, La Malice des Juifs et Les Règles des rabbins de Lucife». Et tout à l’avenant. Shimon

Samuels, du Centre Simon-Wiesenthal, vient d’adresser une lettre furibarde à M. Mohamed Amine Shibi, ministre de la Culture du Maroc, écrivant : « Il est effrayant de constater que depuis 2010 jusqu’à l’édition 2013 de ce salon, et nonobstant le printemps arabe, la haine des Juifs demeure une constante implacable de la littérature arabe exposée ». Le « printemps arabe ». Qu’en pense Bernard-Henri Lévy ?

 

 

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13/05/2013

Ces gouvernements socialistes qui privatisent

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Jean-Marc Ayrault a affirmé, dimanche 5 mai au 20 heures de TF1, que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’Etat dans le capital "d’un certain nombre d’entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l’investissement.

L’annonce du premier ministre modulée par le ministre

"Nous envisageons que dans un certain nombre d’entreprises publiques où le taux de participation de l’État est très important nous puissions dégager une partie pour financer de l’investissement. Pas pour boucher les trous du budget", a déclaré le premier ministre. Jean-Marc Ayrault a donné l’exemple des 20 milliards d’euros qui seront nécessaires pour financer l’installation du très haut débit pour Internet sur tout le territoire.

Pour autant, cette décision du gouvernement français ne marque pas "le retour des privatisations", a indiqué lundi le ministre de l’économie, Pierre Moscovici. "C’est une gestion fine du capital de l’État, en conservant son rôle d’État stratège, a déclaré le ministre sur I-Télé. Ce qui est crucial aujourd’hui, c’est la relance de notre économie, la croissance, la création d’emplois, et pour cela il faut tout faire pour investir et le faire sans creuser les déficits."

Le ministre a refusé de dévoiler le nom d’entreprises qui pourraient être concernées, mais a affirmé que l’idée générale pouvait être "de jouer ici où là ; cela peut être réduire les taux de participation, cela peut être vendre des participations non stratégiques". Il a exclu que les cessions portent sur l’ensemble du capital, l’ensemble des participations de l’État représentant un peu plus de 60 milliards d’euros. « Nous envisageons que dans un certain nombre d’entreprises publiques où le taux de participation de l’Etat (dans leur capital) est très important, nous puissions dégager une partie pour financer de l’investissement. Pas pour boucher les trous du budget », avait déclaré dimanche le Premier ministre.

Rappels de définitions

La privatisation est l’opération consistant à transférer par la vente d’actifs, une activité, un établissement ou une entreprise du secteur public au secteur privé. La privatisation est dite partielle si seulement une partie du capital est vendue. L’opération inverse de la privatisation est la nationalisation.

Les objectifs, souvent idéologiques, de la privatisation peuvent être multiples :

- réduire l’interventionnisme de l’État dans l’économie,
- ouvrir à la concurrence un domaine d’activité jusqu’alors en situation de monopole,
- donner plus de souplesse aux entreprises (nomination des dirigeants, prises de décision),
- apporter des recettes supplémentaires à l’Etat (mais ces recettes n’ont lieu qu’une seule fois)

Les adversaires des privatisation considèrent que certains secteurs d’activité n’ont pas vocation à appartenir au secteur privé, mais doivent rester dans le giron de l’État ou de la collectivité :

- Les secteurs stratégiques comme l’eau, l’électricité.
- Les secteurs où les infrastructures représentent un investissement tel que celui-ci ne peut être réalisé que par l’ensemble de la collectivité : réseau ferré, réseau d’accès de télécommunication, autoroute, distribution postale. Les excès du libéralisme en matière de privatisation ont montré leurs limites dans ces domaines : électricité en Californie, réseau ferré en Angleterre.
- Les secteurs de monopole de fait : aéroports.
- Les secteurs d’intérêt général.

A l’inverse, la nationalisation est l’opération de transfert à la collectivité nationale des moyens de production privés : entreprises, terres, etc.

La nationalisation d’une entreprise consiste pour un État à entrer dans le capital de celle-ci à plus de 50% afin d’en prendre le contrôle direct. Elle peut s’opérer soit par une indemnisation des propriétaires privés (ex : nationalisations du gouvernement Maurois en 1982) soit par une confiscation sans contreparties financières (ex : lors d’une révolution, pendant ou après une guerre, comme dédommagement après un préjudice, etc.).

Exemples de motivations des nationalisations :

- accroître le patrimoine et la puissance publics,
- prendre le contrôle des ressources naturelles et en tirer davantage de bénéfices,
- réorienter la production et ses moyens dans le cadre d’une planification économique,
- défendre l’intérêt national et la sécurité des approvisionnements dans un secteur économique considéré comme stratégique,
- défendre l’intérêt collectif dans un monopole "naturel",
- donner le contrôle de l’outil de production aux ouvriers.

La privatisation n’a pas de camp

A la lecture de ces définitions, il semblerait donc que les privatisations viendraient de gouvernements « capitalistes », et donc « de droite », alors qu’un gouvernement socialiste devrait s’appliquer à nationaliser.

Certes sous le gouvernement Chirac, TF1, la Société Générale, Matra ou le groupe Suez, sont partis dans le domaine privé ; puis sous le gouvernement Balladur, ce fut le tour de Rhône Poulenc, d’Elf Aquitaine, de l’UAP, la SEITA, et Total.

Mais paradoxalement, au jeu des privatisations, la droite ne fait pas mieux que la gauche. En effet, c’est le gouvernement de Lionel Jospin qui, pour l’heure, a été le plus prolifique en la matière.

Entre 1997 et 2002, les socialistes ont cédé pour environ 27 milliards d’euros de participations publiques.

Un chiffre qui, en cette période de crise et de dette grimpante, a de quoi faire rêver notre gouvernement actuel, et qui ne peut que nous faire deviner les intentions échappées de la bouche de Jean-Marc Ayrault, et vite reformulées par Pierre Moscovici.

Les socialistes, rois de la privatisation ?

Déjà avant le gouvernement Jospin, Michel Rocard , en 1990, avait ouvert le capital de Renault (rien que ça !).

Ensuite, sous le gouvernement de Lionel Jospin, le record historique a été atteint (merci, messieurs les dirigeants actuels, de ne pas essayer de le battre, SVP !) :

- Air France, 1999, ouverture du capital.
- Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
- Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d’euros.
- Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
- France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de francs.
- Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
- Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
- Eramet, 1999.
- GAN, 1998.
- Thomson Multimédia
- 1998, ouverture du capital.
- 2000, suite.
- CIC, 1998.
- CNP, 1998.
- Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.

L’ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 aurait rapporté 210 milliards de francs en cinq ans.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui songe à « réduire la participation de l’État dans le capital d’un certain nombre d’entreprises publiques », a tout de même déjà agi en la matière :

- Mars 2013 : cession de 3,12 % du capital de Safran, ce qui a rapporté 448,5 millions d’euros à l’État qui détient encore 27,08 % du capital.
- Avril 2013 : cession de 3,66 % du capital d’EADS, ce qui a rapporté 1,2 milliard d’euros à l’État qui s’est engagé à céder encore 0,4 à 0,5 % du capital.
- Avril 2013 : Arnaud Montebourg se déclare en faveur de baisse de la participation de l’État dans certaines entreprises et évoque en particulier, sans les citer, EDF et GDF Suez.
- Mai 2013 : Jean-Marc Ayrault envisage une baisse du taux de participation de l’État dans le capital de certaines entreprises.

Vu que le processus était déjà engagé avant que notre premier ministre ne l’évoque, les paris sont ouverts : « quelles vont être les prochaines victimes de « réductions de taux de participation » de l’État ?

Rappels de définitions (bis) et conclusions

Le socialisme est une doctrine politique et économique qui vise, à l’inverse du modèle libéral, à réformer le système de propriété privée des moyens de production et d’échange et à l’appropriation de ceux-ci par la collectivité. Les valeurs fondamentales du socialisme sont : l’absence de classes, l’égalité des chances, la justice sociale, la répartition équitable des ressources, la solidarité, la lutte contre l’individualisme, l’intérêt général partagé et prévalant sur les intérêts particuliers...

Dans la théorie politique marxiste, le socialisme est la période de transition entre l’abolition du capitalisme et l’avènement du communisme avec la disparition de l’État. Pendant cette période, la "dictature du prolétariat" s’exerce par l’intermédiaire de l’État sur l’ensemble de la société.

Chez les non marxistes, le socialisme est la dénomination générale des doctrines des partis qui cherchent à rénover l’organisation de la société en vue de la justice sociale et de l’émancipation individuelle de chacun dans le respect de la dignité.

Historiquement, le libéralisme est une doctrine politique, apparue au XIXe siècle, qui réclamait la liberté politique, religieuse, économique, etc., dans l’esprit des principes de 1789. L’anglais John Locke (1632-1704), qui a fait de l’individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété...) le centre et l’origine des relations sociales, en fut l’un des précurseurs.

En matière politique, le libéralisme est, de nos jours, une attitude qui défend la démocratie politique et les libertés individuelles (opposé : totalitarisme).

En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu’il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l’équilibre. La loi de l’offre et de la demande, par exemple, conduit à l’équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l’ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S’il peut agir librement, l’homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l’individu et de la société sont alors convergents.

Le libéralisme économique s’oppose au contrôle par l’Etat des moyens de production et à l’intervention de celui-ci dans l’économie, si ce n’est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme).

Les variantes du socialisme sont nombreuses. Leur caractéristique commune est moins la remise en cause de la propriété privée que la recherche d’une plus grande justice sociale. Ces mouvements s’opposent sur d’autres sujets fondamentaux comme le rôle de l’État, le parlementarisme, la démocratie directe...

Historiquement, des formes de "socialisme" sont apparues dans l’Antiquité et au Moyen Age (Anabaptisme), mais c’est au XIXe siècle, en réaction aux conséquences sociales et économiques néfastes de la "révolution industrielle", qu’est né le socialisme moderne :

- Le socialisme utopique dont le but est de rendre le monde plus heureux (Début du XIXe), avec Fichte, Saint-Simon, Proudhon, Owen...
- Le socialisme scientifique ou marxisme, théorisé par Karl Marx et Friedrich Engels, qui nécessite la lutte des classes et la suppression du capitalisme.
- Le communisme russe (ou bolchevisme) développé par Lénine, avec la suppression de la propriété privée.
- Le socialisme réformiste (par opposition à révolutionnaire) rejetant la violence et s’appuyant sur l’Etat pour réaliser la transformation sociale.
- Le socialisme autogestionnaire ou libertaire, partisan de la suppression immédiate de l’Etat et qui, au sein de la classe ouvrière, défend l’autogestion et le fédéralisme.
- Le socialisme démocratique, apparu après la Seconde Guerre mondiale, est issu du socialisme réformiste. Il préconise des réformes sociales pour améliorer la situation des salariés et de ne transférer à la collectivité (nationalisation) que les moyens de production les plus importants. On le retrouve dans les partis "socialistes", "travaillistes", "socio-démocrates" européens.

Le projet global du libéralisme, mis en oeuvre à partir des années 80, consiste à transformer la société pour qu’elle réponde pleinement aux exigences du capitalisme :

- libre circulation des capitaux,
- mise en concurrence des travailleurs et nivellement par le bas des salaires et droits sociaux,
- suppression de services publics,
- suprématie absolue de l’économie.

Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales, comme l’OMC ou le FMI qui par leur supranationalité échappe à toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes écoles où aucune autre vision n’est étudiée. Il est la seule logique des grandes entreprises et du capitalisme et tend à devenir la seule référence des gouvernements, de droite comme de gauche.

Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d’échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.

Alors, socialistes, nos dirigeants ? Laissez-moi rire !

 Chien Guevara

Laïcité et « extrême droite »

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L’extrême droite est épatante. Depuis un peu plus de deux siècles, non seulement elle a rompu avec l’ancien ordre des choses qu’elle défendait contre les forces subversives d’une modernité conquérante, mais, ô ironie de l’Histoire, elle s’est muée en championne du monde le plus bourgeois, c’est-à-dire le moins aristocratique qui soit.

J’entends évidemment le terme « aristocratique » dans son acception littérale, ce qui incarne l’excellence dans l’existence. Valeur éminemment subjective, comme il va de soi, à l’encontre de l’usage comptable et rationaliste de la pensée. La première forme de contestation de l’Ordre bourgeois est l’expression fraîche et joyeuse, sinon furieuse, du for intérieur contre la volonté de le réduire à l’état marchand ou technique.


Dernièrement, donc, cette "extrême droite" s’est avisée que la « laïcité » était un bon cheval de bataille. Les débats polémiques autour de la question du foulard, du niqab, des prières de rue, des minarets, voire du « pain au chocolat », ont servi de champ de bataille « identitaire », que la « toile » cybernétique a recouvert par le truchement de sites virulents, dont les plus connus sont par exemple fdesouche et Riposte laïque. Ce « combat » est, bien sûr, entrepris pour des raisons stratégiques d’opportunité, parce que cette notion est une arme singulièrement redoutable pour s’attaquer à l’islam, et, partant, à l’immigration (toujours dans l’optique du troupeau et de la « race »), mais aussi en fonction d’un postulat de fond, qui implique, comme principe, que la civilisation occidentale est supérieure aux autres « cultures ».

Le mot « laïcité » lui-même est piégé, car il fait référence à une donnée idéologique et culturelle, qui a servi de drapeau à la troisième république anticléricale. La similarité lexicale ne doit pas cacher ce que la situation du début du XXe siècle et ce commencement du XXIe ont de différent. La loi de 1905, si elle reléguait la foi religieuse dans la sphère privée, n’interdisait pas l’expression rituelle, cultuelle, sur la voie publique, ni l’ostentation de vêtements ou de signes religieux, pour peu que de telles manifestations ne suscitassent pas de trouble, ni n’attentassent à l’ordre républicain.

Paradoxalement, en tout cas en France, l’ordre politique contemporain, qui a hérité manifestement, et contrairement à certains de nos voisins européens, de la rage jacobine et illuministe antireligieuse (la religion étant la superstition, l’obscurantisme, et l’Eglise, l’ « infâme »), tolère, et même encourage les exhibitions de « choix » intimes, comme la sexualité, les « différences » de mœurs, de goûts et de couleurs, les « coming out », pour employer un terme anglo-saxon qui lui sied bien, tandis que la croyance religieuse doit être remisée dans l’intimité la plus secrète, tout au fond du foyer, comme l’usage éventuel de la cigarette ou du flacon d’alcool. Cette particularité bien française, militante, est en parfaite contradiction avec la tendance postmoderne, dont l’expression la plus visible est la société américaine, généralement anglo-saxonne, qui ne voit aucun inconvénient à laisser aux choix confessionnels toute visibilité. Du reste, même en Europe, où, parfois, tel en Allemagne, et même en Alsace, les prêtres et pasteurs sont fonctionnarisés, l’idéologie antireligieuse française apparaît comme une anomalie.

Ce n’est pas qu’il faille vanter la société multiculturelle, à l’américaine, laquelle repose sur une évolution historique différente de la nôtre. L’on sait combien les fondateurs du Nouveau monde, marginalisés en Europe, ont défendu le principe de libre expression confessionnelle (contre l’emprise « diabolique » d’une Eglise universelle et « totalitaire »), et que la société libérale marchande bannit les liens traditionnels et « organiques ». Mais il est évident que l’évolution actuelle du concept de laïcité, tel qu'il est utilisé, risque d’entrer en contradiction avec la tendance lourde du monde contemporain, voué étrangement à déployer toute un éventail de « ressourcements » spirituels les plus disparates.

Il se peut que cette laïcité, qui se veut un espace de « tolérance », ne soit plus qu’une coquille vide, où justement la tolérance ne serait pas possible parce qu’aucune force contradictoire ne s’y déploierait. La vie sociale, si l’on adopte cette version aseptisée de la neutralité, sera aussi froide et lisse que l’univers artificiel d’un supermarché, où il n’est question de prendre parti pour telle ou telle lessive que pour des raisons utilitaires. A moins que l’on ne soit sensible qu’au slogan qui voudrait que l’une lave plus blanc qu’une autre…

Dans l’attirail argumentaire des partisans de la « laïcité », pirouette faussement historique qui leur permet de se rattacher à la haute tradition, le christianisme est invoqué comme source de la séparation de Dieu et de César. On part évidemment là d’une citation fort connue de Jésus-Christ, à l’occasion de la remise de taxes. On peut aussi se référer au célèbre essai de Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde, qui, reprenant l’analyse de Max Weber sur le destin du christianisme, y a vu la Religion qui ouvre la possibilité d’un monde areligieux, une religion de la sortie de la religion. Outre que, dans la réalité, le christianisme n’a jamais prôné, ni pratiqué, la séparation de la religion et de la politique, hormis, justement, dans des temps tout récents (il n’est qu’à lire attentivement saint Augustin, et même La Cité de Dieu, pour s’en rendre compte), il n’est pas certain que la « sortie de la religion » aboutisse mécaniquement à la « laïcité », qui est une version humaniste (au sens premier : humano-centrée) du champ politique. Car, de tout temps, la politique, qui possédait une autonomie par rapport au sacré, en était cependant redevable. L’extraction du champ religieux débouche plus sûrement sur l’indifférence, et la frilosité devant tout engagement véritable, qu’il soit spirituel ou politique. L’abstention actuelle, l’effondrement des partis et des syndicats, et la mode de la religion à la carte, selon une version individualiste et hédoniste, en tout cas volatile, montrent que cette passivité, ce manque d’implication existentielle, concernent tous les champs de l’existence (sans parler du domaine amoureux…). Un militant politique de 1900 apparaîtrait, à notre époque, comme un moine fanatique !

Le pire est sans doute la récupération de cette « laïcité » par une certaine extrême droite (à la suite d’une certaine gauche) comme marqueur de la société occidentale, et signe de sa supériorité.

Bizarrement, plusieurs militants « laïques » se réclament du christianisme (et, de leur point de vue, sans aucun fondement, car les tares qu’ils croient déceler dans le Coran peuvent très bien se retrouver dans l’Ancien et le Nouveau Testament, sinon même dans l’Histoire du peuple hébreu et de l’Eglise militante). De fait, l’offensive contre les postulats supra-humains de l’Islam se révèle comme un rejet de toute vraie religion. Entendons-nous : pour peu que l’on prenne au sérieux tout engagement de cet ordre, il peut paraître normal d’envisager toutes les sphères de la vie humaine, y compris l’engagement politique, comme étant sanctionnées par des principes spirituels. Jusqu’aux Présidents « modernes », tels Giscard et Mitterrand, il paraissait aller de soi que le chef de l’Etat, sans se compromettre outre mesure, pouvait publiquement communier. Cela n’empêchait pas que le politique reprenait ses droits. Qu’il existe des imams dans l’armée, ou dans les prisons, je ne vois pas où est le scandale. Et depuis Antigone, de Sophocle, on sait que la loi éternelle de la Divinité est supérieure à celle des hommes. De fait, ce que l’on reproche aux musulmans, de prendre au sérieux leur foi, c’est justement ce qui était visé, chez les catholiques, par les athées les plus agressifs.

On laissera de côté les insultes, calomnies, propos diffamatoires et autres propos d’égouts qui sont destinés à rabaisser les musulmans (à l’exception notoire des autres religions). Ce qui, étrangement, suscite quelque interrogation, c’est la réactualisation du préjugé raciste de la République des Jules, au moment de la colonisation. Voilà ce que disait Jules Ferry, le 28 juillet 1885, à l’Assemblée Nationale :  » Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures [...] parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. [...] »  Comme le faisait remarquer Alexandre Douguine dans son essai  La Quatrième théorie politique, ce « racisme » civilisationnel a été repris par l’Occident, le point déclinant du nihilisme moderne, pour justifier, au nom des « droits de l’homme », l’entreprise de conquête et d’arraisonnement libéral du monde.

Il est amusant, au demeurant, que l’on invoque les prétendues vertus, individualistes, humanistes, libérales (au sens de la liberté d’expression), égalitaires etc. d’une civilisation qui a livré l’homme à la solitude existentielle au sein des foules, à l’uniformisation marchande, à la destruction de son environnement et de sa vie, à la haine nationaliste, aux camps d’extermination, à la bombe atomique et aux délices de la publicité et de la pornographie.

Le monde postmoderne présente des enjeux inédits dans l’Histoire, car la déréalisation du monde a rendu l’homme problématique. Il est difficile, sans vouloir mentir aux autres et à soi-même, de formuler des solutions, notamment au sujet de la question de l’immigration et du « choc des civilisations ». La redécouverte de notre identité suppose que nous l’ayons perdue, peut-être irrémédiablement. On ne choisit plus de devenir ce que l’on était jadis sans y penser, de façon « naïve », pour ainsi dire. La clarification de notre être au monde, en tant que peuple et que Nation, demande sans doute tout un jeu de redéfinitions. Mais c’est un vaste programme.

Toutefois, il est nécessaire, si l’on veut vivre, si l’on veut tenter de vivre, comme disait Paul Valéry, de s’appuyer sur des valeurs sûres, sur un socle de marbre. Et, pour ce qui me concerne, en tant qu’adepte de la Tradition, il me semble que demeurent d’abord l’honneur, puis le sens de la singularité, autrement dit ce qu’Evola nomme la « différenciation ». J’y vois une application des préceptes qui inspiraient ce que l’on appelait, au XVIIe siècle, l’ « honnête homme ». On s'en tiendra à ce principe simple et solide comme le roc.

 Claude Bourrinet

 

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La guerre civile, vraiment ?

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Le premier mai 2013, Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris, a dénoncé, sur BFMTV, le projet de Marine Le Pen, "un programme de guerre civile, d'abaissement de la France". "Avec sa politique totalement négative qui nous amènerait à la sortie de l'euro, à ramener les immigrés à la frontières, à réduire massivement la fonction publique, c'est la guerre civile", a-t-il précisé.

L'ancien premier ministre de Sarkozy, François Fillon, en a remis une couche, puisqu'il considère, contrairement à son ancien patron, « que le FN est en dehors des limites du pacte républicain tel qu['il] le considère.»

Ces derniers mois, l'évocation de 1789, du 6 février 34, voire d'un anti-mais 68, a nourri les plumes des commentateurs en peine de traduire en termes clairs les phénomènes de contestations multiples qui ont agité la rue contre le gouvernement Hollande, des « anti-mariages pour tous » aux protestations sociales contre les réformes libérales contraires aux traditions de gauche.

Une rhétorique tapageuse a envahi les ondes et les écrans, comme si l'on ne pouvait exister médiatiquement que par la parodie langagière du carnage. On a entendu Frijide Barjot, l'égérie de la croisade contre le mariage gay, politicienne en diable et nouveau Machiavel du ruisseau, promettre du sang. « En France, ça va être la guerre civile , Monsieur le Président ! », prédit-elle. Christine Boutin, qu'on a vu groggy dans le caniveau à la suite d'une charge policière – tempête, après la validation, le 12 avril, à mains levées, de cette fameuse loi : « Les colères multiples et grandissantes du peuple de France » annonceraient une « guerre civile ». Et, réincarnation de Jehanne, de clamer un mot d'ordre plein de promesses guerrières : « Tous à Paris le 26 mai ! » Il faut amener sa kalachnikov, Christine ?

Mais ces pétroleuses n'ont rien inventé. Maxime Tandonnet, par exemple, le 19 janvier, sur Atlantico, s'interrogeait : « Guerre civile ? Le grondement sourd de la révolte des Français contre la trahison des élites ». Philippe Simmonot, sur Nouvelles de France, le 9 mars 2013, titrait son article : « François Hollande et la nouvelle guerre civile ». Guillaume Larrivé, député UMP de l'Yonne, le 14 mars, mettait en garde : « L'impuissance d'une classe politique perdue dans des querelles subalternes nourrit la désespérance des Français, qui pourrait déboucher sur le pire ».

Mais quelques mois auparavant, le 5 novembre 2012, sur Boulevard Voltaire, Roberd Ménard n'intitulait-il pas son article : « Vers la Guerre civile » ? Eric Dechavanne, le 28 avril 2012, pendant la campagne électorale, se demandait si, par antisarkozysme, « la presse de gauche ne [cherchait] à créer une guerre civile ». Et en juillet 2010, lors des émeutes de Grenoble, Eric Zemmour, Elisabeth Levy, le Front national, n'ont-ils pas vu dans ces tensions communautaires, durant lesquelles on a tiré avec des armes de guerre sur les policiers, les prémices d'une guerre civile ? On se demanda alors, comme plus tard à Marseille, gangrenée par les gangs, s'il ne serait pas judicieux de faire intervenir l'armée.

La France va-t-elle sombrer dans les affres d'une guerre interne, dont on sait qu'il n'en est pas de pire conflit, de plus haineux, et de plus sanglant ? Faut-il faire la part de l'esbroufe et de la manipulation, voire de la sottise ?

S'il est vrai que la mémoire historique française, volontiers enivrée de mots, embuée d'idéologie et versant à l'occasion dans la mystique et le fanatisme, présente les luttes politiques comme des affaires eschatologiques, des duels entre le Bien et le Mal, et que l'on a toujours eu du mal, malgré une fraternité revendiquée, à nous aimer nous-mêmes, il semblait bien que la modernité eût atténué, par l'amollissement des mœurs et la domestication par la consommation, les velléités de sauvagerie militante.

Et c'est bien au fond ce qui est advenu depuis les années cinquante. Le nombre des morts, jusqu'à cette parodie de révolution que fut mai 68, en atteste l'évolution : le combat politique est parvenu, sinon au consensus, du moins à un vide étonnant, aussi efficace qu'un soporifique puissant. On ne se tue plus, parce qu'on n'en a plus ni l'envie, ni la force. Et encore faudrait-il, dans ce cas, imaginer sa propre mort, ce que nos contemporains ne font plus qu'avec horreur et dégoût. La Guerre civile exige plus de sang dans les veines.

La rhétorique sans-culotte, communarde ou cagoularde, putschiste ou blanquiste, les coups de menton dignes de camelots ou d'anarcho-syndicalistes attendant le Grand Soir, ou la prise du parlement, ou une immense ratonnade, ne sont à prendre que pour ce qu'ils valent. Le plus intéressant est, en l'absence de tout sérieux militaire (combien de divisions ? quelles armes ? sous quel drapeau ? quel programme ? quels chefs ? etc.), de se demander à quoi ils servent.


Les plus virulents dans l'usage de ces diatribes vengeresses, ce sont les partisans de la « Reconquista » contre l' « invasion » islamiste. On frise-là l'hystérie pure et simple. Puisons au hasard quelques citation d'un article paru sur le site de Riposte laïque. Je n'ai pas pris la peine d'en faire connaître l'auteur, tous les texte de cette maison cybernétique de disjonctés se valant, et se répétant ad nauseam.

Dans cet article, donc (qu'il est facile de retrouver), fort long, et dont j'ai tronqué certains passages dont la truculence (involontaire) aurait mérité d'être partagée par tous, on a le mérite de mettre les points sur les i (comme islam), et il faut loué la ferveur furieuse avec laquelle tout cela est asséné (Heureux les simples d'esprit!).

Ainsi prédit-on : « Seule une révolution populaire peut encore sauver la France d’une islamisation fatale. » Fichtre ! Voilà qui est clair, et l'auteur ne nous cache pas la situation tragique (« fatale») dans laquelle nous nous trouvons.

Les arguments de l'auteur de ce brûlot ne peuvent, évidemment, qu'anéantir tout contradicteur : après avoir invoqué Jules Ferry, qui se targuait de civiliser les « races inférieures » (autrement dit, en « langage politiquement correct » - et l'on a là tout l'enfumage propagandiste d'un Occident conquérant ! - :  « Les civilisations avancées (notamment sur les droits de l’homme) ont le droit et le devoir d’amener à leur niveau d’évolution celles qui sont en retard. ») (dixit), il nous livre une concaténation impressionnante (à la manière d'Obertone), et pour tout dire assommante : « la construction de mosquées et leur inauguration officielle par le ministre socialiste de l’intérieur », « la construction d’un Institut des Cultures d’Islam (doublon de l’Institut du Monde Arabe déjà existant) par la mairie socialiste de Paris », « la célébration officielle de l’Aïd également par la mairie socialiste de Paris », « la rupture du jeûne par des ministres socialistes du gouvernement Hollande », « les forces de l’ordre désavouées lorsqu’elles sont agressées par des musulmans (émeute pour une niqabée à Marseille il y a quelques jours) », etc., « l’islam, idéologie guerrière et criminogène » (!), « aimant la mort comme nous aimons la vie » (dixit!), « homophobe, antisémite, sexiste, pédophile et esclavagiste, idolâtre (la Pierre Noire de la Qaâba), sectaire (apostasie punie de mort) et totalitaire, cruelle envers les animaux (abattage rituel halal, maltraitance des chiens…), cruelle envers les humains (égorgements, lapidations, mains coupées, mutilations sexuelles…), par conséquent barbare, barbare dans son texte fondateur le Coran, barbare dans les recueils de la Sunna (Hadiths et autres) », « Mahomet, assassin, violeur, pédophile, voleur de caravanes, rétrograde sur tous les plans, en retard de 1400 ans sur les avancées sociales et humanistes de notre civilisation ». On appréciera la finesse et la pertinence de ces élucubrations de fous, mais on se dit qu'on ne fait pas un tueur avec du raffinement (hormis sans doute dans l'art d'occire).

D'où la conséquence : « Seul un soulèvement populaire, voire une révolution, pourrait, aux yeux de certains, nous permettre de sauvegarder nos acquis républicains ».


Stratégiquement, sous quelle forme cette « révolution » peut-elle s'effectuer ?

« Le réseau informel qui relie les résistants […] pourrait permettre une action commune imprévisible ». « Un réseau informel s’est établi, une sorte de maquis virtuel de résistants, sans leader, échappant à tout contrôle ». « Il suffirait peut-être d’un mot d’ordre relayé instantanément par Internet à tous ces résistants pour les entraîner dans des actions simultanées pour une Reconquista du pays, et en premier lieu pour renverser le pouvoir collaborateur en place ».

On aura noté la référence terminologique à la Résistance, usurpation significative de la confusion idéologique présente (par exemple un Sarkozy rendant hommage au maquis du Vercors, lui qui a contribué au démantèlement, avec son successeur, du programme social du Conseil National de la Résistance), ainsi que l'imitation (volontaire?) du fameux pamphlet « L'insurrection qui vient ».

Usurpation parce que, si la racaille de banlieue est loin d'être une « chance pour la France », on en conviendra, et que l'immigration a grevé l'économie française et déséquilibré ses relations sociales et culturelles, il s'en faut de beaucoup que les musulmans et leurs associations aient quelque ressemblance avec les troupes de SS et la Gestapo ! Il faut vraiment être de mauvaise foi pour prétendre que les troubles de quartier et les trafics nauséabonds rappellent les « heures sombres de notre Histoire », et que Christine Tasin, Notre Dame des égouts, a l'envergure et la grandeur, sinon l'intelligence, d'un Charles de Gaulle, pour ne parler que du plus prestigieux des résistants au pétainisme, mouvement avec lequel Riposte laïque a probablement davantage d'accointances !

Mais des « faits divers » aussi « significatifs » que la révolte contre la présence de Roms sont aussi invoqués, par exemple par Robert Ménard, dans son article du 5 novembre, pour annoncer les prémices de la guerre civile (à Marseille, dans la cité des Créneaux, des heurts entre cette communauté et des résidents maghrébins excédés, et dans les rues de Hellemme, en banlieue de Lille, la révolte des habitants contre un maire trop complaisant...).

Guerre civile, ou guerre ethnique, donc ?

La libanisation se profilerait. Les références à notre passé deviendraient alors obsolètes, et nous tendrions alors vers un état qui se généralise sous le signe du « choc des civilisations », réalité sans doute envisageable, si les représentants de la « diversité » étaient, dans leur ensemble, autre chose que des aspirants à la consommation de masse, comme tout français de souche américanisé, et que la racaille banlieusarde, loin d'être islamisée, n'était pas adepte d'une sous-culture importée de Nouillorque, comme la sous-culture bobo nous vient de Los Angeles.

Un autre facteur de « Guerre civile », beaucoup plus convaincant, est souligné : la crise, la paupérisation progressive du peuple, la précarisation des personnes, et, parallèlement, la perte d'identité d'un peuple ancien, européen, chrétien, de tradition gréco-latine, l'abandon, par les élites, de la souveraineté de la Nation, de son indépendance, de sa puissance, au profit des multinationales, de la finance apatride, et de l'hyper puissance américaine.

Indéniablement, s'il faut chercher la genèse du malaise qui réduit les Français à la « désespérance », il est sans doute nécessaire de la trouver dans ce traumatisme, souvent inconscient, qui traduit le contrecoup d'une chute dans les abîmes de l'oubli historique, « destinal », et le déshonneur de l'asservissement et de la vassalisation.

Car la guerre existe, elle est bien là, dans la vie publique, mais aussi dans notre vie quotidienne, et jusque dans nos consciences et nos cœurs. Les Français ne le savent pas, mais ils éprouvent cette guerre, comme les mélancoliques, les « déprimés », comme l'on dit, subissent dans leur corps et leur esprit, les douleurs de leur existence, ou de l'anéantissement de celle-ci.

A l'échelle nationale, c'est bien là notre fatalité. Il ne sert de rien de chercher pathétiquement un bouc émissaire à notre chagrin, à notre auto-destruction. S'en prendre aux immigrés, fantasmer sur l'islam (qu'on connaît mal), s'engluer les méninges dans les écumes de haine et de mépris, ne nous sortiront pas d'un pas de notre malheur. La France, héritière de l'humanisme antique et de la générosité catholique, et, admettons, de la Révolution, ne saurait, sans se renier, verser dans le ressentiment et la lâcheté. C'est là le véritable esprit de la Résistance.

Mais peut-être au fond ces stratégies d'affrontement ne visent-elle qu'une chose : tout en éludant les vraies causes de la désintégration (libérale), elles servent à jeter les bases d'un Etat sécuritaire démagogique, manipulant les masses, et assurant le maintien et l'omnipotence de ceux qui veulent, in fine, universaliser le règne de la marchandise (confondu avec une certaine laïcité) et instaurer, en Occident, dans un premier temps, un Etat transnational, « humaniste », capable de rétablir l' « ordre », comme le shérif, Manuel Valls hypertrophié, dans un village du Far West, où les habitants ont la fâcheuse habitude de s'étriper. La rhétorique de la Guerre civile aura, dans cette optique, été d'un utile secours...

 

Claude Bourrinet

 

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UNION SACREE DES PATRIOTES : PRES D'UN MILLIER DE NATIONALISTES DANS LES RUES DE PARIS POUR CELEBRER JEANNE D'ARC, COMMEMORER SEBASTIEN ET COMBATTRE LE MONDIALISME !

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Ce dimanche 12 mai, à 10 h 00, c'est près d'un millier de militants nationaux et nationalistes qui a répondu présent, Place de la Madeleine, à l'appel des mouvements 3e Voie, Nouvelle Droite Populaire, Europe Identité, France nationaliste, Réseau identitaire, MNR, et bien d'autres pour manifester contre le mondialisme.

 

Cette démonstration de force de la résistance patriotique s’est déroulée sans incident. Le cortège unitaire, ouvert par une grande banderole sur laquelle on pouvait lire « UNION SACREE DES PATRIOTES CONTRE LE MONDIALISME », avait une fière allure en cette belle matinée ensoleillée. Des centaines de drapeaux tricolores ainsi que ceux aux couleurs de nos provinces de France donnaient un air festif à la manifestation. Il est vrai que dans la période sombre que traverse notre pays, un an après le retour aux affaires des socialistes, ce cortège était de nature à redonner l’espoir aux militants et aux Parisiens qui étaient venus nombreux sur les trottoirs de la rue de Rivoli pour l’applaudir.

 

Au mois de février dernier, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale et membre du Bureau de la NDP, avait appelé, à l’issue d’une manifestation devant le Panthéon, à la constitution d’un vaste front nationaliste et populaire unitaire contre le mondialisme. Trois mois plus tard ce front est en train de prendre forme. Le climat d’agitation qui se développe à travers le pays étant de nature à accélérer les choses.

 

Inquiet de voir se développer un tel mouvement, le pouvoir socialiste, à la solde des mondialistes, se devait de réagir. C’est ainsi qu’il tenta une grossière provocation en envoyant ses chiennes de garde, les Femens, narguer, sous la haute protection des forces de police massivement déployées, les patriotes qui arrivaient Place des Pyramides, là où se trouve la statue de Sainte Jeanne d’Arc, héroïne de la Patrie. Quatre péronnelles, les seins à l’air, ont déployé d’un balcon situé au quatrième étage d’un immeuble donnant sur cette place, une banderole sur laquelle on pouvait lire « Sextermination (?... il faudra nous expliquer) for nazism ». Visiblement, elles ne savent pas parler français, mais elles ont la prétention de donner des leçons aux Français... incroyable.

 

Nous avons aussitôt compris la manœuvre. Le pouvoir, comptant sur la légitime exaspération des manifestants qui arrivaient en masse, voulait les disperser avant que les responsables des organisations nationalistes prennent la parole. Cela aurait pu marcher mais les provocateurs de la bande à Manuel Gaz n’avaient pas prévu l’efficacité et le sang-froid du service d’ordre des JNR qui réussit à éviter tout affrontement direct avec les CRS en s’interposant afin de protéger les patriotes. Piteusement, au bout d’une heure, les quatre folles dégagèrent de leur balcon (en fait celui d’un appartement appartenant à l’administration - comme c’est curieux !) grace à l’intervention des pompiers et disparurent subitement dans un car de police. Pitoyable rôle que celui de petites domestiques de l’hyperclasse apatride….

 

L’ordre revenu, le meeting pouvait donc commencer. Et ce fut un grand moment. Se succédèrent à la tribune : Hervé Van Laethem, dirigeant du mouvement Nation, Roland Hélie, notre directeur, Richard Roudier, animateur du Réseau identitaire et président de la Ligue du Midi, et Serge Ayoub, porte-parole de 3e Voie et principal organisateur de cette grande et belle manifestation de la France française.

 

Très bientôt vous pourrez suivre ces interventions sur ce site.

 

Le 12 mai 2013 aura été une nouvelle occasion pour les nationalistes de prouver leur force et leur volonté de se rassembler. Au-delà de la contestation actuelle contre la dénaturation du mariage, il est temps de proposer une alternative crédible au système qui, depuis trop longtemps, veut détruire nos identités, nos libertés et les fondements de notre civilisation. Comme l'a proclamé Roland Hélie en concluant son discours : « Combattre la loi Taubira, c’est bien. Abattre l’idéologie mondialiste, c’est mieux ! ».

 

Et comme chez nous ça se termine toujours par une fête, c'est dans une ambiance de franche camaraderie que plusieurs centaines de jeunes nationalistes (et de moins jeunes) se sont retrouvés dimanche après midi pour assister à un concert donné par nos amis italiens du groupe Drizzatorti, venu spécialement de Rome, et par notre Cher Dr Merlin... et au diable les Femen !

12/05/2013

C’est l’histoire d’un électeur… à Villeneuve-sur-Lot !

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Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

 

Il fut un temps où un commerçant en faillite se tirait une balle dans la tête, moins pour échapper à ses créanciers que pour laver son honneur et préserver ce qu’il estimait primordial pour ses proches : l’honneur de son nom. Idem pour un militaire vaincu. Mais comme on dit actuellement : « Ça, c’était avant ! »

La preuve par Jérôme Cahuzac.

Certes, l’ex-député, ex-ministre, ex-membre du Parti socialiste, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale pour avoir détenu et avoué avoir possédé un compte bancaire à l'étranger, n’est ni un ex-commerçant, et encore moins un ex-militaire. Un simple politicien. Mais quand même ! À défaut de se loger quelques centimètres de métal dans la tronche, on aurait pu s’attendre de sa part à un retrait de la vie publique… ou tout au moins à une discrétion, même passagère.

Que nenni ! Après avoir laissé durer le suspense sur la récupération – comme la loi le lui autorisait – de son siège de député auquel il a finit par renoncer, toujours avec la moue dédaigneuse qu’il affiche en permanence, il laisse désormais planer le doute sur sa possible candidature à la législative partielle des 16 et 23 juin prochain de sa circonscription du Lot-et-Garonne…

Et pour que tout un chacun comprenne bien ses intentions – en tout cas, celles de prouver qu’il est toujours là et bien là – il est venu samedi matin arpenter les allées du marché de Villeneuve-sur-Lot. Comme au bon vieux temps, celui où il était le tout puissant député-Maire. Serrant des mains, distribuant ses compliments et ses commentaires. Et Jérôme Cahuzac a prouvé qu’il ne volait pas seulement les contributions directes, mais aussi la vedette… au Front de gauche qui, inaugurant une permanence dans la ville, a vu les journalistes venus pour l’occasion, s’envoler dans sa direction, sitôt sa présence connue.

L’attitude du personnage soulève évidemment bien des questions… Qu’est-ce qui peut bien le pousser à pourrir ainsi la vie de ses anciens copains socialistes ? Le sentiment d’être lâchés par nombre d’entre eux tout aussi coquins que lui, voire même davantage… ou faire pression sur les mêmes afin de se négocier un avenir le plus confortable ou le moins désagréable possible ?

Ou alors la conviction que rien n’est encore perdu. Soit la possibilité d’être réélu dans un mois au nez et à la barbe d’un pays indigné, mais où il est de notoriété publique qu’« impossible n’est pas français. »

La circonscription, en effet, n’est guère « à droite » : depuis 1988, le Parti socialiste ne l’a cédé qu’a un centriste (de l’UDF à l’époque)  entre 2002 et 2007… et Jérôme Cahuzac, après l’avoir emporté avec 52,08 % des suffrages, y a été réélu en 2012 avec 61,48 %.

Le candidat désigné par le Parti socialiste claironne, fort de ses chiffres, qu’il est confiant… Mais l’étiquette du parti à la rose est-elle vraiment si porteuse que cela depuis un an ? Outre le plongeon de la cote de popularité du locataire de l’Élysée et de son inexistant Premier ministre, le « scandale Cahuzac » n’a sans doute pas été sans répercussion sur l’électorat socialiste dont était tout de même issu la brebis galeuse qui n’entend pas se laisser clouer au pilori de l’infamie sans mots dire… et sans maux collatéraux.

Tout peut donc dépendre sur place de l’existence des réseaux d’influence de Jérôme Cahuzac… ou de ce qu’il en reste ! Que ses obligés soient nombreux – et pourquoi pas ! — et se mobilisent comme il faut, le personnage peut très bien décrocher au minimum un ticket de second tour. Ce qui serait déjà acquérir une légitimité pour reprendre pied sur l’échiquier politique français… et préparer un futur retour à l’Assemblée nationale, que ce soit dès le 23 juin prochain… ou plus tard.

Car l’électeur, dégoûté par la classe politique, toute étiquette confondue, peut créer la mauvaise surprise par simple esprit de représailles. Rappelons-nous le précédent Coluche… L’humoriste avait annoncé sa candidature, à poil et une plume dans les fesses… et avait persisté, soutenu à l’époque par l’équipe d’Hara Kiri, emmené par le défunt professeur Choron. Il fut rapidement crédité de 15 % des intentions de vote dans les sondages(1) et obtint sans difficulté plus de 500 signatures d’élus pour le parrainer.

Certes, le « mec » finit par retirer sa candidature, mais son « histoire »(2) avait tout de même soulevé un vent de panique dans la classe politique de l’époque : celle-ci avait bel et bien failli être ridiculisée.(3)

Imaginons qu’un Jérôme Cahuzac, voleur avoué, parjure devant ses pairs de l’Assemblée nationale et, bien plus grave pour le système, « les yeux dans les yeux » devant un procureur de la « Cour médiatique »(4) soit reconduit à l’Assemblée nationale par une majorité d’électeurs…

Existerait-il pire scénario pour l’UMPS ?

On se prend à rêver d’être électeur de Villeneuve-sur-Lot…

Notes

(1) Le 14 décembre 1980, un sondage publié par Le Journal du dimanche le crédite de 16 % d'intentions de vote.

(2) Allusion à un sketch célèbre de l’humoriste : C’est l’histoire d’un mec…

 

(3) Michel Debré, ancien Premier ministre et père de l’actuelle Constitution française et candidat à l’élection présidentielle, était alors crédité de quatre fois moins de suffrage que Coluche.

(4) Sur BFM TV, devant Jean-Jacques Bourdin, le 8 février 2013.

© Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soit indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».

08/05/2013

Chronique de la France asservie et… résistante

3350149693.jpgRobert SPIELER.

 

RIVAROL N° 3092 du 3 mai 2013

 

LE SITE Atlantico a obtenu une vidéo tournée en cachette du « Mur des Cons » du Syndicat de la magistrature. Les photos des ennemis de ce syndicat, ennemis à abattre, sont exposées à la façon dont les maoïstes exposaient les portraits de leurs ennemis sur les murs d’infamie, avant de leur faire un sort. Parmi eux, de nombreux hommes politiques de droite, des intellectuels, des journalistes…

 

IL FAUT DISSOUDRE LE SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE !

 

Le Syndicat de la Magistrature, créé en 1968, représente un tiers des magistrats de l’ordre judiciaire et avait appelé en 2012 à voter contre Nicolas Sarkozy. Christiane Taubira, la garde des Sceaux, avait d’ailleurs ouvert son 46e Congrès en novembre dernier. Sur le « Mur des Cons » sont exposées des dizaines de photos de personnalités classées à droite (du moins aux yeux du syndicat). On y retrouve Nicolas Sarkozy, mais aussi, Eric Woerth, Edouard Balladur, Nadine Morano, François Baroin, Luc Chatel, Michèle Alliot-Marie, Luc Ferry, Eric Besson, Christian Jacob, ou encore Patrick Balkany. Et puis, ma Christine y figure ! Mais pas Marine Le Pen… Certains sont cependant marqués d’un signe supplémentaire d’infamie : un autocollant du Front National. Le portrait de l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux est souligné d’une mention qui se veut particulièrement injurieuse : « L’homme de Vichy ». Certains intellectuels, tels Jacques Attali, Alain Minc, Guy Sorman, ou encore Alexandre Adler, y figurent. On notera qu’ils sont tous juifs. D’où l’épouvantable question que les media n’ont pas osé poser : le Syndicat de la Magistrature ne serait-il pas antisémite ? Des journalistes ont aussi droit à l’opprobre : Eric Zemmour, bien entendu, l’ancien directeur du Figaro Etienne Mougeotte, et l’ancien patron de TF1, Patrick Le Lay ; l’éditorialiste du Figaro Yves Thréard, la journaliste Béatrice Schoenberg (épouse à la ville de Jean-Louis Borloo) ou encore le présentateur David Pujadas. Et… honneur à lui, Robert Ménard ! On se demande ce que fait là Pujadas, qui est un cireur de pompes de grande envergure. La liste n’est pas close. Le Mur des cons est d’ailleurs évolutif. Chaque magistrat syndiqué est invité à y placarder une prochaine victime : « Avant d’ajouter un con, vérifiez qu’il n’y est pas déjà ». L’ancien ministre de l’Education nationale, Luc Ferry, commente avec humour : « Je suis scotché. »

 

 

 

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LE GÉNÉRAL SCHMITT, PÈRE D’ANNE-LORRAINE EST UN “CON”

 

Philippe Schmitt, général en deuxième section, figure sur le Mur des cons du Syndicat de la Magistrature (SM). C’est Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne (hebdo plutôt de gauche) qui le raconte. Philippe Schmitt a eu le désagréable surprise de s’y découvrir. Qu’a-t-il fait pour être ainsi jeté aux chiens ? Philippe Schmitt est le père d’Anne-Lorraine, assassinée de 34 coups de couteau dans le RER D, le 25 novembre 2007, par un récidiviste Thierry Devé-Oglou, condamné depuis lors à la réclusion à perpétuité. Anne-Lorraine se destinait au journalisme et se passionnait pour les questions de défense. Depuis sa mort, un prix portant son nom est décerné chaque année par l’Association des journalistes de défense (AJD). A la suite de ce drame, Philippe Schmitt a critiqué « les libérations irresponsables de violeurs récidivistes et le laxisme de certains juges d’application des peines » et s’est, avant de s’en éloigner, engagé au sein de l’Institut pour la Justice — un organisme plaidant pour une plus grande répression. Voilà, aux yeux du SM, les preuves de sa “connerie”. Constatant avec « stupeur et profond dégoût », sa présence sur le Mur des cons, Philippe Schmitt estime que « à travers cet acte, c’est la mémoire de notre fille qu’on insulte, ce sont aussi toutes les familles de victimes qui peuvent ainsi constater le mépris et la haine que ce syndicat de magistrats éprouve à leur égard ». Philippe Schmitt et son épouse ont chargé leur avocat « d’étudier les suites judiciaires à donner à cette lamentable affaire ». Félicitons le journaliste de Marianne pour son commentaire : « Si le Syndicat de la Magistrature conserve son Mur des cons, qu’il n’hésite pas à y faire figurer l’auteur de ces lignes. J’y serai, aux côtés de Philippe Schmitt notamment, en excellente compagnie. » Exigeons la dissolution du Syndicat de la Magistrature ! Guillaume Peltier et les représentants de la Droite forte proposent « d’interdire le syndicalisme dans la magistrature ». Interdisons en effet le syndicalisme dans la magistrature, mais aussi l’appartenance à la franc-maçonnerie !

 

JEAN-LUC MÉLENCHON PREMIER MINISTRE ?

 

Mélenchon, qui ne doute de rien, vient de déclarer sur Europe 1 qu’il se verrait bien à Matignon. La question qui lui était posée était : « François Hollande doit-il vous nommer Premier ministre ? » Mélenchon, a répondu, bravache : « Je travaille à cela. Bien sûr, c’est le but. François Hollande avait une chance de faire quelque chose de bien, il l’a ratée. Il peut se rattraper… Il peut me nommer Premier ministre. Je n’ai pas peur ! » Si Jean-Luc Mélenchon était nommé Premier ministre, j’en connais quelques-uns qui auraient intérêt à traverser le Rhin à la nage. Vite fait…

 

LES DERNIÈRES AVENTURES DE SÉGOLÈNE

 

Ségolène Royal vient d’être nommée vice-présidente de la Banque publique d’investissement (BPI). Un hochet, à vrai dire. Le vrai patron de la banque est Nicolas Dufourcq, le directeur général, avec lequel elle entretient des relations quelque peu tendues. Il y a une semaine, se tenait le deuxième conseil d’administration de la nouvelle entité. Une conférence de presse était programmée à l’issue du conseil. Que fit Ségolène ? Elle quitta précocement la réunion pour donner sa propre conférence de presse. Du coup, l’ambiance est curieusement exécrable au sein de la BPI…

 

LE COLOSSAL LAPSUS DE VALLS

 

Manuel Valls était interrogé, il y a quelques jours, au micro d’Europe 1, sur le mariage homosexuel. Il a commis cette déclaration grandiose : « Quand la droite reviendra au pouvoir, et j’espère que ce sera le plus longtemps possible, il n’y aura pas de remise en cause de la loi sur le mariage homosexuel. » Les Twitters se sont évidemment déchaînés, posant la question : « Manuel Valls, ministre d’ouverture ? ». Et que fit Europe 1 ? Il modifia les propos tenus par le ministre, écrivant sur son site : « Quand la droite reviendra au pouvoir, et j’espère que cela sera le plus tard possible ». Ils sont vraiment sympas, ces journalistes. En attendant, Manuel Valls n’en est pas à sa première gaffe. Récemment invité sur le plateau de France 2, au sujet de l’affaire Cahuzac, il avait déclaré : « Des ministres ont trahi ». Lesquels (en dehors de Cahuzac) ! Des noms !

 

LES “TÊTES DE NAZIS” DES MANIFESTANTS ANTI-MARIAGE HOMOSEXUEL

 

On n’avait pas trop fait attention, mais c’est vrai quand on y réfléchit. « La plupart des manifestants de la manif pour tous ont une tête de nazis ». C’est ce que vient d’écrire Sihem Souid, membre du cabinet du ministre de la Justice, Christiane Taubira, sur son compte tweeter. Et lui, il a une tête de quoi ? Manuel Valls, toujours lui, avait déjà évoqué Vichy pour diaboliser les

manifestants opposés au mariage homosexuel. Alors qu’il avait fait gazer des enfants… Il fallait oser.

 

LA JUSTICE A PERDU LE DOSSIER VANNESTE

 

Christian Vanneste, ancien député, paraît-il de droite, avait, il y a un an, expliqué que le « lobby gay » disposait d’une puissance médiatique parfaitement disproportionnée. Il disait : « Fort de sa domination dans les media, il use d’une désinformation systématique, notamment fondée sur la victimisation des homosexuels ». Vanneste prenait en exemple la « légende de la déportation des

homosexuels en France », propos confirmés par Serge Klarsfeld. Il déclara : « Je nie une politique de déportation des homosexuels français depuis le territoire national, par les Allemands, les collaborateurs ou les autorités de Vichy ». Il ajoutait assez perfidement que beaucoup d’homosexuels n’avaient pas eu à se plaindre de leur situation à cette époque, « à commencer par le ministre de Pétain, Abel Bonnard, et bien d’autres. » En effet. Abel Bonnard, ministre de ce qui deviendra l’« Education nationale » avait droit au beau surnom de “gestapette”… Quant à Benoist-Méchin, il eut l’insigne honneur de rencontrer le Führer à Berchtesgaden, sans que celui-ci ne lui impose le port du triangle rose. Mais revenons à Vanneste. Il avait assigné ceux qui osaient parler à son sujet de “négationnisme”. Prudent, il avait cependant déclaré n’avoir jamais « nié la déportation, ni les six millions de victimes de la Shoah », rappelant les propos très forts qu’il avait tenus à Auschwitz, au nom du groupe UMP. Oui, mais cela n’avait pas suffi… Le magazine L’Express avait cependant usé à son encontre de ce terme abominable : “négationniste”. Du coup, Vanneste, pas content, avait porté plainte. Le procès devait avoir lieu. Mais le procès n’aura pas lieu. Pourquoi ? Eh bien, le dossier, pardi, le dossier a disparu. Furieux, il écrit : « Lorsqu’une démocratie privilégie des minorités, elle n’est plus une démocratie. » Mais de quelles minorités parle-t-il ?

 

LE LOURD SOMMEIL DE MOSCOVICI

 

Les media internationaux en font des gorges chaudes. Pierre Moscovici s’est assoupi en pleines négociations européennes sur Chypre. Apparemment, ça ne passionnait pas plus que cela. Mais il

s’en défend : « Non, je ne dors pas pendant les négociations », vient-il de tweeter. L’honneur de la France étant en jeu, nous voici rassurés… Au fait, à propos de Chypre : le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, commentant avec ironie la crise financière à Nicosie, vient de déclarer : « La Turquie est prête à soutenir la partie grecque de Chypre si elle souhaite adopter la livre turque. » La partie nord de l’île grecque est occupée depuis 1974 par la Turquie. Mais peut-être Moscovici finira-t-il, comme la Belle au Bois dormant, par se réveiller au bout d’un siècle, d’un long, très long sommeil ?

 

LA “MORALE LAÏQUE” DE PEILLON

 

Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, détaille la mise en place de cette nouvelle discipline, qui sera enseignée dans nos écoles dès 2015. Cet enseignement aura sa place, des programmes de CP jusqu’en terminale. Les auteurs de ce projet sont Alain Bergougnioux, secrétaire national à l’éducation du PS, un professeur féminin de philosophie de l’éducation (on craint, à raison, le pire) et le conseiller d’Etat Rémy Schwartz. Le but de cette nouvelle discipline ? « Enseigner et faire partager les valeurs de la République. » Elle inculquera aux élèves « des notions de morale universelle, et non religieuse, telles que le vivre ensemble (que c’est beau !) et l’égalité homme-femme en insistant sur le principe de laïcité. » Mais attention ! Les enseignants devront « veiller à ne blesser aucune conscience tout en transmettant des valeurs communes à tous les enfants, quelles que soient leurs croyances religieuses. » Mais ne s’agit-il pas d’un bourrage de crâne, digne des plus estimables dictatures ? Pas du tout ! Le Pingouin, qui a réponse à tout, comme tous les pingouins, démine le terrain : les cours de morale ne sont pas voués à enrégimenter les élèves, mais à « permettre à chacun de construire sa liberté dans le respect de celle des autres. » Il n’y a que les imbéciles pour se sentir obligés de le croire…

 

POURQUOI TANT DE HAINE À L’ENCONTRE DE FRIGIDE BARJOT ?

 

Le vote du projet de loi en faveur du mariage homosexuel a eu lieu, il y a quelques jours. Parmi ses opposants les plus déterminés, Henri Guaino a voté oui. Par erreur, il avait appuyé sur le faux bouton. Il est vrai que ce n’était pas si simple que cela. Il fallait choisir un des trois boutons : pour, contre et abstention, ce qui, dans le climat de coup d’Etat qui régnait à l’Assemblée, a considérablement ému Guaino, qui s’est trompé. Mais, rassurez-vous, il a corrigé son vote auprès des services. Pendant ce temps, Frigide Barjot était exfiltrée de l’Assemblée nationale sous les quolibets des pro-mariage gay, qui lui ont lancé : « Raciste, nazie, facho ! », ce qui est profondément injuste. Elle croisa, dans un état second, Jean-Luc Romero, conseiller régional homosexuel PS d’Ile-de-France, qui lui dit son fait. Frigide, après s’être extirpée de la foule, a tweeté plaintivement, dénonçant la “haine” et la “violence” dont elle avait été victime. Ça lui apprendra… Après tout, elle aurait pu se faire accompagner de quelques skinheads pour assurer sa protection.

 

 

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04/05/2013

La forte mobilisation policière de ces derniers jours : un coût important pour le gouvernement

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Ces derniers mois, les forces répressives de police ont été fortement mises à contribution. Face à ce mois de mai traditionnellement lourd en manifestations sociales et face à celles qui se profilent, les forces mobiles seront‑elles capables de gérer ce flot de contestations ?

Pas si sûr car pour assurer leur service, des congés ont dû être ajournés et des effectifs de province mobilisés. De plus, un député du Sud‑Est confie « que la gendarmerie mobile serait en proie à des difficultés budgétaires » pour payer les indemnités de déplacements.

Du côté des CRS, Bruno Beschizza, élu régional UMP de Seine‑Saint‑Denis, déclare « que l’argent n’étant pas suffisamment provisionné, si les manifs continuent à ce rythme le système de déplacement de la mobile va connaître une sérieuse panne budgétaire ».

 

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War Raok : « Réveiller les peuples-patrie »

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« Va-t-on vers un changement de civilisation ? » : la question est posée dans la dernière livraison de War Raok – la Voix de la nation bretonne. Un riche numéro d’une revue dissidente, à lire par tous ceux qui s’intéressent, au-delà de la Bretagne, à l’avenir et à l’identité des peuples d’Europe.

« Réveiller les peuples-patrie » : Dans son éditorial, Padrig Montauzier rompt, comme de coutume, avec la pensée unique. Loin du mainstream médiatique de la presse bretonne, il évoque l’identité des peuples européens : « Le principe de respect des cultures nous fait condamner l’assimilation des peuples par colonisation et substitution planifiée des populations. Ce que nous refusons pour les ethnies d’Europe nous le refusons aussi pour les peuples du monde… Nous sommes opposés à l’immigration extra européenne comme au néo colonialisme économique et culturel qui l’accompagne. Contre la dépersonnalisation et le déracinement des peuples de culture nous voulons un dialogue fécond des civilisations. Nous refusons donc le mondialisme et son projet de métissage universel des peuples et des cultures, caricature inversante d’une réelle solidarité humaine. Nous prônons la relance de la démographie de nos peuples. Nous rejetons le misérabilisme et refusons de gémir sur des maux nés en partie de notre faiblesse. »

War Raok ouvre le dossier de l’islamisation de la Bretagne dénonçant au passage ces maires qui courtisent l’islam: « Terre des enclos paroissiaux, des clochers de granit ciselés comme de la dentelle des calvaires [la Bretagne] sera-t-elle d’ici moins d’une génération demain une terre de mosquées, de minarets s’inscrivant dans le ciel breton ? »

L’actualité sociétale est également abordée avec une longue étude intitulée « Le mariage, la famille voilà l’ennemi…» rappelant que le régime socialiste hait l’esprit d’indépendance lié à l’héritage de tout enracinement. De son côté Thibault Isabel met en lumière un autre aspect du monde actuel : « L’épuisement consumériste de la civilisation occidentale ».

On trouvera également dans ce numéro la seconde partie de l’étude consacrée à « la vision des anciens celtes », ainsi qu’un article sur « la Bretagne réelle », de Jacques Quatreboeufs, la plus ancienne revue politique de l’Emsav qui parut durant 43 ans et accueillit aussi bien Olier Mordrel que Morvan Marchal ou Jean Merrien parmi près de 700 contributeurs.

War Raok BP 80337 35203 Rennes Cedex 2. Sur internet : War Raok.

 

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Peillon et la morale pour tous

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Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, vient de présenter, le 22 avril, un rapport intitulé "Pour un enseignement laïque de la morale", rédigé par Alain Bergounioux, historien et inspecteur général de l’Education nationale, Laurence Loeffel, professeur de philosophie de l’éducation à l’université de Lille-3 et Rémy Schwartz, conseiller d’Etat.

Jusqu’à cette date historique, on ignorait que cet « enseignement laïque » fût absent de nos salles de cours. Ce qui, évidemment, ne semble pas être le cas, si l’on entend par « laïque » la tradition issue des Lumières, dont les enseignants se font généralement, sans trop de recul, les prosélytes. De ce point de vue, tous les préjugés véhiculés depuis deux siècles par le modernisme militant, antireligieux et anti-autoritaire, y sont assénés comme autant de vérités.

On aurait voulu croire que cette manœuvre assez opaque se serait traduite par la réintroduction du sens du devoir, du travail et de l’effort, valeurs explicitement bannies des réformes depuis quatre décennies, sous le prétexte fallacieux qu’elles seraient source d’inégalité, d’injustice et de stigmatisation des plus faibles. De même aurait-on pu espérer une réaffirmation de l’autorité des maîtres, dont le respect du savoir, de l’âge et du symbole institutionnel est sans doute le début de la sagesse. Au lieu de quoi on nous annonce naïvement, comme il va de soi quand il est question de pédagogie actuelle, de « discussions », de « débats autour des valeurs des droits de l'homme telles que la dignité, la liberté ou l'égalité - notamment entre les filles et les garçons -, la solidarité, l'esprit de justice ». Autrement dit – et cela n’étonnera personne – on proposera une sorte de café du commerce, une foire aux opinions, un forum comme l’on en trouve sur la toile. N’est pas Socrate qui veut, et l’on sait qu’en guise de maïeutique, l’accouchement contemporain n’aboutit qu’à des clones de la non pensée unique, à des poncifs affadis, souvenirs vagues des catéchismes cathodiques ou des prêches idéologiques sermonnés par des associations au-dessus de tout soupçon (et souvent de tout contrôle financier).

Au demeurant, l’hypothèse scolaire de se référer à des oeuvres littéraires ou à l’Histoire pour susciter la réflexion morale ne suscitera que scepticisme. Cette pâte-là ne laisse suinter la morale que pour faire goûter l’ennui. Les hommes se meuvent ou créent rarement pour des raisons « morales ». L’Histoire est façonnée avec les passions, les haines, les fureurs et une grande dose d’amour de la destruction, tandis que la littérature comporte sa part d’ombre, de Mal, au risque de s’abolir dans la médiocrité.

Il est malgré tout question de prodiguer cet enseignement durant une heure hebdomadaire en école primaire et en collège, et dix-huit heures annualisées en lycée, au détriment probablement d’autres disciplines. Ce qui rend encore plus perplexe, c’est la suggestion de notre ministre que « cela pourrait passer par exemple par une "forme de contrôle continu au bac" ». Selon quels critères, quels paramètres ?  Devra-t-on être sanctionné en fonction d’une question qui porterait sur notre propension à assassiner, ou à épargner, les petites vieilles, ou à proférer des propos racistes ? On remarquera qu’une telle évaluation se rapproche dangereusement des épreuves de correction politique organisées dans les régimes totalitaires, ou, sur un mode moins excessif, et beaucoup plus humain, risque d’encourager, comme c’est souvent le cas, la double pensée, la dissimulation, une hypocrisie parfois de bonne foi, en tout cas la profération d’un discours attendu, qui ne sera sans doute pas l’expression d’une expérience authentiquement vécue.

Un tel exercice est en effet redoutable, et on ne fera pas l’injure à Vincent Peillon, agrégé de philosophie, de ne pas y avoir songé. Derrière la simplicité quasi évangélique avec laquelle cette réforme est proposée se profilent des questions redoutables. On a souligné, à juste raison, que c’était la nation qui avait donné naissance à Kant, père de la morale contemporaine, qui avait généré le nazisme. Dernièrement, une étude réalisée aux Pays-Bas et publiée dans l'European Sociological Review montre que les leçons d’anti-racisme données à l’école accroissent souvent les réflexes d’intolérance en dehors de la classe.

Aussi, il peut arriver que, si les élèves reproduisent volontiers, dans des circonstances artificielles de prise de parole, sollicités par des autorités à qui ils débitent leur catéchisme, une rhétorique bienpensante, une langue de bois convenue, leur comportement, leurs réflexes, quand ils sont naturels, spontanés, authentiques, relèvent franchement de ce que les curés moralistes nomment "intolérance", "racisme", "homophobie" etc. Peut-être le retour du "refoulé", d'autant plus virulent qu'il avait été censuré.


Reste l’épineux problème du fondement d’une telle « morale laïque », qui se voudrait une « morale commune à tous ». On nous apprend qu’elle serait une "orthodoxie à rebours", «  le contraire du dogmatisme », et qu’elle ferait « le pari de la liberté de conscience et de jugement de chacun : elle vise[rait] l'autonomie ».

"Chaque citoyen doit construire librement son jugement", a commenté le ministre. C'est aussi "le respect de toutes les convictions, de toutes les croyances". "Une société démocratique ne peut pas vivre uniquement" dans "la peur du gendarme", mais avec ce "qui vient de l'intérieur, ce que nous portons nous-mêmes, ça s'appelle la morale", a-t-il conclu.

Que la morale vienne de l’intérieur, on l’admettra, mais cela n’explique pas comment elle y est entrée, à moins de concevoir une morale innée, ce que Rousseau ne contesterait pas, ni Kant, mais qu’une infinité de penseurs, et la variabilité factuelle des morales, démentent. En outre, invoquer une libre construction du jugement – affirmation qui contredit l’assertion de l’innéité de la morale -, si une telle démarche correspond au dogme idéologique actuel du pédagogisme et de l’anthropologie postmoderne, impliquerait que l’on n’ait à suivre que la voie de la Raison pour appliquer le Bien, ce qui est sans doute fort abusif, surtout si l’on prétend se passer du « gendarme », pari encore plus aventureux.

L’accent mis sur la liberté, l’absence de contraintes, l’autonomie, paraît étrange pour celui qui a réfléchi quelque peu à ce qu’est la morale, qui se définit justement – et singulièrement chez Kant !- par des impératifs, des nécessités, des règles, des injonctions communes qu’il est difficile de remettre en cause, sous peine de passer pour un scélérat ou une forte tête. Même Sade, du reste, propose une morale, celle des maîtres, et Pascal, à la suite de saint Augustin, prétendait que les brigands en avait plus que d’autres.

La modernité, justement, à laquelle se réfèrent des gens comme Péillon, dont ce n’est pas un mystère qu’il appartient à la franc-maçonnerie, se caractérise singulièrement par la relativisation des morales. La découverte et la fréquentation des peuples extra-européens ont permis de saisir que la morale européenne était loin d’être l’unique, et, du reste, des penseurs anciens, d’Hérodote aux plus extrêmes des sceptiques, en avaient fait le fondement de leur vision. La laïcité imposée par les « hussards noirs de la République » relevait en grande partie de la sécularisation de la morale judéo-chrétienne, sans la référence explicite à la religion. Elle en reprenait des préceptes et des valeurs qui les inscrivaient nettement dans un système anthropologique occidental.

Insister sur le fait que la nouvelle laïcité ne relèverait pas de la « raison d’Etat » est joué sur les mots. Au contraire, elle en est le dernier mot, celui d’un Etat ne s’en voudrait pas un, qui invoque la libre et fragile individualité pour « construire » la personnalité morale, sans doute comme on choisit son sexe, et qui a pour vocation de déraciner, comme la société libérale dont elle est le garant, toute identité, toute appartenance à une tradition, à un système de valeur justifié par les siècles.

Cette « morale » se veut donc neutre, elle produit le vide existentiel, elle ne propose rien, elle ne se conjugue qu’à la forme négative, et sous l’injonction de la « tolérance » et du « respect », elle conduit, en principe, à admettre toutes les « différences ». Position intenable. Si l’on accepte l’hétérogénéité, il faut admettre des altérités radicales, et l’on n’aura pas de « morale pour tous ». La conversion de facto, sinon, de plus en plus, de jure, de l’Europe à une certaine forme de communautarisme, la multiplicité des références culturelles et confessionnelles, empêchent, à moins que l’on ne tombe dans un humanitarisme candide, que ne soit viable un « vivre ensemble » fondé sur une conception solide des droits et des devoirs de l’homme. Une seule solution la rendrait possible, ce serait l’indifférence universalisée, ce repli médiocre de l’homme sur des intérêts uniquement consuméristes, matérialistes, qui caractérise le « citoyen » postmoderne. Le véritable lieu de convivialité tolérante, c’est le supermarché.

Pour l’heure, si l’on prend au sérieux la morale et la diversité des êtres, pour peu qu’on veuille bien admettre qu’in fine, l’éthique et la conduite humaine concernent surtout les familles et les institutions librement acceptées, qui ne sont pas forcément les écoles de la République, on préférera que chacun fasse la loi chez soi. Le « vivre ensemble », c’est d’abord le vivre, et aucune société ne peut perdurer de manière équilibrée si elle ne se réfère pas à un système de valeur codifié par les siècles et l’assentiment, inscrit souvent dans le paysage, de nombreuses générations antérieures. Aussi bien, la France est-elle une région du monde d’héritage grec, latin et celte (ou germain), de tradition chrétienne, et dont l’Histoire a laissé des marques particulières, glorieuses ou honteuses, mais qui sont les siennes.
 
Claude Bourrinet

 

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03/05/2013

Manifeste d’un Veilleur

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Amis,

Au mois d’avril, la France a vu naître des Veilleurs. Postés en sentinelles, ils veillent sur un dépôt, sur un héritage. Car il est des lois qui ne sont pas légitimes. Lorsque le pouvoir, sous couvert de légalité, ébranle les assises d’une civilisation, bouscule les fondements traditionnels de la société, pour satisfaire des revendications idéologiques et catégorielles, il suscite naturellement un vent de révolte populaire. Nous sommes rentrés en résistance. Une résistance pacifique et résolue, dont rien ne saurait entamer la détermination, et que l’on doit désormais inscrire dans la durée .

Nous défendons le droit d’un enfant à avoir un père et une mère, à ne pas être arraché à ses origines, à pas être privé de racines. Gardiens silencieux d’un trésor qui ne nous appartient pas, nous voulons préserver les lois immuables dont la civilisation est naturellement la protectrice : les lois de la filiation, de la lignée, de l’enracinement. Aux avant-postes, sentinelles en vigie, nous serons des témoins, pacifiques et résolus, d’un héritage que nous refusons de voir disparaître. Parce que nous sommes dépositaires, et non propriétaires, nous avons le devoir de le transmettre, intact, aux futures générations. C’est encore la raison pour laquelle notre résistance actuelle n’est pas un droit : elle est un devoir !

Car il est des lois qui découlent d’un ordre des choses dont l’homme n’est pas l’auteur. Ces lois supérieures ne sont pas écrites, mais elles demeurent gravées dans le cœur de l’homme : nul législateur humain ne peut les transgresser impunément, car c’est à leur respect qu’est suspendu l’équilibre de l’homme. N’est-ce pas précisément l’enseignement de l’Antigone de Sophocle, sous le patronage de laquelle sont placés les Veilleurs ? Sommée de se justifier après avoir bravé l’interdit de la loi promulguée par Créon, loi qui interdisait de sépulture les soldats morts dans les rangs de l’ennemi, elle déclare au roi : « Je ne croyais pas que tes édits eussent tant de pouvoir qu’ils permissent à un mortel de violer les lois divines : lois non écrites, mais intangibles. Elles ne datent ni d’aujourd’hui, ni d’hier : elles sont de toujours. Nul ne sait le jour où elles sont parues. Leur désobéir, n’était-ce point, par lâche respect pour l’autorité d’un homme, encourir la rigueur des dieux ? » Depuis Antigone, les peuples savent que le bien et le mal ne sont pas déterminés par la volonté humaine, fût-elle générale, et que ce qui est légal n’est pas toujours légitime.

A l’intérieur de cet ordre des choses que l’homme n’a pas fait, il y a la nature humaine. Et la nature humaine est sexuée : c’est-à-dire qu’elle ne se réalise pas en dehors de l’homme et de la femme. Sur cette altérité sexuelle, sur quoi reposent la transmission et l’accueil de la vie, se fonde ainsi la famille : socle sur lequel repose l’édifice social, elle est la condition d’une société pérenne, le fondement objectif d’une société qu’elle inscrit dans le temps en assurant le renouvellement des générations. Construite sur la complémentarité des sexes, la famille organise ainsi la filiation ; elle perpétue une lignée. Mais aujourd’hui le pouvoir préfère diviser l’humanité en homosexuels et en hétérosexuels, plutôt qu’en hommes et en femmes : il nie la différentiation sexuelle qui fonde la société pour lui préférer l’orientation sexuelle dans laquelle il enferme les individus, il substitue finalement à l’objectivité d’une nature sexuée, la subjectivité du désir égoïste. De là, quand la loi, rejetant le réel et ignorant la fonction sociale de la famille, se détourne du bien commun et s’ordonne au contraire à la satisfaction du désir humain, se mettant à son service, quitte à faire demain de l’enfant un dû plutôt qu’un don, quitte à prêter demain au corps de la femme une valeur marchande, alors en toute vérité, elle perd sa raison d’être et, par là, sa légitimité. C’est pourquoi notre conscience nous commande aujourd’hui d’entrer en résistance face à l’arbitraire du législateur.

L’État n’est pas prestataire de service : il n’a pas vocation à reconnaître une multitude de catégories en vue, simplement, de leur associer des droits. La loi ne doit pas être confisquée pour être mise au service des intérêts consuméristes de l’individu, dans une société en perte de sens : sa mission consiste au contraire à poursuivre le bien commun.

L’idéologie des apprentis sorciers au pouvoir, aussi séduisante soit-elle, ne fera jamais plier la réalité : et la réalité, c’est qu’un bébé procède toujours de l’amour d’un papa et d’une maman, et qu’il a besoin des deux pour grandir. Pour se substituer au réel, l’idéologie s’impose donc par la violence. C’est pourquoi la famille est aujourd’hui attaquée de toute part : elle est pourtant le dernier rempart des démunis et des déshérités, là où se vivent et se transmettent, naturellement et au plus près, les liens de solidarité.

Jusqu’à quand résisterons-nous ? La réponse est simple : nous ne lâcherons JAMAIS ! Tant que subsisteront les intérêts aux noms desquels nous nous sommes battus, à savoir l’intérêt de l’enfant, des futures générations, de la France de demain, nous ne nous tairons pas ! Ces intérêts sont-ils devenus caduques au lendemain du vote ? Ont-ils cessé d’exister ? Non seulement ils subsistent, mais ils sont aujourd’hui bien plus menacés qu’hier ! Nous sommes les témoins vigilants d’une civilisation qui se meurt : mais tant que nous veillerons, elle continuera d’exister. Face à la contre-civilisation que les ennemis de la France sont en train de bâtir sur les ruines d’un héritage plusieurs fois millénaire, notre témoignage sera public et permanent. Il a vocation à durer. Pour que l’on oublie pas.

Jean de Rouen

 

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Humour : Najat Vallaud-Belkacem vient fêter Jeanne d’Arc à Rouen

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Les fêtes de Jeanne d’Arc 2013 seront cette année présidées à Rouen par Najat Vallaud-Belkacem. Le samedi 25 mai, à l’issue d’une messe célébrée par l’archevêque de Rouen en la cathédrale de la capitale normande, Mgr Descubes, assisté du nonce apostolique en France, Luigi Ventura, le ministre des Droits de la femme prononcera un discours en l’honneur de cette héroïne nationale, brûlée sur une place de la ville le 30 mai 1431.

On se demande bien ce que le ministre peut avoir en commun avec sainte Jeanne d’Arc ! D’abord, Jeanne d’Arc agit « en nom Dieu« , « au nom Christ qui est Roi de France« . Pas de quoi ravir le chantre de la laïcité qu’est Madame Najat Vallaud-Belkacem.

Ensuite, Jeanne d’Arc agit pour rétablir dans ses droits, sur le trône de ses pères, « le gentil dauphin« , « lieutenant du Christ« . La encore, rien qui ne rentre en consonance avec les aspirations très républicaines de madame le ministre.

Enfin, Jeanne d’Arc met en fuite l’envahisseur anglais, assurant qu’ »elle aime les anglais, mais chez eux« . Pas de quoi flatter non plus l’universalisme républicain du ministre cosmopolite, son sens de l’accueil de l’autre et de la différence, son ouverture à l’étranger. Car en fait d’invasion, celle que subit imperceptiblement la France d’aujourd’hui a pour levier l’immigration de masse et la démographie : et cette invasion, beaucoup plus sournoise, a la bénédiction du ministre…

En un mot, madame Vallaud-Belkacem est l’anti-Jeanne d’Arc.

 

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Contre l’immigration, une solution : la faillite !

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Ils n’étaient donc pas venus par amour de la paëlla, des courses de taureau ou de Cervantes… Et ils ne se sentaient aucune solidarité avec le peuple qui leur avait offert l’hospitalité.

« Minute » l’avait annoncé dans son édition du 16 mai 2012: avec une crise ravageant autant son industrie que son système social – à quelque chose, malheur est bon – l’Espagne tenait apparemment le bon bout pour régler ses problèmes d’immigration.

La preuve par la récente publication des statistiques officielles, publiées la semaine dernière: plus de 40.000 immigrés ont plié bagage rien que pour l’année 2011. Il n’y a pas encore lieu de crier victoire, mais c’est une première historique depuis que l’Institut national des statistiques (INE) mesure le nombre d’étrangers vivant dans le pays: les flux de l’immigration s’inversent. « La tendance est réelle, estime Andreu Domingo, sous-directeur du Centre d’études démographiques de Barcelone et spécialiste des questions migratoires. Une partie s’explique par les naturalisations, certes. Mais la crise provoque une chute brutale des arrivées et une accélération des départs. »

Entre 2000 et 2010, les immigrés étaient passés de 924.000 à 5,7 millions

Le changement est d’autant plus radical que l’Espagne battait tous les records d’arrivées ces dernières années. En 2007 et en 2008, elle a été le pays qui a reçu le plus grand nombre d’immigrés au monde après les Etats-Unis. L’immigration expliquait 90 % de l’augmentation globale de la population vivant en Espagne. Entre 2000 et 2010, le nombre d’immigrés est passé de 924.000 à 5,7 millions.

206.000 départs  en 2012 !

La situation est aujourd’hui totalement inversée. Le nombre d’immigrés a encore chuté en 2012, avec pas moins de 206.000 départs ! Cette baisse est particulièrement notable chez « les populations originaires de pays extérieurs à l’Union européenne » (c’est joliment dit).

Apparemment, l’explosion du chômage, à plus de 26 %, et la hausse des prix de l’immobilier poussent les étrangers à fuir le pays. A la conjoncture économique, s’ajoutent les mesures d’austérité – gel des salaires, suppressions de nombreuses aides sociales et hausse des taxes – qui rendent le pays beaucoup moins « attractif ».

D’autant que, d’après les experts, « l’économie parallèle et la solidarité familiale ne suffisent plus » à faire vivre ces familles.

Une chose est certaine, cette inversion des flux migratoires prouve que les étrangers viennent par intérêt dans nos pays, dans le cadre de ce que le démographe Jean-Paul Gourévitch appelle « l’immigration à la carte ».

L’exemple espagnol, avec son chaos, nous prouve aussi que, pour lutter efficacement contre l’immigration, il suffit de mettre en place les conditions d’une crise « artificielle » pour les étrangers, en coupant les pompes aspirantes que sont les aides sociales. Privés de perfusion économique, des immigrés partiront d’eux-mêmes.

L. H.

Article de l’hebdomadaire “Minute” du 2 mai 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

 

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“Le vilain petit Qatar : cet ami qui nous veut du mal”, le livre qui éclabousse UMP et PS

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Marianne livre cette semaine les bonnes feuilles de la nouvelle enquête de deux journalistes chevronnés, Nicolas Beau (LibérationLe Monde, Canard enchaîné..) spécialiste du monde arabe et Jacques-Marie Bourget (L’Express,France-Inter). On ne saurait mettre sur le compte de fantasmes d’extrémistes de droite leur analyse sans concession du Qatar, qui finance via son fonds Qatar Charity les mosquées de l’UOIF, fédération réunissant 250 mosquées dans l’Hexagone, dont la tendance est qualifiée d’”ultra-intégriste” par les auteurs.

L’intérêt du livre est de ne pas se payer de mots : l’islam professé et diffusé par le Qatar est bien wahhabitte, anti-démocratique et djihado-compatible. Son cheikh vedette Al-Qaradawi, qui parraine par exemple la mosquée de Mulhouse, conférencier vedette des congrès de l’UOIF depuis 10 ans, n’a vu sa présence tolérée sur notre sol que par la lâcheté du gouvernement français. Sarkozy l’a empêché de venir en 2012 que par le buzz médiatique déclenché par l’Observatoire de l’islamisation ayant abouti à l’interdiction de séjour de six autres prédicateurs invités, en pleine affaire Merah et à un mois des élections !

On comprend mieux à la lecture du livre pourquoi Nicolas Sarkozy a fait entrer l’UOIF dans le conseil Français du Culte Musulman, pourquoi il appuya l’ouverture d’un lycée UOIF à Décines contre l’avis du recteur d’Académie Morvan, pourquoi les maires UMP favorisent l’UOIF, pourquoi tous les islamistes wahhabittes ont obtenu si facilement des visas pour venir prêcher chez nous..

Côté PS, les auteurs ne manquent pas de rappeler que Jean-Marc Ayrault laisse faire à Nantes:

Les missionnaires de Doha ont déjà un pied dans le fief d’Ayrault. Toujours par le canal de Qatar Charity, un homme d’affaire qatari a aidé, début 2012, l’Association islamique de l’ouest de la France (AIEF), proche là encore de l’UOIF, à financer la construction de la  mosquée As-Salam de Nantes; du bel ouvrage avec un minaret de 17 m de haut et un dôme qui change de couleur au gré de la lumière (…) Le 17 novembre 2012, le maire de la ville et successeur de Jean-Marc Ayrault participe à l’inauguration de ce temple qatari. Le président de l’Union des organisations islamiques de France, Ahmed Jaballah, est bien sûr présent, ainsi que le consul du Qatar.”

Les deux auteurs, de gauche, préservent cependant le Premier ministre en omettant de préciser qu’en 2009, alors maire, il fit voter par son conseil municipal une subvention de 200.000 euros pour le volet culturel de la mosquée. Un scandale qui suffirait à justifier son renvoit de Matignon…

 

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